Jump to content
×
×
  • Create New...

Recommended Posts

J'essaie ici de suivre les traces de mon arrière-grand-père León-Marie Jeanneau, né à La Chapelle Basse-Mer le 7 juin 1882 qui a émigré au Pérou en 1906 et est revenu en France en 1915 pour servir son pays...

D'après ce que je comprends, il ne sera au front que pendant 4 mois, d'abord avec le 147 R.I. puis avec le 109 R.I. dans la campagne d'Artois. Après cela, il aurait été transféré pour faire du travail d'usine en raison de sa profession de forgeron.... Sinon, je ne connais pas la raison de son transfert... Par contre, son frère jumeau Donatien-Marie (jardinier) est resté au front jusqu'à ce qu'il soit blessé à Hébuterne le 7 juin 1915...

Malheureusement, je n'ai pas de photo en uniforme pour la période où il serait au front... Une de mes questions est de savoir quel type d'uniforme lui aurait été attribué ? L'insigne de col d'un fantassin serait-il encore jaune pour juin 1915, ou serait-il seulement composé de chiffres foncés ? Aurait-il reçu un képi ou une casquette latérale ? La seule chose en ma possession est son casque...

Voir pièce jointe pour son service ainsi que la seule photo de lui en temps de guerre que j'ai prise à Nantes en octobre 1916 envoyée à mon arrière-grand-mère... Curieusement, il porte des vêtements civils, des bottes d'origine militaire et un brassard avec ce qui semble être les initiales L. F. Serait-ce par hasard un signe de l'usine ?

Par ailleurs, j'aimerais savoir s'il est possible de connaître exactement son placement au front, dans quel peloton ou escouade il serait affecté... J'aimerais également en savoir plus sur ses fonctions à l'arrière à partir de 1917 avec le 65 R.I. Existe-t-il un moyen de rechercher ces informations ? 

Merci...
Cordialement,

Philippe

 

LEON JEANNEAU 1916-NANTES. A.JPG

DSC_1750 - Copy Original.JPG

DSC_1735 - Copy.JPG

DSC_6580 - Copy - R - Copy.JPG

Link to post
Share on other sites

Pour continuer la discussion, j'ai encore quelques questions... Combien de congés un soldat ou un ouvrier pouvait-il avoir pendant la guerre ? Dans ce cas, où serait-il logé lorsqu'il travaille à l'usine Lemaitre à Nantes ? 

Pourquoi sa classe serait-elle modifiée de l'année 1902 à 1900 le 19 avril 1918 pour quelqu'un déjà en service ? Dans ce cas, avec le 65 R.I. Qu'est-ce que cela signifie et quelle en serait la raison ?

Merci pour tout...

Philippe

Link to post
Share on other sites
  • Administrateur

Bonjour,

Désolé absent huit jours je prends le sujet avec un peu de retard.

Le 16/09/2021 à 18:24, Philipj a dit :

il aurait été transféré pour faire du travail d'usine en raison de sa profession de forgeron.... Sinon, je ne connais pas la raison de son transfert...

La raison est très simple, les gens ayant des connaissances ou plutôt un savoir faire indispensable était dégagé du front pour servir d'une autre façon (un bon forgeron demande des années d'expérience et il n'est pas possible d'en former comme ça ).

Le 16/09/2021 à 18:24, Philipj a dit :

son frère jumeau Donatien-Marie (jardinier) est resté au front jusqu'à ce qu'il soit blessé à Hébuterne le 7 juin 1915...

Malheureusement, je n'ai pas de photo en uniforme pour la période où il serait au front... Une de mes questions est de savoir quel type d'uniforme lui aurait été attribué ? L'insigne de col d'un fantassin serait-il encore jaune pour juin 1915, ou serait-il seulement composé de chiffres foncés ? Aurait-il reçu un képi ou une casquette latérale ? La seule chose en ma possession est son casque...

Difficile d'être catégorique, car la période 1915/1916 fut une période de transition entre le piou-piou de la mobilisation et le poilu de 1917/1918. De ce fait il pouvait être coiffé du képi (on faisait durer les effets à l'usure et cette coiffure était toléré en repos à l'arrière) ou du bonnet de police (appelé familièrement "calot") voir éventuellement d'un béret.

Quand à la tenue, tous est envisageable, vareuse courte ("raz le cul") tunique de mobilisation, veste modèle 1914 (en drap bleu gris de fer (sorte de bleu foncé), en ratine (velours) des fois dans des tissus de dépannage (tissus d'ameublement). Dessus était portait la capote, soit de mobilisation (bleu foncé à deux rangées de boutons avec galons raccourcis), la capote "Poiré" à une rangée de boutons (plusieurs modèles) en drap bleu de ciel (dit bleu horizon). Pour les pattes de col, là aussi entre le règlement et la réalité du terrain, il y a un fossé.

Le 16/09/2021 à 18:24, Philipj a dit :

la seule photo de lui en temps de guerre que j'ai prise à Nantes en octobre 1916 envoyée à mon arrière-grand-mère... Curieusement, il porte des vêtements civils, des bottes d'origine militaire et un brassard avec ce qui semble être les initiales L. F. Serait-ce par hasard un signe de l'usine ?

Tout bonnement une tenue civil, le brassards sert juste a officialisé sa fonction.

Je vais me renseigner pour la définition exacte des initiales.

Le 16/09/2021 à 18:24, Philipj a dit :

Par ailleurs, j'aimerais savoir s'il est possible de connaître exactement son placement au front, dans quel peloton ou escouade il serait affecté...

C'est pratiquement impossible, la seule chose serait de lire les journaux de marche du régiment (sorte de journal de bord ou l'officier inscrivait les fait marquants, mais peu de chose concernant les hommes de troupe (quelques fois les noms des blessés ou des tués).

 

Malheureusement je n'arrive pas à lire sa fiche matricule même en zoomant, pouvez vous photographiez juste la partie centrale, merci.

1533829223_DSC_6580-Copy-R-Copy.thumb.JPG.f2817b5af08bc2f33ac0ca8559d9f569.jpg

Sur la photo il porte deux décoration, la première m'interroge (je vais là aussi me renseigner), la seconde est la médaille commémorative de la guerre 14-18.

R.jpg

Link to post
Share on other sites

Bonjour Bouchon-Gras 49,

Je comprends, il n'y a aucun problème, j'apprécie la réponse... En ce qui concerne son détachement du front, si je dois dire, il a eu plus de chance que son frère jumeau, et c'est logique... 

Plus je lis sur le sujet, plus je vois qu'il y avait un besoin de main d'œuvre "qualifiée" à l'époque. Il avait 34 ans lorsqu'il est rentré en France, mais a commencé à travailler comme forgeron à l'âge de 16 ans...

En ce qui concerne l'uniforme, je savais que ce serait un défi, mais par coïncidence, je viens de trouver quelque chose pour la même période exacte de sa participation (Artois-Septembre 1915) bien que je ne sache pas si le 147 R.I. ou le 109 R.I. pourrait avoir exactement le même uniforme... Je suis surpris de voir le béret en tant qu'équipement standard que j'aime vraiment mais je pensais que seule l'infanterie coloniale était autorisée à le porter. D'après ce que j'ai compris, ils en étaient très fiers...

https://en.empirecostume.com/fantassin-du-66-eme-de-ligne-septembre-1915-translation-a11009.htm

En ce qui concerne ses vêtements civils déjà mentionnés et portés en 1916, j'ai été surpris de voir que les bottes étaient portées... En ce qui concerne le brassard, je pense qu'il pourrait signifier "Lemaitre Freres", je ne peux pas penser à une autre signification pour lui... 

Je crois que l'entreprise existe encore aujourd'hui, mais malheureusement il n'y a pas de documents de l'époque et on ne sait pas grand-chose sur leur rôle exact pendant la guerre... Que produisaient-ils ? Des sections blindées pour les véhicules et les chars ?

http://serrurerie.lemaitre.pagespro-orange.fr/histoire.htm

Je serais également intéressé de savoir où vous étiez logé en tant qu'ouvrier... Où vous pouviez, et à vos frais ?

Je joins un gros plan du livret individuel...

La médaille ressemble à une médaille du service civil qui est vierge... Pourrait-elle être liée à son travail en usine ? Les couleurs inversées sur le ruban sont également intéressantes...

Merci beaucoup pour votre aide
Cordialement,
Philippe

 

image-33674.jpg

image-33673.jpg

Usine Lemaitre 109 Rue des Hautes-Pavés 1935..JPG

109 Rue des Hautes Pavés. Nantes.JPG

France 2018 706.JPG

France 2018 703.JPG

France 2018 693 - Copy.JPG

France 2018 758 - Copy.JPG

 

 

Peut-être une autre option pour l'uniforme, je crois que ceci pourrait être du début de 1915, janvier-avril ?

https://fr.topwar.ru/143784-boec-pervoy-mirovoy-v-polnyy-rost-ch-2-1915-1916-gg.html

 

1530442362_1.jpg

Link to post
Share on other sites
  • Administrateur

Bonjour,

Il y a 21 heures, Philipj a dit :

Je suis surpris de voir le béret en tant qu'équipement standard que j'aime vraiment mais je pensais que seule l'infanterie coloniale était autorisée à le porter.

Vous voulez certainement parler des troupes alpines, ce fut un dilemme car cette coiffure de repos adoptée par le Grand Cartier General (GCG) fit scandale auprès des troupes de montagne qui considérait ce béret comme une coiffure de troupe d'élite et le GCG du retirer cette coiffure du paquetage, néanmoins ceux qui l'ont perçut continuèrent de le porter mais il fut vite remplacé par le "calot".

Les premières photos représente la tenue réglementaire et idéale, néanmoins sur le terrain, la tenue ressemble plus à la dernière photo : culotte en ratine (velours), mandes molletière bleu ciel ou bleu foncé, tunique de mobilisation et capote poiré bleu horizon.

Il y a 21 heures, Philipj a dit :

Je serais également intéressé de savoir où vous étiez logé en tant qu'ouvrier... Où vous pouviez, et à vos frais ?

Certainement étaient ils logés, maintenant où, peut être chez l'habitant local, n'oublions pas l'esprit patriote de l'époque.

Il y a 21 heures, Philipj a dit :

Je joins un gros plan du livret individuel...

Je vois qu'il est affecté à Ancenis en réserve (amusant j'ai été faire du tir dans l'ancien stand de tir de ce régiment, devenu civil).

Resta t'il en France et dans la région Nantaise ?

Il y a 22 heures, Philipj a dit :

Je crois que l'entreprise existe encore aujourd'hui, mais malheureusement il n'y a pas de documents de l'époque et on ne sait pas grand-chose sur leur rôle exact pendant la guerre... Que produisaient-ils ? Des sections blindées pour les véhicules et les chars ?

Tout est envisageable, n'oublions pas que cette époque était hippomobile, d'un engin agricole à un train de pièce d'artillerie ou une roulante (cuisine de campagne) le rapprochement est rapide.

 

Link to post
Share on other sites
5 hours ago, Bouchon-Gras 49 said:

Bonjour,

Vous voulez certainement parler des troupes alpines, ce fut un dilemme car cette coiffure de repos adoptée par le Grand Cartier General (GCG) fit scandale auprès des troupes de montagne qui considérait ce béret comme une coiffure de troupe d'élite et le GCG du retirer cette coiffure du paquetage, néanmoins ceux qui l'ont perçut continuèrent de le porter mais il fut vite remplacé par le "calot".

Les premières photos représente la tenue réglementaire et idéale, néanmoins sur le terrain, la tenue ressemble plus à la dernière photo : culotte en ratine (velours), mandes molletière bleu ciel ou bleu foncé, tunique de mobilisation et capote poiré bleu horizon.

Certainement étaient ils logés, maintenant où, peut être chez l'habitant local, n'oublions pas l'esprit patriote de l'époque.

Je vois qu'il est affecté à Ancenis en réserve (amusant j'ai été faire du tir dans l'ancien stand de tir de ce régiment, devenu civil).

Resta t'il en France et dans la région Nantaise ?

Tout est envisageable, n'oublions pas que cette époque était hippomobile, d'un engin agricole à un train de pièce d'artillerie ou une roulante (cuisine de campagne) le rapprochement est rapide.

 

Rebonjour,

Oui, vous avez tout à fait raison, les troupes alpines... Comme vous l'avez dit, si vous avez reçu le béret, vous pouviez le porter sans problème jusqu'à ce que vous receviez le calot ?  Je me demande aussi si vous pouviez porter le calot après avoir reçu le nouveau, ou si on vous interdisait de porter l'ancien...

Il n'y a pas beaucoup de preuves photographiques de troupes d'infanterie régulière le portant en 1915 ou après l'introduction du calot. Personnellement, je préfère le "tarte", mais je n'ai jamais vu un original en bleu horizon. J'imagine qu'en tant que pièce de collection, ils sont inestimables et coûteux ! ...

Ainsi, il semble que même en juin 1915, vous pouviez avoir l'un ou l'autre style d'uniforme... Si vous étiez assez chanceux au niveau de l'approvisionnement, vous pouviez obtenir la tenue "réglementaire" bleu horizon complète, sinon un mélange...

Je me demande quelle était la situation de l'approvisionnement à Ancenis/Nantes en juin 1915... Maintenant, même s'il devait se présenter au 147 R.I. ce mois-là, devait-il aller au régiment de réserve (Caserne Cambronne/64 R.I. & 65 R.I.) pour ses uniformes ou directement au 147 R.I. ? 

Un autre détail intéressant est que le 147 R.I. faisait partie du 347 R.I. et qu'il n'était pas situé dans l'ouest de la France mais en Francheville ?

Tant de petits détails se perdent avec le temps... Il n'a jamais parlé de la guerre à personne.

Je pensais qu'en tant que soldat détaché du front, on restait à la garnison locale, en l'occurrence la Caserne Cambronne, et que de là, on se rendait chaque jour à ses occupations en ville... Mais ce n'était pas le cas...

Oui, son tableau de recrutement était d'Ancenis... L'ancienne garnison est-elle toujours là ? Je serais intéressé de voir des photos... 

Après la guerre, il est rentré chez lui (libéré du service le 11 février 1919 du 65 R.I.) mais il est intéressant de noter que sa classe a été changée en 1900 le 19 avril 1918, peut-être parce qu'il était un vieil homme et qu'il avait une famille (3 petits enfants déjà en 1915)...


 

 

NANTES CASERNE CAMBRONNE 65 R.I..jpg

Link to post
Share on other sites
  • Administrateur

Bonjour,

Il y a 17 heures, Philipj a dit :

si vous avez reçu le béret, vous pouviez le porter sans problème jusqu'à ce que vous receviez le calot ?  Je me demande aussi si vous pouviez porter le calot après avoir reçu le nouveau, ou si on vous interdisait de porter l'ancien...

Tout dépendait du régiment, du chef de corp et de l'approvisionnement, la priorité étant le combat, les coiffures de repos n'était pas une priorité.

Il y a 17 heures, Philipj a dit :

Ainsi, il semble que même en juin 1915, vous pouviez avoir l'un ou l'autre style d'uniforme... Si vous étiez assez chanceux au niveau de l'approvisionnement, vous pouviez obtenir la tenue "réglementaire" bleu horizon complète, sinon un mélange...

Comme aujourd'hui, les troupes d'élite et les troupes au front étaient prioritaire, les autres recevaient ce qu'il y avait. Les régiment à l'arrière ou en formation percevaient des tenues restantes, trouvé dans les dépôts, ce qui explique que l'on trouve des photographie de soldat en 1917, vêtue d'effets de mobilisation.

Il y a 17 heures, Philipj a dit :

Un autre détail intéressant est que le 147 R.I. faisait partie du 347 R.I. et qu'il n'était pas situé dans l'ouest de la France mais en Francheville ?

le 147 e RI était caserné au quartier Mc Donald à Sedan.

Il y a 17 heures, Philipj a dit :

son tableau de recrutement était d'Ancenis... L'ancienne garnison est-elle toujours là ? Je serais intéressé de voir des photos...

Non il ne subsiste que le champs de tir qui se trouve hors de la ville.

Link to post
Share on other sites
  • Administrateur

Bonsoir,

Je reviens vers vous pour la médaille,

1533829223_DSC_6580-Copy-R-Copy.thumb.JPG.f2817b5af08bc2f33ac0ca8559d9f569.jpg.2084541916eebce1671efc8fb0ed2d3b.jpg

Ca serait la Médaille d'honneur des affaires étrangères qui était attribuée pour récompenser le courage et le dévouement des civils et des militaires résidant à l'étranger.

OIP.jpg

 

Le 23/09/2021 à 19:51, Bouchon-Gras 49 a dit :
Le 23/09/2021 à 01:57, Philipj a dit :

son tableau de recrutement était d'Ancenis... L'ancienne garnison est-elle toujours là ? Je serais intéressé de voir des photos...

Non il ne subsiste que le champs de tir qui se trouve hors de la ville.

OIP (1).jpg

OIP (2).jpg

Link to post
Share on other sites
  • Administrateur
Le 21/09/2021 à 22:29, Philipj a dit :

En ce qui concerne ses vêtements civils déjà mentionnés et portés en 1916, j'ai été surpris de voir que les bottes étaient portées... En ce qui concerne le brassard, je pense qu'il pourrait signifier "Lemaitre Freres", je ne peux pas penser à une autre signification pour lui...

1916795663_LEONJEANNEAU1916-NANTES.A.thumb.JPG.66770ef36e2c27f88a81e865968824f1.jpg

Je ne vois pas de botte, juste le pantalon qui bouffonne sur les souliers...

Pour le brassard, le règlement veut un rectangle blanc avec une grenade. Les lettres L.F ont été rajouté, par lui, l'entreprise ou le photographe.

Link to post
Share on other sites

Rebonjour,
Je viens de trouver un autre détail concernant un proche parent fait prisonnier à Dunkerque (1940) et envoyé au Stalag IX A mais je ne veux pas m'écarter du sujet... Peut-être devrais-je l'ouvrir à la discussion et à l'aide...

Pour revenir aux nombreuses choses discutées auparavant, je trouve quelques photos du béret utilisé en 1915 ainsi que d'autres couvre-chefs au front... Je joins quelques photos ainsi que la caserne McDonald à Sedán...
Merci d'avoir posté la photo du champ de tir à Ancenis... Je vais essayer de trouver la carte postale en ligne...

En ce qui concerne la Médaille d'Honneur, j'ai la médaille exacte sans inscription ni date... Je n'ai pas non plus pu trouver de documentation concernant cette récompense (j'ai écrit aux Archives de Vincennes, ils n'avaient aucune information) et ce n'est pas écrit dans le livret, pas plus que la médaille de campagne 14-18 que je trouve intéressante...

En regardant de plus près les bottes ou les chaussures, il me semble qu'il y a des clous (à peine visibles) Mais je vais essayer de confirmer dès que je recevrai la photo originale si elle peut être trouvée, car elle a été égarée ! .. ;(

En ce qui concerne le brassard, je n'ai trouvé qu'une seule photo en noir avec une grenade (délivrée à tous les travailleurs quel que soit le domaine ?) Je joins une photo... Savez-vous si des exemplaires originaux existent ? Comment s'appellent-ils exactement ?

 

Capture 13 -15.JPG

Capture19-Champagne April 1915.JPG

08-SEDAN-quartier-dinfanterie-macdonald.jpg

Capture21-Brassard.JPG

Link to post
Share on other sites
  • Administrateur

Bonjour,

il y a 22 minutes, Philipj a dit :

e viens de trouver un autre détail concernant un proche parent fait prisonnier à Dunkerque (1940) et envoyé au Stalag IX A mais je ne veux pas m'écarter du sujet... Peut-être devrais-je l'ouvrir à la discussion et à l'aide...

Le mieux serait d'ouvrir un second sujet.

il y a 23 minutes, Philipj a dit :

En ce qui concerne la Médaille d'Honneur, j'ai la médaille exacte sans inscription ni date... Je n'ai pas non plus pu trouver de documentation concernant cette récompense (j'ai écrit aux Archives de Vincennes, ils n'avaient aucune information) et ce n'est pas écrit dans le livret, pas plus que la médaille de campagne 14-18 que je trouve intéressante...

La médaille des affaire étrangère est décernée par le ministère concerné.

il y a 28 minutes, Philipj a dit :

En regardant de plus près les bottes ou les chaussures, il me semble qu'il y a des clous (à peine visibles)

Le fait qu'il y ait des clous ne signifie pas que ce soit des bottes mais plus des brodequins ou des souliers à tige, certainement ses souliers militaires.

il y a 29 minutes, Philipj a dit :

En ce qui concerne le brassard, je n'ai trouvé qu'une seule photo en noir avec une grenade (délivrée à tous les travailleurs quel que soit le domaine ?) Je joins une photo... Savez-vous si des exemplaires originaux existent ? Comment s'appellent-ils exactement ?

Déjà vu des photos d'hommes portant ces brassards, en existe il encore, je ne sais pas.

(Sur la photo que vous avait jointe, le brassard n'est pas le même, celui-ci est porté par un militaire et signifie autre chose).

Link to post
Share on other sites

Rebonjour,

Je comprends, et merci pour la précision... J'ai utilisé par erreur le mot "bottes" là où j'aurais dû dire chaussures militaires ou brodequins... Donc, nous pouvons confirmer qu'il s'agit bien de ses chaussures militaires... C'est tout ce que je voulais savoir.

Encore une fois, au sujet du brassard et étant donné votre description précédente (noir avec une grenade), j'ai pensé qu'il s'agirait du bon type de brassard... J'ai également vu des brassards noirs unis sur des soldats... Que représentent-ils ? De même, des casques d'infanterie peints en noir... Une signification ?

Merci...

 

s-l1600 (11)b.jpg

s-l1600 (57).jpg

s-l1600 (58).jpg

Link to post
Share on other sites
  • Administrateur

Bonsoir,

il y a 17 minutes, Philipj a dit :

J'ai également vu des brassards noirs unis sur des soldats...

Le brassard noir, en "crêpe noir" etait un signe de deuil (d'ailleurs il se portait par les civils en deuil) les soldats l'arboraient au bras gauche en cas de deuil familial. Il n'était pas spécifié que le défunt dut appartenir à l'institution militaire et les textes évoqués dataient de bien avant l'hécatombe de 1914-1918.

 

Il y a d'autres brassard :

Voici quels étaient les principaux :

Le brassard blanc, avec foudres — les foudres de-guerre — celui de l’état-major du ministre de la Guerre.

Le brassard tricolore, avec des foudres également, de l'état-major du Président de la République.

Le brassard tricolore — bleu, blanc, rouge — des ministères: il était de soie, de drap ou de toile, selon l'importance du service auquel il était affecté, et les trois couleurs s'y associaient de différentes façons.

Le brassard bleu et rouge, brassard municipal — Fluctuât nec mergitur — porté par tous les employés des mairies parisiennes et par les agents des services publics.

Le brassard bleu, avec étoiles, indiquait une mission postale.

Le brassard blanc et vert du service des ravitaillements.

Le brassard rouge, avec un grand A... Saluez, c'est l'auto qui passe...

Les brassards des services des chemins de fer: rouges pour la traction, blancs pour l'exploitation, jaunes pour la voie et l'entretien.

Le brassard des services sanitaires, blanc avec croix rouge, le plus courant, signifiait que le porteur était protégé par la convention de Genève...

il y a 28 minutes, Philipj a dit :

De même, des casques d'infanterie peints en noir... Une signification ?

Casque de gendarme, ou tout simplement repeint en tranchée pour le rendre moins visible, la peinture initiale étant brillante et donc visible.

Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.



  • Posts

    • Bonjour. J'ai 18 ans, je peux faire 45 pompes d'affilés, j'ai un luc leger a 10, je fais 59 squats a la minute mais je n'arrive qu'a enchainer 6 tractions propres, vous pensez que j'ai mes chances ? Cordialement.
    • Bonsoir, Moi aussi J'incorpore le 28 novembre à querqueville 🙂
    • La question sera donc à revoir une fois que vous aurez quitté l'ENSOA et rejoint votre 1ère affectation. Si ce n'est pas Paris/RP ce sera célibat géographique pour vous. Selon certaines conditions vous pourrez bénéficier de la MICM. Par contre vous vous dirigez out droit vers une situation complexe car vous serez très probablement éloigné de votre famille pendant de longues et/ou nombreuses périodes.
    • Les divers demandes d'aptitudes dans la Marine 2021, suivant les spécialités et les brevets et certificats : joe_20211005_0232_0007.pdf
    • Le dimanche 23 octobre 1983 à Beyrouth (Liban), l’armée française a payé son plus lourd tribut à la nation depuis la guerre d’Algérie. 58 fils de France, servant dans le cadre de la Force Multinationale de Sécurité de Beyrouth (FMSB), sont morts dans l'attentat du poste français "Drakkar". 6h20, une camionnette contenant 250 kg d’explosif force le barrage d’entrée du poste située dans le quartier Mar Elias au sud-ouest de la capitale libanaise. Le conducteur de la camionnette piégée précipite son véhicule contre le rez-de-chaussée du bâtiment, un ancien hôtel de neuf étages où sont alors postés 96 militaires français. L’attentat suicide fait s’effondrer le bâtiment, ne laissant qu’un amoncellement de débris de cinq mètres de haut. L’attaque visant le poste « Drakkar » a tué 58 militaires français, dont 55 provenaient du 1er Régiment de Chasseur Parachutiste (RCP), et trois du 9ème RCP. Outre les Français, l’épouse du concierge libanais de l’immeuble ainsi que ses cinq enfants sont également décédés dans l’effondrement du bâtiment. Les efforts des secouristes et des soldats français et libanais ont néanmoins permis de sauver 41 parachutistes et d’extraire les cadavres des décombres. L’attentat du Drakkar a provoqué un choc considérable en France car le pays n’avait pas connu de perte militaire aussi lourde depuis la guerre d’Algérie. Dès le lendemain, le Président de la République, François Mitterrand, s’est rendu sur place.   Le 2 novembre 1983, un Hommage national a été rendu aux 58 militaires décédés dans la cour des Invalides, en présence du Président de la République et des plus hautes autorités. Le chef de l’État avait alors décoré les victimes de la Médaille militaire à titre posthume. Une stèle commémorative a été apposée sur les lieux de l’attentat, qui est aujourd’hui un terrain vague situé dans un quartier résidentiel. (Source : ECPAD - Génération OPEX)     Rappel du contexte historique  En juin 1982, Israël lance l’opération « Paix en Galilée », envahit le Sud-Liban et entreprend fin juin-début juillet l’assaut de Beyrouth-Ouest où les Palestiniens sont encerclés dans une nasse, les Syriens refusant de les accueillir sur leur territoire. Un cessez-le-feu est appliqué début août. La communauté internationale, soucieuse d’éviter des affrontements sanglants, décide d’intervenir. Sous la protection des parachutistes français, soutenus par les soldats américains et italiens, les forces palestiniennes sont exfiltrées en douceur. De 500.000 à 600.000 Palestiniens restent dans les camps. Le 23 août, Béchir Gemayel est élu Président du Liban. Le 15 septembre, il est assassiné. Israël investit Beyrouth-Ouest. Du 16 au 18 septembre ont lieu les massacres de populations civiles dans les camps de Sabra et Chatila, où des centaines de civils palestiniens sont tués. Le 21 septembre, Amine Gemayel, frère aîné de Béchir, est élu président. Le 24 septembre, pour répondre à une opinion internationale scandalisée par les tueries dont les Palestiniens ont été victimes, une Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth est créée, intégrant des contingents français, américains, italiens et une poignée d’Anglais. Dès lors, au Liban, la situation ne cesse de se dégrader. Massacres de populations civiles et attentats se multiplient. Les soldats de la Force Multinationale sont victimes d’innombrables attaques et de bombardements. Si les Américains sont cantonnés à l’aéroport et les Italiens en périphérie de la ville, si les Anglais se contentent de mener des missions de renseignement avec un escadron spécialisé, les Français, eux, reçoivent la mission la plus délicate, au cœur même de Beyrouth. Tous les quatre mois, les contingents sont relevés, souvent avec des pertes sévères. En septembre 1983 a lieu la relève pour les légionnaires français installés à Beyrouth, remplacés par les parachutistes de la 11e division parachutiste. C’est l’opération Diodon IV, qui deviendra l’engagement le plus sanglant pour l’armée française depuis les guerres coloniales. Le 3e RPIMa s’installe en secteur chrétien, dans la perspective d’une offensive face au «Chouf », pour pacifier la montagne où les Druzes s’en prennent violemment aux chrétiens. Des éléments du GAP, 1er RHP, 17e RGP, 12e RA, 35e RAP, 7e RPCS et le commando marine Montfort sont également à pied d’œuvre. Le secteur le plus dangereux, celui de Beyrouth-Ouest, est dévolu à un régiment de marche, le 6e RIP, régiment d’infanterie parachutiste, qui a pour mission principale la protection des populations civiles palestiniennes traumatisées des camps de Sabra et Chatila. Ce régiment, placé sous le commandement du colonel Urwald, a été formé spécialement pour cette opération, et est constitué de quatre compagnies de parachutistes : deux compagnies du 6e régiment de parachutistes d’infanterie de Marine basé à Mont-de-Marsan, une compagnie du 1er régiment de chasseurs parachutistes basé à Pau, une compagnie du 9e régiment de chasseurs parachutistes basé à Pamiers. Dimanche 23 octobre 1983, 6h30 du matin. L’aube se lève. D’un coup, une explosion terrible, une lourde colonne de fumée qui s’élève plein sud dans le silence du dimanche matin. L’aéroport et les Américains sont mortellement touchés. Puis une minute après, encore une autre, plus proche cette fois, d’une puissance tout aussi ahurissante. On entend en direct sur la radio régimentaire que Drakkar a été rayé de la carte. Ce poste était occupé par la compagnie du 1er RCP commandée par le capitaine Thomas, dont heureusement un détachement était de garde à la Résidence des Pins, le QG français. Bilan des deux attentats : 241 marines et 58 paras français sont tués, sans compter d’innombrables soldats grièvement blessés, évacués en urgence en Europe. Dès la première explosion, chacun a bondi à son poste. On comprend d’emblée que c’est terrible. Les ordres fusent à toute vitesse. Des équipes partent pour le lieu de l’attentat, les autres sécurisent les postes. Chacun sait ce qu’il a à faire. On est sous le choc, mais le professionnalisme l’emporte. La mécanique parachutiste, répétée inlassablement à l’entraînement, montre ses vertus en grandeur réelle. On va faire l’impossible pour sauver les camarades. Malheureusement, beaucoup sont déjà morts, déchiquetés, en lambeaux, que l’on ramasse jour après jour, nuit après nuit. On a entendu certains d’entre eux râler sous les ruines, alors que nous étions impuissants à les dégager des amas de gravats. Ils sont là, pris dans l’étreinte mortelle de l’acier et du béton, ceux pour lesquels nous sommes arrivés trop tard, ceux avec lesquels hier on riait, on plaisantait, on rivalisait. Aucun des paras qui va relever ses camarades en cette semaine d’octobre n’oubliera ces pauvres corps, « tués par personne », nobles et dignes jusque dans la mort, magnifiques soldats équipés et prêts pour le combat, parfois la main crispée sur leur Famas. Sans doute est-ce parce qu’ils ont rejoint les légions de Saint-Michel que leur souvenir semble éternel. Le mythe para en tous cas l’est. Maintenant plus que jamais. Et tous, nous communions alors dans une espèce de rêve étrange et éveillé, où la mort étonnamment proche se mêle inextricablement à la vie, en un jeu dont les règles nous échappent. Un nouveau jalon funèbre est posé après les combats des paras de la Seconde Guerre mondiale et bien sûr ceux des grands anciens d’Indochine et d’Algérie. Le piège fatal En signe de solidarité avec nos hommes, le Président de la République, François Mitterrand, vient rendre un hommage aux morts le 24 octobre. Les paras savent déjà qu’ils sont pris dans un traquenard monstrueux. Jour après jour, ils sont victimes de nouveaux attentats, dans un secteur totalement incontrôlable, où pullulent les milices, les mafias et les « services ». Personne ne sait réellement qui fait quoi, les informations sont sous influence, rien n’est sûr, tout est mouvant. Sans ordres ni moyens légaux, les paras sont contraints de se battre au quotidien pour assurer la survie de leurs postes et continuer à protéger les populations. Aucun renfort notable n’est envoyé de métropole, hormis une compagnie de courageux volontaires du 1er RCP venus prendre la place de leurs prédécesseurs. En dépit des nombreux morts et blessés qu’ils vont relever dans leurs rangs, les paras ne doivent compter que sur leur savoir-faire, leur calme et leur professionnalisme pour se défendre tout en évitant de répondre aux provocations, refusant parfois de tirer pour préserver les civils. A ce titre, la mission aura certes été remplie, mais nombreux sont les soldats français qui reviendront avec l’amer sentiment d’avoir perdu leurs camarades sans les avoir vengés. Chacun sait alors que nous vivons un moment unique de notre vie, dont l’intensité et la profondeur nous bouleversent. L’aumônier, le père Lallemand, a le don de savoir parler aux soldats. Que l’on soit croyant pratiquant ou athée, agnostique ou païen, il sait trouver les mots qui apaisent et réconfortent. Paradoxalement, Drakkar ne va pas briser les paras, mais les souder. Les semaines à venir vont être infernales. Et cependant, tous font face avec une abnégation sublime. Le plus humble des parachutistes joue consciencieusement son rôle dans un chaudron où se multiplient les attentats. Bien des nôtres vont encore tomber, assassinés lâchement la plupart du temps. Mais tous accomplissent leur devoir avec fierté et discrétion. Nous recevons des mots et des cadeaux de métropole, comme ces Landais qui nous envoient du foie gras à foison pour Noël, ou encore ces enfants qui nous dédient des dessins touchants. Les paras sont soudés, et même la mort ne peut les séparer. Dans la nuit du 25 décembre, les postes de Beyrouth-Ouest devenus indéfendables dans la configuration géopolitique de l’époque sont évacués. Fin janvier-début février, les paras  exténués sont rapatriés sur la France. Le contingent de « Marsouins » qui les remplace ne restera pas longtemps. Américains et Italiens quittent le Liban fin février. En mars, le contingent français rembarque, ne laissant sur place que des observateurs. Bruno Racouchot était alors officier au 6e RPIMa. Il  a aimablement autorisé à reproduire le texte d’hommage en annexe, initialement paru dans le cadre du très confidentiel « Club des chefs de section paras au feu ».  (Source : https://www.asafrance.fr/item/histoire-23-octobre-1983-beyrouth-06h30-drakkar-est-raye-de-la-carte-3.html?fbclid=IwAR1I7bnRKjuo-v-wSUNPqECiC9tj8unWBjt8N3lLSNAWad92Q9AOpwUqA94  )   N'oublions pas !