Jump to content
  • advertisement_alt
  • advertisement_alt
  • advertisement_alt

Situation particulière


Cynthia_171

Recommended Posts

Bonjour à tous,

Bon je reviens de nouveau sur ce forum dans l'espoir d'avoir quelques avis (conseil) ou peut être même réponses par rapport a ma situation actuelle (je précise de suite que j'ai RDV avec mon recruteur terre le 5juillet).

Voilà, je m'explique :

J'ai 24 ans, je suis rentré en novembre 2010 a l'ENSOA (pour être sous officier dans le domaine de spécialité Ravitaillement). J'ai dénoncé ce contrat à la fin du mois de janvier 2011 (la raison étant que mon père était gravement malade et je n'arrivais plus a gérer les deux... J'ai donc pris la décision de rester auprès de lui).

Quelques mois plus tard j'ai perdu mon père et ai décidé de me réengager dans l'armée, cette fois j'ai voulu tenter l'armée de l'air (ces deux armées m'attiraient).

J'ai donc été dans un Cirfa Air, sauf que lors du choix des spécialités ont m'a fortement déconseillé de mettre "logistique" car je n'ai pas de diplôme dans ce domaine.

J'ai donc mis en 1er choix Gestionnaire RH (secrétariat) puisque j'ai un BTS Assistant de gestion, en 2nd Interpretateur image et le recruteur m'a conseillé de mettre en 3ème vœu "radar" ... Je lui ai demandé de m'expliquer en quoi cela consistai puisque je ne connaissais pas du tout (m'a vaguement expliqué) et lui ai précisé que je ne voulais pas retourner dans le domaine technique (j'ai fait 3 ans de bac pro maintenance) mais il m'a assuré que ça n'avait rien a voir.

Et bien évidemment ... J'ai été prise pour la spécialité RADAR... J'ai fait mes classes a l'EFSOAA (très bien passé, j'était élève de compagnie, finit dans les 15eme et j'ai donc attaqué la formation de spécialiste ...)

C'est la où le problème commence ... Cela ne correspond en rien avec ce que le recruteur m'avait expliqué et en plus de ne pas avoir le niveau (j'ai réussit a avoir de bons résultats au 2 premières période mais la ça ce complique) je n'ai absolument aucune envie de faire cette spécialité la ...

J'ai donc entamé une procédure de changement de spécialité (mais tout le monde me dit de ne pas trop espérer car étant dans une spé déficitaire j'ai peu de chance a ce que ce soit accepté)...

J'ai donc recontacté le Cirfa terre qui m'avait recruté a l'époque pour St. Maix, il était déjà au courant de l'histoire (un cadre de St. Maix l'avait contacté) j'ai RDV avec lui car si m'a demande de changement de spé n'est pas accepté j'aimerai pouvoir retourner a St. Maix avec si possible la même spécialité que celle pour la quelle j'avait été prise ...

Ça fait beaucoup a lire je m'en excuse (je tenais juste a être la plus clair précise pour que l'on puisse m'apporter quelques conseils ou autre)

Je vous souhaite une bonne journée.

Cdt,

Cynthia.

Link to comment
Share on other sites

  • Moderator

Heu les cas similaires par chez moi sont des civils maintenant...

 

Le risque est qu'à Paris la commission se demande tes réelles motivations. Les gens qui font du yoyo n'ont la cote nulle part. Ils coutent cher et ne savent pas ce qu'ils veulent. Pire prennent la place de quelqu'un de motivé. Dans le doute ils préfèrent ne pas donner suite.

 

Ensuite la spé qui t'a été proposé personne ne t'a mis un pistolet sur la tempe pour signer le contrat. Cela va t'être reproché pour ton changement de spé. Tu as la réaction des jeunes de nos jour qui bloquent et ne cherchent pas à voir loin.Dans l'armée, il est plus facile de demander quelque chose avec de la boutique (une spé) et savoir ce que l'on cherche avec de bon arguments pour, que de faire des aller et retour permanent.

 

Un conseil mûris bien ta décision. En ce moment ça pousse à la porte des CIRFA. Tu es toujours en période probatoire?

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Bonsoir. On peut déplorer sans doute une attitude du recruteur qui a un peu poussé vers cette spécialité radar. Sans atteindre l'objectif, puisque finalement vous souhaitez quitter cette spé et que cela fait une candidate décue et pas motivée. Perte sèche pour vous... et pour l'institution. 

 

Mais à contrario, on va vous reprocher de ne pas vous être suffisamment renseignée et informée sur ce qu'est vraiment cette spécialité radar. Ce qui est aussi vrai. Vous risquez donc, comme l'a dit Tobonarine, d'être "étiquetée" comme une girouette, qui ne sait pas prendre une décision et s'y tenir. Je crains donc qu'il vous soit bien difficile de refaire encore une fois le chemin inverse Air>terre.

Même s'il vous faut tenter le coup, attendez vous plutôt à vous voir opposer un refus. 

Link to comment
Share on other sites

  • Spécialiste

Bonjour,

 

J'ai donc été dans un Cirfa Air, sauf que lors du choix des spécialités ont m'a fortement déconseillé de mettre "logistique" car je n'ai pas de diplôme dans ce domaine.

 

On vous a déconseillé de le mettre ou le recruteur n'a pas voulu vous y mettre ?

 

Soit le recruteur savait éperdument que malgré votre dossier vous n'alliez pas être prise, soit il avait sous les yeux un nombre important de place en spé "Radar" et il a vu en vous quelqu'un pouvant prendre une de ces places. (Il a surtout retenu le Bac Pro maintenance qui devrait concordé avec cette spé aussi)

 

Après comme dis par mes collègues, on ne vous a pas mis le couteau sous la gorge pour signer le contrat. Si le résultat des commissions ne vous plaisait pas, rien ne vous empêchait de postuler quand même dans les spé qui vous intéressaient (même si selon votre recruteur vous n'aviez pas de chances, c'est votre dossier et vos désidératas) ou encore de repasser des tests plusieurs mois plus tard, pour améliorer vos résultats et avoir un éventail de choix plus grand.

 

Il faut comprendre que l'armée a son lot de métiers moins intéressants. C'est comme dans un magasin, le vendeur essaye tout le temps de nous refourguer sa marchandise invendue, sous prétexte que c'est "moins cher".

 

On m'avait bien proposé les RH et la Gestion, alors que j'étais venu pour tout autre chose et que j'avais un dossier me permettant d'avoir bien mieux. Je n'ai pas demandé mon reste et j'ai changé pour faire ce que je souhaitais vraiment faire.

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

  • Moderator

Surtout qu'en tappant sur un moteur de recherche tu trouves çà : Spécialiste des systèmes de détection et traitement de l'information et cette superbe plaquette que tu trouves ici 

 

Maintenant c'est toujours simple de se dire "je savais pas" des jeunes comme toi j'en ai beaucoup ils arrivent en régiment s'imaginer pas que c'était çà ou çà avec les moyens actuelle de communication, il est toujours possible de se renseigner sur son projet professionnel.

Link to comment
Share on other sites



  • Posts

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    "vœux aux Armées 2022" Emmanuel Macron s'est rendu, mercredi en fin d'après-midi, à Haguenau pour ses "voeux aux Armées". Cette ville accueille trois régiments : le 2e régiment de hussards, le 54e régiment de transmissions et le 28e groupe géographique qui a rendu les honneurs au président de la République (photo Reuters). Ces trois régiments appartiennent au commandement du renseignement basé à Strasbourg. Le discours du président de la République, où il a rappelé "l'immense respect à l'égard des forces armées", a comporté deux axes principaux : - un axe national, où il a été question des moyens développés pour contrer les nouvelles menaces - et un autre qui a traité de la question de la souveraineté militaire européenne (dans le droit fil des déclarations présidentielles du matin à Strasbourg). Ces deux axes ont été développés sur fond d'un satisfecit évident à l'égard de l'action du gouvernement depuis 2019. Le Président, qui a rendu un hommage appuyé à Florence Parly,  a ainsi rappelé que 198 milliards d'euros seront engagés entre 2019 et 2023 pour réduire les "sur-engagements, fragilisation et lacunes" qui pénalisent les armées. Il a énuméré les efforts industriels et les livraisons de nouveaux matériels (dont le Griffon dont deux exemplaires flanquaient la tribune présidentielle). Il a vanté l'approche "ouverte, lucide et créative" qui a permis de mieux préparer les forces à leurs missions qui s'inscrivent "dans une accélération de l'Histoire". Par ailleurs, Emmanuel Macron a spécialement indiqué que la France était "disponible pour aller plus loin dans le cadre de l'Otan (...), en particulier en Roumanie". Verra-ton un SGTIA du type estonien déployé en Roumanie? Le PR n'a rien précisé. Mais l'ambition est clairement exprimée, s'inscrivant dans cette "vision du long terme" et ce "devoir de lucidité" malgré le "brouillard" qui doit caractériser la vision stratégique française "et celle de l'Europe" face à des puissance tierces. Des puissances qu'Emmanuel Macron n'a pas citées mais qui vont des "acteurs non étatiques" à la Russie (que le chef de l'Etat a citée une fois mais qui a été omniprésente entre les lignes), une des puissances qui "remettent en cause le multilatéralisme" et dont les actions hostiles ont été clairement dénoncées mercredi par le Président qui craint "une escalade".  "La grammaire change" a résumé le Président. Il va falloir différemment conjuguer le verbe "faire face". D'où "l'effort urgent et indispensable (...) à poursuivre et intensifier dans la durée". " "C'est là l'objectif que je vous assigne demain comme aujourd'hui", a conclu le Président.  (Source : Ligne de Défense)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    le chef de la Marine allemande démissionne (© Tobias Schwarz, AFP Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach, le 18 décembre 2019 à Limassol à Chypre.) Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach avait qualifié "d'inepties" les intentions prêtées par les alliés de l'Otan à la Russie d'envahir l'Ukraine. Sommé de s'expliquer auprès du chef d'État-Major des armées, le haut-gradé a rendu sa démission a indiqué samedi le ministère de la Défense. Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach a démissionné de ses fonctions après des propos controversés sur la crise en Ukraine, a annoncé samedi 22 janvier un porte-parole du ministère de la Défense. Le vice-amiral, qui avait entre autres qualifié d'ineptie l'idée que la Russie veuille envahir l'Ukraine, va quitter ses fonctions "avec effet immédiat", a précisé le porte-parole à l'AFP.  Ce que Vladimir Poutine veut, "c'est être respecté", a déclaré ce militaire selon une vidéo circulant sur internet, filmée lors d'une réunion d'un groupe de réflexion qui s'est tenue vendredi à New Delhi. "Il est facile de lui accorder le respect qu'il veut, et qu'il mérite aussi probablement", a-t-il ajouté. L'idée que la Russie veuille envahir une partie de l'Ukraine serait selon lui "une ineptie". Il avait par ailleurs estimé que la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014, était "partie, et ne reviendrait pas" dans le giron de l'Ukraine. L'ambassadeur allemand convoqué en Ukraine Ce haut gradé avait fait son mea culpa dans l'après-midi, qualifiant ses déclarations "d'irréfléchies". "Il n'y a pas à ergoter : c'était clairement une faute", a-t-il écrit dans un tweet. Mais dans un communiqué diffusé dans la soirée, il explique avoir remis sa démission afin "d'éviter des dommages supplémentaires à la Marine allemande et surtout à la République fédérale allemande". Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a convoqué dans l'après-midi l'ambassadeur allemand Anka Feldhusen après ces propos jugés "absolument inacceptables" par Kiev. Les déclarations du vice-amiral sont intervenues en pleine crise russo-occidentale autour de l'Ukraine.  D'intenses efforts diplomatiques sont actuellement déployés de part et d'autre pour éviter que la situation ne dégénère, alors que des dizaines de milliers de soldats russes sont toujours massés à la frontière ukrainienne.  Le Kremlin lie toutefois un apaisement de la situation à des garanties notamment sur le non-élargissement de l'Otan, en particulier à l'Ukraine.  Une condition jugée inacceptable par les Occidentaux, qui menacent la Russie de très fortes sanctions en cas d'opération militaire. Livraison d'armes Vendredi, la cheffe de la diplomatie du Royaume-Uni, Liz Truss, a de son côté prévenu qu'une invasion russe ne mènerait qu'à un "terrible bourbier et à des pertes humaines", comme pendant la guerre du temps de l'URSS en Afghanistan et les conflits en Tchétchénie, le Kremlin n'ayant selon elle "pas tiré les leçons de l'histoire". Moscou fait pression sur l'Ukraine depuis qu'un soulèvement, il y a près de dix ans, a renversé un gouvernement qui avait résisté aux appels à se rapprocher des Occidentaux.  La Russie s'est emparée de la péninsule méridionale de Crimée en 2014 et une insurrection prorusse, qui a depuis fit plus de 13 000 morts, a la même année éclaté dans l'est de l'Ukraine. Donnant suite aux appels de ce pays à renforcer ses capacités de défense, les États-Unis, le Royaume-Uni et les trois États baltes ont accepté de lui livrer des équipements militaires, notamment des missiles antichars et antiaériens.  L'Allemagne a en revanche refusé de leur emboîter le pas car cela ne contribuerait "pas actuellement" à désamorcer la crise, a estimé samedi sa ministre de la Défense Christine Lambrecht. Elle s'est bornée à annoncer la fourniture en février d'un "hôpital de campagne".  Une prise de position qui a suscité l'irritation de Kiev. "Aujourd'hui, l'unité de l'Occident à l'égard de la Russie est plus importante que jamais" et "les partenaires allemands doivent cesser de miner l'unité avec de telles paroles et de telles actions et d'encourager Vladimir Poutine à déclencher une nouvelle attaque contre l'Ukraine", a réagi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba. Malgré ce contexte de tensions extrêmes, les États-Unis ont quant à eux fait savoir samedi qu'ils ne prévoyaient pas pour le moment d'organiser une évacuation de leurs ressortissants présents en Ukraine, leur laissant le choix d'en partir par des vols commerciaux. (Source : France 24 - AFP)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    «Aucune option n’est exclue» pour répondre à une attaque russe en Ukraine, annonce la Maison-Blanche. © SERGEY PIVOVAROV De nombreux moyens armés russes sont postés non loin des frontières ukrainienne (illustration). REUTERS/Sergey Pivovarov La tension semble monter encore d’un cran dans cette guerre de déclarations entre la Russie et les États-Unis. « Nous sommes à un stade où la Russie peut lancer à tout moment une attaque en Ukraine », a estimé mardi la porte-parole de la Maison Blanche, en parlant d’une « situation extrêmement dangereuse ». « Aucune option n’est exclue » côté américain pour répondre à une telle attaque, a indiqué Jen Psaki, interrogée en particulier sur une exclusion de la Russie de « Swift », un circuit sécurisé de virements bancaires internationaux. Largement inconnu du grand public, Swift est un rouage clé de la finance mondiale : cette société, sans réel concurrent, fournit aux banques un langage standardisé pour communiquer, mais également un réseau sécurisé, automatisé et rapide pour faire circuler ces messages. Une responsable du département d’État américain a alerté sur des mouvements de troupes russes mardi au Bélarus, voisin de l’Ukraine. « Le fait que nous observions ces mouvements au Bélarus donne clairement aux Russes une nouvelle approche, s’ils décidaient d’entreprendre des actions militaires plus poussées contre l’Ukraine », a-t-elle détaillé. Les Etats-Unis s’inquiètent ainsi d’un projet de réforme constitutionnelle au Bélarus qui permettrait un déploiement d’armes nucléaires russes dans ce pays frontalier de l’Ukraine et de la Pologne. Les exercices militaires russo-bélarusses annoncés mardi par le Bélarus « vont bien au delà du normal » et pourraient annoncer une présence militaire permanente de la Russie dans cet ancienne république soviétique restée un des alliés les plus proches de Moscou, a précisé à la presse cette responsable ayant requis l’anonymat. En fin de semaine dernière, Washington avait déjà accusé Moscou d’avoir dépêché en Ukraine des agents chargés de mener des opérations de « sabotage » afin de créer un « prétexte » pour une invasion. « De graves conséquences » en cas d’invasion de l’Ukraine Ce ton toujours plus alarmiste de la part des États-Unis coïncide avec le lancement d’une nouvelle tentative de dialogue avec la Russie. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken rencontrera son homologue russe, Sergueï Lavrov, vendredi à Genève, pour tenter malgré tout de chercher « une porte de sortie ». Avant cela, Antony Blinken est attendu mercredi à Kiev dans un contexte explosif, la Russie ayant déployé des dizaines de milliers de militaires à la frontière ukrainienne. Le secrétaire d’État américain se rendra ensuite à Berlin pour des discussions avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sur l’Ukraine, les Occidentaux ayant prévenu la Russie qu’elle s’exposerait à de graves conséquences en cas d’invasion du territoire ukrainien. Une autre sanction régulièrement évoquée contre la Russie serait de frapper le gazoduc Nord Stream 2, qui débouche en Allemagne. Jen Psaki a répété mardi que viser cette infrastructure, qui ne fonctionne pas encore, constituerait un levier « crédible » contre la Russie, alors que Berlin a exprimé des réticences à cette idée. Alors que l’Ukraine et ses alliés craignent une invasion russe, des négociations la semaine passée à Genève, Bruxelles et Vienne n’ont jusque-là permis que de constater le fossé séparant Moscou et les Occidentaux. (Source :  Le Parisien avec AFP)  

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Doit on y voir un hasard des programmes ou la Mer Noire serait elle l'enjeux politique actuelle. La prochaine mission du porte-avions Charles de Gaulle se concentrera sur la Méditerranée et la mer Noire. La mission Clemenceau 2022 que s’apprête à mener le groupe aéronaval français [GAN, encore appelé Task Force 473 ou bien encore, et c’est nouveau, « French Carrier Strike Group »] aura un profil particulier par rapport à celles qui ont été conduites durent ces dernières années. En effet, le porte-avions Charles de Gaulle n’aura pas à traverser le Canal de Suez pour naviguer, avec son escorte, dans l’océan Indien ou dans le golfe Persique… Pas plus qu’il ne se rendra dans l’Atlantique Nord, comme en 2020. Et pour cause : il ne quittera pas la Méditerranée. Et ce n’est pas une surprise, quand on se souvient des propos tenus par le président Macron, le 13 juillet 2020. « La zone Méditerranée sera le défi des prochaines années tant les facteurs de crise qui s’y conjuguent sont nombreux : contestation des zones maritimes, affrontements entre pays riverains, déstabilisation de la Libye, migrations, trafics, accès aux ressources », avait résumé le locataire de l’Élysée, avant d’en appeler à une « véritable politique européenne pour la Méditerranée ». Et d’insister : « La Méditerranée ne peut construire une paix durable sans nous, nous ne pouvons accepter que notre avenir soit construit par d’autres puissances ». Lors du point presse du minsitère des Armées, le 20 janvier, l’amiral Gilles Boidevezi, commandant de la zone maritime Méditerranée [CECMED], a rappelé que, au-delà des conflits et des tensions, cette mer, qui ne représente que 1% de la surface des océans, est le lieu de transit de « nombreux flux, tant licites [25% du trafic mondial et 65% de flux énergétiques des pays de l’Union européenne] qu’illicites [migrations, stupéfiants, armes, traite d’êtres humains], ce qui n’est pas sans conséquence(s) sur la sécurité du Vieux Continent. « La présence française dans la zone s’avère donc nécessaire pour défendre nos intérêts économiques et sécuritaires » ainsi que pour « réaffirmer notre attachement à la liberté de circulation aérienne et maritime comme au respect du droit international », a expliqué l’amiral Boidevezi. Le porte-avions Charles de Gaulle appareillera de Toulon au début du mois de février, avec, à son bord, un groupe aérien embarqué [GAé] composé d’une vingtaine de Rafale M F3R des Flotilles 12F et 17F, de deux E-2C Hawkeye de la Flottille 4F et de plusieurs hélicoptères [Dauphin de la 35F et Panther de la 36F]. L’un des quatre NH-90 NFH belges devrait le rejoindre en cours de mission. D’ailleurs, la composition de son escorte n’est pas figée. Au départ, celle-ci réunira la Frégate multimissions à capacité de défense aérienne renforcée [FREMM DA] « Alsace », récemment admise en service, ainsi que la Frégate de défense aérienne [FDA] « Forbin », la FREMM « Normandie », le pétrolier-ravitailleur « Marne » [avec un hélicoptère Alouette III de la 34F] et un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA]. La présence de ce dernier devant être intermittente, il sera suppléé par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 basé à Chypre ou en Crète et un sous-marin grec, dont le type n’a pas été précisé. Au fil de sa mission, le porte-avions Charles de Gaulle sera aussi rejoint par le « destroyer » américain USS Ross et par la frégate espagnol SPS Juan de Borbon [classe F-100] et une frégate grecque. En outre, des officiers allemands, italiens et canadiens seront insérés au sein de l’état-major du GAN. Le programme de la mission Clemenceau 2022 sera assez copieux. Il se résume en cinq points : lutter contre le terrorisme, renforcer la capacité autonome française d’appréciation de la situation, affirmer la liberté de navigation, tant maritime qu’aérienne, appuyer l’effort de défense européen, coopérer avec les alliés et partenaires de la France. Ainsi; le groupe aéronaval sera engagé dans l’opération Chammal [nom de la participation française à l’opération Inherent Resolve dirigée, au Levant, par les États-Unis contre l’État islamique]. Puis, il prendra part à la mission européenne Irini, laquelle consiste à faire appliquer l’embargo sur les armes décidé par les Nations unies à l’égard de la Libye. Il se rendra en mer Adriatique, où des actions de coopération avec des pays de la région, notamment la Croatie, sont prévues. Toujours au chapitre des coopérations, le GAN se rendra en Grèce puis à Chypre. Et le Charles de Gaulle aura à manoeuvrer avec le porte-aéronefs italien Cavour [désormais en mesure d’accueillir des avions F-35B] et un porte-avions américain. Mais l’une des parties de ce déploiement qui sera sans doute la plus délicate, au regard des tensions avec la Russie, sera la « coopération en mer Noire », où certains « moyens navals et aériens » du GAN se déploieront au début du mois d’avril, pour des exercices avec les forces roumaines. Pour rappel, lors de son premier déploiement, l’an passé, le groupe aéronaval britannique formé autour du porte-avions HMS Queen Elizabeth avait fait la même chose. Et cela avait donné lieu à un incident ayant opposé le « destroyer » HMS Defender à la marine russe. À noter, d’ailleurs, que le début de la mission Clemenceau 2022 coïncidera avec des exercices navals russes de grande ampleur, lesquels se tiendront dans toutes les zones d’intêret de Moscou. La Méditerranée et la mer Noire en font partie. (Source : Opex 360)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Le Pentagone annonce un exercice naval de l'Otan en Méditerranée   L'Otan va mener dès lundi un exercice naval à grande échelle en Méditerranée avec la participation du porte-avions américain USS Harry Truman. Ces manœuvres ont lieu en pleines tensions avec la Russie qui a elle-même annoncé des manœuvres navales au même moment. 'Neptune Strike 22 va durer jusqu'au 4 février, et est destiné à démontrer la capacité de l'Otan à intégrer la force de frappe maritime sophistiquée d'un groupe aéroporté en soutien aux efforts de dissuasion et de défense de l'Alliance', a annoncé vendredi le porte-parole du Pentagone, John Kirby. M. Kirby a assuré que cet exercice était en préparation depuis 2020 et qu'il n'avait rien à voir avec les tensions actuelles autour de l'Ukraine, bien que 'Neptune Strike 2022' ne figure pas sur la liste des exercices prévus en 2022 publiée le 14 décembre par l'Otan sur son site. 'L'exercice lui-même n'est pas conçu pour contrer le genre de scénarios qui pourraient se produire autour de l'Ukraine', a-t-il affirmé. 'C'est vraiment un exercice naval de l'Otan (...) destiné à tester un vaste éventail de capacités navales que nous voulons être sûrs de continuer à renforcer'. La Russie aussi : La Russie a annoncé jeudi des exercices navals tous azimuts. Plus de 140 navires de guerre et environ 10'000 militaires prendront part en janvier et février à ces exercices menés dans l'Atlantique, l'Arctique, le Pacifique ou encore la Méditerranée. M. Kirby a reconnu que la situation tendue avec la Russie avait suscité des débats avec les alliés sur la tenue de cet exercice naval. 'Après discussions avec nos alliés de l'Otan, il a été décidé d'aller de l'avant', a-t-il précisé. L'USS Harry Truman et son groupe aéroporté sont en Méditerranée depuis la mi-décembre. (Photo: KEYSTONE/AP) Le porte-avions devait rejoindre la zone d'opérations du commandement central (Centcom) mais le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a décidé fin décembre de le maintenir en Méditerranée pour 'rassurer' les Européens face aux frictions avec la Russie. Sans mentionner les tensions autour de l'Ukraine, où Kiev et ses alliés occidentaux accusent Moscou d'avoir massé 100'000 soldats aux frontières du pays en prévision d'une possible invasion, le Pentagone avait souligné que ce changement d'itinéraire 'reflétait le besoin d'une présence continue en Europe'. (Source : RTN)
×
×
  • Create New...