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Bienvenue à la Division d'Application de l'Infanterie


tobonarine

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Bonsoir à tous,

Entre deux exercices je vous propose de découvrir un peu du quotidien de l'aspirant fantassin.

Tout commence par un choix ; celui de l'infanterie. Il y a de cela 1 an j'ai dit oui à la carrière d'officier sous contrat encadrement dans l'arme de l'infanterie, choix largement inspiré de mon ancienne carrière dans la MN. Envie de goutter au terrain, au combat à pied, les OPEX, d'être au contact des soldats dans les moments difficiles. Bref le combat. Après six mois de formation au quatrième bataillon de l’École Spéciale Militaire durant lesquels j'ai re gouté au contact du terrain et à la difficultés des classes. Nous reviendrons plus longuement sur celles-ci plus tard.

A l'issue choix des corps pour une première affectation en régiment d'une durée de six mois.

Venons en aux fait qui nous amènent ici, début septembre une semaine avant toutes les autres école d'armes appel sur la place d'arme devant le musée de l'artillerie, mise en ambiance de la part du commandant de la division d'application et présentation aux brigadiers s'en suit une semaine de formalités administratives et d'intégration.

Après deux semaines de remise à niveau sur la tactique générale de l'infanterie, départ pour le camps initial ou camp DA.

Le camps Initial.

Départ vers 0700 un dimanche pour Nîmes et le camps des Garrigues au menu 3 semaines de retour sur les fondamentaux du combat débarqué. Loin d'être une sinécure le camps DA est d'une grande intensité les activités s'enchainent à un rythme effréné les repos rare (quatre heures de remise en condition en trois semaines). Les activités sont variées, cours théoriques fait par les brigadiers, drill, restitutions des élèves sur des cours théoriques, rédaction d'ordre initiaux, phases de combat (de grenadier voltigeur en passant par chef de groupe jusqu'à chef de section), sport, course d'orientation...

Lors de ce camps le but est de mettre au même niveau de connaissances minimales les stagiaires pour aborder au mieux les phases d'instruction suivantes, pour cela l'ensemble de la DA se délocalise au Mas Cabanes (bureau sport, armuriers, popote...).

C'est lors du camps initial que les stagiaires passent le moniteur ISTC infanterie ainsi que les cati 2 famas infanterie, FRF2, LGI et AT4CS. L'instruction délivrée par la cellule TIR de l'école.

Le camps permet de souder et de créer une cohésion qui se renforce au fur et à mesure des terrains et des difficultés rencontrées, camps qui marque le début d'une année de formation qui promet d'être intense tant physiquement qu'intellectuellement.

Parlons des semaines d’instruction technique, but de celle-ci former les stagiaires sur des disciplines qu'ils mettront en œuvre lors des exercices terrains par la suite.

Les cours traitent de tactique générale ou spécifique à un type de combat (VBCI, Simulation...), nous sommes aussi instruit au guidage de tir mortier fort intéressant et très pointu. Un simulateur emprunté à l'artillerie nous permet de simuler des tirs d'artilleries et de corriger ceux-ci en appliquant la méthode qui est utilisée par l'ensemble des forces.

Les brigadiers ont mis sur pied une section virtuelle permettant aux stagiaires de travailler sur des contraintes RH. Ce qui est assez réaliste c'est que nous avons une vraie section (40 dossiers nous ont été fournis) a gérer avec des problèmes réalistes qui arrivent à des moments inopportuns ce qui a le don de nous ... énerver... .

Nous sommes instruit au tir de combat comme je l'ai déjà dit nous sommes tous moniteurs ISTC infanterie, mais lors des séances nous travaillons principalement en tant que directeur de tir afin de nous habituer aux contraintes liées à la sécurité. Nous complétons aussi nos savoirs de moniteurs par des séances d'entrainement.

C'est lors de ces semaines que nous pouvons nous entrainer sportivement par de nombreuses séances tant militaires qu'autonomes.

Ces semaines sont très chargées, les horaires intenses, le repos inexistant le soir il faut bucher à plus soif! Le par cœur est la règle de base pour toutes les instructions, pas mal de cerveaux prennent feux!

Il est possible de vivre en BCC (dans le quartier) ou à l'extérieur dans le civil. Les deux ont des avantages et des inconvénients.

La DA est partie 2 semaines à MOURMELON, garnison du 501 RCC et du 8 RMAT, pour un exercice de combat "Blindé" sur VCI.

Pour l'occasion la DA a été divisée en deux une semaine à Mourmelon et une semaine dans le sud.

Parlons avant tout de la bête ; 30Tonnes, canon de 25 diaboliquement précis, espace dédié au groupe débarqué moderne et chauffé!

Après une présentation et une démonstration faite par la 4 du 92éme RI, troupe de manœuvre pour les 15jours, les lieutenants ont pris le

chemin de la campagne reimoise à la tête de leurs sections (10 et 30 armées par les Gaulois et 20 par les stagiaires simulation de 40 par OA2).

S'en suivent 4 jours de réductions de résistances localisées, de combats retardateurs, de "débarquez!", de pertes de liaison radio, de demandes

de tir mortier, de loose topo, de "rembarquez!", de bivouacs tactiques (désolé pour les Gaulois...pas de popote!) bref personne n'a chomé!

Si le plastron, Tomaze (comme le disent les St Cyriens) ...

S'en suit une visite humide du 132éme Bataillon Cynophile de l’Armée de Terre basé à Suippe où les missions du régiment nous ont été présenté ainsi

que plusieurs démonstrations faites par les groupes cynos.

Puis pour la première demie-DA le retour et ses 10h de bus!

Parlons un peu de l'exercice Malouines;

Cet exercice est tiré de la campagne anglaise pour libérer les Malouines de l'occupation argentine. Cette opération a surtout été menée par des troupes dé motorisées et sans hélicoptères car le cargo qui transportait le matériel venait d'être coulé par des missiles...français les fameux MM38 Exocet tiré par un avion argentin d'origine française. Bref les para et commandos britanniques ont dut traverser et combattre à pied sur les 100km qui les séparaient de Port Stanley la capitale de l'île.

Vous l'avez compris l'exercice est basé sur le combat à pied et la rusticité ; en gros 100km vers le nord à pied au travers du pays varois, des alpes de hautes Provence et des alpes maritimes. La DA est divisée en 3 pelotons de deux brigades soit une trentaine de lieutenants par peloton. Chaque jour trois lieutenants passent en situation de commandement a tour de rôle dans chaque peloton. Deux passent en situations dynamiques et un commande la mission du soir plus statique. Le dimanche soir les lieutenant reçoivent leurs ordres et préparent les leurs durant la nuit. Les autres préparent leurs sacs; 2 jours de vivres, de l'eau au taquets, matériels collectifs à foison, radios, armements, munitions d'exercices, affaires de rechanges, affaires de pluie et duvet, le gars qui a moins de 30kg est un futé ou un fou.

Départ de Draguignan lundi dans la soirée en bus vers la zone de départ, un bord de route plongée dans la nuit seulement éclairée des phares ballotant, sous les goutes de pluie, des bus . En effet il pleut des cordes. Les premiers lieutenants à passer en tant que chef de section effectuent leur reconnaissance de la zone d'interdiction avec le capitaine et se voient attribuer leur emplacement. une foi ceux-ci de retour nous installons nos bivouacs pour la nuit, votre serviteur intégré à la 2éme section s'est retrouvé en réserve du dispositif donc un gros dodo sous les orages (un éclair est tombé à 30m de notre zone d’installation...) et la pluie incessante. Durant cette nuit catastrophique nombreux sont ceux dont les duvets ont été inondé par des torrents de pluie.

Un blessé est à déploré dans notre section (cheville, votre serviteur devient radio en catastrophe, en effet non prévu au planning), nous n'avions pas fait un mètre.

Mardi départ de la compagnie vers sa première mission, sous la grêle et la pluie, 1er accrochage après environ 2km de déplacement, les chefs de section reçoivent leurs ordres et montent leur manœuvre. Pose d'un appui par la 1ére section, couverture par la 3 et assaut par la 2 (les meilleurs normal!). Ah oui le plastron était joué par la SRR du 2éme RIMa. Bon les méchants meurent, mais les lieutenants jouent les demandes de MEDEVAC, de tir d'artillerie. Reprise de la progression vers le nord. Nouvel incident, nouveaux ordres, et votre serviteur non prévu au planning, devient le CDS de la 2 et monte une mission de couverture, puis reprend la progression en soutien pour le reste de la journée (le soutien... c'est bien, tu fait rien...), puis mission isolée de reconnaissance nocturne à travers les montagnes du nord var, pour finir par la couverture d'un dispositif compagnie de réduction de résistance localisée. La nuit de plus en plus noire et humide, il pleut sans discontinuer depuis le matin, le vent se lève, certain moral flanchent mais la guerre continue. Changement de chef de section vers 22h, nouveau ordres, installation face à un ruisseau (sur la carte), un camarade m'apprend que son duvet est trempé, soit nous dormirons à deux dans mon duvet TTA (si si c'est possible). Nous avons réitéré cela jusqu'au dernier soir où nous avons été séparé.

Nuit atroce, pluie vent, mais à deux dans un duvet on a chaud, probablement la meilleure nuit sur le terrain pour moi depuis longtemps!

Mercredi matin l'exercice est gelé car le département est en alerte rouge. Il pleut toujours plus. Au fait le ruisseau est devenue une rivière de plus de 50m de large non traversable à pied...

Jeudi, la guerre reprend! Reconnaissance, sous le soleil, d'un petit sentier qui nous mène vers de nombreux accrochages et des dénivelés assez rudes, beaucoup de marche ce jour là et un accrochage assez violent au abords d'un col... Manip compagnie, la nuit est tombée, la 2 est encore de l'assaut, votre serviteur et son groupe lancerons le leur vers une falaise digne de la pointe du hoc. Grands moments. Mais ce n'est pas fini, la compagnie reçoit pour mission de rejoindre un col pour en interdire le franchissement, 4h de marches supplémentaire et un chef de section (de la 1) qui nous perd... Bilan 2h de marche en plus,un dénivelé record pour la journée, pour certains organismes ça devient dur (deux malaises qui on stoppé la marche mais ils sont repartis vers les sommets). L'arrivée au sommet est mythique, il n'a plut de la journée en 2 minutes des nuages dignes de l'invasion terrestres d’Indépendance day nous recouvrent,5 minutes plus tard nous sommes trempé jusqu'aux os. Les CDS reçoivent leur zones d'installation, la 2 se voit attribuer un secteur en pointe du dispositif, dans un bois en contre pente. Cette contre pente coutera d'autres duvets vu que des torrents de pluie forment des rivières dans le bivouac. Pour l’anecdote un camarade soutenant que sa position est largement meilleure que la notre se réveillera dans 10cm d'eau et l'ensemble de ses affaires de sommeil... trempées. Nous n'avons été envahi que par une petite rivière qui est passée entre notre duvet et celui de notre camarade.

Vendredi la guerre reprend, sous la pluie, le vent se joint à la fête un accrochage tellement violent que la pluie cessera (un blessé réel est à déploré)... Le vent pousse les nuages, le soleil nous sèche, une manip compagnie est monté mais nous attendons le "père de l'arme" pour anéantir l’ennemi par une attaque dont j'avoue n'avoir pas tout saisi encore... Petit historique, la 1 au contact place un appui face à l'ennemi, la 2 est chargée de trouver un itinéraire sur les flancs de l'ennemi. La 3 reste en réserve, pas besoin de couverture la zone est trop encaissée pas d'axes dangereux. Les CDS reçoivent leurs ordres et la 1 va venir sur la position de la 2 pour monter à l'assaut, la 2 prend position sur la zone de la 1 pour appuyer et la 3 reste en réserve tactique... On en rigole, pas longtemps les nuages arrivent... La marche reprend vers un nouveau col encore plus haut, la nuit tombe nous sommes encore loin de l'objectif. La nuit est tellement noire que le contact se fait à moins de 50m de l'adversaire, la 2 est en réserve. L'adversaire est réduit, nous descendons par là où nous sommes montés... 4km de marche plus loin le ravitaillement tant attendu! Deux rations, une grosse miche de pain (1kg) par personne de l'eau de la pluie et du vent. Normal. La progression reprend vers notre zone d'interdiction, 1h de marche. Installation en défensive, nuit très courte pour les CDS, 2h max de sommeil, reprise de la progression aux aurores.

Samedi, la pluie cesse au petit matin. 2km un accrochage, manip compagnie, la 2 monte à l'assaut!! Puis nous sommes chargé de reconnaître un sentier de chèvres. Le plus fort dénivelé de l'exercice 300m en 1km. Votre serviteur CDG ouvre la voie avec son binôme de choc, rythme d'enfer, nous arrivons au sommet avant... L'ennemi. Dommage pour lui! L'avance prise par notre groupe bouleverse l'exercice, vue que nous avons détruit un ennemi bien supérieur en nombre par embuscade. Temps mort pour que la direction d'exercice se ressaisisse. Reprise de la progression, nous décelons une section ennemi, pose d'un appui par la 2, 3 ira réduire, 1 couvrira. Pour anecdote des civils apeurés par notre présence contactent la Gendarmerie. L'assaut se fera en criant "PAN PAN"... No comment. La guerre suit son cours et nous mènera vers un autre accrochage et la conquête d'un village (la 2 est en appui) en criant "PAN PAN". Direction le bivouac pour la nuit, votre serviteur devient radio du capitaine, mon binôme de sac de couchage dormira avec un autre!

Dimanche, réduction de l'ennemi résiduel, une section acculée au sommet d'un piton... Forcément le jour où je suis radio... Progression dans les talweg pour éviter d'être repéré, la 3 pose ses sacs pour l'assaut, 500m de progression cataclysmique, un dénivelé de malade, (et ma radio dans mon sac ops!) un assaut pas mal mené et l'honneur de recevoir le FINEX de la direx, sous un beau et chaud soleil!

Retour vers Draguignan, 2h30 de route... Remise en condition et repos bien mérité.

Les enseignements retiré de cet exercice, certains on des difficultés en topo, d'autre on pris l'exercice à la légère en ne prenant aucune affaires de rechange, voire même de sac étanche, les schémas tactiques sont maîtrisés pour la plus part des CDS, le moral est primordial le CDS ne se laisse pas crever... Il montre l'exemple!

Un exercice au final pas très dur (toute proportions gardées... on a morflé quand même) mais c'est surtout les conditions climatiques qui ont éprouvé les moral et organismes. Mais bon on a gagné!!!

Parlons un peu de Djibouti, si beau pays. La DA se rassemble un vendredi matin à la gare routière en mesure d'embarquer dans les bus, direction Istres avec comme destination finale ; Djibouti.

Présentation rapide des lieux, Djibouti petit Etat de 750 000 personnes au cœur de la corne de l'Afrique. La principale ressource du pays viens de son port en eaux profonde qui alimente l’Éthiopie. La suivante viens des armées étrangères présentes sur le territoire : France (BA 188, 5e RIAOM, base navale), USA (Camps Lemonier US Marines, US Air Force, Navy, Army), Japonnais (Air Force), Allemands....

Arrivée dans la nuit et la moiteur toute djiboutienne, direction le quartier Monclar ancienne emprise de la 13e DBLE. Embarquement dans des bus et arrivée dans l'ancienne zone technique à coté de la tour de la 13, et là à notre grande joie... un "U" fait de tentes mle51 balayées par le vent transportant la poussière et les effluves toutes djiboutienne... 4h de dodo sur lit pico et zou! Premier jour destiné aux formalités administratives et aux différentes perceptions dont la frag (l'amie du soldat!). A ce moment là la DA est divisée en 2, une première moitié part sur le CECAD (regroupant le Caïd et le CECAP), la seconde se prépare pour l'exercice "jeune chef", pour lequel le 5e RIAOM est troupe de manœuvre (cie infanterie armée par la 2 du 2e REI), en liaison avec la DA cavalerie. Jeune chef c'est deux S-GTIA un dominante infanterie et un dominante cavalerie travaillant sur deux fuseaux avec pour mission de repousser les séparatistes du nord... Quand l'histoire nous tiens.

Premier jour, le S-GTIA infanterie (je ne parlerai que de celui-ci) se déploie dans la région d'Arta mission, reconnaitre l'Oued d'Arta pour atteindre Arta plage, sécuriser la zone, baliser la plage et faciliter le débarquement du peloton blindé sur AMX 10 RC. La section de votre serviteur avait pour mission de s'emparer d'Arta plage puis de couvrir face à l'est d'où, dans la soirée l'équivalent du pacte de Varsovie made in Djibouti nous a attaqué à deux reprises (on les a défoncé!! ) comme part hasard 32 (mon groupe) été au centre du dispositif et à pris l'effort ennemi dans la figure. Vers 2200 le chef de section reçoit ses ordres notre section part pour reconnaître une cache d'arme au fin fond du monde. Je vous le donne Émile, c'est 32 qui fait la topo/reco et zou direction les pitons djiboutien pendant que le reste de la section comate au fond de l'oued. 4h d'infiltration plus tard arrivée sur une cache d'arme où nous découvrons du renseignement et des armes, nous entamons le retour vers la zone de départ forcément ; "vous connaissez bien le chemin alors 32 en tête"... La base! Petite heure de sommeil et votre serviteur est promu chef de groupe (22), notre section a la mission de reconnaître l'oued d'Arta (mais dans l'autre sens) renforcé par le peloton 10RC. 32 au cœur de l'action réduit pas moins de 3 Réduction de Résistance Localisée dont un assaut digne des anciens de Dien bien, en appui mutuel à l'assaut d'un piton escarpé (de grand moments).

J'en profite pour vous parler de la chaleur avoisinant les 35-40° en permanence, le poids du matos (frag, gilet pour les courageux...moi tout seul en fait, musette avec 6L d'eau minimum, 24H de survie, casque lourd). Les organismes tiennent bon et c'est pas fini.

Votre serviteur est dégradé au rand de pilote du commandant qui note le chef de section. Pas grave! La section reçoit sa mission pour la nuit installation en bivouac tactique et reconnaissance de zone d'embuscade pour le lendemain. La nuit fut très courte, l'ennemi motivé à bloc à lancé 2 assauts sur le bivouac, forcément les gentils gagnent!

Le reste de la nuit sera plus zen.

Au petit matin le nouveau chef de section donne ses ordres dans le noir et emmène ses hommes vers leur zone d'embuscade une petite vallée large d'environ 700m, orienté nord-sud. L’arrêt se positionne à la sortie sud est de l'oued, le guet alerte est lui sur un piton à l'entrée de la vallée, pas de couverture, la destruction elle se positionne sur le versant ouest. L'ennemi tombe dans le piège sont véhicule de tête explose foudroyé par un ERYX venant de l'arrêt, presque simultanément celui de queue prend feu. Les soldats ennemi sortent tant bien que mal de leur véhicules, les AANF1 claquent et les clouent sur place. Ils accusent des pertes lourdes, leur rangs s'éparpillent, les obus de mortiers de 81 amis font un carnage. Aucun ennemi n'en sortira vivant, la section amie fouille les lieux et rompt le contact vers sa zone de bivouac. Il est midi le soleil tape fort. Faut de l'imagination pour bosser...

Changement de chef de section, la manœuvre prend un autre axe de progression qui s'enfonce dans les lignes ennemies. 30 (section élève) va être héliporté sur le col de Rakoubiel, tandis que le reste de la compagnie s'y rend en véhicules précédée par les 10 RC.

30 est récupérée par un Puma en trois rotation la section sera sur le col. Le premier stick pose le pied sur le col et immédiatement les coups de feux claquent telle une scène de "We were soldiers" le Puma redécolle, les groupes sur le col sont cloués au sol fixés par le feu ennemi. Les sticks suivant permettent de désengager les forces amies, le col est tenu. Le reste de la compagnie fonce au travers du désert du grand Bara. Votre serviteur nommé "second adjoint du chef de section" ramène les véhicules vides de 30 et ferme la progression tout en écoutant sur le réseau compagnie les combats qui ont lieu sur le col et sur ses versants où sont engagés 10 et 20. Arrivée sur le col dans la nuit noire, ré articulation de la compagnie, votre serviteur devient radio de 10. Escarmouche vers 2130, 2200 prise d'ordres pour moi et les autres CDS du lendemain.

Nuit très courte, je donne mes ordres au fond d'un VAB à mes chefs de groupes Légionnaires. Ils tirent la chetron la section est en 4e échelon, loin des combats. Ce sera le cas toute la matinée parsemée de découverte d'EEI. Vers 1145, le S-GTIA progresse dans des gorges resserrées, tout à coup des coups de feux éclatent, 20 lance deux assauts "dans la foulée" (car les ennemi sont à moins de 50m des véhicules de 20), 20 s'empare d'une crête et appuie la progression de la compagnie, 30 passe en tête, 10 est en deuxième échelon (mes chefs de groupe montent en pression l'action est proche) 1215, les premiers véhicules de 30 explosent, tentant de désengager 30 avec ses 10 RC le peloton de cavalerie est fixé en perdant un VBL. "10 nouvelle mission", "Après avoir recollé au plus près de 30, reconnaître les position ennemies du nord vers le sud appuyé par 30 et 60 (les RC) ambiance rapidité." 1220 mes trois groupes sont pieds à terre, après des ordres face au terrain nous entamons notre progression en débordant largement par le nord. Le véhicules ennemis sont localisés, 12 ira en couverture, 11 et 13 donneront l'assaut. 11 prend position sur un petit piton à 150m de l'ennemi, 13 50m plus à droite se positionne sur une petite crête loin des vues ennemies( 200m). "Ici 10, intensification des feux" (j'aime avoir la priorité sur le réseaux!!!!), "20 suivi", 13 entame sa course pour se rapprocher, "10 report de tir!", "13 à l'assaut!!" sur une même ligne 13 et moi même franchissons le grand découvert en courant "13 appuie!" (j'ai dû répéter cet ordre au moins 5 fois tellement le CDG était à fond!), "11 en avant!". 11 appuyé par les feux de 13 descend en courant le piton sur lequel il est posté, il dépasse les véhicules ennemis et traite 2 ennemis tapis dans un fossé. "11 appui!, 13 en avant direction la crête!". Une foi les deux groupes sur leur positions 11 et un trinôme fouille les débris de l'ennemi. Le CDU me transmet ses nouveaux ordres et le FINEX!!!!!

Regroupement du S-GTIA, vérifications du matériel et retour sur Djibouti.

Selon les dires de mes camarade de 30 et de 60, "bel assaut, ça calme!", j'ai eu des frissons en montant à l'assaut avec les Légionnaires, c'est une troupe vraiment impressionnante!

Après une remec rapide, direction le CECAD! Arrivée en milieux d’après midi dépose et rangement du matériel, puis au bout de 20 minutes "allez tenue de piste!!" direction la piste groupe. 9 obstacles ; un mur, un rampé sous barbelés, une cage, une tablette irlandaise, un filet de corde, poutres oscillantes, ramper sous tube, un tuggle rope, un porté de blessé. Un chef de groupe est désigné et échauffement et zou! Notre groupe est suivi par un instructeur et un porteur d'eau. 1h plus tard environ fin de la piste direction la douche. 1h plus tard la moitié de la demi DA présente reçois ses ordres et part pour une marche direction les champs de tir de Koron. Pour l'autre demi DA, ce sera une nuit reposante mais le lendemain c'est combat contre rébellion vers le Col de Doudouma. Après un backbrief rapide, embarquement dans les véhicules, aujourd'hui ça va pitonner! Je me retrouve chef de groupe et perçois donc mon meilleur ami...le PP11!!!! journée harassante faite de montées, descentes, montées... Le chef de section de 20 est à deux doigt du coup de chaleur, finex anticipé.

Après une courte remec, prise d'ordres et direction les champs de tir de koron à pied. La séance de tir très inintéressante nous montre comment faire pour organiser une manœuvre à tir réel.

retour sur le CECAD et le lendemain journée survie dans le desert, instruction thé, eau, feu, cabri, médic, découverte du milieu et des populations locales. journée très intéressante!

Le lendemain, dernière journée de combat contre rébellion, assaut sur la grotte de kouloumbalé! Journée épuisante mais très sympas!

Retour sur le CECAD nuit reposante et piste nautique au petit matin, puis vers 1200 cérémonie en hommage au Ltn Bordeloup décédé en 2008 lors d'un parcours de tir. Ensuite retour sur Djibouti quelques QL et retour en France!!

Bonsoir ce soir parlons un peu de CREB 2012!

Module qui se doit de figurer en haut dans la liste des terrains que nous avons fait cette année, tant par le "clic" en plus que nous avons prit en terme de commandement que par les moyens qui étaient mis à notre disposition.

L'exercice de Contre REBellion se divise en deux, une partie consacrée à l'apprentissage de la vie en BOA (Base Opérationnelle Avancée, un château fort du 21e siècle) et aux techniques de contrôle de zone. Un effort réel à été fait pour créer un "univers" complet, une situation très proche de la réalité (nous étions en Avaristant... je vous fait pas un dessein) Nous avons constitué un SGTIA complet ; il faut remercier le 1er RIMa qui à fourni un peloton, le 2e REG qui à fourni une section, le 35e RAP une cellule drone, le 132e BCAT un groupe Cynophile il ne faut pas oublier le 21e RIMa qui avec une de ses section arma le plastron (vrai plastron qui manœuvre) Cet exercice était exceptionnel aussi par l'intégration de 3 école d'armes, la DA Infanterie qui fourni les CNE commandant le SGTIA, les CDS et les troupes à pied, le GA Artillerie qui fourni les observateurs avancés, le GA ALAT qui fourni les appuis aéro de la manœuvre avec PUMA et Gazelle (Viviane ou Canon) Pour être dans le réel, la DA a ouvert un partenariat avec l'IUT de Cannes (journalisme) pour une participation de leurs étudiants à l'exercice où ils jouaient leur futur propre rôle, chaque section recevait un groupe de journaliste.

1er Jour notre section est chargée de capturer un gars pas gentil qui part faire une réunion avec d'autre gars pas gentils qui vivent dans la région que nous devons contrôler. Votre serviteur se retrouve adjoint de la section. Après avoir reçu les ordres du CDS et préparé la rame nous nous dirigeons vers notre zone d'action. Reconnaissance de notre position, un carrefour route-piste enclavé entre deux collines où nous plaçons sur celle de gauche le groupe ERYX et sur celle de droite les observateurs avancés. Le reste de la section monte le point de contrôle (un groupe) et un groupe est gardé en réserve. Quelques véhicules se présentent, les journalistes visitent la position de l'ERYX et nous avons un blessé (chute qui provoqua une fracture ouverte de la jambe gauche) en tant qu'adjoint il est de mon ressort de conduire les blessés vers l'arrière dans de bonne conditions. Donc voyons grand et appelons un hélico! On charge le blessé dans le TRM de la section avec le radio, un binôme et moi même et taïoo! Arrivé sur la zone nous entrons en liaison avec nos copains ALATBOYs et 10mn plus tard notre camarade est dans l'hélico et nous de retour sur notre point de contrôle.

A peine arrivé, pas même le temps de faire un compte rendu au CDS découverte d'un EEI (Engin Explosif Improvisé) assez ÉNORME, de quoi envoyer un VAB (surtout celui garé dessus...) sur la face cachée de la Lune en moins de temps qu'il ne faut. Donc c'est reparti création d'un cordon de 300m, blocage des accès, accueil de l'EOD. 15mn plus tard reprise des actions de filtrage, nous apprenons que l'EEI n'était pas un engin posé par nos instructeurs mais oublié là par le DAO (Détachement d'Assistance Opérationnelle). Fin de mission, débriefing aux vues du terrain par notre chef de brigade, puis désengagement de la section et retour sur la BOA.

A l'arrivée nous prenons l'alerte 5mn, vers 22h00 la section est mise en alerte elle doit allez chercher un blessé de l'ANP sur un poste attaqué par les insurgés. Briefing rapide et départ vers la zone. Une foi arrivés, nous jetons un dispositif rapide et je part avec un groupe récupérer le blessé, puis celui-ci est embarqué dans un VAB. Désengagement immédiat de la section, retour sur la BOA, l'action n'a durée que 45mn. La section prend l'alerte 30mn.

Jour 2 : La section est déployée vers 08h00 vers sa nouvelle mission : la garde de la BOA. Les 4 chefs de groupes assistent aux ordres du chef de section de jour. Un groupe arme les miradors postes de combat, un groupe arme l’alerte 5 minutes, un groupe arme l’entrée de la BOA et les grands gagnants de la journée arment un poste isolé à 1400m sur un piton qui borde la BOA, le tout déposé par héliportage, normal. Les groupes de la BOA tournent toutes les 2h. Mon groupe est le premier à armer les miradors et postes de combats. Dès notre arrivée dans le poste établissement des plans de feux et d’observations, puis la phase d’imprégnation des secteurs à surveiller et enfin la surveillance pure et dure et cette impression que chaque branche qui bouge est annonciatrice d’un assaut massif digne du pacte de Varsovie. Mais non rien sur le front de l’Est ! 10h00 enfin la relève ! Courte durée à peine le temps de poser le casque dans les pénates et c’est reparti pour renforcer le poste de filtrage à l’entrée un homme vêtue d’une tenue longue refuse de se plier aux contrôles en soulevant celle-ci durant de longues minutes, puis soulève brusquement celle-ci dévoilant un engin explosif en courant vers le poste. Ouverture du feu immédiate de la part du filtreur. L’homme s’écroule tué net. Immédiatement création d’un cordon de sécurité autour de sa dépouille puis intervention des EOD du Génie. Quelques minutes plus tard c’est une femme recouverte de la tenue traditionnelle de l’Avaristan et la couvrant de la tête aux pieds. Celle-ci se prétend enceinte et demande à être soignée par un médecin. Immédiatement un personnel féminin est détaché avec un binôme de protection pour fouiller sommairement la personne et l’orienter vers l’infirmerie par la suite. Puis vers 12h30 c’est au tour du poste isolé d’être pris sous le feu d’une attaque ennemie. L’ennemie maitrisant mal le terrain s’est lancé un peu trop vite à l’assaut et ... Je vous fais pas un dessin. Le reste de la journée est plus « nominal ». Vers 17h30, et comme tous les soirs, dé briefing des chefs de sections du jour et prise de consignes pour la nuit. 18h00 les chefs de sections du lendemain prennent leurs ordres, afin de ne pas perdre la main tout les personnels à responsabilités des sections (CDS, radio, chefs de groupes, sous officier adjoint) participaient aux ordres et à leur conception. Chacun connaissant sa place réelle uniquement le lendemain matin. 21h00 de retour à mon poste de combat intensificateur de lumière sur les yeux scrutant les abords de la BOA. Il fait froid, très froid quand l’on ne bouge pas debout à fixer une lointaine lisière d’où rien ne vient. 23h00 ENFIN la relève, après avoir donné les consignes à ma relève direction le dodo ! Une impression de froid m’envahi à mon entrée dans la chambre où nous logeons à 5, normal la fenêtre est ouverte… Transi de froid je tente de trouver le sommeil. Je le cherche encore pour cette nuit là. 3h00 de retour dans mon poste pour un quart identique au précédent. Mais à 4h00 une foi ma relève faite des coups de feux retentissent de l’autre coté de la BOA. Je cours au point de ralliement du groupe mon AANF1 prête à déverser des torrents de feux sur l’ennemi. Mais non notre chef de groupe est introuvable ! Nous décidons de monter sur les murs d’enceinte et d’appliquer des feux sur les départs de coups ennemis. Il fait bien plus chaud derrière une arme qui crache la foudre que dans un poste… Quelques instants plus tard un groupe nous relève sur notre position. « He t’as pas vu notre chef de groupe ?

-Non, le chef de section le cherche d’ailleurs.

-Quel flan… Bon allez bonne guerre !

1000 ans plus tard notre chef de groupe nous apprend enfin que nous sommes relevés ! La section de relève prend la surveillance, nous pouvons profiter de 10 minutes de repos avant de partir prendre les ordres pour la mission du jour.

Ma relève : « T’as pas eu froid cette nuit ?

Moi : - Si quand je suis rentré à 23h00 y avait la fenêtre ouverte !

Ma relève - Mais moi aussi à 01h00 !

Moi : - Je comprends pourquoi j’ai pas dormis alors ! Me suis gelé !

Notre chef de section : -Ben j’ai laissé la fenêtre ouverte je captais pas avec la radio.

Ma relève : -Le givre sur mon poncho liner s’explique maintenant. Dormirai dehors ce soir ce sera plus simple, non ?

Jour 3 Il est nul le jour 3, c’est une patrouille normale avec des méchants qui nous tirent dessus et des EEI. On a gagné c’est le principal et j’ai encore tiré la dotation de l’armée française en une matinée ! J’aime ça !

Jour 4 Je suis désigné chef de groupe et reçois pour mission de couvrir l’action de la section, qui va chercher un chef ennemi dans un village, depuis un carrefour à l’ouest. Après une progression en véhicule, une reconnaissance de notre position et un déploiement du dispositif nous entamons notre mission. Le réseau radio m’apprend que la section, renseignée par l’appui positionné sur un point haut, progresse dans le village quand des coups de feux retentissent, deux insurgés prennent à parti la troupe depuis des lisières à l’ouest du village. Les insurgés rompent le contact rapidement vers l’Ouest (donc vers mes positions qui sont tournées vers l’Ouest et non vers l’Est, d’où viennent les méchants, vous suivez ?), je réorganise mon dispositif (je n’ai que 5 personnels avec moi dont un seul disponible pour tourner mon dispositif vers l’Est), quelques secondes plus tard j’aperçois deux personnels tentant de s’infiltrer au travers de notre dispositif « ARMEE FRANCAISE HALTE ! » (Règles d’engagements oblige), ceux-ci surpris tirent à la volée, mon binôme (AANF1) et moi-même ripostons avec toute la violence nécessaire pour les faire refluer vers le village et tomber dans le piège que la section est en train de leur tendre. Les insurgés ne décèlent rien du piège et sont foudroyés par 21 qui les a repéré lors de sa mise en place. Au tas les méchants ! 4 insurgés abattus. Cependant durant le premier accrochage un des nôtres est touché et exfiltré par hélicoptère (simulé cette foi)

Après un dé briefing face au terrain retour vers la BOA pour une remise en condition avant la grande bataille !

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Je pense en effet qu'il aurait été intéressant de voir les différentes méthodes de travail. Cela aurait permis, sans doute, une meilleur compréhension des "tactiques" et méthode que chacun a appris. Et donc peut être une meilleure coordination.

Mais, on peut aussi comprendre que le métier est différent.

Merci de la réponse !

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Allez on attaque le CENZUB aujourd'hui!

L'armée française s'est doté il y a de cela quelques années d'un Centre d'entrainement à l'action en zone urbaine (CENZUB), qui est un gigantesque complexe comportant 2 villages de combats ( de vraie villes, boutiques, postes, de murs réalistes, bref on peu y vivre manque que l'eau!) où l'on peu découvrir les différentes zones urbaines actuelles. Un séjour au CENZUB dure 15 jours, la première semaines est dédiée à l'enseignement des techniques de combat urbain, la seconde est réservée à une opération de 72h mini dans un des villages. Lors de ces phases l'ennemi est réaliste puisque joué par la Force Adverse (FORAD). Pour simuler les impacts et ainsi avoir de l’attrition nous portons ainsi que les foradiens des gilets et couvres casques dotés de capteurs laser. Nos armes sont dotés d'eméteurs laser lorsque nous tirons à blanc qui envoient un laser. Si tu vises tu attritionnes sinon...

La DA est partie au CENZUB accompagnée par la DA Allemande (Infanterie Schulle... truc comme ça), ainsi qu'une compagnie du 126 RI, un peloton du 4e Dragon, un groupe Cyno du 132, une section du 19e RG et des artilleurs pilotes de drones.

Création de deux SGTIA un français sous les ordres du 126, un allemand sous les ordres de la DA Allemande dans ce SGTIA une section d'élèves français (forcément la notre TOUT en anglais!)

1er Jour

Nous recevons nos ordres quelques minutes avant 12h, les Allemands donnent leurs ordres le matin pour le matin. Nos allons être en pointe pour l'entrée dans la ville. Mission pour nous traverser un grand découvert, brécher le mur de la 1ére maison et y placer un appui. Je suis tireur FM, mon servant pour ce jour un PGE (Partenariat Grandes Écoles) L'action est lancée, en ligne les deux premiers groupes de la section s’élancent dans le découvert (comme en 14...), nous plaçons notre appuis sur un butte de terre à une trentaine de mètres de l'immeuble cible. Je fais feu pour détruire la fenêtre du 1er étage, un groupe s’élance avec une échelle, ... trop courte... pas grave ils cherchent une porte et pénétration dans l'immeuble RAS! Ils ouvrent une fenêtre au rez de chaussé. La section passera par là! Notre groupe reçois pour mission de reconnaître le 3e étage. Soit! je me retrouve GV de tête avec mon FM prêt à déclencher les enfers sur le moindre foradien qui traine! Rien... je place ma pièce dans une ouverture face à la ville d'où je peux surveiller une grande avenue où un tireur isolé harcèle nos gars. Nous entamons une discussion faite de métal en fusion et comme il était pas à l'aise, il a appelé des copain en la personne d'un AMX 30B2... "X30!!!! Criai-je à mon groupe, on se barre!!!", immédiatement la totalité du groupe se lève et court vers une zone du bâtiment à l'abri des tirs. Notre tireur AT4CS se déplace avec précautions et trouve finalement une bonne position de tir et BOUM! Un X30 au tas!! pendant ce temps les allemands reconnaissent le second immeuble. Là où nous faisons cela en 15mn eux mettent 1h... Le temps est long... Puis tout s'enchaine, la section reçoit l'ordre de s'emparer de l'école. Bâtiment sans étage mais en plein découvert... Deux groupes plus le groupe génie s'élancent à l'assaut. Il est à noter deux belles gamelles lors de cette traversée "Normal t'as vu tout les fum qu'on a lancé je voyais rien!" C'est cela oui... Bref les deux groupes investissent la position vide. A notre tour de traverser. Arrivé dans le bâtiment les foradiens ouvrent le feux depuis le bâtiment du tireur isolé. Ils sont en haut et nous en bas... "Boule de feux!!!" carré comme ordre de tir... je prend position avec mon FM dans une pièce face à une fenêtre allongé sur le dos le FM porté tel un FAMAS (mal au bras...) Je sature la zone de métal en fusion ainsi deux groupes peuvent brècher la porte d'entrée de cet immeuble. Mission s'emparer du bâtiment. L'ennemi ne comprend pas de suite que nous investissons son havre de paix et continu de nous tirer dessus. Lorsqu'il ne reste personne, à nous de franchir le découvert mais là personne ne nous appuie... En plus y a une barrière qui coupe notre route... Super. Tel les plus belles scènes hollywoodienne nous franchissons le découvert et sautons la barrière avec une classe relative. Nos camarades au contact dans le bâtiment accusent les pertes (2 tués et 4 blessés graves) un groupe décimé. "40, vous y allez, butez les tous." Carré comme ordres! Alors avec 40 (c'est nous 40) nous montons quatre à quatre les marches vers notre destin. "C'est bon je les ai eu" Nous annonce l'unique survivant du groupe. Nous descendons une par une les marches et plaçons un appui face au commissariat de Police. Nous y fixons de nos feux un trinôme ennemi que nous détruisons par les tir AT4 et FM!

Le finex arrive pour cet aprem.

Suite de la journée plus tard!

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  • Spécialiste

Rien de tel que le CENZUB! Des millions y ont été investis mais c'est un plaisir que d'y jouer à la guerre dedans. Hammelburg est pas mal non plus dans le genre, dans la mesure où c'est un vrai village à l'origine. Mais le CENZUB est bien mieux, j'espère y retourner :vertsourire:

Ce qui a été bien à Hammelburg, ce fut de tirer à la MG3 et au G36 dans leur pas de tir en ZUB.

Leur G36 a des optiques intégrés mais qui donnent un parallaxe de fou. Quand j'ai tiré d'une fenêtre et que je ne voyais pas la cible à 100m tomber, j'ai "intensifié" le feu. Après 15 cartouches tirées et des morceaux de bois me frappant la tronche, je me suis aperçu que ladite parallaxe me faisait en fait tirer dans l'encadrement de la fenêtre. On tire pas canon dehors, trop visible, mais à partir du milieu de la pièce.

J'ai filé à l'anglaise, laissant là un trou de 3cm sur 3, de 4cm de profondeur :vertrire:

Greg.

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  • Moderator

@greg Bravo ça nous coute encore un bras ça!

Bon allez on y retourne!

1800 je devient SOA de 40, notre mission être la QRF de la compagnie et surveiller les arrières. La section est scindée en deux. Deux groupes dans le bâtiment face au commissariat avec le chef de section qui sont la QRF pour 30 et 20 et deux groupes avec moi dans le bâtiment saisi par les allemands avec pour mission de protéger les observateurs d'artillerie et de servir de QRF pour 10. La nuit passe les patrouilles s'enchainent. 0200 contact dans le bâtiment du chef de section, un blessé grave à déplorer. Je réveille mes gars alerte maximum je sort avec une patrouille "taper" les foradiens en exfiltration. Raté! 0500 branle-bas de combat des éléments ennemis ont été repéré au nord. Un groupe de combat et un X30... Quand on sait qu'un X30 se balade avec 4 groupes et que le nord c'est mon secteur avec deux groupes... 0545 il faut évacuer le bâtiment, mes groupes sont prêt, sauf que les artilleurs allemands refusent de bouger "We will be destroyed by an artilley fire, we must move!!" "No my mission is to stay there" perte de temps dans des négociations qui coute à l'armée française 2 groupes détruits par un tir d'artillerie...

Une pluie de fumigènes s'abat sur la ville les chars cherchent leur cible, un d'eux est détruit par le tireur AT4 français. Dans la foulée les sections allemandes 30 et 20 prennent de plein fouet l'effort ennemi qui balaye 30 et force 20 à refluer vers 10, les foradiens sont menacés sur leur flanc gauche par les deux groupes de frenchy, qui font un carnage. Mais 20 s'écroule à sont tour en tentant de rejoindre les français. Un seul foradien détruira 1 groupe allemand dans cette action...

Les frenchy sur ordre se replient vers l'école, mais un chef de trinôme refuse et reste sur sa position frappant de ses feux les foradiens. 10 est en train de disparaître à son tour lorsque les frenchy reprennent leur bâtiment et frappent des foradiens à découvert dans la rue.

Finex pour la matinée, débrifing des CDS de la veille et de la nuit au PC ops.

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  • Moderator

1100 le CDS du jour prend ses ordres en anglais auprès du CDU allemand.

1200 déploiement en base d'assaut face à la zone industrielle. Notre section doit prendre deux maisons puis à partir de ses tête de pont poser un appui et s'emparer de deux hangars. 1215 en avant! je suis radio je colle donc le CDS au basques. Le groupe 41 et le génie ouvrent une brèche au travers d'un réseau de barbelés et de grillages, puis brèchent le mur par lequel nous allons passer. 42 les rejoint et sécurise la maison. 43 et 44 reconnaissent dans la foulée la seconde maison. Appui posé face au hangars suivant. En parallèle 10,20 et 30 progressent dans leur fuseau respectif. Notre section s'empare des deux hangars suivants et attend paisiblement que les collègues allemand établissent leur tête de pont... Chaud comme la braise nous continuons notre progression et reconnaissons un carrefour miné, bon sang adieu les chars! Une foi nos amis d'outre Rhin arrivé sur la lima, nous recevons l'ordre de nous emparer des bâtiment gauche de la rue droit devant nous à environs 200m, après un découvert... Sans chars... Chaud... Mais bon on est frenchy on craint rien!! Déploiement de la section et en avant! CDS en tête, le premier groupe s'élance et s'engouffre dans un fossé que nous longeons sur une trentaine de mètres. Le temps de perdre environ 60% des effectifs avant d'avoir atteint la zone de combat... Première maison atteinte, il faut attendre les renforts pour combler les rangs et relancer l'action dans la maison. Chose faite, 5mn plus tard avec le même nombre de pertes... En gros avec deux groupes on en fait un et on "remarque" pas que le CDS est ...mort. Chut personne n'a rien vu! :)

Notre groupe de tête se lance enfin à l'assaut de la maison. Maison claire. Nous appuyons l'assaut des allemands sur les maisons de l'autre coté de la rue. Les fumigènes pleuvent de toute part, nous n'y voyons pas à 5m! Les ordres et les comptes rendus en anglais bien sûr, fusent en permanence à la radio, mon cerveau se liquéfie au fur et à mesure des assauts allemands et des comptes rendus frénétiques de leurs chefs de sections.

Notre section progresse dans ses bâtiments, les pertes se font lourdes, il ne reste qu'un groupe survivant, BAM! Le X30b2 fait feu et détruit un de nos trinôme... On est pas dans la m.... Mais le char est détruit par l'action d'un Leclerc arrivé là grâce à la section de réserve allemande. Bilan 8 survivants sur 40 gars... Et encore ça aurait pu être pire!

Finex pour la journée, je vais devenir le CDS de la nuit.

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  • Moderator

Ayé, je reçois mes ordres! Enfin presque... Bref, ils bossent pas comme nous mais on s'adapte! En gros les frenchy angels prennent position de l'autre coté de la rivière et doivent interdire son franchissement pendant au moins une heure. L'ennemi est équipé de chars, de blindés et son infanterie (une compagnie) est motivée à bloc! La nuit tombe mon dispositif nocturne est en place, Nous attendons le choc toute la nuit. Il arrivera au petit matin, un char est repéré dans mon secteur. Je déclenche les enfers de l'artillerie sur sa position. Un char à notre tableau de chasse! Mais chose grave l'infanterie adverse franchi la rivière par une passerelle normalement surveillée par 20. Mon groupe 42, fait feu et attritionne l'ennemi sur la passerelle. le dispositif de 20 s'écroule en moins de 5mn, l'ennemi menace de me couper du reste de la compagnie, je déploie un de mes groupe (44) en appui face à l'arrivée ennemie en renfort du génie isolé dans un bâtiment. Entre temps mon groupe 42 détruit les deux char restant et fixe à lui tout seul la manœuvre ennemie. Je propose au CDU de reprendre un bâtiment occupé par l'ennemi et ainsi taper son flanc. Le CDU valide, 41 montera à l'assaut avec moi. 42 et 44 intensifient le feux sur l'ennemi et nous traversons ma rue. Accolé au bâtiment, 42 est prêt, les armes font feu et mes hommes s'écroulent un après l'autre, je vois vite un tireur minimi à l'étage nous massacrer. Le groupe est perdu (les gilets sonnent à toute bersingue), je récupère mon radio et nous traversons à nouveau la rue vers 44. Nous arrivons vivant! Et finex!

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  • Moderator

Mais mon gars on l'a étalée! Le lendemain!

J'ai oublié 43 dans l'affaire, eux on été donné en renfort de 10 qui tentait de désengager les survivants de 20 retranchés au dernier étage d'un immeuble. Pour info le reste de l'immeuble était occupé par la forad... Grand moment à la radio! De plus les comptes rendus de 20 faisaient état d'un groupe réparti dans plusieurs immeubles dont celui que j'ai attaqué (41+42+44+génie = 1 section face à la moitié d'un groupe au max face à nous le rapport de force est bon), en réalité il y avait une section ... J'ai pris deux groupes dans la figure... Échec!

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  • Moderator

En avant pour une après midi de folie! Changement des chefs de section je retrouve mon FM et mon binôme de choc, le temps de manger un caramel mou et en avant! Les allemands nous on quitté le matin, nous avons récupéré toutes leurs munitions. J'ai 3000cps 7.62. on va envoyer la soudure! Les ordres tombent nous sommes donc la 5e section d'infanterie du SGTIA du 126, et nous allons nous emparer des maisons de gauches de la rue où nous avons été massacré la veille. Mais cette foi nous allons traverser un découvert encore plus grand! "En avant 50! FM en tête!" Fun je m'élance en tirant tel John Basilone 200m, ça tire toujours personne ne me dépasse (pas normal ça!), 150m la bande de 100 est consommée mon servant tire à tout va avec son FAMAS, je met une nouvelle bande (une de 100) et nous repartons au milieux des sifflements des gilets, je crache le feux! 50 un talus anti char à passer et juste derrière un fossé anti char, ça passe! J'arrive au pied d'un mur (2m.20), mon servant cherche le chef de groupe dans la fumée des fumigènes. Enfin retrouvé! Nous nous rassemblons, il ne reste pas grand monde (les morts enlèvent leur casque et se mettent à l'écart) Un tireur isolé foudroie les gars dés qu'ils bougent. "Genoux à terre berber je vais le tirer par dessus le mur!" Criai-je à mon servant, chose dite chose faite je commence à débiter les bandes face à la façade où 3 foradiens sont repérés dont une minimi. Un de nos gars tente de sauter le mur arrivé de l'autre coté... Il bipe! Fini pour lui. Nous cherchons une issue et nous la trouvons! Mais les tirs attritionnent encore nos gars! il faut les appuyer, alors c'est encore bibi qui s'y colle toujours dans une position assez stupéfiante (je me sert de mes jambes comme d'un bipied géant), jambes en suspensions FM posé dessus et mon servant qui envoi grenades sur grenades dans l'ouverture.

"Stop! Allez on recommence!" Crie le COMDA. Dommage on défonçait tout! A deux...

Le rejeux est sensiblement le même sauf que je me casse la figure au milieux du découvert, et qu'une foi arrivée sur zone nous cherchons notre chef de groupe qui totalement perdu nous envoi au mauvais endroit.... BIP!

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  • 1 month later...

Le rejeux est sensiblement le même sauf que je me casse la figure au milieux du découvert, et qu'une foi arrivée sur zone nous cherchons notre chef de groupe qui totalement perdu nous envoi au mauvais endroit.... BIP!

EPIC FAIL ?

Merci du Retex !

En espérant pouvoir vivre ça un jour ! :vertclope:

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  • Posts

    Fred689

    Posted

    Aller au test de sélection avec tous ces documents serait une sage décision au cas où les recruteurs seraient tatillons.

    frmepervine

    Posted

    Je vais regarder ça, j'ai cru comprendre qu'il n'en faisait plus mais que la demarche était à faire en ligne via un site de gouvernement 

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonjour,   Tu peux également emmener la déclaration de vol faite à la Gendarmerie ou à la Police.

    frmepervine

    Posted

    J'ai bien conscience que vous n'êtes pas un recruteur du CIRFA et que la réponse dépendra d'eux, mais cela reste tout de même rassurant, merci pour votre réponse.

    berogeitabi

    Posted

    Bonjour. A mon avis aucun souci à ce moment là de votre démarche.
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