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Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.


Bouchon-Gras 49

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Lors du Débarquement en Normandie, le 6 juin 1944, Kenneth Mayhew, avait été chargé, avec sa compagnie, de libérer Colleville-sur-Orne (aujourd'hui Colleville-Montgomery), puis Flers.

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Kenneth George Mayhew avait débarqué le 6 juin 1944 à Sword Beach. Le Britannique est décédé le 13 mai à Norfolk, en Angleterre, à l’âge de 104 ans.

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Kenneth George Mayhew, le plus vieux chevalier de l’Ordre militaire de William, est décédé paisiblement chez lui à Norfolk, en Angleterre, le 13 mai. Le Britannique avait 104 ans.

Mayhew a reçu la plus haute décoration militaire des Pays-Bas en 1946 pour ses actions héroïques lors de la libération du sud des Pays-Bas. 

Pour connaitre son parcours :

https://en.wikipedia.org/wiki/Kenneth_Mayhew

 

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Source https://www.ouest-france.fr/normandie/calvados/le-veteran-kenneth-mayhew-est-decede-a-104-ans-c57c35ba-bfdf-11eb-bc45-be8ba514f14e?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR3aPK_5ZM0DHDGPdeFPnpYRQeSlGYWYMKyWP6X0R-a_keCFGoJzammkTZk#Echobox=1622284330

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C est avec une tres grande tristesse que nous vous annonçons le décès de notre ami et camarade Francis Dufour. Il y a quelques semaines nous avions fêté ses 97 ans, il était un grand humaniste, un grand syndicaliste et un grand résistant. Avec lui disparaît une part de notre mémoire qu il a su heureusement au fil du temps transmettre à ses proches et à ses camardes et amis 

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(source Anacr Aude)

 

Richard 'Dick' Klein vient de nous quitter, 77 ans presque jour pour jour après son saut au-dessus de la Normandie le 6 juin 1944. Celui qui a combattu à Carentan, en Normandie, en Belgique et aux Pays-Bas, avait été gravement blessé à Bastogne, en pleine Bataille des Ardennes. Il avait été récompensé de la Bronze Star et de la Légion d'honneur pour bravoure au combat. Adieu, Sergeant Dick.

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Richard 'Dick' Klein est né dans la ville de Huron, dans l'État d'Ohio, le 9 janvier 1923. Alors qu'il est encore au lycée, l'attaque japonaise sur Pearl Harbor bouleverse sa vie : il s'engage peu après la fin de l'année scolaire, en décembre 1942. Il décide de rejoindre l'armée de terre. Mais alors qu'on lui propose une spécialisation, il se porte volontaire pour les parachutistes. Il débute son entraînement au Camp Toccoa, obtenant ses ailes de para à l'école de parachutisme de Fort Benning, en Géorgie.

Il est assigné à la Headquarters Company, qui fait partie du 3rd Battalion du 501st Parachute Infantry Regiment. Ce régiment parachutiste est rattaché à la célèbre 101st Airborne Division. C'est au sein de cette unité prestigieuse qu'il va participer au D-Day, sautant dans les premières minutes du 6 juin 1944 en Normandie.

Comme de nombreux parachutistes, Dick se rend rapidement compte qu'il n'a pas été largué à l'endroit prévu. Il se retrouve seul, après avoir sauté en dernier du C-47, sur la vingtaine de parachutistes a avoir sauté. Il touche terre à proximité d'une église : il est perdu, il n'est pas censé se trouver là ! Finalement, il tombe sur un autre soldat américain et parviennent à se situer : rejoints par d'autres paras américains, ils vont tenir un pont, empêchant les renforts ennemis de se rendre à la plage. Il se trouve alors dans les environs de Carentan.

Combattant en Normandie, Dick est retiré avec le reste de la division avant d'être déployé pour un second saut opérationnel : le 17 septembre 1944, son régiment saute lors de l'opération Market Garden, aux Pays-Bas. Le lendemain, Dick va perdre un camarade, un ami, le Sergeant Jacob 'Jake' H. Wingard. Jusqu'à sa mort, Dick parlera de lui.

Il combat ensuite lors de la terrible Bataille des Ardennes. Il est déployé à Bastogne, où il va être grièvement blessé, aux jambes, le 20 décembre 1944. Son état est tel qu'il doit être rapatrié en urgence. C'est la fin de la guerre pour le para américain. Mais dans la bataille, Dick perd un autre de ses camarades, son meilleur ami, tué par un sniper ennemi.

La blessure de Dick est grave. Les hôpitaux de campagne ne suffisent pas, alors il est rapatrié vers l'arrière. Il va passer de longs mois dans des hôpitaux militaires, jusqu'à l'été 1945. Pour son service, il va être récipiendaire de la Purple Heart, de la Bronze Star ou encore de la Légion d'honneur, remise par la France. Dick est finalement démobilisé de l'armée en novembre 1945 et peut rentrer chez lui, des semaines après ses camarades.

Après la guerre, Klein a débuté une carrière d'enseignant et d'entraîneur aux écoles de la ville d'Huron, en 1949. Il a créé le programme de baseball universitaire du système scolaire et a été le premier entraîneur-chef. Il parlera souvent de sa guerre, voulant partager avec les jeunes générations. Adieu Dick. Et merci. Pour tout.

(Source : 101st Airborne Division (Facebook), screamingeaglesbook.com & sanduskyregister.com - Passionmilitaria)

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Nous avons appris il y a quelques jours le décès de Marcel Orhan à l'âge de 98 ans. Ce vétéran français avait combattu en Tunisie, en Italie, lors du débarquement de Provence, lors de la Campagne de France et jusqu'en Alsace. Récipiendaire de nombreuses décorations, il avait été décoré de la Légion d'honneur. 
 
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Marcel Orhan nait à Rennes le 19 juin 1924. En février 1942, alors qu'il n'a que 18 ans, Marcel, passionné de basket, décide de rejoindre l'armée française, pour servir. Il s'engage au sein du 3e Régiment de tirailleurs sénégalais, dans l'armée de Vichy, à Alger. Mais il quitte ensuite cette armée de l'armistice afin de rejoindre les Alliés : le déserteur veut devenir un soldat des forces libres. Finalement, le 2 mai 1943, il est incorporé au sein de la 1re division française libre.
 
Marcel va dès lors être de tous les combats : il fait les campagnes de Tunisie et d'Italie. Puis, il participe au débarquement de Provence, le 15 août 1944. Le Caporal-chef Orhan participe aux combats qui permettent à la 1re division française libre de remonter vers le nord de la France. Il est engagé avec son unité en Alsace. Et au lendemain d'une permission à Royan, les soldats de la 1re DFL sont déployés en urgence pour sauver Strasbourg, menacée par les Allemands après avoir été libérée par la 2e Division Blindée.
 
Dans son unité, Marcel cumule plusieurs fonctions, et notamment chauffeur d'un command-car. Il côtoie ainsi Charles Trénet. Finalement, quelques jours seulement avant la fin de la guerre, Marcel est gravement blessé : le 11 avril 1945, à la tête d'un groupe de lance-flammes, partis à l'assaut du fort de Millefourches, à la frontière italienne, Marcel Orhan est touché par un éclat d'obus à proximité du cœur. Il s'en sort de justesse. Il gardera un morceau d'éclat dans sa poitrine toute sa vie, ressentant cette douleur qui lui rappellera toujours les combats.
 
Finalement, la guerre s'arrête le 2 mai 1945 pour l'unité et Marcel : la division, repassée en Italie, doit capturer Turin, lorsque l'armée allemande en Italie signe sa réédition. Marcel, libéré de ses obligations durant le temps de la guerre, rentre à Rennes. Il décide d'embrasser finalement une carrière militaire. Marcel était titulaire de nombreuses médailles, dont la Légion d'honneur.
 
Le 15 août 2019, pour le 75ème anniversaire du débarquement de Provence, le Président de la République Emmanuel Macron a rendu hommage aux soldats ayant débarqué en aout 1944, et notamment aux Français de la 1ère DFL. Marcel Orhan avait alors été invité personnellement par le Président de la République à participer à cette commémoration pour ses états de service au service de la France.
 
Le tableau, présenté dans le montage en tête, a été peint durant la guerre par un soldat allemand que Marcel avait fait prisonnier. De sa guerre, ce dernier dira, avec son humilité, qu'il n'était pas un héros, n'ayant fait que ce qu'on lui avait demandé de faire. Humble, jusqu'au bout. Jusqu'à la fin, les gens se souviendront d'un homme discret, réservé. Marcel, ancien combattant pour la liberté, héros de la France libre. Adieu Marcel. Et merci pour tout.
Source : Ouest-France et sources privées (merci à Nicolas M.) Passionmilitaria
 
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Nous apprenons avec tristesse la disparition, à 95 ans, du Staff Sergeant Paul Martinez. Ce parachutiste, déployé au sein de la Dog Company du 2nd Battalion du célèbre 506th Parachute Infantry Regiment, s'était engagé illégalement à 16 ans. Il avait par la suite sauté le 6 juin 1944 en Normandie, combattu à Carentan avant de sauter au-dessus des Pays-Bas lors de l'opération Market Garden. 
 
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Paul Martinez nait à San Antonio, au Texans, le 13 mars 1926. Quand Paul n'a que cinq ans, son père quitte la maison. Le jeune garçon commence, dès ses 9 ans, à travailler pour aider sa mère, cirant des chaussures et vendant des journaux. Alors qu'il n'a que 15 ans et qu'il se trouve au cinéma, le 7 décembre 1941, Paul apprend l'attaque japonaise sur Pearl Harbor. Il veut s'engager, mais il est bien trop jeune. Mais l'envie de se battre et le généreux salaire offert par l'armée (21 dollars par mois) finissent de le décider.
 
Paul décide alors de s'enrôler dans l'armée le 15 août 1942, après avoir menti sur son véritable âge : il n'a alors 16 ans que depuis quelques semaines ! Mais lui et un ami, Joe Varela, vont réussir l'examen physique. Ils sont envoyés à Fort Sam Houston et passent une semaine à attendre les résultats. Retenu, Paul demande à rejoindre l'arme parachutiste. Ça sera le 506th Parachute Infantry Regiment et le camp Toccoa, avec les autres paras engagés ! On l'assigne au 2nd Battalion de la Dog Company. Il va côtoyer, durant son entrainement, les hommes de la Easy Company, rendus célèbres après-guerre dans l'ouvrage et la série Band of Brothers.
 
En 1943, le 506th PIR est rattaché à la 101st Airborne Division avant d'être déployé en Angleterre, dans l'optique d'une future opération aéroportée : le 6 juin 1944, Martinez participe aux opérations du D-DAY. Il est alors l'un des plus jeunes hommes à atterrir en Normandie. Largué dès les premières heures du 6 juin, Paul combat jusqu'au D-DAY +4 : avec les membres de sa Company, ils combattent pour Carentan et vont reprendre la ville aux Allemands. L'après-midi même, les Allemands se sont regroupés et tentent de les repousser. Pendant la bataille, Paul, sous un feu concentré de mitrailleuses, est touché par un fragment de balle près d'un œil
 
Le medic appelé décide de le faire transférer sur l'arrière du front, où il est décidé de le renvoyer en Angleterre. Les médecins vont y retirer un morceau de plomb de son œil. Paul va rester quelques semaines en convalescence, rejoignant sa compagnie lors de leur retour en France après l'engagement initial de près d'un mois.
 
Paul et son unité sont par la suite largués au-dessus des Pays-Bas dans l'après-midi du 18 septembre 1944. L'opération Market Garden, une opération principalement britannique, était appuyée par les deux divisions de parachutistes américains, la 82 et 101st. La bataille a duré jusqu'à la fin novembre pour Paul et son unité, quand ils ont été relevés et envoyés en France. La fin de la carrière de Paul est peu connue, mais il ne semble pas avoir combattu dans les Ardennes. Paul Martinez est honorablement démobilisé de l'armée le 10 décembre 1945.
 
Durant la guerre et après, le Staff Sergeant Martinez recevra de nombreuses décorations et récompenses : la Purple Heart, la Bronze Star, la Good Conduct Medal ou encore la Croix de guerre française et belge. Ainsi que deux citations présidentielles pour son unité. Pourtant, jusqu'à son décès, la plus belle récompense pour Paul n'était pas les médailles, mais ses ailes de parachutistes. Adieu Paul, et merci pour tout.
Source : The Greatest GENERATIONS Foundation & Zach Coco (photo) - Passionmilitaria.
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Avec un peu de retard,

André Falardeau était l’un des derniers vétérans québécois encore en vie au début de l'année 2020. Cet ancien combattant, qui s'était engagé dès 1939, qui avait combattu les Japonais en Alaska et les Allemands en Europe, avait survécu début mai 2020 à la pandémie de Covid. Ce héros décoré de 13 médailles pendant la guerre était finalement décédé quelques jours plus tard, d'une mauvaise chute

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La Seconde Guerre mondiale n'est déclenchée que depuis deux mois lorsqu'André Falardeau annonce à ses parents, en novembre 1939, qu’il veut partir combattre où l’armée canadienne aura besoin de lui. En effet, suivant la déclaration de guerre britannique, le Canada avait déclaré la guerre à l'Allemagne le 10 septembre 1939. Pour André, combattre s'impose, au service de sa patrie.

André, qui n'a encore que 17 ans, s'engage alors en trichant sur son âge, tout comme son frère aîné, Jean-Paul. Les deux frères devancent sans le savoir la Loi sur la mobilisation des ressources nationales, qui sera adoptée au Canada en 1940. Cette loi obligeait tous les hommes célibataires ou veufs, âgés de 21 ans et plus, à s’enregistrer et à occuper des emplois jugés essentiels dans l’effort de guerre.

Les deux frères sont eux volontaires et vont suivre une formation militaire. Pour André, ce sera à Mont-Joli, au Québec, à Summerside, sur l'Île-du-Prince-Édouard et enfin à Prince Rupert, en Colombie-Britannique. Fait cocasse, le jeune militaire reçoit, comme tous les militaires canadiens, des bottes produites par la manufacture de chaussures d’Alfred-Eugène Marois, son grand-père !

En 1941, après la fin de sa formation initiale, André Falardeau est déployé au service opérationnel à Kodiak, en Alaska. Il contribue à la protection des installations américaines contre les Japonais. Ceux-ci rôdent dans le coin et ont envahi deux petites îles américaines, Kiska et Attu. André reste plusieurs mois, jusqu'en 1942. Mais les Japonais ne sont pas en capacité d'attaquer l'Alaska et reculent. André est alors envoyé vers les îles Britanniques.

Il devient pilote pour le Bomber Command de la Royal Air Force britannique. Il est basé à York, au nord de l’Angleterre. Il pilote principalement des chasseurs-bombardiers légers de type Fairey Battle, des avions obsolètes pour le combat de première ligne mais régulièrement utilisés en couverture aérienne de seconde ligne. Il est plusieurs fois opposé aux chasseurs allemands. S'il ne remporte pas de victoire aérienne, il n'est jamais abattu.

Il occupe par la suite plusieurs tâches et missions au sol, notamment au près de prisonniers allemands : il sécurise les prisonniers, les fouille et les interroge. La guerre s'achève pour André, qui rentre au pays. Mais pas seul : il rencontre pendant la guerre une jeune britannique, Mavis Doreen Reed, qu'il épouse le 31 octobre 1945, à York, une fois les hostilités terminées.

Le retour au Canada d’André et de Doreen se fera à bord de paquebots de passagers réquisitionnés pour la traversée. Lui sera sur l’Ile-de-France et Doreen arrivera sur un navire réservé aux femmes, le Letitia. Il convient de préciser qu’entre 1942 et 1947, ce sont près de 48 000 jeunes femmes ayant épousé des militaires canadiens qui sont arrivées au Canada avec près de 22 000 enfants.

Après la guerre, André Falardeau travaillera pour le gouvernement du Canada pendant 37 ans. De son union avec Doreen, décédée en 2008, il aura eu quatre enfants, deux garçons et deux filles. Devenu âgé, il sera confié à la Maison Paul-Triquet, à Québec, une résidence spécialisée destinée aux anciens combattants

En 2012, les anciens combattants du Bomber Command ont été honorés à Londres par la reine Elizabeth II et le gouvernement du Canada a annoncé que, pour reconnaître les services rendus par les anciens combattants du Bomber Command, il les autorisait à porter une barrette spéciale sur le ruban de leur Médaille canadienne du volontaire. C’est donc un honneur supplémentaire qui a été reconnu à André Falardeau

Le 12 avril 2020, André reçoit un test positif à la COVID-19. Il est gravement malade pendant plusieurs semaines, mais parvient à survivre. Début mai 2020, il est officiellement tiré d'affaire ! Mais André Falardeau décédera le 18 mai qui suit, des suites d’une mauvaise chute. Nous pensons à lui et à sa famille.

Source : blog.falardeau.ca & lesoleil.com et Passionmilitaria

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C'est avec tristesse que nous avons appris, il y a quelques jours, le décès à 95 ans de Jean Luciani, Grand officier de la Légion d'honneur, titulaire de dix citations et quatorze titres de guerre comme parachutiste au sein de la Légion étrangère. Il avait été nommé capitaine au feu durant la bataille de Dien Bien Phu, durant laquelle il avait été blessé avant d'être fait prisonnier. Libéré, il avait ensuite combattu en Algérie. 

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Jean Luciani est né en 1926. Issu d’une famille de militaires, il a quatorze ans en 1940, et quand les Allemands rentrent dans Lyon, il est avec son père. Il rejoint le maquis, dans l’Ain, à dix-sept ans, et de là, un régiment FFI, étant trop jeune pour intégrer la 1re Division Française Libre. Ça sera le Bataillon du Rhône, bientôt versé au sein de la 27e Division d’infanterie alpine afin de participer à la neutralisation des dernières troupes allemandes dans les environs de Modane.

La guerre terminée, il prépare le concours pour entrer à Saint-Cyr Coëtquidan, qu’il intègre en mars 1946 (promotion « Indochine »). Après une année à Coëtquidan, il choisit l’infanterie, mais la Légion lui est refusée, car il est jugé trop jeune. C’est donc au 4e Tirailleurs algériens qu’il se retrouvera. Finalement, en 1948, il rejoint la Légion et le 2e régiment étranger d'infanterie. Il est déployé en Indochine début 1949. En 1951, c’est la fin du séjour et le retour à Sidi Bel Abbès où il est affecté à Saïda, pour la formation des gradés.

Il se porte volontaire pour la Corée mais sa demande est refusée. Il est alors muté au 1er bataillon étranger de parachutistes, considéré comme l'une des meilleurs unités de l'armée française. Il part pour le Laos en mars 1953, comme officier adjoint du chef du Bataillon, le commandant Guiraud. Le 21 novembre, c’est l’opération Castor : Jean participe à la prise de la cuvette de Diên Biên Phu et à l’installation du camp retranché avec les différents points d’appui aux prénoms féminins qui l’entourent.

Jean est blessé en janvier 1954 mais revient très vite. Il va participer à la terrible bataille de Dien Bien Phu, où il va jouer un rôle essentiel lors de la « bataille des 5 collines », entre le 30 mars et le 4 avril 1954. Il est d'ailleurs nommé capitaine au feu : début mars, il commande la 1ère compagnie. Il assiste impuissant à la chute de Béatrice le 13 mars, à l'échec de la contre-attaque sur Gabrielle ou encore aux opérations contre les attaques sur Éliane 2 avec les Tirailleurs marocains. Il est gravement blessé à plusieurs reprises, mais notamment à un oeil le 31 mars : il reste 3 semaines à l’infirmerie du 8e BPC et rejoint le BEP fin avril.

Mais le 2 mai, c’est l’assaut Viet : Luciani est blessé puis, épuisé, est fait prisonnier. Alors commence la longue marche vers les camps de prisonnier. Blessé au poumon, il doit la vie au lieutenant Jauze qui, à ses côtés, l’aide à marcher. Mais son état empire : il ne doit la vie qu'à des camarades, qui portent l'officier blessé sur un brancard ! Le jeune capitaine est détenu avec d'autres soldats.

Fin août 1954, les nouvelles d'une prochaine libération remonte le moral des prisonniers français : début septembre, c'est la liberté enfin retrouvée. Après l’Indochine, Jean Luchiani va servir en Algérie, au sein de la 11e demi-brigade de choc. Mais en 1968, l'officier a vu trop de combat : il quitte l’armée et devient entrepreneur, avant de s’engager dans la vie politique. Il est également Secrétaire général de l’Association nationale des anciens prisonniers d’Indochine.

Il publiera un livre d’entretiens avec le général Philippe de Maleissye sur ses combats en Indochine sous le titre "Qui es-tu ? Où vas-tu ?". Il sera récompensé de nombreuses médailles et décorations durant toute sa vie, et notamment comme Grand officier de la Légion d'honneur.

Source : @victoria_pinget, Jonathan Alpeyrie (photographie) & unc.fr - passionmilitaria

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  • 2 weeks later...
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Bob Stoodley, 95 ans, a été l'un des premiers Pathfinder à sauter dans la nuit du 5 au 6 juin avec « la 22nd Independent Parachute Company » appartenant à la 6ème division britannique aéroportée.

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Bob Stoodley a sauté dans le noir, à 00h20, depuis un avion d'Albermarle, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 vers Touffreville afin d'y mettre en oeuvre une balise Eureka, qui a servi à guider les autres parachutistes, largués un peu plus tard, dans le cadre de l'opération "coup de main".

(Source : Good Morning Army)

 

 

Isaac Curtis Phillips,s'est éteint à l'âge de 97 ans le 28 août.

Il débarqua à Utah Beach le 6 juin 1944 avec la 4th Infantry Division, 22nd Regiment, Company D.

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Dès l'annonce par les Etats-Unis de la mobilisation pour libérer l'Europe du joug nazi, le soldat Isaac Curtis Phillips s'est engagé à Fort Mac Pherson, en Géorgie, en novembre 1943. Il débarqua le 6 juin 1944 sur la plage d'Utah Beach, lors de la seconde vague d'assaut. A Cherbourg, encerclé au cours d'une mission de reconnaissance, il doit se cacher quatre jours dans une cave. Il fut alors porté disparu. Vers Aix-la-Chapelle, il fut pris sous un bombardement avec 250 de ses camarades. Il fait partie des cinq survivants de cette attaque. Il resta plusieurs semaines dans le coma. Il fut ensuite affecté dans une unité de soutien, et chargé d'approvisionner la ligne de front en munitions. Il décida de s'établir en Belgique pour rester aux côtés de sa femme Arlette, rencontrée à Binche.

(Source : Good Morning Army)

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  • 3 weeks later...
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J'avais zappé la disparition de cette grande Dame.

 

Geneviève Asse, figure éminente de la scène artistique française de l’après-Guerre, s’était engagée auprès des FFI pendant la Seconde Guerre mondiale, bravant des conditions de vie extrêmes. Une personnalité de tous les combats que Philippe de Poulpiquet a immortalisée dans son exposition Invalides. Mémoires de guerre.

Peintre, graveuse et dessinatrice, Geneviève Asse est une figure éminente de la scène artistique française de l’après-guerre. Ses modulations infinies autour du bleu – le bleu Asse – sont une invitation à l’évasion et à l’exploration abstraite de l’espace. La Seconde Guerre mondiale a joué un rôle fondateur dans la vie et les engagements de l’artiste.

C’est pendant l’Occupation qu’elle se forme à l’École nationale des Arts Décoratifs.

Élevée dans une famille progressiste, patriote et marquée par le souvenir de la Grande Guerre, Geneviève Asse est bouleversée par la défaite de 1940, qui la pousse sur les routes de l’exode. Revenue à Paris, elle travaille pour la Croix-Rouge et y effectue un stage de conductrice ambulancière.

En 1944, à vingt et un ans, elle s’engage dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI) où elle sert en tant qu’agent de liaison pendant la libération de Paris.

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Geneviève Asse (née en 1923) et sa Grand Croix de la Légion d'honneur, photo : Philippe de Poulpiquet

 

Sollicitée pour intégrer les Rochambelles – les conductrices ambulancières de la 2e division blindée du général Leclerc – elle choisit de s’engager en faveur de la 1re armée du général de Lattre, attirée par le mélange de cultures de cette unité formée en Afrique.

Geneviève Asse fait partie des nombreuses volontaires issues des FFI ou de la Croix-Rouge qui rejoignent le 15e bataillon médical de la 1re division blindée. Elle est de tous les combats et intervient en première ligne afin d’évacuer les blessés vers les premiers postes de secours.

Secourant les blessés dans les chars en flammes, mitraillée dans son véhicule, piégée dans un dépôt d’essence pris pour cible des tirs ennemis, transie de froid pendant l’hiver 1944-1945, elle subit, autant que les combattants, les conditions extrêmes ainsi que la violence du champ de bataille.

Depuis Belfort, la guerre la mène à travers les Vosges, l’Alsace, Stuttgart puis Karlsruhe où elle est décorée de la Croix de guerre. Au printemps 1945, elle se porte volontaire pour l’évacuation du camp de concentration de Theresienstadt (Terezin).

Sous une chaleur étouffante, elle affronte son ultime expérience de guerre et confiera en 2010 en avoir ressenti une « peine terrible ». Les déportés, abandonnés par leurs geôliers, en loques et rongés par le typhus se jettent sur les ambulancières à la recherche de nourriture et leur révèlent l’horreur du système concentrationnaire nazi.

En juin 1945, Geneviève Asse demande à être démobilisée et se consacre à son art, à la lumière, au silence et à la couleur.

(Source : Musée des Armée, Texte rédigé par Anthony Petiteau, photo Philippe de Poulpiquet)

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  • 3 weeks later...
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Nous venons de perdre un de nos grands anciens, le dernier membre de l'ordre de la Libération.

 

Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération, est mort

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C’est la ministre des Armées qui l’a annoncé ce mardi aux sénateurs : Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération, est mort à l’âge de 101 ans. Le 18 juin dernier, il avait rassemblé ses dernières forces pour commémorer avec Emmanuel Macron l’appel du général de Gaulle au Mont Valerien. Il s’était alors recueilli avec le chef de l’Etat dans la crypte où ce résistant de la première heure parti à Londres fin juin 1940, sera enterré.

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Légionnaire pendant la Seconde Guerre mondiale, Hubert Germain a combattu en Syrie, en Libye où il a participé à la bataille de Bir-Hakeim, en Egypte, en Italie, en Provence, dans les Vosges et en Alsace. Blessé et décoré par le général de Gaulle fin juin 1944 en Italie, le vétéran est aujourd’hui pensionnaire des Invalides.

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Seules 1 038 personnes ont reçu le titre de compagnon de la Libération. En tant que dernier de ses représentants, Hubert Germain doit être inhumé au Mont-Valérien. Le dernier Compagnon devrait être inhumé dans le caveau N°9 au Mont-Valérien, entre George Brière, matelot au 1er régiment de fusiliers-marins, tué dans les Vosges en novembre 1944 et Alfred Touny (« Colonel Guérin ») fusillé en avril 1944, également Compagnon de la Libération légendaire.

« Je pars faire la guerre »

Ancien député gaulliste et ministre de Georges Pompidou, ce résistant avait fêté le 6 août son 101e anniversaire. Fils d’un général des troupes coloniales, Hubert Germain passait le concours d’entrée de l’école navale à Bordeaux au moment de la débâcle du printemps 1940. « Au bout de cinq minutes, je me suis dit: +Mais qu’est-ce que tu fais là?+ », expliquait-il en 2018 à l’AFP. « Je me suis levé en disant à l’examinateur: Je pars faire la guerre ».

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Il embarque à Saint-Jean-de-Luz, à bord d’un navire transportant des soldats polonais à destination de l’Angleterre et arrive à Londres le 24 juin 1940. Il intègre la Légion étrangère et combat en Syrie, en Libye où il est engagé dans les combats de Bir Hakeim, en Egypte, en Italie, en Provence, dans les Vosges et en Alsace. Il est blessé et décoré par le général de Gaulle fin juin 44 en Italie.

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Le président Emmanuel Macron présidera la cérémonie d’inhumation d’Hubert Germain le 11 novembre prochain à l’Arc de Triomphe et au Mont Valérien.

(Source https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/hubert-germain-dernier-compagnon-de-la-libération-est-mort/ar-AAPqifo?ocid=msedgntp#image=1 )

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Libérateur de Port-en-Bessin en juin 1944, le vétéran Chuck Harris est décédé

Vétéran du 47th Royal Marines Commando, C. Harris est décédé à l'âge de 99 ans. Avec ses camarades, il avait débarqué à Asnelles le 6 juin 1944 et libéré Port-en-Bessin le 8 juin.

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Ken Parker, Chuck Harris (au centre), Harry Prescott appartenaient au 47th Royal Marines Commando qui a libéré Port-en-Bessin au matin du 8 juin 1944. (©Archives Frédéric Bourgeois/La Renaissance le Bessin)

 

Ils étaient présents tous les trois à Port-en-Bessin (Calvados) le 6 juin 2016, pour rendre hommage aux hommes tombés à Asnelles le 6 juin 1944 et dans les combats qui ont suivi le 7 juin pour libérer Port-en-Bessin. Ken Parker, Chuck Harris, Harry Prescott appartenaient au 47th Royal Marines Commando (RMC) qui a libéré Port-en-Bessin au matin du 8 juin 1944. 

La ville, férocement défendue par une compagnie de grenadiers allemands, avait un intérêt stratégique pour l’approvisionnement en carburant. Elle a été reprise par les alliés le 8 juin 1944. Le 47th Royal Marines Commando comptait 400 hommes. 88 ont survécu à la guerre.

Ces trois frères d’arme étaient de ceux-là. Ken Parker est décédé en 2018. Harry Prescott en 2019. Chuck Harris a rejoint ses camarades le 19 octobre 2021. Il aurait eu 99 ans le 14 décembre 2021. Il reste à ce jour deux survivants du 47th Royal Marines Commando.

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Chuck Harris a rejoint les Royal Marines dès avril 1941. Il a suivi plusieurs entraînements avant de rejoindre, en décembre 1943, le camp d’Achnacarry, où il sera attaché au 47th RMC. Il fait partie de la troupe HQ (Head quater).

Il a débarqué le 6 juin 1944 avec les membres du 47 Royal Marine Commando devant le Hamel, sur la plage d’Asnelles. Pris sous le feu nourri de l’ennemi, les hommes du 47e RMC parviennent à Port-en-Bessin pour reprendre la ville au matin du 8 juin. Blessé lors des combats, Chuck Harris a été soigné dans une ferme où il a découvert les propriétés antalgique du calvados. Quelques années plus tard, il a partagé un verre de cet alcool bien normand avec la famille qui avait pris soin de lui, dans la ferme d’Henri Cairon, dont le fils, Michel, participe chaque année aux commémorations du Débarquement et de la libération de Port-en-Bessin. 

« Nous n’oublierons pas sa gentillesse et son engagement auprès de ses camarades qu’il ne manquait jamais honorer lors des hommages dans notre commune », promet Christophe Van Roye, le maire de Port-en-Bessin.

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Après la guerre, Chuck Harris rejoint la Metropolitan Police le 27 mai 1947. Il y a effectué une brillante carrière. Il a notamment eu le privilège d’escorter en moto la Princesse Margaret le jour de son mariage. Il a travaillé le jour des funérailles du roi Georges V, lors du couronnement de la reine et lors des funérailles de Winston Churchill. En 1967, Chuck Harris devient instructeur, métier qu’il exercera jusqu’à sa départ en retraite le16 octobre 1972.

(source https://actu.fr/normandie/port-en-bessin-huppain_14515/liberateur-de-port-en-bessin-en-juin-1944-le-veteran-chuck-harris-est-decede_45887083.html?fbclid=IwAR3WvBRPETGi2aqyE_IpkCLyqxuSlmyrmaXFdVrtQoGADB2kW5JvHVun2Z4  )

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Nous apprenons la disparition ce lundi 25 octobre de Marcel Bouniol, décédé à 101 ans. Appelé durant la Bataille de France de mai-juin 1940, engagé dans les Forces françaises libres, il avait combattu lors de la campagne de Tunisie avant de rejoindre la 2e DB du Général Leclerc, débarquant en France en juillet 1944, combattant en Normandie, entrant à Paris le 25 août, avant d’arriver le 8 mai 1945 au Nid d’aigle d’Hitler à Berchtesgaden. 

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Né le 18 février 1920 à Lunel-Viel, Marcel est appelé lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en septembre 1939. Après la défaite de la France en juin 1940 et l’armistice, il est démobilisé. Comme des milliers d'autres Français, il est envoyé dans un chantier de jeunesse durant 6 mois, véritable institution paramilitaire française qui prône les valeurs de la Révolution nationale défendues par le gouvernement Pétain. Ce que Marcel estime être un embrigadement.

En 1941, à 21 ans, il rejoint l’armée de l’Afrique du nord en Algérie. Mais Marcel ne veut pas intégrer réellement l'armée pétainiste : il désire rejoindre les Forces françaises libres. Après avoir participé à la campagne de Tunisie, entre novembre 1942 et avril 1943, il rejoint les troupes françaises libres en Libye. De là, il est envoyé avec son régiment au Maroc, où sera créé la 2e division blindée (2e DB) du Général Leclerc.

C'est avec cette unité qu'il va dès lors combattre : il débarque fin juillet à Saint-Martin-de-Varreville, dans le secteur de débarquement d'Utah Beach. S'en suivent plusieurs mois de combat : libération de la Normandie, de la Sarthe, Bataille de Paris (Marcel entre à Paris le 25 août 1944), combats dans les Vosges, Libération de Strasbourg jusqu'à arriver le 8 mai 1945 au nid d’aigle d’Hitler, à Berchtesgaden.

Installé à Teyran, dans l'Hérault, Marcel restera très discret sur son engagement, étant malgré tout honoré par la mairie et les médias de sa ville. Celui qui a été officier de police pendant de nombreuses années ne se confiera qu'à de très rares occasions. Son parcours héroïque sera honoré une dernière fois en 2015, lorsque Marcel fut récipiendaire de la médaille de chevalier de la Légion d’honneur, au titre d'artilleur de 1re classe par décret particulier du Président de la République relatif au 70e anniversaire des débarquements et de la Libération.

 

Source : Midilibre - Passionmilitaria

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C'est avec tristesse que nous apprenons le décès de Jacques Le Gall. Âgé de 19 ans, il avait rejoint Londres et De Gaulle dès l'Appel du 18 juin 1940. Engagé dans les Forces navales françaises libres, il avait été commandant en second du sous-marin Minerve puis commandant du sous-marin Doris en 1945, à l'âge de 24 ans seulement ! Jacques avait 100 ans.

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Depuis sa naissance, Jacques Le Gall est passionné par la mer. Alors, lorsqu'il a l'âge, il décide de s'engager dans la Marine. Mais la Bataille de France vient chambouler sa vie : le 17 juin 1940, la défaite de la France interrompt le concours d'entrée à l'école navale que Jacques le Gall doit passer au lycée Saint-Charles de Saint-Brieuc. De retour chez lui à Audierne, dans le Finistère il annonce à sa mère qu'il poursuit la guerre et qu'il veut quitter le pays : il a entendu le discours de défaite du Maréchal Pétain. Mais Jacques refuse et veut se battre au côtés des Britanniques.

Le 18 juin, alors qu'il n'a que 19 ans, avec son frère Alexis (âgé lui de 17 ans) et d'autres camarades, il embarque sur l'Ar Zénith, le bateau qui fait la traversée entre Audierne et l'île de Sein, que les jeunes hommes atteignent le lendemain. De là, le groupe part pour l'Angleterre. L'Ar Zénith est ainsi le premier navire civil à rejoindre l'Angleterre après l'appel du 18 juin. Jacques Le Gall et son frère font parti des premiers volontaires à rejoindre De Gaulle !

Les volontaires patientent plusieurs jours à l’Olympia Hall où le Général De Gaulle va venir les saluer : ils sont près de 800 Français à rencontrer le chef de la France Libre, ce 6 juillet 1940. Puis vient le choix de l'arme d'appartenance : si Alexis décide de rejoindre l'armée de terre, Jacques Le Gall intègre les Force Navales Françaises Libres comme sous-marinier. La force sous-marine est plus que limitée et les officiers sont une denrée rare : il est nécessaire de trouver des équipages et l'encadrement pour les sept sous-marins de la France Libre.

Son parcours le mènera en Afrique, en Italie et bien sûr en France. Commandant en second du sous-marin le Minerve, il sauvera l’équipage du naufrage, suite à un mitraillage britannique : le 10 octobre 1943, alors qu'il fait surface au large de Plymouth, le Minerve est bombardé par méprise par la Royal Air Force. Jacques Le Gall parvient à maintenir, avec son équipage, le Minerve à flot et à rejoindre Plymouth. Pour cette action personnelle, Jacques est cité à l’ordre de la division le 24 février 1945 à 24 ans.

Mais depuis janvier 1945, l'enseigne de vaisseau Jacques Le Gall est à la tête de son propre sous-marin : le Doris, anciennement le HMS Vineyard, navire britannique cédé aux Force Navales Françaises Libres. Le commandant en titre, le Lieutenant de Vaisseau Henri Simon-Dubuisson, étant inapte a commandé, c'est Le Gall qui va assumer le commandement pendant plusieurs mois, jusqu'à la fin de la guerre.

Jacques Le Gall déménagera dans les années 1990 à Saint-Malo, dont il était citoyen d'honneur. Il évoluera aux côtés de plusieurs anciens de la France libre, participant à la restauration de l'Ar Zénith, qui était en ruine près de Roscoff. Le bateau restauré est désormais monument historique et visible dans un hangar ouvert au public près de la tour Solidor, à Saint-Malo. Le commandant Jacques Le Gall, 100 ans, est décédé le samedi 30 octobre 2021 à Saint-Malo.

(Source : Ville-saint-malo - Trois-ponts & Ouest France - passionmilitaria)

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Angers. René Joffrès, ancien résistant, est décédé à l’âge de 101 ans

Ariégeois d’origine, René Joffrès avait échappé à la Gestapo mais pas à la prison, avant de s’évader et de servir dans les forces aériennes du Général de Gaulle. Il était devenu Français Libre par hasard. Retiré à Mûrs-Érigné, près d’Angers, il fuyait les honneurs.

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Mûrs-Érigné, mai 2019. René Joffrès présentait ici la reproduction du Lockheed C60 qu’il avait dû réparer à Damas, sans avoir les plans américains d’origine. | ARCHIVE CO – PH. RUBION

Décédé à l’âge de 101 ans, René Joffrès était de ceux qui fuyaient les honneurs et les distinctions. Pas du genre à parader au premier rang avec une grappe de médailles à la boutonnière. C’est tout juste s’ils ne penchent pas d’un côté, tellement ils en ont, plaisantait-il en mai 2019.

René Joffrès avait fini par accepter la Légion d’honneur proposée par François Hollande. Né à Foix (Ariège) le 24 juin 1920, l’élève ingénieur des Arts et métiers à Aix-en-Provence fabriquait des faux papiers d’identité pour les étudiants de la zone occupée. Stagiaire à la Société nationale de constructions aéronautiques du sud-est, à Toulouse, il s’est retrouvé enrôlé par hasard dans la résistance pour faire passer clandestinement des résistants persécutés, des Juifs et des agents alliés vers l’Espagne, à travers les Pyrénées.

Quand la Gestapo tombe sur le réseau, il fuit à temps vers l’Andorre. Mais il est arrêté par les carabiniers franquistes dans le car qui le conduit en Espagne. Il est emprisonné en 1943 à Lérida. Il parvient à se faire transférer à l’infirmerie où il se fait passer pour un malade. Un prêtre va même lui donner l’extrême-onction, avant de le cacher et de le mettre dans un train pour Barcelone.

« Un enchaînement de hasards »

Expulsé au Portugal, il embarque vers Casablanca (Maroc) où il est recruté par des Anglais de la Patriotic School. On l’envoie à Alger. Il s’engage dans l’armée française. Il fallait des ingénieurs pour constituer les forces aériennes de la France Libre. Il se retrouve à Damas (Syrie). Il apprend à piloter et est vite lâché seul aux commandes. Début 1944, il fait le tour des escales dans toute l’Afrique. Alors qu’il revient de Damas vers Alger par la route, il est blessé par une mine qui explose sous l’un des camions de son convoi en Lybie. En mars 1944, il est présenté au général de Gaulle.

Le sergent fera une vingtaine de missions nocturnes, pour assurer des parachutages au-dessus de la France. En août 1944, il prépare le vol qui amène le général de Gaulle d’Alger vers la France, en vue de la libération de Paris. Démobilisé en septembre 1945, il reprend son travail d’ingénieur dans l’aéronautique à Toulouse. Il sera notamment chargé des essais du Caravelle et dirigera la production des hélicoptères Alouette.

Il change de carrière en 1960 et arrive en Anjou comme directeur général des établissements Bessonneau, avant de créer plusieurs sociétés et de prendre sa retraite en 1985, à Mûrs-Érigné.

René Joffrès ne tirait aucune gloire de son parcours. Ce sont des circonstances exceptionnelles auxquelles vous ne pouvez rien, parce que vous êtes plongé dedans. C’est un enchaînement de hasards, un engrenage, confiait-il en 2019.

La cérémonie d’adieu s’est déroulée lundi 8 novembre 2021 à Pamiers (Ariège). Ses cendres ont rejoint celles de son épouse Irène au cimetière de Foix.

(Source https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/angers-rene-joffres-ancien-resistant-est-decede-a-l-age-de-101-ans-acd29bda-4216-11ec-bf34-dccbc8c1efb2?fbclid=IwAR2bmF7BDClOnAjPCX0h1mAKrKetQhwSmKjB46LTviuriTMe7pcSirEgHrs  )

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L'ancien résistant est mort ce samedi. Ses obsèques auront lieu mercredi à la chapelle Notre-Dame-de-Santé-d'Entrevennes. Robert Maestracci avait été décoré de la légion d'honneur le 8 mai dernier.

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L'ancien résistant Robert Maestracci est mort à 96 ans samedi 27 novembre à Entrevennes. - BFMTV

Robert Maestracci, ancien résistant et habitant d'Entrevennes (Alpes-de-Haute-Provence) est mort ce samedi, à 96 ans, a appris BFM DICI ce dimanche. Décoré de la légion d'honneur le 8 mai dernier, il faisait partie de la cinquantaine de derniers combattants français encore en vie.

 

Lors de la cérémonie d'hommage du 8 mai dernier, Robert Maestracci, visiblement très humble, avait déclaré :

"Je suis heureux de rencontrer tout ce monde qui s'est dérangé pour venir me voir, me rendre hommage. Cela plairait à n'importe qui, mais je trouve que c'est un peu immérité parce que je ne suis pas le seul à avoir fait ça."

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, Robert Maestracci a participé aux opérations du réseau de résistance Abbé Blanc à Marseille, avant de rejoindre les Franc-tireurs et partisans du Val de Rancure en 1943.

(Source BFMTV Alpes de Hautes Provence)

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C'est avec tristesse que nous apprenons la disparition à 97 ans de Reginald Basque, vétéran de la 4ème Division Canadienne débarqué sur Juno Beach, combattant dans la terrible bataille de la poche de Falaise, dans le nord de la France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Blessé dans les dernières heures du conflit, il avait été fait Chevalier de la Légion d'honneur par la France en 2020. 

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Reginald Basque nait le 11 juillet 1924 à Watervilk dans le Maine. Ses parents, Edmond Basque et Marguerite Le Breton, sont des Canadiens installés aux États-Unis. Reginald a 9 ans lorsque la famille repasse la frontière et s'installe au Québec, en 1933. En 1939, la Seconde Guerre mondiale débute en Europe : Reginald veut s'engager, mais il vient tout juste d'avoir 15 ans ! Il lui faut attendre début 1943 : il a alors 19 ans et décide de rejoindre l'armée canadienne.

Volontaire, il est officiellement engagé le 19 mars 1943. Pendant plusieurs mois, il va suivre un entrainement dans différentes villes au Canada. Finalement, en décembre 1943, il quitte son pays à bord du RMS Mauretania, un paquebot transatlantique transformé en navire de transport de troupes. Reginald appartient au Lake Superior Regiment, qui est intégré à la 4e Brigade blindée de la 4e Division blindée canadienne. Le 21 décembre 1943, l'unité débarque à Liverpool. Commence alors une longue période d'entraînement et de préparation au débarquement.

Le 25 juillet, Reginald et ses camarades débarquent en France sur Juno Beach, à Courseulles-sur-mer. Si les opérations le long des plages sont terminées, le Lake Superior Regiment est immédiatement déployé, dès le 1er et jusqu'au 23 août 1944, dans la terrible bataille de la poche de Falaise, qui voit les Alliés écraser les forces allemandes. Reginald combat par la suite vers la Seine, qu’il franchit le 28 août. Son régiment se dirige vers le nord de la France en passant par Forges les Eaux, Gaille-Fontaine, Orival, Hornoy, Warlus, Sorel.

L’objectif suivant est la Belgique occupée : le régiment traverse les villes de Saint Riquier, Domvast, Marcheville, Le Boisle, Hesdin, Saint Omer. Puis le régiment combat à Bergues qu’il libère après dix jours de violents combats, le 16 septembre 1944. Mais la guerre continue : d'abord en Belgique, puis aux Pays Bas. Finalement, en 1945, l'unité passe en Allemagne. Reginald y est blessé ... le 7 mai 1945, quelques heures avant que la fin de la guerre ne soit annoncée !

Reginald reste quelques mois en Europe : son régiment est officiellement dissous le 15 février 1946. Reginald est renvoyé au Canada pour y être démobilisé la même année. Titulaire de nombreuses médailles et décorations, Réginald Basque sera élevé, en 2020, au grade de chevalier de la Légion d'honneur par la France, comme 1200 autres Canadiens membres de l’Ordre de la Légion d’Honneur pour leur participation à la libération de la France. Réginald Basque est décédé il y a quelques jours à Tracadie, en Nouveau-Brunswick, à 97 ans.

(Source : La Semaine Acadienne, Centre Juno Beach / Juno Beach Centre & Ministère des Affaires étrangères/Passionmilitaria)

 

C'est avec tristesse que nous disons aurevoir à Edward Shames, vétéran du 506 PIR de la 101e Airborne, qui nous a quitté à l'âge de 99 ans.

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Engagé comme simple soldat en septembre 1942, il est breveté parachutiste et intègre la I Co du 3/506. Le 6 juin 1944, il participe à la Mission ALBANY en Normandie en tant que Sergeant.

Promu 2nd Lieutenant, il est ensuite transféré à la E Co du 2/506 avant la campagne de Hollande puis celle des Ardennes en Belgique.

(Source : Airborne Muséum)

 

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Le capitaine de vaisseau français Gérald Cauvin s'est éteint ce 15 décembre 2021 à 98 ans. Le 6 juin 1944, il était à bord de la frégate « La Surprise » devant la plage de « Sword » au large de Ouistreham. paix à son âme..

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Morbihan : Gérald Cauvin, vétéran du Débarquement, est mort à 98 ans

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Le Télégramme (Saint-Brieuc)

19 Dec 2021

Pendant des années, Gérald Cauvin a témoigné du Débarquement auprès des jeunes générations. L’ancien Morbihannais de la France Libre est décédé, le 15 décembre, à 98 ans, à Grimisuat, en Suisse. En 1940, le jeune Gérald Cauvin, né à Paris mais ayant vécu sa jeunesse au Maroc, est étudiant au Massachussetts Institute of Technology. C’est donc à Washington qu’il pousse la porte du bureau des forces navales des Français libres, le 22 août 1942, la veille de ses 19 ans. Quelques mois plus tard, il est à Londres. Et dès 1943, il embarque comme aspirant sur La Surprise. Gérald Cauvin n’avait rien oublié du 6 juin 1944. « C’était une émotion énorme. On a vu débarquer les chalands. Il y a eu des combats. Ça tiraillait… » Pendant 14 jours, La Surprise escorte des convois entre l’angleterre et la France, manquant, le 20 juin, d’être coulée par une mine allemande.

Une mémoire partagée

« Avec le capitaine de vaisseau Gérald Cauvin, c’est une grande figure de la France Libre qui disparaît », écrit Anne Geslin, directrice de l’office national des anciens combattants du Morbihan. Commandeur de la Légion d’honneur, Gérald Cauvin avait poursuivi son engagement en Indochine. Installé dans le Morbihan pour sa retraite, il avait rejoint l’association des Anciens combattants de la France Libre et le comité de liaison du Concours national de la Résistance et de la Déportation. « Pendant plusieurs années, il a apporté son témoignage aux lycéens et collégiens », souligne Pierre Oillo, délégué départemental Morbihan de la Fondation de la France Libre. À ce titre, il avait été fait chevalier des Palmes académiques. Depuis quelques années, il s’était retiré en Suisse.

Gérald Cauvin, l’une des mémoires morbihannaises du Débarquement, s’est éteint, le 15 décembre, à l’âge de 98 ans .

(Source : Le Télégramme)

Pour en savoir plus sur sa carrière :

http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_cauvin_gerald.htm

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Nous apprenons avec tristesse la disparition de Félix Rouault. Engagé dès ses 17 ans dans la Résistance, il avait par la suite combattu dans les Forces Françaises de l’Intérieur lors de la bataille du maquis de Saint-Marcel, lors de la libération de Ploërmel et dans les combats autour de la Poche de Lorient. Chevalier de la Légion d'honneur, il avait 99 ans

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Félix Rouault nait en mai 1923 à Ploërmel, dans le département du Morbihan, en Bretagne. Alors qu'il vient d'avoir 17 ans, la France est balayée par l'armée allemande. Il décide de s'engager dans la Résistance avec son père : Toussaint Rouault, ancien Poilu de la Première Guerre mondiale mobilisé en septembre 1939, combat l'occupation allemande avec son fils unique.

Félix rejoint, quelques semaines après la défaite, la compagnie Est de Ploërmel du commandant Le Roch. Il assiste à des réunions de maniements d’armes, puis déplace les armes d’un dépôt à l’autre. Il racontera même qu'à une occasion, il se fait contrôler par une patrouille allemande, alors qu'il transporte des bidons de lait qui sont remplis ... de révolvers ! La nuit, Félix participe à des missions de sabotage (comme la coupe de poteaux électriques)

Par la suite, Félix rejoint les paras du 2e Régiment de chasseurs parachutistes du commandant Pierre-Louis Bourgoin, dit le Manchot. Ils forment une importante force au sein du maquis de Saint-Marcel (Morbihan) : SAS, paras et résistants vont combattre ensemble au Bois Joly, à Saint-Marcel. La nuit du 17 au 18 juin 1944, veille de la bataille de Saint-Marcel, Félix reste éveillé car il est occupé à ramasser les armes qui ont été larguées par les parachutages, jusqu’au lever du jour. Sans dormir, il s’en va ensuite combattre l’ennemi tout au long de la bataille de ce 18 juin.

Félix Rouault participe ensuite à la libération de la ville de Ploërmel le 6 août 1944, en effectuant des patrouilles, destinées à surveiller les groupes ennemis qui se formaient, avec pour mission de les arrêter. Le jour de la libération, Félix participe au défilé avec la population et les Américains. Mais la guerre n'est pas terminée !

Après plusieurs mois de combats, Félix, désormais engagé au sein de la 19e division d'infanterie (formée autour des FFI de Bretagne), est envoyé autour de la Poche de Lorient : pendant 5 mois encore, Félix va combattre jusqu'à attendre la fin de la guerre, le 10 mai 1945. Finalement, à la fin du conflit, Félix retourne à Ploërmel, où il est décédé dans sa 99ème année le dimanche 26 décembre dernier.

Félix a reçu de nombreuses décorations durant sa carrière militaire. Il était ainsi particulièrement fier d'avoir été élevé au grade de Chevalier de la Légion d’honneur. Mais il était tout autant fier de sa Croix du combattant, sa Croix du combattant volontaire et de sa Croix du combattant volontaire de la Résistance.

Pendant toute sa vie, Félix n'a jamais loupé la moindre cérémonie ou hommage officiels, souvent en compagnie de son camarade et président des FFI de Ploërmel Marcel Bergamasco. Félix était membre de cette section de l'Union Nationale des Combattants

(Source : lesinfosdupaysgallo / Passionmilitaria)

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Jim Knox s'en est allé. Ce parachutiste du 4ème bataillon de parachutistes des unités appartenant à la 2ème brigade de parachutistes britannique faisait partie de la First Airborne Task Force du Débarquement de Provence.

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Grièvement blessé, il avait été soigné à l'infirmerie de campagne installée au hameau du Mitan.

Chaque année, Jim Knox y revenait pour participer avec force et honneur aux commémorations du Débarquement de Provence.

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(Source : Bunker sud de la France, histoire du sud de la France WWII)

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‎Edward Paczkowski, le dernier survivant rom vivant d’Auschwitz, est mort à 91 ans.‎

 

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‎Il y avait si peu de survivants roms d’Auschwitz...‎

‎Si je me souviens bien, à Auschwitz, la plupart, sinon la totalité, des Roms ont été placés dans un camp spécial à Birkenau appelé « le camp des gitans », ils ont gardé des hommes / femmes / personnes âgées et des enfants et les SS leur ont laissé leurs affaires, ce qui était très inhabituel car à l’arrivée, les personnes âgées, les enfants et la plupart des hommes et des femmes ont été gazés et les sélectionnés ont été rasés / dépouillés et tout.‎

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‎Même s’ils n’étaient pas séparés, ils menaient des vies misérables dans des conditions horribles et beaucoup sont morts de manipulation ou de maladies.‎

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‎Et presque tous les survivants de ce camp gitan (environ 3000) ont été gazés le 2 août 1944 pendant la nuit. Je pense que les quelques survivants étaient ceux qui n’étaient pas dans le camp de gitans à l’époque car ils travaillaient dans des sous-camps extérieurs d’Auschwitz ou étaient dans les « infirmeries » à l’extérieur du camp de gitans.‎

(Source : Bunker sud de France)

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Vétérane  du Débarquement de Normandie, Winna-Jean Tierney est décédée à l’âge de 100 ans

Héroïne de la Seconde Guerre mondiale, Winna-Jean Tierney est souvent revenue à Saint-Laurent-sur-Mer (Calvados), depuis qu’elle y a débarqué en juin 1944. La veille de Noël, le 24 décembre 2021, la vétérane américaine est décédée à l’âge de 100 ans.

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Winna-Jean Tierney est décédée le 24 décembre 2021. C’est une figure marquante du D-Day. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Elle venait de fêter ses 100 ans le 29 octobre 2021, la vétérane américaine Winna-

Jean Tierney est décédée la veille de Noël.

Figure féminine des héroïnes de la Seconde Guerre mondiale, Winna-Jean Tierney restera dans la mémoire collective de l’histoire d’Omaha.

150 cartes lui avaient été envoyées de Normandie

Pour son centenaire en octobre dernier, plus de 150 cartes avaient été envoyées de Normandie à cette ancienne infirmière. Elle avait répondu à tous à travers une carte envoyée à la mairie de Saint-Laurent-sur-Mer (Calvados).

Cet hommage l’avait touchée elle qui était très attachée à la Normandie. Elle avait adressé ses remerciements « à toutes les personnes gentilles et attentionnées qui m’ont écrit en souvenirs des jeunes soldats qui ont donné leur vie pour en sauver d’autres à Omaha Beach et au-delà. »

Elle a rejoint son époux Edward, décédé en 2020. Tous les deux ne s’étaient jamais quittés depuis leur rencontre sur l’aérodrome de Saint-Laurent-sur-Mer le 13 juin 1944.

(Source : Ouest-France)

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Nous apprenons avec tristesse le décès de Lawrence Brooks à l’âge de 112 ans. C'est le National WWII Museum de la Nouvelle-Orléans qui a partagé cette terrible nouvelle. Pendant la guerre, Lawrence n'avait pas directement combattu mais avait été déployé au sein d'un bataillon du génie. Il avait survécu par deux fois à une attaque japonaise. 

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Né en 1909 dans un village de Louisiane, au plus fort de la ségrégation dans une famille afro-américaine de 15 enfants, Lawrence Brooks est appelé sous les drapeaux en 1940, quelques mois avant l'engagement américain dans la Seconde Guerre mondiale qui fait rage en Europe.

Il est envoyé au sein du 91e bataillon du génie, une unité composée exclusivement de soldats afro-américains (avec des officiers blancs). Il est successivement stationné en Australie, en Nouvelle-Guinée et aux Philippines, durant la guerre dans le Pacifique.

Comme de nombreux Afro-Américains, il est destiné à des tâches "dégradantes", à savoir loin des combats alors qu'il désire aller au front : il est ainsi le cuisinier des officiers blancs du bataillon. Il est stationné loin du front, mais pourtant pas loin du danger. Par deux fois, il va échapper à la mort : la première fois, l’avion à bord duquel il acheminait des vivres tombe à court de carburant au-dessus de l’océan, réussissant tant bien que mal à se poser. La seconde fois, un tireur d’élite japonais abat un soldat qui ne se trouve qu'à quelques mètres de lui.

Démobilisé en 1945 à la fin de la guerre, Lawrence ne bénéficie pas du « GI Bill », une loi qui permet alors aux anciens combattants de faire des études universitaires gratuitement, car les Afro-Américains en sont exclus. Il devient ouvrier dans les travaux publics. Il participe à de nombreuses commémorations et devient l'une des figures incontournables du musée de la Nouvelle-Orléans, où il fête d'ailleurs son anniversaire chaque année, avec honneurs militaires et ensembles de jazz !

Dans ses témoignages filmés, l’ancien combattant raconte avoir été surpris par la quasi-absence de ségrégation raciale en Australie, alors qu’elle était encore bien présente au sein de l’armée américaine, où les soldats noirs ne partageaient pas la même tente et ne mangeaient pas à la même table que leurs camarades blancs.

Adieu Lawrence. Avant sa mort, il était le plus âgé des 240.000 anciens combattants américains de la Seconde Guerre mondiale encore vivants !

(Source : RTL & The National WWII Museum-Passionmilitaria)

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C'est avec une grande tristesse que je vous annonce le décès de madame Madeleine Doucet Mahé. Elle était la dernière des Engagés volontaires de St Pierre et Miquelon et j'ai eu l'immense plaisir de lui parler à deux reprises et de recueillir le témoignage de son engagement dans la France libre.

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Nous présentons à sa famille nos plus sincères condoléances.

Voici la retranscription de notre dernier entretien relaté par Caroline Dujardin, membre de notre association.

Madeleine Mahé Doucet, dernière des engagées volontaires de Saint-Pierre et Miquelon, habite Yarmouth en Nouvelle-Écosse. Elle a gentiment répondu à nos questions au mois d’avril, interviewée par nos membres Françoise Théault et Caroline Dujardin.

Une certaine semaine de février 1923, l’hôpital de Saint-Pierre a vu deux de ses futures engagées volontaires naître. Madeleine Cormier-Théault nait le 5 et Madeleine Mahé le 1er février, neuvième d’une fratrie qui comptait 5 garçons et 5 filles.

« On se connaissait peu entre frères et sœurs. Une de mes sœurs s’est mariée j’avais 5 ans. Ils étaient presque tous partis de l’archipel. Mon père est mort j’avais 11 ans et ma mère est morte j’avais 16 ans. J’étais seule vous savez. »

Madeleine s’engage rapidement après le référendum de décembre 1941. Elle a presque 19 ans. Cette jeune femme orpheline a des envies d’ailleurs, des envies de voir autre chose que cette île qui avait pris ses parents. Ses nombreuses lectures la font voyager à pas cher comme elle dit.

« Quand la France Libre est arrivée à Saint-Pierre, j’ai travaillé à la base à faire des pantalons de marins. Un jour, à la femme qui travaillait en face de moi, je lui dis « Qu’est-ce que tu paries que je vais m’engager dans la marine ? » Elle me répond « T’oserais pas ! » Alors je suis allée voir le commissaire de marine et je lui ai dit « Je veux m’engager » il a répondu « pour quoi faire » j’ai dit « Je veux m’en aller ! » C’était assez clair ! »

Au départ au TSF à Saint-Pierre, la jeune marinette va bientôt embarquer pour les États-Unis. Elle était insistante pour partir alors le Commandant de Marine lui dit « Vous avez trois jours pour apprendre à chiffrer et je vous enverrai à Washington car ils veulent deux filles pour représenter la France ! »

Déterminée, vous avez bien compris que Madeleine avait déjà en tête son ticket de départ !

« Me voilà sur le Cap Bleu, espèce de chalutier, direction Montréal en 1944, accompagnée d’une autre jeune femme. On nous regardait comme des bêtes curieuses. Ensuite on a pris le train direction Washington où il faisait une chaleur suffocante. Ça me changeait de Saint-Pierre ! À Washington il y avait 6 pays : nous représentions donc la France. On était bien traitées, on avait une belle vie. On travaillait 5 jours, une fois la nuit par semaine, on mangeait au restaurant. Les Américains nous appelaient les « Oui-oui » ! Les Français disent toujours « oui oui ». »

« Vous savez, je voulais vraiment sortir de Saint-Pierre car deux de mes sœurs étaient au Canada et une autre en France. En m’engageant dans la Marine, je voyais l’opportunité d’enfin partir, comme elles. À Washington, l’amiral m’a permis de rester au Canada. Il a écrit à l’émigration et j’ai pu rester. À cette époque, Saint-Pierre c’est une bonne vie pour celui qui a beaucoup d’argent mais quand on est obligé d’y rester, ce n’est pas pareil ! C’est bien en voyage Saint-Pierre. C’est comme une base de repos mais pas pour y vivre ! »

« Le climat politique à Saint-Pierre était tendu mais pas de violence. Il y avait deux camps, oui. Les plus riches pour Vichy et les pauvres pour De Gaulle. Vivre à Saint-Pierre dans les années 40 n’était pas facile. Il y avait le chômage. Quand l’Amiral Muselier est arrivé, il a donné du travail à plein de gens et pour beaucoup d’entre nous, ça a sauvé Saint-Pierre ! La France ne s’en occupait pas beaucoup. »

« Je suis revenue à Saint-Pierre après la guerre pour avoir mes papiers de démobilisation et puis une fois dans les années 2000. »

Madeleine Mahé a passé sa vie en Nouvelle-Écosse n’oubliant sûrement pas ses jeunes années sur l’archipel. Nous l’avons chaleureusement remerciée de nous avoir consacré de son précieux temps avec sa mémoire toujours aussi vive à 98 ans

(Source : Engagés volontaires des FFL de Saint Pierre et Miquelon)

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C'est avec tristesse que nous apprenons la disparition, à 101 ans, du plus ancien vétéran canadien autochtone de la Seconde Guerre mondiale. Louis Roy, de la nation Cree, s'était engagé à 21 ans et avait combattu au sein du régiment Saskatoon Light Infantry en Sicile et en Italie.

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Il était l'un, si ce n'est le plus ancien combattant métis canadien de la Seconde Guerre mondiale. Louis Roy est décédé ce mardi à l'âge de 101 ans dans un foyer de soins du nord de la province de Saskatchewan. Il laisse derrière lui 10 enfants.

Roy est né le 2 août 1920 à l'Île-à-la-Croix. Comme enfant métis, il est tout autant autochtone que d'origine canadienne. D'ailleurs, sa première langue est le cri, sa tribu d'origine. Roy, comme tous les enfants autochtones ou métis, fréquente un pensionnat, celui de l'Île-à-la-Croix. Il décide alors de s'enrôler dans l'armée canadienne en février 1942 à l'âge de 21 ans

Après un entraînement militaire, il est formé à la lecture de cartes, l'armement et la communication. Il rejoint le Saskatoon Light Infantry, un régiment d'infanterie. Roy débarque en Sicile le 10 juillet 1943, puis en Italie le 3 septembre de la même année, son régiment étant intégré à la 1st Canadian Infantry Division. Roy va combattre à Ortona, Liri Valley, sur la Ligne Hitler, sur la Ligne gothique ou encore lors de la bataille de Rimini.

En mars 1945, l'unité est envoyé aux Pays-Bas via la France. Elle va notamment combattre à Apeldoorn et restera sur place jusqu'au 15 octobre 1945, date à laquelle l'unité est dissoute. Roy est renvoyé en Angleterre jusqu'à sa libération fin octobre 1945.

Après son retour au Canada, Roy devient trappeur, chasseur et pêcheur. Il se marie, fonde un foyer près de Beauval et élève 10 enfants. Finalement, à 43 ans, il entame une carrière de menuisier. En 2005, à l'âge de 85 ans, Roy s'est construit une maison d'une chambre sur les rives de la rivière Beaver. Il y vécut seul jusqu'à l'âge de 100 ans. Mais il dû être hospitalisé dans les derniers mois de sa vie.

(Source : The Greatest Generations Foundation - Passionmilitaria)

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Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Monsieur Henri Soum.

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Originaire de Toulouse, il s'engage très tôt dans les rangs des FTPF (Francs-Tireurs Partisans Français) et participe à quelques actions de résistance urbaine. En 1944, il rejoint un maquis au sein de l’Armée Secrète dans le secteur de Cazères. Son groupe installé sur les crêtes des Petites Pyrénées, à Balesta, organise de nombreuses actions et autres coups de main contre les troupes allemandes jusqu’à la libération du département le 19 août 1944.

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Très modeste et discret, Henri Soum a fait le récit au jour le jour de cette épopée. Il a consacré toute une partie de sa vie à écrire l’histoire de la Résistance haut-Garonnaise dans une série de cinq ouvrages intitulée « Chronique des bords de Garonne ». Ses ouvrages constituent aujourd’hui une source précieuse pour mieux connaître l’histoire de la Résistance conçue à partir d’archives et témoignages qu'il a consciencieusement rassemblés.

Il est décédé mercredi 12 janvier 2022 à l'âge de 96 ans.

Ses obsèques auront lieu lundi 17 janvier à 15h au cimetière Sainte-Marie-des-Champs de Villeneuve Tolosane.

Illustrations : Henri Soum lors de son entretien filmé par le musée en 2019. / Groupe Pluton - maquis AS de Balesta près de Cazères coll.part

(Source : Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne)

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 Le vétéran britannique Denis Bounsall était né le 2 mars 1921. Il est décédé dimanche 16 janvier à l'âge de 101 ans. C'était le dernier des vétérans encore en vie ayant débarqué à Asnelles, au matin du 6 juin 1944.

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Debout, à gauche, le vétéran Denis Bounsall recevait la Légion d'Honneur. Décédé à 101 ans. Il était le dernier vétéran débarqué sur la plage de Gold Beach, à Asnelles le 6 juin 1944 - Gérard Pouchain

(Source : La Presse de la Manche)

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    Bloopy73

    Posted

    Oui, en effet devrai-je peut-être les recontacter ? Je suis très motivé et depuis longtemps j'essaie de trouver des informations là-dessus mais elles sont cachés ou alors pas mis à jour. J'ai pris rdv en CIRFA la semaine prochaine pour en savoir plus pour intégrer la réserve, peut-être qu'ils m'aiguilleront mieux que sur le site ? Comment postuler en tant qu'opérateur terrestre en Pro Def à Toulon ? Par l'APER de Toulon je suppose donc ? Pour avoir des informations, je leur envoi un mail à cette adresse ?   Et autre question, si par exemple je suis pris en tant qu’opérateur terrestre Pro Def à toulon, en ce qui concerne le transport, le logement et bien tout est pris en charge ? (Car je suis de Nantes)

    Bouchon-Gras 49

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    Non pas forcément, Toulon est le plus demandeur (plus grosse base militaire d'Europe). Brest n'est plus le port phare, quand à Lorient, la région est gavé d'ancien fusiliers et commandos, donc... Cependant tes instructeurs auraient pu t'aider. Et en général, les premiers ont une chance (en étant bien motivé) de pouvoir être sélectionné pour effectuer une FMIR. Oui, c'est la seule. Sans FMIR, je te conseil de postuler en tant qu'opérateur terrestre en Pro Def à Toulon. Tu peux essayer de te rapprocher de l'APER Toulon, pour avoir des information. dpmm-pm3-aper-toulon.accueil.fct@def.gouv.fr

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Pierre DAC, ce nom ne dit certainement rien aux plus jeunes d'entre nous. Pierre Dac (1893-1975). André Isaac, dit Pierre Dac, né le 15 août 1893 à Châlons-sur-Marne (Marne 51), aujourd'hui Châlons-en-Champagne), et mort le 9 février 1975 à Paris,inhumé à Paris 20e cimetière père lachaise div 87. Le chansonnier de la France libre. Pierre Dac, le grand ami de Francis Blanche, le bretteur des mots au comique inénarrable, créateur du feuilleton radiophonique Signé Furax.  (Après la guerre, il constitue un fameux duo humoristique avec Francis Blanche) Mobilisé en août 1914 au lendemain de son vingt-et-unième anniversaire, il revient du front quatre ans plus tard avec deux blessures : un éclat d'obus lui raccourcit de douze centimètres le bras gauche le 10 mai 1915, un autre le blesse à la cuisse en 1916. C'était un ancien combattant de la Première Guerre mondiale en 1939. Deux blessures en quatre ans de première ligne en tant que fantassin. A bouffer de la boue. Évidemment, quand la guerre débute, Pierre Dac est trop vieux pour combattre. Malgré cela, la défaite venue, Pierre Dac fera tout pour rejoindre Londres et offrir ses services. Réfugié en 1940 au 42, boulevard de Strasbourg à Toulouse avec Fernand Lefèbvre, futur pilote de la France librenote , Pierre Dac décide de rejoindre Londres en novembre 1941, mais il est arrêté lors de sa tentative de traversée des Pyrénées et incarcéré le 16 novembre 1941 à la Carcel Modelo (prison modèle) de Barcelone pendant quatre mois. Il est ensuite remis aux autorités françaises de la zone libre, à sa demande, et il est transféré à la prison de Perpignan le 6 mars 1942, où il ne reste qu'un mois grâce à un jugement très bienveillant. Au printemps 1943, Pierre Dac tente à nouveau sa chance en essayant de rejoindre en train le Portugal, via l'Espagne, sous une fausse identité canadienne. À nouveau arrêté le 18 mai, il est incarcéré à la prison de Valencia de Alcántara, au sud du pays. Un projet éventé d'évasion lui vaut un transfert le 4 juin à Cáceres, en Estrémadure. Il finit par être échangé contre quelques sacs de blé et des fûts d'essence, grâce à des négociations entre Espagnols et Britanniques sous la houlette de la Croix-Rouge française. Il quitte ainsi l'Espagne pour le Portugal le 29 août 1943 et rejoint Alger puis Londres, où il est emmené en avion le 12 octobre, pour y rejoindre l'équipe « Les Français parlent aux Français » de Radio Londres. Il intervient pour la première fois le 30 octobre 1943. À l'antenne, il parodie des chansons à la mode (Les Gars de la marine devenant « Les gars de la Vermine », Ça fait d'excellents Français, Horst-Wessel-Lied) pour brocarder le gouvernement de Vichy, les collaborationnistes et le régime nazi. Il a été, parmi d'autres, la voix du refrain célèbre de Jean Oberlé « Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » sur l'air de La Cucaracha, les paroles de couplet étant l'œuvre de Maurice Van Moppès. Enthousiasmé par ce slogan efficace, Jacques Duchesne, le directeur de l'émission, décida de le placer en générique de l'émission. Fait unique, Pierre Dac a été nommé, en tant que civil, membre d'honneur du Groupe Lorraine, alors que ce groupe n'était composé que de militaires des forces françaises aériennes stationnées au Royaume-Uni. Il a reçu cette nomination honorifique à la suite d'un déjeuner bien arrosé et qui lui fit oublier de participer à une émission de radio de la BBC prévue cet après-midi là, son seul manquement durant la guerre. Lorsque, le 10 mai 1944, Philippe Henriot, sur Radio-Paris, s'en prend à Pierre Dac en évoquant ses origines juives et en mettant en doute son intérêt pour la France, demandant « La France, qu'est-ce que cela peut bien signifier pour lui ? », l'humoriste lui répond le lendemain sur Radio-Londres dans un discours lapidaire baptisé « Bagatelle sur un tombeau », dans lequel il déclare que son frère Marcel, mort au front lors de la Première Guerre mondiale, porte bien sur sa tombe l'inscription « Mort pour la France », alors que sur celle de Philippe Henriot on écrirait « Mort pour Hitler, fusillé par les Français ». Une réponse prémonitoire, puisque Henriot est abattu par la Résistance quarante-huit jours plus tard. Après guerre Pierre Dac animera des galas pour récolter des fonds pour les rapatriés de la guerre. Il forme avec Francis Blanche un duo mythique auquel on doit de nombreux sketches dont le fameux Le Sâr Rabindranath Duval (1957) qui sera créé au Théâtre des Trois Baudets, et un feuilleton radiophonique en 213 épisodes, Malheur aux barbus, diffusé de 1951 à 1952 sur Paris Inter, et publié en librairie cette même année ; personnages et aventures sont repris de 1956 à 1960 sur Europe 1, sous le titre Signé Furax (soit 1 034 épisodes). Ces émissions sont suivies par de nombreux auditeurs. Plus tard, entre 1965 et 1974, en compagnie de Louis Rognoni, Pierre Dac crée la série Bons baisers de partout, une parodie en 740 épisodes des séries d'espionnage des années 1960, diffusée sur France Inter. Surnommé par certains le « Roi des Loufoques », pour son aptitude à traquer et créer l'absurde à partir du réel, orateur pince-sans-rire et persifleur hiératique, il manie aussi bien les calembours que les aphorismes. Quelques extraits de sa prose : Sur les ondes Pierre Dac disait souvent aux auditeurs : « Bonne année, mes chers copains, bonne victoire, et à bientôt » « C’est pour moi une extraordinaire sensation que de pouvoir, ce soir, vous parler librement devant ce micro, alors qu’il y a environ deux mois j’étais encore à méditer, entre les quatre murs d’une cellule […], ce qui démontre d’une manière péremptoire, absolue et définitive, que la prison mène à tout à condition d’en sortir. « La Révolution Nationale a commencé avec un bâton et sept étoiles : elle finira avec une trique et trente-six chandelles ! » « Peut-être, Monsieur Henriot, me répondrez-vous que je m’occupe de ce qui ne me regarde pas. Et ce disant, vous serez logique et conséquent avec vous-même, puisque, dans le laïus que vous m’avez tout récemment consacré, vous vous écrivez notamment : “ Mais où nous atteignons les cimes du comique, c’est quand notre Dac prend la défense de la France ! La France qu’est-ce que cela peut bien signifier pour lui ? ” Eh bien ! Monsieur Henriot, sans pour autant vouloir engager de vaine polémique, je vais vous le dire ce que cela signifie pour moi, la France.[...] C’est un beau pays la France, Monsieur Henriot, où depuis toujours, on sait ce que ça signifie, la France, et ce que ça signifie, l’Allemagne. Des campagnes napoléoniennes, en passant par celles de Crimée, d’Algérie, de 1870-71, de 14-18, jusqu’à ce jour, on a, dans ma famille, moi y compris – j’en porte personnellement les traces dans ma chair et les insignes à ma boutonnière – lourdement payé l’impôt de la souffrance, des larmes et du sang. Voilà, Monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France. Alors, pourquoi ne pas nous dire ce que cela signifie pour vous, l’Allemagne ? » Malgré le succès, Pierre Dac est resté un homme modeste, presque effacé. Fumant depuis l'âge de 18 ans, il meurt en 1975 d'un cancer du poumon dans la plus grande discrétion.   Distinctions  Chevalier de la Légion d'honneur (octobre 1945)  Croix de guerre 1914-1918 avec une palme et cinq étoiles  Croix de guerre 1939-1945 avec une palme  Médaille de la Résistance française (Source :  https://www.reseau-canope.fr/enseigner-la-resistance/D003?fbclid=IwAR3mtQFvIBSz6HBgJ7eLuDhquFpAFuAXeSCL591pv3gMxuTTWuWH9aTLQTs    et   https://www.notrecinema.com/communaute/stars/stars.php3?staridx=16577&fbclid=IwAR0EMxc7dT75m9HAta0KlkSNEUpIK8ee4PRnNWNzpqNAwI7nSDqMJLcgGKY  - Rudolph de Patureaux Ecrivain - Wikipédia )

    Bloopy73

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    A très bien, je ne savais pas qu'elle favorisait le rapprochement géographique. Etant de Nantes, ça va être plus compliqué d'être prit pour Toulon que Brest ou Lorient en gros ?   Je suis actuellement à Nantes, et j'ai effectué l'an passé une PMM où j'ai fini dans le top 3. Je savais qu'après une PMM j'aurai eu l'opportunité d'intégrer la réserve mais finalement c'est plus compliqué que ça en a l'air ! J'aurai pensé que la démarche se serai faite avec mes instructeurs mais enfaite non, tout se passe sur le site de la garde nationale. Je chercherai une FMIR, FUSIL (qui se rapprocherai donc le plus du métier de fusilier marin) mais sinon je serai tout à fait preneur d'effectuer une FMIR MARPO ou alors juste être filtreur à l'entrée d'une base ou autre. Cependant, je ne sais pas si les FMIR ou autre est aussi à voir sur le site de la garde nationale.

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Je doute que les pays de la coalisions aillent un jour aider les Kurdes. Coincé entre la Syrie et la Turquie (qui aimerait bien se débarrasser de ce peuple).
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