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Rolland, le fameux clairon français de Sidi Brahim.


Bouchon-Gras 49

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  • Administrateur

Voici le récit peu connu d'un moment légendaire de notre histoire.

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Son heure de gloire sonna lors des fameux combats de Sidi-Brahim. Prisonnier des troupes d’Abd-El-Kader, c’est lui qui, blessé, la cuisse traversée par une balle et le pied fendu par un coup de yatagan, sonna la charge à la place de sonner la retraite comme le lui avait ordonné l’émir.

 

L'émir voyant qu'il n'arriverait pas à débusquer cette compagnie de carabinier, fit venir le clairon Rolland qui était prisonnier des réguliers se trouva devant l’Émir qui, fou de colère, voulait tout d'abord faire décapiter tous les captifs... (plus d'une centaine) mais revenant à son calme habituel, le grand chef arabe appela Rolland et lui ordonna de sonner la retraite, sonne lui dit-il rudement, Rolland ne bougea pas, sonne la retraite, hurla Abd-el-Kader, sonne toute de suite...sinon... Rolland, lentement, à regret, saisit son clairon, l'emboucha avec un ironique sourire.Et du pavillon de cuivre, dans l'air brûlant, plein de clameurs et de coups de feu, un chant s'envola, fier, vibrant, plein d'héroïsme et d’espérance...,campé devant le vainqueur, un poing sur la hanche, souillé de boue, et de sang, débraillé, hagard et magnifique, Rolland sonnait la charge à pleins poumons. Abd-el-Kader lui fit grâce de la vie, obscurément pénétré devant cet humble héros, d'une admiration où il entrait de la stupeur et peut-être aussi de la stupéfaction.

(source : good morning army)

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le père ROLLAND prend la parole :

 

« Nous étions cernés par les Arabes qui, à bout portant, nous fusillaient. Bientôt nous sommes réduits à une douzaine d’hommes valides ; nos munitions sont épuisées ; pour ma part, j’ai brûlé ma dernière cartouche. Même, j’ai glissé dans mon fusil sa baguette et l’ai tirée sur les Arabes. Un coup de feu me blesse à la cuisse gauche : me voilà gisant à terre. Les cavaliers ennemis, ne craignant plus rien de nos armes, s’élancent alors sur nous. L’un d’eux pousse sur moi sa bête et, se baissant avec agilité au moment où il passe à ma portée, et me fend le pied d’un coup de yatagan.

 « Bientôt après, je suis fait prisonnier par un chef. Je perdais mon sang en abondance et les forces m’abandonnaient.

 UNE FARCE HÉROÏQUE

 « A la fin du combat, nous somme une soixantaine de prisonniers, exténués et sanglant. Les Arabes nous conduisent  auprès d’Abd-el-Kader. Il s’est installé sur une hauteur, à peu de distance du champ de bataille. C’est de là qu’il suit les phases du nouveau combat qui se livre, à présent, autour du marabout, où tient toujours le capitaine de Géreaux.

 « L’émir, que la vue de mon clairon intrigue fort, me fait un signe d’approcher. Il me fait asseoir sur le riche tapis où lui-même est assis.

 « Les Français sont fous, me dit-il, de résister plus longtemps. Il faut qu’ils se rendent ! Connais-tu une sonnerie pour mettre fin au combat ?

 « - Oui, la retraite.

 « - Eh bien ! Sonne la retraite aux Français ! »

 « Alors je me lève péniblement, car mes blessures sont douloureuses ; je porte le clairon à mes lèvres, rassemble tout ce que je sens en moi de forces et, les yeux fixés sur l’émir qui va sans doute me faire payer de la vie cette audace, mais le cœur gonflé d’une ivresse secrète, je sonne… la charge éperdument !

 « Quand j’ai fini, Abd-el-Kader attend l’effet promis de la sonnerie. Mais bernique ! Pas ombre d’effet… Comme l’émir s’étonne :

 «  Bah ! Vous savez, lui dis-je, les Français sont têtus ! Il n’y a rien à faire. Ils se battront jusqu’au dernier ! »

 Après sept mois de captivité. ROLLAND réussit et rejoint Lalla-Maghrina après maintes péripéties.

 « Dés mon retour à Tlemcen, le général CAVAIGNAC me fit appeler et me parla ainsi :    « Je ne puis pas te nommer officier, mais je t’ai proposé pour la croix. En attendant, je veux qu’on te rende les honneurs neufs et dont on se souvienne.

 «  Et, m’ayant fait asseoir sur l’affût d’un canon, il ordonna qu’on me fit faire trois fois le tour du camp devant les troupes présentant les armes. Ce fut le plus beau jour de ma vie.

 « Quand à mon clairon de SIDI-BRAHIM, je l’ai laissé là-bas, dans la brousse. Les chefs marocains s’amusaient à m’en faire jouer ; alors, un jour, profitant d’un moment favorable, je l’ai crevé d’un coup de pied et jeté dans les ronces.

 « J’ai gardé celui qui me fut donné à Tlemcen, il se trouve à l’église de Lacalm. Je l’ai offert, avec ma croix et ma médaille forestière, à Notre-Dame des Victoires.

 Et le brave Rolland, un éclair de malice aiguë dans le regard, sourit dans sa barbe blanche, au rappel de ce fait facétieux.

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LES PÉRIPÉTIES D’UNE ÉVASION 

 Le 23 septembre 1845, après l’hécatombe du Kerkour (Plaine où avait eut lieu les combats) Abd-el-Kader s’était porté à l’attaque du marabout de Sidi-Brahim, où s’était réfugiée la compagnie de carabinier de Géreaux. Parmi les premiers prisonniers  qui furent amenés étaient l’adjudant Thomas et le maréchal des logis chef Barbut, sans blessures, sauvés par Kada ben Hachemi. Courby-de-Cognord, épargné grâce à l’intervention du Kalifa Bou Hamidi , avait repris connaissance lorsque des réguliers avaient lavé son visage ; il fut amené sur un mulet, après avoir traversé le champ de bataille du Kerkour, couvert de cadavres entièrement nus et la tête tranchée, parfois horriblement mutilé. Assis à terre en face d’Abd-el-Kader, et soutenu par Barbut et un régulier, il vit arriver la réponse, écrite en arabe par l’interprète Lévy, à la sommation faite à Géreaux, après celle du capitaine Dutertre : le brave de Géreaux disait que lui et ses hommes étaient décidés à mourir, mais ne se rendraient jamais.

 Abd-el-Kader occuper par l’attaque du marabout, fit transporter sur son cheval Courby-de-Cognord à l’endroit où la colonne française avait bivouaqué la veille. Il vint lui-même y camper dans l’après midi et fit dresser sa tente contre un olivier sauvage, à quelques pas de Courby-de-Cognord, tandis que ses troupes s’installaient en trois camps. Ses compagnons et les gens des tribus accoururent le féliciter et lui rendre hommage, baisant sa main ou plus souvent son burnous.

 Les têtes coupées sur le champ de bataille furent apportées à l’Emir comme symbole de sa victoire, et déposées à terre à côté de sa tente, sous l’olivier sauvage, de manière à ce qu’il pût facilement les compter. Il y en avait environ 300. Courby-de-Cognord reconnut avec horreur celles de Montagnac et de Gentil de Saint-Alphonse.

 Peu à peu furent amenés les prisonniers, la plupart blessés et dépouillés de leurs vêtements, quelques-uns la corde au cou. Le sous-lieutenant Lazaret n’avait plus que sa chemise et son caleçon.

 Le 25 avril 1846, Des groupes de prisonniers avaient été formés, et séparés des uns aux autres, certains furent attachés ensembles, et conduits par les réguliers dans un ravin proche de la Moulouïa. Là, ils furent tués à bout portant, leurs têtes coupées immédiatement, et leurs corps jetés à la rivière.

 D’autre s’étaient réfugiés dans leurs anciens gourbis au milieu du camp ; le feu y fut mis, et ils furent massacrés au fur et à mesure qu’ils en sortaient

 Deux prisonnier seulement purent échapper à l’hécatombe, le Clairon Rolland et le Chasseur Delpech.

 Rolland placé dans un gourbi avec six de ses camarades possédait un couteau trouvé sur le bord de la Moulouïa. Il veillait. Lorsqu’il entendit le signal du massacre, Il se précipita dehors, blessa de son couteau un régulier qui tentait de l’arrêter, et traversa la haie d’épines entourant le camp.

Il vit de loin l’incendie des gourbis et entendit les coups de feu des assassins et les cris des victimes ; il marcha durant trois nuits, se cachant le jour, fut emmené le troisième jour par un Marocain qui le vendit deux douros (12 francs) à un autre, et fut ramené le 17 mai 1846 à Lalla-Maghrina. Il put faire aux autorités françaises le récit du massacre.

Delpech, au signal donné, fut lié par une corde avec les cinq camarades de son gourbis, et conduit avec eux vers la Moulouïa pour y être fusillé. Le coup qui lui était destiné ayant raté, il put se délier, se sauver, et se jeter dans la Moulouïa ; après trois nuits de marche, il tomba aux mains d’un indigène, qui le mena chez lui et l’employa à la maison. Au bout de quelque temps, un Marocain l’aida à s’évader, et le vendit à un autre qui le ramena à Lalla-Maghrina le 2 avril 1846.

 De tous les prisonniers emmenés au Maroc, Rolland, et Delpech étaient ainsi, avec le chasseur Bernard, échappé précédemment, les seuls qui avaient pu rejoindre l’Algérie.

 Des 300 prisonniers de septembre 1845, onze seulement restaient sous la surveillance des régulier de l’Emir.

(source : Sidi Brahim canal blog)

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    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons le décès du Premier Maître fusilier Pierre-Yves LE PEUCH, combattant de la Guerre 39/45, en Indochine et en Algérie; prisonnier de guerre des japonnais en 1945, titulaire d'une citation de la Médaille Militaire et de la Légion d'Honneur, le PM LE PEUCH fut l'un dès tous premiers instructeurs de la Préparation Militaire Marine de Grenoble à l'ouverture du centre en 1971. (Source : PMM Grenoble)

    Bouchon-Gras 49

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    Semmerade

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    Bonjour, je recherche d’où vient l’insigne sur le col de cette photo avec le numéro 3 ? Je ne retrouve pas cette forme de feuille avec la barre ailleurs. Normalement il y a une grenade ou une étoile  merci ! Photo

    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons avec tristesse le décès soudain en service d’un Gendarme mobile de l’escadron 32/3 de Luçon en Guyane. Cet adjudant-chef de 50 ans, a succombé à une embolie pulmonaire le 19 juin alors qu’il était détaché en Guyane avec son unité. Mickaël Desbois était marié et père de trois enfants. (Source : la voix du gendarme)   L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances à la famille, aux proches et à ses frères d'armes.

    HernanF

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    L’escadron Normandie-Niemen fête ses 80 ans avec un Rafale C aux couleurs uniques pour marquer l’occasion.
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