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Le conflit ukrainien

Ce pays d'Europe de l'Est est engagé dans un conflit meurtrier avec la Russie depuis 2014, année où Moscou a annexé la Crimée. Les violences perdurent dans l'Est séparatiste pendant que le pouvoir à Kiev se rapproche toujours plus de l'Europe.

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La crise russo-ukrainienne de 2021-2022 est un affrontement militaire et une crise internationale entre la Russie et l'Ukraine qui a débuté fin  mars 2021. La crise a provoqué des tensions internationales, impliquant également l'OTAN, l'Union européenne, le Triangle de Lublin, l'État de l'Union, la Communauté des États indépendants et l'OTSC.

L'aggravation des relations russo-ukrainiennes s'est produite entre fin octobre et début novembre et a été provoquée par la première utilisation au combat du drone ukrainien Bayraktar TB2 contre les formations de la république populaire de Donetsk. Le message sur l'utilisation des drones est apparu presque simultanément avec la nouvelle de l'occupation du village de Staromarievka sur la ligne de contact des parties, dans laquelle vivent 37 citoyens russes ayant reçu un passeport dans le cadre du programme simplifié.

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S'exprimant lors d'une réunion liée à la défense le 2 novembre, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie surveillait de près l'utilisation des drones "près des frontières de la Russie" et devrait analyser attentivement la situation à cet égard. Selon les observateurs de l'OSCE, le régime de cessez-le-feu a commencé à être violé deux fois plus souvent qu'en 2020 (au cours de la période allant du soir du 29 octobre au soir du 31 octobre, le régime de cessez-le-feu dans la région de Donetsk a été violé 988 fois, et à Louhansk 471 fois). Les observateurs du SMM de l'OSCE ont signalé le mouvement de matériel militaire des Forces armées ukrainiennes, ainsi que des tentatives répétées d'étouffer le signal de ses drones, qui sont utilisés pour surveiller le terrain. Dans le même temps, des publications sont apparues dans les médias occidentaux selon lesquelles la Russie envoyait à nouveau des troupes à la frontière ukrainienne. Des photos satellites de véhicules blindés russes ont été citées comme preuves.

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Les 2 et 3 novembre, le chef de la CIA, William Burns, est venu à Moscou et y a rencontré de hauts responsables du renseignement russe. Selon CNN, le but du voyage était de transmettre au Kremlin l'inquiétude de Joe Biden concernant la situation à la frontière avec l'Ukraine. Des sources de la chaîne de télévision ont rapporté qu'après le voyage, Burns s'est entretenu par téléphone avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky afin d'apaiser les tensions entre Moscou et Kiev. Dans le même but, un haut responsable du département d'État américain a été envoyé en Ukraine le 4 novembre.

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L'aggravation militaire s'est accompagnée d'une aggravation dans le champ politique ukrainien. Le 2 novembre, Dmitry Yarosh, l'ancien chef de l'organisation Secteur droit, a été nommé conseiller du commandant en chef des forces armées ukrainiennes (en) Valery Zaluzhny. Le 4 novembre, un nouveau ministre de la Défense a été approuvé, l'ancien vice-Premier ministre, ministre de la Réintégration des territoires temporairement occupés par Alexey Reznikov, qui a participé aux réunions du Groupe de contact trilatéral au nom de l'Ukraine.

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En novembre 2021, le ministère russe de la Défense a qualifié le déploiement des navires de guerre américains en mer Noire de "menace pour la sécurité régionale et la stabilité stratégique". Le ministère a déclaré dans un communiqué : "Le véritable objectif des activités américaines dans la région de la mer Noire est d'explorer le théâtre d'opérations en cas de tentatives de Kiev de régler le conflit dans le sud-est par la force".

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Le 13 novembre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que la Russie avait à nouveau amassé 100 000 soldats dans la zone frontalière15. Début novembre, des informations faisant état de renforcements militaires russes ont incité les responsables américains à avertir l'UE que la Russie pourrait planifier une invasion potentielle de l'Ukraine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a nié les allégations selon lesquelles la Russie se prépare à une éventuelle invasion de l'Ukraine. Il a accusé l'Ukraine de "planifier des actions agressives contre le Donbass". Peskov a exhorté l'OTAN à cesser "de concentrer un poing militaire" près des frontières de la Russie et à cesser d'armer l'Ukraine avec des armes modernes.

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Le 16 novembre, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a appelé l'Occident à envoyer à la Russie "un signal clair appelant à réduire les tensions, en évitant toute escalade en l'Ukraine et les alentours". Stoltenberg a ajouté que l'alliance enregistre une "concentration inhabituelle" de forces russes près de la frontière ukrainienne. Le 15 novembre, le ministre allemand des Affaires étrangères par intérim Heiko Maas et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a exprimé son inquiétude dans un communiqué conjoint concernant "les mouvements des forces russes et du matériel militaire près de l'Ukraine", appelant les deux parties à "faire preuve de retenue". Dans le même temps, l'attaché de presse du Pentagone, John Kirby, a confirmé que les États-Unis continuaient d'observer une "activité militaire inhabituelle" de la Fédération de Russie près des frontières de l'Ukraine, et le chef du département d'État Antony Blinken a discuté des informations faisant état d'une "activité militaire russe" dans la région avec Jean-Yves Le Drian. Il a été rapporté que les États-Unis discutaient de sanctions avec des alliés européens en cas d'"invasion russe".

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Début novembre, les services de renseignement ukrainiens ont déclaré que les informations sur le transfert de troupes russes supplémentaires vers les frontières ukrainiennes n'étaient rien de plus qu'"un élément de pression psychologique". Cependant, une semaine plus tard, le bureau du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a reconnu que la Fédération de Russie renforçait des "groupes spécifiques de troupes" près de la frontière. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitri Kuleba, a exhorté les gouvernements français et allemand à se préparer à un éventuel "scénario militaire" des actions de la Russie dans le sens ukrainien.

Dans ce contexte, l'Ukraine a fortement intensifié ses efforts diplomatiques. Le 15 novembre, Volodymyr Zelensky et le chef du Conseil européen Charles Michel ont évoqué "la situation sécuritaire le long des frontières de l'Ukraine". Le même jour, Dmitry Kuleba s'est entretenu sur les mêmes sujets à Bruxelles. Le nouveau chef du ministère de la Défense, Alexey Reznikov, s'est rendu à Washington, où il a rencontré le 18 novembre le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin. Le 16 novembre, le ministre britannique de la Défense Ben Wallace s'est rendu à Kiev. Selon le tabloïd The Mirror, une unité d'intervention rapide consolidée d'environ 600 combattants a été formée au Royaume-Uni pour être transférée en Ukraine.

Le 28 décembre, les États-Unis et la Russie ont annoncé que des pourparlers bilatéraux auraient lieu à Genève le 10 janvier 2022, pour discuter des préoccupations concernant leurs activités militaires respectives et pour faire face aux tensions croissantes concernant l'Ukraine. Les pourparlers ("la réunion extraordinaire du dialogue sur la stabilité stratégique") étaient dirigés par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov, et la sous-secrétaire d'État américaine, Wendy Sherman.

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La réunion de Genève a été suivie d'une réunion du Conseil OTAN-Russie à Bruxelles le 12 janvier 2022, qui a réuni les 30 membres de l'OTAN et la Russie pour discuter, selon le communiqué officiel publié par l'OTAN, "de la situation en Ukraine et autour de celle-ci, et les implications pour la sécurité européenne" ; la déclaration du ministère russe de la Défense à l'issue de la réunion a été: "[La Russie] a apporté des évaluations russes de l'état actuel dans le domaine de l'euro-sécurité, et a également donné des explications sur les aspects militaires du projet d'accord russe sur les garanties de sécurité."

Les pourparlers ont été jugés par la Russie comme infructueux.

Le 21 novembre, le chef de la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine, Kirill Budanov, a rapporté que la Russie aurait concentré plus de 92 000 soldats et des systèmes de missiles balistiques à courte portée Iskander près des frontières ukrainiennes. Budanov a déclaré que la Russie était à l'origine des manifestations contre la vaccination contre le COVID-19 à Kiev et d'autres rassemblements en Ukraine, il s'agit de la préparation d'une invasion militaire à grande échelle. Selon Boudanov, la Russie a besoin des manifestations pour que la population ukrainienne ne lui résiste pas lors de l'opération militaire, estimant que les autorités ukrainiennes l'ont trahie : "Ils veulent organiser des rassemblements et des manifestations pour montrer que les gens sont contre le gouvernement", a-t-il déclaré dans une interview au Military Times. "Ils essaient de prouver que notre gouvernement trahit le peuple." Selon le chef des services secrets ukrainiens Budanov, des actions actives devraient être attendues en janvier-février 2022.

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Moscou, à son tour, accuse l'Ukraine d'actions agressives. La représentante officielle du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré le 25 novembre que les autorités ukrainiennes exacerbaient les tensions dans le Donbass et y mènent des actions offensives dans certaines régions : "Les têtes brûlées du régime de Kiev, se sentant apparemment en toute impunité, prônent une solution énergique à la crise interne ukrainienne. La situation dans la zone de conflit s'aggrave. Des informations continuent d'être reçues sur l'utilisation d'armes interdites par le paquet de mesures de Minsk, qui sont fournies à l'Ukraine par les pays de l'OTAN." Elle pense qu'en agissant ainsi, les dirigeants ukrainiens tentent de "détourner l'attention de la dégradation de la situation socio-économique et politique dans le pays [...] et de porter cette attention sur certaines menaces temporaires de l'extérieur".

Les déclarations dures de Kiev et de Moscou sonnent dans le contexte d'une impasse sur toutes les plates-formes de négociation existantes. Il n'y a pas de contacts au sein du Format Normandie et ne sont attendus à aucun niveau : il n'y aura pas de sommet, les ministres des Affaires étrangères n'ont pas encore pu coordonner une réunion, et les conseillers politiques n'ont pas communiqué depuis septembre. Au sein du Groupe de contact trilatéral, les négociations se réduisent à discuter de la question de savoir si la Russie est partie au conflit. Le 15 novembre, Vladimir Poutine a signé un décret sur la fourniture d'un soutien humanitaire à la population de certains districts des régions de Donetsk et de Louhansk en Ukraine.

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Le 1er décembre, la Russie a accusé l'Ukraine d'avoir déployé la moitié de son armée (environ 125 000 soldats) dans le Donbass pour affronter les séparatistes pro-russes. Le 3 décembre, le président Poutine a critiqué l'Ukraine pour avoir utilisé un drone Bayraktar TB2 de fabrication turque contre des séparatistes pro-russes dans le Donbass, affirmant que cette décision violait les accords de paix de Minsk. Le 3 décembre, le ministre de la Défense de l'Ukraine Alexeï Reznikov, s'adressant aux députés de la Verkhovna Rada, a déclaré : "Il y a une possibilité d'une escalade à grande échelle de la part de la Russie. Le moment le plus probable pour y parvenir la préparation à l'escalade sera fin janvier."

Le 9 décembre, la Russie a accusé l'Ukraine d'avoir déplacé de l'artillerie lourde vers la ligne de front où les séparatistes combattent avec les forces ukrainiennes. Le chef d'état-major général russe, Valéri Guérassimov, a déclaré que "les livraisons d'hélicoptères, de véhicules aériens sans pilote et d'avions [de l'OTAN] à l'Ukraine poussent les autorités ukrainiennes à prendre des mesures brutales et dangereuses. Toute provocation des autorités ukrainiennes par la voie d'un règlement forcé des problèmes du Donbass sera supprimé." Le 31 décembre 2021, après un appel téléphonique entre le président américain Biden et le président russe Poutine, Poutine a déclaré que si les États-Unis les sanctionnaient, ce serait "une erreur fatale".

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Le 10 janvier 2022, le gouvernement ukrainien a annoncé qu'il avait arrêté un agent du renseignement militaire russe présumé qui tentait d'en recruter d'autres pour mener des attaques dans la ville ukrainienne d'Odessa. Plus tard, le 14 janvier, l'Ukraine a été frappée par une cyberattaque dont les auteurs étaient soupçonnés d'être des pirates informatiques russes. Le même jour, les services de renseignement militaires ukrainiens ont déclaré que des services spéciaux de la Russie préparaient des "provocations" contre des soldats russes stationnés en Transnistrie, un État séparatiste non reconnu internationalement considéré comme faisant partie de la Moldavie, pour créer un prétexte à une invasion russe de l'Ukraine.

(Source : ici radio canada - Wikipédia)

 

 

Situation en Ukraine : la position de la France

Entamé en 2014, le conflit entre l’Ukraine et la Fédération de Russie perdure en 2019.

Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme, le conflit a fait plus de 13 300 morts et 25 000 blessés depuis 2014. 1,4 million de personnes ont été contraintes de fuir leur lieu de résidence vers les autres régions d’Ukraine et environ 1 million de réfugiés a rejoint les États frontaliers. Le Donbass est devenu l’une des zones les plus minées du monde avec l’Afghanistan et l’Irak.

L’origine du conflit

Le conflit entre l’Ukraine et la Fédération de Russie éclate à la faveur de la crise politique que connaît l’Ukraine fin novembre 2013. La décision du président Ianoukovitch de suspendre le processus devant conduire à la signature de l’Accord d’association avec l’Union européenne déclenche la « Révolution de la dignité » (« Euromaïdan »).

En Crimée, des soldats russes cagoulés et sans insignes lancent une prise de contrôle de l’ensemble des points stratégiques de la région. Le 16 mars 2014, un « référendum » d’indépendance et de rattachement à la Fédération de Russie est organisé. Cette annexion n’a pas été reconnue par la communauté internationale.

Au même moment débute à l’Est de l’Ukraine une opération de déstabilisation. Des groupes armés sans insignes sous contrôle russe appuient des manifestants appelant à l’indépendance de ces régions. Le 11 mai, les entités de facto de la « République populaire de Donetsk » (RPD) et de la « République populaire de Louhansk » (RPL) proclament leur indépendance à la suite d’un « référendum ». Ce vote, organisé en dehors du cadre fixé par la législation ukrainienne et entaché de nombreuses irrégularités, est jugé illégal par l’Ukraine et n’est pas reconnu par la communauté internationale (y compris la Fédération de Russie).

La France a soutenu l’adoption par l’Union européenne de sanctions en réponse à l’annexion illégale de la Crimée et à la déstabilisation de l’Ukraine.

Les Accords de Minsk pour mettre un terme au conflit

Dès juin 2014, les pourparlers diplomatiques s’engagent. Les commémorations du Débarquement du 6 juin 1944 sont l’occasion d’ouvrir une séquence diplomatique entre les présidents ukrainien et russe sous les auspices du Président de la République française et de la Chancelière fédérale allemande, dans le format dit « de Normandie » ou « N4 ».

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Des négociations s’engagent également à Minsk au sein du Groupe de contact trilatéral, composé de représentants ukrainien, russe, de la présidence en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ainsi que des séparatistes (représentants de « certaines régions des oblasts de Louhansk et Donetsk »).

Le 5 septembre 2014, les parties présentes au Groupe de contact trilatéral signent le Protocole de Minsk : 13 mesures d’ordre sécuritaire et politique qui visent à mettre fin au conflit.

Les 11 et 12 février 2015, le sommet des chefs d’État ou de gouvernement en format « Normandie » est réuni à Minsk. Les parties au Groupe de contact trilatéral signent le « Paquet de mesures pour la mise en œuvre des Accords de Minsk » (« Minsk II »).

Celui-ci fixe les étapes opérationnelles pour la mise en œuvre du protocole de Minsk et en vue du règlement du conflit. L’esprit de cet accord est de faire avancer conjointement, sans logique de préalables, la situation sécuritaire sur le terrain et le processus politique. In fine l’objectif est de permettre de réintégrer les zones sous contrôle séparatiste dans le cadre de la souveraineté ukrainienne selon une organisation décentralisée.

La résolution 2202 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, adoptée le 17 février 2015, endosse le Paquet de mesures et appelle à sa pleine mise en œuvre.

Où en est-on en 2020 ?

L’adoption en février 2015 du "paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk" a contribué à une réduction sensible du nombre de victimes, les 3/4 des près de 13 300 victimes que le conflit a occasionnées étant antérieures à sa signature. Mais la crise s’enlise faute de volonté politique des parties de mettre en œuvre leurs engagements. Des tensions régulières continuent d’alimenter le conflit russo-ukrainien.

En Crimée, l’Ukraine n’a pas recouvré le plein rétablissement de sa souveraineté et de son intégrité territoriale dans ses frontières internationalement reconnues.

Dans l’Est de l’Ukraine, les violations répétées du cessez-le-feu menacent directement les populations civiles et la situation humanitaire demeure très dégradée, en particulier concernant la situation des personnes les plus vulnérables (personnes âgées).

L’année 2019 a été marquée par l’élection de Volodymyr Zelensky comme président de l’Ukraine. Élu avec plus de 73% des voix, il a fait du règlement du conflit la priorité de son mandat.

Depuis l’élection du président Zelensky, plusieurs avancées ont été obtenues sur le terrain :

Le cessez-le-feu obtenu le 21 juillet 2019 a permis une baisse inédite de la violence ;

le désengagement a été mené à bien dans 3 zones pilotes (Stanitsa-Loujanska, Petrivske, et Zolote) ;

le pont de Stanitsa-Louhanska a été reconstruit permettant permettant un meilleur transit des civils au niveau de la ligne de contact ;

En décembre 2019 puis en avril 2020, 2 échanges de prisonniers liés au conflit ont permis la libération de 239 personnes âgées au total de part et d’autre.

Par ailleurs, la Russie et l’Ukraine ont procédé à l’échange de soixante-dix prisonniers politiques (distincts des détenus liés au conflit depuis 2014) dont le réalisateur Oleg Sentsov et les 24 marins ukrainiens détenus depuis le 25 novembre 2018 à la suite du grave incident naval survenu au Sud du détroit de Kertch.

Quelle est la position de la France ?

La France ne reconnaît ni ne reconnaîtra l’annexion illégale de la Crimée : la remise en cause par la force des frontières est contraire au droit international, ainsi qu’aux engagements souscrits par la Fédération de Russie.

Elle déplore par ailleurs la détérioration de la situation des droits de l’Homme dans la péninsule, affectant notamment les Tatars de Crimée. Elle en appelle à la libération de toutes les personnes détenues en violation du droit international.

La France mène une politique de fermeté et de dialogue, pour aller vers un règlement politique du conflit.

La France a été à l’initiative des échanges diplomatiques de juin 2014.

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La France a accueilli le 9 décembre 2019, un sommet des chefs d’États et de gouvernement en format de « Normandie », après le dernier sommet d’octobre 2016 à Berlin. Ce sommet a permis d’atteindre des avancées substantielles dans la mise en œuvre des accords de Minsk, qu’il s’agisse de la consolidation du cessez le feu, des progrès sur le déminage, de l’ouverture de nouveaux points de passage, de l’identification de nouvelles zones de désengagement, ou enfin d’un échange de prisonniers liés au conflit. Les parties ont également rappelé leur attachement à ce que des progrès soient obtenus sur tous les aspects juridiques lié au volet politique des accords de Minsk.

Une réunion ministérielle du format Normandie s’est tenue par visioconférence le 30 avril 2020. Cet entretien a permis de faire le point sur la mise en œuvre des conclusions agréées du sommet de Paris et d’évoquer les mesures urgentes rendues nécessaires par la propagation de l’épidémie de covid-19 dans l’Est de l’Ukraine.

Solidarité française à l’égard de l’Ukraine

La France apporte son assistance à l’Ukraine depuis 2014 dans plusieurs domaines : aide humanitaire et médicale d’urgence, assistance aux déplacés, soutien à la mise en œuvre des réformes. Elle est pleinement engagée dans le soutien à l’Ukraine apporté dans le cadre européen. En 2018, elle a apporté une aide humanitaire de 600 000 euros, qui a permis la rénovation d’infrastructures critiques dans l’Est de l’Ukraine et d’apporter une assistance aux personnes les plus vulnérables. Afin de contribuer à l’amélioration de la situation concernant la production et la distribution d’eau potable dans les régions touchées par le conflit, l’Ukraine et la France ont signé en janvier 2019 un accord prévoyant entre autres la construction d’une nouvelle station de traitement de l’eau pour la ville de Marioupol.

En 2019, la France a octroyé 1,5 million d’euros d’assistance humanitaire à l’Ukraine, à travers l’octroi d’une aide au CICR, au Groupe de déminage danois (DDG), aux associations Triangle génération humanitaire et à Première urgence internationale. Ces actions doivent prioritairement permettre d’améliorer la situation des centaines de milliers de personnes vivant aux abords de la ligne de contact, et qui restent les premières victimes du conflit.

Cette solidarité s’exerce également dans le cadre de l’OSCE : la France a participé aux missions d’observation électorale organisées par le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE en 2014, 2015-2016 et 2019. Par ailleurs, la mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine (MSOU) compte 17 observateurs français, présents sur le terrain (dans l’Est du pays mais également dans d’autres régions) depuis le début du conflit.

(Source https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ukraine/situation-en-ukraine-la-position-de-la-france/   )

 

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Crise aux frontières de l'Ukraine: «Une guerre de haute intensité ne peut être exclue»

 

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Alors que la Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne, Jean-Sylvestre Mongrenier juge plausible l'hypothèse d'une offensive russe. Celle-ci provoquerait une onde de choc qui balaierait tout le Continent, ajoute le chercheur.

Professeur agrégé et docteur en géographie-géopolitique, Jean-Sylvestre Mongrenier est chercheur à l'Institut français de géopolitique (Université de Paris-VII). Il est aussi chercheur associé à l'Institut Thomas More.

 

FIGAROVOX.- Washington accuse Moscou d'avoir posté des agents dans le pays pour mener une opération de déstabilisation. Ces accusations sont-elles fondées ? Que cherche la Russie ?

Jean-Sylvestre MONGRENIER.- Ces accusations sont crédibles, ce type d'opération constituant un classique du genre : déclencher un incident qui sert de prétexte à une agression militaire plus large. Un mot-clef dans le vocabulaire militaire russe : «maskirovka». Il se traduit par «petite mascarade» ou «dissimulation». La mystification, la feinte et la désinformation relèvent de la maskirovka. Souvenons-nous des «petits hommes verts» de Crimée ! En somme, la «guerre hybride» dont on parle tant aujourd'hui n'est jamais qu'une variante des guerres «masquées» et irrégulières d'antan, aux modalités et effets démultipliés par les possibilités qu'offrent de nouvelles technologies.

Cessons de s'interroger sur les objectifs poursuivis par Vladimir Poutine et les dirigeants russes, comme si l'on ne voulait pas comprendre. Qu'on se reporte à la doctrine de l'«étranger proche», énoncée au début des années 1990, aux déplorations de Vladimir Poutine sur la «catastrophe géopolitique du XXe siècle» (la fin de l'URSS), à son discours sur le «monde russe» qui pose la revendication d'un droit d'intervention militaire partout où il y a des populations russophones. Moscou cherche à imposer un nouveau Yalta pour reconstituer tout ou une partie de l'URSS, avec des vues sur l'Europe centrale.

"En vérité, la Russie a déjà envahi l'Ukraine : elle s'est emparée de la Crimée, première annexion forcée en Europe depuis 1945, et elle contrôle une partie du Donbass." (Jean-Sylvestre Mongrenier)

Quant à l'Ukraine, Vladimir Poutine a déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas de raison d'être, l'été dernier encore, dans une longue dissertation à prétention historique. Faute d'être dans le secret des états-majors, il importe, pour anticiper la menace, de considérer les représentations et discours géopolitiques ainsi que l'impressionnant dispositif militaire déployé autour de l'Ukraine. En vérité, la Russie a déjà envahi l'Ukraine : elle s'est emparée de la Crimée, première annexion forcée en Europe depuis 1945, et elle contrôle une partie du Donbass. La question est de savoir jusqu'où la Russie est prête à aller, militairement et territorialement. Évidemment, Moscou préférerait soumettre sans combattre.

Par Agathe Lecoulant

Publié le 20/01/2022 à 16:02, mis à jour le 20/01/2022 à 16:21

( Source https://www.lefigaro.fr/vox/monde/crise-aux-frontieres-de-l-ukraine-une-guerre-de-haute-intensite-ne-peut-etre-exclue-20220120  )

 

Un déploiement de troupes françaises en Roumanie

La France pourrait déployer des troupes sur le flanc oriental de l’OTAN, alors que les craintes d’une attaque russe en Ukraine s’intensifient. Une telle action pourrait permettre de dissiper les « malentendus » créés par le Président français Emmanuel Macron lorsqu’il a récemment appelé l’UE à établir son propre pacte de sécurité avec la Russie. C’est en tout cas ce qu’affirment certains experts.

Le Président français Emmanuel Macron a exprimé mercredi (19 janvier) la « disponibilité à aller plus loin. Et dans le cadre de l’Otan, à nous engager sur de nouvelles missions […] en particulier en Roumanie, si elles étaient décidées ».

Cette décision a été saluée par le président roumain Klaus Iohannis, qui a indiqué jeudi sur Twitter que cela signifiait que « le partenariat stratégique Roumanie-France sera ainsi renforcé sur le flanc oriental, dans la région de la Mer Noire ».

La Roumanie, membre de l’OTAN depuis 2004 et qui compte déjà environ 1 000 soldats américains présents sur son territoire, s’est également dite prête à accueillir davantage de soldats américains.

La présence militaire américaine dans le pays pourrait également être renforcée après que le Président américain Joe Biden a déclaré mercredi (19 janvier) que Washington « augmenterait effectivement la présence de troupes en Pologne, en Roumanie et dans d’autres pays si [le Président russe] venait à agir, car nous avons l’obligation, en vertu de l’article 5, de défendre ces pays puisqu’ils sont membres de l’OTAN ».

Le projet de déployer davantage de troupes en Roumanie et en Pologne n’est pas tout à fait surprenant. L’OTAN avait déjà renforcé sa présence sur son flanc oriental après que Vladimir Poutine a ordonné l’annexion de la Crimée en 2014.

L’armée américaine possède une base militaire près de la mer Noire, et cette dernière réunit actuellement un millier de soldats. Elle est également présente dans deux autres bases militaires, l’une à Deveselu, où se trouve le seul système de défense antimissile Aegis Ashore opérationnel, ainsi que dans une base aérienne dans le centre de la Roumanie, qu’elle prévoit de moderniser.

Dissiper les malentendus

Certains experts estiment que cette initiative contribuera à dissiper les « malentendus » créés par M. Macron, notamment en raison de ses appels à la conclusion d’un pacte de sécurité entre l’UE et la Russie, qui ont été perçus par certains membres du bloc comme une rupture avec les appels à l’unité formulés par les États-Unis dans le cadre des efforts déployés pour mettre un terme à une éventuelle invasion russe en Ukraine.

Ces décisions interviennent au moment où Paris fait pression pour unifier les 27 États membres de l’Union autour de la stratégie de défense du bloc, la future Boussole stratégique de l’UE.

« Cette décision s’inscrit dans l’ensemble des mesures de réassurance et de solidarité décidés par les Alliés ces dernières semaines pour montrer à Moscou que la posture militaire de l’OTAN est robuste (…) et que si le dialogue échoue, les Alliés seront prêts à intervenir », a confié Pierre Morcos, chercheur associé au Center for Strategic and International Studies (CSIS), à EURACTIV France.

Les tensions n’ont cessé de croître à la frontière ukrainienne, où la Russie a posté des dizaines de milliers de soldats, et ce en dépit d’une série de pourparlers qui ont eu lieu la semaine dernière et qui avaient pour but de désamorcer la situation, ces derniers s’étant révélés infructueux.

« C’est un message que nous envoyons à la Roumanie, qui est plutôt francophile et qui entretient des relations assez difficiles avec la Russie », a expliqué à EURACTIV France Edouard Simon, directeur de recherches en sécurité et défense à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS).

Il a également noté que cela signifierait que « les Européens s’intéressent de plus en plus aux intérêts sécuritaires des uns et des autres ».

Le projet de M. Macron « n’est pas de remplacer l’OTAN ou de se détacher des États-Unis », mais de « simplement rééquilibrer » la relation, a affirmé M. Morcos.

La « disponibilité » de la France à l’égard de la Roumanie ne devrait donc pas surprendre, selon M. Simon, qui rappelle que la France prend déjà part aux activités de l’OTAN dans les États baltes.

(Mathieu Pollet | EURACTIV France, Bogdan Neagu | EURACTIV Roumanie, Alexandra Brzozowski | EURACTIV.com)

 

Six navires russes en transit dans la Manche : vers un débarquement de troupes en Ukraine ?

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(© DR Un navire amphibie russe lors d'exercices. Six de ces bâtiments sont en transit en Manche.)

Six navires de débarquement russes ont quitté la Baltique et sont vraisemblablement en route pour la mer Noire. Pourraient-ils prendre part à une opération amphibie contre l’Ukraine ?

Six bâtiments russes ont quitté la Baltique ces derniers jours et font route vers le sud, via la mer du Nord. Il s’agit des Olenegorskiy Gornyak et Georgiy Pobedonosets, ainsi que du Pyotr Morgunov. Un jour plus tôt, trois autres navires de la classe Ropucha et appartenant à la Flotte de la Baltique avaient aussi été repérés : le Korolev , le Minsk, et le Kaliningrad, qui faisaient aussi route vers la mer du Nord.

Navires de débarquement de chars et de troupes

Particularités de ces navires : ce sont tous des navires de débarquement de chars et de troupes, comme le confirme la Bible Flottes de combat. Les trois navires de la classe Ropucha peuvent ainsi embarquer et débarquer 10 blindés et 200 soldats.

Leur arrivée au large des côtes britanniques et hollandaises a suscité, mercredi, l’habituel émoi et le décollage tout aussi habituel de chasseurs Typhoon et F-16. Des avions de guet aérien E-3 Sentry ont aussi joué leur partition. Même les forces armées belges ont pris part à cet accompagnement, déployant au moins un bâtiment.

 

Débarquer des troupes en Ukraine ?

La presse britannique s’est bien sûr empressée d’expliquer que ces deux flottilles constituaient un danger potentiel mais bien réel si elles entraient en Méditerranée puis en mer Noire (lire ici par exemple le long sujet du Daily Mail ).

A quelle mission seraient-elles destinées si ce n’est à débarquer des troupes dans le cas d’un éventuel conflit entre la Russie et l’Ukraine, estiment mes confrères d’outre-Manche ?

Effectivement, dans le contexte actuel pour le moins tendu, le renfort des six navires de débarquement pourrait s’inscrire dans un plan d’invasion russe que Joe Biden a de nouveau dénoncé, promettant la nuit dernière une réponse sévère en cas d’attaque militaire contre l’Ukraine.

« Déconfliction » française

Côté français, on garde un flegme tout… britannique, rappelant que le passage de navires russes dans la Manche et au large de Brest est courant et que ces navires ont le droit de naviguer dans ces eaux tout à fait internationales. Donc circulez, y’a pas grand-chose à voir, « déconfliction » oblige…

 

Toutefois le patrouilleur Flamand est bien allé jouer les curieux à l’entrée de la Manche. Le patrouilleur basé à Cherbourg est d’alerte pour tout type d’activités (dont le passage de migrants) ; il a donc joué les accompagnateurs dans le cadre de sa mission habituelle. Mais aucun dispositif particulier n’a été mis en place », précise-t-on du côté de la Marine.

Toutefois le transit des navires russe sera certainement suivi par les forces françaises et un échange d’informations avec les alliés est en cours.

Philippe CHAPLEAU

(Source : Ouest France)

 

L'Espagne envoie deux navires (Patrouille et frégate) vers la mer Noire...

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L'Espagne envoie un bateau de patrouille et la frégate Blas de Lezo vers la mer Noire en raison de l'escalade en Ukraine, ils enverront également des combattants de l'Eurofighter en Bulgarie, cette décision a été prise après une réunion aux États-Unis.

(Source : aviation navale-Marine Nationale)

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Moscou veut le retrait des forces de l’Otan présentes en Roumanie… où Paris prévoit d’envoyer un groupement tactique.

 

Lors du sommet de Varsovie, en 2016, les membres de l’Otan décidèrent d’établir une « présence avancée réhaussée » [eFP] dans les États baltes et la Pologne ainsi qu’une « présence avancée adaptée » dans le sud-est de l’Europe, et notamment en Roumanie. Il s’agissait alors de prendre des mesures de « réassurance » au profit des pays s’estimant menacés par la Russie, qui, deux ans plus tôt, avait arraché la Crimée de l’Ukraine, en dépit du mémorandum de Budapest [1994] et l’accord « d’amitié » signé par Moscou et Kiev en 1997.

Depuis, la Roumanie accueille un quartier général de brigade multinationale [à Craiova], qui est venu s’ajouter au site AEGIS Ashore de Deveselu, lequel est un élément, avec ses missiles intercepteurs SM-3 Block IIA, de la défense antimissile de l’Otan. En outre, les Alliés envoient régulièrement des avions de combat dans la région, afin de renforcer les moyens de police du ciel des forces roumaines et bulgares. Enfin, les déploiements de navires en mer Noire se sont plus fréquents. De même que les exercices.

En décembre, et alors que la Russie continuait d’accentuer sa pression militaire sur l’Ukraine et venait de préciser les garanties « juridiques » sur sa sécurité qu’elle entendait obtenir des États-Unis et de leurs alliés européens, il fut rapporté que le général Todd Wolters, le commandant suprême des forces alliées en Europe [SACEUR], venait de proposer le renforcement de la posture de l’Otan en Roumanie et en Bulgarie, sur le même modèle que celle mise en place pour les pays baltes et la Pologne.

Visiblement, ce projet a depuis avancé, alors que les mouvements de troupes russes aux abords de l’Ukraine s’intensifient et que les discussions entre la Russie, les États-Unis et l’Otan n’ont rien donné. En effet, lors de ses voeux aux Armées, le 19 janvier, le président Macron a fait savoir que la France était prête à « prendre toutes [ses] responsabilités dans des missions de type eFP, en particulier en Roumanie, si elles étaient décidé ». A priori, le conditionnel n’était sans doute pas nécessaire.

« Je salue chaleureusement l’annonce du président Emmanuel Macron sur la disponibilité de la France de participer à la présence militaire avancée de l’OTAN en Roumanie. Le partenariat stratégique entre la Roumanie et la France sera ainsi renforcé sur le flanc oriental, dans la région de la Mer Noire », a en effet réagi le président roumain, Klaus Iohannis.

Présentant, à son tour, ses voeux aux militaires et aux personnels civils de la Défense, la ministre des Armées, Florence Parly, n’a pas évoqué cette possible participation française à cette nouvelle mission de l’Otan qui se dessine au conditionnel. En effet, elle a parlé d’une « posture de fermeté à laquelle nous contribuons en déployant des moyens en Roumanie, en lien avec nos Alliés, comme l’a indiqué le président de la République hier [le 19/01], et comme nous le faisons aussi vis-à-vis des États baltes », où l’armée de Terre a déployé un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA] sous commandement britannique, en Estonie.

Évidemment, un renforcement du flanc oriental de l’Otan est vu d’un très mauvais oeil par la Russie, d’autant plus que, parmi les garanties de sécurité qu’elle exige, il est demandé aux Alliés de « ne pas déployer de militaires et d’armements supplémentaires en dehors des pays dans lesquels ils se trouvaient en mai 1997 » [soit avant l’adhésion à l’Alliance des pays ayant fait partie du Pacte de Varsovie, ndlr], sauf « cas exceptionnels » et avec son « accord ».

Ce 21 janvier, répondant à une question écrite, la diplomatie russe a enfoncé le clou, en citant, en particulier, les cas de la Roumanie et de la Bulgarie. « Il n’y a pas d’ambiguïté », a-t-elle soutenu.

De l’ambiguïté, Mme Parly en voit pourtant dans l’attitude de Moscou.

« À l’Est de l’Europe, nous voyons un niveau de tensions rarement atteint depuis la fin de la Guerre froide. La Russie adopte une rhétorique agressive et, par ses actions, elle cultive l’ambiguïté stratégique pour mieux contraindre ses voisins – l’Ukraine au premier chef mais aussi le reste de l’Europe. Dans ce contexte, c’est notre sécurité et la stabilité de notre continent qui sont en jeu. Il est donc essentiel que nous autres Européens, nous fassions entendre notre voix », a en effet estimé Mme Parly.

Comme le disait le cardinal de Retz, qui savait de quoi il en retournait, « on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ». Toute la question est de savoir si la Russie prendra le risque de sortir de la sienne.

PAR LAURENT LAGNEAU · 21 JANVIER 2022

(Source : Opex 360)

 

Crise en Ukraine : "Il faut absolument que la France reprenne l'initiative"

Antoine Arjakovsky estime que le contexte de la présidence française de l'Union européenne doit être l'occasion pour Emmanuel Macron de se rendre, pour la première fois, en Ukraine.

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(© Fournis par franceinfo)

Alors que la rencontre entre les chefs de la diplomatie russe et américaine au sujet de la crise en Ukraine, vendredi 21 janvier, à Genève, n'a débouché sur aucun résultat tangible, l'historien Antoine Arjakovsky, estime sur franceinfo qu'"Il faut absolument que la France reprenne l'initiative". Selon le directeur de recherche au Collège des Bernardins, spécialiste de l’Ukraine, "la France a été progressivement marginalisée".

franceinfo : Est-ce que la France joue encore un rôle dans le dossier de la crise ukrainienne ?

Antoine Arjakovsky : Le problème, c'est que la France a été progressivement marginalisée et que les Russes cherchent maintenant à marginaliser la France. Ils organisent des rencontres avec les États-Unis en Europe, sans l'Europe et donc sans la France. Il faut absolument que la France reprenne l'initiative. Le président Macron est allé plusieurs fois en Russie. Il n'est pas allé une seule fois en Ukraine, alors que l'Ukraine est considérée comme un pays qui a signé un traité d'association avec l'Europe, qui défend la démocratie, qui se bat pour l'Europe. Il y a eu des morts pour l'Europe. Il n'y a pas eu une seule visite d'un président français.

On se dit que, si la France est présidente du Conseil de l'Union européenne, c'est vraiment à la France de prendre une initiative forte en se rendant en Ukraine, comme le font les Canadiens, les Allemands, les Américains.

Antoine Arjakovsky, historien à franceinfo

Tout le monde va à Kiev pour montrer la solidarité de ces pays. Il faudrait que la France aille à Kiev au nom de la France, au nom de l'Europe, pour dire réellement tout l'appui que la France accorde à l'Ukraine, à la démocratie, à la paix en Europe, avec des menaces beaucoup plus fortes vis-à-vis du Kremlin. Ce qu'a dit Macron au Parlement européen, à savoir qu'il était favorable à mettre en place une stratégie de sécurité en Europe et que cela prendrait plusieurs mois puisque cela demande des négociations internes avec les Etats-Unis. Et ensuite, ils veulent en plus négocier avec les Russes. Ce n'est pas du tout une rhétorique qui peut inquiéter le Kremlin.

Les discussions continuent entre Américains et Russes. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?

C'est forcément positif qu'ils se rencontrent. [Antony] Blinken [le chef de la diplomatie américaine], manifestement, essaie de gagner du temps, puisqu'il avait promis de répondre par écrit la semaine prochaine à l'ultimatum qui avait été envoyé au mois de décembre dernier par le Kremlin aux États-Unis. Pour moi, le plus important, c'est que les Américains sont conscients du fait qu'ils doivent renverser la stratégie du Kremlin, qui est cette sorte de rhétorique victimaire où les Russes ont essayé d'expliquer que c'est eux qui souffrent d'un encerclement de l'OTAN et qu'ils sont les victimes de l'histoire. Le problème n'est pas du côté des Occidentaux. Le problème, c'est du côté des Russes.

Quelle est la marge de manœuvre des Américains ?

Les Américains cherchent à mettre la Russie devant ses responsabilités en expliquant que les 100 000 soldats [massés à la frontière ukrainienne], c'est un fait réel, avéré et reconnu. Il faut que les Russes, qui ont annoncé aujourd'hui par la bouche de Lavrov qu'ils ne menaçaient pas l'Ukraine, acceptent d'être cohérents avec leurs gestes. La position des États-Unis, c'est de montrer qu'il y a du mensonge du côté russe et qu'il faut au contraire qu'ils soient cohérents. S'ils veulent vraiment discuter sur un plan sérieux et diplomatique, alors tout est possible. Mais s'ils ne veulent pas discuter, s'ils continuent à masser des troupes à la frontière, à ce moment-là, il n'y a plus de marge de manœuvre. Ce sera une réponse économique, financière.

Est-ce que la poursuite des discussions passe forcément par le retrait des troupes à la frontière ?

C'est une pression énorme sur les Ukrainiens. Il y a des troupes qui sont massées depuis plusieurs mois. Il y a des guerres hybrides, de la propagande, des attentats aux frontières, des alertes bombes. C'est une pression énorme. Au point que le président Zeletski a fait une déclaration solennelle avant-hier à la télévision devant les Ukrainiens : "Surtout, ne paniquez pas. Les Russes veulent que l'on craque face à cette pression psychologique et que l'on donne des arguments à la Russie pour attaquer". C'est surtout ce qu'il ne faut pas faire. Pour discuter et essayer de trouver une solution géostratégique, il faut pousser les Russes à reculer leurs chars, leurs hommes et à changer de rhétorique.

(Source : France-Info)

 

Dans les négociations entre la Russie et les Etats-Unis, Macron tente de faire entendre la voix de l’Europe.

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Le vice-ministre d’Etat britannique chargé du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de l’Amérique du Nord, James Cleverly, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, et le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, avant une réunion au ministère des Affaires étrangères à Berlin, en Allemagne, jeudi 20 janvier 2022. KAY NIETFELD / AP

Comme ils s’y étaient engagés, les Etats-Unis consultent les Européens sur les discussions au sujet de l’Ukraine et de la sécurité du continent. Mais la France souhaite que l’UE joue un rôle plus important.

Les Etats-Unis n’ont cessé de le marteler, en marge des discussions amorcées avec la Russie sur la sécurité du continent : « Rien ne sera décidé sur l’Europe sans l’Europe. » De fait, la promesse de l’administration Biden s’est accompagnée d’un réel effort de consultations des alliés continentaux, préoccupés d’être mis à l’écart à la demande de Vladimir Poutine. Les échanges organisés ces dernières semaines semblent cependant toucher leurs limites, du moins vu de Paris et de Berlin.

Avant de voir le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, à Genève (Suisse), vendredi 21 janvier, Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain, était à Berlin, jeudi, pour rencontrer ses homologues allemand, Annalena Baerbock, et français, Jean-Yves Le Drian, ainsi que le vice-ministre britannique des affaires étrangères, James Cleverly. « Les consultations actuelles consistent à nous débriefer des tractations avec les Russes, mais nous voulons une vraie coordination, en préalable aux négociations, maintenant que l’on entre dans le dur, dit un diplomate français, ce n’est plus un sujet bilatéral russo-américain. »

Sur le fond, si Américains et Européens rejettent en bloc l’essentiel des demandes russes, dont le gel de l’élargissement de l’Alliance atlantique (OTAN), les différences d’approche se font sentir dans trois grands domaines : la réalité des menaces pesant sur l’Ukraine, l’attitude à adopter en cas d’escalade et la question sensible des sanctions brandies pour dissuader la Russie d’attaquer.

Ainsi, la France comme l’Allemagne continuent d’être perplexes face à l’alarmisme des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qui considèrent qu’une attaque en Ukraine serait imminente, au vu du déploiement de forces russes aux frontières du pays.

Par Philippe Ricard

(Source : Le Monde)

 

«Une guerre de haute intensité ne peut être exclue»

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(© SPUTNIK / REUTERS «Poutine cherche rêve de reconstituer l'URSS, avec des vues sur l'Europe centrale.»)

Professeur agrégé et docteur en géographie-géopolitique, Jean-Sylvestre Mongrenier est chercheur à l'Institut français de géopolitique (Université de Paris-VII). Il est aussi chercheur associé à l'Institut Thomas More.

FIGAROVOX.- Washington accuse Moscou d'avoir posté des agents dans le pays pour mener une opération de déstabilisation. Ces accusations sont-elles fondées ? Que cherche la Russie ?

Jean-Sylvestre MONGRENIER.- Ces accusations sont crédibles, ce type d'opération constituant un classique du genre : déclencher un incident qui sert de prétexte à une agression militaire plus large. Un mot-clef dans le vocabulaire militaire russe : «maskirovka». Il se traduit par «petite mascarade» ou «dissimulation». La mystification, la feinte et la désinformation relèvent de la maskirovka. Souvenons-nous des «petits hommes verts» de Crimée ! En somme, la «guerre hybride» dont on parle tant aujourd'hui n'est jamais qu'une variante des guerres «masquées» et irrégulières d'antan, aux modalités et effets démultipliés par les possibilités qu'offrent de nouvelles technologies.

Cessons de s'interroger sur les objectifs poursuivis par Vladimir Poutine et les dirigeants russes, comme si l'on ne voulait pas comprendre. Qu'on se reporte à la doctrine de l'«étranger proche», énoncée au début des années 1990, aux déplorations de Vladimir Poutine sur la «catastrophe géopolitique du XXe siècle» (la fin de l'URSS), à son discours sur le «monde russe» qui pose la revendication d'un droit d'intervention militaire partout où il y a des populations russophones. Moscou cherche à imposer un nouveau Yalta pour reconstituer tout ou une partie de l'URSS, avec des vues sur l'Europe centrale.

Quant à l'Ukraine, Vladimir Poutine a déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas de raison d'être, l'été dernier encore, dans une longue dissertation à prétention historique. Faute d'être dans le secret des états-majors, il importe, pour anticiper la menace, de considérer les représentations et discours géopolitiques ainsi que l'impressionnant dispositif militaire déployé autour de l'Ukraine. En vérité, la Russie a déjà envahi l'Ukraine : elle s'est emparée de la Crimée, première annexion forcée en Europe depuis 1945, et elle contrôle une partie du Donbass. La question est de savoir jusqu'où la Russie est prête à aller, militairement et territorialement. Évidemment, Moscou préférerait soumettre sans combattre.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré, mardi 18 janvier, attendre des réponses des Occidentaux quant aux exigences de Moscou sur le non-élargissement de l'Otan. Dans ce contexte, une intégration de l'Ukraine à l'Otan est-elle possible ?

Doit-on considérer que la Russie est l'arbitre des élégances et dispose d'un droit de veto sur les décisions des Alliés ? Non. Une question rhétorique : la Russie a-t-elle demandé notre autorisation pour signer le traité de Tachkent (1992), sept ans avant le premier élargissement de l'Otan? Rappelons qu'il s'agit d'un pacte militaire, à l'origine de l'OTSC (Organisation du traité de sécurité collective), qui la lie à certains États post-soviétiques. A-t-elle demandé notre autorisation pour établir l'Union eurasienne, aux portes de l'Europe ? Non plus.

Au demeurant, le thème de l'Otan est un leurre. Il n'y a pas de consensus entre alliés pour accepter l'Ukraine en son sein. Sur le principe, l'Otan est ouverte à tout État européen qui fait une demande d'adhésion. En pratique, cette politique de la «porte ouverte» est suspendue. Cela, Vladimir Poutine le sait très bien. En fait, la Russie n'est pas sur la défensive mais à l'offensive : le maître du Kremlin se pose en «rassembleur des terres russes» et il veut s'emparer de territoires autrefois conquis et dominés, en dépit du fait que les États post-soviétiques soient reconnus sur le plan international et représentés à l'ONU, avec les droits et devoirs afférents (la Charte des Nations unies reconnaît le principe de légitime défense).

Par ailleurs, les dirigeants russes ont un double discours concernant l'Otan. Sur le plan extérieur, ils font mine de s'inquiéter, en parlent à la manière d'une entité diabolique en pleine «expansion», comme si les Alliés opéraient des conquêtes. Entre eux et dans les médias russes, les mêmes comparent l'Otan à un «tigre de papier». Ils affirment que les Occidentaux, définitivement rétifs à la guerre et toute épreuve de force, ce dont témoignerait la forte baisse des dépenses militaires de l'après-Guerre Froide, sont stratégiquement déclassés et historiquement dépassés. Bref, ils n'ont que mépris pour l'Otan et plus encore pour ses membres européens.

L'Ukraine a affirmé dimanche avoir des «preuves» de l'implication de la Russie dans une cyberattaque d'ampleur qui a visé cette semaine plusieurs sites gouvernementaux, dans un contexte de vives tensions entre Kiev et Moscou. Si les faits sont établis, quelles seront les répercussions ?

D'ores et déjà, cela vient accroître plus encore les tensions entre la Russie d'une part, de l'autre l'Ukraine et ses partenaires occidentaux. Les actions de ce type, dans le cyberespace, sont partie intégrante de la guerre dite «hybride». C'est une «guerre avant la guerre», avec des objectifs tout à la fois matériels (endommagement et destruction d'infrastructures «critiques») et psychologiques (intimidation, voire sidération de la population). L'hostilité entre États est marquée par une «extension du domaine du conflit», pour paraphraser Houellebecq : «depuis le fond des océans jusqu'aux orbites géostationnaires, et dans tous les domaines de l'activité humaine.»

Du point de vue de l'Otan, nous n'échapperons pas à la nécessité de qualifier ces cyberattaques. Entrent-elles dans la catégorie des menaces et des actes couverts par l'article 5 ? (la clause de défense mutuelle du traité de l'Atlantique Nord). D'aucuns croient évacuer le débat en répétant qu'il est difficile d'établir la responsabilité d'un État en matière de cyberattaques. C'est une esquive, avec l'espoir que les effets de telles attaques demeureront limités. Si tel n'était pas le cas, nous ne pourrions plus longtemps plaider l'ignorance et l'impuissance. Alors, il faudra poser des actes souverains.

Comment la situation peut-elle, selon vous, évoluer ?

Mal, très mal. Une guerre de haute intensité ne peut être exclue. Citons ici Julien Freund, dont le centième anniversaire de la naissance (2021) est passé inaperçu : «Il faut prévoir le pire pour qu'il n'advienne pas». Dans la présente situation, complaisance et «accommodements» (le nouveau terme pour plaider l'apaisement) sont exclus. À l'inverse, soyons fermes, renforçons les solidarités géopolitiques occidentales et réarmons. La «paix par la force» donc. Invoquer sans cesse le «dialogue avec la Russie» a quelque chose de pathétique.

Quel rôle l'Union européenne et la France peuvent-elles jouer?

La France, l'Union européenne et les États qui composent cette dernière ne sont pas sur Sirius : une offensive russe en Ukraine, ce grand pays à cheval sur l'Europe centrale et orientale, provoquerait une onde de choc qui balaierait tout le Continent, avec de multiples répliques et répercussions. Nul ne pourrait s'abstraire d'un tel contexte, aux plans militaires, stratégique et géopolitique. L'économie et le système énergétique seraient également touchés. Ne fantasmons donc pas sur une tierce voie. C'est une échappatoire mentale.

Au vrai, les questions de défense relèvent d'abord des États, maîtres des moyens militaires, et de l'Otan, cette grande alliance occidentale qui regroupe la majeure partie des États européens. En revanche, le cadre d'action qu'est l'Union européenne est important pour les sanctions économiques et technologiques. Ces sanctions sont utiles et efficaces, mais leurs effets relèvent d'un laps de temps plus long que celui des coups de force militaires. La priorité est de faire front, politiquement, diplomatiquement et militairement.

Agathe Lecoulant

(Source : Le Figaro)

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«Aucune option n’est exclue» pour répondre à une attaque russe en Ukraine, annonce la Maison-Blanche.

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© SERGEY PIVOVAROV De nombreux moyens armés russes sont postés non loin des frontières ukrainienne (illustration). REUTERS/Sergey Pivovarov

La tension semble monter encore d’un cran dans cette guerre de déclarations entre la Russie et les États-Unis.

« Nous sommes à un stade où la Russie peut lancer à tout moment une attaque en Ukraine », a estimé mardi la porte-parole de la Maison Blanche, en parlant d’une « situation extrêmement dangereuse ».

« Aucune option n’est exclue » côté américain pour répondre à une telle attaque, a indiqué Jen Psaki, interrogée en particulier sur une exclusion de la Russie de « Swift », un circuit sécurisé de virements bancaires internationaux.

Largement inconnu du grand public, Swift est un rouage clé de la finance mondiale : cette société, sans réel concurrent, fournit aux banques un langage standardisé pour communiquer, mais également un réseau sécurisé, automatisé et rapide pour faire circuler ces messages. Une responsable du département d’État américain a alerté sur des mouvements de troupes russes mardi au Bélarus, voisin de l’Ukraine.

« Le fait que nous observions ces mouvements au Bélarus donne clairement aux Russes une nouvelle approche, s’ils décidaient d’entreprendre des actions militaires plus poussées contre l’Ukraine », a-t-elle détaillé.

Les Etats-Unis s’inquiètent ainsi d’un projet de réforme constitutionnelle au Bélarus qui permettrait un déploiement d’armes nucléaires russes dans ce pays frontalier de l’Ukraine et de la Pologne.

Les exercices militaires russo-bélarusses annoncés mardi par le Bélarus « vont bien au delà du normal » et pourraient annoncer une présence militaire permanente de la Russie dans cet ancienne république soviétique restée un des alliés les plus proches de Moscou, a précisé à la presse cette responsable ayant requis l’anonymat. En fin de semaine dernière, Washington avait déjà accusé Moscou d’avoir dépêché en Ukraine des agents chargés de mener des opérations de « sabotage » afin de créer un « prétexte » pour une invasion.

« De graves conséquences » en cas d’invasion de l’Ukraine Ce ton toujours plus alarmiste de la part des États-Unis coïncide avec le lancement d’une nouvelle tentative de dialogue avec la Russie. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken rencontrera son homologue russe, Sergueï Lavrov, vendredi à Genève, pour tenter malgré tout de chercher « une porte de sortie ».

Avant cela, Antony Blinken est attendu mercredi à Kiev dans un contexte explosif, la Russie ayant déployé des dizaines de milliers de militaires à la frontière ukrainienne. Le secrétaire d’État américain se rendra ensuite à Berlin pour des discussions avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sur l’Ukraine, les Occidentaux ayant prévenu la Russie qu’elle s’exposerait à de graves conséquences en cas d’invasion du territoire ukrainien.

Une autre sanction régulièrement évoquée contre la Russie serait de frapper le gazoduc Nord Stream 2, qui débouche en Allemagne. Jen Psaki a répété mardi que viser cette infrastructure, qui ne fonctionne pas encore, constituerait un levier « crédible » contre la Russie, alors que Berlin a exprimé des réticences à cette idée. Alors que l’Ukraine et ses alliés craignent une invasion russe, des négociations la semaine passée à Genève, Bruxelles et Vienne n’ont jusque-là permis que de constater le fossé séparant Moscou et les Occidentaux.

(Source :  Le Parisien avec AFP)

 

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le chef de la Marine allemande démissionne

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(© Tobias Schwarz, AFP Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach, le 18 décembre 2019 à Limassol à Chypre.)

Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach avait qualifié "d'inepties" les intentions prêtées par les alliés de l'Otan à la Russie d'envahir l'Ukraine. Sommé de s'expliquer auprès du chef d'État-Major des armées, le haut-gradé a rendu sa démission a indiqué samedi le ministère de la Défense.

Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach a démissionné de ses fonctions après des propos controversés sur la crise en Ukraine, a annoncé samedi 22 janvier un porte-parole du ministère de la Défense.

Le vice-amiral, qui avait entre autres qualifié d'ineptie l'idée que la Russie veuille envahir l'Ukraine, va quitter ses fonctions "avec effet immédiat", a précisé le porte-parole à l'AFP. 

Ce que Vladimir Poutine veut, "c'est être respecté", a déclaré ce militaire selon une vidéo circulant sur internet, filmée lors d'une réunion d'un groupe de réflexion qui s'est tenue vendredi à New Delhi.

"Il est facile de lui accorder le respect qu'il veut, et qu'il mérite aussi probablement", a-t-il ajouté. L'idée que la Russie veuille envahir une partie de l'Ukraine serait selon lui "une ineptie".

Il avait par ailleurs estimé que la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014, était "partie, et ne reviendrait pas" dans le giron de l'Ukraine.

L'ambassadeur allemand convoqué en Ukraine

Ce haut gradé avait fait son mea culpa dans l'après-midi, qualifiant ses déclarations "d'irréfléchies". "Il n'y a pas à ergoter : c'était clairement une faute", a-t-il écrit dans un tweet.

Mais dans un communiqué diffusé dans la soirée, il explique avoir remis sa démission afin "d'éviter des dommages supplémentaires à la Marine allemande et surtout à la République fédérale allemande".

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a convoqué dans l'après-midi l'ambassadeur allemand Anka Feldhusen après ces propos jugés "absolument inacceptables" par Kiev.

Les déclarations du vice-amiral sont intervenues en pleine crise russo-occidentale autour de l'Ukraine. 

D'intenses efforts diplomatiques sont actuellement déployés de part et d'autre pour éviter que la situation ne dégénère, alors que des dizaines de milliers de soldats russes sont toujours massés à la frontière ukrainienne. 

Le Kremlin lie toutefois un apaisement de la situation à des garanties notamment sur le non-élargissement de l'Otan, en particulier à l'Ukraine. 

Une condition jugée inacceptable par les Occidentaux, qui menacent la Russie de très fortes sanctions en cas d'opération militaire.

Livraison d'armes

Vendredi, la cheffe de la diplomatie du Royaume-Uni, Liz Truss, a de son côté prévenu qu'une invasion russe ne mènerait qu'à un "terrible bourbier et à des pertes humaines", comme pendant la guerre du temps de l'URSS en Afghanistan et les conflits en Tchétchénie, le Kremlin n'ayant selon elle "pas tiré les leçons de l'histoire".

Moscou fait pression sur l'Ukraine depuis qu'un soulèvement, il y a près de dix ans, a renversé un gouvernement qui avait résisté aux appels à se rapprocher des Occidentaux. 

La Russie s'est emparée de la péninsule méridionale de Crimée en 2014 et une insurrection prorusse, qui a depuis fit plus de 13 000 morts, a la même année éclaté dans l'est de l'Ukraine.

Donnant suite aux appels de ce pays à renforcer ses capacités de défense, les États-Unis, le Royaume-Uni et les trois États baltes ont accepté de lui livrer des équipements militaires, notamment des missiles antichars et antiaériens. 

L'Allemagne a en revanche refusé de leur emboîter le pas car cela ne contribuerait "pas actuellement" à désamorcer la crise, a estimé samedi sa ministre de la Défense Christine Lambrecht. Elle s'est bornée à annoncer la fourniture en février d'un "hôpital de campagne". 

Une prise de position qui a suscité l'irritation de Kiev.

"Aujourd'hui, l'unité de l'Occident à l'égard de la Russie est plus importante que jamais" et "les partenaires allemands doivent cesser de miner l'unité avec de telles paroles et de telles actions et d'encourager Vladimir Poutine à déclencher une nouvelle attaque contre l'Ukraine", a réagi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

Malgré ce contexte de tensions extrêmes, les États-Unis ont quant à eux fait savoir samedi qu'ils ne prévoyaient pas pour le moment d'organiser une évacuation de leurs ressortissants présents en Ukraine, leur laissant le choix d'en partir par des vols commerciaux.

(Source : France 24 - AFP)

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La tension monte encore d'un cran entre la Russie et les pays occidentaux.

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(© Reuters Londres et Washington ont rappelé leurs ressortissants en Ukraine. L'Otan a placé des forces en attente en Europe de l'Est, ainsi que des bateaux et navires de combat.)

Une offensive "à tout moment". La tension est encore montée d'un cran entre la Russie et les pays occidentaux sur la situation en Ukraine. Les Etats-Unis ont annoncé dimanche avoir pris la décision d'ordonner une évacuation des familles de ses diplomates "en raison de la menace persistante d'une opération militaire russe". Le personnel local et non-essentiel peut quitter l'ambassade à Kiev s'il le souhaite et les ressortissants américains sont encouragés à quitter le pays par des vols commerciaux. Pour expliquer cette annonce, le secrétaire d'Etat, Antony Blinken, doit notamment intervenir en visioconférence pendant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) ce lundi.

"Des pourparlers francs" vendredi. Blinken doit également informer les Vingt-Sept de l'issue des "pourparlers francs" tenus vendredi avec Sergueï Lavrov, son homologue russe. En attendant, Londres a également suivi le mouvement du retrait d'une partie de son personnel de l'ambassade de Kiev. Le Premier ministre, Boris Johnson, a notamment averti quant au risque d'une "nouvelle Tchétchénie" en cas d'invasion russe. Quant à la France, elle a conseillé de reporter les voyages non essentiels sur place. L'Ukraine a déploré une décision "prématurée" et "excessive" de la part des autorités américaines.

"Hystérie" en Europe. La Russie dément les rumeurs d'intervention en Ukraine et dénonce des tensions "exacerbées par les annonces et les actions concrètes des Etats-Unis et l'Otan", via le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, évoquant une "hystérie" sur le Vieux Continent. Dans ce climat tendu, l'Otan a en effet renforcé sa présence en Europe de l'Est, plaçant des forces en attentes et envoyant des navires et avions de combat.

Une situation sécuritaire instable. Depuis l'automne, les pays occidentaux accusent la Russie d'avoir massé à la frontière plusieurs dizaines de milliers de soldats en vue d'une possible invasion. En effet, la guerre entre les séparatistes russes et l'armée ukrainienne dans le Donbass, à l'est de l'Ukraine connait un regain de tension. A l'origine de ce conflit qui dure depuis huit ans, l'annexion de la Crimée par la Russie et son soutien aux Républiques pro-russes autoproclamées indépendantes de Donetsk et de Lougansk. Des manœuvres de troupes ont été récemment observées et une cyberattaque visant plusieurs ministères ukrainiens a eu lieu la semaine dernière. Kiev y a vu la signature de la Russie, accentuant encore la pression.

 

"S'il existe une sorte de check-list avant de déclencher une guerre, je pense que Poutine en coche exactement et rapidement toutes les cases"

La semaine dernière, le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, avait indiqué "redouter" une "intégration de fait" de ces régions au pays de Vladimir Poutine. "Il a massé des troupes à la frontière, il a augmenté les effectifs de ses services de renseignement militaire, il a fait évacuer les Russes vivant à Kiev et a réduit le personnel de son ambassade au strict minimum. S'il existe une sorte de check-list avant de déclencher une guerre, je pense que Poutine en coche exactement et rapidement toutes les cases", décryptait dans le JDD, l 'ancien commandant de l'US Navy James Stavridis.  

Moscou veut des garanties. La Russie nie tout projet d'attaques mais se dit menacée en revanche par l'expansion de l'Otan. Elle conditionne la désescalade à des garanties pour sa sécurité. Le Kremlin exige notamment un traité excluant tout élargissement de l'Alliance de l'Atlantique nord à l'Ukraine et à la Géorgie et la fin des manœuvres et des déploiements de militaires en Europe de l'Est de la part de l'Otan ou de ses alliés. Des conditions non négociables pour Moscou, mais inacceptables pour les Occidentaux. Ainsi, les discussions patinent. Après une réunion vendredi, la Russie et les Etats-Unis ont convenu d'un nouveau rendez-vous. En réponse aux conditions russes, les autorités américaines doivent transmettre des "réponses écrites à la Russie" d'ici la fin de semaine.

"Je ne pense pas qu'on devrait dramatiser dans la mesure où les négociations se poursuivent"

Les options prêtes en Europe. Réduction des achats de gaz et de pétrole, soutien financier à l'Ukraine… L'Union européenne a, quant à elle, préparé plusieurs options, dont des sanctions lourdes, pour réagir en cas d'attaque de la Russie, mais opte pour la prudence pour l'instant. "Je ne pense pas qu'on devrait dramatiser dans la mesure où les négociations se poursuivent et elles se poursuivent", a affirmé Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, cité par l'AFP.

Une position unifiée des Vingt-Sept reste difficile. Certains pays sont partisans de la fermeté tandis que d'autres souhaitent poursuivre un dialogue avec Moscou. L'Allemagne, notamment, est dans une position ambivalente. Selon le ministre ukrainien de la Défense, Berlin aurait notamment refusé de livrer des armes à Kiev. Et le nouveau chancelier, Olaf Scholz, a appelé dimanche à la "sagesse" dans l'examen des sanctions possibles. Ce dernier est partagé entre fermeté, souhaitée par les Verts, et conciliation, plaidée par son parti, le SPD, en raison du projet de gazoduc Nord Stream2. Mardi soir, il rencontrera Emmanuel Macron pour évoquer ce sujet. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a d'ores et déjà appelé l'Union européenne à rester unie face à la Russie.

Mathilde Durand

(Source : le JDD)

 

L'Otan envoie des renforts militaires en Europe de l'Est

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(© Yuriy Dyachyshyn, AFP/File Des troupes ukrainiennes participent à des exercices conjoints avec les États-Unis et d'autres pays de l'Otan, près de Lviv en septembre 2021.)

L'Otan a annoncé, lundi, avoir envoyé des renforts militaires, dont des navires de guerre et des avions de combat, en Europe de l'Est, alors que l'Ukraine et les pays occidentaux s'inquiètent d'une possible attaque russe. De son côté, la Russie a déployé vingt navires dans la mer Baltique.

Les pays de l'Otan ont placé des forces en attente et envoyé des navires et des avions de combat pour renforcer leur défense en Europe de l'Est face aux activités militaires de la Russie aux frontières de l'Ukraine, a annoncé l'Alliance, lundi 24 janvier,  dans un communiqué.

Le secrétaire général de l'Organisation, Jens Stoltenberg, a indiqué que les pays membres avaient placé leurs armées en état d'alerte et décidé d'envoyer des renforts en Europe de l'Est, dont des navires de guerre et des avions de combat.

"L'Otan continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger et défendre tous les Alliés, y compris en renforçant la partie orientale de l'Alliance. Nous répondrons toujours à toute détérioration de notre environnement de sécurité, notamment en renforçant notre défense collective", a-t-il expliqué.

"Le Danemark envoie une frégate dans la mer Baltique et s'apprête à déployer quatre avions de chasse F-16 en Lituanie pour soutenir la mission de police aérienne de longue date de l'Otan dans la région", indique le communiqué.

"L'Espagne envoie des navires rejoindre les forces navales de l'Otan et envisage d'envoyer des avions de combat en Bulgarie", ajoute le communiqué.

"La France s'est déclarée prête à envoyer des troupes en Roumanie sous le commandement de l'Otan. Les Pays-Bas envoient deux avions de chasse F-35 en Bulgarie à partir d'avril pour soutenir les activités de police aérienne de l'Otan dans la région et mettent un navire et des unités terrestres en attente pour la Force de réaction de l'Otan", détaille le communiqué.

Des navires russes déployés en mer Baltique

Vingt bateaux de la marine russe se sont déployés, lundi, en mer Baltique pour des manœuvres navales, selon l'agence de presse RIA.

Les navires vont réaliser des exercices centrés sur la défense navale et anti-aérienne, a indiqué RIA, citant la flotte de la Baltique.

La Russie a indiqué qu'elle réagirait de manière "appropriée" si les États-Unis choisissaient d'envoyer des soldats en Europe de l'Est, après une information du New York Times indiquant que la Maison Blanche envisageait une telle option.

Regain des tensions 

Les tensions autour de l'Ukraine se sont aggravées ces derniers mois face au déploiement par la Russie d'environ 100 000 soldats aux frontières du pays, selon Kiev et les pays occidentaux, faisant craindre une nouvelle invasion russe après celle de la Crimée en 2014.

Moscou continue de nier toute intention belliqueuse, tandis que l'Occident menace d'imposer de sévères sanctions économiques à la Russie en cas d'invasion de l'Ukraine.

Dimanche, la Grande-Bretagne a accusé le Kremlin de chercher à installer un dirigeant pro-russe en Ukraine, ce que le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié de "désinformation".

De hauts responsables de l'administration Biden ont indiqué que le président américain avait commencé à étudier des options pour renforcer les moyens militaires américains dans la région.

D'après le New York Times, Joe Biden envisage d'envoyer entre 1 000 et 5 000 soldats dans les pays d'Europe de l'Est, sans exclure de renforcer encore les effectifs en cas de regain de tensions.

Un haut responsable de l'administration a refusé de confirmer ces chiffres dimanche, mais a déclaré : "Nous élaborons des plans et nous consultons nos alliés afin de déterminer les options qui s'offrent à nous."

État d'alerte

Les États-Unis ont fourni un soutien militaire à l'Ukraine, mais ils se sont abstenus jusqu'à présent d'envoyer des troupes sur place.

"Depuis l'annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014, l'Otan a renforcé sa présence dans la partie orientale de l'Alliance, notamment avec quatre groupements tactiques multinationaux en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne", rappelle l'Otan.

"Ces unités, dirigées respectivement par le Royaume-Uni, le Canada, l'Allemagne et les États-Unis, sont multinationales et prêtes au combat", assure l'Alliance.

"Leur présence indique clairement qu'une attaque contre un Allié sera considérée comme une attaque contre toute l'Alliance", avertit l'Otan. Il n'y avait pas de forces de l'Otan dans la partie orientale de l'Alliance avant 2014, rappelle le communiqué.

La Russie "répondra de manière appropriée" si les États-Unis déploient davantage de troupes en Europe de l'Est et dans les pays baltes, a réagi lundi le parlementaire russe Andreï Kartapolov, selon des propos rapportés par l'agence de presse Interfax.

(Source : France 24 avec Reuters et AFP)

 

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  • Administrateur

Je pense qu’il est très difficile de savoir les réelles intentions de Poutine. 
retrouver une grande Russie, c’est sûr. Laissez une trace dans l’histoire comme étant celui qui a permis cela, c’est sûr aussi. 
déclencher une guerre pour y arriver ? A voir. Cela dit, l’annexion de la Crimée était bien une guerre et l’occident a laissé faire, alors pourquoi ne pas tenter de continuer. 
dans cette affaire, Biden paraît bien faible (Trump doit bien se marrer dans son coin) et l’Europe montre encore une fois son incapacité à parler et agir d’une seule voix. 
Macron dit vouloir intervenir en discutant avec Poutine. S’il parvenait à apaiser les tensions, il marquerait des points en tant que président de l’Europe. Mais il paraît bien trop gentil par rapport au président russe. 
par ailleurs, quelles sont les vraies capacités des armées russes ? la question reste posée. Car à observer son intervention en Syrie, elle n’est petit être pas aussi performante qu’elle n’y paraît. Cependant qui veut prendre le risque de tester ses capacités ? 
espérons donc que la voie de la désescalade soit vite trouvée, même si j’en doute. 

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  • Administrateur

C'est une crise et comme toutes les crises, il est difficile de discerner le vrai du faux et qui peut quoi, ou ne peut pas.

Le Président Biden n'est visiblement pas en force chez lui et a donc besoin de s'affirmer devant son peuple et devant le monde, en face le tsar Poutine place ses pions, ses conditions et ses exigences, l'Europe sous la dirigeance française du Président Macron n'est pas très forte non plus, de part le président qui est lui même en fin de mandat  dans son pays et d'autre part à la défense européenne qui malgré des années de discutions et débats en tous genres ne possède pas de vrai armée. N'oublions pas également que l'Europe a perdu l'Angleterre.

Il faut également mettre dans la balance, le gaz ukrainien qui alimente l'Europe.

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  • Administrateur

La France a-t-elle les moyens d'une guerre contre la Russie ?

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(© Fournis par Europe 1 Alors que les tensions ne faiblissent pas à la frontière ukrainienne et que le spectre d’une agression militaire plane, la France durcit sa position face à la Russie. Emmanuel Macron a annoncé une "riposte" de la France en cas d'agressions russes. Mais la France peut-elle se permettre une guerre contre la Russie ?)

Emmanuel Macron montre les muscles. Face à l'escalade de la tension entre l'Ukraine et la Russie , le président de la République a déclaré à la suite de son échange avec le chancelier allemand Olaf Sholz : "En cas d'agression russe, la riposte sera là et le coût sera très élevé". Malgré les menaces des puissances occidentales, Vladimir Poutine ne tremble pas. Le Kremlin vient d'entamer des manœuvres militaires en Crimée annexée, aux portes de l'Ukraine. Ce matin, un Conseil de défense sécuritaire se réunit. La France a-t-elle les moyens de faire la guerre face à la Russie ? 

Des moyens insuffisants 

La France dispose des moyens matériels et technologiques pour mener une guerre, elle l'a prouvé notamment lors de sa présence au Sahel . Néanmoins, une guerre contre la Russie s'avère être beaucoup plus complexe. Le scénario d'une telle guerre est renommé " Titan" par les forces armées française, en référence au héros invincible de la tragédie grecque. Une anecdote qui révèle le niveau de difficulté qu'imposerait une guerre contre Vladimir Poutine. Aujourd'hui, l'armée de terre n'est pas capable de déployer les plus de 15 000 hommes et le millier de véhicules blindés requis dans le cas d'une guerre contre la Russie. De, plus un rapport sénatorial de 2020 pointe les manquements matériels de l'armée française. 

Un renforcement de l'arsenal français 

Néanmoins, consciente de ses faiblesses, l'armée française travaille à un renforcement de son arsenal. L'objectif est que d'ici 2025, la France soit capable d'affronter avec ses alliés un ennemi de type '"Titan" si un scénario de guerre s'impose. Pour ce faire, l'armée de terre, dotée de 98 000 soldats durcit ses entrainements. 

Une réunion entre diplomates français, allemands, ukrainiens et russes a lieu ce mercredi à Paris avant un rendez vous téléphonique entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine prévu le vendredi 26 janvier. 

 

William Molinier, édité par Wassila Belhacine

(Source : Europe 1)

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  • Administrateur

Ce thème des moyens français est interessant. Cependant je n'imagine absolument pas une telle  décision. Nous ne sommes pas des va t'en guerre. De plus  l'opinion n'est pas prête à ça, alors que nombre de Français voudraient que l'on se retire du Sahel.  Donc gonfler les effectifs, les matériels, les moderniser OK. Mais cela s'arrêtera là. 

Nous priviligérons toujours les négociations dans la recherche d'une résolution pacifique. Montrer ses muscles est une chose, les utiliser en est une autre.

Toutes les parties prenantes savent parfaitement bien que ce n'est dans l'interêt de personne de déclencher un conflit de grande ampleur. Américains et Européens vont tout faire pour désamorcer  ce conflit, même si pour cela nous laisserons Poutine continuer à gesticuler et menacer l'Ukraine. Voir à déclencher des escarmouches pour s'approprier le Dombass. Mais nous ne réagirons pas autrement qu'en paroles.

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  • Administrateur
Il y a 22 heures, berogeitabi a dit :

Toutes les parties prenantes savent parfaitement bien que ce n'est dans l'interêt de personne de déclencher un conflit de grande ampleur.

A contrario, nous serions aux porte d'une guerre mondiale, car comme pour les précédentes, le jeu des alliances produirait un engagement russe/américain suivi de l'Europe, des pays balte...

Mais heureusement nous n'en sommes pas là, les diplomaties sont au travail, mais cette crise peut avoir des conséquences économiques graves pour l'ensemble du monde, notamment sur le prix de l'énergie.

 

Le "bon signal" des Russes à Paris

La France et l'Allemagne, médiateurs dans le conflit ukrainien, ont obtenu un "bon signal" de la part des Russes mercredi même si la réunion de Paris a été "difficile", avec une prochaine rencontre programmée dans deux semaines à Berlin. 

A Paris, les diplomates russes, ukrainiens, français et allemands se sont rencontrés mercredi pour tenter de trouver une issue diplomatique à la crise ukrainienne. C'était la première réunion dans le format dit "Normandie" depuis décembre 2019

Les discussions visaient à relancer le protocole de paix de Minsk de 2015. La France et l'Allemagne ont affirmé avoir obtenu un "bon signal" de la part des Russes, même si la réunion de Paris a été "difficile" selon la présidence française."Dans le contexte actuel, nous avons obtenu aujourd'hui un bon signal dans des conditions difficiles", a-t-elle souligné. "Nous avons obtenu le signal de réengagement que nous recherchions", a insisté l'Elysée

L'émissaire ukrainien s'est lui aussi montré plutôt positif : "Les parties ont déclaré ouvertement et sincèrement qu'il existait des différences dans l'interprétation et l'exécution de l'accord de Minsk entre la Russie et l'Ukraine, mais il existe une volonté de continuer à travailler pour réduire ces différences", a déclaré Andriï Iermak.

Signal de détente

Les conseillers des présidents français Emmanuel Macron, russe Vladimir Poutine, ukrainien Volodymyr Zelensky et du chancelier allemand Olaf Scholz se sont entretenus pendant plus de huit heures à l'Elysée des moyens de relancer le processus de paix en Ukraine, en pleine escalade des tensions à la frontière orientale de ce pays, où la Russie a massé jusqu'à 100 000 hommes.

"L'objectif de cette réunion était d'envoyer un signal de détente ou de désescalade dans un contexte avec beaucoup d'interrogations sur les intentions russes", a relevé la présidence française. Elle a permis de "tester la volonté des Russes de négocier ou de trouver une solution diplomatique", a-t-elle ajouté.

"Malgré des différences de lecture, la trêve doit persister, le cessez-le-feu doit être maintenu" entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, a commenté de son côté l'envoyé spécial russe sur le conflit ukrainien, Dmitri Kozak. Il s'est toutefois montré plus critique concernant le format "Normandie" : "Nous sommes tous convenus, et c'est une nouvelle avancée, que tant que subsisteront des interprétations différentes de l'accord de Minsk, dans sa mise en oeuvre ou dans l'ordre d'exécution des actions spécifiques, le format Normandie ne pourra guère jouer un rôle significatif au sein du Groupe de contact trilatéral, et contribuer au règlement du conflit dans l'est de l'Ukraine", a estimé Dmitri Kozak.

Les conseillers sont convenus de se réunir à nouveau dans deux semaines à Berlin pour approfondir leurs discussions. "Nous espérons que nos collègues ont compris nos arguments et que dans deux semaines nous aurons des résultats", a indiqué Dmitri Kozak à l'issue de la rencontre.

Le négociateur russe a aussi insisté sur le fait que la situation dans les régions séparatistes de l'Ukraine et les tensions à la frontière où la Russie a déployé des troupes étaient "deux choses différentes". Moscou réfute toute intention d'attaquer l'Ukraine mais demande des garanties que ce pays ne rentrera jamais dans l'Otan

Désaccord sur les modalités du dialogue

"Nous voulons maintenir ce dialogue", a pour sa part déclaré le négociateur ukrainien Andriï Iermak. Les Russes et les Ukrainiens ont accepté de travailler à une consolidations du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine où un conflit entre Kiev et séparatistes prorusses a fait plus de 13 000 morts depuis 2014.

"C'est important aujourd'hui où chacun s'interroge sur les intentions de Vladimir Poutine et la possibilité au fond d'une déstabilisation qui pourrait intervenir dans le Donbass ou sur la ligne de contact", a fait valoir l'Elysée. "Dans un contexte ou chacun spécule, il y a un engagement russe à ce que le cessez-le-feu soit maintenu et renforcé", a souligné un conseiller présidentiel.

Les Russes et les Ukrainiens restent, en revanche, en désaccord sur les modalités du dialogue entre Kiev et les séparatistes. Pour l'Ukraine, tout dialogue direct avec les séparatistes, ce que demande Moscou, est une "ligne rouge", a rappelé l'Elysée. Il reviendrait de facto à les légitimer, une perspective difficile à accepter pour l'opinion publique ukrainienne.

"_Il faut maintenant préciser quand et comment la négociation va être structurée" au sein des groupes de travail mis en place par les accords de paix de Minsk de 2015, a concédé Paris. L'Elysée a aussi concédé être encore loin d'un sommet entre MM. Poutine, Zelensky, Macron et Scholz, Moscou s'opposant à une telle perspective tant que Kiev n'aura pas rempli certains engagements.

"S'il est possible d'obtenir des Russes un engagement à tenir un sommet, ce sera formidable", a ainsi lancé l'Elysée.

(Source : Euronews)

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  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Bon je reprends, désolé absent huit jours suivit de petits soucis de connexion/réseau...

Un navire espion russe surveillé de près par les forces françaises en Méditerranée.

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Après avoir accompagné une flottille russe composée de six navires de débarquement se rendant en Méditerranée, la Marine nationale a dépêché le patrouilleur de haute mer « Commandant Blaison » à la rencontre de deux corvettes appartenant à la classe Steregouchtchi [à savoir la « Soobrazitelniy » et la « Stoykiy »] durant leur transit en Manche.

A priori, ces deux bâtiments russes doivent participer à un exercice qui se tiendra finalement en dehors de la zone économique exclusive [ZEE] de la République d’Irlande, contrairement aux plans initiaux de Moscou. D’autres navires pourraient les rejoindre étant qu’ils ont été repérés dans la Manche. Il s’agit du pétrolier-ravitailleur Vyazma, du croiseur lance-missiles « Maréchal Oustinov », du destroyer « vice-Amiral Koulakov » et de la frégate « Amiral Kastanov ». Un sous-marin nucléaire ferait également partie de cette flottille…

Cela étant, le « Vasiliy Tatishchev », un navire russe dédié à la collecte de renseignement d’origine électromagnétique, a également fait l’objet d’une étroite surveillance, après qu’il a franchi le détroit de Gibraltar pour se rendre en Méditerranée. Et sa présence dans les approches maritimes françaises a contraint à mobiliser les grands moyens pendant trois jours [du 23 au 26 janvier, ndlr]

« Des avions de surveillance maritime Falcon 50 de la Marine nationale, des chasseurs Mirage 2000 de l’armée de l’Air et de l’Espace [de l’escadron 2/5 Île de France, basé à Orange, ndlr], ainsi que les deux frégates légères furtives Aconit et Surcouf se sont ainsi relayés, sous les ordres du commandant de la zone maritime Méditerranée, pour s’assurer des intentions et de la cinématique de ce navire », a en effet expliqué l’État-major des armées [EMA], ce 2 février.

Et d’expliquer que ces moyens ont contribué « au volet de Défense maritime du territoire [DMT] de la Posture permanente de sauvegarde maritime [PPSM], en lien avec la chaîne sémaphorique de la Marine nationale », sous la « coordination du Centre des opérations de la Méditerranée [COM] »

Par ailleurs, l’EMA insiste sur le fait que la surveillance du navire espion russe a été réalisée « de manière professionnelle et conformément aux usages en vigueur ». Sans doute que sa route croisera celle d’autres bâtiments français, comme ceux du groupe aéronaval formé autour du porte-avions Charles de Gaulle, celui-ci ayant appareillé le 1er février pour une mission centrée exclusivement sur la Méditerranée.

Jusqu’alors, l’EMA était plutôt discret sur la surveillance exercée sur les navires militaires russes en transit dans les approches maritimes françaises. Généralement, et sauf cas exceptionnel, cela était traité comme relevant de la routine… ou comme un non-évènement.

« Il s’agit également de surveiller nos compétiteurs : lorsque les Russes partent du Grand Nord pour se rendre en Méditerranée, ils traversent notre ZEE et sont donc à chaque fois suivis par un bâtiment de la marine nationale », avait seulement indiqué l’amiral Nicolas Vaujour, sous-chef d’état-major opérations [SCOPS] à l’EMA, sans trop s’attarder sur ce sujet, lors d’une récente audition à l’Assemblée nationale.

Désormais, et probablement au regard des tensions avec la Russie, l’EMA n’hésite plus à communiquer sur de telles missions de surveillance, en particulier sur les réseaux sociaux.

PAR LAURENT LAGNEAU · 2 FÉVRIER 2022

(Source : Opex 360 Photos : EMA)

 

La marine russe mobilisée pour de grandes manœuvres : Plus d’une centaine de navires en rade à Tartous.

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« Un groupe de navires de débarquement des flottes du Nord et de la Baltique, composé de 6 grands navires de débarquement, (Pyotr Morgunov), (George le Victorieux), (Olnigorsky Miner), (Korolev), (Minsk) et (Kaliningrad) a achevé la phase de transition à travers l’Europe. Il a atteint la partie orientale de la mer Méditerranée, dans le cadre des manœuvres navales russes menées sous le commandement général du commandant en chef de la marine, l’amiral Nikolai Evminov », a indiqué le ministère russe de la Défense selon lequel plus de 140 navires et de 10 000 militaires participeraient à des exercices organisés par la marine russe en janvier et février.


Ce dernier a précisé que « les navires sont actuellement amarrés dans le port syrien de Tartous, où ils ont commencé à s’approvisionner en carburant, lubrifiants, eau potable et vivres selon les normes requises au point logistique de la marine russe en Méditerranée ».


Selon le ministère, la marine russe devrait mener une série d’exercices en Méditerranée, dans les mers du Nord et d’Okhotsk, dans la partie nord-est des océans Atlantique et Pacifique.
Les manœuvres navales russes surviennent à un moment où les relations russes avec les pays occidentaux et les États-Unis au sujet de l’Ukraine sont tendues.


Le 22 janvier 2020, la Russie a mené des exercices navals pour repousser une attaque hypothétique dans la mer Baltique. Il y a quelques jours, la Russie, l’Iran et la Chine ont achevé les manœuvres conjointes de ceinture de sécurité maritime dans l’océan Indien et la mer d’Oman pour accroître l’état de préparation et la coordination entre les marines des trois pays participants.

(Source : Perspective med)

 

Crise ukrainienne : environ 350 soldats britanniques supplémentaires atterrissent en Pologne.

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Ces soldats rejoignent les 150 déjà déployés en Pologne en décembre, à la frontière biélorusse et les 150 soldats qui contribuent à la présence avancée renforcée de l'Otan.

© Fournis par franceinfoCrise ukrainienne : environ 350 soldats britanniques supplémentaires atterrissent en Pologne

"Nous n'accepterons pas un monde dans lequel un voisin puissant peut intimider ou attaquer ses voisins". En visite en Pologne, jeudi 10 février, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé l'arrivée sur place de 350 soldats britanniques supplémentaires, en réaction au déploiement par Moscou de troupes russes près des frontières ukrainiennes, ainsi qu'à l'annonce de grandes manœuvres militaires en Biélorussie. Ces soldats rejoignent les 150 déjà déployés en Pologne en décembre, à la frontière biélorusse et les 150 soldats qui contribuent à la présence avancée renforcée de l'Otan.

"Nous devons travailler ensemble maintenant pour parvenir à une détente et convaincre le président [russe] Vladimir Poutine d'engager une désescalade", a souligné Boris Johnson lors d'un point de presse commun avec son homologue polonais, Mateusz Morawiecki. "Une grande partie de ce que nous avons évoqué en novembre s'est concrétisé et c'est pourquoi, plus tôt dans la journée, le 45e commando britannique [des Royal Marines] a atterri en Pologne", s'est-il félicité.

De son côté, le chef du gouvernement polonais a une nouvelle fois appelé à l'unité européenne face à la crise ukrainienne et déclaré que, face à la politique agressive de la Russie, il était temps "que le monde, que l'Occident sorte de son sommeil géopolitique".

Londres appelle Moscou à retirer ses troupes massées près de l'Ukraine

Plus tôt dans la journée, la cheffe de la diplomatie britannique, Liz Truss, avait appelé la Russie à retirer ses troupes massées près des frontières ukrainiennes. "Le ministre Lavrov m'a dit aujourd'hui que la Russie n'envisageait pas d'envahir l'Ukraine", a-t-elle déclaré, à l'issue d'une rencontre à Moscou avec son homologue russe Sergueï Lavrov. "Mais ces mots doivent être suivis d'actions et nous avons besoin de voir les troupes et les équipements stationnés à la frontière ukrainienne être déplacés ailleurs", a poursuivi la diplomate.

Pour sa part, Sergueï Lavrov a qualifié l'échange avec Liz Truss de "conversation entre un sourd et un muet", en affirmant que son homologue britannique n'avait "pas entendu" les explications "les plus détaillées" de la Russie sur ses préoccupations face à l'élargissement de l'Otan. "J'avais le sentiment que nos collègues britanniques soit n'ont aucune idée des éclaircissements" donnés récemment par le président russe Vladimir Poutine sur l'absence des intentions belliqueuses russes, "soit les ignorent complètement", a-t-il poursuivi.

(Source : France info)

Affaire à suivre...

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Pour ceux qui se posent la question, "mais quel est le problème en Ukraine, pourquoi les Russes veulent cette terre...", voici un film bien fait qui en parti répondra à vos interrogations,

 

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le spectre d’une guerre plane sur l’Europe.

La Russie pourrait envahir l'Ukraine « à tout moment », une hypothèse qui ravive plus que jamais le spectre d'une guerre en Europe dans une accélération dramatique des événements après une phase d'intense diplomatie. C'est en tout cas ce qu'a affirmé Washington vendredi 11 février, à la veille d'une nouvelle salve de coups de fil entre chefs d'État, de part et d'autre de l'Atlantique. Le président américain Joe Biden, qui passe le week-end dans la résidence de Camp David, va s'entretenir samedi au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine, dans la foulée d'un coup de fil vendredi entre leurs chefs d'état-major. Un appel est aussi prévu samedi entre le maître du Kremlin et le chef de l'État français Emmanuel Macron.

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© - / Russian Defence Ministry / AFPUkraine, Russie, Europe, Guerre, Conflit,

« Nous continuons à voir des signes d'escalade russe, y compris l'arrivée de nouvelles forces à la frontière ukrainienne », a prévenu le conseiller de la Maison-Blanche pour la sécurité nationale, Jake Sullivan, après une réunion virtuelle des principaux dirigeants occidentaux. « Une invasion pourrait intervenir à tout moment si Vladimir Poutine en donne l'ordre », a-t-il ajouté, assurant qu'elle pourrait même « commencer pendant les Jeux olympiques » de Pékin, qui prennent fin le 20 février.

À LIRE AUSSIÀ Kiev, la menace russe pousse l'Ukraine vers l'Europe

Selon lui, une telle offensive est une « possibilité très, très réelle », mais le renseignement américain ne sait pas si le président russe « a pris une décision définitive » ou non. « Nul ne sait si une décision d'agir est prise », a confirmé à l'Agence France-Presse un diplomate de l'Otan. Après ces déclarations, Wall Street a accusé un fort repli, tandis que les cours du pétrole montaient en flèche.

(Source : le Point / AFP)

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L’Allemagne et les Etats-Unis appellent leurs ressortissants à quitter l’Ukraine, Moscou dénonce l’« hystérie » américaine

Tension à son comble en Ukraine : le point sur une situation où « tout peut arriver ».

 

La tension monte en Ukraine. Les ressortissants allemands dont la présence n’est pas « impérative » doivent « à court terme » quitter le pays, où un « conflit militaire n’est pas à exclure », a recommandé ce samedi 12 février le ministère des Affaires étrangères allemand.

« Les tensions entre la Russie et l’Ukraine se sont encore accrues ces derniers jours en raison de la présence et des mouvements massifs d’unités militaires russes près des frontières ukrainiennes », relève le ministère sur son site internet, prévenant dans ses « recommandations » aux voyageurs qu’« un conflit militaire n’est pas à exclure ».

Entre jeu de go et poker menteur, la « guerre hybride » de Poutine en Ukraine

L’ambassade américaine en Ukraine a ordonné le retrait de son personnel non essentiel. « Aujourd’hui, le département d’Etat a ordonné le départ des employés américains non (essentiels) aux urgences de l’ambassade en raison d’informations continuant de faire état d’un renforcement de l’armée russe à la frontière avec l’Ukraine, indicateur d’une potentielle action militaire importante », a indiqué l’ambassade à Kiev sur Twitter.

Vendredi, les Etats-unis avaient appelé leurs citoyens à quitter l’Ukraine au plus vite, un appel qui a été suivi par de nombreux autres pays, notamment le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Canada, ou encore l’Australie, le Japon et Israël.

« Agression russe »

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken s’est entretenu à ce sujet avec son homologue russe Sergueï Lavrov. « C’est un moment charnière. Nous sommes préparés à tout ce qui pourrait arriver », a-t-il averti.

Lors de l’appel téléphonique, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a accusé les Etats-Unis de vouloir provoquer un conflit en Ukraine avec ses accusations d’une possible invasion russe imminente. Il « a souligné que la campagne de propagande lancée par les États-Unis et ses alliés sur une agression russe contre l’Ukraine a pour objectif la provocation, en encourageant les autorités de Kiev » à se lancer dans une « résolution militaire du problème du Donbass », région de l’Est de l’Ukraine frontalière de la Russie où les forces ukrainiennes affrontent depuis huit ans des séparatistes prorusses soutenus par Moscou, selon un communiqué.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a quant à lui affirmé que la voie diplomatique restait « ouverte » pour éviter un conflit en Ukraine mais nécessiterait une « désescalade » de la part de Moscou. Une invasion de l’Ukraine, que la Russie est accusée de préparer, « entraînerait une réponse transatlantique résolue, massive et unie », a ajouté le porte-parole du département d’Etat, Ned Price.

« Dites bien que nous sommes toujours en guerre ! » : en Ukraine, le conflit sans fin du Donbass

Du côté de l’Ukraine, le président Volodymyr Zelensky, cité par l’agence Interfax-Ukraine a estimé que les avertissements américains évoquant une attaque imminente de la Russie contre le pays « provoquent la panique et n’aident pas » les Ukrainiens. « Actuellement, le meilleur ami de nos ennemis est la panique dans notre pays. Et toutes ces informations (sur une possible attaque) ne font que provoquer la panique et ne nous aident pas », a-t-il dit lors d’un déplacement en province. Il a jugé qu’il y avait « trop » d’annonces annonçant une « guerre profonde, totale de la part de la Russie ». « Si vous avez une information en plus sur une invasion certaine à 100 %, donnez-la nous ! », a-t-il encore insisté. « Nous comprenons les risques, nous savons qu’ils sont là », a-t-il ajouté.

Provocations

Vladimir Poutine doit s’entretenir ce samedi au téléphone avec ses homologues américain et français, Washington estimant que la Russie, malgré ses multiples dénégations, pourrait envahir l’Ukraine« à tout moment ».

(Source : nouvelObs)

 

Alors que les tensions ne cessent de monter entre l’Ukraine et la Russie, le pays de Vladimir Poutine dénonce « l’hystérie américaine ». Kiev appelle au calme. Emmanuel Macron a échangé avec Vladimir Poutine ce midi. Suivez notre direct consacré à la situation ukrainienne ce samedi 12 février.

Poutine et Macron au téléphone. Emmanuel Macron s’est entretenu pendant près d’1h40 avec Vladimir Poutine ce midi. La France suit la situation avec « la plus grande vigilance » indique le ministère des Affaires étrangères.

Craintes d’invasion. La Russie a lancé samedi de nouvelles manœuvres navales d’ampleur en mer Noire au large de l’Ukraine. Ces derniers mois, Moscou a massé des dizaines de milliers de soldats aux frontières ukrainiennes, faisant craindre une attaque et une invasion du pays. « Il est extrêmement important de garder le calme » face à la menace russe, selon Kiev. Plusieurs pays ont appelé leurs ressortissants à quitter l’Ukraine.

La Russie dément. Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a accusé les Etats-Unis de vouloir provoquer un conflit en Ukraine. Il a qualifié de « provocations » les accusations américaines d’une invasion imminente.

(Source : Ouest France)

 

 

 

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Les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont décidé de retirer leurs instructeurs militaires d’Ukraine.

le Canada n’est pas le seul à avoir pris une telle décision. Les États-Unis ont en effet annoncé le retrait des 160 instructeurs de la 53e brigade d’infanterie de la Garde nationale [Task Force Gator] jusqu’alors déployés auprès des forces ukrainiennes. Ils seront aussi « repositionnés ailleurs en Europe ». Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a pris cette mesure « en gardant l’esprit la sûreté et la sécurité des effectifs », a fait valoir le Pentagone.

Le Royaume-Uni a pris une disposition similaire, les instructeurs de la British Army envoyés en Ukraine dans le cadre de la mission « Orbital » ayant été rappelés. « Il n’y aura pas de troupes britanniques en Ukraine en cas de conflit avec la Russie », a insisté James Heappey, le secrétaire d’État aux Forces armées, le 12 février, à l’antenne de SkyNews.

http://www.opex360.com/2022/02/14/les-etats-unis-le-royaume-uni-et-le-canada-ont-decide-de-retirer-leurs-instructeurs-militaires-dukraine/?fbclid=IwAR1v_sTpYpLr5RTS6UdiL0XErRSegXnDQpryYVV5heW1t6KfGdtyYy-YTLk

 

Un sous-marin russe a traversé le détroit du Bosphore en Turquie, ce dimanche 13 février. Il fait route vers la mer Noire, dans un contexte d’affrontement entre Moscou et l’Occident au sujet de l’Ukraine.

 

Un sous-marin russe a traversé le détroit du Bosphore en Turquie, en direction de l'Ukraine ou la tension est maximale.

https://dai.ly/x87v6f4

C’est une image surréaliste. Un sous-marin russe a traversé le détroit du Bosphore en Turquie, ce dimanche 13 février. Il fait route vers la mer Noire, dans un contexte d’affrontement entre Moscou et l’Occident au sujet de l’Ukraine.

Auparavant, six navires de débarquement de la marine russe avaient fait route vers la mer Noire par le détroit du Bosphore au cours de la semaine écoulée. Et plus de 30 navires de la flotte russe de la mer Noire ont commencé à s’entraîner près de la péninsule de Crimée dans le cadre d’exercices navals plus vastes, a rapporté l’agence de presse RIA en citant la flotte, alors que les nations occidentales ont mis en garde contre le risque d’une guerre en Ukraine à tout moment.

La Russie a annoncé le mois dernier que sa marine organiserait une vaste série d’exercices impliquant toutes ses flottes ce mois-ci et le mois prochain, du Pacifique à l’Atlantique, dernière démonstration de force dans le cadre d’une montée en puissance de l’activité militaire pendant le bras de fer avec l’Occident.

Par Alicia Roux

(Source : Huffpost

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273935537_7142935132446192_5951387260451442298_n.jpgUne étrange rumeur commence à se faire entendre dans l'escalade entre la Russie et l'Ukraine : l'armée russe aurait déployé des dizaines de milliers d'hommes et de matériel, mais également des chars, avions et autres missiles … gonflables ! Une idée pas si saugrenue lorsque l'on sait que la Russie est connue pour avoir déjà utilisé ce stratagème dans plusieurs conflits passés ! Pour gonfler sa puissance militaire tout en trompant l'ennemi ?

Depuis plusieurs dizaines d'années et la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Russie (et avant elle l'URSS) s’est dotée d’une armée redoutable et pourtant inoffensive : elle est tout simplement gonflable ! Si cette ruse apparait a priori saugrenue, elle a pourtant déjà fait ses preuves.

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Les Russes l’appellent la 'Maskirovka'. En français, cela pourrait se traduire par « tromperie stratégique dans le but d’altérer la perception de la réalité de son ennemi ». Cette doctrine russe a connu de belles heures lors de la Seconde Guerre mondiale : les Alliés l'ont utilisé, tout comme les Allemands. Depuis 1945, la Russie n’a pas cessé d’investir dans ce faux matériel de guerre, de plus en plus fidèle au vrai matériel

Véhicules de transport, chars, armes, systèmes de sécurité, avions, ... La liste de l’attirail militaire russe en caoutchouc est longue et n’est pas près de se réduire. Le coût est impressionnant (plus de cent fois moins chers que l’équipement réel) et les leurres sont faciles à déplacer et déployer ! La Russie apprécie particulièrement la Maskirovka depuis les guerres des années 1990 (notamment dans les Balkans) où cette ruse a été utilisée à plusieurs reprises.

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Aujourd'hui encore, cette ruse semble être présente sur les frontières entre la Russie et l'Ukraine. Survolant certaines zones à plusieurs kilomètres du sol, les avions de reconnaissance alliés sont-ils en mesure de distinguer le vrai du factice ? Si des vidéos de chars (bien réels !) circulent sur les réseaux sociaux, est-ce que tout le matériel est bien du même calibre ? Où est-ce bien pour forcer les Occidentaux à s'épuiser à la recherche de 'faux' chars ?

(Source : Ouest-France)

 

 

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les pays des Balkans occidentaux appellent leurs citoyens à quitter l’Ukraine

Après les États-Unis et les pays membres de l’Union européenne, les États d’Europe du Sud-Est réagissent à leur tour. Craignant une invasion russe en Ukraine, la plupart ont demandé à leurs ressortissants de quitter au plus vite la région et de se signaler auprès des autorités en cas de voyage prévu dans les prochaines semaines. Ceux qui vivent sur place, à l’instar des 5 000 Albanais établis dans la région d’Odessa, se tiennent prêts à tous risques de dérapage, même s’ils affirment ne pas craindre la guerre.

La perspective d’un conflit en Ukraine fait aussi redouter pénurie et hausse des prix dans des Balkans très dépendants du gaz russe. Au Kosovo, le gouvernement a décidé de doubler les tarifs de l’électricité pour les ménages qui consomment le plus. Une décision qui survient alors que le pays traverse cet hiver, de l'aveu même de ses dirigeants, sa pire crise de l’énergie depuis l'indépendance, déclarée le 17 février 2008.

(Source : RFI)

 

Poutine observe « une aggravation de la situation »

L'est de l'Ukraine connaissait vendredi de nouveaux bombardements, l'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses s'accusant mutuellement d'utiliser des armes lourdes, un regain de violences qui nourrit les craintes d'invasion russe. Le dialogue de sourds se poursuivait lui aussi entre les États-Unis, qui redoutent désormais une attaque de l'Ukraine « dans les prochains jours », et la Russie qui balaie ces accusations.

Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, s'est entretenu au téléphone avec son homologue russe Sergueï Choïgou, à qui il a lancé un appel à la « désescalade » tandis que les tensions autour de l'Ukraine sont à leur comble. Le chef du Pentagone a « appelé à la désescalade, au retour dans leurs bases des forces russes qui cernent l'Ukraine et à une solution diplomatique », précise un communiqué du ministère américain de la Défense. Le président russe Vladimir Poutine a constaté, vendredi, une dégradation de la situation dans l'est de l'Ukraine en guerre. « Nous observons une aggravation de la situation », a affirmé Vladimir Poutine, après des négociations à Moscou avec son homologue biélorusse et allié Alexandre Loukachenko.

De son côté, Emmanuel Macron a appelé à la « cessation » des actes militaires qui « se sont multipliés » dans l'est de l'Ukraine où « la pression militaire russe ne faiblit pas ». « La situation est extrêmement préoccupante », a-t-il ajouté, précisant qu'elle a fait « plusieurs victimes apparemment ces dernières heures ». « Nous n'avons pas la preuve des désengagements militaires russes à ce stade », a reconnu le président français devant la presse à l'issue du sommet UE-Union africaine.

À la mi-journée, le son de bombardements était audible à Stanitsa Louganska, une ville dans l'est de l'Ukraine sous le contrôle des forces gouvernementales, ont constaté des journalistes de l'Agence France-Presse sur place. Le dirigeant de la « république » séparatiste prorusse de Donetsk, en guerre contre l'Ukraine, a annoncé, vendredi, l'évacuation de civils vers la Russie voisine, accusant Kiev de préparer une invasion après une flambée des heurts. « Aujourd'hui, un départ massif et centralisé de la population est organisé vers la Fédération de Russie, en premier lieu, les femmes, les enfants et les personnes âgées doivent être évacués », a déclaré Denis Pouchiline dans une adresse vidéo publiée sur son compte Telegram.

 

Dans cette situation très tendue, les regards étaient tournés de nouveau vers le président russe Vladimir Poutine, dont les intentions concernant l'Ukraine restent troubles. Vendredi après-midi, il reçoit son allié biélorusse Alexandre Loukachenko, chez qui de vastes exercices militaires conjoints sont en cours. Samedi, le maître du Kremlin doit superviser des man?uvres de ses « forces stratégiques », dont des essais de missiles balistiques et de croisière.

Biden en visioconférence avec plusieurs dirigeants

Il serait « catastrophique » que la crise entre la Russie et l'Ukraine dégénère en guerre, a déclaré, vendredi, le chef de l'ONU, Antonio Guterres, lors de son discours d'ouverture de la Conférence sur la sécurité de Munich qui rassemble de nombreux dirigeants internationaux. « Avec une concentration de troupes russes autour de l'Ukraine, je suis profondément préoccupé par l'augmentation des tensions et des spéculations sur un conflit militaire en Europe », a affirmé Antonio Guterres. Si cela se produisait, « ce serait catastrophique », a-t-il averti, estimant qu'« il n'y a pas d'alternative à la diplomatie ».

 

Le président américain Joe Biden tiendra une visioconférence ce vendredi sur la crise ukrainienne avec plusieurs leaders européens et canadien et l'Otan, ont confirmé des sources européennes. Y participeront Joe Biden, Justin Trudeau (Canada), Ursula von der Leyen (présidente de la Commission UE), Charles Michel (président du Conseil UE), Mario Draghi (Italie), Jens Stoltenberg (chef de l'Otan), Olaf Scholz (Allemagne), Andrzej Duda (Pologne), Klaus Johannis (Roumanie), Boris Johnson (Royaume-Uni) et Emmanuel Macron (France), a précisé l'Élysée.

(Source : AFP/ Le Point)

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La marine russe lance un important exercice naval en mer Noire

Le 11 février, les États-Unis ont de nouveau estimé que la Russie pourrait lancer une offensive « rapide » contre l’Ukraine à « tout moment », y compris avant le 20 février, jour qui coïncide avec la fin des Jeux Olympiques d’hiver de Pékin… et celle des maonoeuvres conjointes entre les forces russes et biélorusses.

« Nous continuons à voir des signes d’escalade russe, y compris l’arrivée de nouvelles forces à la frontière ukrainienne », ainsi affirmé Jake Sullivan, le conseiller pour la sécurité nationale du président américain, Joe Biden. Cela étant, »nous ne disons pas qu’une décision a été prise, qu’une décision finale a été prise par le président Poutine », a-t-il ajouté, avant de souligner que « la désescalade » était encore possible, MM. Biden et Poutine devant avoir un nouvel échange téléphonique, ce 12 février.

La suite de l'article http://www.opex360.com/2022/02/12/la-marine-russe-lance-un-important-exercice-naval-en-mer-noire/?fbclid=IwAR0v18sZx2_gWAQDXwytq9TY2M-HlRgONprT5Q6qLNkkJP1Z8k1qGBc9WbA

 

Dans un contexte tendu, Moscou annonce que ses forces stratégiques mèneront un exercice de grande ampleur

Régulièrement, le ministère russe de la Défense organise l’exercice « Grom » [« Tonnerre »], lequel vise à vérifier l’état de préparation des trois composantes de ses forces de dissuasion nuclaire [terrestre, océanique et aéroportée]. De telles manoeuvres, toujours conduites sous l’autorité du président russe, Vladimir Poutine, sont organisées en octobre.

Sauf erreur, les dernières ont eu lieu en 2019, avec la participation de 12’000 militaires, 20 navires, cinq sous-marins et 105 aéronefs [bombardiers stratégiques et avions de combat]. Cependant, en décembre 2020, le sous-marin nucléaire lanceur d’engins [SNLE] Vladimir Monomaque [classe Boreï] avait tiré une salve de quatre missiles balistiques mer-sol Boulava, ce qui ne s’était plus depuis la chute de l’Union soviétique.

Cela étant, Grom-19 avait simulé l’escalade d’un conflit conventionnel susceptible de menacer l’intégrité territoriale de la Russie, obligeant ainsi les forces stratégiques russes à intervenir à des fins de représailles.

La suite de l'article : http://www.opex360.com/2022/02/18/dans-un-contexte-tendu-moscou-annonce-que-ses-forces-strategiques-meneront-un-exercice-de-grande-ampleur/?fbclid=IwAR33T0CNX1_qO5_sHg-5TCEzjHzS5OndvQ47Z76YNxI2CvS8uY3qTyE-WF0

 

Boris Johnson craint « la plus grande guerre en Europe depuis 1945 » en Ukraine

« Tous les signes montrent que le projet a en quelque sorte déjà commencé », a déclaré le dirigeant britannique dans une interview diffusée par la BBC, dimanche 20 février. Boris Johnson a affirmé que la Russie préparait « ce qui pourrait être la plus grande guerre en Europe depuis 1945 », au moment où les Occidentaux craignent plus que jamais une invasion russe en Ukraine.

 

D'après « les renseignements que nous voyons », une invasion russe se ferait non seulement par l'Est, mais également par le Nord, en provenance de Biélorussie pour « encercler Kiev », la capitale ukrainienne, « comme Joe Biden l'a expliqué à nombre d'entre nous ». « Les gens doivent comprendre le coût en termes de vies humaines que cela pourrait entraîner, non seulement pour les Ukrainiens, mais aussi pour les Russes », a-t-il poursuivi.

Quant à l'imminence d'une attaque, Boris Johnson a souligné que « le fait est que tous les signes indiquent que le plan a déjà, dans un certain sens, commencé ». Lors de la conférence sur la sécurité à Munich samedi, le Premier ministre britannique a appelé les Occidentaux à l'unité et souligné le « choc » pour le monde que représenterait une invasion. Il avait par ailleurs une nouvelle fois brandi la menace de sanctions économiques contre Moscou, après que Londres, souvent accusé d'avoir fermé les yeux sur l'afflux d'argent russe sur son sol, a durci son régime de sanctions.

 

Quelles sanctions ?

Dans son interview à la BBC, Boris Johnson a ainsi précisé l'étendue des sanctions qui frapperaient la Russie. « Nous allons empêcher les entreprises russes de lever des fonds sur les marchés britanniques, et nous allons même, avec nos amis américains, les empêcher de faire des transactions en livres et en dollars », a-t-il déclaré. Dans un communiqué diffusé samedi, le G7 a souligné qu'il prendrait des sanctions financières et économiques concertées « sur un large éventail de cibles sectorielles et individuelles qui imposerait un coût sévère et sans précédent sur l'économie russe ».

Dans une tribune publiée dans le journal The Observer, le chef de l'opposition britannique, le travailliste Keir Starmer, a exhorté les conservateurs à rendre les dons d'argent en provenance de Russie dont le parti a bénéficié, selon lui près de deux millions de livres sterling (2,4 millions d'euros) depuis l'arrivée au pouvoir de Boris Johnson en 2019. « Le Parti conservateur, ses députés et ses associations devraient rendre tout l'argent qu'ils ont pris », a-t-il lancé, « c'est la seule manière de montrer que les jours où ils fermaient les yeux sur les pillages kleptocratiques sont terminés ».

(Source : AFP- Le Point)

 

Entretien attendu Macron-Poutine, tensions extrêmes sur le front

Cet appel intervient alors que les tirs sur le front dans l'Est ukrainien ont connu une hausse spectaculaire ces derniers jours, les observateurs de l'OSCE signalant plus de 1500 violations du cessez-le-feu en 24 heures.

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© afp.com/Dmitry LOVETSKYLes présidents russe Vladimir Poutine (g) et français Emmanuel Macron, le 24 mai 2018 à Strelna, près de Saint-Pétersbourg

Le président français Emmanuel Macron a un entretien ce dimanche avec Vladimir Poutine, un effort diplomatique en urgence pour tenter d'éviter une invasion russe de l'Ukraine, où les tensions sont de plus en plus fortes sur le front dans l'Est. Cet entretien prévu à 11 heures est maintenu alors même que Kiev appelle désormais ses alliés occidentaux à cesser toute politique "d'apaisement" à l'égard de Moscou, accusé par Washington et Kiev d'avoir massé 150 000 soldats aux frontières orientales ukrainiennes.

Après leur rencontre du 7 février à Moscou, cette discussion entre les dirigeants français et russe constitue "les derniers efforts possibles et nécessaires pour éviter un conflit majeur en Ukraine", a souligné l'Elysée. Cet appel intervient alors que les tirs sur le front dans l'Est ukrainien ont connu une hausse spectaculaire ces derniers jours, les observateurs de l'OSCE signalant plus de 1500 violations du cessez-le-feu entre jeudi et vendredi, un record cette année. Au même moment, les armées de Moscou et Minsk sont censées terminer dimanche des manoeuvres militaires communes au Bélarus, voisin de l'Ukraine, des exercices débutés le 10 février et qui ont renforcé l'inquiétude des Occidentaux.

 

A tout moment

La Russie peut lancer une attaque sur l'Ukraine "à tout moment", répète de son côté la Maison Blanche. Le président américain Joe Biden a convoqué dimanche une rare réunion du Conseil de sécurité nationale consacrée à la crise ukrainienne, quelques jours avant un entretien entre son secrétaire d'Etat Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov, le 24 février. Mais les voyants sont désormais au rouge, avec l'Otan qui estime que "tous les signes indiquent que la Russie prévoit une attaque complète" de l'Ukraine.

 

Emmanuel Macron s'était entretenu samedi avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, qui dit ne pas vouloir "riposter aux provocations le long de la ligne de contact", selon l'Elysée. Volodymyr Zelensky lui a "confié de dire à Vladimir Poutine la disponibilité de l'Ukraine à dialoguer", a souligné la présidence française. "Une action militaire russe contre l'Ukraine porterait la guerre au coeur de l'Europe", a martelé un conseiller présidentiel français. Il n'y aurait alors "pas d'autre option possible qu'une réaction très forte", a-t-il ajouté. Le Kremlin nie toute intention d'attaquer l'Ukraine voisine, que le Kremlin veut faire revenir dans sa sphère d'influence.

Moscou conditionne la désescalade à des "garanties" pour sa sécurité, comme le retrait d'Europe de l'Est de l'infrastructure militaire de l'Otan et l'assurance que l'Ukraine n'adhèrera jamais à l'Alliance atlantique, des demandes inacceptables pour les Occidentaux.

Combats sur le front est

Sur le front, dans l'est de l'Ukraine, les combats redoublent. Kiev et les séparatistes soutenus par Moscou s'accusent mutuellement d'envenimer ce conflit qui a fait plus de 14 000 morts depuis 2014. Renforçant l'inquiétude, les sécessionnistes ont annoncé samedi une "mobilisation générale" des hommes en état de combattre, après avoir ordonné l'évacuation de civils vers la Russie voisine. Dans la nuit de samedi à dimanche, ils ont à nouveau accusé l'armée ukrainienne de dizaines de violations du cessez-le-feu et assurent que l'Ukraine prépare une attaque, ce que Kiev dément catégoriquement.

Selon le ministère russe des Situations d'urgence, plus de 40 000 personnes en provenance des zones séparatistes ont été évacuées en Russie, chiffre relativement faible pour des zones où vivent plusieurs centaines de milliers de personnes. Depuis près de trois mois, Washington n'a cessé de sonner l'alerte sur les préparatifs d'une offensive russe en Ukraine. Vendredi, Joe Biden s'était dit, pour la première fois, "convaincu" que Vladimir Poutine avait décidé d'envahir l'Ukraine "dans les prochains jours", et que la multiplication actuelle des heurts sur la ligne de front dans l'est du pays visait à créer une "fausse justification" pour lancer l'offensive.

"Pas de guerre avec la Russie", "Plus de guerre, ni froide, ni chaude. Ce dont on a besoin c'est d'amour", proclamaient les pancartes brandies lors d'une petite manifestation samedi à New-York. A Varsovie, une manifestation de solidarité avec l'Ukraine est prévue dimanche à la mi-journée, au moment où s'achève la Conférence de sécurité de Munich. Samedi, le président ukrainien y avait exhorté les Occidentaux à cesser leur politique "d'apaisement" vis-à-vis de Moscou et à augmenter leur aide militaire à Kiev, "bouclier de l'Europe".

(Source : L'Express)

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Le conflit n'est pas loin, voir il est commencé (la Russie reconnait avoir capturé un soldat Ukrainien et tué des saboteurs...). Le tout étant de voir si le jeu des alliances déclenche l'insensé, ce qui pourrait déboucher sur une guerre mondiale.

Le 20/02/2022 à 16:29, berogeitabi a dit :

J’avoue ne pas bien comprendre les déclarations de Biden et Johnson qui me semblent attiser le feu. 

Biden est en mauvaise posture politique et a besoin de s'affirmer, il a déclaré ne pas vouloir envoyer de troupes en Ukraine et en même temps je doute qu'il veuille céder face à Poutine.

Quand à Johnson, les Anglais sont les vassaux des Américains.

 

 

L'Union européenne se prépare à prendre des sanctions contre la Russie

Réunis ce lundi à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères disent privilégier la diplomatie, mais affirment être prêts à sanctionner Moscou en cas d'invasion de l'Ukraine. View on euronews

Les ministres européens des Affaires étrangères se réunissent à Bruxelles ce lundi, pour coordonner leur réponse face à la Russie dans le dossier ukrainien.

Si la diplomatie est privilégiée, les leaders européens se préparent à un éventuel échec du dialogue.

"Quand le moment viendra, je demanderai une réunion extraordinaire, parce que les sanctions sont une compétence du Conseil" a averti Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne dès son arrivée à Bruxelles.

"Nous sommes prêts à le faire quand le moment viendra. J'espère que ça n'arrivera pas, nous travaillons en ce sens" a-t-il ajouté.

Le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a été convié à cette réunion européenne, alors que les affrontements armés reprennent dans l'est de l'Ukraine.

"Solidarité des 27 ce matin avec notre collègue ukrainien" a déclaré le ministre français des Affaires étrangères sur Twitter Jean-Yves le Drian, qui doit s'entretenir avec son homologue russe dans la journée.

Le regain de violence dans le Donbass est une situation jugée "très sérieuse" par le ministre danois des Affaires étrangères Jeppe Kofod.

"Nous espérons et nous travaillons pour le meilleur : pas de guerre. Mais nous nous préparons au pire si Vladimir Poutine continue ses provocations et son mépris de la diplomatie" a-t-il déclaré à son arrivée à Bruxelles.

D'après Kiev, quatorze bombardements des rebelles prorusses ont été répertoriés dans l'Est de l'Ukraine, blessant un soldat.

Les séparatistes ont pour leur part rapporté la mort de trois civils dans les bombardements ces dernières 24 heures, ainsi que l'explosion d'un dépôt de munitions dans la région de Novoazovsk, accusant des "saboteurs ukrainiens" d'en être responsables.

La France a annoncé dimanche soir que Vladimir Poutine et Joe Biden étaient d'accord pour une rencontre prochainement, mais le Kremlin a finalement jugé cela prématuré, douchant les espoirs de reprise d'un dialogue direct entre Moscou et Washington.

(Source : Euronews)

 

 L’armée russe affirme avoir tué cinq « saboteurs » venus d’Ukraine, Kiev dément

L’armée russe a affirmé lundi 21 février 2022 avoir tué cinq « saboteurs » venus d’Ukraine en territoire russe et que deux véhicules militaires avaient également franchi la frontière. Le ministère de l’Intérieur Ukrainien a formellement démenti toutes ces informations.

L’armée russe a affirmé lundi 21 février 2022 avoir tué cinq « saboteurs » venus d’Ukraine en territoire russe et que deux véhicules militaires ukrainiens avaient également franchi la frontière, ont rapporté les agences russes.

« Cinq personnes appartenant à un groupe de saboteurs […] ont été éliminées »

« Lors de combats, cinq personnes appartenant à un groupe de saboteurs et de renseignement ayant violé la frontière de la Russie ont été éliminées », a indiqué l’armée, assurant que l’incident a eu lieu dans la région de Rostov (environ 1 000 km au sud de Moscou) à 6 h du matin (3 h GMT), près de la localité de Mitiakinskaïa.

« Deux véhicules de combat de l’infanterie des forces armées ukrainiennes sont entrés (en Russie) depuis le territoire de l’Ukraine pour évacuer le groupe de saboteurs vers le territoire ukrainien via la frontière », selon la même source. L’armée précise qu’aucun militaire ou garde-frontière russe n’a été blessé.

L’Ukraine dément toutes les accusations de la Russie

Dans la matinée, la Russie avait déjà affirmé qu’un tir d’artillerie ukrainien avait détruit un petit bâtiment appartenant aux gardes-frontières dans la région de Rostov, ce que l’Ukraine a démenti.

L’Ukraine a également formellement démenti avoir envoyé des « saboteurs » en Russie. « Pas un seul de nos militaires n’a franchi la frontière avec la Fédération de Russie, et pas un seul d’entre eux n’a été tué aujourd’hui (lundi) », a déclaré à la presse un haut responsable du ministère de l’Intérieur, Anton Gerachtchenko.

Par ailleurs, les séparatistes prorusses de l’Est ukrainien, dans les régions de Donetsk et Lougansk, accusent Kiev de mener des bombardements. Kiev a également démenti ces affirmations.

Une guerre de l’information, aussi

« Non, l’Ukraine n’a PAS : attaqué Donetsk ou Lougansk, envoyé des saboteurs […] de l’autre côté de la frontière russe, bombardé un poste-frontière russe, mené des actes de sabotage », a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba sur Twitter. « Et l’Ukraine ne planifie PAS de mener de tels actes. Il faut que la Russie arrête son usine à fausses (informations) maintenant », a-t-il ajouté.

Les Occidentaux comme les Ukrainiens craignent depuis des semaines qu’un incident, réel ou mis en scène, ne soit utilisé par la Russie pour permettre la création d’un prétexte en vue d’une offensive russe contre l’Ukraine.

Les combats entre l’armée ukrainienne et les séparatistes prorusses soutenus par Moscou redoublent d’intensité depuis trois jours dans l’est de l’Ukraine, région frontalière de la Russie.

Cette dernière est accusée d’avoir massé 150 000 militaires aux frontières en vue d’une potentielle invasion de son voisin.

(Source : AFP- Ouest-France)

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Bonjour,

source .... http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/02/25/guerre-en-ukraine-point-du-matin-22844.html

https://www.forcesoperations.com/la-france-va-accelerer-le-deploiement-dun-contingent-en-roumanie/

Pensées a L'Ukraine !

Je ne peux que saluer les quelques valeureux russes qui ont osés défiler contre la guerre en Ukraine !

Sur Twitter les " Anonymous " ont déclaré la " cyberguerre " à la Russie.

Toutes les compétitions sportives en Russie sont annulées comme le GP de F1. Gazprom perd des contrats avec des clubs sportifs.

Que faire avec ses russes qui possèdent des clubs en France ?

Va t'il y avoir des français ou d'autres qui vont partir combattre aux cotés de l'Ukraine comme ils l'ont fait pour les Kurdes ?

Je suis étonnée que dans les " sanctions françaises ", il n'y ait pas la fermeture de " RT " alias " russia today "  et le renvois de ces " journalistes " en Russie !!!

 

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Dernier mots de 13 soldats Ukrainiens sur l'Ile des Serpents " Allez vous faire F***** " au navire russe qui va les bombarder.

source ...

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/martyrs-de-l-iles-des-serpents-fantome-de-kiev-l-ukraine-en-quete-de-heros_2168774.html

 

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Oui Heïdi, la guerre est à la porte de l'Europe et aux portes de chez nous, pas sur que tout le monde en soit conscient.

Je suis triste pour le peuple Ukrainien, je pense à ce qu'a vécu ma famille durant l'invasion et l'occupation allemande en France. Je suis admiratif de voir ces hommes mené par leurs Président pourtant critiqué du fait que c'était un ancien acteur (les Etats Unis ont en eu un également...) qui se battent et résistent contre l'envahisseur Russe.

 

Selon le Président Macron, la guerre en Ukraine « durera » et « il faut nous y préparer »

La guerre en Ukraine « durera » et « il faut nous y préparer », a prévenu Emmanuel Macron depuis le salon de l’agriculture ce samedi 26 février. Il a également indiqué que le gouvernement préparait « un plan de résilience » pour face aux conséquences économiques de cette crise.

« La guerre est revenue en Europe. Cette guerre a été choisie unilatéralement par le président Poutine. […] De manière certaine il y aura des conséquences dans nos exportations pour les grandes filières », comme celles du vin, des céréales et de l’alimentation du bétail, a déclaré le chef de l’Etat à des responsables agricoles en inaugurant le salon à Paris. Il a ajouté :

« Nous sommes en train de bâtir un plan de résilience, d’abord pour sécuriser pour nos filières nos intrants, ensuite pour bâtir des boucliers en termes de coûts […] et apporter des réponses dans la durée. »La campagne d’Emmanuel Macron gelée par la guerre en Ukraine

Il faut « vous accompagner en termes de revenus, et accompagner nos compatriotes aussi sur les impacts en termes de coûts immanquablement », a-t-il insisté en s’adressant aux responsables des filières et des syndicats agricoles.

Plusieurs grands groupes en Ukraine

Emmanuel Macron, les traits tirés, s’est exprimé pendant une vingtaine de minutes devant les dirigeants des organisations professionnelles. Sa visite au Salon est écourtée en raison de la crise internationale, et le Premier ministre Jean Castex doit prendre son relais dans les allées du Salon après l’inauguration vers 9 heures.

Les professionnels de l’alimentation redoutent des mesures de rétorsion russes en réaction aux sanctions occidentales, qui viendraient perturber les échanges.

Sanctions contre la Russie : « Le coût restera très limité pour l’économie française »

La France est le neuvième fournisseur de la Russie en produits agroalimentaires, pour 780 millions d’euros par an, selon l’association française de l’agro-industrie Ania.

Plusieurs grands groupes sont implantés en Ukraine, en particulier dans le secteur laitier, des céréales et des semences. Lactalis (groupe français présent notamment dans l’industrie laitière), qui a un stand au salon, compte trois sites de production dans l’ex-république socialiste.

(Source : Le NouvelObs)

 

L'Otan active des éléments de sa NRF pour la première fois

L’Otan a ainsi "déployé des forces terrestres et aériennes défensives dans la partie orientale du territoire de l’Alliance, ainsi que des moyens maritimes dans l’ensemble de la zone Otan". C’est le cas dans les Pays baltes, en Pologne et en Roumanie où des renforts américains, britanniques et allemands ont déjà été déployés au cours des deux dernières semaines. Actuellement, outre d’importantes forces terrestres, l’Otan dispose d’une centaine d’avions de chasse et de 120 navires (dont trois groupes aéronavals).

...

La France n’est pas en reste
Le président Macron a confirmé que la France va dépêcher un millier d’hommes en Roumanie pour y constituer un bataillon multinational sous son commandement, dans le cadre de la "présence avancée renforcée". 500 hommes vont rapidement quitter la France comme éléments précurseurs du futur bataillon otanien. Ils proviennent des unités qui sont membres de la VJTF.

Deux cents autres soldats vont rejoindre leurs 300 camarades déjà en Estonie au sein de la mission Lynx.

Quatre avions de chasse français, qui auraient dû rejoindre l’Estonie dans quelques semaines dans le cadre de la mission de Police du ciel, s’y positionneront dès la mi-mars ; ce pays analyse ses capacités d’accueil pour abriter davantage de Mirage et Rafale français. Des Rafale qui volent déjà, au départ, de la France, au-dessus de la Pologne pour des opérations de sécurisation.

L'article complet http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

 

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(Source : Ministère des Armées)

 

Ce lundi 28 février, 200 soldats du 27ème bataillon de chasseurs alpins, implanté à Annecy, partiront pour la Roumanie. Un évènement qui fait suite à l'accélération des efforts militaires dans le cadre de l'Otan, annoncé par le président Emmanuel Macron ce vendredi 25 février.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/annecy/guerre-en-ukraine-200-hommes-du-27eme-bataillon-de-chasseurs-alpins-d-annecy-partent-pour-la-roumanie-2475661.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2Mn-EDrJ8araNok_iPJNQdQg9-rbeEkST76LWoeR4Qle3FKk2-TLIOw0w#Echobox=1645873791

 

Message du Chef d'Etat Major des Armées, le général d'armée Thierry Burkhard :

 

" Officiers, sous-officiers et officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs, d'active et de réserve, personnel civil des armées,

Une guerre vient d'être déclenchée en Europe. Les armées russes ont attaqué l'Ukraine. Comme l'a souligné le Président de la République, il s'agit de l'atteinte la plus grave à la paix et à la sécurité en Europe depuis des décennies.

Pour les armées françaises, la première conséquence de cette guerre est une élévation sans précédent du niveau de tension, bien au-delà de l'Ukraine et de l'Est de l'Europe.

Il est trop tôt pour mesurer pleinement les conséquences de cette agression russe, en particulier sur l'ordre international et sur la stabilité de notre continent.

À ce stade, les armées françaises ne sont pas directement impliquées mais elles sont pleinement concernées par le suivi de la situation et le renforcement de notre posture militaire générale, en particulier dans le cadre de l'OTAN.

Pour toutes nos forces déployées, à l'étranger ou sur le territoire national, il s'agit maintenant de poursuivre la mission, en faisant preuve de détermination et de calme, mais aussi de discernement et de vigilance vis-à-vis d'éventuelles tentatives de déstabilisation.

Dans la situation actuelle, la crédibilité de nos armées est essentielle.

Nous assumerons sans faiblesse notre mission fondamentale : défendre la France et les Français.

Nous ferons face aux menaces qui se présenteront, dans tous les domaines de conflictualité.

Notre rôle dans l'immédiat est de contribuer aux efforts de notre pays, qui ouvre avec ses alliés pour que les opérations militaires russes cessent au plus tôt.

Chacun d'entre nous doit se sentir concerné par ces événements et continuer à s'investir sans réserve dans sa mission, qu'il s'agisse de formation, d'entraînement, de soutien ou d'opérations.

Notre efficacité opérationnelle, immédiate et dans l'avenir, en dépend.

Je sais pouvoir compter sur votre engagement.

En avant"

(Source : Chef d'état major des armées)

 

Egalement cette analyse qui n'implique que son auteur mais qui est néanmoins des plus intéressant pour notre réflexion.

Le président russe Vladimir Poutine a lancé une offensive militaire en Ukraine dans la nuit du 23 et 24 février. Cette invasion brutale et inacceptable va impacter durablement les relations entre la Russie et l’Europe. Elle va aussi être un tournant car elle va avoir de lourdes conséquences sur la stabilité des équilibres mondiaux. Analyse du géopolitologue Roland Lombardi.

La suite : https://fildmedia.com/article/guerre-en-ukraine-poutine-est-il-tombe-dans-le-piege-americain?fbclid=IwAR1hNHl3eZmajDIcI8rKxzKc1-ZS7yR1_mlXIT-YqCqVMSf7S4zzNlpw5hc

 

Le Royaume-Uni appelle à l’action immédiate contre la Russie

Selon Londres, la Russie représente la plus grande menace pour l'ordre sécuritaire de l'Europe. Pour Boris Johnson, la réponse européenne doit être ferme : soutenir l'Ukraine sur le plan politique et militaire, imposer de lourdes sanctions à la Russie en ciblant les actifs russes au Royaume-Uni, et renforcer les capacités de défense de l'Europe. 

La suite de l'article http://www.institutmontaigne.org/blog/le-royaume-uni-appelle-laction-immediate-contre-la-russie?fbclid=IwAR3Po9n0i-FymVQBtu1tA__ODUYmA_-Rr9qQ1te7NISHlLl_Fd5Mr5lbmAY

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Les combats font rage en Ukraine et je ne vais pas vous détailler ce que tout le monde sait déjà, l'armée ukrainien résistent temps qu'elle le peut, la mobilisation des hommes a été déclarée.

 

Volodymyr Zelensky a déclaré que ses partenaires occidentaux "allaient livrer de nouvelles armes à l'Ukraine." Parmi ces Etats : les Pays-Bas et l'Allemagne

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© Genya SAVILOV / AFP Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que ses partenaires occidentaux

Le président ukrainien l'affirme : la capitale tient bon. Alors que la bataille de Kiev continue, Volodymyr Zelensky a assuré ce samedi que ses partenaires occidentaux allaient livrer de nouvelles armes à l'Ukraine. "Un nouveau jour a commencé sur le front diplomatique, avec une conversation avec Emmanuel Macron. Armes et équipements de nos partenaires sont en route pour l'Ukraine. La coalition antiguerre fonctionne", a écrit le chef de l'Etat ukrainien sur Twitter. Face à la deuxième armée la plus puissante au monde, le dirigeant n'a d'autres choix que de demander de l'aide. Et les pays européens répondent présent. Les Pays-Bas ont annoncé ce samedi leur intention de fournir des missiles et des équipements militaires à l'Ukraine, à la demande de leur voisin européen.

"Les Pays-Bas ont reçu très récemment des demandes supplémentaires de matériel militaire de l'Ukraine", a déclaré le ministère néerlandais de la Défense dans une lettre au parlement néerlandais. L'homme politique a précisé que le pays "fournira dès que possible 200 missiles antiaériens Stinger à l'Ukraine". "La livraison prévue de biens militaires était et est destinée à l'autodéfense ukrainienne contre l'attaque armée de la Russie", rapporte cette lettre. "Le ministère de la Défense a expédié ce samedi une partie des marchandises déjà promise", comprenant des fusils de précision et des casques. Le ministère a ajouté que "les autres marchandises seront expédiées dès que possible, mais les Pays-Bas, comme d'autres pays, sont confrontés à des défis logistiques". Une aide qui vise à renflouer l'armée ukrainienne pauvre sur le plan de sa défense aérienne.

Ce samedi, en fin de journée, l'Allemagne a brisé un tabou en acceptant de livrer des armes à l'Ukraine en guerre, rompant ainsi sa politique d'interdiction de toute exportation d'armes létales en zone de conflit. Berlin a autorisé la livraison à Kiev de 1000 lance-roquettes antichar, de 500 missiles sol-air Stinger et de 9 obusiers, a annoncé le gouvernement. L'Allemagne a également annoncé l'envoi à l'Ukraine de 14 véhicules blindés ainsi que de 10 000 tonnes de carburant. "D'autres mesures de soutien sont actuellement à l'étude", a souligné une source gouvernementale. A travers ces livraisons d'armes, la scène diplomatique assiste à un véritable changement de stratégie de la part de Berlin.

Les forces ukrainiennes s'appuient sur du matériel soviétique, mais également sur quelques équipements livrés depuis 2014, puis 2021, sous licences américaines, polonaise, tchèque ou britannique. "Il ne faut pas sous-estimer la volonté des Ukrainiens de se battre et leur capacité de riposte individuelle, soulignait dans L'Express Mathieu Boulègue, chercheur spécialiste de l'Eurasie à la Chatham House, un think tank londonien. Pour les aider dans cette voie, d'autres pays européens ont annoncé l'envoi d'armement. A l'instar de la République tchèque qui va faire don à l'Ukraine de mitrailleuses, de fusils automatiques et de précision, de pistolets et de munitions, pour une valeur de 7,6 millions d'euros, a annoncé ce samedi la ministre tchèque de la Défense. Dans le détail, ces armes comprendraient 30 000 pistolets, 7000 fusils d'assaut, 3000 fusils-mitrailleurs et plusieurs dizaines de fusils de précision ainsi qu'un million de cartouches.

2000 mitrailleuses fournies par la Belgique

Ce don sera expédié en Ukraine "dans les heures qui viennent", a-t-elle ajouté. La Pologne a de son côté expédié des dizaines de milliers de munitions au voisin ukrainien. Toujours en Europe, la Belgique répond également présente sur le volet militaire. Le Premier ministre belge, Alexander De Croo, a déclaré sur Twitter ce samedi : "L'Ukraine a demandé à la Belgique de fournir de grandes quantités de carburant pour l'approvisionnement des troupes ukrainiennes. Notre pays répond à cette question. Il s'agit d'un total de 3800 tonnes de carburant. La Belgique fournira également à l'armée ukrainienne 2000 mitrailleuses. Une analyse plus approfondie est en cours." De son côté, l'Italie prévoit des aides de 110 millions d'euros à l'Ukraine.

Samedi soir la France a annoncé à son tour avoir pris la décision de livrer davantage d'équipements militaires de défense à l'Ukraine. Au cours d'un conseil de défense réuni à l'Elysée autour du président Emmanuel Macron, "il a été décidé la livraison additionnelle d'équipements de défense aux autorités ukrainiennes ainsi qu'un soutien en carburant", a indiqué la présidence. L'état-major des armées avait auparavant indiqué avoir "acté" des livraisons d'armes défensives à Kiev, l'Ukraine ayant notamment, d'après son ambassadeur à Paris, demandé des "moyens de protection antiaérienne" et numérique.

Jusque-là, la France s'est mobilisée dans le cadre de l'Otan. Le porte-parole du ministère des Armées, Hervé Grandjean, a détaillé sur BFMTV la contribution de Paris au renforcement militaire de l'Otan sur le pourtour de l'Ukraine. Parmi les dispositifs annoncés : la mise en place de quatre mirages 2000 qui seront stationnés en Estonie avec une centaine de militaires de l'armée de l'Air et de l'Espace. Par ailleurs, des hommes et du matériel de guerre ont été envoyés en Norvège, en Estonie, en Pologne, en Roumanie, en Bosnie-Herzégovine et en Méditerranée.

En dehors de l'Europe : les Etats-Unis vont fournir une nouvelle aide militaire à l'Ukraine, d'un montant de 350 millions de dollars, pour aider Kiev à combattre l'invasion russe, a annoncé ce samedi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. "Cette aide comprendra de nouveaux moyens militaires défensifs qui permettront à l'Ukraine de combattre les menaces blindées, aéroportées et autres auxquelles elle fait face aujourd'hui", a affirmé le secrétaire d'Etat américain dans un communiqué. Par ailleurs, la Turquie figure parmi les soutiens de l'Ukraine selon le président ukrainien : "Je remercie mon ami Monsieur le Président de Recep Tayyip Erdogan et la population de Turquie pour leur ferme soutien. L'interdiction du passage des navires de guerre vers la mer Noire et un soutien militaire et humanitaire extrêmement importants aujourd'hui. Les habitants de l'Ukraine ne l'oublieront jamais !"

À noter que des armes avaient déjà été livrées ces derniers mois en provenance de différents pays. Mi-janvier, le Royaume-Uni et les Etats baltes avaient annoncé la livraison de milliers de missiles antichars Javelin. L'objectif était d'augmenter les capacités de l'armée en les combinant aux drones turcs que l'armée ukrainienne possédait déjà. Or, comme le rappelle Mediapart, l'armée ukrainienne n'a pas été formée pour manier correctement de tels appareils. A travers cette information, se pose aussi la question de l'utilité du matériel militaire envoyé sur place.

(Source : AFP / L'express)

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  • Administrateur

l’Otan renforce ses forces en Roumanie et en Slovaquie

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© MICHEL EULER / AFP Le Président Emmanuel Macron au sommet de l’Otan, vendredi 25 février 2022.

La France et la Belgique vont déployer des unités en Roumanie pour constituer un groupement tactique de l’Otan dans ce pays et un autre sera constitué en Slovaquie. Ce bataillon franco-belge assurera une « mission de protection et dissuasion », a annoncé samedi 26 février 2022 la ministre de la Défense belge Ludivine Dedonder.

La France et la Belgique vont déployer des unités en Roumanie pour constituer un groupement tactique de l’Otan dans ce pays et un autre sera constitué en Slovaquie, ont confirmé les autorités des trois pays après les annonces vendredi 25 février 2022 au sommet de l’Alliance.

Dans le cadre de la Force de réaction rapide, la France va déployer en Roumanie 500 militaires avec des véhicules blindés et des engins de combat, a précisé vendredi soir le chef d’état-major des armées françaises, le général Thierry Burkhard après les annonces du président Emmanuel Macron.

La Belgique va pour sa part envoyer 300 militaires dans ce pays. « Ils se déploieront dans le courant de la semaine prochaine dans le cadre de la Force de réaction rapide au sein d’un bataillon franco-belge qui assurera une mission de protection et dissuasion », a annoncé samedi 26 février la ministre de la Défense Ludivine Dedonder.

Les unités françaises et belges font partie de la force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation (VJTF) de l’Otan. Elles vont constituer les premiers éléments du groupement tactique de l’Alliance en Roumanie dont la France a proposé de prendre le commandement, a-t-on précisé de source diplomatique.

Un autre groupement tactique va être établi en Slovaquie, a précisé samedi l’ambassadeur slovaque à l’Otan, Peter Bator. Il sera en charge d’un système de défense aérienne Patriot et devrait compter plus d’un millier de militaires d’unités venues d’Allemagne, des Pays-Bas, de la République tchèque, de la Pologne, de la Slovénie et des États-Unis, a-t-il précisé.

4 500 militaires des pays de l’Otan

La constitution de ces deux nouveaux groupements tactiques a fait l’objet d’un accord lors de la réunion des ministres de la Défense de l’Otan les 16 et 17 février, a-t-on précisé de source diplomatique.

L’Otan a déjà déployé quatre groupements tactiques multinationaux en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne depuis 2017 pour « répondre au renforcement militaire de la Russie dans la région de la Baltique et à l’usage de la force contre ses voisins ».

Au total 4 500 militaires des pays de l’Otan sont déployés dans ces quatre pays et constituent des « forces prêtes au combat », précise l’Alliance. Ils sont dirigés par le Royaume-Uni (Estonie), le Canada (Lettonie), l’Allemagne (Lituanie) et les États-Unis (Pologne).

L’Otan a par ailleurs établi une présence avancée adaptée en Roumanie avec une brigade multinationale et des navires. Les États-Unis ont envoyé en janvier une unité de blindés Stryker et un millier de militaires en Roumanie dans une base située à proximité de la mer Noire, venus renforcer les 900 militaires américains stationnés dans ce pays.

Des avions allemands et italiens assurent par ailleurs « la police des airs » dans cette zone.

L’Otan a activé jeudi ses plans de défense afin de pouvoir déployer la capacité de la Force de réaction rapide de « là ou ce sera nécessaire ».

Les États-Unis ont annoncé le lendemain l’envoi de 7 000 militaires en Allemagne et la mise en alerte de 12 000 autres pour renforcer la force de l’Otan.

L’Italie est pour sa part prête à déployer 3 400 militaires, a annoncé le chef du gouvernement italien Mario Draghi.

(Source : AFP / Ouest-France)

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    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons le décès du Premier Maître fusilier Pierre-Yves LE PEUCH, combattant de la Guerre 39/45, en Indochine et en Algérie; prisonnier de guerre des japonnais en 1945, titulaire d'une citation de la Médaille Militaire et de la Légion d'Honneur, le PM LE PEUCH fut l'un dès tous premiers instructeurs de la Préparation Militaire Marine de Grenoble à l'ouverture du centre en 1971. (Source : PMM Grenoble)

    Bouchon-Gras 49

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    Vétéran du jour J et ambassadeur du Memorial Trust Britannique, Frank Baugh, titulaire de la Légion d'Honneur est décédé à l'âge de 98 ans, lundi 20 juin. Engagé auprès de l'Association des Vétérans de Normandie, il avait participé à la campagne de dons pour l'édification du Memorial. Frank Baugh, photographié lors de sa visite au Memorial, avait déclaré "qu'il était honoré de pouvoir aider "d'une certaine manière" à se souvenir des hommes et des femmes qui ne sont jamais rentrés chez eux". - Memorial trust Il avait assisté à son ouverture officielle, le 6 juin 2021 au National Memorial Arboretum, puis avait pu le visiter en octobre avec un petit groupe d'anciens combattants. Julie Verne, directrice du développement du Memorial Trust, le décrit comme "un homme chaleureux, calme et digne avec un beau sens de l'humour". En mémoire de Frank, le site du Memorial diffuse un film où il raconte son D-Day. Il y explique notamment, qu'ayant débarqué sur Sword Beach parmi les premiers de son unité, ils ont "été touchés par un obus assez lourd qui est arrivé à bâbord". Sept à huit d'entre eux furent grièvement blessés. (Source : La Manche Libre)

    Semmerade

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    Bonjour, je recherche d’où vient l’insigne sur le col de cette photo avec le numéro 3 ? Je ne retrouve pas cette forme de feuille avec la barre ailleurs. Normalement il y a une grenade ou une étoile  merci ! Photo

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous apprenons avec tristesse le décès soudain en service d’un Gendarme mobile de l’escadron 32/3 de Luçon en Guyane. Cet adjudant-chef de 50 ans, a succombé à une embolie pulmonaire le 19 juin alors qu’il était détaché en Guyane avec son unité. Mickaël Desbois était marié et père de trois enfants. (Source : la voix du gendarme)   L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances à la famille, aux proches et à ses frères d'armes.

    HernanF

    Posted

    L’escadron Normandie-Niemen fête ses 80 ans avec un Rafale C aux couleurs uniques pour marquer l’occasion.
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