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YankeeZulu

Le conflit des Malouines

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Je voulais vous signaler cette émission sur la guerre des Malouines (dispo pendant 5 jours encore en replay) :

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/la_case_de_l_oncle_doc_,84683649.html

 

C'est un reportage interessant pour ceux qui n'en on jamais entendu parler, par contre très peu d'informations nouvelles par rapport à ce qui été sorti en mars 2012 sur le Marin.

Et si l'accent est mis sur les ventes d'armes françaises, le fait que les argentins aient une frégate anglaise pour s'entraîner n'est pas dit (mais c'est dans les commentaires du lien ci-dessous).

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/03/06/malouines-le-coup-de-pouce-francais-aux-argentins-pour-mettr.html

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Une gurre très compliqué pour les anglais: plus de porte avion (cela ne les pas vacciné pour autant...) raid de bombardier avec le plus long trajet de l'histoire (à cette époque), navire civil coulé qui a eu la chance de n'être attaqué qu'après que les harriers qu'ils transportait ait décollé pour rejoindre le porte aéronef...bref une guerre qui a donné plein de cheveux blancs à l'ensemble de l'état major de par sa mise sur pied !

Guerre méconnue et pourtant riche d'enseignements.

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Histoires françaises de la guerre des Malouines. Le Super Etendard et l'Exocet.

Malouines: des techniciens français en Argentine.

Pendant la guerre des Malouines, une équipe réduite de techniciens français a aidé les Argentins à mettre en oeuvre les missiles antinavires Exocet. Révélations…

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Il souhaite qu’on ne l’identifie que sous ses initiales: C. L. En 1981, jeune électronicien ayant suivi une formation sur les équipements aérospatiaux, il intègre la firme Sagem.

«Là, dit-il, j’ai travaillé sur la conception des cartes électroniques, sur l’architecture avionique et sur l’intégration de systèmes inertiels d’avions de chasse comme les Mirage ou Super Étendard, ou d’avions civils comme les Airbus d’Air France. Je me suis retrouvé rapidement au centre d’essais en vol de Brétigny (Essonne) puis, pendant trois ou quatre semaines de l’été 1981, sur la base de Cazaux, le centre des tirs air-sol dans les Landes. C’est là que j’ai rencontré pour la première fois les pilotes argentins».

L’Argentine venait de passer commande, à la firme Dassault, de 14 avions type Super Étendard. Les pilotes de l’aéronavale argentine se trouvaient alors en France pour une formation, sur les bases de Landivisiau (Finistère) et de Cazaux. «L’Argentine a été le seul pays au monde à signer un contrat de 14 avions payés 100 % à la commande, rappelle C.L. Soumise à un embargo de la part des États-Unis sur les ventes d’armes, elle s’était tournée vers l’Europe. Craignant un embargo de la part des Européens, elle a payé les avions cash à la signature du contrat. Durant la période 1976-1981, l’Argentine était alors parmi les quatre meilleurs clients d’armements français…»

Personne d´autre…

C.L. se rend en Argentine le 15 novembre suivant. Pourquoi lui? L’équipe d’assistance technique aux clients de la société est composée d’une douzaine de personnes sur le site de Brétigny. Les volontaires au sein de la Sagem pour partir à l’étranger sont alors rares. Un technicien plus âgé avait déjà été envoyé quelques mois auparavant en Inde pour suivre des avions Jaguar.

Notre témoin est donc le deuxième technicien Sagem à partir au «grand export», en l’occurrence vers l’Argentine: «J’étais jeune, c’était la première fois que je partais en misión et Sagem n’avait personne d’autre que moi. Ils étaient probablement ravis de m’avoir recruté pour l’Inde et pour l’Argentine…»

En effet, les Super Étendard français étaient équipés des systèmes Sagem ULISS 40, de la première génération, tandis que sur les appareils argentins, il s’agit du système ULISS 80, globalement plus moderne, moins lourd, plus précis – mais doté, à peu de chose près, des mêmes fonctions.

«J’étais un des rares chez Sagem à bien connaître les systèmes ULISS 80 car j’avais participé à leur intégration au banc d’essais en laboratoire. J’étais également celui qui les avait affinés et optimisés avec les informaticiens Sagem, selon les volontés des pilotes d’essais de Dassault à Brétigny et à Cazaux. Dassault Aviation, déjà habitué au système ULISS 40 mais ne connaissant pas ULISS 80 et ne voulant pas prendre de risque en Argentine, avait acheté à Sagem une assistance technique de 6 mois, qui m’avait été confiée…»

Les pilotes argentins formés à  Landivisiau.

Le vice-amiral d’escadre Paul Habert se souvient de l’entraînement des pilotes argentins en France, de mars à juillet 1981.

La formation des pilotes argentins sur Super Étendard s’est déroulée sur la base aéronavale de Landivisiau, au sein du détachement NAVFCO (société navale de formation et de conseil) commandé par le capitaine de corvette Paul Habert (il venait de quitter le commandement de la flottille 14F). Trois pilotes le secondaient: les LV Josa et Delaboudinière et l’EV Roussin.

À Paris, le CV Corti, responsable de la mission achats, et le CF Lavezzo, officier du programme Super Étendard argentin, lâché sur l’appareil en février 1980, supervisaient l’opération. L’ensemble du personnel argentin était commandé à Landivisiau par l’un des dix pilotes à former, le CC Colombo.

Le détachement NAVFCO, implanté dans les locaux de la flottille de passage, voisins de ceux de l’escadrille 57S, recevait le soutien de la base et plus particulièrement de la flottille 14F qui fournissait les avions pour les pilotes instructeurs (les Argentins volaient sur leurs avions, au nombre de cinq).

Le premier lâcher eut lieu le 1er avril 1981 en la personne du CC Colombo (le dernier – EV Mayora – date du 16 avril). Le déroulement de la formation fut légèrement perturbé après l’élection présidentielle du 10 mai 1981, le nouveau président voulant réexaminer tous les contrats de vente d’armement à l’étranger. Finalement il fut possible de reprendre les vols fin mai.

Progression rapide

Les pilotes argentins, ayant une bonne expérience aéronautique, ont progressé rapidement sans rencontrer de problèmes majeurs. La formation accélérée, dispensée en français, leur fit acquérir toutes les capacités de l’appareil en airair, attaque au sol et assaut à la mer. Tous les pilotes, assimilant sans difficulté tous les aspects des capacités de l’appareil qu’ils venaient d’acquérir, ont manifesté un allant et une volonté de progresser qui rendaient le travail de leurs instructeurs particulièrement valorisant.

Les mécaniciens argentins avaient un peu plus de mal à progresser (davantage de difficultés à communiquer leurs besoins). Cependant, l’équipe des mécaniciens français, encadrée par le LV Le Bihannic, s’est consacrée avec beaucoup de dévouement à leur formation et à faire l’intermédiaire entre eux et leurs pilotes.

La formation se terminant début juillet, les avions rallièrent Cazaux, avant leur transport vers l’Argentine. Les pilotes avaient fait preuve d’une grande habilité pour le vol et l’exécution des missions. Nous n’avions aucun doute sur leur capacité à utiliser leur nouvel appareil et son systèmed’armes avec succès. Cependant nous ne pouvions deviner qu’un an plus tard, ils se trouveraient, aux Malouines, face à un adversaire qu’ils n’imaginaient pas à l’époque. Au cours de ce conflit, il fut particulièrement intéressant d’observer que les tactiques d’attaque à la mer qui leur avaient été enseignées s’avéraient particulièrement efficaces.

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Le Marin, décembre 2010

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C.L continue de parler de son séjour en l´Argentine tandis qu'il s'approche la guerre des Malouines (à la fin de 1981).

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J’ai été sur place dans la ville de Bahia Blanca, près de la base aéronavale Comandante Espora, de novembre 1981 jusqu’à la fin mai 1982, raconte C. L.. L’équipe d’assistance française comportait une dizaine de personnes. Cinq venaient de Dassault Aviation, dont faisait partie le responsable de la mission, HC., un jeune ingénieur d’environ 35 ans. C’était, je crois, sa toute première mission à l’étranger. Il y avait avec lui deux électroniciens et un mécanicien, je ne sais plus qui était le cinquième.

Parmi les cinq autres techniciens, je représentais la partie Sagem,un autre la partie Snecma (réacteur Atar 8K50), un autre Thomson (radar Agave), un autre enfin pour le banc Atec d’Aérospatiale, plus tard un autre pour la partie Matra (missiles Magic) et ultérieurement un dernier pour le simulateur de vol Thomson.

À ce moment, j’ai découvert qui étaient les militaires argentins. Je les avais un peu fréquentés deux ou trois semaines en France mais dès le premier jour, le 16 novembre, nous avons été convoqués par le chef de la flottille des Super Étendard, le CF Colombo, qui avait cru bien faire en nous invitant dans son bureau.

Été austral

Imaginez les dix Français alignés là et Colombo passant devant eux et prenant grand soin d’expliquer que tout ce que nous avions pu entendre en France sur l’Argentine n’était que des mensonges, que nous nous rendrions compte par nous-mêmes que l’Argentine était un Beau pays, que les Argentins étaient des gens accueillants et que nous passerions finalement un très bon séjour.

C’était un peu sévère comme accueil, surprenant et inattendu. Or, moi, je découvrais tout ça. J’avais 24 ans et la dictature, je ne savais pas ce que c’était. Mais globalement l’ambiance dans le hangar des Super Étendard était professionnelle et amicale.

L’accueil et le traitement que l’on nous avait réservé étaient bons, voire très bons. On se sentait donc bien.

Les cinq avions sont arrivés par bateau dans le port militaire de Puerto Belgrano, près de la ville de Punta Alta. Les neufs autres devaient suivre courant 1982 mais, à cause de la guerre des Malouines au printemps, l’embargo a repoussé leur libración à fin 1982 ou début 1983.

On s’est donc mis au travail. Durant l’été austral et à cause de la chaleur, nous ne travaillions que le matin, de 7 h jusque vers 14 h. Nous étions tous dans un atelier à côté du hangar des Super Étendard et nous préparions la mise en oeuvre des avions, ainsi que la maintenance, l’assistance, les réparations, parfois la formation.

Fin novembre, les vols ont pu commencer. Il y avait une dizaine de pilotes et ils volaient de plus en plus. En décembre, ils volaient tout le temps: le matin et l’après-midi, parfois la nuit.

Fin mars 1982, l’Argentine lance les opérations pour reconquérir l’archipel des Malouines. Le lundi 29, le porte-avions argentin 25 de Mayo appareille de son port d’attache de Puerto Belgrano. Trois avions Skyhawk le rejoignent pour un éventuel appui aux futures opérations du 2 avril (débarquement sur les îles); bien sûr, je ne suis pas informé. Les Super Étendard n’étant pas opérationnels sur porte-avions, ils restent à Espora.

Le lendemain, manifestations houleuses dans plusieurs villes du pays contre le gouvernement militaire qui réprime les manifestants très durement. Je les vois à la télévision. Cela m’interpelle.

Vendredi 2 avril, jour du débarquement argentin sur les Malouines. Grosses manifestations très joyeuses dans de nombreuses villes du pays pour soutenir l’action militaire. Je le vois sur la place centrale Rivadavia de Bahia Blanca. Le contraste avec les manifestations du 30 mars est saisissant, difficile à croire.

Là commencent des vols des Super Étendard au-dessus de la mer, les pilotes portant des combinaisons de survie en eau froide. Ils ont doublé les quantités des vols. Ils étaient tout le temps dehors. C’est là qu’ils ont commencé des exercices autour de leurs deux destroyers type 42, le Hercules et le Santisima Trinidad, qui sont des sister-ships des types 42 anglais comme le Sheffield. De la même façon que les pilotes argentins des Super Étendard s’entraînaient autour de leur Santisima Trinidad à faire des approches, disant «est-ce que tu me vois, est-ce que tu ne me vois pas?», des pilotes français ont fait la même chose avec la flotte anglaise quittant la Manche pour le sud Atlantique et passant au large de la Bretagne.

Autonomes et isolés

À la Sagem, j’avais aussi été formé sur du matériel de loch marin pour installer deux capteurs dans la coque du porteavions 25 de Mayo. Entre le 30 mars et le 5 avril, un collègue de Sagem, département marine, arrive à Bahia Blanca pour m’aider à installer les capteurs sous la coque du porte-avions et les armoires électriques correspondantes près du local NAV.

Le bâtiment n’étant plus auport, on se demande si mon collègue doit rester pour attendre son retour. On ne sait pas pour combien de temps. Bien sûr le commandant de Puerto Belgrano, que je vais voir deux fois, refuse de me le dire. Mais il insiste très fermement pour que mon collègue reste sur place encore quelques jours. Lors d’un entretien téléphonique très court avec notre hiérarchie Sagem, il est décidé que mon collègue reste sur place quelques jours de plus.

Mardi 6 avril 1982: la France, l’Allemagne et le Canada déclarent un embargo sur les exportations d’armes vers l’Argentine mais ni ma société, ni notre representante à Buenos Aires, ni l’ambassade de France à Buenos Aires ne m’informeront de quoi que ce soit, ou me préconiseront une quelconque attitude.

À un moment, là-bas, mon chef direct me demande depuis Brétigny: «Est-ce que tu veux qu’on continue à t’envoyer ton salaire?» Ça m’a surpris. Cela se passait lors d’un très court entretien téléphonique. Sur le moment, n’ayant pas compris, j’ai répondu: «Oui, cette blague!» C’est après que j’ai compris qu’il me demandait en fait si je voulais rentrer en France ou si je voulais rester sur place.

Nous étions autonomes et isolés. On n’était pas à l’heure d’internet et du téléphone portable. C’était probablement difficile de rapatrier l’équipe d’assistance technique. Finalement, on ne nous a rien dit du tout! Il n’y a eu aucun coup de téléphone de France, rien, ni pour demander ce que nous faisions ni pour nous ordonner de rentrer, ni pour nous dire de rester à la maison.

Entre les 7 et 9 avril, le porteavions 25 de Mayo revient en fin à Puerto Belgrano et rentre au bassin. Les travaux Sagem d’installation des lochs marins sont realices puis mon collègue du département marine retourne en France.

Vendredi 9avril (vendredi Saint): après quelques jours passés à Puerto Belgrano, je retourne à la base aéronavale Comandante Espora. Je vais comme d’habitude tout droit au dernier hangar vert foncé qui abrite la flottille de Super Étendard et je réintègre l’équipe d’assistance technique de Dassault. C’est là que je suis informé que, du fait d’un embargo, les spécialistes aérospatiale-missiles ne viendront pas de France pour réaliser les tests de validation «Exocet» sous les avions.

Comment les Argentins vontils résoudre ce problème technique?

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Trois jours et deux nuits dans le hangar vert.

Le conflit des Malouines vient de se déclencher, en mars 1982. Que vont faire, isolés sur place en Argentine, les techniciens français spécialistes des missiles anti navires Exocet?

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«Une discussion s’engage entre H.C., chef de la mission, X.G., son spécialiste électronicien pour les systèmes d’armes des Super Étendard, et moi même, électronicien pour la centrale inertielle Sagem, raconte notre témoin C.L. Je comprends que H.C. et X.G. se sont déjà mis d’accord pour essayer de réaliser seuls les tests de validation Exocet. Ils me demandent mon avis car ils ne connaissent pas bien le nouveau système ULISS 80 du Super Étendard argentin: «On est allés voir ce matin le commandant Colombo pour lui proposer nos services et il est d’accord. À toi de réfléchir! Si tu le souhaites, va lelui dire. Sinon, on essaiera tout seuls…»

«Pour vous aider»

Je sors du hangar. Il fait encore presque chaud en ce début avril et je réfléchis sur le parking des Super Étendard: «Qu’est-ce que je fais?» Je n’ai reçu absolument aucune instruction ni préconisation de qui que ce soit. J’en conclus que, soit on nous a oubliés et nous sommes libres de décider seuls, soit on nous oublie volontairement pour nous laisser faire notre mission d’assistance technique. «OK, on m’a envoyé ici pour faire mon travail,j’y vais». Et je rentre à nouveau dans le hangar, passe devant H.C. et X.G. en leur disant que je vais voir le commandant».

On peut se demander si notre témoin n’a pas été influencé Dans sa prise de décision par les éléments extérieurs comme l’enthousiasme populaire qui l’entourait alors. Cela a très probablement joué, reconnaît C. L. Les messages permanents à la radio, les spots à la télévision, les couvrefeux la nuit sans aucune lumière apparente dans la ville… Je pense qu’en général, on a tous envie d’aider celui qui, sur le papier, semble être le plus faible…

C. L. monte au premier étage des bureaux de la 2e flottille, longe le couloir qui surplombe le hangar et frappe à la porte du Bureau du commandant Colombo.

«Bonjour, commandant. Puis-je vous parler?

- Comment allez-vous, monsieur C.L.?

- Bien et vous-même, commandant?

- Très bien. Comment ça va avec les lochs marins dans la coque du porte-avions?

- Ca y est, commandant, on a fini les installations juste ce matin, et tout fonctionne bien.

Mais il restera à faire les calibrations en mer à la base de Vitesse durant une prochaine sortie.

Commandant, je viens de voir H.C. et X.G, et on a discuté ensemble. Je veux vous dire que je suis également là pour vous aider si c’est nécessaire.

- Ah, très bien, monsieur C.L., je vous en remercie beaucoup. Dans ce cas, avec ces messieurs, allez voir les lieutenants de vaisseau C.R.M. et J.J.R.M., qui ont suivi les cours d’armurier chez Aérospatiale Missiles, et voyez avec eux s’il est possible de les assister à réaliser les tests de validation Exocet sur nos cinq avions.

- D’accord, commandant».

Week-end de Pâques, entre les 9 et 11 avril : avec H.C. et X.G. ainsi que les deux pilotes armuriers argentins, C.R.M et J.J.R.M., nous travaillons intensément sur la validation Exocet de chaque avion, en faisant passer tous les tests nécessaires avec les équipements de contrôle que nous découvrons, la mallette lance missiles 1er et 2e échelons, les câbles paramètres et de mise à feu, la valise Arinc, la boîte poste pilote et le bidon 1 100 litres sous l’aile gauche. C’est fastidieux car nous ne connaissons pas bien le système d’arme Exocet et pas du tout les procédures de validation missiles. Il est nécessaire de lire et relire et de comprendre les manuels Aérospatiale Missiles que nous voyons pour la première fois, pour réaliser les tests, de recommencer quand les résultats sont mauvais, de changer des boîtes, etc. Ça prend des heures, jusqu’à très tard dans la nuit, et on s’énerve.

Le premier avion nous prend beaucoup de temps car nous apprenons àmesure que nous avançons. Les pilotes armuriers argentins ont des informations précieuses et participent comme ils le peuvent mais ne se rappellent pas bien tous les détails. Toutes les 2 heures, le téléphone sonne depuis l’état-major de la Marine. Le commandant Colombo et son second Bedacarratz n’arrêtent pas de venir nous voir pour nous demander si on a besoin de quelque chose. Il y a beaucoup de monde dans le hangar à nous regarder tous les cinq oeuvrer sous chaque avion. Chacun essaie de nous aider à sa façon».

Page par page

Si notre témoin n’avait pas fait cette démarche, les Argentins auraient-ils été empêchés de tirer des Exocet durant la guerre des Malouines?

«Je ne sais pas répondre à cette question, reprend C. L. Mes collègues H.C. et X.G. ne connaissaient pas bien le système ULISS 80. J’ai effectivement tendance à croire qu’ils auraient réussi sans moi mais personne ne peut le dire. En revanche, je crois que, sans nous, les deux pilotes armuriers argentins n’auraient sans doute pas réussi seuls. Mais là aussi, personne ne peut l’affirmer. Dans les deux cas, j’ai envie de dire qu’ils auraient réussi sans moi car, quelque part, ça me rassure.

Ces deux pilotes avaient fait en France le stage chez Aérospatiale. L’un est devenu par la suite amiral dans la marine argentine. Ils étaient très jeunes tous les deux. C’est avec eux que nous avons passé trois jours et deux nuits à travailler sur les cinq Super Étendard, pour essayer de comprendre, dans les manuels de la société qu’on lisait page par page, et avec les valises de tests.

Et je tourne la page, je lis et relis pour bien comprendre, j’appuie sur tel bouton de telle valise de tests, je monte dans l’avion pour voir si ça réagit comme le dit le manuel, je regarde à travers le viseur, je mesure sous l’aile de l’avion le signal qui arrive, je recommence parce que ça ne se passe pas comme dit le manuel, je discute avec les collègues pour que chacun donne son opinión sur la façon de s’y prendre, etc. Je crois quand même qu’on les a vraiment aidés, ces jours-là, à mettre au point leurs avions.

Le 11 avril au soir, on a fini par mettre quatre avions «bons de vol», validés «missile». Pas le cinquième avion car on avait «cannibalisé» plusieurs boîtes pour pallier des pannes sur les quatre premiers (1).

Le conflit avançait aussi. Des avions de chasse et bombardiers se sont déployés sur les bases du sud pour être plus près du théâtre des opérations et avoir moins de distance à franchir entre le continente et l’archipel. Les Super Étendard sont allés à Rio Grande.

Nous avons proposé à Colombo, s’il le souhaitait, de partir là-bas pour les assister. Il a refusé et nous a répondu: «Si on a des problèmes, on vous enverra les boîtes et vous repares ce que vous pouvez. Mais vous resterez sur la base d’Espora». Une fois les avions partis là-bas, nous n’avons plus eu de nouvelles du tout.

Jusqu’à ce que nous apprenions par la radio argentine la situation du Sheffield qui venait d’être coulé par un Exocet argentin (le 4 mai, trois jours après le début des combats aéronavals). On avait tous notre radio, achetée sur place, pour écouter Radio-

France international et avoir des informations… Pas facile.

La guerre s’est terminée à la mi-juin. Mais, moi, ma mission initiale devant durer six mois, j’étais rentré aux alentours du 20 mai.

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(1) C’est pourquoi le Super Étendard 3-A-201 n’a effectué aucune mission de toute la guerre.

 

Ma reconnaissance spéciale pour C.L. qui m'a apporté beaucoup de données de l'époque qui sont encore peu de connaissances, merci!

Hernán.

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L´Affaire des missiles Exocet. Malvinas 1982.

 

Un documentaire réalisé par Vivement Lundi! pour le cycle Etranges Affaires sur l'utilisation avec succès des missiles Exocet par les avions Super Etendard de l'aviation navale argentine pendant la guerre des Malouines.
Une production excellente, récits impecables des protagonistes, très bon bédé (BD) et une réalisation parfaite.

 

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Lettre du colonel Pierre Clostermann, héros français de la deuxième Guerre Mondiale, aux pilotes argentins.

 

Lors de la guerre des Malouines (avril-juin 1982),  Pierre Clostermann envoie une lettre d’encouragement, au large retentissement, à Lami Dozo, chef d’état major de l’armée de l´air argentine.

 

"A vous tous, les jeunes argentins compagnons pilotes de chasse, je tiens à exprimer toute mon admiration. À une électronique plus sophistiquée, aux missiles anti-aériens, aux cibles les plus dangereuses qui soit, c'est à dire les vaisseaux, vous avez fait front avec succès.

Malgré les conditions météorologiques les plus terribles qui puissent se rencontrer sur la planète, avec une réserve de seulement vuelques minutes dans les réservoirs de naphte, à l'extrême limite de vos appareils, vous êtes partis au milieu de la tempête dans vos " Mirage", vos "Etendard", vos "A-4", vos "Pucara" aux cocardes "bleu et blanc".

En dépit des dispositifs de défense anti-aérienne et des SAM des navires de guerre puissants, alertés très à l'avance par les AWACS et les satellites américains, vous avez attaqué sans vaciler.

Jamais dans l'histoire des guerres depuis 1914, les aviateurs ont dû faire face à une combinaison aussi terrifiante d'obstacles mortels, même pas ceux de la RAF sur Londres en 1940 ou ceux de la Luftwaffe en 1945.

Non seulement votre courage a ébloui le peuple argentin, mais nous sommes nombreux dans le monde à être fiers que vous soyez nos frères pilotes.

Aux pères et aux mères, aux frères et aux sœurs, aux épouses et aux enfants des pilotes argentins qui allèrent à la mort avec le courage le plus fantastique et le plus stupéfiant, je leur dis qu'ils honorent l'Argentine et le monde Latin.

Ah, la vérité ne vaut que par le sang versé et le monde ne croit qu'aux causes dont les témoins se font tuer pour elle".

 

Colonel Pierre Clostermann

Armée de l'Air

 

 

 

A ustedes, jóvenes argentinos compañeros pilotos de combate quisiera expresarles toda mi admiración. A la electrónica más perfeccionada, a los misiles antiaéreos, a los objetivos más peligrosos que existen, es decir los buques, hiciste frente con éxito.

A pesar de las condiciones meteorológicas más terribles que puedan encontrarse en el planeta, con una reserva de apenas pocos minutos de combustible en los tanques de nafta, al límite extremo de vuestros aparatos, habéis partido en medio de la tempestad en vuestros "Mirage", vuestros "Etendard", vuestros "A-4", vuestros "Pucará" con escarapelas azules y blancas.

A pesar de los dispositivos de defensa antiaérea y del los SAM de buques de guerra poderosos, alertados con mucha anticipación por los "AWACS" y los satélites norteamericanos, habéis arremetido sin vacilar.

Nunca en la historia de las guerras desde 1914, tuvieron los aviadores que enfrentar una combinación tan terrorífica de obstáculos mortales, ni aun los de la RAF sobre Londres en 1940 o los de la Luftwaffe en 1945.

No sólo vuestro coraje ha deslumbrado al pueblo argentino sino que somos muchos los que en el mundo estamos orgullosos que seáis nuestros hermanos pilotos.

A los padres y a las madres, a los hermanos y a las hermanas, a las esposas y a los hijos de los pilotos argentinos que fueron a la muerte con el coraje más fantástico y más asombroso, les digo que ellos honran a la Argentina y al mundo latino.

Ay!: la verdad vale únicamente por la sangre derramada y el mundo cree solamente en las causas cuyos testigos se hacen matar por ella.

 

Coronel Pierre Clostermann

Armée de l'Air

 

http://malvinasdata.blogspot.com.ar/2014/05/carta-del-coronel-pierre-clostermann.html

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En effet HernanF, il y a beaucoup à dire sur les Malouines ou Falkland.

.

Vos posts rappellent les débats en France même, sur ce sujet à l'époque et de notre implication dans l'aide apportée aux Argentins dans le cadre des missiles "Exocet" et des avions du type "Etendard" vendus à ce pays.

 

Les Américains ont aidés les Britanniques avec le renseignement satellitaire et la livraison de la nouvelle version des missiles "Sidewinter", non plus a auto-poursuite infrarouge (chaleur du réacteur), mais en poursuite de la cible elle même, c'est à dire de la cellule de l'avion.

 

De nouvelles tactiques ont vu le jour avec les avions "Harriers" à décollage vertical et court, qui pouvaient se poser sur n'importe quel bâtiment pourvu d'une plate-forme.

Au combat, le "pilote du Harrier" pouvait  réduire les gaz ou  se positionner en début de vol vertical pour voir le poursuivant Argentin le dépasser à pleine vitesse et à ce moment, le pilote Britannique pouvait tirer ses  missiles. La plupart des victoires ont été gagnés de la sorte.

 

Pierre Clostermann à beaucoup écrit sur ce conflit et à eu les honneurs des pilotes Argentins et de l’état-major de l'Armée de l'Air. Le fait d'être né au Brésil à certainement joué un rôle .

 

Histoire vécue

(Guevara, Churchill, de Gaulle, Mitterand, Salazar, Rommel, Alende....par un témoin).

Par Pierre Clostermann

Chez Flammarion 1998

 

Cet ouvrage parle des rencontres des personnes citées et rencontrées au cours de la vie de l'auteur qui à eu une carrière internationale après avoir été le "premier chasseur de France 1939-1945".

 

Voir aussi Wikipedia =

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Clostermann

 

Voir aussi le sujet ouvert sur Pierre Clostermann =

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Merci beaucoup Janmary, très complète le sujet ouverte sur Clostermann.
Un petit détail, pour les argentins, F#lkland c'est un mauvais mot, nous disons uniquement Malouines (Malvinas)
Tu sauras comprendre  :vertsuper:
 
Bientôt je monterai un article de l'IFRI sur la guerre des Malouines, très intéressante, le regard d'un argentin en France pendant le conflit.
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@ HemanF

Un petit détail, pour les argentins, F#lkland c'est un mauvais mot, nous disons uniquement Malouines (Malvinas)
Tu sauras comprendre  :vertsuper:
 
Oui, j'aurais du faire attention dès le départ. :vertrouge:
C'est pourtant évident ! Mes excuses !
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“L’Argentine et les Iles Malouines”.

 

Afin de mieux comprendre le conflit des îles Malouines, il est nécessaire de le replacer d'abord dans son cadre historique, à partir du XVe siècle. Nous verrons ensuite l'enjeu géopolitique que représentent ces îles, pour saisir de manière plus précise leur importance. Enfin, en conclusion, nous étudierons les implications et les conséquences de ce conflit sur l'ensemble de la scène mondiale.

 

Le cadre historique

 

A la suite de la découverte du continent américain par Christophe Colomb le 12 octobre 1492, le pape Alexandre VI, par la bulle Inter caetera du 4 mai 1493, définit les domaines correspondant à la Couronne espagnole. Ainsi Alexandre VI divise le Nouveau Monde en une zone espagnole et une zone portugaise, la frontière passant à 270 milles à l'ouest des Açores. Le Saint-Siège est à l'époque l'arbitre, le défenseur de l'ordre universel. Le droit public européen lui reconnaît alors l'autorité nécessaire pour disposer des territoires n'appartenant à personne. (Ainsi l'Angleterre avait bénéficié de cette procédure dès 1155 quand Henry II obtint l'Irlande par bulle papale). En 1494, la limite établie par la bulle pontificale est reportée à 370 lieues à l'ouest des îles du Cap- Vert au moment de la signature du traité de Tordesillas entre le Portugal et l'Espagne.

Hernando de Magellan quitte l'Espagne en 1519 dans le but de faire le tour du monde. Cette expédition repère pour la première fois les îles Malouines, baptisées alors du nom de Sanson et Patos. Le cosmographe Santa Cruz, dans son Islario de 1541, en fait état. La carte de Pedro Reinel de 1524 et celles de Bartolomé Olives de 1526 les signalent également. Trois armadas sous drapeau espagnol - Loayza en 1526, Alcazaba en 1534 et Camargo en 1539 - parcourent la région des Malouines après l'expédition de Magellan et avant que toute autre flotte arrive sur place.

 

En prenant pour référence l´Islario de Santa Cruz, la Géographie de Ptolomée officialisée par le Sénat de Venise, et en comparant avec la carte de Weimar de 1521, une conclusion définitive s'impose: les Espagnols ont été les premiers à avoir aperçu et découvert les îles Malouines. Au Congrès international de géographie, qui s'est tenu à Amsterdam en 1938, on a pu apprécier l'authenticité des cartes espagnoles.

Vers la fin du XVIe siècle, Philippe II d'Espagne doit à la fois surmonter la victoire de Lepante contre les Turcs en 1571 et l'échec de 1588, la destruction de l´Armada Invincible. C'est à cette époque que se développe une intense rivalité entre les navires de la reine Elizabeth d'Angleterre et les Espagnols; les expéditions anglaises de Ratcliff et John Hawkins, de Drake et de Cavendish ravagent les mers. Et, en 1592, John Davis, déserteur de l'expédition de Cavendish, affirme avoir vu les îles Malouines.

Le 12 février 1580, devant un notaire public, Philippe II sanctionne: “...A partir de cette instrument, afin qu´il soit connu de tous, et qu´aucune nation barbare ni politique catholique ou non catholique, fidèle ou infidèle, puisse prétendre avoir un prétexte, à cause de son ignorance, pour entrer, sans autorisation du très puissant Seigneur roi de Castille et Léon et ses Héritiers, rester ou peupler les régions du détroit ordinairement nommé de Magellan. Personne ne peut croire que ces terres sont des terres qui n'ont ni seigneur, ni roi... Ces terres tombent dans les limites reconnues par les bulles papales et appartiennent au roi de Castille et Léon et ses Héritiers…” Le res nullius n'existait pas et ces territoires appartenaient à la Couronne espagnole. L'application ultérieure de l´ utis possidetis juris, une fois déclarée l'indépendance des anciennes colonies espagnoles, ont fait que ces territoires constituèrent une partie des nouvelles nations latino-américaines.

En 1690, une tempête amène le capitaine anglais John Strong sur les côtes des Malouines. En 1701, des navires français commencent à visiter ces îles, d'abord par hasard, puis afin de repérer et d'exploiter de nouvelles zones de pêche. Entre 1740 et 1741, la Grande-Bretagne projette une expédition scientifique que le gouvernement espagnol réussit à empêcher. Les Britanniques manifestent un intérêt grandissant pour ces îles proches du détroit de Magellan. Quinze années plus tard, les accords de Paris de 1763, signés à la suite de la guerre de Sept- Ans, attribuent la Louisiane et le Canada français à la Grande-Bretagne. M. de Bougainville, fort de l'approbation de Louis XV, envisage de peupler les Malouines. Le 2 février 1764, le drapeau français est hissé à Puerto Soledad, baptisé Port Saint-Louis par les Français. Le 25 janvier 1765, les Anglais débarquent secrètement à Puerto Cruzado rebaptisé Port Egmont.

 

L'Espagne proteste simultanément auprès des rois de France et de Grande-Bretagne. Et, le 1er avril 1767, la Couronne espagnole reçoit les Malouines de M. de Bougainville en personne. Le capitaine espagnol Felipe Ruiz Puente en devient le gouverneur. Quand il est dit que la France ne s'est pas prononcée sur le fond de la querelle opposant l'Angleterre à l'Argentine, on peut se demander si la politique d'un Etat commence et finit avec tel ou tel gouvernement. Louis XV a reconnu les droits de l'Espagne à exercer sa souveraineté sur les îles Malouines au nom de la France et ceci est une position “sur le fond” adoptée dans le passé par une Nation.

Un troisième pacte de famille est signé en 1763, à un moment où les ambitions anglaises sur les territoires espagnols et français du Continent deviennent plus offensives. Belize, Trinidad-Tobago, la Louisiane, le Canada, les Malouines, etc., formaient un ensemble disputé par les Anglais aux Espagnols et aux Français. L'attitude anglaise, à laquelle s'ajoutent des tensions en Europe, conduisit Louis XV et Carlos III d'Espagne à signer cette alliance.

En décembre 1769 Anglais et Espagnols s'affrontent aux Malouines dans le détroit de San Carlos. Le duc de Choiseul fait savoir à l'Espagne que la France se tiendra à ses côtés. Lord Rochfort avoue alors à l'ambassadeur espagnol Masserano que son gouvernement n'a aucun intérêt à occuper les Iles et qu'il ne s'agit là que d'un caprice de Lord Egmont. Les Anglais n'exigent pas Puerto Soledad où les Espagnols sont solidement établis. Ils demandent seulement que soit lavée l'injure constituée par l'affrontement de décembre 1769. Weymouth précise à Masserano: “L'Angleterre souhaite sincèrement que les faits de Port Egmont soient arrangés à l'amiable dans les limites tolérées par l'honneur de la Couronne. Il faut mettre fin à l'hostilité déclarée, s'engager dans une période de paix en revenant à la situation antérieure, et, à partir de cela, discuter le droit que chacune des parties prétend avoir sur ces régions”.

Carlos III n'accepte pas cette proposition. Il ne veut ni désavouer le gouverneur espagnol de Buenos Aires, Bucareli, ni les autres marins qui ont expulsé les Anglais des Malouines. Mais en Grande-Bretagne la “question” des Malouines finit par devenir un problème national. L'ambassadeur espagnol insiste sur le fait que les Iles ont été découvertes par Magellan et que la bulle papale de 1493 les a octroyées à l'Espagne. Le 22 janvier 1771, le prince Masserano déclare au ministre anglais que le roi d'Espagne ne réprouve pas l'action des Anglais mais que son amour de la paix l'oblige à remeter les choses à leur place. La décision est accompagnée des éclaircissements nécessaires de la part de l'ambassadeur espagnol: “elle n'affecte pas la question du droit à la souveraineté espagnole sur les îles Malouines qui ne peuvent être appelées Falkland”. Le gouvernement anglais donne son accord et semble satisfait des précisions apportées par le prince Masserano. Le 22 mai 1774, le lieutenant Samuel Clayton restitue Port Egmont aux forces espagnoles.

En 1776, l'année même où les Etats-Unis se déclarent indépendants de la Grande-Bretagne, l'Espagne crée le vice-royaume du Rio de la Plata. L'idée d'un vice-royaume du Rio de la Plata émerge au moment du différend avec la Grande-Bretagne sur les Malouines. Sa création a pour but de faire obstacle aux attaques des Portugais - alliés de la Grande-Bretagne - et de défendre le Pérou, le Chili et la Patagonie contre d'éventuelles attaques anglaises le long des côtes. Chaque vice-royaume est organisé comme une véritable nation d'outre-mer. Dès 1774, les Espagnols arrivent aux Malouines avec bétail, plantes et même barils de terre. Vingt gouverneurs espagnols administrent les Malouines de 1767 à 1811. Mais, le 25 mai 1810, le premier gouvernement patriotique se forme à Buenos Aires, et, le 9 juillet 1816, les territoires faisant partie du vice-royaume du Rio de la Plata se déclarent indépendants de l'Espagne.

 

En novembre 1820, David Jewett prend possession des Malouines au nom du gouvernement de Buenos Aires et le drapeau argentin est hissé. Le 10 juin 1829 est créé à Buenos Aires le Commandement politique et militaire des Iles siégeant à Puerto Soledad et, quelques jours plus tard, Luis Vernet devient le premier commandant politique et militaire argentin d'une région qui allait des Malouines aux îles proches du Cap Horn.

Le 31 décembre 1831, la corvette de guerre nord-américaine Lexington, battant pavillon français, attaque Puerto Soledad, incendie les maisons, détruit les stocks d'armes, etc. A la suite de cet incident, le gouvernement des Etats-Unis envoie Me Francis Baylies pour négocier avec les autorités argentines, mais ce dernier est expulsé de Buenos Aires par le gouvernement. Il est cependant intéressant de signaler la correspondance confidentielle échangée entre le représentant nord-américain et l'ambassadeur britannique à Buenos Aires: “Si l'Angleterre établit son influence sur le Rio de la Plata,

cela doit lui permettre d'exercer sa domination sur ses mers et aura des conséquences importantes sur tout le commerce. Si cela n'était pas, Buenos Aires et tous les ports de la région deviendraient des ports refuges pour les pirates”. L'ensemble des conversations des deux diplomates sont transcrites dans leurs correspondances régulières avec leurs gouvernements. “J'ai constaté, déclarait M. Fox, ambassadeur britannique à Buenos Aires, que Me Baylies et son gouvernement étaient déjà au courant et étaient prêts à reconnaître les droits souverains de sa Majesté britannique sur les îles F#lkland”.

Le 3 janvier 1833, le capitaine anglais Onslow, au commandement de la frégate Clio, débarque aux Malouines et c'est le début d'une occupation illégitime qui dure encore aujourd'hui. Les habitants argentins des Iles sont expulsés et remplacés par des colons britanniques qui se définissent comme des “Falklanders”. Quand le gouvernement britannique déclare qu'il faut tenir compte de la volonté des actuels habitants des îles Malouines, il oublie qu'en 1833 il n'a pas pris en considération la volonté des Argentins et des Espagnols qui ont été expulsés manu militari.

Bien qu'au cours du XIXe siècle, l'Argentine ait pris le soin d'utiliser la voie diplomatique pour réclamer l'application de ses droits légitimes, elle s'est trouvée devant un mur de silence britannique. Sir Walter Raleigh l'a exprimé clairement en précisant que: “Celui qui domine la mer, contrôle le commerce. Celui qui contrôle le commerce, domine les richesses du monde”. La bataille de Trafalgar a confirmé la suprématie maritime britannique sur tous les océans, suprématie qui se maintiendra durant près d'un siècle et demi.

Il faut rappeler qu'à la même époque, l'Angleterre cherche à s'atribuer le plus grand nombre de territoires dans le vaste secteur de l'Atlantique Sud. Elle occupe le cap de Bonne Espérance en 1806. Buenos Aires et Montevideo repoussent deux invasions anglaises en 1806 et 1807; l'île de Sainte-Hélène devient anglaise en 1815, les îles d'Ascension et Tristan et Cunha en 1816 et les îles Malouines en 1833. Après une période isolationniste, les flottes de guerre anglaise garantissent la “pax británica”. Pour la Grande-Bretagne, la possession des îles Malouines est d'une importante primordiale: par leur situation géographique, à l'entrée du détroit de Magellan, elles contrôlent l'ensemble du trafic commercial entre l'océan Atlantique et l'océan Pacifique.

Mais il nous faut considérer maintenant les actions entreprises par l'Argentine tout au long du XXe siècle concernant les Malouines. En 1933, à Montevideo, au cours de la VIIe Conférence internationale des Etats américains, il fut établi que: “Les Etats membres consacrent d'une façon définitive, comme norme de conduite, l'obligation précise de ne pas reconnaître les acquisitions territoriales ou les avantages spéciaux qui seraient gagnés par la force, que ce soit par l'utilisation des armes ou par des pressions diplomatiques obtenues par la menace de l´utilisation hypothétique des armes. Le territoire des Etats est inviolable et ne peut pas être l'objet d'occupation militaire ni d'aucune autre pression exercée par d'autres Etats, d'une manière directe ou indirecte, sous aucune justification, ni même de façon transitoire”.

En 1945, l'Argentine signe la Charte des Nations-Unies et, à la réunion de San Francisco, elle exprime sa position quant à ses droits sur les îles Malouines. Depuis la création des Nations-Unies, l'Argentine rappelle, lors de chaque réunion de l'Assemblée générale, ses droits légitimes sur les Iles. De la même manière, ce problème est soulevé devant l'Organisation des Etats américains (OEA). La Xe Conférence interaméricaine, réunie à Caracas en 1954, approuve la résolution 96 concernant les colonies et territoires occupés sur le continent américain. Cette résolution déclare: “Il est de la volonté des peuples du continent américain que soit éliminé définitivement le colonialisme maintenu contre le sentiment des peuples et également l´occupation des territoires”. Elle proclame aussi “la solidaricé des Républiques américaines associées aux justes réclamations des peuples d'Amérique en relation avec les territoires occupés par des pays extra-continentaux”.

La longue et laborieuse action argentine au sein des Nations-Unies a été couronnée le 16 décembre 1965 par la résolution 2065, approuvée sans opposition (14 abstentions) par la réunion plénière de l'Assemblée générale. Elle établit: “... Considérant que la résolution 1514 (XV) du 14 décembre I960 s'est inspirée du propos souhaité de mettre fin au colonialisme partout et sous toutes ses formes, l'une d'elles étant le cas des îles Malvinas (F#lkland Islands)”. “Compte tenu de l'existence d'un litige entre l'Argentine et la Grande-Bretagne sur la souveraineté sur ces îles”. “Invite les gouvernements d'Argentine et de Grande-Bretagne à poursuivre sans retard les négociations indiquées par le Comité spécial chargé d' examiner la situation par rapport à l´application de la Déclaration sur la concession de l´indépendance des pays et peuples colonisés aux fins de trouver une solution pacifique au problème. Cela en tenant compte des dispositions et des objectifs de la Charte des Nations-Unies et de la résolution 1514 (XV), tout comme des intérêts de la population des îles Malvinas”.

 

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L'enjeu géopolitique

 

Les îles Malouines se trouvent dans l'Atlantique Sud, vaste région qui a pour base l'Antarctique et qui communique avec deux autres océans: l'océan Indien au sud de l'Afrique et l'océan Pacifique au sud du continent américain.

Si l'on observe les continents, les pays et les terres qui encerclent l'Atlantique Sud, on constatera que ceux-ci contiennent des richesses considérables pour l'avenir de l'humanité. D'un côté, l'Afrique du Sud, la Namibie, l'Angola, le Zaïre, le Congo, etc., avec leurs gisements pétroliers et minéraux; de l'autre côté, le Brésil, l'Uruguay et l'Argentine qui constituent une des régions les plus aptes de la planète à la production agricole et à l'élevage du bétail.

En ce qui concerne l'Antarctique, il se trouve que la partie de ce continent baignée par les eaux de l'Atlantique Sud est celle que l'on considère comme la plus riche en ressources minérales et icticoles. L'Argentine réclame un secteur dans l'Antarctique identique à celui revendiqué par la Grande-Bretagne. En 1959, les deux pays ont signé à Washington le traité Antarctique. Le Traité a gelé les revendications territoriales et, par conséquent, il ne reconnaît pas de souverainetés particulières sur l'Antarctique.

L'avenir de l'Antarctique est incertain. Le traité actuel expire en 1989 et à ce moment une décision devra être prise. Les Etats-Unis et l'URSS ont déjà déclaré qu'ils reconnaissent comme secteur à réclamer “360 degrés”, c'est-à-dire tout le continent; ce langage signifie que les deux pays sont favorables à l'internationalisation de l'Antarctique. Derrière l'idée formellement juste de l'internationalisation, se cache aussi une réalité, les pays développés seront les véritables bénéficiaires de ce nouveau statut. Ils disposent des moyens et de la technologie nécessaires pour exploiter les richesses du continent blanc. Si l'idée d'internationalisation peut en principe servir à l'ensemble de l'humanité, un contrôle et une réglementation strictes s'imposent pour éviter que l'Antarctique devienne l'affaire d'une poignée de riches de la planète.

L'Atlantique Sud recèle aussi d'importantes richesses sous-marines qui se trouvent surtout près de la région sud-occidentale, c'est-à-dire près des îles Malouines. Ainsi des géologues argentins, nord-américains, soviétiques et le Foreign Office lui même estiment à environ 20 milliards de mètres cubes le potentiel pétrolier de la région. Le krill est aussi une source importante de protéines et, près des Malouines et des îles Géorgie, il est possible de pêcher sans déprédation un volume annuel de 90 millions de tonnes, chiffre supérieur à la pêche annuelle de tous les pays sur toutes les mers de la planète, à ce jour.

En 1976, Lord Shackleton entreprend pour le compte du gouvernement britannique une mission aux îles Malouines, et il est intéressant de signaler quelques remarques faites dans le rapport final présenté au Foreign Office: “La structure économique, en particulier la propriété de presque toutes les exploitations rurales - aux mains d'entreprises enregistrées en Grande-Bretagne mais non pas dans les Iles - et l'absence d' institutions financières (banques par exemple), avec un manque d'opportunités d' investissements clairement définis, a provoqué un drainage perpétuel des fonds de l'archipel vers la Grande-Bretagne. De cette manière, l'activité économique manque de bases pour l´expansion et ses disponibilités de capital ont tendance à diminuer. L'émigration graduelle a déjà plus de quarante ans, pour le moins, avec la declination logique des populations”. “Le modèle d'activité économique et de colonisation défini historiquement entraîne une structure sociale très divisée”.

Après avoir analysé les possibilités économiques de la région, et en particulier le potentiel pétrolier, Lord Shackleton conclut à “l'impossibilité pour l´Angleterre de concrétiser toute seule le developpement des Iles dans quelques secteurs industriels et, en conséquence, la nécessité de compter sur l'appui argentin”. C'est après la mission de Shackleton, qui entraîne une étude plus précise sur les richesses des Malouines, que la Grande-Bretagne décide de geler les négociations en cours avec l'Argentine sur le statut futur des Iles.

 

Ajoutons aussi quelques chiffres révélateurs. En 1965, le transit maritime pétrolier par l'Atlantique Sud a été de 800.000 barils par jour. En 1976, ce chiffre atteint 18 millions de barils par jour et aujourd'hui il se situe à 65 millions de barils par jour. Par la route du Cap circulent actuellement 24.000 navires par an, soit 45 % du trafic commercial mondial, 50% du pétrole importé par les Etats-Unis et 80% du pétrole importé par la Grande-Bretagne. On doit tenir compte aussi du fait que les navires de guerre et en particulier les porte-avions et les sous-marins nucléaires ne peuvent pas emprunter le canal de Panama ou de Suez en raison de leur dimension et de leur tonnage, ce qui les rend très vulnérables en cas de guerre généralisée. Dans cette région, se trouvent les îles Malouines, situées presque à l'entrée du détroit de Magellan et proches du passage Drake et du chenal du Beagle, proches aussi d'un des accès du continent antarctique, îles que se disputent la Grande-Bretagne et l'Argentine depuis 150 ans.

Il est évident, comme on l'a démontré tout au long de cet article, que les îles Malouines appartiennent à l'Argentine, par référence à ses droits historiques, mais aussi par le fait qu'elles se situent dans une zone géographiquement argentine et non anglaise.

L'Argentine a un différend de longue date avec le Chili à propos du chenal du Beagle et des îles qui se trouvent au sud de ce chenal. L'Angleterre a été l'arbitre de cette querelle. Mais cela a été une grosse erreur de confier un arbitrage aussi délicat à une puissance ayant des intérêts dans la région. L'Argentine a, en effet, choisi comme juge en cette affaire celui qui occupe depuis près d'un siècle et demi une partie de son territoire, un juge qui, loin d'être impartial, tend naturellement à favoriser une des parties. Ainsi, il est bien évident que le Chili et la Grande-Bretagne s'accordent pour tirer profit de l'affaiblissement de l'Argentine. Lord Chalfont s'étonne de la conduite des Chiliens pendant le conflit des Malouines. Rien d'étonnant, pourtant, si l'on tient compte de l'ensemble des intérêts en jeu dans la région.

En ce qui concerne le Brésil, s'il est bien certain que depuis très longtemps il a été le rival de l'Argentine sur le continent latinoaméricain, il est également clair que Brasilia ne souhaite pas se retrouver devant un condominium anglo-chilien dans l'Atlantique Sud. Le Brésil a ses propres théories sur cette région du monde et, de la même façon qu'un contrôle absolu de l'Argentine sur cette zone du monde serait très mal vu par Itamaraty, une forte présence anglaise aux Malouines, doublée par celle du Chili au Beagle, serait également mal perçue par le Brésil.

Le conflit des Malouines a aussi révélé une autre dimension du problème: quelles sont les intentions des Etats-Unis dans cette région? Les Nords-Américains nourrissent aussi des desseins dans l'Atlantique Sud et sur les Malouines en particulier. L'installation d'une base aéro-navale sur les Iles présenterait un avantage d'importance pour le contrôle d'une partie du continent antarctique tout comme pour le contrôle militaire, le transport et le commerce dans le détroit de Magellan. La solution à “trois” proposée par Alexander Haig au cours du conflit des Malouines répondait aux intérêts des Etats-Unis dans la région.

La Grande-Bretagne et, dans une moindre mesure, le gouvernement chilien peuvent tirer profit de la présence américaine sur les îles Malouines. Mais le Brésil, l'Argentine et les autres pays latinoaméricains ne gagneront rien à se retrouver devant la présence permanente d'une des deux superpuissances dans l'Atlantique Sud.

Le Brésil, d'abord, parce qu'il maintient une politique extérieure plus ou moins indépendante vis-à-vis des Etats-Unis. Sa depéndanse vis-à-vis des pays arabes pour ses importations de pétrole et les liens tissés avec les pays africains font de la politique extérieure brésilienne un obstacle à la stratégie américaine dans l'Atlantique Sud.

Pour sa part, l'Argentine, partenaire économique privilégié de l'URSS depuis quelques années et pays concurrent des Etats-Unis sur les marchés internationaux, a le souci à long terme de Developer une politique indépendante dans cette zone du monde.

 

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Conclusions

 

On peut tirer plusieurs conclusions de ce conflit des Malouines.

En premier lieu, il faut observer la réaction latino-américaine face à l'affrontement anglo-argentin et constater un éloignement des pays de la région par rapport aux Etats-Unis, même s'il est vrai que les liens économiques, politiques et même militaires demeurent importants. Et il est évident que la position des Nord-Américains aux côtés des Anglais renforce les « durs », c'est-à-dire Cuba, le Nicaragua, Panama, le Venezuela et, dans une moindre mesure, le Mexique. A un autre niveau, des pays comme le Pérou, la Bolivie, le Costa Rica, l'Equateur et même le Brésil et l'Uruguay se sont trouvés brutalement face à un conflit et le net durcissement de quelques-uns de leurs voisins les ont obligés à avoir une politique plus éloignée de celle des Etats-Unis.

 

En second lieu, on assiste à un rapprochement du Venezuela del'axe historique Pérou-Bolivie- Argentine. Cette situation met le Brésil dans une position embarrassante et l'oblige, compte tenu de son projet de pacte amazonien, à appuyer, même de façon modérée, l'Argentine. Le Chili, pour sa part, se trouve lui aussi dans une position délicate parce que, s'il est vrai qu'un affaiblissement de l'Argentine peut lui être bénéfique, il est également vrai qu'il ne pourra tirer profit rapidement de cette situation.

 

En troisième lieu, on doit constater la défaite de la Grande-Bretagne sur le plan latino-américain et peut-être aussi celle des autres pays de la CEE. Sans juger des raisons profondes du déclenchement des hostilités par l'Argentine aux îles Malouines, il est bien évident que l'affrontement a débordé le cadre d'un gouvernement militaire pour se transformer rapidement en un affrontement entre la Nation argentine et une puissance coloniale. L'argument fallacieux utilisé par la Grande-Bretagne, à savoir qu'il s'agissait d'une lutte entre une dictature et une démocratie, s'est vite effondré lorsque l'ensemble des forces internes de l'Argentine a soutenu la tentative de récupération des Iles tout en manifestant son opposition aux militaires. Aussi, la Grande-Bretagne doit comprendre que l'ère des régimes coloniaux est achevée et que la situation interne de l'Argentine sera résolue par le peuple argentin lui-même et non par Londres.

Enfin, l'on doit considérer le rôle que l'Union soviétique risque de jouer dans la région. Il est évident que les grands perdants à long terme ont été les Etats-Unis. Le TIAR, traité signé par les pays américains en 1947 afin de se défendre contre toute agression de puissances extra-régionales, est vite devenu un outil de l'affrontement Est-Ouest inutile dans le cas d'un affrontement Nord-Sud ainsi que l'a démontré l'affaire des Malouines. L'URSS peut-elle occuper la place des Etat-Unis dans la région? D'un point de vue proprement latino-américain cela semble difficile si l'on tient compte du fait que l'URSS a très peu à offrir aux nations latino-américaines sur le plan économique et politique, ou, à dire mieux, les Soviétiques n'ont pas plus à offrir que les Nord-Américains, même si l'URSS a plus de possibilités de s'implanter en Amérique latine que par le passé. Mais il faut bien voir aussi que les pays du continente sont des pays qui ont une longue tradition d'indépendance et que, s'ils la font valoir aujourd'hui par rapport à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, ils la prôneront également à l'avenir face aux Soviétiques.

Si l'on étudie l'histoire latino-américaine du XXe siècle, que ce soit au cours de la Première ou de la Seconde Guerre mondiale, c'est à- dire lors des grandes crises internationales, les centres mondiaux du pouvoir se sont affaiblis tandis que les forces qui se sont développées partout en Amérique latine s'apparentaient plus à des tendances nationalistes qu'à des souhaits de rapprochement avec l'une ou l'autre des puissances en guerre.

 

Le conflit des Malouines est-il un conflit du XIXe siècle, ou s'agit il d'un conflit du XXIe siècle? Les deux aspects existent. Les Malouines et d'autres îles de l'Atlantique Sud sont occupés illégalement par la Grande-Bretagne et leur rattachement à l'Amérique latine apparaît comme une revendication juste de l'Argentine. La réaction latino-américaine face à l'action britannique s'exprime dans un cadre où subsistent encore des vestiges coloniaux en litige en Amérique latine, entre un ou plusieurs pays, avec d'anciennes ou de nouvelles puissances. C'est le cas de Belize, de la Guyane anglaise et même du canal de Panama. La victoire anglaise a été interprétée par les pays latino-américains comme un échec grave pour l'ensemble du continent et l'image de Alexander Haig assis au milieu des ministres des Affaires étrangères latino-américains soutenant l'Argentine, est bien révélatrice. Vu sous cet angle, on peut penser que ce conflit appartient au XIXe siècle.

Mais pourquoi ne pas situer ce conflit dans le cadre d'une course vers la conquête de nouvelles sources de matières premières? Pour quoi ne pas penser que les pays du Nord ont voulu pénaliser un pays du Sud qui a osé remettre en question - sans juger l'action et l'opportunité - un monde profondément inégal? Les pays latinoaméricains commencent à prendre conscience de cette menace et en sont très préoccupés, compte tenu des énormes réserves qui existent dans cette région et d'autres parties de l'Amérique latine et de l'importance que celles-ci auront pour l'avenir du monde au cours des prochaines décennies.

 

L'Argentine récupérera les Malouines tôt ou tard. C'est un fait irréversible. La Grande-Bretagne ne peut pas se maintenir dans deux îles situées à 14 000 kilomètres de son territoire en continuant à faire face à des pays depuis longtemps hostiles. Et ceci d'autant plus si l'on prend en considération le fait que l'Amérique latine commence à devenir un continent affirmant une identité propre, agité par des forces nationales attachées à la défense de la démocratie, la justice sociale et le non-alignement alors que la Grande-Bretagne se trouve actuellement dans une situation difficile pour affronter une telle volonté latino-américaine. Il convient de retenir ce que disait Tite-Live: “Vincere sees Hannibal, sed utis victoria nescis” (”Tu sais vaincre, Hannibal, mais tu ne sais pas consolider ta victoire”).

 

IFRI Institut français des relations intenationales

Angel Tello. L'Argentine et les îles Malouines. Politique étrangère N°4 1982 47e année

 

http://malvinasdata.blogspot.com.ar/2013/10/la-mirada-argentina-desde-europa_5081.html

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Malouines argentines! :vertsuper:  (exercise)

 

...ou pourquoi la Grande-Bretagne repousse-t-il toute tentative de négociation diplomatique bilatérale pour résoudre le différend sur les Malouines...

 

 

Présentation

 

Dans le cadre du cinquantième anniversaire du Centre de droit international de l’Université Libre de Bruxelles, un procès simulé a été organisé à l’ULB sur le différend qui oppose le Royaume-Uni et l’Argentine à propos de la souveraineté sur les îles Malouines (Malvinas / Falklands).

 

Le procès organisé diffère du schéma des procès simulés habituels. En effet, ce sont cette fois-ci des professeurs qui se sont tenus à la barre des plaideurs, alors que les étudiants ont occupé le banc des juges. Cette nouvelle disposition visait à permettre aux étudiants de découvrir les procédés de réflexion nécessaires à la rédaction d’une décision de justice.

Ce procès simulé original a été réalisé à l’initiative et sous la supervision du professeur Olivier Corten, directeur du Centre de droit international. Il a été conduit dans le cadre du cours de Règlement des différends internationaux, par Vaios Koutroulis, professeur assistant au Centre, et titulaire de ce cours pour l’année académique 2013-2014.

 

Le cas sélectionné

 

La controverse des îles Malouines, différend territorial non résolu opposant le Royaume-Uni à l’Argentine depuis de nombreuses années, semblait se prêter idéalement à l’exercice, notamment en raison de la variété des arguments invoqués par les deux parties mais aussi de la profusion de différends territoriaux résolus par les juridictions internationales, offrant ainsi aux étudiants-juges une solide base d’inspiration.

 

La représentation des parties

 

En vue d’organiser ce procès simulé, le Centre de Droit International choisit dans un premier temps d’envoyer un courrier aux ambassades du Royaume-Uni et de l’Argentine à Bruxelles pour savoir s’ils souhaitaient déléguer des représentants « officiels » pour participer à l’évènement. Suite à une réponse négative de la part de l’Ambassade de l’Argentine et une absence de réponse de la part de celui du Royaume-Uni, il a été fait appel à deux experts des différends territoriaux internationaux pour présenter les arguments des parties.

Ainsi, les arguments de l’Argentine purent être présentés par le professeur Marcelo G. Kohen, de l’Institut de hautes études internationales et de développement de Genève. De nationalité argentine, le professeur Kohen est tout particulièrement spécialiste des différends frontaliers et territoriaux : il a été conseil de multiples Etats dans ce type d’affaires devant la Cour Internationale de Justice et est également l’auteur de l’ouvrage Possession contestée et souveraineté territoriale (Presses Universitaires de France, 1997).

Les arguments du Royaume-Uni furent, eux, présentés par le professeur Michael Waibel, de l’Université de Cambridge. Ayant notamment rédigé l’article concernant les îles Malouines dans la prestigieuse Max Planck Encyclopedia of Public International Law (Oxford University Press, 2012), le professeur Waibel a une connaissance approfondie du différent et des arguments avancés par les parties.

 

Le Tribunal a rendu sa sentence

 

Bruxelles, le 30 juin 2014.    

 

Le 24 juin 2014, le Tribunal arbitral étudiant a rendu sa sentence en l’affaire relative à la souveraineté sur les îles Malouines (Argentine/Royaume-Uni), jugeant à l’unanimité que les îles Malouines relèvent de la souveraineté de la République argentine.           

 

Raisonnement du Tribunal

 

Après un rappel du contexte historique dans le cadre duquel s’inscrit le différend et des principaux faits pertinents, le Tribunal a commencé son analyse par la détermination de la date du cristallisation du différend, la date critique, afin d’établir qui du Royaume-Uni ou  de l’Argentine était souverain des îles Malouines à cette date. De l’avis du Tribunal, la date critique correspond au 19 novembre 1829, date de la protestation britannique à la nomination d’un gouverneur argentin pour les îles Malouines qui constituait la première manifestation officielle d’une divergence de vues entre les parties au sujet de la souveraineté sur les îles Malouines.           

Par la suite, le Tribunal s’est penché sur les arguments avancés par les parties concernant la souveraineté sur les îles Malouines. Il a considéré que l’Espagne a acquis la souveraineté sur les îles en vertu de la cession des îles par la France, formalisée dans le Traité conclu en 1766 entre les deux Etats. Selon le Tribunal, la souveraineté espagnole est à l’origine de la souveraineté subséquente de l’Argentine à la suite de l’indépendance de cette dernière en vertu du principe de l’uti possidetis iuris. Ce titre juridique est confirmé par l’exercice des effectivités subséquentes de la part de l’Argentine.   

Au vu de ces constats, le Tribunal a conclu que, à la date à laquelle le différend s’est cristallisé, les îles Malouines étaient sous souveraineté argentine.

Dans un deuxième temps, le Tribunal s’est tourné vers les arguments de la prescription acquisitive et du droit à l’autodétermination, soulevés par le Royaume-Uni. Malgré le fait que les faits sous-tendant ces deux arguments sont postérieurs à la date critique identifiée, le Tribunal a considéré qu’ils étaient de nature à influencer la question de la souveraineté sur les îles Malouines. A ce titre, il les a analices dans la seconde partie de la sentence. Concernant la prescription acquisitive, le Tribunal a relevé qu’il n’existe aucune certitude quant à son statut en droit internacional contemporain. En outre, après avoir examiné les conditions pour que la prescription acquisitive puisse être établie, il a constaté que l’occupation des îles Malouines par le Royaume-Uni n’a pas été réalisée de manière paisible en raison des protestations formulées par l’Argentine. Ainsi, le Tribunal a conclu qu’il ne peut pas retenir la prescription acquisitive comme fondement de la souveraineté du Royaume-Uni sur les îles Malouines.           

Quant au droit à l’autodétermination, de l’avis du Tribunal, les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale des Nations Unies indiquent que celle-ci ne considère pas les habitants des îles Malouines comme    un peuple qui serait titulaire d’un droit à l’autodétermination. En outre, le fait  que les îles Malouines soient inscrites sur la liste des territoires non autonomes ne change rien à cette conclusion. Le Tribunal a souligné que la seule inscription d’un territoire sur cette liste ne confère pas ipso facto un droit à l’autodétermination aux habitants de ce territoire. Dès lors, la volonté exprimée par les habitants des îles Malouines de continuer à être administrés par le Royaume-Uni ne remet pas en question la conclusión par rapport à la souveraineté sur les îles Malouines.

 

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http://malvinasdata.blogspot.com.ar/2014/08/porque-gran-bretana-rechaza-cualquier.html

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Belle analyse HernanF.

Sujet douloureux pour l'Argentine.

 

Il faudra bien que ce problème soit résolu un jour, par la négociation, comme double entité à la limite, au même titre que Gibraltar et l'Espagne ou de Jérusalem avec Israël et les Palestiniens.

 

Dans la limite des eaux territoriales des Malouines, la prospection et la future exploitation pétrolière n'arrange pas les choses.

 

Or, à mon avis, c'est précisément sur ce point qu'un accord est possible dans le cadre de l’exploration pétrolière d'une part, et d'un accord concernant les Malouines en tant que terre et en tant que souveraineté.

 

Cela ne sera pas facile aux vues des problèmes de notre malheureuse planète, Palestine-Israël, Gibraltar-Espagne, etc.

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Il est vrai, c'est un sujet douloureux pour l'Argentine (particulièrement par les morts et par les ancien combattants) et difficile de résoudre.
En outre, la prospection pétrolière a apporté de nouvelles tensions à la région mais il y a un sujet plus important, la projection stratégique sur l'Antarctique dans un avenir très proche.
 
À l'égard de Jérusalem, mon idée est simple, si simple qu'il est d'une application impossible  :vertrire:
Ni sous contrôle de l'Israël ni de la Palestine, une ville au style du Vatican, un Vatican II sous contrôle religieux international où confluent les trois religions monothéistes...

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@ HernanF.
 
À l'égard de Jérusalem, mon idée est simple, si simple qu'il est d'une application impossible  :vertrire:
Ni sous contrôle de l'Israël ni de la Palestine, une ville au style du Vatican, un Vatican II sous contrôle religieux international où confluent les trois religions monothéistes...
 
C'est mon opinion depuis longtemps également. Une ville "libre" avec les Juifs, les Musulmans et les Chrétiens comme fut Tanger et d'autres villes.
 
Pour l’Antarctique, effectivement, je n'avais pas pris en compte ce point supplémentaire dans l’équation.
 
Il faudra bien tenir compte un jour des réalités et que les Malouines, au pire ou au mieux, soient gérés de façon commune par les deux entités avec choix d'une double nationalité, ou d'autres solutions à penser et à appliquer.

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Il faudra bien tenir compte un jour des réalités et que les Malouines, au pire ou au mieux, soient gérés de façon commune par les deux entités avec choix d'une double nationalité, ou d'autres solutions à penser et à appliquer.

 

 

Difficile d'accepter pour l'Argentine gérer ou partager le pouvoir avec le Royaume-Uni.

Sauf la solution Hong Kong, une cession de souveraineté plus loin... mais, je continue de voir les britanniques comme ennemis. Je comprends que plusieurs ne le comprennent pas, mais le mauvais souvenir des morts et des blessées dans la guerre, son sang versée pour la patrie en 1982, se maintient jusqu'au présent.

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Ce qui est curieux avec la Grande-Bretagne, c'est que ce pays avait promis l'indépendance à de très nombreux pays durant la seconde guette mondiale contre leurs aides contre les Japonais (la Birmanie par exemple) et ce fut fait

 

Elle donna l'indépendance au Canada, à l'Australie, la Nouvelle Zélande, l'Afrique du Sud qui devinrent membre de la Couronne (il n'y a que des Premiers Ministres dans les pays cités) et sous la pression des événements à l'Inde et au futur Pakistan, puis a l’Égypte, au Soudan, Etc.

 

D'autres suivirent ou la Grande-Bretagne perdit "ses droits" comme Malte, le Yémen....sauf Gibraltar, les Malouines et l'Irlande du Nord !

 

 

@ HernanF

Sauf la solution Hong Kong, une cession de souveraineté plus loin... mais, je continue de voir les britanniques comme ennemis.

 

 

Très humblement, je pense que c'est une erreur que de concevoir les choses de cette façon. Il n'y aura aucune avancée quelconque  avec des  pays cultivant la rancœur ainsi.

 

Si la France et l'Allemagne ont réussis avec le général de Gaulle, Président de la République et le Chancelier Allemand Adenauer à "tourner la page" en premier lieu en déclarant la "réconciliation" et en appliquant les relations Franco-Allemandes avec l'Amitié Franco-Allemande, puis  avec la poursuite de cette politique avec leurs successeurs respectifs, et ce ne fut pas facile au vue de nos pays ravagés, de millions de morts, de destructions gigantesques,  et de trois guerres (1870 - 1914 / 1918 - 1939 / 1945).

 

Le problème de la Sarre, territoire Allemand qui fut  "annexé" par la France a cause des mines de fer en 1945, fut rendu à l'Allemagne après le vote de ses habitants.

 

Ce ne fut pas choses facile pour toutes les victimes du Nazisme, des victimes de l'occupation Allemande pendant ces conflits qui fut parfois d'une cruauté sans égale.

 

Aujourd'hui, l'amitié Franco-Allemande est chose naturelle, les anciens combattants des deux pays se recherchent et s'estiment (notamment lors des cérémonies du débarquement Alliés en Normandie du 6 juin 1944). Nous avons créé l'Europe et nos deux pays sont les éléments avancés de cette Europe avec une monnaie commune, des réalisations et des projets communs.

 

Aujourd'hui, Président de la République Française et Chancelière Allemande, organisent et assistent au devoir de mémoire ensemble.

 

Bref, nous avons gagné la Paix, l'amitié des Européens et nous ne pouvons que constater ensemble la folie meurtrière des guerres précédentes. Pour les Français, les meilleurs amis au sein de l'Europe sont désormais les Allemands !

 

Alors, je pense que vous pouvez, vous les Argentins, un pays que nous apprécions en France, faire choix de votre destin. Pour pouvez prendre le chemin - long - que nous avons pris, nous, Français et Allemands.

 

Ou bien, vous pouvez déplorer les événements, les morts - des deux cotés soit dit en passant - et ronger vos rancœurs passées ce qui ne résoudra en rien les problèmes liés aux Malouines. Vous pouvez aussi vous pencher sur votre histoire de façon plus positive avec la dictature militaire que vous avez subie et entamer un long devoir de mémoire.

 

Le jour ou votre Président ira à Londres pour parler et négocier avec le Premier Ministre Britannique comme jadis le Président de la République Française (qui fit la seconde mondiale dans toute son horreur en représentant la France dite Libre) alla en Allemagne rencontrer le Chancelier Allemand, alors vous serez - vous aussi - sur le chemin de la réconciliation. Et bien sur, c'est ce que nous, Français et Européen souhaitons.

 

Très cordialement à vous.

Merci pour ce débat crucial et important.

 

Janmary

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Les Malouines sont une des bases avancées vers l'antarctique.

 

D'autre part, elles sont une sentinelle près du cap Horn et surtout face à la porte Est du détroit de Magellan.

 

Les Anglais tiennent l'Atlantique Sud avec les Iles d'Asunción et de Saint Hélène.

 

A Asuncion il y un Aéroport avec de grandes réserves de carburant.

 

A Saint Hélène un aéroport est en cours de construction et sera ouvert en 2016.

 

Au Sud du Sud de l'Océan Atlantique, il y a l'île de la Georgie du Sud, mais là il serait bien difficile d'y implanter un aéroport.

 

Donc les Malouines sont le porte avion vers l'Antarctique avec l'aéroport de Mount Valley pour les Anglais.

 

Pour le Chili c'est Punta Arenas.

 

Pour l'Argentine, c'est Ushuaia.

 

Pour les USA, c'est Christ Church en Nouvelle Zélande.

 

Pour les Australiens et les Français c'est Hobart en Tasmanie.

 

Les Russes passent généralement par Punta Arenas, Ushuaia et parfois le Cap en Afrique du Sud.

 

Je suppose que dans le futur, les Français se poseront la question de l'opportunité de l'implantation d'une base aérienne aux Kerguelen.

Pour l'instant, des considérations météorologiques, techniques et environnementales ne le permettent pas.

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Je pense que capmat à bien résumé la situation des Malouines (Malvinas) et des protagonistes en fonction de l’intérêt stratégique de tout à chacun.

 

Je pense que l’Argentine à raté une solution et aggravé la défiance de la Grande-Bretagne à son encontre. Ce fut une opération Militaire et ce fut l’erreur. Les Britanniques ne pouvaient pas laisser faire une telle humiliation pour la Couronne d’une part, et pour le monde, l’Argentine s’est positionné en situation d’agresseurs,  même si leur revendication sur les Malouines (Malvinas) est justifiée, d’autre part.

 

Je m’explique. Pierre Clostermann, fut accrédité du titre,  par le général de Gaulle, chef de la France Libre à Londres, de « premier chasseur de France 1939-1945 ». Il fut affecté dans une  escadrille Française et détaché dans deux escadrilles (Squadron) prestigieuses Britannique ou il acquit toutes les très hautes  décorations de la R.A.F (Royal Air Force), tel une double D.F.C et une D.S.O  sans parler des titres de la Légion d’Honneur, Commandeur, puis, Grand Officier et Grand Croix finalement.

 

Pour plusieurs raisons, Pierre Clostermann (né au Brésil), défendis l’Argentine sur ses droits envers les Malouines et accusa la Première Ministre Britannique de l’époque d’ouvrir les hostilités avec l’Argentine, dixit Lord Carrington, ministre des Affaires Etrangères et pourtant ami du Premier Ministre dans sa lettre de démission à Margaret Thatcher le 6 avril 1982.

 

Il défendit le courage des pilotes Argentins sur leurs Douglas A4 « Skyhawk » au point qu’après la fin des hostilités, il fut invité par les survivants Argentins de ces escadrilles qui lui remirent leurs insignes de pilotes et le firent membre des leurs !

 

Il s’en expliqua dans son livre qui à lire absolument =

 

L’Histoire Vécue

Les secrets

Guevara, Churchill, de Gaulle, Mitterrand, Salazar, Allende...par un témoin.

Chez Flammarion 1998

 

Voir le Chapitre avec les photographies et l’historique qui à amené à ce conflit = Les Malouines : deux milles morts pour un sondage.

 

En fait, l’Argentine aurait du procéder subtilement comme le firent les Albanais au Kosovo, de tout temps considéré territoire Serbe. Les Albanais s’implantèrent en nombre de plus en plus important au Kosovo jusqu’au moment ou les Serbes furent très minoritaires dans la région. Ils n’obéissaient plus aux lois Serbe, mais aux leurs. La guerre était inévitable pour les « chasser » hors du territoire.

 

Contre toute attente, les pays Européens – compte tenu des actes barbares des Serbes – défendirent les « Kosovars »  avec l’intervention américaine et qui firent cessation de la Serbie qui enrage encore contre les puissances occidentales et les Etats-Unis.

 

Que ce serait-il passer si les Argentins – sans bruit ni trompettes – avec l’arrivée d’éleveurs de moutons, d’établissements et de comptoirs  propre aux activités de  la mer et de  l’élevage, se soient installés ? Puis, après un certain temps,  ici et la, le drapeau hissé sur les bâtiments ainsi créés ? Les populations locales eussent été complètement en sous nombre. A partir de cet instant, tout était possible avec un aéroport et un port travaillant majoritairement pour les Argentins de l’ile plus que pour les locaux !

 

On ne peut refaire l’histoire, mais il est vrai qu’il eut de la mauvaise foi dans l’attitude Britannique bien informé des événements à venir avec l’aide et l’assistance américaine qui ne voulait pas perdre son allié privilégié.

 

Janmary

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Le 2014-8-10 à 04:10, Janmary a dit :

 

Si la France et l'Allemagne ont réussis avec le général de Gaulle, Président de la République et le Chancelier Allemand Adenauer à "tourner la page" en premier lieu en déclarant la "réconciliation" et en appliquant les relations Franco-Allemandes avec l'Amitié Franco-Allemande, puis  avec la poursuite de cette politique avec leurs successeurs respectifs, et ce ne fut pas facile au vue de nos pays ravagés, de millions de morts, de destructions gigantesques,  et de trois guerres (1870 - 1914 / 1918 - 1939 / 1945).

 

 

Le jour ou votre Président ira à Londres pour parler et négocier avec le Premier Ministre Britannique comme jadis le Président de la République Française (qui fit la seconde mondiale dans toute son horreur en représentant la France dite Libre) alla en Allemagne rencontrer le Chancelier Allemand, alors vous serez - vous aussi - sur le chemin de la réconciliation. Et bien sur, c'est ce que nous, Français et Européen souhaitons.

 

Très cordialement à vous.

Merci pour ce débat crucial et important.

 

Janmary

 

Mais oui, je comprends votre position, mais c'est difficile tourner la page, Encore aujourd'hui, je rappelle à mon grand-père parler de Mers el-Kébir, ma méfiance vers les britanniques l'a portée dans mon sang.

Je suis coupable, monsieur le juge  :vertrouge:

 

Une petite anecdote qui décrit ma "intolérance" vers le Royaume-Uni: je connais Calais, connais Saint Malo, connais Brest, connais Boulogne Sur Mer (où est mort le général San Martín) mais je n'ai jamais croisé la Manche, je n'ai jamais mettre les pieds à terre britannique, et je ne le ferai pas jusqu'à ce que les Malouines soient argentines.

Mais j'ai été à Gibraltar  :vertrire:

 

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À l'égard du jour ou mon Président ira à Londres pour parler et négocier avec le Premier Ministre Britannique  il est très loin, parce que les britanniques ne veulent pas discuter la souveraineté des îles, ils se sont toujours refusés à le faire. Ils acceptent de négocier tout, sauf la souveraineté. 

Le débat s'enrichit, merci beaucoup Janmary par vos mots  :vertsuper:

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Un article sur Pierre Clostermann avec des pilotes de A4B, les lieutenants Ureta et Isaac en 1983 à l´Argentine.

L´escadrille "Zonda"  :vertsuper:

 

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    • Bonsoir, je m'interroge quand au packaging le plus intéressant globalement concernant celui des militaires afin d'acquérir une bonne autonomie OTG. En effet, on trouve sur le net des tas de fournisseurs et de nouvelle technologies apparaissent sans cesse, auriez vous un fournisseur, une marque privilégié ou une revue militaire sur le net qui offre du concret, et non de la publicité pour pseudos survivaliste, ou encore un site énumérant les packaging mis à jour des forces armées, spéciales, etc?   À choisir par exemple j'ignore si je dois passer mon temps à comparer des tas de rangers pour choisir le meilleur du meilleur, ou cibler un package particulier (j'ai vu une vidéo d'un militaire français se plaignant de rangers dépassées se rendre au surplus pour en acheter des américaines de sa propre poche).
    • Ouvrez le ban ! Toutes personnes qui a effectuées son temps militaire ou qui a assisté à une cérémonie militaire a remarqué la présence du clairon et éventuellement du tambour. Mais la fonction de clairon et de tambour dans les Armées est bien loin d’être juste ornementaliste. À toute époque, la musique se trouve associée au fonctionnement des armées. Au début du XXe siècle, elle garde sa fonction initiale de moyen de signalisation sonore face aux éléments perturbateurs du champ de bataille (cris, bruit du canon, fumée, fusillade). Les instruments privilégiés pour transmettre les ordres du chef sont les instruments au son aigu comme la trompette, le fifre et le tambour. La musique d’ordonnance sert également à disposer les troupes sur le champ de bataille et à leur insuffler de l’énergie et du courage au moment de partir au combat. Dans le cadre d’une guerre moderne, les musiciens servent prioritairement à d’autres tâches. Non combattants, les directives leur assignent des missions d’intendance auprès du petit état-major du régiment et de soutien au service de santé comme brancardiers. C’est durant les périodes de repos, à l’arrière du front, que la musique retrouve un rôle plus conforme à ses attributions. Dans les zones de cantonnement, c’est elle qui ordonne la vie quotidienne du troupier comme au temps de la garnison : clairons et tambours sonnent le réveil, l’appel au rassemblement, le couvre-feu ou encore la sonnerie aux morts. Elle a aussi pour utilité de rythmer les marches des troupes partant à l’exercice ou en manoeuvre pour maintenir la discipline et rendre moins pénible l’effort. la musique accompagne les soldats sur les champs de bataille. Elle est également présente dans le service quotidien des militaires, notamment à travers les « sonneries d’ordonnance ». Une sonnerie est une courte mélodie destinée à transmettre les ordres, à déterminer des attitudes (par exemple le garde-à-vous), à rythmer les différents moments de la vie militaire ou à réaliser le soutien des cérémonies officielles et commémoratives. Ces sonneries sont interprétées par des instruments d’ordonnance, c’est-à-dire des instruments à résonance naturelle, sans clé ni piston, ne pouvant jouer qu’un nombre limité de notes (les harmoniques de la tonique), contrairement aux instruments d’harmonie. Le clairon, la trompette de cavalerie (qui a un son plus strident que le clairon), le cor de chasseur et certaines percussions comme le tambour appartiennent à cette famille. Le clairon est l’instrument inséparable du quotidien militaire puisqu’il est utilisé quotidiennement dans toutes les armes pour interpréter les sonneries réglementaires. Il est également la voix des défunts – lorsque se fait entendre la sonnerie Aux morts – afin de rappeler aux vivants le sacrifice de ceux qui les ont précédés. Ce répertoire répond à trois types de situations : le cérémonial, la vie de quartier et la manœuvre. Cependant, compte tenu de l’exigence de discrétion sur les théâtres d’opérations actuels, cette dernière fonction a disparu. Son utilisation quotidienne, afin de rythmer la vie de quartier, est aujourd’hui largement restreinte. La sonnerie se limite à quelques activités rituelles telles que « les couleurs » (levée et descente du drapeau). Elle est, le plus souvent, diffusée par le moyen d’un enregistrement. Jusqu’à la fin des années 1990, on comptait plusieurs sonneurs (instrumentistes d’ordonnance) par régiment, généralement un par compagnie, chacun étant, à tour de rôle, de service, du réveil au couvre-feu. Son activité consistait à rythmer les différents moments de la journée avec le réveil, le petit déjeuner, le rassemblement, l’appel des consultants, le déjeuner, le rassemblement, la soupe, l’appel des consignés, l’appel du soir, et le courrier dès sa réception. Le clairon de la compagnie de service (celle qui montait la garde) devait, en outre, sonner la levée des Couleurs, la revue de la garde, l’appel du piquet incendie, l’appel des punis et la descente des Couleurs. La levée et la descente des Couleurs sont ritualisées, tout comme la revue de la garde où le clairon est en tête de la nouvelle garde pour aller à la relève. À l’arrivée au lieu de relève, la revue de la garde était faite par le chef de corps dont l’arrivée était annoncée par une sonnerie spécifique. Enfin, le refrain du régiment était chanté. Le clairon se mettait alors en arrière. Le clairon est un instrument de facture (art de fabriquer des instruments de musique) relativement récente. Il a été inventé par le facteur d’instruments Courtois entre 1823, date de la commande du ministre de la Guerre, et 1831, date de son adoption officielle par l’institution. On appelle aussi « clairon » le sonneur de cet instrument. Le clairon, Pierre Sellier, instrumentiste qui a été chargé de sonner l’armistice du 11 novembre 1918 est bien connu,   Le Clairon Sellier Né le 18 novembre 1892 à Beaucourt dans le Territoire de Belfort, il est connu pour avoir été le soldat qui sonna au clairon le premier "cessez-le-feu" lors de l'arrivée des plénipotentiaire allemands  à Rethondes.

      Intégré au 171ème Régiment d'Infanterie, Le Caporal Sellier reçu, le 7 novembre à 20h30 l'ordre du Capitaine Lhuiller de sonner le premier "Cessez-le feu". Démobilisé le 28 août 1919, il retourne à Beaucourt et travaille chez Japy, puis chez Peugeot à Sochaux.   En 1925, il refuse l'offre de l'American Legion de faire une tournée aux Etats-Unis où il aurait dû reproduire la sonnerie historique. Son homologue allemand, Zobrowski, refuse aussi cette offre. Les américains  proposent  de lui acheter son clairon, il préfère en faire don au Musée des Invalides et une copie lui est offerte par la maison Couesnon.Il participe à de nombreuses  cérémonies du 11 novembre en  France . En 1927, il  joue son propre rôle dans le film "LA GRANDE EPREUVE" d'Alexandre Ryder. Ce beau film a été distribué dans le monde entier par la firme Paramount sous le titre "THE SOUL OF FRANCE" Mobilisé  une seconde fois en septembre 1939, il est renvoyé dans ses foyers en mai 1940.
      Il entre dans la Résistance  et rejoint le maquis du Lomont en août 1944, puis s'engage, à la Libération dans le 3ème R.T.A et  participe à la campagne "Rhin et Danube".
      Nommé adjudant, il est titulaire de nombreuses décorations et cité plusieurs fois à l'ordre du Régiment et de la Division.Il meurt à Beaucourt le 16 mai 1949 et repose au cimetière de Reppe.

      A Beaucourt, un monument lui est dédié près du Coq Japy, une rue et le collège  de La Capelle portent  son nom. ( Source : filmsregent-archivesjacqueshaik ) tout comme le chant de Paul Déroulède, mis en musique par Émile André, intitulé le Clairon (SASEM 1875, chant qui parle des zouaves qui chargent leurs ennemis au son du clairon). Son ancêtre est le cornet mais c’était le tambour et le fifre, petite flûte traversière en bois au son aigu, qui étaient utilisés, à l’armée, dans cette fonction d’ordonnance. Chaque ordre étant associé à une sonnerie spécifique, tous les militaires étaient tenus de les connaître parfaitement. Ils en faisaient l’apprentissage pendant les classes. Leur nombre étant relativement important, environ trente-cinq mélodies, les soldats inventaient des paroles, plus ou moins grivoises pour les mémoriser. Certains de ces textes devinrent plus connus que d’autres et se généralisèrent plus ou moins. Les plus en vogue, et les moins coquins, étaient imprimés sur de petites cartes introduites dans les tablettes de chocolat. Ces courtes mélodies étaient également éditées sous la forme de recueils, dans lesquels elles apparaissent accompagnées de paroles inventées (ou reprises) pour l’occasion. Selon Antonin Louis, auteur de ce type d’ouvrages, ces derniers avaient pour vocation de « vulgariser les sonneries officielles par l’adaptation de paroles qui en feront retenir plus facilement la signification ». Elles étaient ouvertement publiées dans un but patriotique et plus particulièrement « pour que la nouvelle génération puisse les apprendre par cœur ». Ces initiatives étaient une occasion de renforcer le lien « armée - nation » par une vulgarisation de la culture militaire, tout en offrant à l’institution un outil mnémotechnique normalisé. Les marches, vocales ou instrumentales, sont un genre musical au rythme régulièrement cadencé, à un tempo (la vitesse) plus ou moins vif et un caractère plus ou moins enjoué selon les raisons pour lesquelles elles ont été créées (marche funèbre, pas redoublé, œuvres de circonstance…). Elles sont destinées à régler le pas et la vitesse de déplacement de la troupe. La plus connue d’entre elles est La Marseillaise, devenue hymne national. Ce répertoire, tel qu’on le connaît aujourd’hui, s’est principalement enrichi au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Certaines marches sont uniquement instrumentales, notamment les plus contemporaines mais elles peuvent, en général, être jouées ou chantées. Dans ce dernier cas, il est rare que les paroles et la mélodie aient été créées par le même auteur. Ces compositions sur mesure sont parfois l’œuvre de compositeurs célèbres tels que Maurice Druon, Hector Berlioz, Charles Gounod, Vincent d’Indy, Frédéric Chopin (Marche funèbre) ou Camille Saint-Saëns qui, durant la Grande Guerre, accompagna, en 1917, la mission Joffre-Viviani aux USA et composa plusieurs morceaux de circonstance dont deux pièces pour harmonie : Pas redoublé vers la victoire (op. 152) et Marche interalliée (op. 155). La majorité des marches contemporaines sont l’œuvre de chefs des musiques et fanfares militaires, comme la Marche de la 2ème DB, avec des paroles d’André Ledur et une mélodie composée en mars 1945, par Victor Clowez (1908-1973). Ce dernier fut musicien militaire de 1930 à 1945 puis chef d’orchestre civil. Elle était initialement destinée à être le chant du Régiment de Marche du Tchad. C’est à la demande du général Leclerc qu’elle devient la marche officielle de sa division et prend sa nouvelle dénomination. Aujourd’hui, ce type de marches n’est plus interprété vocalement et a été remplacé par des chants dont les textes correspondent mieux aux besoins actuels des militaires. Selon les pièces, ils abordent trois thématiques principales : l’expression communautaire, le conflit et l’éloignement. L’une ou l’autre est mise en évidence, sans que les autres soient totalement occultées. Le groupe social est omniprésent à travers le « nous » communautaire, expression de la cohésion, des valeurs morales et de la filiation, comme dans le chant Le Combat de demain où l’identité du groupe s’affirme dans l’expression d’une figure héroïque que représentent les soldats ayant œuvré au sein de l’unité. Les chants de promotion abordent la notion d’identité sous un angle différent. Ils font référence à un militaire précis, explicitement nommé. Ils mettent en exergue la filiation à travers la vie du parrain cité en exemple. Ce répertoire intervient dans différentes circonstances dont la plus visible est la cérémonie militaire. Cette activité rituelle se déroule à l’occasion de commémorations, comme les armistices de 1918 et de 1945, de l’intégration de nouveaux personnels au sein de l’institution, comme la remise des galons de sous-officier à l’ENSOA. La cérémonie est emprunte de gravité et de solennité. Elle est « destinée à rappeler au militaire le sens de son engagement et de son attachement à la nation ». Elle peut prendre plusieurs formes selon les circonstances dans lesquelles elle apparaît. Néanmoins, son déroulement reste stéréotypé et réglementé. Elle est constituée de diverses étapes ponctuées par des interventions musicales spécifiques, qui peuvent être des batteries et sonneries, des marches instrumentales ou des chants de marche au pas cadencé. La mise en place de la cérémonie commence par l’installation successive des différentes unités présentes, dont le mouvement vers son emplacement se fait au pas cadencé, en ordre serré, généralement en interprétant le chant qui la représente. Il peut lui être spécifique comme le sont les chants régimentaires ou emprunté au répertoire commun des chants de marche de l’armée de Terre, qui est, en pratique, enrichie de bien d’autres titres. Tout comme dans la vie militaire journalière, les ordres et les honneurs sont transmis musicalement. Toutefois, cette sonorisation n’est pas uniquement assurée par un clairon, comme c’est le cas quotidiennement, mais par la batterie et la sonnerie, c’est-à-dire tambours et clairons associés. Pour le cérémonial, les batteries et sonneries réglementaires sont le Garde-à-vous, l’Honneur au commandant des troupes (chef de corps ou général), l’ouverture et la fermeture du Ban, le Rappel de pied ferme, Aux champs, Au drapeau ou À l’étendard, auxquelles s’ajoutent, selon les circonstances d’autres sonneries comme Aux morts ou l’Honneur au soldat inconnu. ( Source : alienor.org )     Fermez le ban !
    • Ah ! Pas mal, en effet ! Vu le nombre d'histoires de combats contre justement des Paras allemands ( dont on a souvent parlé ici ) considérés comme unité d'élite, je me suis dit... Bon et La France dans tout ça !     Oui, le Capitaine Geille devenu Colonel est important, vu " l'effet " Para ou Commando de L'Air ou Chuteurs ....etc... de jour comme de nuit lors des différentes opérations/conflits. Merci pour ces précisions. Je vais regarder pour le Colonel Bourgoin.
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