Jump to content

Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.


Bouchon-Gras 49

Recommended Posts

  • Administrateur

Nous apprenons avec tristesse la disparition de la Reine Elizabeth II, à l'âge de 96 ans. Elle était reine depuis le 6 février 1952. Son règne était le plus long de l'histoire britannique. Dans les dernières heures, les différents membres de la famille royale se sont rendus à son chevet à sa résidence de Balmoral. Elle avait rejoint l'armée britannique à la fin de la Seconde Guerre mondiale

Née le 21 avril 1926 dans le quartier de Mayfair à Londres, Elizabeth Alexandra Mary de la Maison de Windsor était la première fille et enfant de son père, le prince Albert d'York, le roi George VI. Elle va vivre une enfance heureuse mais stricte au sein de la famille royale du Royaume-Uni. Elle passe son enfance au côté de sa sœur, Margaret.

Pendant son adolescence, Elizabeth II, âgée de 13 ans, est confrontée à la Seconde Guerre Mondiale. Elizabeth II, entourée de ses proches, se rendent au château de Balmoral en Écosse, puis déménage régulièrement pour éviter d'être ciblée. Elizabeth II apparaît publiquement et seule pour la première fois en 1943. Elle est nommée Colonel en chef des Grenadier Guards (l'un des cinq régiments d'infanterie de la Garde de la Maison du souverain) avant de rejoindre la British Army.

305216639_8090867320986297_1399209394053902890_n.jpg

À ses 18 ans en 1944, elle rejoint à sa demande le service territorial auxiliaire (ATS), la branche féminine de l'armée britannique (chaque femme célibataire de moins de 30 ans devaient s'enrôler dans les forces armées ou travailler dans la terre ou dans l'industrie). Le roi George s'est assuré que sa fille ne reçoive pas de rang spécial dans l'armée. Elizabeth débute sa formation de mécanicienne en mars 1945. Elle a suivi un cours de conduite et d'entretien de véhicules à Aldershot, se qualifiant le 14 avril. En juin 1945, il y avait environ 200 000 membres de l'ATS de tout l'Empire britannique servant sur le front intérieur et sur de nombreux théâtres de guerre à l'étranger.

Le 8 mai 1945, la guerre en Europe prend fin. À Londres, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour célébrer. Et notamment la princesse Elizabeth, vêtue de son uniforme ATS, s'est glissée dans la foule avec sa sœur pour profiter des festivités. Elizabeth II devient la reine d'Angleterre le 6 février 1952. Lors de son règne, Elizabeth II réalise plusieurs changements dans ses royaumes. Elle assiste également à l'évolution de l'Empire britannique. Ce dernier se transforme et devient le Commonwealth of Nations. Elizabeth II visite de nombreux pays tels que l'Australie ou encore la Nouvelle-Zélande.

En 1977, Elizabeth II célèbre son jubilé d'argent. Cette cérémonie représente ses 25 années passées à régner sur le trône d'Angleterre. En 1980, Elizabeth II se rend au "Salut aux couleurs", cérémonie de parade à cheval pendant laquelle six coups de feu sont tirés vers elle. On apprend plus tard que ce sont des balles à blanc, et le coupable est rapidement arrêté et emprisonné. Son jubilé pour ses 70 ans au pouvoir avait eu lieu il y a quelques semaines. Elle était alors le souverain avec le plus long règne pour un monarque britannique.

(Source : Newsweek & Cosmopolitain & Wikipedia / Passionmilitaria)

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Nous apprenons avec une grande tristesse la disparition de Jim "Pee Wee" Martin, l'un des tous premiers parachutistes envoyés au camp Toccoa, au sein du 506th Parachute Infantry Regiment de la 101st Airborne Division. Il avait sauté lors du D-DAY, combattant en Normandie, lors de l'opération Market Garden, lors de la Bataille des Ardennes et finissant la guerre en mai 1945 devant le Berchtesgaden. Il avait 101 ans

 

306713146_627191905442048_3134676096881852776_n.jpg

 

Né le 29 avril 1921, Jim s'engage dans l'US Army en 1942. Il est envoyé en juillet de la même année au Camp Toccoa, où s'entrainent les parachutistes. Rapidement surnommé Pee Wee, car de petite taille, il est assigné à la Compagnie G du 506th Parachute Infantry Regiment, qui dépend de la fameuse 101st Airborne Division. Il est l'un des premiers soldats de cette unité qui va devenir célèbre.

Jim Martin est parachuté en Normandie lors di D-DAY près de Saint-Côme-du-Mont derrière Utah Beach à 00h30, le 6 juin 1944. Il va combattre en Normandie pendant trente-trois jours, jusqu'à ce que la 101st Airborne soit retirée du front, durement touchée. Jim et les paras sont renvoyés en Angleterre courant juillet.

306463230_2019292241600067_2372890063498176498_n.png

Mais la guerre reprend ses droits : le 17 septembre 1944, la division saute au-dessus des Pays-Bas pour l'opération Market Garden. Jim a atterri près de la ville de Son. Il combat dans la sécurisation de la route "Hell's Highway" (route vers le nord, vers Nimègue et Arnhem) où ont lieu de terribles combats. Après plus d'une soixantaine de jours de combats, la 101st est retirée de la ligne de front, direction Mourmelon pour un repos mérité

Mais le 16 décembre 1944, l'Allemagne lance sa dernière grande offensive à l'Ouest, l'offensive des Ardennes : Jim et les paras partent pour Bastogne. Le jeune para se retrouve à protéger des positions défensives sur le périmètre nord. Ils vont endurer un froid glacial mais parviennent à tenir la ligne de front. Finalement, Jim combat en Allemagne début 1945, jusqu’à Berchtesgaden, en Bavière, en avril 1945.

Jim était revenu en Normandie à plusieurs reprises.

(Source : WW II uncovered & Overlord / D-Day Experience, Saint Côme du Mont / Passionmilitaria)

 

 

Nous apprenons avec tristesse la disparition à 97 ans d'un véritable héros américain : le Lieutenant Général à la retraite David E. Grange Jr., qui a combattu lors de la Seconde Guerre mondiale en Italie, lors du Débarquement de Provence et dans les Ardennes, est décédé ce week-end. Ce vétéran avait également participé aux guerres de Corée et du Vietnam. Célèbre Ranger, la compétition Best Ranger porte son nom

305927391_8117487854990910_256252578463173241_n.jpg

Né en 1925, Grange s'est enrôlé dans l'armée américaine en 1943. Parachutiste au sein du 517th Parachute Infantry Regiment, il va combattre lors des campagnes d'Italie (notamment à Rome-Arno), dans le sud de la France lors du Débarquement de Provence, sur le Rhin, dans la Bataille des Ardennes jusqu'en Autriche et en Allemagne. Il est décoré à de nombreuses reprises. Il décide de rester dans l'armée après la fin des combats.

En 1950, Grange, désormais officier d'infanterie, sert lors de la guerre de Corée. Il participe notamment à deux sauts de combat, en plus de son saut durant la Seconde Guerre mondiale. Il va survivre au conflit et va rester dans l'armée, étant déployé au Vietnam quelques années plus tard. Pendant toutes ces années, il va cumuler de nombreux commandements (notamment la 2d Infantry Division et la Sixth Army), jusqu'à sa retraite en 1984.

Son histoire reste étroitement liée aux Rangers : comme capitaine dans les années 1950, Grange était instructeur à Fort Benning où il fit une forte impression. Il revint au début des années 1970 comme commandant du département des Rangers au sein de la plus grande école d'infanterie de Fort Benning. C'est sous son impulsion que les Rangers devinrent un bataillon indépendant.

(Source : coffeeordie & Wikimilitary / Passionmilitaria)

 

Après le décès de notre ami "Pee Wee" Martin il y a quelques jours, nous avons appris ce matin un nouveau décès, celui de notre ami Guy Whidden, vétéran (Machine Gunner) de la HQ Company du 502nd PIR, 101st Airborne.

307832940_2025765454286079_6101224442456950106_n.jpg

(Source : D-Day Experience, Saint Côme du Mont)

  • Thanks 1
Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

J'avais eu la chance de le voir l'an dernier au mont Farron à Toulon,

309109902_1197201560839379_4675745880735243019_n.jpg

Pierre Velsch, jeune soldat né en Algérie, avait participé à 18 ans au débarquement de Provence le 15 août 1944 au sein des commandos d’Afrique. Il avait par la suite combattu lors de la terrible bataille des Vosges et participé à la libération de Belfort. Il est décédé ce dimanche 25 septembre 2022, à l'âge de 96 ans. Le 19 août dernier, le président Emmanuel Macron lui avait rendu hommage lors des commémorations

Né en Algérie, en 1926, Pierre n’a que treize ans lorsque la guerre éclate. Il désire s'engager mais ses parents refusent. Il saute le pas finalement à 17 ans. Il rejoint les commandos d’Afrique, une unité d'élite nouvelle mise sur pieds. Après son entrainement, il est envoyé en Corse pour terminer son entraînement, proche de la France occupée. Il débarque sur l’île d’Elbe en juin 1944 dans le cadre de l'opération Brassard. Et finalement, le 11 août, sous les ordres du lieutenant-colonel Bouvet, il est envoyé sur l'un des navires de la flotte américaine, qui doit déclencher le Débarquement de Provence.

309003429_1197202374172631_9204419499285549951_n.png

Les commandos doivent anéantir les batteries d'artillerie du Cap-Nègre, afin de neutraliser les obstacles au Débarquement, et de couper les routes pour empêcher l’arrivée de renforts allemands. Dans la nuit du 14 au 15 août 1944, les commandos débarquent au Canadel. Ils combattent avec acharnement et infligent un revers décisif à l’ennemi. Après la réussite du Débarquement, Pierre participe à la neutralisation de la batterie de Mauvanne à Hyères, à la prise du fort du Coudon et à la libération de Toulon.

Avec les troupes françaises, il remonte vers le nord et combat lors de la terrible bataille des Vosges, puis à la libération de la ville de Belfort. Pierre y tombe gravement malade, dans le froid et la neige. Évacué en raison de ses pieds gelés, il va revenir dans les dernières semaines de combat, en Allemagne. Démobilisé en 1946, il va rejoindre la Banque de France en Algérie.

 

 

308713079_1197201250839410_4070889803922770036_n.jpg

En août dernier, Pierre Velsch, héros français de la Deuxième guerre mondiale, avait été élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur par Emmanuel Macron à Bormes-les-Mimosas, lors d’un hommage aux anciens combattants de Provence.

 

(Source : Les commandos de Ponchardier / Wikimilitary & Elysée / Passionmilitaria)

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Un autre vétéran du débarquement de Provence, M. Charles Allal, 100 ans, nous a quitté aujourd'hui.

309607718_517564743710265_1160950561257932857_n.jpg

Né en 1922 à Moknime en Tunisie, Charles Allal a tout juste 20 ans lorsqu'il décide de rejoindre les Forces Françaises Libres qui combattent au même moment en Libye contre les troupes de l’Axe. Par ses propres moyens, il quitte la Tunisie pour le désert de Tripolitaine et s’enrôle dans la 1ère DFL, peu après la bataille de Bir Hakeim. Avec ses camarades, il participe à la victoire d’El Alamein puis avance en direction de la Tunisie où sa division fait la jonction avec d’autres Free French de la « Force L » du général Leclerc qui arrive du Tchad. Après la libération de son pays natal en mai 1943, Charles Allal ne s’arrête pas là et débarque en Italie en avril 1944. Il connaît les effroyables combats pour la rupture de la ligne Gustav sur le fleuve Garigliano : « Des camarades tombaient devant nos yeux, beaucoup de corps, des lignes impénétrables, des explosions et des cris » raconte t-il.

Embarqué à Tarente le 12 août 1944 sur le paquebot SS Volendam, il arrive en Provence quatre jours plus tard en face de la baie de Cavalaire. Charles Allal se souvient de l’émotion qui s’est alors emparé de lui et de ses camarades. « Une euphorie généralisée ! Quelle joie ! Nous sommes tous pris dans cet élan de bonheur Certains vont découvrir pour la première fois le sol de France ». Lors de l’approche, deux avions allemands se présentent. Ordre est aussitôt donné de rentrer à l’intérieur du navire mais personne n’obéit : « Certains veulent se jeter à l'eau tellement ils sont impatients d'arriver en France ! ». Enfin les hommes abordent le sol de France, « beaucoup prennent dans leur main une poignée de sable et l'embrassent » témoigne t-il. Puis c’est le départ pour le combat, son unité se heurte au Golf Hôtel de Hyères, gros bâtiment transformé en forteresse par l’ennemi qu’il faut réduire à grands coup d’artillerie de marine, avant d’entrer dans Toulon où de nombreux prisonniers sont faits.

Charles Allal rejoint ensuite le 1er bataillon de transmissions et remonte la vallée du Rhône mais il doit s’arrêter à Saint Étienne, faute de ravitaillement, l’avance alliée étant trop rapide. Mi-novembre 1944, la DFL repart à l’offensive, passe les Vosges et arrive sur la plaine d’Alsace. La bataille est acharnée et M. Allal est témoin de nombreux drames. « Certains de mes camarades lorrains et alsaciens, raconte t-il, tellement contents de retrouver leur terre natale, souhaitent visiter leur famille. Parmi eux, l'un de mes amis, sans autorisation, prend une jeep et fonce vers Colmar pour revoir ses parents. Je le reverrai après la fin de la campagne d'Alsace, avec deux jambes en moins, il venait de sauter sur une mine. » Mi février 1945 l’Alsace est enfin libérée et toute la 1ère armée française entre en Allemagne. Malheureusement, la 1ère DFL n’y participera pas. Sur ordre du général de Gaulle la division part pour le front des Alpes où elle libère le massif de l’Authion en avril 1945 et entre en Italie.

Fin juin, la victoire en Europe achevée, Charles Allal est démobilisé et rentre en Tunisie chez ses parents. Mais, « si notre engagement officiel prend fin en 1945, dit-il, celui de la mémoire de mes camarades disparus me suivra toute ma vie. »

Le 28 janvier dernier, Madame Valérie Mondone, adjointe au maire de Toulon, lui avait remis pour son anniversaire la médaille de la ville. Avec Pierre Velsch, c'est un vétéran Toulonnais Débarquement et de la Libération de La Provence de la 1ère DFL des forces françaises libres qui le rejoint la haut !

(source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Il aurait eu 99 ans début décembre 2022. Frederick Apfelbacher, vétéran américain de la Seconde Guerre mondiale, est décédé fin septembre 2022. Il avait débarqué en Normandie le 6 juin 1944.

MjAyMjEwMTViMDE3OTMyZWE3NjAzZjQ3ZDA5ZDRlZDlmMjRlNTg.webp

Frederick Apfelbacher, ici le 6 juin 2020, lors d'un hommage rendu à des vétérans locaux par le club de football américain des Minnesota Vikings. | MINNESOTA VIKINGS

Né le 6 décembre 1923 dans le Minnesota aux États-Unis, Frederick Apfelbacher avait débarqué à Omaha (Calvados) le 6 juin 1944. Le vétéran américain de la Seconde Guerre mondiale est décédé le 20 septembre 2022, à 98 ans.

Frederick Apfelbacher, dit « Fritz », avait grandi à Saint-Paul dans le Minnesota. Il élevait des pigeons et savait parler allemand. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut rattaché à la Seconde Division blindée, dans la compagnie 142 Signal, en tant que pigeonnier. Il servit en France mais aussi en Hollande, en Belgique et en Allemagne, où il participa à la libération de la ville de Zenda, dont sa mère était originaire.

De retour aux États-Unis, Frederick Apfelbacher avait épousé Shirley, « l’amour de sa vie », avec laquelle il vécut durant soixante-deux ans. Professionnellement, il avait travaillé pour l’État, supervisant notamment la construction du zoo du Minnesota.

En juin 2019, Frederick Apfelbacher avait eu l’occasion de venir en Angleterre et en France, lors d’un voyage avec quatre autres vétérans, organisé par The Greatest Generations Foundation, en partenariat avec Hy-Vee (chaîne de supermarchés) et les Vikings du Minnesota (club de football américain).

(Source : Ouest-France)

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Résistant, ancien déporté au camp de concentration de Mauthausen, l’Angevin Bernard Maingot est décédé dimanche 16 octobre 2022.

MjAyMjEwY2FmNzgwZjAxOGI2ZmFiNzI3YmQ0ZTBjMjljZjBmYTY.jpg

Bernard Maingot, ancien Résistant déporté, était vice-président de l’Amicale Nationale de Mauthausen. | ARCHIVES CO

Résistant, ancien déporté au camp de concentration de Mauthausen (matricule 72 739), l’Angevin Bernard Maingot est décédé dimanche 16 octobre 2022, à l’âge de 97 ans. Il avait été arrêté avec son père le samedi 19 février 1944 par la Gestapo, rue de Frémur à Angers, avant d’être interné à la maison d’arrêt du Pré-Pigeon. Le jeune homme s’était lancé en 1943 dans la distribution de tracts résistants. Il sera transféré ensuite au camp d’internement de Compiègne, dans l’Oise, avant d’être envoyé le 6 avril 1944 à Mauthausen en Autriche.

(Source : Ouest-France)

  • Thanks 1
Link to comment
Share on other sites

  • 3 weeks later...
  • Administrateur

Nous apprenons avec tristesse la disparition de Paulette HERON, une des dernières grandes figures de la #Resistance dans le département.

Madame HERON, alias "Marianne" a dédié sa vie à l'engagement et à la transmission de la mémoire.

312157902_496741002494816_3581077067937629282_n.jpg

Paulette HERON portrait d’une résistante

 

 

Paulette Leconte, épouse Héron, née à Caen le 21 avril 1918.
Secrétaire à la préfecture de Caen, employée au service téléphonique, madame Héron a pu accumuler de nombreux documents et renseignements précieux pour la Résistance.

arton6558-46e75.jpg

Entrée dans la résistance, sous le pseudonyme de "Marianne", au sein du réseau Arc en Ciel dont le responsable régional est Jean-Claude Héron, qu’elle épousera plus tard.

Ce réseau organisa l’exécution du traître Lucien Brière (agent de la Gestapo) le 3 mai 1944 à Caen.
Brière, chef français de la Gestapo pour la région de Caen, aurait, selon Madame Héron, abattu froidement dans la rue et sans motif véritable, une cinquantaine de personnes. Il causa de nombreuses difficultés au réseau, à tel point qu’on jugea indispensable de l’exécuter.

Le réseau Arc en ciel de Madame Héron a d’abord demandé l’autorisation à Londres de l’éliminer. Puis Jean Héron, son mari et deux autres camarades sont passés à l’action le 15 mai 1944.— « Malheureusement, cet attentat ne passa pas inaperçu, et il y eut de graves répercussions sur notre réseau ». En effet, le jour du Débarquement allié, le 6 juin 1944, à la prison de Caen, près de quatre-vingt-dix-sept personnes furent tuées, dix-huit résistants sur les quarante que comportait le réseau furent fusillés les uns après les autres. Parmi eux, le propre père de Madame Héron. Deux résistants de ce groupe eurent miraculeusement la vie sauve :

le nom du premier fut mal prononcé par les Allemands et il ne sortit pas de sa cellule, le deuxième qui était un enfant de treize ans fut épargné. La propre mère de Madame Héron fut emprisonnée elle aussi. Dans la grande confusion qui régnait lors du Débarquement, par manque de temps peut-être, elle fut relâchée comme la plupart de ses camarades. Fuyant les bombardements et les Allemands, elles se réfugièrent quarante jours dans les champignonnières de Fleury-sur-Ome. Sur les quatre-vingt-dix-sept personnes tuées à la prison de Caen, aucun corps n’a jamais été retrouvé à ce jour.

Ce n’est qu’après le Débarquement, et avec les Américains, que Madame Héron regagna Caen. A la prison, seul et ultime souvenir de son père, un pardessus taché de sang…

 

Malgré les arrestations, elle poursuivit avec la même ardeur son action en faisant preuve cependant de plus en plus de prudence.

Sa mémoire garde le vif souvenir d’un homme : son propre beau-frère. Chirurgien, il avait une clinique, rue des Jacobins à Caen. Arrêté, il fut déporté à Auschwitz. Sa clinique fut réquisitionnée par la Gestapo qui y établit ses bureaux et le lieu de ses supplices : « On utilisait là, par exemple le supplice de la baignoire : on plongeait la personne sous l’eau jusqu’à ce qu’elle manque d’air, puis on lui demandait des renseignements sur son réseau. Certains sont morts noyés car ils n’ont pas voulu dénoncer leurs camarades. D’autres tortures, encore plus humiliantes, étaient aussi pratiquées. Il n’y avait en définitive que deux conclusions possibles : soit la personne arrêtée parlait, soit elle était tuée ou envoyée en camp de concentration.

Bien sûr, nous étions considérés par les Allemands comme des espions, je reconnais que nous étions des hors-la-loi.

Mais, c’était inadmissible d’utiliser la torture, la torture la plus avilissante pour nous faire parler. La devise du nazisme était l’esclavage de l’ennemi et la disparition de celui-ci. Il ne faut pas retirer aujourd’hui un sentiment de vengeance de ces actions, mais il faut s’en souvenir tout comme des horreurs des camps de concentration.

« Mon beau-frère est mon à Auschwitz. Médecin au camp, il s’insurgea contre le traitement de ses malades : ils étaient en effet régulièrement battus… Les nazis le punirent d’atroce façon : il dut monter et descendre un escalier en portant une lourde pierre jusqu’à épuisement. Mon beau-frère tomba, l’Allemand qui le surveillait prit alors sa charge et lui fracassa la tête avec la pierre. Comme il n’était pas encore mort, on l’enterra debout et l’on fit passer un rouleau sur sa tête ! ».. Hitler, ajouta-t-elle, était l’incarnation totale du mal. La réalité de cette époque dépasse tout ce que l’on peut dire aujourd’hui. »

Après la guerre, Madame Héron a exercé la fonction de Consul de France notamment en Pologne. Dans ce pays se trouvaient la plupart des camps de concentration. Dans ces camps, les juifs étaient entassés la nuit sur des planches, ils étaient habillés de loques, leurs cheveux étaient rasés. Le matin, les gardiens les réveillaient en les arrosant d’eau froide même lorsqu’il faisait moins quarante degrés, en hiver. L’appel se faisait à cinq ou six heures du matin, les prisonniers se tenaient en ligne près des barbelés électrifiés. Parfois certaines personnes tombaient d’épuisement, d’autres préféraient se suicider en se jetant sur les barbelés. Mais souvent, il arrivait que les autres prisonniers gardent ces morts debout pour recevoir leurs portions de nourriture…

Madame Héron était à la fin de la guerre à la Sécurité Militaire au rapatriement des déportés féminines de Ravensbruck à Annemasse. Elle accueillit ces femmes qui étaient encore habillées de robes à rayures, avec aux pieds des morceaux de bois tenus par des ficelles… Sur leur tête complètement rasée apparaissait une double raie qui avait été établie pour mieux les repérer en cas de fuite… « Elles sentaient le cadavre » ajouta Madame Héron… « Plus on est cruel, plus on cherche à être cruel ; c’était la cruauté la plus infernale, c’était terrible. Si vous trouvez que ce n’est pas un acte de sadisme… Ces tortures pour extirper les dénonciations atteignaient à la dignité de l’Homme. C’était une course infernale vers l’extermination, juifs et aryens confondus.

« Mais le pire c’est que tout était programmé. Les Nazis savaient que s’ils vous donnaient tant et tant de nourriture à manger, vous alliez mettre tant et tant de jours à mourir. Ce n’était pas une guerre loyale, c’était une infernale saleté, quelque chose d’immonde ! Tout semblait normal, on pouvait tout se permettre. Celui qui tuait le plus, c’était le vainqueur. C’est l’homme qui a fait tout cela ! On n’a pas le droit de massacrer les hommes, on n’a pas le droit à une cruauté aussi sauvage. C’était le mal pour le mal… Je ne veux plus trop y penser, mais de toutes ces atrocités il faut tirer une philosophie :

Si les hommes pouvaient comprendre que le bonheur est simple, proche et facile et que seule la tolérance et la compréhension en sont les principaux éléments » !

Après la guerre, elle épouse celui qu’elle a suivi et épaulé durant les années de clandestinité. Elle témoigna souvent de son expérience au sein de la Résistance. Après avoir exercé la fonction de consul de France en Pologne, Paulette Héron s’installe à Cabourg en 1983. La passion de l’engagement est toujours là et en 1989 elle entre au conseil municipal. Jusqu’en 1995, l’ancienne résistante sera déléguée aux travaux et suivra de près la réhabilitation du casino, des trois salles de cinéma et de l’hippodrome.

afce4758a2636c3de4758a26397de4v-960x640.jpg

Paulette Héron fut décorée de la légion d’honneur en février 2015. Cette légion d’honneur vient s’ajouter à une longue liste de décorations : la croix de guerre avec citation, la médaille de la résistance, la croix nationale du mérite et la croix de guerre polonaise.

https://dai.ly/x1l58an

https://archives.calvados.fr/page/paulette-heron-nee-leconte?fbclid=IwAR34238NTYpxCZtoky_I6hURD8USkKgf_D-TKOqVhCp-Ccm2QrPAglbUVtM

(source https://archives.calvados.fr/page/paulette-heron-nee-leconte  )

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Triste de découvrir que Sid Metcalfe , qui a servi en Normandie avec la 3ème Recce, est décédé aujourd'hui à 99 ans.

314947845_499384702230500_7461660540713666131_n.jpg

Il a été capturé aux Pays-Bas et grièvement blessé en tant que prisonnier de guerre mais a mené une longue vie.

314329041_2306247962873016_4344230910601845844_n.jpg

314372698_2306247692873043_8108778745979048143_n.jpg

Sid a atterri sur Sword Beach le jour J, dans le cadre du Corps de reconnaissance. Il a été capturé par les forces allemandes et est devenu une prison de guerre, détenu dans un camp près de Leipzig.

Il était actif avec les vétérans de York Normandie et a pris part à un projet vidéo, The Veterans' Trail, que vous pouvez voir au musée.

Il est décédé hier soir à l'hôpital York.

(Source : Musée Percée du Bocage)

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Un ancien combattant du débarquement de Provence nous a quitté jeudi 10 novembre, Monsieur Joseph Grima, 98 ans, dans sa maison de retraite de Saint-Tropez.

315434883_561393502660722_7169569018983982023_n.jpg

Ancien de la 1ère Division Française Libre (DFL), Joseph Grima est né le 4 juin 1924 à Ferryville, en Tunisie dans une famille très patriote, marquée par les récits de combat de son grand-père, zouave à Verdun durant la Première Guerre mondiale. Début 1943 alors que les combats pour la libération de son pays natal font rage, Joseph Grima décide de rejoindre la 1ère DFL. Il est affecté au 1er bataillon du génie, 3e compagnie, comme démineur et connaît son baptême du feu aux batailles de Djebel Garci et de Takrouna.

La campagne de Tunisie achevée, il embarque à Bizerte et participe à la campagne d'Italie entre avril et août 1944, du Garigliano jusqu'à Tivoli, avant de débarquer avec sa division le 16 août 1944 à La Croix Valmer. Aussitôt, son unité est engagée à Toulon jusqu'au 24 août, combattant à l'Est de la ville, puis remonte vers le nord, libérant Lyon le 3 septembre, en direction des Vosges où l'avancée de l'armée française s'arrête brutalement à la mi-septembre 1944. Sa mission pendant la remontée du Rhône est alors le déminage des ponts et la construction d'ouvrages amovibles malgré un manque d'équipement fourni avec parcimonie par les Américains.

Le 27 novembre 1944, alors que la 1ère DFL se trouve dans le village d'Oberbruck en Alsace, sa compagnie reçoit pour ordre de déminer puis faire un « passage à gué » sur la rivière Doller afin de permettre aux véhicules du 1er régiment de Fusiliers-Marins de traverser avec le matériel. L'ambiance est très tendue dans ce petit village, les maisons sont calfeutrées, pas un habitant n'est visible et un silence de mort règne. Les fusiliers-marins et leurs half-tracks attendent que le génie termine sa mission. « Soudain, raconte Joseph Grima, un obus tombe devant moi, un autre à ma gauche… puis à ma droite ! Un nuage de poussière nous entoure. Des cris, des pleurs aussi. Un obus tombe au milieu du groupe ».

315360696_561393559327383_4725506720147326976_n.jpg

Deux de ses camarades, le lieutenant Novello et le sergent-chef Masson, sont tués. Joseph Grima quant à lui est touché par des éclats à la jambe gauche. « Je suis conscient, dira t-il les camarades me redonnent une peu de force avec un peu d’eau-de-vie et quelques cigarettes. Avec beaucoup de tristesse, depuis cette maison perdue dans le Haut-Rhin, je vois mes camarades mourir, tellement défigurés qu’ils en sont méconnaissables, dans les pires souffrances ».

Transféré à l’hôpital militaire de Sewen, où les éclats d’obus sont extraits de sa jambe, Joseph est ensuite rapatrié en Afrique du Nord après une longue convalescence. Décidé néanmoins à combattre jusqu'au bout, il retourne au combat au printemps 1945 et rejoint sa division envoyée entre-temps dans le massif de l'Authion dans les Alpes et participe aux terribles combats pour la rupture du front avant d'entrer en Italie le 25 avril 1945. Le 18 juin 1945, il est au défilé de la Victoire sur les Champs-Élysées devant le général de Gaulle.

Après la guerre, démobilisé, il travaille à l'usine de torpilles de Gassin pour DCNS (futur Naval Group). Il s'installe ensuite à Saint-Tropez où il s'implique activement dans les associations d'anciens combattants, participant à toutes les cérémonies d'hommage. Membre notamment du Comité d'entente des associations patriotiques durant 27 ans et fondateur de l'association Rhin et Danube, Joseph Grima se rend de plus régulièrement dans les écoles et collèges de la région afin de témoigner de sa guerre auprès des jeunes générations.

C'est notamment lui qui insistera pour baptiser du noms de héros de la Libération plusieurs carrefours giratoires comme le rond-point Armée d'Afrique à Cogolin, général de Monsabert à Grimaud ou Forces Alliées à Ramatuelle.

(Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris aujourd'hui le décès de  Thomas Marcus Rice, Staff Sergeant à la compagnie C du 501st Parachute Infantry Regiment de la 101st Airborne durant la dernière guerre mondiale.

316127149_2074761689386455_2514602114303298265_n.jpg

Il s'en est allé dans la nuit du jeudi 17 novembre aux alentours de minuit 30.

315912347_573535874772467_8279168443643287695_n.jpg

(Source : D-Day Experience, Saint Côme du Mont)

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Nous vous annoncer le décès de Henri BAUDINA, à l'âge de 95 ans. Il était Chevalier de la Légion d'Honneur depuis 2019, et faisait partie du Comité de la Drôme des Collines et du Vercors.

316409052_1239640099928858_9137757193191799424_n.jpg

Le 26 août 1944, âgé de 17 ans, alors qu'il avait rejoint les FTPF des FFI et participait aux violents combats contre les troupes nazies au-dessus de Nice, il est grièvement blessé par l'explosion d'un obus de mortier et laissé pour mort sur le champ de bataille à LEVENS.

Récupéré par les troupes US, il est soigné dans un hôpital de campagne à GRASSE . Il est réformé en septembre 1946 et rejoint sa famille comme commerçant.

Médaillé militaire, Croix de guerre avec étoile de bronze, Croix du combattant volontaire 39/45, il était Grand invalide de guerre.

(Source : Gal. Christian Van Duynslager - Président de la SMLH, section de la Drôme)

Link to comment
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.




  • Posts

    Fred689

    Posted

    Il a pleins de posts qui traitent de cà. Fouille un peu dans le forum avec "Rechercher".

    SergeP

    Posted

    Bonjour ou bonsoir !  J'ai pour ambition de rentrer dans l'armée de terre et plus particulièrement poser mes bagages dans le régiment de cavalerie des Hautes Alpes, cependant je porte des lunettes et j'ai prévu de faire une opération de corrections laser, je voulais savoir si cette dite opération pouvait me fermer cette porte ou si elle ne me portait pas préjudice pour ce métier? Si l opération n est pas un problème, j ai le choix entre le lasik et le pkr et je voudrais aussi savoir si y en a une meilleur que l autre? Puisque j ai entendu dire qu avec l une des deux, les coups aux visages étaient a éviter pour prémunir le décollement de la rétine... J ignore si c est vrai pour le coup  Merci a vous pour vos réponses!

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous vous annoncer le décès de Henri BAUDINA, à l'âge de 95 ans. Il était Chevalier de la Légion d'Honneur depuis 2019, et faisait partie du Comité de la Drôme des Collines et du Vercors. Le 26 août 1944, âgé de 17 ans, alors qu'il avait rejoint les FTPF des FFI et participait aux violents combats contre les troupes nazies au-dessus de Nice, il est grièvement blessé par l'explosion d'un obus de mortier et laissé pour mort sur le champ de bataille à LEVENS. Récupéré par les troupes US, il est soigné dans un hôpital de campagne à GRASSE . Il est réformé en septembre 1946 et rejoint sa famille comme commerçant. Médaillé militaire, Croix de guerre avec étoile de bronze, Croix du combattant volontaire 39/45, il était Grand invalide de guerre. (Source : Gal. Christian Van Duynslager - Président de la SMLH, section de la Drôme)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonsoir, Toi, je ne dis pas, mais ton conseillé, c'est un peu dommage... Je te mets un lien, je pense que tu y découvriras les avantages et les éventuels inconvénients, suivant tes attentes et demandes : https://www.defense-mobilite.fr/candidats/offre-de-service/travailler-dans-le-public/le-dispositif-derogatoire-de-reconversion-4139

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonsoir, Oui, mais attention pour certaines spé, il faut attendre un an, pour retenter. Mon avis (qui reste qu'un avis), fini ton master, ça ne te seras que positif pour la suite et en parallèle prépare toi pour les tests et épreuves. Et comme disait Monsieur de La Fontaine "un tient vaut mieux que deux tu l'auras"   
×
×
  • Create New...