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Être ancien combattant peut se conjuguer au féminin !


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  • Administrateur

Être ancien combattant se conjugue au féminin chez Vanessa Cocquet installée à Bouère, près de Sablé-sur-Sarthe, en Mayenne. « Elles sont rares les femmes à détenir ce statut », souligne-t-elle.

Depuis plus d’un mois, la Mayennaise, âgée de 43 ans seulement, préside l’Amicale des AFN (Afrique du Nord) et autres conflits de Bouère, Bouessay et Saint-Brice. Sur une trentaine de membres, elle est l’unique femme.

La commémoration du 11-Novembre fait partie des temps forts de la structure, qui voit le nombre de ses animations diminuer au fil du temps, comme ses effectifs.

 

 

Cérémonies du 11-Novembre : à 43 ans, Vanessa est une ancienne combattante

Elle est l'unique femme de l'Amicale des anciens combattants qu'elle préside depuis peu, en Mayenne. À l'approche du 11-Novembre, Vanessa Cocquet raconte son parcours.

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Vanessa Cocquet, habitante de Bouère (Mayenne), est l’unique femme ancienne combattante au sein de l’Amicale qu’elle préside. ©Les Nouvelles de Sablé

Être ancien combattant se conjugue au féminin chez Vanessa Cocquet installée à Bouère, près de Sablé-sur-Sarthe, en Mayenne. « Elles sont rares les femmes à détenir ce statut », souligne-t-elle.

Depuis plus d’un mois, la Mayennaise, âgée de 43 ans seulement, préside l’Amicale des AFN (Afrique du Nord) et autres conflits de Bouère, Bouessay et Saint-Brice. Sur une trentaine de membres, elle est l’unique femme.

La commémoration du 11-Novembre fait partie des temps forts de la structure, qui voit le nombre de ses animations diminuer au fil du temps, comme ses effectifs.

Son rêve, être infirmière à l’armée

La carte du combattant n’est adressée qu’aux militaires des forces armées françaises ou aux personnes civiles qui ont pris part à certains conflits ou opérations.

« Moi, j’ai obtenu ce statut dans le cadre d’Opex [ Opérations extérieures]. Et j’ai obtenu le titre de reconnaissance de la nation », souligne Vanessa en présentant ses différentes médailles.

Nantaise d’origine, elle voulait rejoindre l’armée en tant qu’infirmière après avoir passé son bac pro sanitaire et social. En août 1998, elle intègre le premier régiment médical de Metz où elle est brancardière secouriste.

Elle passe deux mois de classe au sein du 43e régiment de transmission puis intègre la compagnie médicale.

"Depuis que je suis petite, j’ai toujours voulu être infirmière. J’avais l’envie de m’engager. À 16 ans, je faisais partie des pompiers volontaires. Porter l’uniforme me plaisait bien."

En mission en ex-Yougoslavie

De septembre 1999 à janvier 2000, elle est affectée au premier régiment médical au Kosovo en ex-Yougoslavie. Elle est notamment basée à Mitrovica, une zone de tension, disputée à l’époque entre les Serbes et les Albanais.

Ses missions consistaient à veiller au contrôle sanitaire au sein de tous les camps militaires français et étrangers.

"Armés de fusils à pompe, nous devions lutter contre la propagation des chiens errants qui pouvaient transmettre la rage aux soldats." 

Une tâche pas toujours simple à accomplir. « Ça forge le caractère. On se retrouve dans des rues pauvres, avec des enfants marchant nu-pieds. »

Au sein de l’hôpital de Mitrovica, « on avait un semblant de bloc opératoire. Le bâtiment n’avait pas de toit quand je suis arrivée. Il avait été bombardé ».

Aussi pompier volontaire

Elle ne repartira pas à l’étranger et restera sur sa base à Metz. Pour se consacrer davantage à sa vie de famille, Vanessa choisit de quitter l’armée en 2006.

"C’était une décision difficile, mais qui a vite été prise quand même." 

Elle s’installe en Mayenne et ne laisse pas totalement l’uniforme de côté puisqu’elle reprend un engagement auprès des pompiers volontaires.

Elle obtient ensuite son agrément d’assistante maternelle, une profession qu’elle exercera durant 11 ans. « Mais l’envie d’être infirmière ne m’a jamais quittée », confie-t-elle.

C’est décidé, en 2018, elle passe le concours pour exercer la profession qui l’a toujours animée et obtient son diplôme en juillet 2021. « J’exerce aujourd’hui à l’hôpital de Château-Gontier. » 

« J’ignorais que je pouvais demander ma carte »

Rejoindre l’Amicale des anciens combattants, « j’ignorais au début que je pouvais le faire », s’amuse Vanessa. C’est le président de l’époque, Jean-Louis Brichet, qu’il l’en informe en venant simplement à sa rencontre. « Il m’a aidé à monter mon dossier J’ai rejoint la structure en 2014. » Ce même président qui, après 50 ans de loyaux services, a fini par lui laisser son siège en octobre dernier.

Autour d’elles, que des hommes, bien plus âgés. Mais elle n’a jamais remis en question son engagement.

"J’avais donné mon soutien à Jean-Louis Brichet. Maintenant, il est temps qu’il arrête, mais il reste vice-président. J’ai beaucoup de choses à apprendre auprès de lui."

Au fil des années, le nombre d’animations s’est réduit avec des membres petit à petit marqués par la fatigue, les problèmes de santé… « On est une trentaine à peine actuellement et recruter n’est pas simple », conclut la présidente.

(Source : Les Nouvelles, l'écho Fléchois, par Marie Lamarque )

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    Fred689

    Posted

    Il a pleins de posts qui traitent de cà. Fouille un peu dans le forum avec "Rechercher".

    SergeP

    Posted

    Bonjour ou bonsoir !  J'ai pour ambition de rentrer dans l'armée de terre et plus particulièrement poser mes bagages dans le régiment de cavalerie des Hautes Alpes, cependant je porte des lunettes et j'ai prévu de faire une opération de corrections laser, je voulais savoir si cette dite opération pouvait me fermer cette porte ou si elle ne me portait pas préjudice pour ce métier? Si l opération n est pas un problème, j ai le choix entre le lasik et le pkr et je voudrais aussi savoir si y en a une meilleur que l autre? Puisque j ai entendu dire qu avec l une des deux, les coups aux visages étaient a éviter pour prémunir le décollement de la rétine... J ignore si c est vrai pour le coup  Merci a vous pour vos réponses!

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous vous annoncer le décès de Henri BAUDINA, à l'âge de 95 ans. Il était Chevalier de la Légion d'Honneur depuis 2019, et faisait partie du Comité de la Drôme des Collines et du Vercors. Le 26 août 1944, âgé de 17 ans, alors qu'il avait rejoint les FTPF des FFI et participait aux violents combats contre les troupes nazies au-dessus de Nice, il est grièvement blessé par l'explosion d'un obus de mortier et laissé pour mort sur le champ de bataille à LEVENS. Récupéré par les troupes US, il est soigné dans un hôpital de campagne à GRASSE . Il est réformé en septembre 1946 et rejoint sa famille comme commerçant. Médaillé militaire, Croix de guerre avec étoile de bronze, Croix du combattant volontaire 39/45, il était Grand invalide de guerre. (Source : Gal. Christian Van Duynslager - Président de la SMLH, section de la Drôme)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonsoir, Toi, je ne dis pas, mais ton conseillé, c'est un peu dommage... Je te mets un lien, je pense que tu y découvriras les avantages et les éventuels inconvénients, suivant tes attentes et demandes : https://www.defense-mobilite.fr/candidats/offre-de-service/travailler-dans-le-public/le-dispositif-derogatoire-de-reconversion-4139

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonsoir, Oui, mais attention pour certaines spé, il faut attendre un an, pour retenter. Mon avis (qui reste qu'un avis), fini ton master, ça ne te seras que positif pour la suite et en parallèle prépare toi pour les tests et épreuves. Et comme disait Monsieur de La Fontaine "un tient vaut mieux que deux tu l'auras"   
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