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2005, photo de nos six derniers poilus, ne les oublions pas.


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  • Administrateur

Le 11 novembre 2005, le Président de l'époque, Jacques Chirac, rend hommage aux derniers anciens poilus de la Première Guerre mondiale, terrible conflit pendant lequel 2 millions de jeunes Français furent tués, sur près de 8 millions de mobilisés. Pourtant, en 2005, la France est confrontée à une triste réalité : les anciens poilus ne sont plus qu'une poignée.

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Cette photographie est magnifique. Ferdinand, Jean, Lazare, Louis, Léon et Maurice sont alors les six derniers poilus encore en vie. Ils ont entre 107 et 111 ans. Ils sont les ultimes survivants des 8 millions de soldats français engagés pendant la Première Guerre mondiale. Moins de trois ans plus tard, en 2008, Lazare Ponticelli nous quitta. Le dernier des poilus partira, nous laissant orphelins. N'oublions jamais ces hommes d'exception 
 
En 1995, dix années auparavant, le registre des anciens combattants de la Première Guerre comptabilisait encore près de 4000 anciens poilus. En 2001, ils n'étaient plus que 142 ... et seulement 15 en 2004. Alors, 2005 apparait comme l'ultime chance de réunir les derniers des poilus, pour leur rendre un ultime hommage tous ensemble ... En novembre 2005, ils ne sont plus que six, tous centenaires. Cette photographie-montage leur rend hommage.
 
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Maurice Floquet, le doyen, a alors 110 ans. Incorporé dans l'infanterie le 4 septembre 1914, il a été grièvement blessé deux fois et fait partie des 15000 "gueules cassées". Il a subi différentes greffes, a été trépané deux fois et a perdu l'usage d'une oreille. Après la guerre, il crée une affaire artisanale de réparation agricole et automobile. Il vit aujourd'hui dans le Var et connaît la cinquième génération de sa descendance. Il décède le 10 novembre 2006, à 111 ans.
 
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Léon Weil, 109 ans, est né le 16 juillet 1896. Mobilisé à 20 ans, il est incorporé au 5e régiment de chasseurs alpins en Alsace et participe en 1917 à la bataille du Chemin des Dames. Pendant la Seconde guerre mondiale, il s'engage dans la Résistance. Il meurt quelques mois après cette photographie, en juin 2006.
 
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Louis de Cazenave, 108 ans, est né le 16 octobre 1897. Engagé en 1916, il fait entre autres partie du 5e bataillon sénégalais de décembre 1916 à septembre 1917, et combat au Chemin des Dames. En 1936, il participe aux manifestations du Front populaire mais pas à la Seconde guerre mondiale. Il décédera à 110 ans, en janvier 2008.
 
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Lazare Ponticelli , 107 ans, est le dernier des poilus. Né le 7 décembre 1897, il s'engage au 1er régiment de marche de Sidi-Bel-Abbes. Il combat à Soissons et dans l'Argonne. Il rejoint ensuite l'armée italienne, et combat les Autrichiens. Il décède en mars 2008, et restera a jamais le dernier poilu français.
 
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Jean Grelaud, 107 ans, est né le 26 octobre 1898. Mobilisé en 1917, il a fait partie du 31e puis du 131e régiment d'infanterie et a combattu dans l'Aisne. Fait prisonnier lors de la deuxième bataille de la Marne, il s'est évadé pour la Belgique. Il a également participé à la Seconde Guerre mondiale. Il s'éteindra en février 2007 à 108 ans.
 
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Ferdinand Gilson est à l'époque le plus jeune des poilus : dernier poilu du Loiret, il vient d'avoir 107 ans en novembre 2005. Né à Champigny-sur-Marne, il a été incorporé en 1917 comme soldat 2e classe dans un régiment d'artillerie et a participé comme brigadier aux campagnes contre l'Allemagne jusqu'à l'armistice. Mécanicien après la guerre, il s'engage dans l'Armée secrète lors de la WWII. Il décède quelques semaines après cette photo, en février 2006.
 
En 2005, on comptabilise encore une quinzaine d'anciens combattants français de la Première Guerre mondiale. Mais plusieurs n'ont soit pas combattu en France, soit ont été déployés trop tardivement et de manière inégale. En 2005, on estime donc que seuls 6 anciens soldats français sont bien d'anciens poilus.
Source : L'OBS & Le Parisien - Passionmilitaria
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    Fred689

    Posted

    Attention à ton âge car il y a aussi des limites d'âge pour un engagement dans la régulière. Sur Intradef, tu devrais trouver les infos sur le 132 et avec Annudef, trouver le chef de RH du régiment et lui poser directement tes questions en lui expliquant ton parcours.

    Fred689

    Posted

    Voici quelques renseignements sur le 214 RI https://fr.wikipedia.org/wiki/214e_régiment_d'infanterie Il faut attendre les lumières de Bouchon Gras... Je pense que sa médaille est une croix de guerre avec 1 citation ( étoile) mais je ne distingue ni les rayures du ruban ni ses couleurs (bande orange sur fond vert).

    s.thomas

    Posted

    J'ai eu l'occasion d'expliquer dans ma présentation que je suis la maman d'un élève sous-officier à Rochefort, et d'un élève de terminale qui prépare le concours pour entrer en école de médecine militaire. N'ayant pas d'autres militaires actuellement dans la famille, je pense naturellement aux photos de mon arrière grand-père et grand-père, et je vous serais très reconnaissante de bien vouloir me dire si cela vous évoque quelque chose. Je suis une véritable inculte en la matière. Dans la vie civile, mon arrière grand-père était directeur d'école primaire. Et mon grand-père était ingénieur. Il avait fait l'école des Arts et Métiers. Il a travaillé dans l'ancienne Indochine au début de sa carrière. Il est à droite, sur la photo des 2 hommes en uniformes blancs. Je sais qu'il a été fait prisonnier par les japonais. À son décès, une veuve de militaire a contacté notre famille pour raconter que son mari lui avait dit avoir été sauvé par lui. Il avait été rendu aveugle par les tortures de leurs geôliers et mon grand-père se serait enfui avec lui sur son dos.  Encore une fois, merci de l'attention que vous portez à ces archives. Je lis vos réponses au sujet des photos qu'on vous soumet, et c'est passionnant et très émouvant.

    Dev.Pntac

    Posted

    D'accord, merci love

    nonorex

    Posted

    Merci pour ton message qui me réconforte un peu ! J'ai envoyé une demande à l'école du Génie, sur le site il est indiqué qu'ils recrutent pour le "poste" de Sapeur de combat (idem 6RG). Si ça ne fonctionne pas, je pense tenter le 2è RMAT de Bruz, et le 2è RD dont j'apprécie la spécialité, mais qui est à presque 2h de chez moi. J'aurais aimé aller voir du côté du 13è RDP où mon frère est dans l'active, mais ils ne cherchent visiblement pas de réservistes actuellement. Suite à plusieurs retours positifs dans mon entourage sur la réserve en gendarmerie, je prends aussi des informations de ce côté-là. Les missions ont l'air assez diversifiées. Bref, je découvre tout ça petit à petit, et c'est très intéressant.
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