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Le retour de Jean-Marie le Rohellec porté disparu dans les Ardennes en 1914.


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Rennes : le retour émouvant d'un poilu breton, 107 ans après sa mort au combat.

 

Jean-Marie le Rohellec a été tué dès le début de la guerre 14/18 dans les Ardennes où il était porté disparu. Son corps, comme celui de 13 autres soldats, a été retrouvé lors de fouilles archéologiques. Le poilu Breton a été inhumé ce vendredi au carré militaire du cimetière de l'est à Rennes.

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Le cercueil de Jean-Marie le Rohellec avant son inhumation dans le carré militaire du cimetière de l'est à Rennes © Radio France - Loïck Guellec

C'est un moment assez exceptionnel qui s'est déroulé vendredi 12 novembre au carré militaire du cimetière de l'est à Rennes (Ille-et-Vilaine). Un poilu breton, tué dès le début de la guerre 14/18, a été inhumé avec les honneurs civils et militaires. Le corps de Jean-Marie le Rohellec, originaire de Pluneret, près d'Auray, dans le Morbihan, a été retrouvé lors de fouilles archéologiques l'an dernier dans les Ardennes. comme 13 autres poilus. Ils ont tous péri lors d'une attaque allemande sans doute le 1er septembre 1914.  Jean-Marie le Rohellec, qui n'avait que 31 ans, a pu être identifié formellement.  Sa famille souhaitait qu'il soit inhumé en Bretagne et précisément à Rennes où vivent certains de ses proches.

 

L'émotion de ses arrières petites-nièces

Son cercueil est recouvert du drapeau tricolore, le portrait du poilu trône sur le catafalque. Jean-Marie le Rohellec va rejoindre le carré militaire du cimetière de l'est. Ses arrières-petites-nièces sont là. "C'est très émouvant, c'est un évènement rare" explique Laurence Genaitay-Denais.

La famille le Rohellec, 107 ans après, se reconstitue - Caroline Ruaux arrière-petite-nièce de Jean-Marie le Rohellec

Ce n'est que l'an dernier, après avoir retrouvé sa dépouille mortelle, que ses arrières-petites-nièces apprennent l'existence et de le destin de Jean-Marie le Rohellec "Notre grand-père n'en a jamais parlé. Personne n'a entendu parlé de lui dans notre génération en tout cas" dit Caroline Ruaux

Retour en terre natale

A 19 ans, en 1902,  Jean-Marie le Rohellec quitte son village de Pluneret dans le Morbihan et s'engage dans la marine. Mais, c'est au sein du 9è bataillon colonial du Maroc, qu'il prend part au combat et tombe dès le début du conflit. Le soldat est porté disparu jusqu'à l'an dernier. "Pendant 106 ans, il est resté à 642 kilomètres de chez lui et aujourd'hui on va le remettre dans sa terre bretonne où il va trouver son repos" explique Lionel Brodier délégué du Souvenir Français en Ille-et-Vilaine. 

SI Jean-Marie le Rohellec repose désormais au carré militaire du cimetière de l'est, son nom reste inscrit à toute jamais sur le monument aux morts de Pluneret sa ville natale.

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Le portrait de Jean-Marie le Rohellec mort au champ d'honneur le 1er septembre 1914 dans les Ardennes © Radio France - Loïck Guellec

(Source : https://www.francebleu.fr/infos/societe/rennes-le-retour-emouvant-d-un-poilu-breton-107-ans-apres-sa-mort-au-combat-1636737865?fbclid=IwAR3r4RtF2Qs6ZsNgZAr17Ax0ifiBfV8p4bZxjr59-zj-2I6OGSRcSf4-Xyw  )

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    • By Bouchon-Gras 49
      Une belle histoire de restauration, combien de relique de guerre "pourrisse" tranquillement dans nos communes.
      Il est tellement rare qu'il attire la convoitise des collectionneurs de toute la France. Cent ans après qu'Héric, en Loire-Atlantique, a reçu un canon allemand en guise de trophée de la Grande Guerre, des passionnés ont œuvré pour que ce trésor retrouve sa splendeur d'antan. 

      La commune d'Héric, en Loire-Atlantique, s'est vue remettre en 1921 un canon allemand de la Première Guerre mondiale en guise de trophée de guerre. - Henri Baudry
      "La rareté du fait donne du prix à la chose", écrivait Jean de la Fontaine au XVIIe siècle. À Héric, en Loire-Atlantique, les passionnés de la Grande Guerre peuvent en témoigner. A l'occasion des commémorations de l'armistice du 11 novembre 1918, ce jeudi, France Bleu Loire Océan vous raconte l'histoire d'un "trophée de guerre" reçu par la commune en 1921. "Des canons comme celui-ci, il n'en reste plus que deux dans le monde", raconte fièrement Henri Baudry, membre de l'association des Amis de l'Histoire. Avec d'autres passionnés, il est parvenu à rénover ce petit trésor qui était tombé dans l'oubli. 
       
      Un trésor de guerre que les Allemands n'ont pas vu en 1940
      A la demande du conseil municipal de l'époque, la commune d'Héric s'était vue offrir des "trésors de la Grande Guerre" par le gouvernement : "Des casques à pointe, des obus comme on en voit autour des monuments aux morts, des fusils Mauser et ce canon", énumère Henri Baudry. Placé derrière le monument aux morts il y a 100 ans, cet obusier n'avait plus bougé. Son emplacement lui avait même évité d'être détruit par les Allemands, deux décennies plus tard. "Ils n'ont pas vu ce canon, souffle-t-il. Sinon ils se seraient empressés de le récupérer, étant donné que c'était un trophée de guerre."
      Plusieurs gros collectionneurs dont deux qui sont dans l'Est de la France m'ont appelé pour savoir si le canon était à vendre.
      Caché, ce mastodonte nommé "Schwere Feldhaubitze" - obusier lourd de campagne, en français - de 2.250 tonnes, long de plus de 2,5 mètres et capable de cracher des obus à près de neuf kilomètres à la ronde s'est dégradé au fil du temps. "Quand je l'ai vu pour la première fois il y a 25 ans, il n'était déjà pas beau", se remémore Philippe Maisnier, passionné par les deux conflits mondiaux et amateurs de véhicules militaires anciens. "Il était en mauvais état et on se disait qu'il serait bien d'en faire quelque chose avant qu'il ne disparaisse", embraye le membre actif de l'association des Amis de l'Histoire. Ils vont alors porter ce dossier devant les élus locaux. Et vont finir par les convaincre en 2012.
      "Dans le monde de la collection, c'est un bijou"
      Grâce à une grue, ce canon "très utilisé pendant la guerre" dixit Philippe Maisnier, est enlevé de son emplacement historique afin d'être stocké dans un bâtiment des ateliers municipaux. Grâce aux 10.000 euros de subventions, entre autres, allouées par le Département et la DRAC, le chantier de rénovation a ensuite pu commencer. "La première étape a été le sablage qui consiste à décaper entièrement le canon afin d'enlever la rouille, détaille le passionné de véhicules militaires. On a ensuite remis et ressoudé les bouts de blindage qui manquaient. L'obusier a ensuite fait l'objet d'un traitement chimique afin d'éviter que la rouille ne revienne avant 15 à 20 ans. Et la dernière étape a été de le repeindre, on a réussi à retrouver la teinte d'origine du canon, avant qu'un artisan ne refasse les deux roues du canon à l'identique."
      On est en train de réfléchir à l'endroit le plus approprié car l'idée est de le mettre en valeur, pas de le laisser enfermé.
      Satisfaits du résultat, ces férus d'histoire ont été très sollicités, preuve que cet objet a une sacrée valeur. "Dans le monde de la collection, c'est un bijou, admet même Philippe Maisnier. Plusieurs gros collectionneurs dont deux qui sont dans l'Est de la France m'ont appelé pour savoir si le canon était à vendre." "C'est pour ça qu'on essaie de ne pas trop ébruiter le fait qu'on a un canon", renchérit Henri Baudry. 
      Désormais fini, ce morceau de patrimoine attend son nouvel emplacement. "L'idée est de le mettre en valeur, pas de le laisser enfermé, confirme Claudine Michel, adjointe au maire en charge de la Culture. On est en train de réfléchir à l'endroit le plus approprié." L'idée de l'installer autour de la nouvelle mairie est une des pistes à l'étude. Mais pour l'heure, rien n'a encore été acté. 
      (Source :  https://www.francebleu.fr/infos/societe/il-n-en-existe-que-deux-dans-le-monde-a-heric-un-canon-allemand-de-la-grande-guerre-enfin-renove-1636623682?fbclid=IwAR00Bw-TtXSR7SsRlidJj_BfxVoiffXlENhaj8N41O3o7rOuCE0xlGkeYAk )
    • By Bouchon-Gras 49
      Le 11 novembre 2005, le Président de l'époque, Jacques Chirac, rend hommage aux derniers anciens poilus de la Première Guerre mondiale, terrible conflit pendant lequel 2 millions de jeunes Français furent tués, sur près de 8 millions de mobilisés. Pourtant, en 2005, la France est confrontée à une triste réalité : les anciens poilus ne sont plus qu'une poignée.

      Cette photographie est magnifique. Ferdinand, Jean, Lazare, Louis, Léon et Maurice sont alors les six derniers poilus encore en vie. Ils ont entre 107 et 111 ans. Ils sont les ultimes survivants des 8 millions de soldats français engagés pendant la Première Guerre mondiale. Moins de trois ans plus tard, en 2008, Lazare Ponticelli nous quitta. Le dernier des poilus partira, nous laissant orphelins. N'oublions jamais ces hommes d'exception    En 1995, dix années auparavant, le registre des anciens combattants de la Première Guerre comptabilisait encore près de 4000 anciens poilus. En 2001, ils n'étaient plus que 142 ... et seulement 15 en 2004. Alors, 2005 apparait comme l'ultime chance de réunir les derniers des poilus, pour leur rendre un ultime hommage tous ensemble ... En novembre 2005, ils ne sont plus que six, tous centenaires. Cette photographie-montage leur rend hommage.     Maurice Floquet, le doyen, a alors 110 ans. Incorporé dans l'infanterie le 4 septembre 1914, il a été grièvement blessé deux fois et fait partie des 15000 "gueules cassées". Il a subi différentes greffes, a été trépané deux fois et a perdu l'usage d'une oreille. Après la guerre, il crée une affaire artisanale de réparation agricole et automobile. Il vit aujourd'hui dans le Var et connaît la cinquième génération de sa descendance. Il décède le 10 novembre 2006, à 111 ans.     Léon Weil, 109 ans, est né le 16 juillet 1896. Mobilisé à 20 ans, il est incorporé au 5e régiment de chasseurs alpins en Alsace et participe en 1917 à la bataille du Chemin des Dames. Pendant la Seconde guerre mondiale, il s'engage dans la Résistance. Il meurt quelques mois après cette photographie, en juin 2006.     Louis de Cazenave, 108 ans, est né le 16 octobre 1897. Engagé en 1916, il fait entre autres partie du 5e bataillon sénégalais de décembre 1916 à septembre 1917, et combat au Chemin des Dames. En 1936, il participe aux manifestations du Front populaire mais pas à la Seconde guerre mondiale. Il décédera à 110 ans, en janvier 2008.     Lazare Ponticelli , 107 ans, est le dernier des poilus. Né le 7 décembre 1897, il s'engage au 1er régiment de marche de Sidi-Bel-Abbes. Il combat à Soissons et dans l'Argonne. Il rejoint ensuite l'armée italienne, et combat les Autrichiens. Il décède en mars 2008, et restera a jamais le dernier poilu français.     Jean Grelaud, 107 ans, est né le 26 octobre 1898. Mobilisé en 1917, il a fait partie du 31e puis du 131e régiment d'infanterie et a combattu dans l'Aisne. Fait prisonnier lors de la deuxième bataille de la Marne, il s'est évadé pour la Belgique. Il a également participé à la Seconde Guerre mondiale. Il s'éteindra en février 2007 à 108 ans.     Ferdinand Gilson est à l'époque le plus jeune des poilus : dernier poilu du Loiret, il vient d'avoir 107 ans en novembre 2005. Né à Champigny-sur-Marne, il a été incorporé en 1917 comme soldat 2e classe dans un régiment d'artillerie et a participé comme brigadier aux campagnes contre l'Allemagne jusqu'à l'armistice. Mécanicien après la guerre, il s'engage dans l'Armée secrète lors de la WWII. Il décède quelques semaines après cette photo, en février 2006.   En 2005, on comptabilise encore une quinzaine d'anciens combattants français de la Première Guerre mondiale. Mais plusieurs n'ont soit pas combattu en France, soit ont été déployés trop tardivement et de manière inégale. En 2005, on estime donc que seuls 6 anciens soldats français sont bien d'anciens poilus. Source : L'OBS & Le Parisien - Passionmilitaria
    • By Bouchon-Gras 49
      Né dans une famille pauvre d'agriculteurs vivant dans la Drôme, Albert Roche a 19 ans quand la première guerre mondiale éclate.
       
      Dès la mobilisation il se présente au bureau de recrutement mais est jugé trop maigre et trop faible pour faire un bon soldat.
      Il retourne donc dans la ferme familiale à la grande joie de son père qui a besoin de lui pour travailler dans les champs. Ce n'est cependant pas du goût d'Albert qui a envie de se battre pour défendre son pays. Il s'enfuit de chez lui et se présente au camps d'instruction d'Allan qui l'affecte au 30e bataillon de chasseurs.
      Ses classes se passent mal et il finit par s'échapper du camp d'entraînement. Rattrapé et emprisonné pour désertion il se défend en ces termes : " Les mauvais soldats, on les expédie là-haut, et moi je veux aller où l’on se bat."
      Ni une ni deux il est envoyé sur le front dans l'Aisne et est affecté chez les diables bleus (chasseurs alpins).
      Régulièrement en première ligne et toujours volontaire pour les missions de reconnaissance qui sont extrêmement périlleuses, Albert Roche se distinguera a de multiples reprises au cours du conflit.

      Récipiendaire de nombreuses décoration dont la légion d'honneur il est décrit ainsi par ses supérieurs "Chasseur dont la bravoure est légendaire au bataillon. Fait preuve, dans les circonstances les plus difficiles d'un mépris absolu du danger ; conserve un calme absolu aux moments les plus critiques, donne à ses camarades l'exemple de l'entrain, exalte leur courage, est pour ses chefs un auxiliaire précieux. Pendant les opérations du 31 août 1918, a réussi comme agent de liaison à transmettre à toutes les sections de sa compagnie les ordres du commandant, n'hésitant devant aucun danger, triomphant des difficultés de toutes sortes, montrant un rare esprit de décision, une conscience au dessus de tout éloge. Médaillé militaire pour faits de guerre (sept citations)"
      Au cours du conflit, il est blessé neuf fois et a fait 1180 prisonniers à lui tout seul. Incroyable !

      Le 27 novembre 1918, il est présenté au balcon de l’hôtel de ville de Strasbourg par le généralissime Foch devant une immense foule en liesse en ces termes : « Alsaciens, je vous présente votre libérateur Albert Roche. C'est le premier soldat de France ! ». Peu de temps auparavant, Foch avait découvert avec étonnement les états de service d’Albert devant lesquels il s’était écrié : « Il a fait tout cela, et il n’a pas le moindre galon de laine ! ».
      Le 11 novembre 1920, il porte, avec sept de ses camarades, le cercueil du Soldat inconnu lors de la cérémonie à l’Arc de Triomphe.
      Il fait ensuite partie de la délégation française conduite à Londres en 1925 par le général Gouraud pour assister aux obsèques du Field Marshall Lord French. Il est convié à la table du roi George V avec cinq représentants de l’Armée.
      Après la guerre il rentre chez lui a Valréas (Vaucluse) où il travaillera comme cantonnier jusqu'à la fin de sa vie. Il meurt le 14 avril 1939 renversé par une voiture. Il n'était âgé que de 44 ans...

      Monument à Réauville (Drome)

      (Source : Casus Belli, à la conquête de l'Histoire)

    • By Bouchon-Gras 49
      Suite à un documentaire / reportage en deux parties diffusé sur RMC Découverte, j'ai pu découvrir une page de notre Histoire passé au second rang, voir totalement omis.
      L'armée d'Afrique et l'armée coloniale : deux corps militaires distincts
       
      Quelles différences entre les tirailleurs de l'armée d'Afrique, essentiellement d'origine maghrébine et les tirailleurs de l'armée coloniale, venus des quatre coins de l'empire français ? Bien souvent, on confond les deux alors qu'il s'agit de deux entités dont les recrutements, les lieux de stationnement et les traditions militaires sont bien distincts.
      L'armée d'Afrique
      C'est le nom donné au corps expéditionnaire français d'Alger en 1830. Il s'applique ensuite aux troupes qui ont conquis le territoire. Avec l’occupation de l’Algérie, la France se dote de ses premières unités dites indigènes : tirailleurs (fantassins), spahis (cavaliers), zouaves (peu à peu composés d’Européens) et diverses formations de supplétifs.
      Après les protectorats imposés à la Tunisie (1881) et au Maroc (1912) et avec les régiments de la Légion étrangère, de chasseurs d’Afrique et des bataillons d’infanterie légère d’Afrique, toutes ces unités constituent l’armée d’Afrique stationnant essentiellement au Maghreb.
      Ne l'oublions pas : de 1848 à 1962, l'Algérie est partie intégrante du territoire français et est subdivisée au début de son administration, en 3 départements et 6 «Territoires du Sud». L'armée d'Afrique a donc la configuration d'une armée nationale soumise cependant au code de l'indigénat.
      Repères
      Selon le code de l'indigénat, les colonisés sont sujets de l'empire. Seule une minorité, et dans des circonstances très particulières, a accès à la citoyenneté française. Cependant, cette accession, qui soumet les colonisés aux lois républicaines, en particulier sur le plan religieux et juridique, est difficilement acceptable pour nombre d'entre eux, en particulier les musulmans (transmissions d'héritage, polygamie, etc).
      Les tableaux d'effectifs répartissent les militaires au sein des différentes unités coloniales entre «Européens» et «Indigènes»- officiers, sous-officiers, caporaux, soldats supérieurs et troupe-, s'y ajoutent dans certains régiments, les «Originaires» (citoyens français de pleins droits nés dans une des Quatre communes du Sénégal. En revanche, de nombreux tableaux consultés, en particulier ceux établissant les pertes après les combats de 1940, distinguent rarement entre «Européens» et «Indigènes».
      E.D. et A.C.
       
       
      L'armée d'Afrique a été dissoute en 1962. Seules quelques unités maintiennent aujourd’hui la tradition au sein de l’armée de terre française : légion étrangère, 1er régiment de tirailleurs (Épinal), 1er régiment de chasseurs d’Afrique (Canjuers), 1er régiment de spahis (Valence) et quelques autres unités du train ou de l’artillerie. Le mémorial national de l’armée d’Afrique à été implanté à Saint-Raphaël (Var) à l’initiative du général Callies, président fondateur de l’association nationale Souvenir de l’armée d’Afrique. Il a été inauguré le 15 août 1975, boulevard du général de Gaulle, sur le front de mer.
      L'armée coloniale
      Les tirailleurs sénégalais sont créés en 1857. Avec l’extension des conquêtes, apparaissent des tirailleurs indochinois, malgaches, somalis.  Ces unités dites coloniales, alignant Européens et indigènes (soumis au code de l’indigénat), servent en Indochine, en Afrique noire, sur la côte des Somalis, à Madagascar, aux Antilles, à la Réunion, au Levant et dans le Pacifique.
      Tous ces tirailleurs appartiennent aux troupes de marine ou coloniales.

      Bien entraînés et encadrés au sein de solides régiments d’active, les combattants de l’empire serviront de troupes de couverture et de manœuvre dans la future guerre mécanique, aérienne et totale où les blindés, les armes lourdes, l’artillerie, l’aviation tiendront une place déterminante.
      À l’issue de la Grande Guerre, pour honorer les tirailleurs africains et à l’initiative du comité d’assistance aux troupes noires présidé par le général de division Archinard, ancien commandant supérieur du Soudan français, un monument Aux Héros de l’Armée Noire est élevé à Bamako. Œuvre du sculpteur Moreau-Vauthier, il est inauguré le 3 janvier 1924.
      Pour souligner la fraternité d’armes entre poilus et tirailleurs, il est prévu qu’une ville de France située dans la zone des combats accueille également une réplique du monument. Reims est choisie, sans doute en raison du rôle des troupes coloniales dans la défense du secteur au printemps 1918. Le monument est inauguré à Reims le 13 juillet 1924. En 1940, les Allemands détruisent le monument de Reims. À Reims ne subsiste plus qu’un modeste monument substitutif portant l’inscription : «L’occupant détruisit par haine raciale le monument aux Noirs en septembre 1940»
       
      La guerre de 1914-1918

      En Algérie, 172000 musulmans, dont 85000 engagés volontaires, sont mobilisés
      en 1914, soit 3,6 % de la population. À leurs côtés, 93000 Français d'Afrique du
      Nord et 39000 Tunisiens sont appelés, et 14000 Marocains sont mobilisés, dont
      les trois quarts sont engagés sur les fronts de France ou d'Orient. Au Maroc,
      Moulay Youssef et les grands caïds lèvent des auxiliaires et des contingents dans
      les tribus, ce qui permet au général Lyautey d'envoyer trente-sept bataillons en
      métropole.

      Les soldats originaires d'Afrique du Nord se sont dans l'ensemble bien battus.
      Décimés par le feu en 1914, les vieux tirailleurs furent d'abord remplacés par
      des recrues inexpérimentées, dont certaines paniquèrent et refusèrent d'obéir.

      Le commandement réagit parfois de manière expéditive, par exemple, en
      décimant une compagnie tunisienne en décembre 1914. À partir du printemps
      1915, ces troupes misérables se transmutent en troupes d'assaut, aptes à manier
      des engins modernes et à prendre des initiatives. Les tirailleurs marocains se
      distinguent en mai 1916 pour la reprise du fort de Douaumont. Sur le front
      d'Orient en 1918, la 1re brigade de tirailleurs marocains, renforcée de deux
      escadrons de spahis, attaque de flanc l'armée de von Kluck et fait prisonnier le
      maréchal von Mackensen, commandant en chef du frond sud-oriental
      (raid d'Uskub). Dix bataillons coloniaux sont engagés sur le front français en
      1914, ils sont quarante-deux en 1918, plus vingt-trois dans l'armée d'Orient.

      Les Français d'AFN ont de 12000 à 20000 tués,et les Maghrébins 36000 tués et
      disparus dont 9800 Tunisiens et 25000 Algériens. Les prisonniers, regroupés à
      Zossen, résistent à la propagande allemande ; 5 à 8 % d'entre eux cependant
      s'engagent dans l'armée turque. Aucune mutinerie n'est imputable aux régiments
      de tirailleurs en 1917. Ils participent à toutes les opérations et, pour les
      décorations, les tirailleurs viennent juste après le RICM et le 2e Étranger. Les
      drapeaux du 4e régiment de tirailleurs sont décorés de la Légion d'honneur,
      leurs pertes sont supérieures à celles des autres unités d'infanterie.

      Les Maghrébins furent heureusement surpris de l'accueil réservé par les civils
      français, et en retirèrent l'image d'une France accueillante et solidaire dans le
      malheur. L'armée fut à son insu un melting-pot entre Kabyles, Arabes, Noirs
      d'Afrique et Indochinois. L'institution militaire devient ainsi un modèle
      d'intégration et donc d'évolution future. S'ils se sont bien intégrés dans l'armée,
      ils ne furent cependant pas considérés comme l'égal des Français.

      Clemenceau accorde alors des avantages aux combattants, il supprime certains
      impôts et augmente le nombre des représentants musulmans. En 1927, le Code
      de l'indigénat sera aboli. Les successeurs de cette armée servent ensuite dans
      les unités régulières de tirailleurs, spahis ou chasseurs d'Afrique, en métropole
      et au Maghreb. En 1953, une trentaine de bataillons nord-africains combattent
      en Indochine.
       

      En réalité nous découvrons que sous l’influence d'un général, le général Mangin ( qui se disait " comprendre l'indigène " et qui avait remarqué que ces hommes étaient de fiers guerriers ) permet de lever des troupes dont les cadres sont toujours des " blancs ". Au début des volontaires puis au fur à mesure des pertes les colonies ont obligation de fournir des hommes. Ces hommes, formidables combattants, souffriront, tout d'abord d'avoir à porter des souliers rigides ( brodequins ) puis du froid, si bien que durant certaines périodes on relève ces troupes pour leurs permettre de récupérer et de se reformer.
      C'est aussi à cette période que la France édite des manuels pour " parler " à ces troupes, le fameux " petit négre ".
      Le petit-nègre : un enseignement de l’armée 
      Dès 1815, la France conquiert de nombreuses colonies, dans ce qui sera nommé le second empire colonial français. Au Sénégal, Louis Faidherbe est nommé gouverneur en 1854 et les premières unités permanentes de soldats africains, nommés tirailleurs sénégalais, sont créées dès 1857. Un demi-siècle plus tard, l’effectif maintenu en Afrique occidentale française avoisine les 12 000 hommes. “Peu avant la guerre, le général Mangin, qui publie en 1910 son ouvrage célèbre ‘La Force noire’, développe un projet d’armée noire propre à s’engager dans les conflits extérieurs et on décide la création d’une "réserve indigène" dans chaque colonie prête à répondre à l’urgence”
      le français "petit-nègre" résultait réellement d’une bonne volonté d’apprendre la langue française, restée imparfaite, alors même qu'il s’agit en réalité d’une construction de l’empire colonial français. “Le terme apparaît à la fin du XIXe siècle et indique une double disqualification : il s’agit de parler français comme un “nègre” (= mal) et comme un "enfant" (=mal).

      Son occurrence la plus célèbre a longtemps été affichée sur une boîte de chocolat en poudre : le slogan “Y'a bon Banania” est la représentation la plus connue du français “petit-nègre”. Ce terme indique une manière de parler approximative, faute d’une connaissance de la langue, des Noirs des colonies françaises en Afrique.
      Finalement, en 1927, le Règlement provisoire du 7 juillet 1926 pour l'enseignement du français aux militaires indigènes stipule qu’"il est formellement interdit de parler sabir (ou petit-nègre)", qualifiant cet usage d’"errements anciens". Il souligne notamment qu'il est moins difficile de dire : "balaie la chambre" plutôt que "toi y en a balayer la chambre"...

      Affiche Allemande, représentant l'envahisseur Français ( les troupes noirs ) soutenu par le juif. Lorsque les Troupes Française d'occupation sont entrée en Allemagne après la signature du traité de Versailles.
       
       

      CHARLES NTCHORERE est né à Glass au Gabon en 1896 et mort pour la France en 1940. Il fait ses études à   "l'école MONTFORT des Frères de Saint-Gabriel,  de 1904 à 1912.Il est de retour à Libreville en 1914.En 1926 il est promu lieutenant et naturalisé français. En 1939 il prend le commandement d'une troupe de volontaires.
       5 Juin 1940, Airaines (Picardie) - Agé de 45 ans, engagé volontaire gabonais, officier depuis 1927 du fait de ses états de service (fait rare, à l’époque, pour un soldat dórigine africaine), le capitaine NTCHORERE  , est fait prisonnier après plusieurs jours de résistance, dans un village complètement anéanti.
      Officier Gabonais du 1/53° R.I.C.M.S (Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais), commandant la 5ème compagnie, le Capitaine N’CHORERE a opposé une résistance efficace à l’assaut des panzers allemands sur la position d’Airaines, tenue par son bataillon.
      Le 7 Juin, alors que les rescapés de son bataillon se replient et quittent la position d’Airaines, le capitaine NTCHORERE et ses hommes choisissent de rester sur place pour protéger la manœuvre de leurs camarades. Après une journée entière de combats, suscitant même l’admiration de l’ennemi, leur résistance est brisée par des assauts au lance-flammes  , et ils sont fait prisonniers par la Wermarcht.
      Gardant en mémoire les faits d’armes de la force Noire lors de la Première Guerre Mondiale, les troupes allemandes séparent les soldats européens des soldats africains. Informé des atrocités commises par les troupes allemandes contre les troupes africaines de l’Armée française, le capitaine NTCHORERE proteste.
      Pour l’idéologie raciste des SS encadrant les troupes allemandes, le simple fait qu’un africain porte des galons d’officier est intolérable. NTCHORERE est poussé contre un mur et fusillé sans autre forme de procès.
      Le parcours d’un cadre exemplaire
      Né le 15 Novembre 1896 dans une famille de notable des Libreville (Gabon), Charles NTCHORERE s’engage en 1916 dans les Tirailleurs Sénégalais, et termine la Première Guerre Mondiale avec le grade de Sergent.
      Restant militaire après la fin du conflit, celui qui fut un bon élève des Pères Monfortins enchaînes les formations, avant d’accéder au grade de Lieutenant en 1927. Un rapport lui est d’ailleurs demandé par sa hiérarchie sur la promotion sociale des cadres militaires africains.
      Poursuivant sa carrière dans le Soudan Français (actuel Mali), NTCHORERE termine sa carrière militaire en 1937 en occupant une position d’encadrement à l’Ecole des Enfants de Troupe de Saint-Louis du Sénégal.
      Engagé volontaire au début de la Seconde Guerre Mondiale, on le retrouve commandant une compagnie d’Infanterie Coloniale Mixte, mêlant soldats français de l’Hexagone et soldats de l’Empire colonial français en Afrique.
      Un monument au Capitaine NTCHORERE a été dressé à AIRAINES (80) en 1965, une des artères du village portant son nom.
      Son corps n'a jamais été retrouvé !
      Le capitaine CHARLES NTCHORERE est mort en digne soldat et en héros !!!
      ( Source : http://rapondawalker.free.fr/CHARLES NTCHORERE.htm )

       
      Les mobilisations de 1939-1945
      Dès septembre 1939, l'armée d'Afrique met sur pied deux divisions marocaines et
      douze divisions d'infanterie d'Afrique sur son propre sol, plus sept divisions
      d'infanterie nordafricaine en métropole, soit au total 73 000 Français et 176000
      musulmans.

      Sur les 400000 hommes de l'armée de Terre en AFN, 170000 sont
      engagés en métropole ou au Levant. Les pertes sont de 5400 Maghrébins, et 2700
      Européens tués. C'est dire que les capacités de résistance de l'Afrique du Nord en
      juin 1940 étaient très amoindries, et que la poursuite de la lutte en AFN était une
      vue de l'esprit. Cette armée est pauvre en blindés, en avions, en armes anti-chars
      et anti-aériennes et son matériel est vétuste.
      En 1939, dix divisions d'infanterie coloniale (DIC) sont sur pied, et en novembre
      1943, 80000 Africains sont engagés sur les théâtres d'opérations, au prix de
      17500 tués...
      Après la défaite de 1940, le général Weygand est nommé délégué général et
      commandant en chef en AFN. Il prépare clandestinement la revanche en
      exaltant le moral des troupes et en menant deux actions conjuguées :
      - officiellement, négociation avec la Commission italienne d'armistice en vue
      d'accroître les effectifs militaires (passant de 100000 à 135000);
      - clandestinement, camouflage de matériels, de matériaux, de personnels
      spécialisés ou non (35000 supplétifs et travailleurs), préparation clandestine
      de la mobilisation, entraves à la surveillance des commissions de contrôle.
      Il s'oppose enfin aux protocoles de Paris négociés par Darlan avec la
      Wehrmacht.
      Il est relevé en novembre 1941 à la demande des Allemands; le général Juin
      lui succède comme commandant en chef et poursuit son action de rénovation
      de l'Armée d'Afrique; il remanie en particulier le plan de défense de la Tunisie.
      Surpris par le débarquement américain du 8 novembre 1942, il convainc l'amiral
      Darlan, qui se trouve, par hasard, en Algérie, d'ordonner un cessez-le-feu aux
      troupes du Maroc et d'Algérie. Il faut rappeler en effet qu'afin d'éviter
      l'occupation de la zone libre, les forces françaises d'AFN avaient pour mission
      de s'opposer à tout envahisseur. Seuls quelques conjurés avaient été prévenus
      (groupe des 5).
      Arrivé le 9 novembre, le général Giraud est nommé commandant en chef, il
      prépare avec Juin l'intervention en Tunisie où les Allemands sont en train de
      débarquer. 240000 hommes sont mobilisés
      (16 % des Français d'Algérie, 2 % des musulmans). En même temps, il donne
      ses directives au général Frère pour créer l'Organisation de résistance de l'armée
      (ORA) en métropole. Après avoir pris contact avec le général Barré
      (commandant des troupes de Tunisie) et avec le Britannique Andersen à la
      frontière tunisienne, il conclut avec le général Marshall le plan d'Anfa, destiné
      au réarmement de huit DI, trois DB et quatre QG d'armée et de corps d'armée,
      et la livraison de 1000 avions. La première tranche du réarmement arrive à Alger
      le 13 avril. Le plan d'Anfa, interrompu en novembre 1943 pour des raisons
      politiques, et par manque de spécialistes, est réduit de huit à cinq divisions
      d'infanterie. Sans le soutien américain, et sans en référer au général De Gaulle,
      Giraud organise la libération de la Corse en septembre 1943, avant d'être éliminé,
      en novembre 1943, de la coprésidence du Comité français de Libération.
       
      ( Source :  https://blogs.mediapart.fr/enavant/blog/020416/armee-dafrique-armee-coloniale-des-origines-1945  )
       

      Les effectifs mobilisés le 10 janvier 1940
      (tous les chiffres sont des estimations)
      Armée d'Afrique
      302 000  mobilisés sur une population de 15 millions de personnes dont 204 000 en Afrique française du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie), 19 000 au Levant (Syrie-Liban actuels) et 79 000 en France métropolitaine.

      Troupes coloniales
      275 000 mobilisés dont 122 300 en Afrique occidentale française, 15 500 en Afrique équatoriale française, 34 000 à Madagascar, 88 900 en Indochine, 7 900 en Côte française des Somalis, 4 000 aux Antilles, 1  600 en Chine et 2 500 dans le Pacifique.
      146 000 mobilisés en France, en Afrique française du Nord, et au Levant dont 63 000 Africains, 14 000 Malgaches, 15 000 Indochinois.
       
      Les pertes de la Seconde Guerre mondiale
      (tous les chiffres sont des estimations)
      Armée d'Afrique
      2 200 «Indigènes» (ou 5 400 «Indigènes») et 2 700 «Européens» tués, 8 800 blessés et 64 700 prisonniers ou disparus sur 80 000 hommes engagés dans les combats.
      Troupes coloniales
      4  500 tués, 25 500 blessés et disparus, 49 000 prisonniers dont 28 000 Africains, 12 000 Indochinois et 9 000 Malgaches sur environ 105 000 hommes engagés dans les combats.
       E.D. et A.C.
      ( Source : http://www.rfi.fr/contenu/20100524-armee-afrique-armee-coloniale-deux-corps-militaires-distincts  )
       
       
      L'Histoire nous révèle que des les premières captures de troupes indigènes, les Allemands les abattent puis roulent sur les corps avec leurs chars.




      En 1940, de 1.500 à 3.000 soldats africains ont été tués par les nazis.
      http://www.slate.fr/story/115275/soldats-noirs-nazisme

       
      Le 18 juin 1940, un général appel TOUS les Français...

      Une fois de plus la France ( Libre ) fait appelle aux troupes coloniales notamment pour combattre Rommel en Afrique puis pour débarquer en Italie, en Corse et en Provence.


      Les goums, regroupés en tabors, ont été parmi les meilleures compagnies de l’armée d’Afrique. Après la campagne d’Italie, ces redoutables troupes marocaines débarquent en Provence...  https://theatrum-belli.com/73e-anniversaire-du-debarquement-de-provence-les-goums-marocains-se-battent-pour-marseille/
       
      Mais pour le Débarquement de Normandie la 2e DB fut " blanchie " les Américains ne voulant pas de noirs combattants lors de cette expédition. Les Anglais étaient également réticent mais pour des raisons " secondaire " ( du fait que les troupes avant de débarquer, seraient cantonnées en Grande Bretagne ).

      Libération de Paris : pourquoi il n'y a (presque) pas de Noirs sur les photos
      https://www.liberation.fr/photographie/2014/08/20/paris-libere-uniquement-par-des-soldats-blancs_1083150
       

      On constate ainsi qu’après la libération de Toulon, Marseille... et la remontée du Rhône que très rapidement  cette armée de troupes aguerries noirs et magrébines sont remplacés par des résistants ( FFI ) inexpérimentés, car cette armée doit être " blanchie " avant d'arrivée en Allemagne.

      Rappel: Le blanchiment des troupes coloniales consiste au retrait des troupes coloniales des premières lignes, des défilés de victoires voire leur rapatriement en Afrique après qu’elles ont participé à la campagnes d’Afrique et à la Libération de la France durant la Seconde Guerre mondiale.
       

      Mémorial de l'Armée Noire Fréjus. Ce monument de Fréjus 83600, est l'œuvre du sculpteur Yvon Guidez, fondu en Pologne, a été érigé en 1994
       




      L’adjudant Bourama Dieme (1919-1999), originaire de Casamance, est un héros de la Seconde Guerre mondiale. Commandeur de la Légion d'honneur, il est célébré au Sénégal où les griots chantent encore ses exploits. Engagé à l'âge de 20 ans, Bourama Dieme a  «mis son pied partout» dans les campagnes de l'armée française et au service de l'armée sénégalaise.
      Il aurait pu être le héros d’un film de guerre. Il a été un héros tout court. Pourtant, rien ne l’y prédestinait. Né en 1919 dans un village de Casamance, Bourama Dieme s’engage dans l’armée française le 5 janvier 1939. Comme beaucoup d’autres jeunes, conscients de la menace que représente la montée du IIIe Reich.
       
    • By Bouchon-Gras 49
      En cette fin de centenaire, rappelons nous du parcours de Jean CORENTIN, l'enfant soldat.
      Corentin Jean Carré né au Faouët le 9 janvier 1900 et mort le 18 mars 1918 à Verdun, est considéré comme le plus jeune poilu de France.

      En 1914, lorsqu’éclate le conflit, Jean-Corentin Carré n’est qu’un enfant du Faouët, un petit village du Morbihan, dans le centre de la Bretagne. Né en 1900 dans une famille modeste de journalier agricole, il se démarque par son intelligence et son esprit débrouillard. "C’était un élève brillant pour l’époque. Il a eu son certificat d’études à 12 ans avec les félicitations du jury et a ensuite été employé chez le percepteur", raconte Pierre Palaric, le président de l’association Mémoire du pays du Faouët, dont le propre père a côtoyé Jean-Corentin dans la cour de l’école communale.
      Lorsque le père de ce dernier est appelé à rejoindre le front, le fils veut aussi défendre sa patrie et en découdre avec les Allemands, mais il est alors beaucoup trop jeune. Sa demande d’engagement volontaire est refusée par le maire du village. Jean-Corentin Carré ne se laisse pas pour autant décourager. En avril 1915, il explique à sa famille qu’il veut embarquer pour l’Amérique du Sud, mais c’est en fait à Pau qu’il pose ses bagages. Toujours décidé à porter l’uniforme, il se présente au bureau de recrutement sous le faux nom d’Auguste Duthoy. Pour ne pas éveiller les soupçons, il déclare être né à Rumigny dans le département des Ardennes, alors occupé par l’armée allemande. Aucune vérification n’est donc possible. Malgré son visage enfantin, Jean-Corentin atteint son objectif. Il est incorporé au 410e Régiment d’infanterie à Rennes où il retrouve ses compatriotes bretons.

      Jean-Corentin Carré se démarque aussi très vite sur le front. Dans son carnet de route où il consigne son vécu dans les tranchées, dans le secteur du Mesnil-lès-Hurlus dans la Marne, il raconte ses premières reconnaissances en novembre 1915 : "Je sors tout seul, baïonnette au canon et cartouches dans les poches. Je traverse des tranchées démolies et pleines de cadavres que je suis obligé de piétiner. […] Je vois un Boche à cinquante mètres de moi courir dans la direction de ses lignes. Je tire, l’ombre continue à courir puis s’évanouit à mes yeux. […] Je rentre vivement et je vais rendre compte de ma mission au capitaine, qui me félicite." Remarqué par ses supérieurs, il est nommé caporal puis sergent. Il est même cité à l’ordre du corps d’armée et obtient la croix de guerre.
      Mais quelques jours avant son 17e anniversaire, le poids de sa fausse identité lui pèse trop et il décide de révéler la supercherie à son colonel par une lettre : "Je vous écris pour vous demander s’il me serait possible ayant l’âge réglementaire de reprendre mon véritable nom. […] Je ne suis pas plus patriote qu’un autre, mais je considère qu’un Français, lorsqu’il est assez fort pour faire un soldat, est un lâche s’il reste à l’arrière".

      Grâce à la bienveillance de son officier supérieur, Jean-Corentin Carré réintègre l’armée en février 1917, sous son vrai nom, et il est même promu adjudant. Désormais aguerri au combat dans les tranchées, le Breton souhaite rejoindre la prestigieuse aviation. Le petit paysan du Morbihan obtient son brevet de pilotage. "On l’a autorisé à entrer dans l’aviation comme récompense pour ses actions d’éclat. Il s’était fait remarquer en se portant toujours volontaire. Il a dû prendre le goût de l’aviation en voyant les combats aériens au-dessus de sa tête. Cela correspondait à ce qu’il voulait, prendre des risques mais pour lui seul. Il le disait, il voulait 'semer l’effroi et la terreur chez les boches'".

      Jean Corentin à bord de son avion d'entrainement.
        Mais le quotidien d’un pilote est encore plus dangereux que celui d’un "simple trouffion". La durée de vie des pilotes est à ce moment de seulement trois mois. Affecté à un avion d’observation Jean-Corentin Carré ne déroge pas à cette funèbre règle et périt lors d’une mission en 1918. "Adjudant Carré Jean-Corentin, du 410e régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SO 229 attaqué par trois avions ennemis, le 18 mars, s'est défendu énergiquement jusqu'à ce que son appareil soit abattu, l'entraînant dans une mort glorieuse", résume sa troisième et ultime citation.  
      Un héros national   En quelques mois, le petit écolier du Faouët devient un héros en Bretagne et dans toute la France. Deux biographies lui sont consacrées. À la demande du ministère de l’Instruction publique, une affiche est même réalisée en 1919 pour célébrer sa gloire dans les salles de classe.
       

       

      Les enfants des écoles rendant hommage aux jeune Jean Corentin CARRE dans la commune Bretonne du Faouet.

      ( Source : Wikipédia / France 24 )
       
      Pour les plus jeunes ( de 7 à 77 ans ) est sortie une BD sur ce jeune héros,



       


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