Jump to content
×
×
  • Create New...

Honneur rendu à un ancien soldat français de la guerre du Golfe.


Recommended Posts

  • Administrateur

Voici un récit un peu particulier que je tenais a partager avec vous.

 

En juillet 2018, un sans domicile fixe meurt d'une chute, dans la rue, à Poissy. Personne ne le connait ou sait d'où il vient.
La Police retrouve un papier avec un nom : Daniel Crépet.
Mais les recherches ne donnent rien. La commune décide de l'enterrer dans une fosse commune.
Mais coup de théâtre, des recherches approfondies font la lumière sur son identité : Daniel est un ancien militaire, décoré pour bravoure, vétéran de la guerre du Golfe. Il est alors décidé de l'enterrer avec les honneurs militaires 
 
télécharger (2).jpg
 
Cette histoire est peu commune. Daniel Crépet nait le 4 mars 1971 à Nancy. En 1988, alors âgé de 18 ans, il décide de s'engager dans l'armée de terre. Après ses classes, il est envoyé au sein du deuxième escadron du 501e régiment de chars de combat, basé à Rambouillet. En 1990, alors que Daniel est désormais Première classe, il part combattre en République Centrafricaine, avant d’être transféré avec son escadron à Mourmelon-le-Grand en décembre 1990.
 
Son affectation change : il rejoint le quatrième régiment de Dragons, en qualité de tireur. Il fait partie des 12000 soldats français engagés dans l’opération Daguet lors de la guerre du Golfe en 1990-1991 : le 4e dragons est le régiment de cavalerie lourde, équipé de chars lourds AMX-30B2 au sein de la division Daguet. Daniel participe avec l'unité à l’attaque du 24 février 1991 : le 4e dragons est chargé de l’effort principal de la division, en liaison avec le 3e RIMa. L’objectif principal, As Salman, est conquis le 26 février 1991.
 
télécharger.jpg
 
À l'issue de cette guerre où il est décoré de la Croix de guerre, Daniel est nommé brigadier et une belle carrière s'ouvre à lui. Mais quelques semaines plus tard, en octobre 1992, il décide de casser son contrat et quitte l'armée, sans qu'aucune raison valable ne soit donnée. Et il disparaît totalement. Personne n'a de ses nouvelles. Jusqu'en 2018.
 
Le 14 juillet 2018, Daniel Crépet, sans-abri âgé de 47 ans, décède en pleine rue du centre-ville de Poissy, dans les Yvelines, vraisemblablement suite à une mauvaise chute. Mais sur lui, la Police ne retrouve aucune pièce d’identité. Seul un document permet de retrouver un nom, sans savoir s'il s'agit bien du sien. La mairie décide de lancer des recherches mais les premiers retours sont peu encourageants. La commune pense à l'enterrer dans la fosse commune du village.
 
Mais finalement, on retrouve l'identité de l'homme. C'est Pascal Donnez, Président de l'Association des Combattants de la Guerre du Golfe, qui va conduire les recherches pour authentifier le parcours de Daniel Crépet. Il lance une grande cagnotte pour financer les obsèques de cet ancien militaire et un appel aux dons est passé auprès des associations et organismes sociaux en lien avec les anciens combattants.
 
Et la générosité est immédiate : tandis que la Ville de Poissy décide d'offrir une concession de quinze ans au cimetière des Grands-Champs, les dons permettent de prendre en charge le cercueil, les funérailles, la pierre tombale et sa gravure, ainsi qu'une extension de la concession, pour cinquante ans ! La totalité des frais, soit près de 7400 euros, est même couverte !
 
daniel-crepet-tombe-865x640.jpg
 
La cérémonie d’hommage à l’ancien soldat se tient finalement le mardi 31 juillet, en la collégiale Notre-Dame de Poissy. Étaient présents de nombreux anciens combattants, des militaires de différentes unités, dont plusieurs du 501e RCC de Mourmelon-le-Grand, des élus ainsi que des porte-drapeaux. La cérémonie, magnifique, a une fois encore montré un visage extraordinaire de l'armée française : celle d'une grande famille
Source : unc77.fr, actu.fr & lunion.fr et Passionmilitaria
 
 
 
 
  • Like 2
Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Similar Content

    • By berogeitabi
      Bonjour.
      Je vous propose ce lien vers un article du journal en ligne "lexpress.fr" 
      Plainte palestinienne contre une entreprise d'armement.
      De tous temps, de nombreux pays ont développé des entreprises d'armement et ont développé la vente d'armes vers des pays en situation de conflit. Ces ventes se pratiquent aussi à destination d'autres pays pas nécessairement en conflit mais souhaitant acquérir "sur étagères" des armements déjà aboutis, fiables, ne nécessitant qu'une signature au bas d'un chèque.
      Bref, l'industrie de l'armement représente un pan économique important du commerce mondial, tant par les flux d'argent générés que par l'impact sur l'emploi des pays possédant une technologie suffisamment pointue en ce domaine. 
      Pour l'exemple français, on pense bien sûr à Dassault mais il y a également de très nombreux sous traitants qui interviennent dans la conception et la fabrication. 
      Le revers de la médaille de cette économie, c'est bien entendu que par définition, une arme est faite pour tuer.  Par voie de conséquence, quand la mort frappe, elle ne choisit pas forcément qui est frappé. Un militaire combattant ou un civil innocent?  Un pays ami ou un pays ennemi. Rappelons nous les missiles exocet embarqués à bord de super étendard (armement français) de l'armée argentine et utilisés pour toucher et couler le HMS Sheffield brittanique, dont nous sommes jusqu'à preuve du contraire des alliés.  Même si nous sommes aussi amis avec l'Argentine. Ceci est très ambigü et pose une question morale. Mais cette industrie peut elle être éthique, déontologique? 
      Toutes l'ambiguité de l'industrie de l'armement réside  donc dans cette situation. La nécessité économique n'a que faire de savoir si nous vendons nos armes à un ami susceptible de devenir un jour un ennemi, ou si cet ami ira tuer des civils innocents.
      Dans l'affaire de la plainte (homicides involontaires et complicité de crimes de guerre) déposée par cette famille palestinienne, on se demande bien quelles sont ces chances d'aboutir (bien minces à mon avis) et surtout si elle aboutit, quelles pourraient être les conséquences sur l'industrie de l'armement.
      De nombreuses questions vont se poser. Dans ce cas précis la société française concernée qui fabrique le composant incriminé pourra toujours se retrancher derrière le fait que son matériel n'est pas uniquement à usage militaire et qu'elle ne demande sans doute pas à ses clients quel usage ils comptent faire de leurs achats.
      Mais plus généralement, il me semble que cette plainte ouvre la boite de pandore, dans la mesure où une arme est utilisé pour tuer, que c'est sa définition même, et que remettre en cause la fabrication et la vente d'armement, revient à remettre en question toute cette industrie. Son intérêt, son utilité, sa nécessité, et je n'imagine pas un seul pays  revenir sur ces fondements qui remettrait aussi en cause la capacité à se défendre et à défendre son territoire national.
      Allez, à vos avis, opinions, et envie de débattre sur ce sujet....
    • By Pendemonium
      La controverse made in USA (ça va te parler Janmary )

      l'article : http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/15/01003-20120815ARTFIG00230-etats-unis-quand-la-guerre-devient-un-show-televise.php

      http://www.youtube.com/watch?v=JhCIVB59tBk

      C'est joindre l'utile à l'agréable ou bien c'est une "mascarade choquante" dixit Le correspondant de guerre David Wood et le vétéran Matt Zeller ?


  • Posts

    • Longue vidéo sur un exercice majeur de projection de force, l'exercice Skyros 2021    
    • Encore une autre capacité validée pour l'A 400M Source  actu aéro https://actu-aero.fr/2021/04/19/video-la400m-poursuit-ses-essais-de-ravitaillement-dhelicopteres/
    • Avec le nouveau service du SCA qui est censé améliorer la distribution, j'ai commandé des effets et demandé qu'ils me soient livrés sur Toulouse , comme les fois d'avant, eh bien ils sont dispos à l'Ecole militaire et à retirer avant fin avril. Comment faire? Cela va toujours aussi "bien".... Pour enfoncer le clou: source opex 360 http://www.opex360.com/2021/04/18/la-crise-de-lhabillement-au-sein-des-armees-est-en-train-de-se-resorber-selon-le-sca/
    • Rien ne change depuis des.... siècles !  car si j’évoque pelé mêle les rangers, les duvets, les sacs à dos, les bottes «grands froids», les moufles «grands froids», les parkas etc etc, on sait très bien que depuis des décennies nous sommes équipés par des administratifs ronds de cuir qui n’ont jamais mis un pied sur le terrain. Ah j’oublie dans ma liste le super poncho.  mais tout ça, ce n’est que du bonheur, n’est ce pas ? 
    • Souvent inconnu du grand publique et même de certains militaires, des militaires de toutes armées et toutes armes sont intégré à la Présidence de la République mais également aux service de certains anciens Président, aux service de ministère et ministres... Le médecin chef Jean Christophe Perrochon est de ceux là, portrait :   Ancien urgentiste dans l'armée, le médecin-chef de la présidence de la République est à la tête de l'équipe médicale chargée du suivi de la santé d'Emmanuel Macron. © Fournis par Franceinfo Son visage est inconnu du grand public mais c'est pourtant lui qui veille au quotidien sur la santé d'Emmanuel Macron. Ancien urgentiste de l'armée, le colonel Jean-Christophe Perrochon est à la tête de la petite équipe qui assure le suivi médical du président de la République, alors que ce dernier a été testé positif au Covid-19, jeudi 17 décembre. Dans un communiqué publié par l'Elysée samedi 19 décembre, le médecin-chef a indiqué que le président, confiné au pavillon de La Lanterne à Versailles (Yvelines), était dans un état "stable". "Des examens cliniques et paracliniques sont réalisés régulièrement par le service médical de la présidence. Leurs résultats se sont révélés rassurants", écrit Jean-Christophe Perrochon. Une situation exceptionnelle, qui fait sortir de l'ombre ce discret médecin. En poste depuis 2014 Ancien médecin urgentiste au service de santé des armées, Jean-Christophe Perrochon a passé vingt ans sur le terrain. "Il a notamment eu à sa charge les militaires blessés sur des théâtres de guerre", rapporte Le Parisien (article payant). En 2014, François Hollande le nomme médecin-chef de la présidence de la République. Trois ans plus tard, Emmanuel Macron choisit de garder le médecin, qui "lui inspire confiance", selon le quotidien francilien. La protection médicale du président est confiée au service de santé des armées depuis 1983. Placés sous l'autorité du chef d'état-major particulier, le médecin-chef et quatre médecins adjoints veillent sur le locataire de l'Elysée au quotidien. "Cette équipe de médecins suit le président de la République de manière permanente, soit au palais, soit dans les déplacements", détaille auprès de France 2 Pierre-René Lemas, ancien secrétaire général de l'Elysée. C'est par exemple Jean-Christophe Perrochon qui a réalisé le test PCR d'Emmanuel Macron, jeudi, après l'apparition des premiers symptômes, rapporte Le Parisien. Dans les couloirs de l'Elysée, il se distingue par son "énorme sac à dos qu'il se trimballe en permanence", rempli du nécessaire pour prodiguer les premiers soins, ajoute le quotidien. Depuis le début de l'épidémie de Covid-19, la place occupée par le colonel auprès d'Emmanuel Macron s'est renforcée. En mars dernier, le Journal du dimanche (abonnés) rapportait que Jean-Christophe Perrochon était désormais présent lors des réunions de cabinet, au côté du président. "Un homme d'une grande discrétion, une tombe" Malgré l'ampleur de la tâche qui lui incombe, le médecin-chef préfère rester à l'abri des projecteurs. C'est "un homme d'une grande discrétion, il est même comme une tombe comme on dit dans l'expression", se souvient auprès de France 2 Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande. "[C'est] quelqu'un de discret, fiable, qui sait conserver des informations, qu'on entend peu, mais qui agit plutôt qu'il ne commente."   L'équipe médicale a également la charge de préparer "le soutien logistique-santé des déplacements officiels du président de la République" et de "l'accompagne[r] lors de ses voyages", peut-on lire sur le site de l'Elysée. Le médecin a notamment préparé la visite d'Emmanuel Macron à Didier Raoult en avril, rappelle ainsi Le Parisien. Jean-Christophe Perrochon s'était alors rendu à l'IHU de Marseille (Bouches-du-Rhône) en amont. Le jour du déplacement, le médecin-chef n'avait pas hésité à demander au professeur marseillais de se tenir à bonne distance du chef de l'Etat. (Source : France info)