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    • By Bouchon-Gras 49
      Combattant parmi les autres, ami fidèle de l' homme et surtout de son maitre, le chien est largement employé par l' Armée, les forces de l' ordre, les Douanes, les pompiers...
      L' actualité récente a mis en lumière l' emplois des chiens, par la perte de la chienne Diesel, lors de l' assaut de l' immeuble à Saint Denis où c' étaient retranchés les terroristes.

      Le RAID a perdu l' un des siens, Diesel Berger Malinois de sept ans, chien d' assaut mort dans l' exercice de ses fonctions.
      Des équipes cynophiles sont présentent dans l' Armée de terre, de l' air ( fusilier de l' air ) de mer ( fusiliers marins, marins pompiers ), pompier et sécurité civile et bien sur en Gendarmerie.

      Certains sont des chiens de combat, d' autres recherchent les explosifs ou les stupéfiants, d' autres encore recherchent des vies.
      Dans l' Armée de terre :
      132e bataillon cynophile de l'armée de Terre
       
        Mise à jour : 15/09/2015 10:39 Le 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (132e BCAT) est un bataillon d’infanterie spécialisée subordonné directement au commandement des forces terrestres (CFT).
      Histoire
      Le 132e BCAT est le bataillon de l’appui cynotechnique des unités d’infanterie. Son drapeau porte la devise « un contre huit » et sa fourragère est aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918. Créé en 1977, il s’honore d’une double filiation : celle du 132e régiment d’infanterie qui s’est illustré sous la Révolution, sous l’Empire et pendant les deux derniers conflits mondiaux et celle des unités cynotechniques des formations vétérinaires (centre d’instruction des formations vétérinaires de Compiègne, 54e groupe vétérinaire de Tarbes et 24e groupe vétérinaire de Suippes) dont il a conservé les savoir-faire en matière de cynotechnie militaire. Cette caractéristique fait du 132e BCAT une formation unique en son genre dont la vocation est de former un binôme homme-chien indissociable capable d’apporter un appui spécialisé aux unités d’infanterie.
      Implantation
      Le 132e BCAT est implanté dans la Marne à Suippes (51).
       
      Missions
      Le bataillon achète des chiens (environ 300/an) destinés aux trois armées (Terre, air, marine), aux différents ministères et administrations de l’État ainsi qu’au profit de pays étrangers. Il dispose de sections cynotechniques d’intervention et de sections cynotechniques spécialisées en recherche et détection d’explosifs.
      Un certain nombre d’équipes, plus restreint, est spécialisé dans la recherche d’armement ou de stupéfiants.
      Toutes ces sections sont formées et entraînées à opérer sur tous les théâtres de missions extérieures.
      Le bataillon gère également l’ensemble de l’effectif canin de l’armée de terre et participe à l’élaboration des projets de manuels et de règlements visant à faire évoluer la cynotechnie militaire. Il entretient d’ailleurs une capacité dynamique d’expérimentation et d’innovation visant à le maintenir au fait des exigences et des contraintes de ses engagements opérationnels.
      Composition
      Subordonné organiquement à la division emploi du CFT, le bataillon est composé de :
      2 compagnies cynotechniques d’intervention 1 compagnie spécialisée dans la recherche et la détection d’explosifs 1 compagnie de commandement et de logistique Formation
      Formation initiale au sein du CFIM de Verdun (11 semaines) Formation initiale de conducteur de chien au sein du bataillon (5 semaines) Formation d’aide-dresseur au centre de formation cynotechnique de Biscarosse (6 semaines) Au 132e BCAT la spécialité de maître de chien est unique.
      Emplois
      Maître de chien au sein d’une section cynotechnique d’intervention avec la possibilité de basculer au bout de quelques années dans une des sections de recherche et de détection d’explosifs. Maître de chien au chenil de transit en charge du pré-dressage des chiens récemment achetés.
      Droits : Armée de Terre
        «La probabilité qu’un chien découvre un explosif est très élevée. Mieux que certaines machines »
       
      Mise à jour : 30/07/2010 13:28  - Auteur :  Carine Bobbera Malgré les progrès réalisés dans le matériel de détection d’explosifs, les chiens dressés à cette fonction s’avèrent nettement les plus efficaces. Ainsi, en Afghanistan, ces chiens de l’armée de terre et de l’armée de l’air sont de plus en plus utilisés pour détecter les engins explosifs improvisés.
      Fin juillet, des chiens militaires ont aidé des policiers du RAID à découvrir des armes à la suite des graves incidents qui se sont déroulés à Grenoble.
      Ces chiens militaires au flair hors pair sont utilisés par les unités de l’armée de l’air (Commandos parachutistes de l’air 20 et 30), de l’armée de terre ( 132ème Bataillon cynophile de l'armée de terre) dans le cadre de missions intérieures (MISSINT) ou d’opérations extérieures (OPEX), dans des missions de fouille opérationnelle de recherche d’engins explosifs improvisés.
      Témoignage :
      « Nous sommes vingt-septmaitres chiens à avoir cette spécialité «explo» au 132ème BCAT » explique l’adjudant Jérôme Fraiche, chef de la section détection explosifs. « Nous intervenons non seulement en France afin d’assurer la sécurité sur certains événements comme le sommet de l’OTAN à Strasbourg en 2009, mais aussi en opération extérieure. Trois des nôtres sont ainsi en permanence en Afghanistan. A Kaboul, ils sont déployés au camp de Waherouse, où ils contrôlent tous les véhicules qui entrent dans le camp. Mais ils peuvent aussi apporter leur aide aux équipes opérationnelles de déminage (EOD) pour intervenir sur ce qui pourrait être des engins explosifs improvisés (ou IED – improvised explosive device).
      Plus de la moitié des militaires tués en Afghanistan, le sont par des IED et les civils payent aussi un lourd tribut. Les chiens militaires sont de plus en plus sollicités pour prévenir ces explosions extrêmement meurtrières. « Leur flair a des capacités de détection avec lesquelles les nouvelles technologies ne rivalisent pas encore » commente l’adjudant Jérôme Fraiche.
      Ils réagissent à un vaste panel de molécules pouvant entrer dans la composition d’engins explosifs. « Ces chiens militaires sont capables de détecter non seulement les explosifs conventionnels, mais aussi les engins artisanaux composés de produits très rustiques, qu’utilisent de plus en plus les insurgés ». Ces bombes artisanales requièrent en effet très peu de technologie. Elles peuvent être dénuées de parties métalliques ou d'explosifs traditionnels, ce qui les rend alors quasi-indétectables par le matériel de déminage habituel. Bon marché, elles sont faciles à fabriquer. Elles sont souvent composées d'un mélange d’éléments que les rebelles peuvent se procurer  facilement, comme le nitrate d'ammonium ou une poudre d'aluminium. Ces bombes peuvent être déclenchées à distance par un détonateur, auquel elles sont reliées par plusieurs dizaines de mètres de fils électriques.
      « Un flair hors pair
      « La probabilité qu’un chien les découvre est très élevée : mieux que certaines machines surtout quand ces dernières ne «bipent » que lorsque les IED comportent des éléments métalliques », explique l’adjudant Fraiche. « Il faut avoir une bonne «lecture» du chien. Non seulement parce qu’il en va de notre vie et de celle des autres, mais aussi parce que si le chien «marque», il y a une procédure très lourde qui est ensuite déclenchée : périmètre de sécurité, évacuation, action des OED… »
      Le chien est cependant soumis à certaines conditions comme le vent, qui disperse les molécules dans l’atmosphère, la pluie, ou… la fatigue. « Il ne faut pas oublier que comme nous il a besoin de repos ».
      Le flair de ces chiens, a déjà permis de trouver des IED posés en bordure des routes. « Ce jour là, nous étions en train d’assister des démineurs  à l’ouverture d’un axe routier » se souvient le caporal-chef Gérard Garrido. « Avec mon chien nous explorions une zone, lorsqu’il s’est assis. J’ai croisé son regard et j’ai immédiatement compris. Une grosse bulle de fierté m’a envahi. Nous avions trouvé un IED ».
      Pouvoir détecter tous les types d’explosifs exige un entraînement poussé. « Le chien de détection explosif doit être indifférent à l’environnement et surtout il doit être joueur. C’est primordial » souligne l’adjudant Fraiche. «  Car il va passer sa «carrière» à chercher son jouet, dans lequel est caché l’explosif ». C’est par le biais du jeu, que le chien mémorise les odeurs. Il va se fier à l’odeur de l’explosif pour retrouver son jouet. « Le maitre-chien doit constamment encourager et motiver son chien, même si la situation sécuritaire ne s’y prête pas».
      Une fois les odeurs mémorisées, il faut peaufiner l’entraînement. A leur arrivée en Afghanistan, les maîtres-chiens demandent aux OED ou aux sapeurs du génie de leur donner des explosifs utilisés par les insurgés pour que le chien «apprenne » ces nouvelles molécules. Par ailleurs, il faut le dresser à s’intéresser à autre chose qu’à son jouet. Gare aux surprises : « La première fois que nous sommes allés en Afghanistan, le chien a dû se familiariser à la population afghane, il ne fallait pas qu’il puisse être distrait par son nouvel environnement, la circulation…. D’où l’importance de l’exposer au plus grand nombre de situations possibles avant le départ et de l’emmener sur les terrains les plus variés pour qu’il ne soit pas surpris ».
       
      ( Armée de terre )
      Armée de l' air :   Vasco à l’honneur
       
      Spécialiste Aide à la Recherche et Détection d’Explosifs (ARDE).    

      Depuis sa domestication, le chien n’a cessé d’aider l’homme. Il a montré, et montre toujours un éventail étendu d’aptitudes. On l’a connu chien soldat, habillé d’une armature fatale contre ses ennemis, chien sentinelle, pisteur, patrouilleur, chien de liaison ou chien sanitaire. Les missions du chien ont évolué en même temps que celles des armées ou de la sécurité civile. On le retrouve plus souvent maintenant comme agent principal dans la recherche d’explosifs, de stupéfiants, mais également dans la recherche de personnes égarées aussi bien en montagne qu’en mer ainsi que sous les décombres après une catastrophe naturelle. Par ses actions, le chien met son extrême dévouement, sa générosité et ses capacités au service de l’homme et de la société. Afin de mieux illustrer ces propos, nous allons faire la connaissance d’un spécialiste de la race canine affecté à l’Escadron de protection de la base aérienne 702, section cynophile.
       

      Les équipes ARDE peuvent être amenées à intervenir dans la cadre de fouilles préventives lors de la venue d’autorités (rencontre au sommet de chefs d’états G8 - G20), lors de manifestations ouvertes au public (Meetings aériens, le Bourget...), lors des déplacements du Président de la République (fouille de son aéronef avant chaque déplacement), ainsi que pour des lever de doute en cas de découverte d’engins ou de colis suspects,...

      Détaché à la Base aérienne 188 de Djibouti du 21/09/10 au 14/01/11, VASCO a participé pendant cette période à différentes missions de protection sur la BA188, à la sécurisation de la maison de la culture de la ville de Djibouti avec les équipes du Groupe Régional et d’Intervention Nedex dans le cadre de la venue des hautes autorités de l’Institut des Hautes Etudes de La Défense Nationale (IHEDN), ainsi que du port de Djibouti avec les équipes du Groupe Régional et d’Intervention Nedex dans le cadre de la venue du Porte Avions Charles de Gaulle.
      ( source fusilier et maitre chien de l' air )
      Dans la Marine :
      Lorient ville Lann-Bihoué. Un trophée militaire plein de mordant 11 juin 2009 / Frédéric Lorenzon / Le chien reste une arme redoutable et pleine de potentiel pour celui qui sait... Le chien reste une arme redoutable et pleine de potentiel pour celui qui sait en exploiter les dispositions. Jusqu'à demain, 80équipes cynophiles de la Marine nationale sont réunies sur la base de Lann-Bihoué pour une série d'épreuves de dressage et d'obéissance pour les combattants à quatre pattes. ��Ce sont des chiens agressifs mais pas méchants», précise le maître principal, Fabien Ducatillon qui dirige les seize maîtres-chiens de la base de Lann-Bihoué. Une nuance qui résume bien les qualités des chiens militaires qui sont réunis avec leurs maîtres, jusqu'à demain sur la base. Venus de l'Ouest, du Sud ou de la région parisienne, les 80 équipes cynophiles de la marine participent au «brevet national marine de chien militaire». Une série d'épreuves de dressage et de pistage qui sert d'évaluation mais aussi de compétition pour le Trophée AlFusco, organisé par les fusiliers commandos de marine. Épreuve de mordant Les «cynotechniciens» de la marine et leurs compagnons à quatre pattes se mesurent sur des niveaux d'initiation, de précision ou de confirmation. Des étapes qui ponctuent le long processus d'entraînement qui amène les chiens et leurs maîtres à unniveau d'excellence. «Nous prenons les chiens vers10 ou 12 mois et nous passons 18mois à les former au premier niveau, celui de patrouille», précise le maître principal Ducatillon. L'entraînement permanent et les conditions d'exercice extrêmes ne leur permettent pas de servir au-delà de l'âge de 8 ou 9ans. L'objectif de la formation des équipes cynophiles est d'évoluer dans de nombreux types de missions: la patrouille pour surveillance des sites stratégique, larecherche d'intrus, ou l'attaque appelé «épreuve de mordant». Le moment le plus marquant où des «plastrons» jouent le rôle de l'agresseur. Le chien mord alors sur ordre de son maître. Un mot et le chien relâche son étreinte. «Avec 250kg de pression par cm², rien d'autre ne peut le faire lâcher prise», explique l'un des militaires. Une arme redoutable Le chien reste une arme redoutable et pleine de potentiel pour celui qui sait en exploiter les dispositions. Le trophée AlFusco comporte trois niveaux de pistage. Le plus avancé amène le canidé à suivre une piste sur 2,5km. «Le flair canin est indispensable pour repérer des individus dans des situations de camouflage», insiste le lieutenant de Vaisseau Hugues Stephant. Avec ses 50 hommes de la compagnie de fusiliers marins deLann-Bihoué, il a en charge la surveillance de près de 800 hectares de bois, de buissons et de zones difficilement accessibles pour l'homme. Le chien reste alors le meilleur outil de défense et de recherche. Des expérimentations sont même en cours pour tester le flair canin dans le dépistage des cancers de la prostate. L'arme peut aussi se transformer en chercheur pacifiste.

      © Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/lann-bihoue-un-trophee-militaire-plein-de-mordant-11-06-2009-420898.php   Mais aussi chez les Marins Pompiers   En Gendarmerie : Les chiens d’avalanche formés au secours en montagne
      Dirigé par le Centre national d’Instruction cynophile de la gendarmerie, le stage de formation pour les chiens d’avalanche se déroule dans une bonne ambiance pour les chiens, mais aussi une atmosphère attentive pour leurs maîtres gendarmes de Haute-Montagne.
      Deux types d’exercices sont au programme de la formation des chiens qui prennent toute leur part aux équipes de secours en haute montagne. D’une part, et pour les plus novices des 25 chiens d’avalanche, une initiation qui leur apprend les rudiments des secours, du 13 au 31 janvier, tandis que les chiens déjà aguerris au secours en montagne valident leurs compétences à prêter assistance aux blessés, dans un milieu, et des conditions qui ne sont pas naturelles, avec une météo parfois difficile pour les chiens comme les hommes. Certains vont aller chercher des personnes cachées dans la neige dans des trous d’hommes creusés pour l’exercice. D’autres ont pu prendre l’hélicoptère pour se faire déposer sur une zone de recherches.
      Pour les 25 chiens de secours en montagne du peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne cela représente certes un jeu, mais aussi une perspective de récompense ! Pour leurs maîtres gendarmes, c’est surtout l’occasion de se perfectionner dans l’urgence d’un secours en montagne : « L’avalanche, c’est quelque chose qui va très vite, explique un sous-officier. On dit que l’espérance de vie est de l’ordre du quart d’heure ». Pendant qu’ils opèrent à 2.500 mètres d’altitude, le flair des chiens leur permet ainsi de détecter la présence d’un homme sur 1 hectare en 15 minutes, tandis qu’il faudrait 20 personnes pendant 20 heures pour arriver au même résultat !
      ( source soldat-metier.com )

      Reportage sur le Saint Hubert.
      Sur la piste du chiot Saint-Hubert, Jazz.
      Âgé d'à peine 3 mois, Jazz le nouveau chiot Saint-Hubert du maître de chien Cédric M, gendarme à Evrecy (14) connaît déjà la musique... S'il ne maîtrise pas toutes les partitions, il tient déjà de très bonnes notes. Les journalistes de Ouest France l'ont suivi en pleine répétition avec son maître Cédric. Son avenir est tout tracé : devenir un véritable expert en recherche de personnes disparues car son flair est beaucoup plus développé que celui des autres chiens.
      Une belle rencontre qui vous fera forcément vibrer...
      ( Gendarmerie Nationale )

      Un vrai professionnel
      306 kilos, c'est la quantité de résine de cannabis dissimulée dans neuf valises découvertes par Daxx dans une maison en juillet 2011.  C'est grâce à cet exploit que ce fidèle chien gendarme a reçu la médaille de bronze de la Défense nationale mercredi dernier à Angoulême, après 7 années au service de la gendarmerie de la Charente.
      Spécialiste des stupéfiants, Daxx avait un flair de génie. On faisait appel à lui plus de 20 fois par an afin de dénicher toute trace de drogue aussi bien dans les lycées que dans les prisons.
      Maître-chien ou maître de chien
      Presque 450 sous-officiers de Gendarmerie assurent les missions de maître-chien au sein de la Gendarmerie.
      Pour être maître-chien, il faut bien entendu réussir le concours de gendarme : comme pour tous les métiers de la Gendarmerie, vous devez passer par le "tronc commun". Vous n'y échapperez pas : vous êtes d'abord militaire ! Une fois gendarme, il faut aussi passer d'autres sélections. Bref, ceux qui s'imaginent devenir facilement maître-chien pour avoir la compagnie d'un "toutou" en seront pour leurs frais !
      Tout de même, la spécificité de ce métier, c'est que la Gendarmerie recrute aussi des gendarmes adjoints volontaires : près de 150 viennent suppléer les 450 sous-officiers. Cette information est intéressante car la durée de formation en école de GAV est plus courte que pour les sous-officiers. Vous embrassez ainsi plus rapidement votre passion et vous pouvez voir, au quotidien, si le métier vous intéresse et si ça vaut la peine de passer le concours de sous-officier pour faire carrière. Pourquoi pas vous ?
      Les missions sont variées mais peuvent être réunies en deux groupes :
      aide à la personne (trouver et suivre la piste laissée par des personnes disparues, rechercher des personnes ensevelies lors d’avalanches ou assurer la défense des personnes) ; poursuite des malfaiteurs (intercepter les individus dangereux et les neutraliser, détecter la présence de drogue, d’armes, de munitions ou d’explosifs). Les maîtres-chiens bénéficient d'une formation initiale et d'une formation continue tout au long de leur carrière de gendarme à Gramat, au Centre National d'Instruction Cynophile de la Gendarmerie Nationale (C.N.I.C.G.).
      Pour qu'il y ait une véritable osmose entre l'animal (généralement un berger allemand ou un malinois) et le gendarme, pour que l'équipe soit efficace et utile à la Gendarmerie, le maître-chien a la garde constante du chien : le nourrir, en prendre soin, l'éduquer font bien sûr partie des quelques missions du gendarme. Et quand le chien prend une "retraite" bien méritée, le gendarme peut le garder auprès de lui pour qu'il finisse en paix ses vieux jours.
      ( devenir gendarme )
      A la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris :

      «Quand j’étais petit, je voulais être vétérinaire à cause de Daktari et pompier». Dominique Grandjean a réalisé ses rêves d’enfant: directeur de l’unité de médecine de l’élevage et du sport à l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort et colonel à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris en charge des équipes cynotechniques, il travaille avec les chiens sauveteurs depuis vingt ans. Une activité dans laquelle il met à profit ses connaissances sur la nutrition et la santé des chiens sportifs.
      Des chiens entraînés comme des sportifs
      «Les chiens pompiers travaillent 40 à 45 minutes d’affilée, ils doivent être en aussi bonne santé que les pompiers», explique Dominique Grandjean. Que ce soit pour dégager des victimes des décombres comme lors de l’effondrement du terminal 2E de Roissy où pour retrouver des disparus, les chiens sont formés et soignés comme des sportifs de haut niveau: «On les entraîne régulièrement à faire des descentes en rappel du toit du Stade de France ou de la Tour Eiffel, et on travaille sur leur nutrition pour prévenir les malaises et les inflammations musculaires». Particulièrement dans les situations extrêmes, comme lors du séisme en Haïti où un chien sauveteur français est mort: «En situation de stress maximal, après des heures de vol et à une température plus élevée que d’habitude, on doit enrichir leur nourriture en antioxydants naturels», explique le vétérinaire.
      «Pour eux, ce n’est pas travailler, c’est leur vie»
      Dominique Grandjean intervient dans la formation de vétérinaires de catastrophes mais également dans la formation des chiens. «La formation se fait uniquement par le jeu et la récompense. Pour les personnes ensevelies, le chien doit acquérir une bibliothèque d’odeurs: on a sur la peau des bactéries, des cellules, des odeurs, etc… qui constituent un code-barres d’effluves, explique Dominique Grandjean.  Ensuite, il faut former le chien à ce qu’on veut comme marquage: pour la recherche de personnes, il faut qu’il gratte le plus possible, pas pour les explosifs!».
      Mais les chiens ne sont pas des machines et l’aspect affectif est primordial: «Les chiens de décombres font des efforts pour leur maître. Il faut beaucoup d’implication du maître chien», explique le vétérinaire, qui se souvient de plusieurs chiens pompiers morts quelques semaines après leur mise en retraite. «Pour eux, ce n’est pas travailler, c’est leur vie».
      «Quatre lamas sur le périph’»
      Un peu comme pour Dominique Grandjean, qui a souvent fait passer son métier avant sa vie privée. «A Paris, avec les pompiers, nous faisons environ 1000 interventions par an. On ramasse les chiens, les chats parachutistes, les reptiles, les sangliers, les renards,… On ne s’étonne plus de rien: on peut me bipper en pleine nuit pour me dire "Quatre lamas sur le périph’"».
      Son combat est aujourd’hui de trouver des fonds pour la recherche sur la santé canine: «Le chien est de plus en plus présent dans la société avec les chiens sniffeurs de cancers de la prostate, de mélanomes, de drogues, de billets de banque, d’explosifs,… Ca marche mieux que n’importe quelle machine mais l’Etat n’a jamais débloqué d’argent pour ça, contrairement à la recherche sur les nez artificiels. Il n’est pas normal que l’on n’arrive pas à convaincre de la nécessité du chien au service de l’homme».
      ( 20 minutes )
      Lors des catastrophes, tremblements de terre, avalanches... Les chiens sont là pour rechercher les survivants.

       
      Je dédis ce sujet à la mémoire de Diesel.