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ARMEE Française : « La faillite des généraux » Billet d’humeur d’un jeune lieutenant sorti de l’ESM


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  • Administrateur

En 2007, le Lieutenant-colonel Paul Wingling, de l’US Army, écrivait dans la revue officielle de l’armée américaine un article intitulé « la faillite des généraux ». Cet article remarquable prouve tout d’abord l’énorme liberté d’expression de l’armée américaine, où chacun est le bienvenu pour débattre et faire avancer les choses sans craindre, si l’esprit est respecté, de quelconques répercutions sur sa carrière. Si le titre de cet article fait référence à des problèmes parfois spécifiques à l’armée américaine, il est néanmoins tout à fait approprié à la situation dont vous faites état.

 

 

La pensée dans l’armée Française est, je le déplore, un arbre à beaucoup de branches mais bien peu de fruits. Que l’on s’écarte trop de la norme, et l’on est condamné, comme Galula, à s’exiler pour faire progresser ceux qui le veulent vraiment avant de se faire redécouvrir 60 ans après par ses compatriotes (qui, au lieu d’avoir l’humilité de se taire, viennent même s’en vanter). Sorti il y a peu de Saint-Cyr, j’y ai été, comme tous mes camarades, déçu, et même choqué par la pauvreté de l’enseignement académique qui y est dispensé. Des cours disparates sur des matières sans unité réelle, on ne tire que très peu d’apport culturel (sauf pour la filière RIS qui vient de disparaître…), et la capacité de réflexion des jeunes officiers s’en trouve d’autant plus diminuée. Si bien qu’il existe un véritable fossé de connaissances (dont les frontières s’écartent au rythme croissant des fautes d’orthographes sur chaque diaporama Power Point, outil si réducteur de la pensée…), entre officiers subalternes et officiers supérieurs. J’entends souvent les colonels fraichement diplômés, ou les généraux plus anciens dire : « à l’Ecole de Guerre, je me suis refait une culture ». Il est malheureux de constater que de cette culture on ne tire que bien peu d’ouverture d’esprit, et je déplore chaque jour que nos chefs n’aient pas saisi (ou l’aient feint) l’évolution de la société du pays qu’ils servent.

 

Suite de l'article :

 

http://www.politique-actu.com/dossier/faillite-generaux-billet-humeur-jeune-lieutenant-sorti-esm/907825/

 

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  • Administrateur

Il est à craindre que cet article ne fasse réfléchir qui que ce soit dans la hiérarchie militaire sur la pauvreté et la déliquescence de notre armée. Oserais je parler d'obsolescence programmée?

Il est à craindre aussi que ce jeune lieutenant ne fasse l'objet de quelques recherches approfondies sur son identité réelle, et ne le paye du quelques "désagréments".

Mais lui au moins pourra se regarder en face.

En ayant quitté l'armée il y déjà quelques années, je crois bien avoir vécu les prémices de ce qui est dénoncé dans cette critique. 

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  • Staff

Merci Jam !

 

Passionné d'histoire, je dois reconnaitre dans de nombreux ouvrages écrits par des historiens et des stratèges militaire, cette  différence de conception entre officiers de tout rang Allemands et Français est présente en 1914 et en 1939.

 

Le général J.E. VALLUY - ancien de la 1° armée Française et commandant en Indochine au Tonkin en 1947 - s'exprime sur cette conception fondamentale de formation, d'états d'esprit, entre armée Allemande et Française dans son ouvrage "La première guerre mondiale" chez Larousse en deux volumes.

 

Le général britannique J.F.C. FULLER, stratège d'exception et initiateur des théories de l'arme blindée évoque dans ses ouvrages "Les batailles décisives du monde occidental" en  3 volumes de chez Berger-Levrault et dans l'ouvrage "La conduite de la guerre de 1789 a nos jours" ces différences culturelles profondes entre alliés de la première guerre mondiale.

 

Liddell Hart, historien Britannique qui a développé et soutenu les théories de formations blindées de rupture du champs de bataille, parle de ces différences culturelles entre belligérants et même entre les armes de l'Empire Britannique dans ses "Mémoires" chez Fayard.

 

Le général allemand Guderian - un descendant d'huguenot Français -  promoteur de l'arme blindée en Allemagne, évoque dans ses "Souvenirs d'un soldat" chez Plon, "la pauvreté de la pensée Française" !

 

Ne parlons pas d'Alan Clark, historien militaire,  qui dans son livre "The Donkeys" (Les ânes) s'expriment sur les généraux Français de 1914-1918.

 

La pensée novatrice en Algérie fut celle d'un petit groupe d'officiers comme David Galula qui exprima ses théories aux USA "(Contre-Insurrection" Théorie et pratique chez Economica) ,  le général Challes concernant l'application au conflit des commandos de chasse et des interventions héliportées avec des officiers de terrain remarquable mais peu nombreux dans ce domaine tel que le plus connu, le colonel Bigeard !

 

Parmi les anciens généraux en poste, certains pensaient à une révolte à mater durement, puis la théorie "communiste" se fit jour !

 

C'est inquiétant d'autant plus que cette déliquescence n'est pas réservée à l'armée, mais est généralisé à de nombreux autres secteurs de nos activités.

Dans de nombreux domaines, nous n'avons aucune évolution depuis des lustres avec aucune remise en cause des problèmes gravissimes qui nous touchent !

 

Janmary

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  • Spécialiste

Comparaison intéressante mais il faut l'amener au bout:

si l'armée britannique semble meilleure pour former des militaires, c'est qu'elle ne se donne pas le rôle social de l'armée française.

En effet:

- Pour l'officier, le recrutement est effectué diplôme universitaire acquis (BAC+3) et la formation militaire dure 44 semaines. L'équivalent de l'EMIA en dure 4.... .

L'esprit de corps n'est pas fondé sur une origine de recrutement et une arme mais sur une unité sachant qu'un officier est géré toute sa vie professionnelle pour son régiment (qui est une unité administrative et pas de combat).

Sa mission est le commandement: la préparation, la conduite des opérations, la gestion de son personnel y compris au niveau chef de section (alors qu'en les actes sont du ressort du CDU);

- Pour le sous-officier, la hiérarchie est réduite. Il n'y a pas de recrutement initial de sous-officiers. Un sous-officier gère le courant, conseille son chef: il est le technicien...

 

Pourquoi le modèle britannique n'est pas transposable:

1- l'alignement des statuts militaires sur ceux de la fonction publique depuis 1976 afin de préserver les soldes;

2- la transformation de St-Cyr en grande école dans les années 1980 pour la même raison

3- la politique méritocratique qui nécessite plusieurs voies de recrutement et des formations longues qui permettent de maintenir les officiers dans les catégorie A de la fonction publique;

4- la gestion par "origine" n'a pas droit de cité dans le modèle britannique;

5- un dernier élément plus subjectif et à mon sens plus contestable, "la tradition" qui justifie l'école et son mode de fonctionnement. 

 

Quant à la pauvreté culturelle, c'est le modèle des prépa qui est en cause: ce sont des structures spécialisées dont le seule objet est de répondre aux exigences d'un concours. Ce ne sont pas des universités qui ont pour objet de développer l'esprit critique.

 

En revanche, il y a des choses à prendre:

1- la responsabilisation en gestion des hommes au niveau chef de section (notation avec le CDU comme recours): cela lisserait les travaux RH;

2- le contrepoids technique du sous-officier (avec le n+1 comme recours), je n'ai jamais vu un officier britannique passer outre les conseils de son sous-officier (si le plan n'entre pas dans les moyens techniques, c'est qu'il est mauvais).

 

L'armée de Terre n'a pas manqué sa professionnalisation mais commence à comprendre qu'une armée dotée d'un équipement nécessitant une longue formation ne se gère pas comme une armée de conscription dont l'objectif était de former rapidement.

Mais comme je suis confiant et que je cotoîe des jeunes CDU voire des jeunes Off Sup, ils ont pris en  compte cette contrainte mais on bute sur le budget et  sur une veille garde (dont l'âge varie entre 25 et 55 ans) qui se croit investie de la mission de sauver la TRADITION!

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  • Moderator

Le fait est que de nos jours le SOA n'est plus un sacro saint poste charnière, mais bien une case à remplir sur un TUEM. Même si le gars est moyen il va accéder à ce poste. Même s'il n'est pas BSTAT il va accéder à ce poste. Même s'il n'est "que SGT" il va accéder à ce poste.

 

Il n'y a pas de stabilité, j'ai changé 4 fois d'adjoint cette année... Comment demande à ce que le CDS s'occupe de choses RH quand il est le gestionnaire matériel (suivi sur le long terme j’entends) au vu du turn over de ses SOA. Il en va de même pour les CDG.

 

L'armée de terre à peur de casser ses traditions. C'est pas faux mais en même temps lorsqu'elle ose une avancée elle se refuse à aller plus loin. Exemple des CFIM, uniformisation de la formation sur l'autel de l’attrition, les cadres venant des régiments devraient y être permanents durant au moins 2 ans. Comme la Marine le fait à Lorient. Et assurer la FGI et la FSI puis les recrues seraient injectées dans les unités là où le besoin s’en fait sentir. Je suis contre, de toute façon, l'arrivée d'une section de jeunes en unité. Il faut les mélanger. Cela lisse l'expérience, permet d'avoir des chocs générationnels moins violent et une transmission des traditions plus aisée, sans gap entre les sections d'une même compagnie.

 

A l'heure actuelle nous faisons de la quantité au lieu de la qualité.

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  • Moderator

Dans tout les cas je suis assez réservé sur ce billet. Je suis pour l'ouverture d'esprit et l'analyse de notre environnement sociétal, mais je suis assez en retrait lorsque une personne donne des leçons sans la moindre once de vécu.

 

Même si sa plume est tenue par d'autres, il n'a ni vécu opérationnel, ni vécu tactique (un vrai pas celui des écoles de Coët), ni vécu dans le milieu de l'instruction, n'a jamais eu à prendre de décisions contraignantes (au moins les chefs en prennent) ... Bref.

 

Il n'y a que ceux qui ne font rien à qui l'ont ne peu rien reprocher.

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  • Staff

Belle comparaison sns !

 

Mon but n’était pas de comparer les deux armées, ce que je ne suis pas apte à faire, du fait que je ne suis pas militaire actuellement ou ancien militaire encore récemment.

 

Mon post avait pour but - après le carnage de la Grande Guerre - de monter historiquement la pensée de responsables d’autres armées. Je voulais également exprimé que la pauvreté et la déliquescence des cerveaux n’est pas obligatoirement nouvelle.

 

1° - Ainsi, le général britannique J.F.C. FULLER, stratège d'exception et initiateur des théories de l'arme blindée évoque plus particulièrement  son ouvrages "La conduite de la guerre de 1789 à nos jours" ces différences culturelles profondes en comparant l’expérience novatrice de la guerre de sécession américaine qui vit l’utilisation des tranchées, des tranchées recouvertes pour camouflages, des tranchées protégées par du fil de fer barbelé, par l’utilisation de ballons d’observations et des chemins de fer pour le déplacement d’armées et de ravitaillement.

 

Or, ces innovations étaient inconnues de notre Etat-major et fut appliqués par nécessité stratégiques puis tactique. Il en est de même de la guerre de 1870 ou les mitrailleuses furent engagées à l’égal de l’artillerie avec les fantassins en tenus « sang » pour le pantalon.

 

2° - Liddell Hart, historien Britannique qui a développé et soutenu les théories de formations blindées de rupture du champ de bataille, et  le général allemand Guderian - un descendant d'huguenot Français -  promoteur de l'arme blindée en Allemagne sur ces bases, évoque la pensée Française de l’attaque frontale à tout crin et  « la pauvreté de la pensée Française" (option citée) rigide et dépassée techniquement !

 

L’armée Française en était restée au niveau de 1918 avec accompagnement des blindés en soutien de l’infanterie. Le procès de Riom démontra pourtant que notre armée avait des chars mieux protégés et mieux armés que les chars Allemands et en nombre suffisant.

 

 

Portant, des esprits novateurs furent nombreux dans l’histoire de nos deux armées, de même que dans l’armée Allemande.

 

1° Pour les Britanniques,

> La guerre des boers (prononcez « bour ») en Afrique du Sud entre ces derniers et une armée Britanniques qui fit le cloisonnement des champs de bataille, la politique de la terre brulée et les camps de concentration (ce fut le nom) pour les femmes et enfants des boers.

> La conquête du Québec par le général Wolf.

> La guerre contre les Mau-Mau au Kenya après la seconde guerre mondiale.

> La contre-guérilla en Malaisie contre des rebelles d’origine communistes,

> La guerre des Falkland.

 

2° Pour la France,

> La contre-guérilla efficace et la pacification de 1808 à 1814 mené par Suchet en Aragon en Espagne,

> La guerre d’Algérie déjà citée.

 

L’ouvrage du général J.E. VALLUY - ancien de la 1° armée Française et commandant en Indochine au Tonkin en 1947 – est révélateur dans l’ouvrage « La première guerre mondiale". Général, c’est à ce titre qu’il compare les formations d’officiers dans divers armées avant de parler du contexte des fronts et de l’engagement de la bataille.

 

Jam à porté un sujet vraiment des plus fondamentaux me semble t-il.

Janmary

 

Note = Dans le cadre de ce sujet, il me semble utile de noter que l'ouvrage ci-dessous explicite précisément le sujet posé par Jam.

 

LE COMPLEXE DE L'AUTRUCHE

Pour en finir avec les défaites Françaises

De Pierre Servent (colonel et professeur à l'école de guerre).

Chez Perrin 2011

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  • Spécialiste

Dans tout les cas je suis assez réservé sur ce billet. Je suis pour l'ouverture d'esprit et l'analyse de notre environnement sociétal, mais je suis assez en retrait lorsque une personne donne des leçons sans la moindre once de vécu.

 

Même si sa plume est tenue par d'autres, il n'a ni vécu opérationnel, ni vécu tactique (un vrai pas celui des écoles de Coët), ni vécu dans le milieu de l'instruction, n'a jamais eu à prendre de décisions contraignantes (au moins les chefs en prennent) ... Bref.

 

Il n'y a que ceux qui ne font rien à qui l'ont ne peu rien reprocher.

Moi à chaque fois qu'un bazar donne des leçons, je me demande s'il aura la même gouaille en notation...

C'est un mal bien français de chercher des solutions à l'étranger pour résoudre des problèmes typiquement français....

 

Le problème n'est pas le niveau intellectuel des généraux mais l'incapacité du politique à comprendre qu'une armée opérationnelle est un levier de la diplomatie....A mon avis, c'est le résultat de ce concept débile de guerre économique... L'économie reste un moyen et non une fin.

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    • Longue vidéo sur un exercice majeur de projection de force, l'exercice Skyros 2021    
    • Encore une autre capacité validée pour l'A 400M Source  actu aéro https://actu-aero.fr/2021/04/19/video-la400m-poursuit-ses-essais-de-ravitaillement-dhelicopteres/
    • Avec le nouveau service du SCA qui est censé améliorer la distribution, j'ai commandé des effets et demandé qu'ils me soient livrés sur Toulouse , comme les fois d'avant, eh bien ils sont dispos à l'Ecole militaire et à retirer avant fin avril. Comment faire? Cela va toujours aussi "bien".... Pour enfoncer le clou: source opex 360 http://www.opex360.com/2021/04/18/la-crise-de-lhabillement-au-sein-des-armees-est-en-train-de-se-resorber-selon-le-sca/
    • Rien ne change depuis des.... siècles !  car si j’évoque pelé mêle les rangers, les duvets, les sacs à dos, les bottes «grands froids», les moufles «grands froids», les parkas etc etc, on sait très bien que depuis des décennies nous sommes équipés par des administratifs ronds de cuir qui n’ont jamais mis un pied sur le terrain. Ah j’oublie dans ma liste le super poncho.  mais tout ça, ce n’est que du bonheur, n’est ce pas ? 
    • Souvent inconnu du grand publique et même de certains militaires, des militaires de toutes armées et toutes armes sont intégré à la Présidence de la République mais également aux service de certains anciens Président, aux service de ministère et ministres... Le médecin chef Jean Christophe Perrochon est de ceux là, portrait :   Ancien urgentiste dans l'armée, le médecin-chef de la présidence de la République est à la tête de l'équipe médicale chargée du suivi de la santé d'Emmanuel Macron. © Fournis par Franceinfo Son visage est inconnu du grand public mais c'est pourtant lui qui veille au quotidien sur la santé d'Emmanuel Macron. Ancien urgentiste de l'armée, le colonel Jean-Christophe Perrochon est à la tête de la petite équipe qui assure le suivi médical du président de la République, alors que ce dernier a été testé positif au Covid-19, jeudi 17 décembre. Dans un communiqué publié par l'Elysée samedi 19 décembre, le médecin-chef a indiqué que le président, confiné au pavillon de La Lanterne à Versailles (Yvelines), était dans un état "stable". "Des examens cliniques et paracliniques sont réalisés régulièrement par le service médical de la présidence. Leurs résultats se sont révélés rassurants", écrit Jean-Christophe Perrochon. Une situation exceptionnelle, qui fait sortir de l'ombre ce discret médecin. En poste depuis 2014 Ancien médecin urgentiste au service de santé des armées, Jean-Christophe Perrochon a passé vingt ans sur le terrain. "Il a notamment eu à sa charge les militaires blessés sur des théâtres de guerre", rapporte Le Parisien (article payant). En 2014, François Hollande le nomme médecin-chef de la présidence de la République. Trois ans plus tard, Emmanuel Macron choisit de garder le médecin, qui "lui inspire confiance", selon le quotidien francilien. La protection médicale du président est confiée au service de santé des armées depuis 1983. Placés sous l'autorité du chef d'état-major particulier, le médecin-chef et quatre médecins adjoints veillent sur le locataire de l'Elysée au quotidien. "Cette équipe de médecins suit le président de la République de manière permanente, soit au palais, soit dans les déplacements", détaille auprès de France 2 Pierre-René Lemas, ancien secrétaire général de l'Elysée. C'est par exemple Jean-Christophe Perrochon qui a réalisé le test PCR d'Emmanuel Macron, jeudi, après l'apparition des premiers symptômes, rapporte Le Parisien. Dans les couloirs de l'Elysée, il se distingue par son "énorme sac à dos qu'il se trimballe en permanence", rempli du nécessaire pour prodiguer les premiers soins, ajoute le quotidien. Depuis le début de l'épidémie de Covid-19, la place occupée par le colonel auprès d'Emmanuel Macron s'est renforcée. En mars dernier, le Journal du dimanche (abonnés) rapportait que Jean-Christophe Perrochon était désormais présent lors des réunions de cabinet, au côté du président. "Un homme d'une grande discrétion, une tombe" Malgré l'ampleur de la tâche qui lui incombe, le médecin-chef préfère rester à l'abri des projecteurs. C'est "un homme d'une grande discrétion, il est même comme une tombe comme on dit dans l'expression", se souvient auprès de France 2 Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande. "[C'est] quelqu'un de discret, fiable, qui sait conserver des informations, qu'on entend peu, mais qui agit plutôt qu'il ne commente."   L'équipe médicale a également la charge de préparer "le soutien logistique-santé des déplacements officiels du président de la République" et de "l'accompagne[r] lors de ses voyages", peut-on lire sur le site de l'Elysée. Le médecin a notamment préparé la visite d'Emmanuel Macron à Didier Raoult en avril, rappelle ainsi Le Parisien. Jean-Christophe Perrochon s'était alors rendu à l'IHU de Marseille (Bouches-du-Rhône) en amont. Le jour du déplacement, le médecin-chef n'avait pas hésité à demander au professeur marseillais de se tenir à bonne distance du chef de l'Etat. (Source : France info)