Jump to content

Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.


Bouchon-Gras 49

Recommended Posts

  • Administrateur

L’Ordre de la Libération a la tristesse de vous faire part du décès de madame Pierrette Rossi née Brochay, médaillée de la Résistance avec rosette, survenu ce mercredi 19 janvier.

269567678_5489667131063215_8298404964808333593_n.jpg

Résistante dès février 1941 au sein du mouvement Combat, elle devient responsable départementale du service social des Mouvement unis de Résistance. Arrêtée en juillet 1944 à Lyon, internée à la prison de Montluc, elle est déportée à Ravensbrück puis aux kommandos de Torgau, Abterode et Markkleeberg où elle s’efforce de saboter la machine de guerre allemande.

Ses obsèques se tiendront le jeudi 3 février prochain à 15H30 en l’église Saint-Séverin de Paris. Elles seront suivies de l’inhumation au cimetière du Montparnasse.

Link to comment
Share on other sites

  • 3 weeks later...
  • Administrateur

C'est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition du vétéran des parachutistes de la France Libre, l’un des derniers officiers du Spécial Air Service durant la Seconde Guerre Mondiale. Le lieutenant Philippe Akar, qui avait sauté en France occupée en aout 1944, s’est éteint il y a quelques jours, à 103 ans.

272867007_7060896823983357_3982087772170239097_n.jpg

Né le 14 janvier 1919 à Paris, Philippe Akar est élève ingénieur à l’École des Mines lorsqu'il est mobilisé en novembre 1939 dans l'armée. Il a 20 ans et l'Allemagne vient de défaire la Pologne. C'est la Drôle de Guerre. Après la défaite de juin 1940, il est affecté à Chazelles, en Bourgogne. Il doit diriger un « chantier de la jeunesse française », une structure paramilitaire mise en place par le Gouvernement de Vichy. Mais en novembre 1942, après l’invasion de la « zone libre » par l’armée allemande, après des mois à vouloir reprendre les armes, il décide de partir : il laisse sa femme et son enfant, et quitte la France.

Il part en Espagne avec pour objectif de rallier Londres via Gibraltar. Mais il est arrêté en Espagne : il est incarcéré pendant plusieurs semaines, avant de finalement pouvoir reprendre sa route. En mai 1943, il est en Angleterre et dès le 16 juin 1943, il s’engage dans les Forces Françaises Libres, comme parachutiste. Breveté de la Parachute Training School de Ringway en août de la même année, il rejoint le 3e Bataillon d’Infanterie de l’Air et le 3e Special Air Service (SAS).

Le sous-lieutenant Philippe Akar est spécialisé dans le maniement et le sabotage par explosifs : il forme des dizaines de commandos à ce domaine. Sa première mission, en parallèle du Débarquement en Provence du 15 août 1944, est annulée. Mais le 3e Bataillon est parachuté en Saône-et-Loire quelques jours plus tard.

Chef de la section démolition-sabotage du Bataillon, Philippe participe à de nombreux sabotages des voies de communication empruntées par les Allemands. Il contribue également à la libération des villes de Montceau-les-Mines et de Montchanin en septembre 1944. De plus, l'unité parvient à préserver d'importants équipements industriels du bassin minier, essentiels pour l'effort de guerre.

Après un nouveau séjour en Écosse pour y former des recrues fraîchement arrivées au 3e SAS, le jeune officier s’apprête à se battre aux Pays-Bas, en participant à l’opération Amherst, début avril 1945. Il est capturé par des soldats allemands alors qu'il se cache dans une eau glacée. Il parviendra finalement à s’évader d’un camp de prisonniers près de Brême juste avant la capitulation de l'Allemagne.

Après la guerre, Philippe Akar entamera une carrière d’ingénieur dans l’industrie, tout en restant très actif pour faire vivre le devoir de mémoire. Il était ainsi le vice-président national de l’Amicale Française des Parachutistes SAS. Il écrira également ses mémoires : "Parachutistes au 3e SAS, ma guerre 1939-1945".

Le lieutenant Akar était grand officier de la Légion d’honneur et titulaire de la Croix de guerre 1939-45 avec palmes, de la Croix du combattant volontaire, de la Croix du combattant volontaire de la résistance, de la Médaille des évadés, de la Croix du combattant et de la Médaille de l’internement pour faits de résistance.

(Source : Opex 360, AFPSAS, L'informateur de Bourgogne & La Croix - Passionmilitaria)

 

C'est avec tristesse que nous avons appris la disparition du vétéran américain Harry Nivens. Comme para au sein du 502nd Parachute Infantry Regiment, il avait sauté dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 en Normandie. Gravement blessé dans les combats pour Carentan, il avait survécu à la guerre. Il avait 100 ans. 

272665775_10161621839301982_9204077848976190598_n.jpg

 

Nivens s'enrôle dans l'US Army quelques semaines après l'attaque sur Pearl Harbor, en janvier 1942. Il a alors 19 ans. Il décide d'être volontaire pour rejoindre les parachutistes, en partie parce que les futurs paras recevront 50 dollars de plus par mois ! Harry Nivens est déployé au sein de la Compagnie I du 502nd Parachute Infantry Regiment, qui est rattaché à la célèbre 101st Airborne Division.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, Harry est dans un C-47 de 18 parachutistes, qui vont sauter dans le chaos et louper leur zone de largage désignée. Leur mission d'origine est de prendre une série de ponts stratégiques et de détruire des pièces d’artillerie situées derrière Utah Beach avant le Débarquement des troupes des premières vagues sur les différentes plages. Mais les paras sont dispersés : Harry touche terre vers Saint-Germain-de-Varreville, dans les environs de Saint-Mère Eglise. Il retrouve certains de ses amis et se dirigent directement vers Saint-Mère-Eglise.

Les soldats reçoivent l'aide d'un civil : avec leur carte et un para connaissant quelques mots en français, ils peuvent se diriger vers Utah Beach et leur zone de débarquement prévue ! Durant cette première nuit, Harry manque de se faire capturer mais parvient à fuir avec d'autres paras.

Quelques jours plus tard, le 10 juin 1944, la 101st Airborne Division reçoit l'ordre de s'emparer de la ville de Carentan. Les deux meilleurs ami de Harry sont tués. Les paras doivent se battre à la baïonnette, au milieu de la bataille. Harry est à son tour gravement blessé par des tirs de mitrailleuses alors qu'il tire sur des troupes allemandes : une rafale de MG43 le touche à la hanche. Pendant de nombreuses heures, il va devoir attendre sur place, sans eau (il trouvera finalement une brique de lait).

Finalement, quatre heures plus tard, Harry est évacué vers un poste de secours puis vers un hopital de campagne près d'Utah Beach. Il est rapatrié en Angleterre, où il reçoit un plâtre et une tige en acier dans le genou droit et la cheville gauche. Il est au final renvoyé aux États-Unis : sa rééducation va durer des mois. Mais ses blessures émotionnelles ne guériront jamais réellement.

Harry met un point d'orgue, après la guerre, à contacter les familles de ses camarades morts en Normandie. Il va en contacter des dizaines. Il va également participer à de nombreuses rencontres de vétérans et il parviendra à revenir en Normandie à plusieurs reprises, la dernière fois en 2014. Il a même été filmé dans le documentaire "Band of Brothers" réalisé par la chaîne History Channel.

Harry a été décoré de la Purple Heart et de la Bronze Star pour ses actions en Normandie. En 2004, il avait été fait Chevalier de la Légion d’honneur par la France. Adieu, Harry. Et merci.

(Source : Centralfloridalifestyle & Actu - Passionmilitaria)

 

C'est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition de Bill Diack, à l'âge de 98 ans. Ce vétéran avait débarqué le 8 juin 1944 comme conducteur de char, avait combattu à Caen contre les SS et avait aidé à la libération de l'Europe, jusqu'au camp de concentration de Bergen-Belsen, où il va libérer des centaines de déportés juifs

273005362_7078633958876310_1656064690307192756_n.jpg

Bill n'a pas encore 20 ans lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Mais il n'est pas incorporé directement. Il est alors manutentionnaire dans une usine de papier. Mais en 1942, il va franchir le pas et décide de s'engager. Son service militaire débute à Blackpool, dans le nord-ouest de l'Angleterre, pour son entraînement et sa formation militaire. Il développe très vite un certaine aptitude pour la conduite de véhicules !

Il rejoint une unité blindée, le célèbre 2nd Fife and Forfar Yeomanry, un régiment blindé qui dépend de la 11th Armoured Division : il devient conducteur de char, mais également opérateur radio et mitrailleur ! Et le 8 juin 1944, moins de 48h après le D-DAY, il débarque à son tour en Normandie. Il va participer aux terribles combats dans les alentours de Caen contre les SS d'Hitler. Il est notamment pris dans un bombardement d'où il va miraculeusement survivre.

Les combats continuent dans le nord de la France, en Belgique et aux Pays-Bas. Finalement, après des mois de combats, Bill et ses camarades arrivent devant le camp de concentration de Bergen-Belsen, où 70 000 personnes sont mortes dans des conditions horribles. Bill, qui est dans l'un des premiers chars déployés pour libérer Bergen-Belsen, entre dans le camp dans les premiers. Il tombe d'abord sur un soldat allemand, puis sur des dizaines de personnes dans un état épouvantable. Bill participe aux opérations de soin aux déportés, des Juifs d'Europe. Il dira même après guerre qu'il avait libéré un camps de cadavres.

Libéré du service tardivement, le 25 avril 1947, Bill va recevoir de nombreuses décorations durant la guerre, dont les 1939-45 Star et France and Germany Star. Mais en 2017, il reçoit une dernière décoration : la Légion d'honneur française.

(Source : Pressandjournal - Passionmilitaria)

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Triste nouvelle apprise cette nuit, le décès du vétéran américain  Dan McBride, F company, 502nd parachute infantry regiment, 101st Airborne Division, qui participa à toutes les campagnes d'Europe.

274304120_1868932593302700_6827250944751484612_n.jpg

(Source : D-Day Experience, Saint Côme du Mont)

 

Daniel McBride nait à Cleveland, en Ohio, le 9 avril 1924. Il s'engage en 1942 après avoir été au cinéma : les actualités montraient des soldats américains sautant d'avions. Malgré son vertige, il décide de rejoindre les parachutistes ! Il est assigné à la F Company du 502nd Infantry Regiment, qui dépend de la 101st Airborne Division.

L'unité est envoyée en Angleterre et débute un entraînement en préparation de l'invasion de l'Europe. Le 5 juin, les paras sont emmenés dans la zone de rassemblement, mais la mission est annulée. Daniel rencontre à cette occasion Dwight D. Eisenhower, chef des forces alliées en Europe. Il échange même quelques mots avec l'officier. Finalement, quelques heures après, la décision tombe : ils vont sauter dans les premières heures du 6 juin 1944 !

Au-dessus de la France, les avions évoluent dans un banc de brouillard : Daniel va être largué hors de sa zone prévue. Il saute de l'avion mais sa jambe est emmêlée dans les suspentes de son parachute. Il percute le sol et est assommé. À son réveil, il se dirige vers le nord, mais sans sa boussole, qu'il a perdu. Il évolue le long des haies et finit par retrouver un autre parachutiste de son unité grâce à son cricket, puis finalement des officiers.

273873205_2478190282316952_1877453264240534653_n.jpg

Pendant les premiers jours, Daniel et ses camarades combattent sans repos, notamment à Carentan et les environs. Il se souvient du froid la nuit et de la faim, toujours présente. Dans un hangar, il tombe sur un lapin et le mange. Mais le jeune parachutiste va être blessé alors qu'il est en patrouille de nuit : un soldat ennemi, vraisemblablement perdu, lui touche l'épaule dans le noir et l'interroge en ... allemand !

Les deux hommes se tirent dessus à bout pourtant. Daniel est blessé au bras gauche. Il est rapatrié dans un hôpital britannique mais retourne avec son unité quelques semaines après. Il participe à l'opération aéroportée Market Garden, aux Pays-Bas, en octobre 1944. Daniel y est blessé une seconde fois, cette fois à la cheville par un obus d'artillerie. Il reste à nouveau de longues semaines à l’hôpital. Mais une fois encore, il rejoint sa compagnie.

Lorsque l'Allemagne contre-attaque dans les Ardennes le 16 décembre 1944, la 101st Airborn est envoyée en urgence comme renfort. Daniel se souvient très bien qu'il n'avait ni armes, ni munitions, ni équipement. Pendant de longues nuits et journées, Daniel participe à plusieurs combats. Il estime avoir tué plus d'une vingtaine d'Allemands, ainsi qu'un char, malgré le froid insoutenable (les paras n'ont pas de vêtements d'hiver). Daniel va être blessé une 3e fois ! Alors qu'il se trouve dans son trou, sous un arbre, à Bastogne, un char américain explose à côté de sa position : des éclats d'obus lui transpercent le genou !

Daniel revient avec son unité et participe à la prise du Nid d'Aigle à Berchtesgaden. Il aura reçu de nombreuses décorations, dont 3 Purple Heart pour ses blessures. Daniel est décédé ce mercredi 16 février 2022 à l’hôpital de Silver City, au Nouveau-Mexique. Il était un fidèle des commémorations en Normandie, étant revenu à plusieurs reprises ses dernières années. Il laisse un vide immense. Adieu Daniel.

(Source : usatoday & army.mil-Passionmilitaria)

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

nous apprenons le décès de Enrico Ronchetti (1920-2022), à 102 ans. Il était le dernier canonnier italien du Chaberton.

273734857_1019919842067837_3619518726543304039_n.jpg

Il fut le dernier témoin de la bataille du Chaberton, le 21 juin 1940, durant la Bataille des Alpes, au cours de laquelle le fort du Chaberton, fierté de l'armée italienne, fut gravement endommagé par l'artillerie française.

273383735_1019920288734459_8862601606912375932_n.jpg

Le fort du Chaberton, fut construit dès 1898, et était équipé de huit tourelles de 149mm à partir de 1906. En juin 1940, le fort italien, sous le commandement de Spartaco Bevilacqua, ouvrit le feu sur de nombreuses fortifications françaises, dont l'ouvrage du Janus. Les artilleurs français du 154e RAP sous le commandement du lieutenant Miguet répliquèrent à coup de mortiers de 280mm Schneider modèle 1914, détruisant six des huit tourelles du Chaberton en l'espace d'une journée.

C'est une nouvelle qui nous touche évidemment, vu le temps que nous avons passé à la réalisation du documentaire sur le "Cuirassé des Nuages".

273693299_1019920738734414_461959374732334555_n.jpg

Durant l'après-guerre, Enrico Ronchetti n'avait pas oublié le drame vécu par les italiens, et n'avait jamais perdu une occasion de la transmettre aux jeunes générations.

Du fait de la neutralisation du Chaberton en Juin 1940, 10 artilleurs italiens étaient morts, 60 grièvement blessés principalement à cause de l'incendie développés à l'intérieur des dômes en feu, suite à l'explosion des munitions.

273736803_1020782485314906_1566650868655917524_n.jpg

Ses récits avaient été recueillis par Roberto Guasco dans son livre "L'Artigliere dello Chaberton" et ses journaux restent un des témoignages les plus précieux de la vie quotidienne sur le "Cuirassé des Nuages".

Parmi les histoires les plus touchantes de Ronchetti, menuisier de formation (il était ébéniste à Fecchio (près de Cantù, en Lombardie), est celle dans laquelle il avoue n'avoir jamais imaginé qu'il allait devoir mettre son art de la menuiserie à la disposition de ses compagnons d'armes.

"Le lendemain du bombardement, il n'y avait pas de cercueils pour les morts défigurés par les explosions, il a donc été décidé d'utiliser le parquet pour les fabriquer. Les caisses ont été construites pendant la nuit et le lendemain matin, les morts ont été emmenés dans une position plus sûre, en bas de la grande épingle à cheveux, dans une sorte de trou dans la neige."

273610931_1020783385314816_3387941440069150429_n.jpg

Sa contribution fut également inestimable dans la création du Musée "Monte Chaberton" à Clavière. Inaugurée en juin 2021 et organisée par Dario Maddio et Roberto Guasco, l'exposition rassemble les témoignages et les objets ayant appartenu aux anciens combattants, ainsi que des interviews exclusives qui sont projetées aux visiteurs à une courte distance des ruines du plus haut fort d'Europe, classé monument historique depuis le 4 février 2021.

(Source : Corriere della Sera, 1er février 2022 - fortification de France)

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Le vétéran américain Joseph Reilly s'est éteint à l'âge de 100 ans

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès du vétéran américain Joseph D. Reilly. Il aurait eu 101 ans le 7 mai 2022.

article-carentan-ceremonie-au-carre-de-choux-un-vibrant-hommage-aux-liberateurs-google-chrome-960x640.jpg

Joseph Reilly lors de son dernier voyage en Normandie, à Carentan. (©Archives La Presse de la Manche)

Après sa formation militaire, Joseph D. Reilly s’est porté volontaire pour intégrer les unités aéroportées.  En mars 1943, il rejoint le 501e régiment de la 101e Airborne Division.

Après avoir décollé avec ses frères d’arme de l’aérodrome de Merryfield, il fut parachuté le matin du 6 juin 1944 à proximité de la ferme de la Petite-Dune à Pouppeville, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont (Manche).

Un parcours exemplaire

Avec les autres parachutistes de son groupe, il avait pour objectif de s’emparer de l’écluse sur la Douve au lieu-dit « La Barquette » afin d’empêcher les troupes allemandes d’inonder les terres situées entre Saint-Côme-du-Mont et Carentan.

Avec mon régiment, nous avons attaqué Carentan. Nous avons marché mais tenu bon la ville.

Joseph D. Reilly

En septembre 1944, Joe Reilly avait également participé à l’opération Market Garden aux Pays-Bas. Puis il avait pris part au siège de Bastogne lors de la bataille des Ardennes fin 1944 et début 1945.

Retrouvailles normandes

Joseph Reilly était un habitué des célébrations en Normandie. On l’avait notamment aperçu lors des cérémonies à Sainte-Marie-du-Mont, Carentan ou encore sur le site de La Fière où il avait pu, à l’occasion du 73e anniversaire, retrouver son camarade Vince J. Speranza qu’il n’avait pas vu depuis la guerre.

En 2014, Joseph Reilly avait rencontré une quarantaine d’élèves de seconde du lycée Henri-Cornat à Valognes.

En 2017, il avait eu l’insigne honneur de représenter The Greatest Generation Foundation, aux cérémonies du 14 Juillet à Paris. Il avait notamment pu rencontrer le président Macron.

article-sainte-marie-du-mont-un-veteran-de-la-101e-aux-ceremonies-du-14-juillet-joseph-reilly-a-rencontre-les-presidents-goog-960x640.jpg

Photo souvenir aux côtés du président Macron à l’occasion des cérémonies du 14 juillet 2017. (©Archives)

Quelques jours après cette rencontre, il avait été victime d’un malaise et hospitalisé à Bayeux. Il n’avait pu participer à une cérémonie à Saint-Lô. Il avait rapidement retrouvé son entrain et son optimisme habituel.

5source : La Presse de la Manche)

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Le 1er Régiment de Fusiliers Marins vient de perdre le 2 mars 2022 l’un de ses grands Anciens,

274750311_3158287837749530_7534342157402050266_n.jpg

François GUYETAND, âgé de 98 ans, engagé dans la 1ere DFL en Tunisie en 1943 . Jusqu’en 2019, il marquait de sa présence fidèle les cérémonies du Débarquement de Provence, avec La Délégation de la France Libre du Var et celle de la 1ère DFL. 

274812433_3158284214416559_5837208838240853326_n.jpg

A bord du Charles de Gaulle, lors du  70e anniversaire 2014 du Débarquement. 

(Source : Musée de Tradition de l'Ecole des Fusiliers Marins)

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Jeff Haward vient de nous quitter, à l'âge de 102 ans. Ce soldat britannique avait connu toute la guerre : engagé avant 1939 dans l'armée britannique, combattant en France en mai 1940, évacué lors de la terrible bataille de Dunkerque, remobilisé et engagé en Afrique du Nord, en Sicile, débarqué lors du D-DAY, combattant en Normandie jusqu'en Europe du Nord-Ouest ! Un parcours unique !

275360160_7236554326417605_4889901259199219038_n.jpg

Jeff Haward s'engage avant le début de la guerre dans la Territorial Army britannique, la réserve militaire. Il rejoint le Middlesex Regiment, l'un des plus anciens régiments d'infanterie de l'armée britannique. Il est déployé au sein du 1/7th Battalion, unité de mitrailleuses alors équipée de l'emblématique Vickers. Jeff combat en France à partir de mai 1940. Il se retrouve, avec son bataillon, encerclé à Dunkerque, qu'il parvient à quitter, abandonnant la plupart du matériel.

Pendant de nombreuses semaines, l'unité est chargée de la défense côtière, avec un unique fusil pour plusieurs soldats ! Finalement, en 1941, le bataillon est intégré à la 51st Highland Division, qui va être déployée à chaque moment à partir de ce moment ! La division arrive en Afrique du Nord en août 1942, combat lors de la deuxième bataille d'El Alamein (octobre-novembre), puis lors de la campagne de Tunisie, dont la bataille de Wadi Akarit, début avril 1943. Finalement, la division est retirée du front, est rééquipée et renvoyée au combat !

En juillet 1943, la la 51st participe à l'invasion alliée de la Sicile (opération Husky), subissant des pertes relativement légères au cours de la campagne (38 jours). La division est rappelée au Royaume-Uni : l'entrainement pour les prochaines opérations de Débarquement commencent ! Et finalement, le 7 juin 1944, à J+1, Jeff et la 51st débarquent en Normandie. Ils sont envoyés au soutien de la 6th Airborne Division britannique et vont combattre à Bréville (11-12 juin), à Colombelles (11 juillet), dans les environs de Lisieux ou encore à Saint-Valéry-en-Caux, lieu de la reddition de la division en juin 1940 !

Après cela, la 51st combat pour la prise du port du Havre, en septembre 1944, avant d'être envoyée aux Pays-Bas (opération Pheasant) en octobre 1944. Pendant la bataille des Ardennes, l'unité reste en réserve, avant d'être renvoyée au combat dès janvier 1945 en Allemagne, et notamment en Rhénanie, avant de traverser le Rhin à la fin mars. C'est à cette période que Jeff obtient la Military Medal, l'une des plus hautes distinctions militaires britanniques, pour actes de bravoure au combat. C'est le FieldMarshal Sir Bernard Montgomery qui lui remet en personne. Il avait également reçu, après-guerre, la Légion d'honneur.

(Source : Hommages et devoir de mémoire en Normandie (photo) & Wikimilitar / Passionmilitaria)

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Un vétéran de la Seconde Guerre mondiale vient de nous quitter : Monsieur Oscar Colle s’est éteint à La-Seyne-sur-Mer dans la nuit du 15 au 16 mars à l’âge de 103 ans.

276082918_1660049434347255_7635375084231246204_n.jpg

Né à Vidauban le 21 septembre 1919, Oscar Colle passe son enfance au château Saint-Louis à La Garde élevé par sa tante. Très tôt passionné d’aviation et peu attiré par l’idée de reprendre le vignoble familial, il décide de devancer l’appel et rejoint l’armée à 18 ans. Après un brevet de mécanicien, il fait ses classes à Istres, en sort mitrailleur mais finit par être « repêché » à Bourges où il passe son brevet de pilote militaire.

En 1940 après la débâcle, il entre en Résistance au sein du mouvement Libération Sud avec sa sœur, où il s’occupe de réaliser des tracts clandestins, avant d’intégrer le réseau de renseignement Gallia de la France libre, alors le plus important en zone sud, dirigé par Henri Gorce-Franklin. Assigné à la réception des parachutages dans le Puy-de-Dôme, Oscar Colle aura même l’occasion de porter secours à un pilote américain abattu. Six fois décoré, il sera notamment récipiendaire de la Légion d'Honneur en 1954, de la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme et de la Médaille de la Résistance.

Après la Libération, il entame une carrière de croupier au casino de jeux d’Enghien-les-Bains. Revenu vivre dans son village natal avec son épouse à sa retraite, Oscar Colle participe à toutes les commémorations de la Libération avant de s’établir à La-Seyne-sur-Mer en 2021 afin de se rapprocher de sa fille, conservant toute sa lucidité malgré son âge avancé.

(Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Il avait participé à la libération de la Normandie au sein du corps forestier canadien composé de 7 000 hommes.

MjAyMjAzZjE3Yjg1ZWIwZmMwZWVmMjBmYTEzMTJjNmRhOTY4N2Y.jpg

Le vétéran canadien Alexandre Mallet saluait en mai 2021 la remise officielle de sa Légion d’honneur. | D. R.

Vétéran canadien de la Seconde Guerre mondiale, Alexandre Mallet est décédé en ce mois de mars 2022 à l’âge de 100 ans. Enrôlé dans le corps forestier, il avait préparé le terrain pour reconstruire des ponts lorsque les Allemands battraient en retraite.

Il avait participé à la libération de la Normandie au sein du corps forestier canadien composé de 7 000 hommes. Il avait participé à la Bataille de Cologne, qu’il dépeignait souvent comme son « combat le plus difficile » . Ce dévouement lui avait valu d’être élevé au grade de chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur à l’automne 2020.

Avec le concours du festival de la Semaine canadienne, il avait été décoré en 2021 à Haut-Shippagan, commune de la province acadienne, à l’est de Québec, à l’occasion des commémorations du 8 mai 1945, quelques jours avant un autre vétéran canadien, Réginald Basque

À l’âge de tout juste 100 ans, qu’il avait fêté le 18 mai dernier, Alexandre Mallet est décédé le mercredi 2 mars 2022. Arrivé en France en 1941, il avait contribué à faciliter l’accès des troupes alliées, en coupant des arbres en forêt de Cerisy. Ces bois ont servi à reconstruire des ponts détruits par les Allemands lors de leur recul au moment du Débarquement.

(Source : Ouest-France)

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Avec un peu de retard,

Vétéran de la Seconde Guerre mondiale, le Canadien Alphonse Vautour est décédé dimanche 27 mars 2022, à l’âge de 102 ans. Il était revenu pour la première fois en Normandie en 2019, à l’occasion du 75e anniversaire du Débarquement.

MjAyMjAzZGM3ZTljYTQ2MmExMjg0M2JkZjY3NTA5ZTJhYzUzNjI.webp

Le vétéran canadien Alphonse Vautour lors des cérémonies du 75e anniversaire du Débarquement en Normandie, en 2019. | ARCHIVES STÉPHANE GEUFROI, OUEST-FRANCE

« Engagé à 19 ans, tout d’abord dans les New Brunswick Rangers, il rejoint ensuite le North Shore Regiment du Nouveau Brunswick. C’est avec ce régiment qu’il débarque, le 6 juin 1944, sur la plage de Nan Red, à Bernières-sur-Mer », rappellent les organisateurs du festival de La Semaine acadienne de Courseulles-sur-Mer, dans un post Facebook lui rendant hommage.

« J’étais dans un petit tank, nous étions trois, il fallait détruire les positions allemandes », racontait l’ex-soldat canadien lors de sa venue en Normandie, en juin 2019, pour le 75e anniversaire du Débarquement. C’était d’ailleurs la toute première fois qu’il remettait les pieds en France, à presque 100 ans.  

Après l’armée, Alphonse Vautour a eu huit enfants et a connu une longue carrière au sein des Postes Canada, précise le média Radio Canada . En 2014, il avait été décoré de la Légion d’honneur française.

(Source : Ouest-France - Normandie)

 

277467240_7338387049567665_2637649888614171084_n.jpg

Originaire de Petit-Cap, au Québec, Alphonse s'était engagé dès ses 17 ans au sein de l'armée canadienne, avant même le début de la Seconde Guerre mondiale, le 9 juin 1939. Il est affecté à une unité d'infanterie de la milice, les Rangers du Nouveau-Brunswick. Peu après, il est envoyé au North Shore Regiment du New Brunswick. Cette unité, également d'infanterie, va mobiliser son 1er Bataillon pour la guerre et va l'envoyer dès 1941 pour la Grande-Bretagne.

C'est au sein de cette unité que Alphonse va débarquer le 6 juin 1944, sur Juno Beach, sous le feu nourri des troupes allemandes. Plus précisément, il touche terre sur la plage de Nan Red, à Bernières sur mer, à l'est de Juno Beach, l'un des endroits les plus protégés de Juno. Son bataillon appartient alors à la 8e Brigade d'infanterie canadienne de la 3e Division d'infanterie canadienne.

Pour le D-DAY, Alphonse conduit un Bren Gun Carrier, une chenillette d'infanterie très prisée au soutien des soldats. Alphonse participe à la prise de plusieurs bunkers allemands qui tiraient sur la plage. Une fois la victoire en Normandie acquise, le soldat canadien va servir dans le Nord-Ouest de l'Europe jusqu'à la fin du conflit, en mai 1945. Après l’armée, Alphonse Vautour va s'engager à Postes Canada. En plus de ses nombreuses décorations canadiennes, Alphonse Vautour a été décoré en 2014 de la Légion d'honneur. Enfin, en juin 2019, il était revenu pour la première fois en France, à l'occasion des cérémonies du 75ème anniversaire du D-DAY

(Source : Juno Beach Center, Radio-Canada & & ouest-france - Passionmilitaria)

 

 

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse la disparition de notre ami et plus fidèle visiteur, Harry Billinge, survenue hier à l’âge de 96 ans.

277803194_2833383806963513_496915066766951567_n.jpg

À 18 ans, il a débarqué sur la plage de Gold en tant que sapeur du génie, et il a combattu lors des batailles de Caen et de Falaise.

277798243_2833383723630188_3751025237994381905_n.jpg

Depuis de très nombreuses années, Harry n’avait jamais manqué une cérémonie à Arromanches et il a œuvré toute sa vie pour le devoir de mémoire, notamment dans la création du Mémorial Britannique de Ver-sur-Mer. Toutes ses actions lui ont permis de recevoir de nombreuses distinctions dont la MBE, la médaille de l’Ordre de l’Empire Britannique, des mains de sa majesté la Reine Elisabeth II, en 2019.

(Source : Musée du Débarquement Arromanches)

 

 

Nous venons d'apprendre, avec une infinie tristesse la disparition de Jean Isaac-Tresca, le dernier des résistants ayant combattu dans le maquis des Glières, dans les Alpes, pendant la Seconde Guerre mondiale. Jean nous a quitté dans sa 104e année. Il avait fait sienne la devise du maquis : "Vivre libre ou mourir".

277775800_7369648336441536_3984438949497551795_n.jpg

Sur la photo, Jean est en discussion avec le célèbre Tom Morel.

Jean Isaac-Tresca, né en 1918 à Lyon, a combattu sur ce plateau reculé que sont les Glières, dans le massif des Bornes, à 1450 mètres d'altitude. Il était l'un des 460 homes du Maquis : des anciens militaires du 27e bataillon de chasseurs alpins d'Annecy, des hommes de l'Armée secrète, des réfractaires du STO, des communistes, des francs-tireurs et des partisans et républicains espagnols. Le maquis s'était installé sur place à l'hiver 1944

Jean Isaac-Tresca (pseudonyme Pasquier), autrefois résistant, se mue en soldat, menant ses hommes au combat. Mais les forces allemandes ne supportent plus les actions du maquis des Glières : elles déclenchent le 23 mars 1944 l'opération Hoch Savoyen, menée par les 12000 soldats de la 157. Gebirgs-Division (division alpine), soutenus par deux escadrilles d'avions de chasse et de bombardiers de la Luftwaffe, renforcés d'unités de la Sicherheitspolizei (police de sureté), de la Gestapo et de la Milice. Près de 20 000 hommes, contre les 500 résistants.

Le 26 mars, à l'aube, la bataille fait rage. Mais le combat est trop inégal : les hommes des Glières se battent avec courage mais la bataille est perdue. 129 sont tués, des centaines d'autres sont capturés, torturés, déportés.

Jean Isaac-Tresca va survivre à la guerre et va devenir ingénieur. Il va vivre de nombreuses années au Japon. Le 31 mars 2019, Emmanuel Macron avait commémoré le 75e anniversaire des combats du plateau des Glières à la nécropole nationale de Morette, à Thônes. Les Glières, devenues aujourd'hui l'un des plus hauts lieux de la Résistance.

(Source : Le Figaro & Famille (Twitter) - Passionmilitaria)

 

 

 

 

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Les obsèques d'une religieuse à Caen, lundi 4 avril 2022, ont révélé le parcours hors du commun d'une soldate américaine, du D-Day à la communauté des Petites Sœurs des Pauvres.

006b37a10f426e36b37a10f42a76b3v-960x640.jpg

Lors de ses funérailles à Caen (Calvados) lundi 4 avril 2022, le drapeau américain a recouvert le cercueil de Marie Joseph de l'Assomption, ancienne soldate du Débarquement et petite Sœur des pauvres. ©Diocèse de Bayeux

Les funérailles d’une religieuse de Caen (Calvados), même centenaire, auraient pu passer inaperçues. Mais lundi 4 avril 2022, le cercueil de cette femme, membre de la communauté des Petites Sœurs des pauvres, a été drapé de la Bannière étoilée, le drapeau américain, lors de ses obsèques. Trois femmes sous-officiers ont fait le déplacement des États-Unis pour lui rendre un dernier hommage.

Sur les plages du Débarquement et à Paris pour la Libération

C’est l’épilogue d’une existence hors du commun pour une femme ordinaire, née sous le nom de Mary Ulm aux États-Unis en 1920, devenue l’une de ses héroïnes très discrètes du Débarquement en Normandie.

télécharger (1).webp

D’après le diocèse de Bayeux, elle s’est engagée dans l’armée américaine, au service des transmissions, lors de l’entrée en guerre des États-Unis. Elle a été du D-Day sur les côtes normandes en juin 1944, et avait même rallié Paris, pour le défilé de la Libération sur les Champs-Élysées le 26 août.

(Source : liberté, le Bonhomme Libre - La Manche Libre)

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Nous apprenons  la disparition, dans sa 107e année, de Mimi Reinhardt. Cette femme avait dressé les listes des employés juifs sauvés des chambres à gaz de l'Allemagne nazie par Oskar Schindler, dont le récit a été popularisé par le célèbre film de Steven Spielberg, "La Liste de Schindler". Grâce à elle, plus de 1000 Juifs et Juives avaient été sauvés. Mimi avait conservé pour l'homme d'affaires une réelle tendresse

277788217_7378360372236999_4752327547262197158_n.jpg

Elle était la secrétaire de l'industriel allemand Oskar Schindler durant la Seconde Guerre mondiale. Mimi Reinhardt, qui avait rédigé la célèbre liste de son employeur qui a permis de sauver plus de 1000 Juifs de la barbarie nazie, s'est éteinte en Israël, a indiqué sa famille vendredi 8 avril. D'origine autrichienne et juive elle-même, Mimi Reinhardt vivait à Cracovie, en Pologne, avant la Seconde Guerre mondiale et avait été engagée par Oskar Schindler pour lequel elle a travaillé jusqu'en 1945.

Pendant la guerre, elle avait dressé les listes des employés juifs sauvés des chambres à gaz nazies par son employeur. L'histoire hors du commun d'Oskar Schindler a été popularisée en 1993 par le film du réalisateur Steven Spielberg, La Liste de Schindler, couronné de sept Oscars et de dizaines de prix internationaux. Installée après la guerre à New York, Mimi Reinhardt immigré en Israël, en 2007 à l'âge de 92 ans.

Mimi Reinhardt avait indiqué avoir rencontré Steven Spielberg, tout en avouant avoir mis des années avant de pouvoir regarder son film, trop réaliste selon elle, la forçant à sortir de la salle avant la fin de la séance.

(Source : France-Info-Passionmilitaria)

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons  le décès du Colonel Maurice COURDESSES, Président d'honneur de l'association nationale des anciens de la 2ème DB.

Le président d'honneur de l'association "Maison des Anciens de la 2e DB" nous a quitté mardi.

R.jpg

Né le 21 juin 1923, il est élève en classe préparatoire à Saint-Cyr au collège Stanislas lorsque la guerre éclate.
Il s'engage le 19 octobre 19444 à la 2e DB et suit sa formation initiale au BR à St-Germain-en-Laye avant de rejoindre la division en Alsace le lendemain de la libération de Strasbourg.
Affecté à la 5e compagnie du RMT, il participe aux combats de l'hiver 1944-45 en Alsace puis entre en Allemagne comme caporal.
A la fin de la guerre, il est sélectionné pour suivre les cours à l'école des officiers de Coëtquidan. A sa sortie d'école, il rejoint le RMT.
En février 1948, il embarque pour l'Indochine qu'il atteint le 2 avril. Il est alors affecté au secteur Nord-Ouest à la compagnie autonome de commandement. Sa conduite au feu lui vaut ses deux premières citations et l'attribution de la la Croix de Guerre des TOE. Le 1er décembre, il est blessé au cours d'une embuscade.
Le 14 août 1950, son séjour s'achève et il retrouve la France en septembre.
En janvier 1952, il embarque à nouveau pour un deuxième séjour et sert au 3e bataillon thaï au Tonkin avec lequel il obtient trois nouvelles citations.
Volontaire pour rejoindre Dien Bien Phu, il rejoint le camp retranché le 13 mars 1954 où il prend le commandement d'une compagnie puis celui d' un point d'appui. Il y obtient une sixième citation et est fait prisonnier à la chute du camp. Libéré des camps vietminh le 4 septembre 1954, il reçoit la Croix de la Vaillance du Vietnam et en nommé chevalier de l'Ordre National du Vietnam.
Capitaine à 31 ans, 2 fois blessé, chevalier de la Légion d'Honneur et titulaire de 6 citations, il effectue ensuite deux séjours en Algérie ou il est à nouveau cité deux fois et reçoit la Croix de la Valeur militaire.
En 1975, il quitte le service actif avec le grade de lieutenant-colonel.
Dès 1979, il s'investit au sein de la Maison des Anciens et travaille longtemps au Fonds Historique de la FOndation Maréchal Leclerc de Hauteclocque avec notamment Charles Pegulu de Rovin disparu l'année dernière.
Depuis quelques années, le colonel Maurice Courdesses était pensionnaire de l'Institution Nationale des Invalides.
Ses obsèques auront lieu le 20 avril prochain aux Invalides.

(Source : La 2ème Division Blindée de Leclerc)

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Nous apprenons le décès du vétéran Warren C. Wilt.

278611277_2532855133517133_1054734422682519368_n.jpg

Né le 5 novembre 1922, il s'engage le 12 janvier 1943. Breveté parachutiste au sein de la H Co. du 508ème PIR, il saute le 6 juin 1944 en Normandie. Gravement blessé au combat le 20 juin, il est évacué en Angleterre.

Remis sur pied, il intègre la G Co. pour la campagne des Ardennes. Il est blessé une seconde fois au combat le 7 janvier 1945.

M. Wilt s'est éteint le 9 avril dernier, à l'âge vénérable de 100 ans, à Kansas City.

(Source : Airborne Museum)

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Pierre Rolinet, un des derniers survivants du camp du Struthof et résistant est mort à 99 ans62666ce451973_148-9747-00-00-00-15.webp

Pierre Rolinet, déporté au camp du Struthof en Alsace. • © Florence Petit - France Télévisions

Pierre Rolinet est décédé le 24 avril 2022 à l'âge de 99 ans. Originaire du Pays de Montbéliard (Doubs), le résistant est l'un des rescapés du camp du Struthof en Alsace où il avait été déporté. Pierre Rolinet était le président d'honneur de l'association des amis du musée de la Résistance et de la déportation de la citadelle de Besançon.

"C'était notre grand bonhomme". L'ancienne conservatrice du musée de la Résistance et de la déportation de la citadelle de Besançon éprouve une "grande tristesse de voir partir celui qui inspirait au quotidien l'équipe du musée".

Pierre Rolinet s'était donné comme mission de témoigner sans relâche de ce qu'il avait vécu pendant la seconde guerre mondiale. En tant que grand témoin, il faisait partie du conseil scientifique en charge du futur musée de la Résistance et de la déportation de Besançon. 

"Il a mis un point d'honneur à participer aux réunions du conseil scientifique, se souvient Marie-Claire Ruet. A chaque fois, il prenait la parole pour livrer son témoignage."

Déporté "Nacht und Nebel", matricule 11902

Né le 4 juin 1922 à Allenjoie dans le Pays de Montbéliard, il a vécu ensuite non loin de là, à Brognard. Le Franc-comtois a passé toute sa vie professionnelle chez Peugeot comme dessinateur industriel jusqu'en 1977, année de son départ en retraite. 

A 21 ans, le jeune franc-comtois refuse de partir en Allemagne dans le cadre du service du travail obligatoire (STO). Pierre Rolinet entre alors dans la Résistance sous le nom de Pierre Georges. 

Arrêté en possession d'armes par les Allemands en 1943, il est emprisonné puis condamné à mort, une peine commuée en déportation NN (Nacht und Nebel, nuit et brouillard), qualificatif du IIIe Reich pour les résistants déportés "condamnés à disparaître sans laisser de trace". Il arrive en avril 1944, sous le matricule 11.902, au camp de Natzweiler-Struthof, où il reste plusieurs mois.

Evacué vers Dachau sous le matricule 101.460 en septembre 1944, à la fermeture du Struthof, il est ensuite transféré vers le camp d'Allach, près de Munich, qui sera libéré par l'armée américaine en avril 1945.            

Difficile de résumer en quelques lignes, une vie marquée par la déportation et le combat contre les Nazis. Pierre Rolinet a choisi d'entretenir la mémoire du site du Struthof, dans le Bas-Rhin. Ce camp de concentration, appelé aussi KL Natzweiler, a été le seul jamais implanté en France. A l'époque, l'Alsace était annexée par l'Allemagne nazie. 

Soucieux de préserver la mémoire, Pierre Rolinet, commandeur de la Légion d'honneur, a témoigné jusqu'à la fin de sa vie de son expérience, dans des écoles ou lors de visites au Struthof. Président de l'Amicale nationale des déportés de Natzweiler-Struthof de 2007 à 2017, il en était resté le président d'honneur.

Pierre Rolinet est retourné plusieurs fois dans ce camp du Struthof

Chaque fois que je passe la porte, j’ai quand même une émotion. On n’est pas la même d’un côté ou l’autre de la porte, il n’y a rien à faire.

Pierre Rolinet évoque le Strutof en 2019 lors d'une interview à France 3

 

L’homme n’a rien oublié des conditions de détention au Struthof.

J’ai perdu 25 kilos les huit premières semaines, j’ai eu la diphtérie, la dysenterie. J’étais persuadé à cette époque-là que je ne m’en sortirai pas.

Pierre Rolinet, déporté au Struthof

“Au Struthof, il y a une évasion qui a réussi. Mais quelqu’un qui cherchait à s’évader et était repris, c’était la pendaison et tout le camp défilant en le regardant” se souvenait-il parfaitement.

Ces dernières années, Pierre Rolinet avait deux objectifs : atteindre ses 100 ans et surtout être présent à l'inauguration du nouveau musée de la Résistance à Besançon en 2023. 

Pierre Rolinet n'aura pas réalisé cette dernière ambition mais il a réussi sa mission mémorielle. "Pierre Rolinet fait partie de ces personnes qui ont une humanité et une droiture exceptionnelle. Il faut que l'on soit à la hauteur de ces personnes là " assure Marie-Claire Ruet, l'ancienne conservatrice du musée de la Résistance et de la déportation de Besançon. 

(Source : France 3 région - Isabelle Brunnarius avec AFP)

Link to comment
Share on other sites

  • 4 weeks later...
  • Administrateur

Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans.

283342889_1105846036629972_8036625192065783829_n.jpg

Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact.

Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades.

Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux.

En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations

(Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)

 

 

Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde.

283397334_1705748896443975_6397409927247250143_n.jpg

Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée.

Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police.

En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain.

Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies.

Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes.

Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique.

En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement.

(Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)

 

 

 

Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis

282582273_2870439673257926_1474525955715104090_n.jpg

Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France).

Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

  • 5 weeks later...
  • Administrateur

Vétéran du jour J et ambassadeur du Memorial Trust Britannique, Frank Baugh, titulaire de la Légion d'Honneur est décédé à l'âge de 98 ans, lundi 20 juin. Engagé auprès de l'Association des Vétérans de Normandie, il avait participé à la campagne de dons pour l'édification du Memorial.

télécharger.webp

Frank Baugh, photographié lors de sa visite au Memorial, avait déclaré "qu'il était honoré de pouvoir aider "d'une certaine manière" à se souvenir des hommes et des femmes qui ne sont jamais rentrés chez eux". - Memorial trust

Il avait assisté à son ouverture officielle, le 6 juin 2021 au National Memorial Arboretum, puis avait pu le visiter en octobre avec un petit groupe d'anciens combattants. Julie Verne, directrice du développement du Memorial Trust, le décrit comme "un homme chaleureux, calme et digne avec un beau sens de l'humour". En mémoire de Frank, le site du Memorial diffuse un film où il raconte son D-Day.

Il y explique notamment, qu'ayant débarqué sur Sword Beach parmi les premiers de son unité, ils ont "été touchés par un obus assez lourd qui est arrivé à bâbord". Sept à huit d'entre eux furent grièvement blessés.

(Source : La Manche Libre)

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

Nous apprenons le décès du Premier Maître fusilier Pierre-Yves LE PEUCH,

289989955_1800225543485761_7320919589229199425_n.jpg

combattant de la Guerre 39/45, en Indochine et en Algérie; prisonnier de guerre des japonnais en 1945, titulaire d'une citation de la Médaille Militaire et de la Légion d'Honneur, le PM LE PEUCH fut l'un dès tous premiers instructeurs de la Préparation Militaire Marine de Grenoble à l'ouverture du centre en 1971.

(Source : PMM Grenoble)

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

[Le dernier Américain décoré de la Medal of Honor durant la Seconde Guerre mondiale est décédé]

Nous apprenons la disparition de Hershel Woodrow Williams, dernier récipiendaire de la Medal Of Honor durant la Seconde Guerre mondiale. Pour ses actions héroïques lors de la bataille d'Iwo Jima, Williams avait été décoré par le Président américain Harry Truman à la Maison-Blanche de la décoration la plus prestigieuse de l'armée américaine. Le vétéran est décédé à 98 ans

291167554_7763612060378493_8249975427089792679_n.jpg

Né dans une ferme laitière à Quiet Dell, en Virginie-Occidentale, en 1923, Williams va servir près de 20 ans dans le Corps des Marines. Engagé en 1943, il va être envoyé en formation comme démolisseur, spécialisé dans l'utilisation du lance-flamme. Il est envoyé dans le Pacifique et rejoint la Company C, 1st Battalion, 21st Marine Regiment de la célèbre 3rd Marine Division. Il combat notamment pendant la bataille de Guam.

Il combat ensuite lors de la bataille d'Iwo Jima : le 21 février 1945, le Caporal Williams débarque sur la plage avec son unité. C'est le 23 février qu'il va devenir un héros de ce conflit : il participe à la réduction d'un réseau de casemates en béton armé, qui déciment les troupes américaines. Tous les hommes présent lors de l'attaque sont tués, à l'exception de Williams, qui va réduire au silence chacune des casemates avec son seul lance-flamme, sous les balles ennemies. Pendant 4 heures, il va faire des aller-retours sous le feu japonais entre les casemates et les lignes US, pour se recharger et récupérer du matériel de démolition.

Williams va sauver ce jour là des centaines de vies américaines. Survivant à la guerre mais ne gardant pas de réels souvenirs de l'attaque qui l'a rendu célèbre, il reçoit des mains du Président Harry Truman la Medal of Honor, le 5 octobre 1945, à la Maison-Blanche. Blessé lors de la même bataille, il a reçu également la Purple Heart

Après la guerre, Williams va travailler pendant 33 ans au ministère des Anciens Combattants. Mais en parallèle, il reste dans le Corps des Marines : libéré en novembre 1945, il se réengage dans la réserve de l'USMC en mars 1948. Mais il est libéré en aout 1949. Il est finalement réintégré dans la réserve en 1954. Il va gravir les échelons, jusqu'à commander la 25th Infantry Company. Il est finalement présenté à la retraite de la réserve de l'USMC en 1969.

291483204_580388780122430_9136324643664888546_n.jpg

En 2017, un navire de l'US Navy (le USS Hershel "Woody" Williams) est mise en service en son honneur. Le gouverneur de Virginie-Occidentale, Jim Justice, a proposé que des funérailles d'État se tiennent en l'honneur de Williams.

(Source : CNN & Wikimilitary / Passionmilitaria)

Link to comment
Share on other sites

  • 3 weeks later...
  • Administrateur

Nous apprenons avec tristesse la disparition de Bradford "Brad" Freeman, le dernier parachutiste encore en vie de la Easy Company, de la célèbre 101st Airborne Division. Cette unité a été rendue célèbre dans la série Band of Brothers. Bradford, vétéran du D-DAY, de Market Garden et de la Bataille des Ardennes, avait été gravement blessé à la jambe lors des combats autour de Bastogne. Il vient de nous quitter à l'âge de 97 ans.

292324239_7790327387706960_8560722425086734363_n.jpg

Freeman, fils de fermier venant d'une famille de 8 enfants, s'est enrôlé dans l'US Army, comme Private First Class, à 18 ans, dans un bureau d'engagement de l'État du Mississippi, où il étudiait l'agriculture. L'un des frères de Freeman, voulant également devenir parachutiste, a également rejoint l'armée (il a finalement été assigné dans le Pacifique, contre le Japon). C'est le 19 décembre 1942, un peu plus d'un an après l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, que Bradford rejoint officiellement son unité.

Il est ainsi envoyé au sein d'une escouade de mortiers de la Easy Company, 2nd Battalion du 506th Parachute Infantry Regiment de la 101st Airborne Division. Après on entrainement au Camp Toccoa, il est envoyé en Angleterre : son unité est stationnée à Aldbourne. Il est sous les ordres directs du Sgt. Donald Malarkey, qui sera rendu célèbre par la série Band of Brothers.

Le 6 juin 1944, lors du D-DAY, Bradford saute au-dessus de la Normandie dans les trois premiers avions à atteindre l'objectif ! Une fois à terre, il doit porter la plaque de base du mortier et doit suivre son chef d'escouade, Malarkey, qui porte l'autre partie de l'arme. Bradford va survivre au D-DAY et aux opérations de juin 1944. Il est finalement renvoyé avec son unité lors de l'opération Market Garden (17 septembre 1944), au-dessus des Pays-Bas : il touche terre dans les environs de la ville de Eindhoven, lors de ce qui est alors la plus grande offensive aéroportée de l'histoire.

Lors de la Bataille des Ardennes, en décembre 1944, la Easy Company et le reste de la 101st Airborne sont envoyés défendre Bastogne, en Belgique, jusqu'à ce qu'elles soient relevées par des éléments de la 3e armée du général George Patton. Mais lors des combats, Freeman va recevoir une balle dans la jambe droite. Il est renvoyé vers l'arrière pour être soigné. Après s'être rétabli en Angleterre, Freeman est renvoyé dans la Easy alors que l'unité arrive en vue du Nid d'Aigle d'Adolf Hitler. Il ne participe pas directement à la prise du Kehlsteinhaus, gardant un pont pendant ce temps-là !

Finalement, la Easy devient une troupe d'occupation à Berchtesgaden et en Autriche. Mais Freeman est libéré de son service et renvoyé dans le Mississippi. Il devient agriculteur, puis facteur. Le vétéran a regardé plusieurs fois la mini-série HBO Band of Brothers, créée par Tom Hanks et Steven Spielberg, et avoir joué un rôle dans sa réalisation. Il est même porté à l'écran par un acteur.

La photo d'illustration a été prise par Florent Plana, qui a rencontré Brad il y a quelques années.

292150072_1968780853317873_7520061606101768803_n.jpg

(Source : Normandy Victory Museum & NewsMax / Passionmilitaria)

Link to comment
Share on other sites

  • 3 weeks later...
  • Administrateur

Le 28 juillet dernier, nous apprenions avec tristesse la disparition de Fred Lee, survenue 2 jours avant son 96ème anniversaire.

296169400_2921493484819211_174272476897056493_n.jpg

6 juin 2022, commémoration britannique à Arromanches.

C’est en 1943, âgé de seulement 17 ans, que Fred se porte volontaire pour rejoindre la Royal Navy. Sa première affectation s’est faite sur le HMS Nith, construit à Leith, en Ecosse. Le 5 juin 1944, le Nith met le cap sur la Normandie en tant que quartier général de la 231ème Brigade d'Infanterie qui doit débarquer à Gold Beach, près de la ville d'Arromanches.

Après avoir navigué jusqu’en Inde et en Extrême Orient, c’est finalement le 28 mars 1946 que Fred Lee rentre chez lui à bord du HMS Nith. Il se marie avec Joyce Osborne, qui restera sa femme pendant 65 ans.

Fred Lee revient pour la première fois en Normandie en 2003. Il devient ensuite un membre actif de la Surrey Branch et retourne tous les ans à Arromanches. Lors des commémorations de juin 2022, il est le dernier vétéran de la Surrey Branch à baisser le drapeau de la Normandy Veterans Association.

(Source : The Normandy Post / Musée du Débarquement d'Arromanches)

 

Link to comment
Share on other sites

  • Administrateur

L’ancien combattant et résistant déporté de Trouville-sur-Mer (Calvados), Pierre Mallez, est décédé le lundi 1er août 2022, dans sa 103e année.

MjAyMjA4YzU2YTQyZjYxYmVkNTZiMTc3NGNlMGUyNDVlYzUxNzg.webp

Pierre Mallez est né en 1920, à Denain (Nord), et s’est installé à Trouville-sur-Mer à la retraite. L’ancien résistant déporté est décédé le lundi 1er août 2022. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Ancien combattant de la France Libre, chef de la centrale de renseignements du réseau Turma, déporté résistant à Auschwitz-Birkenau et à Buchenwald, officier liquidateur du réseau Turma-Vengeance », la liste est longue dans l’avis d’obsèques de Pierre Mallez. Il est décédé le lundi 1er août 2022, à Trouville-sur-Mer (Calvados) alors qu’il était dans sa 103e année.

« Le grand gaillard a les épaules qui tombent, mais le regard vif et la parole limpide. Pierre Mallez, né en 1920, est fier, soixante-quatorze ans après, de montrer l’insigne de la France libre n° 38130, plus symbolique que la Légion d’honneur qu’il recevra aussi, bien plus tard. La France libre, celle de de Gaulle,...

(Source : Ouest-France)

____________________________________________________________________________________________________

C'est avec tristesse que nous apprenons la disparition du dernier SAS belge ayant combattu durant la Seconde Guerre mondiale, Jaak Daemen. Engagé en 1944, recevant la formation SAS (forces spéciales de l'armée britannique), il avait combattu aux Pays-Bas, en Allemagne et au Danemark. Il avait notamment participé à l'opération Larkswood, qui avait précipité la libération des Pays-Bas. Il avait 97 ans

298201814_7943329912406706_4544450272638329308_n.jpg

Né le 13 décembre 1924 à Leopolsburg, en région flamande, frère aîné de quatre jeunes sœurs, Jaak n'est pas majeur lorsque l'Allemagne s'empare de l'Europe occidentale, en mai/juin 1940. En 1942, via les Scouts belges, il rejoint la résistance au sein du Groupe G mais entre très vite en clandestinité après l'arrestation de trois de ses camarades. Il décide, en septembre 1944, de s'engager comme volontaire auprès des parachutistes.

Il est envoyé au sein de l'armée britannique, qui commande plusieurs unités de pays occupés, dont la Belgique. Il va être versé au sein de la formation Special Air Service (SAS), en Angleterre. Après avoir obtenu sa licence le 9 mars 1945 (#9163), il rejoint cette unité de forces spéciales qui compte également des groupes français et belges. Il va combattre aux Pays-Bas, en Allemagne et au Danemark.

C'est au sein de sa section (van Daemen), qu'il va participer à l'audacieuse opération Larkswood, à savoir la libération du nord des Pays-Bas alors encore sous contrôle allemand. Survivant à la guerre, il s'est éteint le 6 août dernier, à l'âge de 97 ans.

(Source : Leopold Tilmant & SAS / Passionmilitaria)

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès, le 10 août, de notre compagnon de toujours  Pierre Orinier, alias Coquinette.

image_1492524_20220811_ob_fafebf_capture-d-e-cran-2022-08-11-a-15.png

Résistant  à 15 ans au maquis Jean Robert, il était le dernier survivant du massacre de Barbarenque.

Jusqu'au bout Pierre s'est battu pour contre l'oubli et pour prévenir le retour de la peste brune. Les résultats des dernières élections en Vaucluse étaient pour lui un sujet de profonde inquiétude.

image_1492524_20220811_ob_5fdb29_img-2914.jpg

Il avait également pris la parole à la cérémonie commémorative du massacre de Babarenque , le 2 août dernier.

Au printemps 2021, Pierre Orinier avait évoqué ses souvenirs :

(Source : Rouge cerise, Blog de la section Oswald Calvetti du PCF)

Link to comment
Share on other sites

  • 2 weeks later...
  • Administrateur

Le 19 août s'est éteint Robert Levine, vétéran américain ayant débarqué à Utah Beach en tant que private de la 90è Division d'Infanterie le 10 juin 1944, et également président d'honneur de l'association Normandy 44.

300957686_2634484970020815_2308514360126820482_n.png

Le 10 juillet 1944, il fut blessé par une explosion de grenade tandis que son unité évoluait à Mont-Castre, et fut fait prisonnier de guerre. Le soir même, des tirs de barrage d'artillerie américains atteignirent le petit camp dans lequel il était gardé, le blessant gravement à nouveau. Il fut transporté en toute hâte vers un hôpital de fortune installé dans une ferme. Le docteur allemand qui s'est chargé de le soigner, nommé Edgar Woll, remarqua rapidement le H inscrit sur ses dog tags, et lui demanda sa signification. Hebrew. C'est à ce moment que Levine fit une croix sur son avenir, s'attendant à être exécuté sommairement ou pire. Mais à son réveil après avoir été opéré pour sa blessure, le docteur allemand avait disparu, tout comme sa jambe qu'il avait dû amputer. Le docteur avait vraisemblablement pris sur lui de jeter les dog tags compromettant, sauvant ainsi la vie de Levine! Woll lui avait en outre laissé un mot expliquant pourquoi il avait dû amputer sa jambe, et lui indiquant son nom et son adresse. Il fut ensuite transféré dans une cafétéria d'école reconvertie en hôpital allemand pour prisonniers de guerre de Rennes où il fut gardé jusqu'à la libération de la ville en août 1944. Là-bas, il craignit mourir une seconde fois, lorsqu'une nuit l'hôpital se retrouva pris sous les bombardements alliés: un obus alla se ficher dans un mur de sa chambre! Il survécut néanmoins et put peu après rentrer aux USA et reprendre sa vie tant bien que mal. En 1982, lorsque Levine revint en France pour la première fois, il put commencer, après 38 ans, le processus difficile de reconnexion avec son passé, et travailler à faire la paix avec son vécu. Il prit également contact avec la famille de Woll. Lui était décédé, mais il noua une forte relation avec sa famille.

300972378_2634484996687479_5298454926960516856_n.png

76 ans après les évènements de 1944, en 2020, il allait pour la 3ème fois affronter la mort en face, lorsqu'il fut testé positif pour le COVID-19. Il fut placé dans l'espace aménagé pour le traitement du COVID de l'hôpital de Hackensack, New Jersey, qui par pure coïncidence se trouvait être initialement une cafétéria aussi!

Ce dur à cuire est parti à l'âge de 97 ans.

(Source : Airborne Museum)

 

 

Monsieur Bernard BAGUET, membre titulaire de la 135ème SLMM de Montélimar, est décédé le 28 janvier dernier dans une maison de retraite située dans les Vosges.

302735107_1179443382615197_3276503766952264210_n.jpg

301718480_1179443425948526_9193334638100533939_n.jpg

(Source : Les Commandos de Ponchardier)

Link to comment
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.




  • Posts

    Heïdi

    Posted

    Bonjour, On croise les doigts 🤞!

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonjour, Les missions sont sensiblement les mêmes, le milieu d'intervention change. Essentiellement du contrôle (routier ou de personnes) renfort sur des manifestations (type spectacle, concert, fête, foire...) surveillance de zones, d'enceintes militaires...  

    Heïdi

    Posted

    Bonjour, La France travaille sur de nouvelles aides pour l'armée ukrainienne. source..  https://www.forcesoperations.com/vingt-vehicules-bastion-pourraient-prendre-le-chemin-de-lukraine/ https://www.forcesoperations.com/derriere-les-caesar-du-mco-des-munitions-des-formations-et-du-carburant-pour-lukraine/    

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonjour, Les diplômes ou niveau d'étude permettent un accès directement en tant que sous officier, ou officier.  A vérifier pour la Gendarmerie mais pour la Marine : - Officier marinier (= sous officier) = Niveau III - Officier = Niveau II C'est ce qui détermine le fait d'intégrer une préparation supérieur.

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonjour, Pour être réserviste citoyen, il faut obtenir un agrément (par le DMD) ou sinon avoir un très bon carnet d'adresse ou alors être une célébrité et mettre celle-ci au service de la communication de l'armée choisie.  Si, c'est toujours d'actualité.
×
×
  • Create New...