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Disparition du Général François Meyer, le général défenseur des harkis.


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  • Administrateur

Le 10 juin 2022 à Clamart est décédé un Grand Monsieur Défenseur des droits des harkis, le général François Meyer

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- L'appel du général François Meyer -

" Il faut que les associations de harkis se réunissent sur un tronc commun, bien sûr il y a des opinons différentes, un tronc commun pour présenter, élaborer d'abord des propositions et les faire courir pour que la presse en parle. Pour qu'un tas de députés de sénateurs, hommes politiques soient au courant. " Général François Meyer - Bourg-Lastic (63) le 26 août 2017

Fils d'un ingénieur et officier dans l'armée de l’air , François Meyer grandit à Versailles. Il étudie à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr et choisit la cavalerie .

Il participe à la guerre d'Algérie comme lieutenant au 23e régiment de spahis en Oranie entre 1958 et 1962. Il dirige successivement deux harkas, d'abord chef de commando du secteur opérationnel de Géryville puis à Bou Alam.

À l'issue du conflit, qui se solde par l'indépendance de l'Algérie, 80 000 harkis et leur famille sont massacrés par des Algériens alors que le gouvernement français rechigne à rapatrier ces anciens supplétifs de son armée.

François Meyer parvient toutefois à sauver 350 personnes d'abord installés dans des camps du Larzac et de Sissonne , cherchant ensuite des villages français pour les accueillir, qu'il trouve finalement sur le plateau du Roure (Lozère). Les harkis qui s'y installent deviennent agriculteurs .

François Meyer s'emploie ensuite à entretenir la mémoire de ses anciens compagnons d'armes, dans la presse et dans des colloques, publiant par ailleurs un livre à leur sujet en 2005.

Le 14 avril 2012, le président de la République Nicolas Sarkozy l'élève à la dignité de grand-officier de la Légion d’honneur .

Le 20 septembre 2021, le président de la République Emmanuel Macron lui remet ses insignes de titulaire de la grand-croix de la Légion d'honneur, à l'occasion d'une réception à l'Élysée consacrée aux Harkis.

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BIOGRAPHIE

Lieutenant au 23ème régiment de spahis durant la guerre d’Algérie, François Meyer organise le départ de 350 harkis à l’indépendance. ll les aide à s’installer en France, nouant de solides liens au fil des ans. À 82 ans, le général Meyer poursuit son combat pour leur reconnaissance.

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Il est des hommes pour qui les termes honneur et parole donnée ont un sens. Si beaucoup l’ont oublié, d’autres nous le rappellent, non par de beaux discours, mais par des engagements pris tout au long de leur vie, dans la droite ligne des valeurs qu’ils défendent. Le général François Meyer est de ceux-là. Le « sauveur de harkis », comme le présente souvent la presse, n’est pas du genre à disserter sur les raisons de son engagement en faveur de ces anciens soldats musulmans de l’armée française qui ont combattu pendant la guerre d’Algérie. Pour expliquer sa conduite, il préfère citer Christophe Colomb : « Il est de tradition, chez les amiraux de Castille, de choisir la mort plutôt que d’abandonner un seul de ses hommes. »

Le général François Meyer, nommé le sauveur de harkis par la presse

Né en 1933, Francois Meyer grandit à Versailles. Son père est ingénieur et officier dans l’armée de l’Air. Marqué par la défaite de la France en 1940, le jeune homme décide de servir son pays. Sorti de Saint-Cyr en 1957, il choisit la cavalerie.

En novembre 1958, lieutenant au 23e régiment de spahis, il rejoint l’Oranie, dans le nord-ouest algérien. « J’ignorais quasiment tout des Français musulmans, comme on les appelait alors, lorsque j’ai pris mon commandement auprès de ces hommes, supplétifs, engagés ou appelés. » À cette époque, le discours officiel est clair. « L’Algérie est organiquement française aujourd’hui et pour toujours », clame le général de Gaulle qui lance aux musulmans : « Venez à la France, elle ne vous trahira pas ! »

Au contact de ses hommes, le lieutenant Meyer découvre la richesse d’une culture, la dignité d’un peuple. Il apprend l’arabe et se familiarise avec les coutumes locales.

« rester avec eux quel que soit le dénouement de la lutte »

En dépit des déclarations publiques, il doute de l’issue du conflit : la libre autodétermination et la victoire annoncée du Front de libération nationale (FLN) apparaissent chaque jour plus probables. Les harkis, qui ont choisi la France par fidélité ou refus des exactions sanglantes du FLN, se sentent floués. Le lieutenant Meyer leur fait la promesse de « rester avec eux quel que soit le dénouement de la lutte ».

En mars 1962, les accords d’Évian sont signés, l’Algérie devient indépendante. Pour autant, la fin de la guerre ne signifie pas l’arrêt des violences. La France, qui avait promis de garantir la sécurité de ces hommes qui l’avaient servie, les abandonne à la vengeance du FLN. Alors que l’armée française plie bagages, le lieutenant Meyer refuse de laisser ses hommes. Leur mise à l’abri est inefficace ; leur transfert vers la France lent. On les encourage à rester au pays. Il parvient à organiser deux convois, en juin et en juillet 1962. Ainsi, près de 350 personnes échappent à une mort certaine quand, durant l'été, de 60 000 à 80 000 harkis sont massacrés.

Si les protégés du lieutenant Meyer sont en sécurité dans des camps du Larzac et de Sissonne, quid de leur avenir dans l’Hexagone ? « Le général de Gaulle avait annoncé que la France les protégerait et les établirait. Je devais également tenir cette promesse. »

Chaque week-end, il parcourt le sud de la France à la recherche de villages où pourraient prendre corps des projets d’insertion. C’est en Lozère qu’il les trouve. Une chaîne de solidarité se met en place. Les harkis se lancent dans l’exploitation agricole du plateau du Roure et commencent leur intégration.

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Les liens tissés ne se distendent pas. Tandis qu’il poursuit sa carrière militaire en France et en Allemagne, François Meyer continue à rendre visite à ses anciens compagnons d’armes, leur apportant aide et conseils. Il les défend dans la presse, au cours de conférences, écrit un livre intitulé Pour l’honneur… avec les harkis et lutte aujourd’hui encore pour la reconnaissance du bien-fondé de leur engagement pendant la guerre d’Algérie.

Oui, le général Meyer sait ce que veulent dire honneur et parole donnée.

(Source: Rédigé par Harkis Dordogne / Les Commandos de Ponchardier)

 

C’est en 1958 que le jeune lieutenant Meyer, futur général de brigade rejoint le 23e régiment de spahis cantonné à Saïda. Il prend en janvier 1960 le commandement du commando 133 dit Griffon en Algérie, composé de Spahis et de tirailleurs harkis.

Lors de sa création, en 2018 le peloton d’Aide à l’Engagement Amphibie (PAEA) du 1er régiment de spahis s’est vu hériter des traditions du commando 133.

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Il y a un an, le général Meyer a remis aux spahis du peloton PAEA (Griffon) le fanion original du commando 133. Ce fanion est l’incarnation même du devoir de mémoire permettant de transmettre les traditions du commando griffon 133 aux générations futures.

(source : 1er régiment de Spahis)

 

 

Nous avons rendu aujourd'hui les honneurs funèbres militaires au général de brigade François Meyer.

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Jamais sa voix n’a cessé de clamer la cause des harkis. C'était sa manière d’honorer la parole qu’il a donnée à ses frères d’armes il y a 60 ans dans une montagne au sud d’Alger.

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(Source : Sébastien Lecornu, Ministre des Armées).

 

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  • Posts

    Fred689

    Posted

    Il a pleins de posts qui traitent de cà. Fouille un peu dans le forum avec "Rechercher".

    SergeP

    Posted

    Bonjour ou bonsoir !  J'ai pour ambition de rentrer dans l'armée de terre et plus particulièrement poser mes bagages dans le régiment de cavalerie des Hautes Alpes, cependant je porte des lunettes et j'ai prévu de faire une opération de corrections laser, je voulais savoir si cette dite opération pouvait me fermer cette porte ou si elle ne me portait pas préjudice pour ce métier? Si l opération n est pas un problème, j ai le choix entre le lasik et le pkr et je voudrais aussi savoir si y en a une meilleur que l autre? Puisque j ai entendu dire qu avec l une des deux, les coups aux visages étaient a éviter pour prémunir le décollement de la rétine... J ignore si c est vrai pour le coup  Merci a vous pour vos réponses!

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous vous annoncer le décès de Henri BAUDINA, à l'âge de 95 ans. Il était Chevalier de la Légion d'Honneur depuis 2019, et faisait partie du Comité de la Drôme des Collines et du Vercors. Le 26 août 1944, âgé de 17 ans, alors qu'il avait rejoint les FTPF des FFI et participait aux violents combats contre les troupes nazies au-dessus de Nice, il est grièvement blessé par l'explosion d'un obus de mortier et laissé pour mort sur le champ de bataille à LEVENS. Récupéré par les troupes US, il est soigné dans un hôpital de campagne à GRASSE . Il est réformé en septembre 1946 et rejoint sa famille comme commerçant. Médaillé militaire, Croix de guerre avec étoile de bronze, Croix du combattant volontaire 39/45, il était Grand invalide de guerre. (Source : Gal. Christian Van Duynslager - Président de la SMLH, section de la Drôme)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonsoir, Toi, je ne dis pas, mais ton conseillé, c'est un peu dommage... Je te mets un lien, je pense que tu y découvriras les avantages et les éventuels inconvénients, suivant tes attentes et demandes : https://www.defense-mobilite.fr/candidats/offre-de-service/travailler-dans-le-public/le-dispositif-derogatoire-de-reconversion-4139

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonsoir, Oui, mais attention pour certaines spé, il faut attendre un an, pour retenter. Mon avis (qui reste qu'un avis), fini ton master, ça ne te seras que positif pour la suite et en parallèle prépare toi pour les tests et épreuves. Et comme disait Monsieur de La Fontaine "un tient vaut mieux que deux tu l'auras"   
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