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"Général", "mon général", "caporal" : lexique et petites histoires sur les grades de l'armée.


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  • Administrateur

HIÉRARCHIE - Structurés de manière très précise, les différents corps de l'armée se basent sur un système de grades complexe pour les non-initiés.

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Pour celles et ceux qui n'évoluent pas au sein de l'armée ou qui ne comptent pas de proche militaire, il est souvent difficile de s'y retrouver dans la multitude de grades employés. Sans compter le fait qu'ils peuvent varier d'un corps d'armée à l'autre. Alors que le 14-Juillet est marqué par son traditionnel défilé militaire, c'est l'occasion de faire un point sur ces questions lexicales, et sur l'histoire qui les accompagne.

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La carrière des militaires est marquée par des évolutions majeures : celles qui voient les femmes et les hommes engagés passer d'un grade à l'autre. Si les responsabilités évoluent, la terminologie employée et les tenues portées aussi ! Les grades suivent la logique d'une pyramide, que l'on escalade au fil d'une carrière. Dans la hiérarchie, les grades inférieurs sont ceux des militaires du rang. Suivent ceux des sous-officiers dits "subalternes", ceux des "supérieurs", puis des majors. Ce n'est pas fini puisque l'on compte ensuite des officiers subalternes, des officiers supérieurs, puis, au sommet, les fameux officiers généraux.

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Ces échelons comportent plusieurs grades, si bien qu'un sous-lieutenant de l'armée de l'air comptera au-dessus de lui, dans la hiérarchie, un lieutenant, puis un capitaine. Pour compliquer encore un peu les choses, notons que cette terminologie évolue d'un corps d'armée à l'autre. Le grade d'adjudant dans l'armée de terre correspondra en effet à celui de premier maître au sein de la marine. 

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Pour reconnaître en un coup d'œil le rang d'un militaire, il suffit en général de s'intéresser à sa tenue. Le fourreau d'épaule (ou patte d'épaule dans la marine) fournit des indications sur le grade, par le biais d'insignes distinctives. Casquettes, tricornes, bérets et autres bonnets permettent, eux aussi, d'y voir plus clair sur les fonctions de chacun ou chacune, à l'instar des galons sur la poitrine. Enfin, les losanges de manche peuvent renseigner sur l'appartenance du régiment, quand les décorations individuelles symbolisent les attributions honorifiques reçues au cours de la carrière.

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Retours aux origines

Lorsqu'on se penche sur le nom des grades dans l'armée, il faut bien souvent remonter loin dans l'Histoire. Le mot soldat serait par exemple adapté de l’italien "soldato". Un terme désignant celui qui percevait une solde. On retrouve également des origines italiennes au mot caporal, tiré du terme "caporale" et dont la racine latine est "caput",  la tête. Le sergent, quant à lui, voit son origine provenir du latin serviens. Sa signification initiale : "celui qui est au service". Le ministère des Armées note que "dans l’ancien français, il désignait les hommes d’armes. On appelait sergent de bataille celui qui rangeait les troupes". À souligner également, le fait que "sa place actuelle dans la hiérarchie semble remonter vers 1550".

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Grade entré en vigueur au milieu du XVIe siècle, le lieutenant provient de la fusion de deux mots, "lieu" et "tenant". Son sens premier désignait un "remplaçant". Le distinction la plus élevée chez les militaires, celle de maréchal, trouve sa source dans un mot latin. "Ce terme désignait au début le domestique chargé des soins aux chevaux", note l'armée, soulignant que "le premier connu date de 1185". S'il s'agit du titre le plus prestigieux (et ce depuis Louis XIII), il faut noter que la France n'en compte aujourd'hui aucun. Le dernier qui fut élevé à ce rang fut Marie-Pierre Kœnig, à titre posthume en 1984. Une distinction alors accordée par le  président de la République François Mitterrand.

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Si l'histoire de l'armée est riches d'anecdotes et d'histoires insolites, elle s'accompagne aussi de quelques légendes, plus ou moins difficiles à vérifier. Une spécificité de la marine, notamment, interpelle : le fait que l'on ne précède jamais l'appellation d'un grade par le terme "mon". Plutôt que de s'adresser à un supérieur en le nommant "mon lieutenant" ou "mon général", on préfère en effet le terme "général", ou "lieutenant". (notez qu'un marin n'utilise pas le "mon" lorsqu'il s'adresse à un autre marin mais l'utilise lorsqu'il s'adresse à des militaires des autres armées) D'aucuns assurent qu'il s'agirait d'une décision de Napoléon après la défaite de Trafalgar. Suite à ce 21 octobre 1805, il aurait jugé responsables de la déroute les officiers de la marine, puis acté qu'il ne faudrait plus employer le terme "mon" devant leur grade. L'usage du "mon" n'a pas non plus lieu d'être lorsque l'on s'adresse une supérieure femme, puisqu'il s'agit d'un mot qui est l'abréviation de "monsieur". 

(Source : LCI - Thomas Deszpot - Publié le 14 juillet 2021)

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    • Bonjour je voulais simplement vous parler du fait que la Corée du Nord et La Corée du Sud essayent de plus en plus de s'octroyer l'arme nucléaire. Il y a quelques jours, la Corée du Sud a lancé des missiles balistques. Jusqu'ou ira cette guerre ? Est-ce que quelqu'un au courant pourrait m'apporter des informations ? Merci d'avance !
    • C'est vrai. Et je me permets de rappeler que les américains avaient armés les talibans lorsque la russie à tenté de pénétrer en afghanistan, pendant la guerre froide. Il est dommage que le Panchir soit tombé mais vu les statistiques ( nombres d'hommes, etc) il serait tombé tôt ou tard. Quand à l'histoire des trois branches islamistes ( daesh, Al-Quaida, talibans) leur histoire et leur différences sont complexes.  Le pont civil de Kaboul, sans vouloir offenser quiconque était une manoeuvres des talibans. Tous les points de leur gouvernement n'ont pas été annoncé.  Vous avez raison sur le fait qu'un risque d'attentat est très minime pour le moment. Les talibans ont encore beaucoup à faire pour consolider leur pays. De plus, en leur apportant notre aide, peut-être ne nous verrons-il pas pire qu'ils nous pensaient avant ? C'est tout de même beaucoup espérer. Il faudra voir la suite des évènements 
    • J'essaie ici de suivre les traces de mon arrière-grand-père León-Marie Jeanneau, né à La Chapelle Basse-Mer le 7 juin 1882 qui a émigré au Pérou en 1906 et est revenu en France en 1915 pour servir son pays... D'après ce que je comprends, il ne sera au front que pendant 4 mois, d'abord avec le 147 R.I. puis avec le 109 R.I. dans la campagne d'Artois. Après cela, il aurait été transféré pour faire du travail d'usine en raison de sa profession de forgeron.... Sinon, je ne connais pas la raison de son transfert... Par contre, son frère jumeau Donatien-Marie (jardinier) est resté au front jusqu'à ce qu'il soit blessé à Hébuterne le 7 juin 1915... Malheureusement, je n'ai pas de photo en uniforme pour la période où il serait au front... Une de mes questions est de savoir quel type d'uniforme lui aurait été attribué ? L'insigne de col d'un fantassin serait-il encore jaune pour juin 1915, ou serait-il seulement composé de chiffres foncés ? Aurait-il reçu un képi ou une casquette latérale ? La seule chose en ma possession est son casque... Voir pièce jointe pour son service ainsi que la seule photo de lui en temps de guerre que j'ai prise à Nantes en octobre 1916 envoyée à mon arrière-grand-mère... Curieusement, il porte des vêtements civils, des bottes d'origine militaire et un brassard avec ce qui semble être les initiales L. F. Serait-ce par hasard un signe de l'usine ? Par ailleurs, j'aimerais savoir s'il est possible de connaître exactement son placement au front, dans quel peloton ou escouade il serait affecté... J'aimerais également en savoir plus sur ses fonctions à l'arrière à partir de 1917 avec le 65 R.I. Existe-t-il un moyen de rechercher ces informations ?  Merci... Cordialement, Philippe  
    • Bonjour,  Je pense que le mieux serait de se rapprocher des archives départementales ou de la mairie qui possède peut être un service historique sur la ville. Cordialement 
    • Les Talibans d'aujourd'hui ont affaire à Al Quaïda qui veut la guerre totale et complète envers tous les pays qui ne sont pas Islamiste et rigoureux sans équivoque quand à l'application de la Charia. C'est un combat des Talibans (étudiants au sens Afghan du terme)  contre Al Quaïda sur le sol Afghan qui commence. Normalement, il ne devrait pas avoir d’attaques terroriste sur le sol Français du fait des Talibans Afghans. La Présidente du Parlement Européen, Ursula von der Leyen, ayant promis de l'aide financière et en assistance lors de la présentation sur l’État de l'Europe, hier, au Parlement Européen. Les talibans ont un besoin urgent d'être crédible si ile veulent rester au pouvoir en Afghanistan. Ils demandent l'aide Internationale...avec réciprocité comme La Chine et la Fédération Russe l'a obtenu par négociation. Des Français et Américains ont été évacués par les Talibans par le pont - civil - aérien à Kaboul. Il y a eu beaucoup plus de victime lors d l(attentat des tours jumelles de New-York que lors de l'assaut aéronaval Japonais contre Pearl Harbor.(presque du simple au double).     Pas réellement. Si les Soviétiques se sont cassé les dents dans cette vallée, ce n'est pas le fait que le commandant Massoud possédait des armes lourdes inutilisable dans cette région. Cela était le fait que Massoud avait bien plus de combattants que son fils actuellement , d'une part, et, d'autre part, qu'il était un fin stratège et tacticien que son fils. Il faut revoir l'épopée de ces Français, étudiants, de cette jeune doctoresse,  Olivier Roy, le journaliste Bony,et une équipe de combatants en charge de les assister, etc. qui ont franchi des cols de 4000 mètres (pas simple)pour aller porter secours sanitairement  et médicament aux forces combattantes et qui furent en contact avec le commandant Massoudqui parlait le Français. Plusieurs documentaires sont passés a la TV, filmés par l'équipe et des livres furent écrits (Massoud l'Afghan).Olivier Roy est parfois contacté par s'exprimer sur l'Afghanistan dans les médias