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Monique et Jacqueline Bardet, sœurs de sang et Marinettes, les premières infirmières de la 2e Division Blindée de Leclerc


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  • Administrateur

Elles sont deux jeunes femmes d'à peine 20 ans lorsqu'elles s'engagent dans les Forces Françaises Libres fin 1943. Elles vont rejoindre les premières Marinettes, un groupe de 9 infirmières de la 2e Division Blindée du général Leclerc. N'écoutant que leur courage et leur amour pour la France, elles vont suivre les soldats au front, étant de tous les combats : la Normandie, Paris, les Vosges, Strasbourg et finalement Berchtesgaden. Elles seront nos héroïnes éternelles ... à 20 ans à peine

En décembre 1943, deux sœurs se présentent au QG de la 2e Division Blindée alors en reformation à Temara, au Maroc. La cadette n'a que 18 ans et s'appelle Monique. Sa sœur aînée n'a que quelques mois de plus : Jacqueline Bardet. Toutes les deux viennent de parcourir près de 3000 km : elles se sont enfuies de Dakar et du domicile familial pour venir s’engager, pour servir la France au sein du Service Féminin de la Flotte.

Les deux sœurs demandent à rester ensemble : elles vont intégrer l'un des corps ambulanciers de la division, les Marinettes. Les sœurs Bardet rejoignent les sept infirmières du groupe : Jacqueline Carsignol, Cécile de Jerphanion, Françoise La Chassaigne de Poligniac, Jeanne Andrei, Jacqueline Cadoret, Yolaine Dagnon et Marie-Louise Courbary. Les Marinettes sont rattachées, le 7 mai 1944 et quelques semaines avant leur déploiement, au Régiment blindé de fusiliers-marins, au sein de la 2e Compagnie du 13e Bataillon médical du Médecin-capitaine Xavier Gillot (futur Compagnon de la Libération).

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Monique et Jacqueline Bardet reçoivent le grade de Second Maître et sont formées à leur futur rôle. Elles sont habillées d'uniformes américains francisés, avec le bachi sans pompon. Au printemps 1944, les neufs femmes sont envoyées en Angleterre, en prévision d'un futur débarquement. Elles sont formées à la conduite, devant manœuvrer leur ambulance, un Dodge WC54 pesant plus de 3 tonnes. Rapidement renommées l’escouade de charme par les hommes de la 2e DB, les Marinettes vont partir avec eux au combat.

Elles débarquent en Normandie, sur Utah Beach, le 1er aout 1944. Les combats débutent 10 jours plus tard lorsque la division est envoyée combattre dans la Sarthe contre les forces allemandes en retraite. La reste de la guerre ne sera qu'un ensemble d'affrontements, de combats et de soins. Les Marinettes, véritables héroïnes, vont secourir les soldats blessés, sous les balles, les obus et le feu ennemi.

Elles vont participer à la campagne de France, la libération de Paris, les combats dans les Vosges, la libération de Strasbourg, le passage du Rhin et, pour finir, l'arrivée sur Berchtesgaden et le Nid d'Aigle d'Hitler. La Seconde Guerre mondiale s'achève ici pour les deux sœurs, qui vont recevoir les honneurs militaires : croix de guerre 1939-1945 avec citations, Légion d'Honneur, médaille militaire ou encore Presidential Unit Citation.

Mais Monique ne veut pas raccrocher et décide de rester comme infirmière militaire : elle embarque quelques semaines après avec le Corps Expéditionnaire et part en Indochine, nouvelle guerre pendant laquelle elle va être décorée de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec une citation. À son retour d’Indochine fin 1948, Monique retourne vivre à Dakar, où elle devint attachée de presse. Elle épousa Maurice Crémieux, un industriel français installé sur place. C'est là-bas qu'elle décèdera le 27 avril 2010. Elle était la dernière Marinette vivante. Le destin de sa sœur, Jacqueline, est resté lui inconnu.

(Source : Rudolph de Patureaux Ecrivain, Marinettes et Rochambelles & Wikimilitary)

 

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  • Posts

    HernanF

    Posted

    Le trois-mâts ARA Libertad, navire-école de la Marine argentine, restera jusqu'à mercredi dans la base navale de Toulon, sa troisième escale européenne du 50e Voyage de formation. Photo : Valerie Le Parc

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Le voilier-école ARA Libertad est arrivé hier à Toulon pour quelques jours de relâche. (Source : CECMED / Marine Nationale)  

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonjour, Comme Fred, je les touche deux mois après suivant la date de la période. Dans la Marine le sabre est délivré gracieusement (ça vaut tout de même 600 euros), j'ose penser que c'est pareil au SSA.

    Fred689

    Posted

    Merci de passer par la case "Présentation".

    Fred689

    Posted

    Non officiellement il ne le peut pas mais il y en a qui font des "extras" sans que la hiérarchie ne soit au courant, à l'armée on dit "Pas vu, pas pris". Sur Paris il n'y a pas de régiment positionné, il y a un centre de recrutement à Nogent au fort de Nogent pour être précis. Il se peut qu'il soit en mission "sentinelle" mais je doute qu'ils aient le temps de faire des extras. Pas d'appartement avant les 5 ans de présence à la légion si mes souvenirs sont bons, ni voiture, ni épouse (officiellement déclarée).
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