Jump to content

Article : "Les médecins militaires doivent s’adapter aux guerres d’aujourd’hui "


Bouchon-Gras 49

Recommended Posts

  • Administrateur

Les médecins militaires doivent s’adapter aux guerres d’aujourd’hui : “Il va nous falloir prendre en charge nos blessés au-delà de la première heure. On passe de la « Golden hour » au « Golden day »”

 

Après deux décennies de prises en charge d'urgence sur les théâtres afghan ou sahélien, la médecine de guerre est sommée de s'adapter à de possibles conflits majeurs plus létaux, dans lesquels il sera bien plus difficile d'évacuer rapidement les militaires blessés.

"Depuis l'Afghanistan, nous étions sur des postures de contre-terrorisme, avec un soutien médical de proximité dans un environnement favorable. Nous n'avions pas de problèmes d'évacuation sanitaire ou d'absence de structure hospitalière", fait valoir le médecin-chef Maurice, du commandement français des opérations spéciales (COS), dont l'anonymat des membres est garanti par la loi.

Mais le retour des conflits dits de haute intensité, comme celui qui se joue en Ukraine, avec ses frappes en profondeur, un espace aérien contesté, des difficultés logistiques et des pertes humaines vertigineuses, promet de bouleverser les procédures des services de santé militaires occidentaux, taillées pour les conflits asymétriques contre des jihadistes.

Le sujet est au coeur d'un colloque réunissant aujourd’hui et demain à Paris des médecins militaires d'une trentaine de pays, sous l'égide du service de santé des forces spéciales françaises.

Dans les années 2000, quelques procédures simples ont révolutionné les soins sur le champ de bataille : la généralisation de l'usage du garrot pour arrêter une hémorragie artérielle --tous les soldats français et américains en sont équipés-- ou les transfusions de sang total (avec tous ses constituants : globules rouges, blancs et plaquettes), qui permettent d'améliorer la prise en charge des blessés atteints d'hémorragie.

Avec un principe cardinal : prodiguer ces soins d'urgence vitale au cours de l'heure suivant la blessure --un laps de temps surnommé "l'heure en or" ou "golden hour".

On passe de la « Golden hour » au « golden day »

Conséquence : pendant les guerres d'Irak et d'Afghanistan, la médecine militaire américaine a atteint le taux le plus élevé de survie à des blessures de guerre de l'histoire.

"Aujourd'hui nous sommes capables d'envoyer un blessé au bloc d'un hôpital de campagne au Sahel en moins d'une heure puis vers un hôpital en France en moins de 24h. Je ne suis pas sûr que nous serons capables de tenir ces délais en cas de haute intensité", avertit le médecin-chef Maurice, qui dirige le service de santé des FS.

"Sur le champ de bataille de demain, la « medevac »(évacuation sanitaire, NDLR) sera quasiment impossible ou très contestée, les structures de soin seront des cibles... L'évacuation de nos blessés risque d'être compromise et il va nous falloir les prendre en charge au-delà de la première heure. On passe de la « Golden hour » au « golden day »", souligne-t-il.

Un vrai changement de paradigme. "Avant, nous étions des techniciens du sauvetage au combat, demain il nous faudra redevenir des cliniciens de soins prolongés, capables de pratiquer la médecine sans environnement technologique très évolué et avec des blessés peut-être moins graves au départ mais dans un environnement dégradé", résume-t-il.

Ce qui signifie se préparer aux risques d'hypothermie, de gelures ou encore d'infections comme la gangrène, qui avaient disparu grâce à des chaînes d'évacuation extrêmement rapides.

Pour préparer l'avenir, il faut investir "de manière majeure" dans le service de santé des armées

Pour s'adapter, les FS misent aussi sur l'innovation, pour essayer d'améliorer les capacités de transfusion et de stockage de sang total à l'avant, une transfusion précoce étant salvatrice. Objectif : rapprocher le sang du blessé et non l'inverse.

Pour répondre à ce défi dans une zone de guerre aux chaînes logistiques fragiles, le SSA a développé les Golden Hour Box (GHB), des dispositifs de transport de produits sanguins de type glacières permettant le maintien du contenu entre 2 et 10 degrés pendant deux jours.

En parallèle, "il faudra peut-être être capable de collecter de manière plus importante sur la ligne de front", en recueillant des poches de sang auprès de soldats du même groupe sanguin, fait valoir le médecin-chef Maurice.

Reste la gestion d'un afflux massif de blessés, corollaire de la haute intensité. Ainsi, en cas d'engagement majeur, prévient-il, il va falloir "accepter de s'engager dans des opérations avec la parfaite conscience qu'aucun service de santé des armées ne saura gérer 6 000 blessés par jour avec le niveau de performance actuel".

Pour préparer l'avenir, il faut investir "de manière majeure" dans le service de santé des armées, estimait récemment le ministre français des Armées Sébastien Lecornu, en avertissant qu'"il n'existe pas d'armée qui peut se projeter sans avoir l'assurance que ça suivra sur le terrain sanitaire".

(Source : what's up doc le magasine des jeunes médecins, la rédac)

Link to comment
Share on other sites



  • Posts

    Tonymecan83

    Posted

    bonjour à tous  je suis actuellement en reconversion après 19 ans de service. J ai eu ma demande d agrément 41 39 2, entre temps j' ai effectué un entretien à la préfecture près de chez moi. la RH de la préfecture m'ont proposé de postuler avec la 41 38 8. Personnellement  ainsi que mon conseiller reconversion et ma RH ne connaissent cette agrément. Je voulais savoir les avantages et inconvénients  et de m éclairé sur  la 41 38 8 merci  a vous , très bonne journée à bientôt

    Fred689

    Posted

    Mon conseil est e finir ton Master pour avoir un diplôme en poche au cas où, donc session de novembre, ce qui te laisse plus de temps pour te préparer. Pour le sport, mieux vaut avoir un bon fond sportif, ne serait-ce que pour avoir une bonne hygiène de vie. Je crois que l'anglais se passe sous forme de QCM; Bon courage.

    dkx

    Posted

    donc si il n'y a pas de trace il n'y a aucun problème, mon ancienne consommation ne va pas les déranger ?  

    okripton

    Posted

    Bonjour à tous, Actuellement en 2ème année de Master en mathématiques, je compte postuler pour PNTAC spé HELAE. Sauf que voilà le dilemme,  le CIRFA m'a indiqué qu'il y avait une rentrée en février et en novembre 2023. Le soucis est tel que le master ne me plaît pas (donc à savoir aucunes motivations pour le finir) et cela m'incite donc à tenter de passer les tests pour février, mais par conséquent j'ai peur de ne pas pouvoir me préparer assez et de ne pas pouvoir me donner autant à fond que si je passais les tests en juillet. Le CIRFA m'a aussi indiqué que l'on pouvait retenter les tests en cas d'échec, les questions sont donc les suivantes : - Que ça soit par expérience ou avis personnel, que me conseillez-vous ? Février ou novembre ?  - Cela serait mal vu de faire les tests pour février en se disant que dans tout les cas on compte faire les test pour novembre ? J'ai également quelques questions sur les épreuves de recrutement : - Au CIRFA on m'a dit qu'il n'y avait pas visiblement pas de sport mais ils n'étaient pas en capacité de me le confirmer avec certitude, donc il y a t il du sport ? - Savez-vous  si l'épreuve d'anglais est un QCM ou un oral ? Merci pour vos éventuelles réponses ! (PS : si quelqu'un a passé les test en 2021 ou 2022 un petit RETEX ne serait pas de refus !)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    La Musique des Troupes de Marine recrute des sous-officiers dans les pupitres suivants : - Saxophone - Percussion - Trompette - Trombone - Clarinette Les auditions se dérouleront les 25 et 26 janvier 2023, clôture des inscriptions le 10 janvier 2023 À vous de jouer !!!
×
×
  • Create New...