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Noms des futurs patrouilleurs Outre-mer de la Marine Nationale.


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  • Administrateur

Les futurs patrouilleurs outre-mer de la Marine nationale porteront les noms de Compagnons de la Libération ultramarins !

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Commandés en 2019 par le chef d'Etat-major de la Marine, pour une livraison échelonnée entre 2023 et 2025, les six futurs patrouilleurs outre-mer (POM) de la Marine nationale seront baptisés en hommage à six grands héros ultramarins de la France libre, Compagnons de la Libération. Les noms ont été choisis en fonction du lieu d’affectation de chaque unité.

Deux patrouilleurs sont destinés à chacune des collectivités de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de La Réunion. Le premier d’entre eux, prévu d’être livré en 2023 et basé en Nouvelle-Calédonie, portera le nom d’August Bénébig, natif de Nouméa. Il sera suivi par le Jean Tranape.

Ceux destinés à la Polynésie française seront baptisés Teriieroo a teriierooiterai et Philippe Bernardino.

Ceux à La Réunion : Auguste Techer et Félix Éboué.

 

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  • Administrateur

Un peu limité par un orage soudain hier soir, je développe un peu l'hommage aux héros ultramarins :

Auguste Bénébig :

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Auguste Bénébig est né le 30 septembre 1915 à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Son père était chef d'atelier à la Société Le Nickel.

Après des études secondaires, il devient, à l'âge de seize ans, ouvrier mécanicien.

Il effectue son service militaire au Bataillon Mixte d'Infanterie Coloniale de 1936 à 1938.

Il est mobilisé en 1939 comme caporal puis démobilisé un an plus tard en raison de l'armistice avec le grade de maréchal des logis. Il entend l'Appel du général de Gaulle et s'engage dans les Forces Françaises Libres le 30 septembre 1940 à la suite du ralliement du territoire à la France Libre.

Affecté au Corps expéditionnaire du Pacifique que met sur pied le commandant Broche, Auguste Bénébig, nommé sergent-chef, embarque le 5 mai 1941 sur le Zealandia pour l'Australie d'où il est dirigé sur l'Egypte puis sur la Palestine avec son unité qui prend le nom de Bataillon du Pacifique (BP 1).

Promu adjudant en octobre 1941, il prend part aux opérations de Libye en janvier 1942, et se distingue ensuite à la Bataille de Bir-Hakeim ; lors de la sortie de vive force, dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, il charge sur son dos un camarade aveuglé par une balle et le transporte hors des lignes ennemies. Il revient ensuite en plein barrage de feu chercher un autre camarade blessé pour le mettre également hors d'atteinte.

Cette action lui vaut de recevoir la Croix de la Libération.

Devenu chef de l'atelier lourd du Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP), issu de la fusion du BP 1 et du 1er Bataillon d'Infanterie de Marine, il est dirigé sur le front d'El Alamein en octobre 1942.

Après la campagne de Tunisie, il est détaché du 7 au 30 juin 1943 au QG du général de Gaulle à la villa des Glycines à Alger, avant de retrouver son unité en Tripolitaine.

En octobre 1943, il est alors dirigé sur l'arrière, à Sousse, pour être rapatrié en Nouvelle-Calédonie. Il arrive le 22 juillet 1944 à Nouméa où il est affecté à la Compagnie de Dépôt.

Il est mis en congé illimité sur sa demande le 25 août 1944.

Après la guerre, il devient ouvrier-mécanicien à la Société Le Nickel jusqu'en 1948, puis mécanicien-garagiste à son propre compte jusqu'en 1975, année de sa retraite.

Auguste Bénébig est décédé le 12 août 1993 à Nouméa où il est inhumé.


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 9 septembre 1942
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille Coloniale avec agrafe « Bir Hakeim », « Libye 1942 », « Tunisie », « Tripolitaine »
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Médaille commémorative 39/45 avec agrafe "Afrique"

(source https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/auguste-benebig  )

 

Jean Tranape :

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Jean Tranape est né le 3 décembre 1918 à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Son père était commerçant.

Dessinateur aux Travaux Publics de Nouméa, il effectue son service militaire au Bataillon Mixte d'Infanterie Coloniale où il est incorporé en janvier 1940.

Volontaire, il est incorporé, après le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre, fin septembre 1940, au Bataillon du Pacifique rassemblé à l'initiative du commandant Broche, commandant les troupes de Tahiti.

Jean Tranape arrive au Moyen-Orient en juillet 1941 avec son unité et participe à toutes les actions de son Bataillon.

En juin 1942, après Bir-Hakeim où il est cité à l'ordre de l'Armée, il est intégré au Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique nouvellement créé par la fusion des effectifs, décimés à Bir-Hakeim, du Bataillon du Pacifique et du 1er Bataillon d'Infanterie de Marine.

Il prend part ensuite avec sa nouvelle unité aux campagnes de Libye, de Tripolitaine et de Tunisie.

En avril 1944, il part pour la campagne d'Italie où il est blessé par éclats de grenade le 12 mai dans la région de Girofano.

Fin juin 1944, il est décoré par le général de Gaulle de la Croix de la Libération au cours d'une prise d'armes.

Il débarque en Provence en août, prend part à la libération de Toulon au cours de laquelle il est de nouveau blessé par balle, le 21 août 1944. Il est évacué sur l'Afrique du Nord. Il ne rejoindra que le 26 décembre 1944 les rescapés de son bataillon qui a été relevé du front et mis au repos, en réserve, à la caserne Latour-Maubourg à Paris.

Il termine la guerre avec le grade de sergent-chef et, démobilisé en juillet 1946, reprend son métier de dessinateur industriel.

Jean Tranape est nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération par décret du 19 août 1958.

Jean Tranape est décédé le 21 août 2012 à Rueil-Malmaison (92) où il a été inhumé.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 (2 palmes)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Libye", "Bir-Hakeim 42", "Tripolitaine", "Tunisie"
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille des Blessés
• Médaille Commémorative Française

(source https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-tranape  )

 

Teriieroo a Teriierooiterai :

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Teriieroo a Teriierooiterai est né le 31 octobre 1875 à Punaauia à Tahiti. Il est le descendant des chefs coutumiers du district de Punaauia.

Il suit une instruction primaire chez les Frères de Ploërmel à Papeete.

En 1892, il entre au service des Postes comme facteur puis obtient un poste d'instituteur dans le district de Papenoo à Tahiti.

En 1900 il est choisi par le Gouverneur Edouard Petit pour remplir les fonctions de chef de ce district.

En 1912, en raison de l'essor sans précédent de l'agriculture de plantation qu'il a favorisé dans son district, il est admis à la chambre d'Agriculture.

Il reste chef de district de Papenoo jusqu'en 1934 puis est élu au suffrage universel pour assurer les mêmes fonctions.

A partir de 1937, Teriieroo a Teriierooiterai siège à l'Assemblée des Délégations économiques et financières.

Il peut être considéré comme un des artisans du ralliement de l'Océanie française à la France libre en septembre 1940. Brillant orateur, extrêmement convaincant, il exerce une grande influence sur les milieux indigènes de Tahiti. Ardent patriote, il apporte à la France libre l'appui de son autorité sur les districts de l'île pendant toute la durée de la guerre, permettant notamment l'enrôlement de nombreux volontaires tahitiens dans les Forces françaises libres.

En novembre 1942, il est nommé Conseiller privé suppléant.

Le 28 mai 1943, le général de Gaulle lui décerne la Croix de la Libération.

Délégué des Chefs de Tahiti, son loyalisme envers la France ne s'est jamais démenti.

Toujours chef de district à Papenoo à l'issue de la guerre, il démissionne pour raisons de santé le 1er janvier 1947.

En novembre 1948, il est nommé Conseiller privé titulaire.

Teriieroo a Teriierooiterai est décédé le 20 août 1952 à Papenoo où il a été inhumé.
 

• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 28 mai 1943
• Chevalier du Mérite Agricole
• Chevalier de l'Etoile Noire du Bénin

(source https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/teriieroo-teriierooiterai  )

 

 

Philippe Bernardino :

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Né le 23 septembre 1915 à Mataiea (Tahiti), Philippe Bernardino opte pour la carrière militaire en 1936.

Dès le ralliement de l'Océanie à la France Libre en septembre 1940, il s'engage comme volontaire au corps expéditionnaire du Pacifique en formation sous la responsabilité du commandant Broche.

Il est nommé successivement caporal puis sergent, grade qu'il assume en mai 1941, date du départ des volontaires du Bataillon du Pacifique (BP 1).

Philippe Bernardino participe à toutes les campagnes du bataillon et d'abord la Libye en 1942 et notamment Bir-Hakeim.

Promu sergent-chef, il est intégré ensuite au Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP) nouvellement créé par la fusion des éléments du 1er Bataillon d'Infanterie de Marine (1er BIM) et du Bataillon du Pacifique restés opérationnels après Bir-Hakeim.

Il combat successivement à El Alamein, en Tripolitaine, en Tunisie, en Italie, et pendant la campagne de France jusqu'à la relève des Tahitiens en novembre 1944 dans les Vosges. "Type accompli du soldat énergique, courageux et sûr", il est promu adjudant et reçoit sa deuxième citation.

Après la guerre, il effectue un séjour de trois ans à Tahiti puis, de 1949 à 1951, sert au 3ème RIC à Versailles.

De 1952 à 1954 il est en Indochine et, promu adjudant-chef, titulaire de quatre citations, il est affecté à Papeete avant de prendre sa retraite en septembre 1958.

Philippe Bernardino est décédé à Papeete le 4 janvier 1963. Il a été inhumé au cimetière de l'Uranie à Papeete.


• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 16 octobre 1945
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 1939-45 (2 citations)
• Croix de Guerre des TOE (4 citations)
• Médaille de la Résistance
• Médaille Coloniale avec agrafes "Libye 42", "Bir-Hakeim", "Tripolitaine", "Tunisie"
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre

(source https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/philippe-bernardino  )

 

 

Auguste Techer :

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Auguste Techer est né le 17 mai 1912 à Saint-Louis de La Réunion.

C'est là qu'il s'engage comme soldat de 2e classe à 18 ans au titre du 21e Régiment d'infanterie coloniale (21e RIC) puis du 11e RIC ; il passe plusieurs années à Saigon puis est affecté au 9e RIC, se rengage et se trouve en poste pendant 18 mois à Haïphong.

Le 28 février 1939, Auguste Techer est versé au RICM d'Aix-en-Provence qui s'embarque pour le Levant.

Affecté à la 3e Compagnie du 24e RIC sous les ordres du capitaine Folliot, il opte comme son chef pour la poursuite du combat aux côtés des Britanniques.

Les 130 hommes de Folliot sont les premiers à passer la frontière du Liban pour rejoindre la Palestine, le 27 juin 1940 à Saint-Jean d'Acre.

Le contingent Folliot est transporté au camp de Moascar sur le canal de Suez où le général Wavell parvient, après l'arrivée du 3e Bataillon du 24e RIC, à former un bataillon complet de 500 hommes : le 1er Bataillon d'infanterie de marine (1er BIM). Du 16 septembre au 9 décembre 1940, la 1ère Compagnie du BIM patrouille dans le désert avec les Britanniques. Le soldat Techer, volontaire pour toutes les sorties, devient un spécialiste de l'installation des mines dans les lignes ennemies.

Le 1er avril 1941, alors que Rommel attaque et repousse les Alliés, Auguste Techer, blessé, refuse son évacuation ; après quelques soins sommaires, il reprend son poste sous les obus allemands. Le 26 mai 1941, le général de Gaulle lui remet à Qastina, en Palestine, la Croix de la Libération.

Auguste Techer prend part ensuite à la campagne de Libye et notamment à la défense du siège de Bir-Hakeim. Après la bataille en raison des pertes humaines, le BIM et le Bataillon du Pacifique (BP1) fusionnent pour former le Bataillon d'infanterie de marine et du pacifique.

Auguste Techer est nommé caporal en octobre 1942 et participe à la bataille décisive d'El Alamein (Egypte) puis, avec la 1ère Division française libre, à la campagne d'Italie (mai-juin 1944). Caporal-chef, il débarque en Provence en août 1944 et prend part à la campagne de France (Vallée du Rhône, Vosges, Alsace). Nommé sergent en janvier 1945, il termine la guerre dans le sud des Alpes, au massif de l'Authion.

Après la capitulation de l'Allemagne, Auguste Techer part en Indochine et y obtient la Médaille militaire. Démobilisé en juin 1950, il se rengage en 1953 et repart pour l'Extrême Orient jusqu'en mars 1955.

Auguste Techer est décédé le 5 septembre 1968 au sanatorium d'Aincourt dans le Val d'Oise où il a été inhumé.

• Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1941
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille Coloniale avec agrafes "Libye", "E-O"
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

(source https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/auguste-techer  )

 

 

Félix Éboué :

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Félix Éboué est né le 26 décembre 1884 à Cayenne (Guyane française) dans une famille de cinq enfants. Son père était orpailleur et sa mère tenait une épicerie à Cayenne.

En octobre 1901, boursier, il entre en classe de troisième au lycée Montaigne de Bordeaux.

Passionné par l'Afrique, il entre à l'Ecole coloniale de Paris en 1906. Deux ans plus tard il est nommé élève administrateur des colonies et désigné, à sa demande, pour servir en Afrique équatoriale française.

Arrivé à Brazzaville au début de l'année 1909, il insiste pour être affecté en Oubangui-Chari. Là, nommé administrateur adjoint des colonies, il passe deux années à Bouka suivies d'une autre à Bozoum, à la frontière camerounaise.

En 1912 il est chef de la subdivision de Demara puis à partir de 1914 - alors qu'il voit sa demande d'engagement dans l'Armée refusée - à Kouango près de Bangui.

En 1918 il est affecté à la circonscription de l'Ouaka puis à celle du Bas Mbomou en 1921. Marié en Guyane en 1922 avec Eugénie Tell, il est à la même époque initié à la franc-maçonnerie. En 1923 il est nommé chef de subdivision à Bangassou puis à nouveau à l'Ouaka en 1927. En 1928, il adhère à la ligue des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Progressiste, Félix Éboué se dépense sans compter durant les vingt années qu'il passe en Oubangui pour le territoire dont il a la charge, aidant au développement des cultures à la construction de routes et d'écoles, s'imprégnant de la culture et des traditions locales qu'il étudie en profondeur. Il écrit parallèlement plusieurs ouvrages sur le langage et les peuples d'Oubangui.

En 1930 il est promu au grade d'administrateur en chef puis, en congé en France, il participe, en avril 1931, au congrès international d'ethnographie réuni à Paris à l'occasion de l'exposition coloniale.

En janvier 1932, Paul Reynaud ministre des colonies le nomme secrétaire général auprès du gouvernement de la Martinique où, par deux fois, il assure l'intérim en l'absence du gouverneur.

En avril 1934, il est affecté dans les mêmes fonctions au Soudan français; dix mois plus tard il y est nommé gouverneur intérimaire avant d'être rappelé en France en septembre 1936. A la demande de Maurice Violette, ministre des Colonies du gouvernement Blum, Félix Éboué accepte le poste de secrétaire général de la Guadeloupe où il est nommé aussitôt gouverneur intérimaire. Arrivé à Pointe-à-Pitre en octobre 1936, il y trouve une agitation inquiétante qu'il réussit progressivement à calmer. Dans le même temps, aidé par une conjoncture économique favorable, il assainit en deux ans les finances publiques, déficitaires depuis plusieurs années et met en place les réformes sociales du Front populaire.

En juillet 1938 il est rappelé en France et nommé gouverneur de 2e classe au Tchad. Le 4 janvier 1939, Félix Éboué rejoint Fort-Lamy et se lance dans des grands travaux de construction des infrastructures économiques et militaires, en prévision d'une guerre qui apparaît de plus en plus inévitable.

L'effondrement de juin 1940 et l'occupation de Paris stupéfient le gouverneur Éboué qui, refusant l'idée de l'armistice, câble, dès le 29 juin, au gouverneur général Boisson sa détermination à maintenir le Tchad dans la guerre. Félix Éboué dont les convictions humanistes et républicaines sont aux antipodes des valeurs du gouvernement Pétain prend contact avec le général de Gaulle dès le début du mois de juillet. La France libre est officiellement reconnue par les Britanniques depuis le 7 août et elle peut alors agir ; le 24 août René Pleven et le commandant Colonna d'Ornano envoyés du général de Gaulle parviennent à Fort-Lamy où ils sont accueillis chaleureusement par Félix Éboué, le lieutenant-colonel Marchand et la population.

Le 26 août 1940 le Tchad rallie officiellement la France libre par décision unanime du gouverneur Eboué et du commandant militaire donnant un exemple immédiatement suivi par la quasi totalité des territoires de l'AEF (Congo - Oubangui-Chari) et du Cameroun. Au début du mois d'octobre 1940 le général de Gaulle se rend à Fort-Lamy où il rencontre Félix Eboué qu'il nomme, quelques jours plus tard, membre du Conseil de Défense de l'Empire et, le 12 novembre 1940, gouverneur général de l'Afrique équatoriale française.

En janvier 1941 il est décoré de la Croix de la Libération et nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération. A la même époque, Félix Éboué libère les chefs africains incarcérés par Boisson et commence à définir les grandes lignes d'une nouvelle politique indigène en AEF qui devra s'appuyer sur les élites locales, maintenir et développer les structures sociales déjà existantes et améliorer les conditions de travail tout en favorisant le développement économique. Il soutient aussi en priorité la poussée des Forces françaises combattantes en Afrique du Nord.

En juillet 1942, sur sa proposition, le général de Gaulle signe trois décrets fixant le statut des notables, organisant les communes africaines et créant un office du travail. En septembre, il reçoit le général de Gaulle en inspection en AEF.

Du 30 janvier au 8 février 1944, il participe activement à la conférence de Brazzaville sur la question coloniale ouverte par le général de Gaulle et au cours de laquelle il voit dans leur ensemble ses théories reprises et adoptées. Le 16 février 1944, accablé de fatigue à la suite de la conférence, il quitte Brazzaville accompagné de son épouse et de sa fille pour un voyage au Soudan anglo-égyptien et en Egypte.

Au Caire, il parvient à apaiser les différends entre le Comité français de la Libération nationale (CFLN) et le premier ministre du roi d'Egypte Nahas Pacha. Au début du mois de mai il donne au lycée français du Caire une conférence sur l'AEF "de Brazza à de Gaulle" lorsque, pris d'un malaise, il doit s'interrompre et s'aliter.

Une congestion pulmonaire se déclare et, le 17 mai 1944, Félix Éboué rend son dernier souffle. Le 20 mai 1949, il est inhumé au Panthéon.


• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 29 janvier 1941
• Médaille Coloniale avec agrafe

(source https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/felix-eboue  )

 

On ne peut que souhaiter longue vie à ces futurs bâtiments qui rendront hommage avec fierté à ces hommes, héros de la France et des territoires de l'Outre-Mer, bon vent, bonne mer. 

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    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons le décès du Premier Maître fusilier Pierre-Yves LE PEUCH, combattant de la Guerre 39/45, en Indochine et en Algérie; prisonnier de guerre des japonnais en 1945, titulaire d'une citation de la Médaille Militaire et de la Légion d'Honneur, le PM LE PEUCH fut l'un dès tous premiers instructeurs de la Préparation Militaire Marine de Grenoble à l'ouverture du centre en 1971. (Source : PMM Grenoble)

    Bouchon-Gras 49

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    Vétéran du jour J et ambassadeur du Memorial Trust Britannique, Frank Baugh, titulaire de la Légion d'Honneur est décédé à l'âge de 98 ans, lundi 20 juin. Engagé auprès de l'Association des Vétérans de Normandie, il avait participé à la campagne de dons pour l'édification du Memorial. Frank Baugh, photographié lors de sa visite au Memorial, avait déclaré "qu'il était honoré de pouvoir aider "d'une certaine manière" à se souvenir des hommes et des femmes qui ne sont jamais rentrés chez eux". - Memorial trust Il avait assisté à son ouverture officielle, le 6 juin 2021 au National Memorial Arboretum, puis avait pu le visiter en octobre avec un petit groupe d'anciens combattants. Julie Verne, directrice du développement du Memorial Trust, le décrit comme "un homme chaleureux, calme et digne avec un beau sens de l'humour". En mémoire de Frank, le site du Memorial diffuse un film où il raconte son D-Day. Il y explique notamment, qu'ayant débarqué sur Sword Beach parmi les premiers de son unité, ils ont "été touchés par un obus assez lourd qui est arrivé à bâbord". Sept à huit d'entre eux furent grièvement blessés. (Source : La Manche Libre)

    Semmerade

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    Bonjour, je recherche d’où vient l’insigne sur le col de cette photo avec le numéro 3 ? Je ne retrouve pas cette forme de feuille avec la barre ailleurs. Normalement il y a une grenade ou une étoile  merci ! Photo

    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons avec tristesse le décès soudain en service d’un Gendarme mobile de l’escadron 32/3 de Luçon en Guyane. Cet adjudant-chef de 50 ans, a succombé à une embolie pulmonaire le 19 juin alors qu’il était détaché en Guyane avec son unité. Mickaël Desbois était marié et père de trois enfants. (Source : la voix du gendarme)   L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances à la famille, aux proches et à ses frères d'armes.

    HernanF

    Posted

    L’escadron Normandie-Niemen fête ses 80 ans avec un Rafale C aux couleurs uniques pour marquer l’occasion.
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