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Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.


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Bonjour,

il y a une heure, Bouchon-Gras 49 a dit :

C'est avec une infime tristesse que nous devons dire adieu aujourd'hui à Pierre Simonet, l’un des trois derniers compagnons de la Libération,

Ils viennent d'en parler aux infos avec des images d'archives mais aussi Pierre Simonet parlant de son engagement. 

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A l'occasion des 80 ans de la disparition de Claire Roman et du centenaire de l'anniversaire de Pierre Clostermann La Poste émet un timbre et une mini-feuille de la thématique Poste-aérienne.

Avec un peu de retard, malheureusement, C'est avec grande tristesse que nous apprenons la disparition de Leo Bialek, tankiste durant la Seconde Guerre mondiale : dans son char, il avait combattu

Bonjour, A lire si ce n'est déjà fait " L'Etoffe des Héros " de Tom Wolf avec entre autres Chuk Yeager et a voir le film du même nom " L'Etoffe des Héros " !

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Il ne reste plus que deux compagnons de la Libérations, tout les deux ont eu 100 ans en aout dernier, un légionnaire et le secrétaire de Jean Moulin. Comme il ne reste plus que deux commandos du commandant Kieffer.

C'est bien pour ça que j'ai crée ce sujet car comme pour les anciens de 14-18, nous assistons à la disparition des anciens de 39-45.

N'attendons pas qu'il soit trop tard pour les honorer de leurs vivant et leurs rendre hommage à leurs mort.

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C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Harry Guilliams : ce vétéran de la Seconde Guerre mondiale avait survécu à l'attaque japonaise sur Pearl Habor, le 7 décembre 1941. Combattant dans le Pacifique, il avait notamment participé à la bataille de Saipan, en 1944. Décoré de la Bronze Star, il avait survécu à la guerre et avait été rappelé pour le conflit en Corée, en 1950. Harry avait 101 ans
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Le jeune américain décide, en 1936, de rejoindre l'US Navy et le corps des Marines, alors qu'il n'a que 17 ans. Les États-Unis sont alors plongés dans la Grande Dépression. En 1937, après moins d'un an dans la Navy, il demande son transfert dans l'armée de terre, ce qui est accepté. Il est déployé dans plusieurs bases jusqu'à se retrouver, en 1941, dans l'archipel d'Hawaï.
 
Les quartiers du sergeant Guilliams se trouve sur la base aérienne Hickam Field, principal aérodrome de l’armée, installé juste en face du port du « Battleship Row » de l'US Navy. C'est, le matin du 7 décembre 1941, la cible principale des forces japonaises. Et alors qu'il se trouve en pleine instruction en ce dimanche matin (il entraîne de jeunes recrues du 864th Anti-Aircraft Automatic Weapons Battalion), Harry assiste impuissant à l'attaque.
 
Quelques minutes après le début de l'attaque principale, plusieurs avions japonais se dirigent vers Hickam Field, mitraillant les soldats de l'US Army et les installations. Harry échappe de justesse à une rafale japonaise, des obus explosant sur la piste devant lui. Guilliams et ses camarades répliquent, mais avec quelques armes légères à disposition, sans grand succès. Il survit aux combats et est engagé dans les forces dans le Pacifique.
 
Il va servir avec différentes unités d'artillerie durant le reste de la guerre, étant notamment présent lors de l'invasion de Saipan, dans les îles Mariannes, entre le 15 juin et le 9 juillet 1944. Il est décoré de la Bronze Star et de la Purple Heart. Finalement, il est libéré avec les honneurs à la fin de la guerre. Mais il reste attaché à l'armée américaine : il décide de rejoindre les Army Reserves. Durant la guerre de Corée (1950-1953), il est rappelé à l'action, étant de nouveau décoré pour bravoure au combat et blessure sur le champ de bataille ! Finalement, il va survivre à cette seconde guerre et part en retraite !
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Il s'investit dans les organisations d'anciens combattants, et notamment dans le Veterans of Foreign Wars Post 1264, basé dans sa ville de Roanoke. En décembre 1991, pour les 50 ans de l'attaque sur Pearl Harbor, il reçoit la Médaille du Congrès américain. Il aura, jusque dans les dernières années, assisté à des dizaines de cérémonies en hommage aux vétérans disparus, enterrant plus de 1000 de ses camarades de la Seconde Guerre mondiale ...
Source : roanoke.com
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A quelques jours d'intervalles, deux vétérans britanniques sont décédés 
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Frederick Glover (à gauche sur la photo) et Thomas Hugues (à droite), anciens parachutistes britanniques, ont fait partie des troupes qui, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, ont libéré la batterie allemande de Merville.
Crédit photo : archives Ouest-France
 
 
C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Enrico “Rico” Cinquini, vétéran de la Seconde Guerre dans le Pacifique, qui a notamment combattu tour à tour à Peleliu et sur les plages d'Okinawa. Il nous quitte à l'âge de 96 ans, emporté par le cancer. 
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Né en 1924, Cinquini s'enrôle alors qu'il n'a que 17 ans, avant la terrible attaque sur Pearl Harbor. Il décide de rejoindre le corps des Marines. Après plusieurs mois d'entrainement, il est apte à servir et rejoint le prestigieux 1st Marine Regiment. C'est au sein de cette unité (Robert Leckie, rendu célèbre par la série The Pacific, fait alors partie de ce régiment) qu'il va être déployé dans le Pacifique. Il rejoint le 1st Marine, qui fait partie de la 1st Marine Division, après les durs combats sur Guadalcanal fin 1942.
 
Le 1st Marine va combattre dans le cadre de l'opération Cartwheel, débarquant en Nouvelle-Guinée, puis lors de la bataille de Cape Gloucester le 26 décembre 1943. La bataille terminée, Rico et son unité vont combattre ailleurs sur l'île pendant de nombreuses semaines, jusqu'en février 1944. Après un repos bien mérité et une reprise de l'entraînement progressive, la plus terrible des batailles du Pacifique va ensanglanter la jeunesse américaine : Peleliu.
 
La troisième bataille du 1st Marine, qui se déroule dans l'archipel de Peleliu, prend le nom d'opération Stalemate II. Ce débarquement amphibie et les combats qui vont s'y dérouler vont être la plus sanglante bataille de l'histoire américaine à ce jour. Le régiment débarque, Rico y compris, le 15 septembre 1944. Dès les premières heures, l'affrontement est terrible. L'unité va perdre près de 60% de ses hommes (blessés, tués, disparus) en une dizaine de jours. Les pertes sont telles que le 1st Marine est déclaré inapte au combat et doit être retiré du front
 
L'unité a été décimée notamment lors des affrontements autour de la Bloody Nose Ridge, une chaîne de collines de l'île principale. Se battant à la baïonnettes et à l'arme blanche, parfois totalement submergé, les soldats du 1st Marine ont pourtant tenu le coup, au prix de 1749 victimes. C'est à cette occasion que Cinquini et un autre Marine sont immortalisés par le photographe de l'Associated Press Joe Rosenthal (qui deviendra plus tard célèbre pour avoir pris la photo emblématique sur Iwo Jima).
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Le dernier engagement de la Seconde Guerre mondiale pour le 1st Marine aura lieu lors de la terrible bataille d'Okinawa. Le Caporal va vite s'attirer un surnom, à quelques heures de l'attaique sur Okinawa : “Four Star Cinquini”, en mémoire des quatre débarquements auquels il participe pendant la guerre ( New Guinea, Cape Gloucester, Peleliu et Okinawa). Le 1st Marine débarque le 1er avril 1945 et combat dans la moitié nord de l'île, sans rencontrer beaucoup de résistance. L'unité doit alors, avec toute la 1st Marine Division, se diriger vers le sud : elle y combat entre le 1er mai jusqu'au 22 juin 1945, lorsque l'île est finalement déclarée sûre. C'est la fin de la guerre et dès 1946, Rico rentre au pays.
Source : The Mercury News
 
 
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Encore une triste nouvelle Bill Eames BEM. Le pilote de la RAF a participé à deux des batailles de la Seconde Guerre mondiale, le plan des Alliés pour sécuriser le pont Pegasus et l'opération Market Garden. nous a quitter il avait 97 ans.
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( Source : Chronique Normande 1939-1945 )
 
 
Vétéran de la Bataille de Normandie, libérateur de la commune de Mondrainville, près de Caen, Dave Edwards avait créé, au fil des années, de très forts liens d’amitié avec les Mondrainvillais. Lors du 75e anniversaire du Débarquement, il avait été décoré de la Légion d’honneur.
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« Dave Edwards est décédé lundi 16 novembre 2020, en douceur et sans souffrance, chez lui, entouré des siens », annonce Edith Godier, la maire de Mondrainville (Calvados), près de Caen. David Fothergill Edwards, né à Abergavenny au Pays de Galles, était dans sa 96e année.

Mobilisé à l’âge de 19 ans, il avait incorporé la 53e division du 2e régiment de Monmouthshire et participé à la Bataille de Normandie aux côtés de son ami Tom Griffiths, originaire du même village que lui.

« Le 28 juin 1944, la 53e division d’infanterie galloise avait débarqué à Gold Beach (secteur d’Arromanches), rappelle Edith Godier. Quelques jours plus tard, la division avait atteint Mondrainville et pris la relève d’un bataillon écossais. La libération de la commune fut âpre, meurtrière et particulièrement difficile. »

Blessé à la jambe lors des combats à la Cote 112, Dave Edwards avait été rapatrié au Pays de Galle. Guéri, il était reparti combattre en Belgique, en Hollande et jusqu’à la frontière italo-yougoslave. Démobilisé en 1946, il avait épousé en 1949 sa femme Diana à Abergavenny, avait eu deux enfants, Christophe et Michael, et était devenu officier de police.

https://www.ouest-france.fr/normandie/mondrainville-14210/d-day-liberateur-de-mondrainville-dave-edwards-s-est-eteint-chez-lui-7054945?fbclid=IwAR1qtSR5b6EFQrO4f6kQirbTR-VyUrVp8jxJ2r7_xY_aMFnMSEWgizeQhpQ

 
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C'est avec une tristesse immense que nous apprenons le décès de Jim Pass, vétéran britannique de l'évacuation de Dunkerque et du D-DAY, qui avait également combattu aux Pays-Bas et en Allemagne. Il est décédé des suites de la Covid-19. Il avait 102 ans
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Jim Pass nait en 1918 à Castleford, West Yorks. Il a 22 ans lorsque la guerre éclate dans l'ouest de l'Europe : il combat contre les troupes allemandes en France et en Belgique. Il est alors messager militaire au sein du Royal Army Service Corps, faisant le lien entre les unités britanniques et françaises lorsque les autres moyens de communication sont coupés ou inexistants.
 
Fin mai 1940, il se retrouve avec plus de 400 000 soldats franco-britanniques enfermés dans la poche de Dunkerque. Il va rester sept jours sur la plage, sous le feu de la Luftwaffe allemande, avant de pouvoir enfin embarquer sur un bateau à aubes avec des centaines d'autres britanniques. Mais l'imposant navire est pris pour cible et coulé par un chasseur-bombardier allemand.
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Dans l'eau, mitraillés par l'ennemi, les soldats sont des proies faciles. Des centaines vont mourir, entraînés par le navire qui coule ou par l'ennemi. Mais Jim parvient à s'échapper de l'épave et va être secouru par un destroyer de la Royal Navy.
 
Après cette épisode désastreux et une période de repos, il est transféré et devient pilote d'un DUKW 353, un véhicule amphibie. Il s'entraîne des mois durant et finalement, le 6 juin 1944, il participe au D-DAY sur Sword Beach, faisant des allers-retours afin d'apporter des munitions sur la plage. Il n'est pas blessé lors de l'opération amphibie mais 700 de ses camarades sont tués lors du débarquement.
 
La guerre ne s'achève pas pour autant : il rejoint les forces aéroportées, étant en charge d'un glider, qu'il fait atterrir aux Pays-Bas. Par la suite, il combat en Allemagne, jusqu'à la fin du mois d'avril 1945, lorsqu'il arrive devant le camp de concentration de Bergen-Belsen, qui vient d'être libéré. Sa guerre s'arrête ici, en Allemagne, devant le témoignage de la barbarie nazie.
Source : The Greatest Generations Foundation
 
 
 
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Le Jurassien, installé à Rillieux-la-Pape depuis 1990, était le dernier survivant du groupe de bombardement “Lorraine”, au sein des forces aériennes de la France Libre. Il avait participé au Débarquement de Normandie.
 
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Le sergent-chef René Billottet s’est éteint à l’âge de 95 ans. Entré en résistance en 1942, à seulement 17 ans, le Jurassien, domicilié à Rillieux-la-Pape depuis 1990, avait mené des actions en Corrèze et dans l’Aube avant de traverser la Manche et de rejoindre le groupe de bombardement “Lorraine” - au sein de la Force aérienne française libre (FAFL) - dont il était le dernier survivant.

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Comme mécanicien naviguant, il avait, avec cette unité, participé à plusieurs missions à bord de bombardiers Boston puis B25 Mitchell.

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Un certain 6 juin 1944, il avait installé des fumigènes sur douze avions qui partaient vers la Normandie, pour étendre un rideau de fumée entre la flotte alliée et les plages du Débarquement et gêner au maximum les tirs ennemis.

https://www.leprogres.fr/defense-guerre-conflit/2020/11/18/ancien-francais-libre-rene-billottet-s-est-eteint-a-l-age-de-95-ans

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http://www.opex360.com/2020/11/21/dernier-survivant-du-groupe-de-bombardement-lorraine-le-sergent-chef-rene-billottet-nous-a-quittes/

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La France vient de perdre une grande figure de son Histoire, un grand Monsieur,

C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Daniel Cordier, ancien des Forces françaises libres et de la Résistance, secrétaire de Jean Moulin au Conseil national de la Résistance. Compagnon de la Libération, il venait d'avoir 100 ans. 
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Daniel Cordier naît à Bordeaux le 10 août 1920. Lorsque la guerre éclate en mai 1940, il ne peut pas rejoindre d'unité active : il n'a pas encore été appelé. Son incorporation, prévue le 10 juillet 1940, n'aura finalement jamais lieu. Scandalisé par la demande d’armistice de Pétain, le 17 juin, il part avec une quinzaine de camarades, dès le 21 juin, à bord du cargo belge Léopold-II, qui devait rallier l’Algérie mais qui se dirige finalement vers le Royaume-Uni. Débarqués à Falmouth le 25 juin, les jeunes hommes s’engagent à Londres le 28 juin dans la Légion française, embryon des futures Forces françaises libres.
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Passé par différents camps d’entraînement, Cordier intègre le Bureau central de renseignements et d’action du colonel Passy. Il y suit une formation intense d'agent de terrain. Mais la guerre en décide autrement : alors qu'il est formé au combat, il est parachuté près de Montluçon le 25 juillet 1942 pour servir d’assistance radio à Georges Bidault, chef du bureau d’information et de presse, agence de presse clandestine. Le voici administrateur et non pas combattant.
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Mais dès le 30 juillet, à Lyon, il fait une rencontre qui va changer sa vie : cet homme, chargé d’unifier les mouvements de résistance intérieure, c'est 'Rex', alias Jean Moulin, qui décide de recruter le jeune Cordier pour en faire son secrétaire et l'une des têtes pensantes de la Résistance. Durant près d'une dizaine de dix mois, ils vont travailler ensemble à la mission fixée par Londres et de Gaulle : Daniel gère le courrier, les liaisons radio, le recrutement et la mise en place de la structure dirigeante.
 
Il est le témoin privilégié de la naissance du Conseil national de la Résistance, et malgré l’hostilité de beaucoup envers lui, qui s’affiche dès l’arrestation de Jean Moulin à Caluire en juin 1943, Cordier reste en place et poursuit auprès de Claude Bouchinet-Serreulles, successeur par intérim de Jean Moulin, sa mission en zone nord comme secrétaire de la Délégation générale de France.
 
En danger dès qu’il apprend que la Gestapo a sa photo et peut l’identifier, il demande à être relevé. En mars 1944, il entend rejoindre Londres via Marseille, puis l’Espagne. Mais il est arrêté par les franquistes et interné à Pampelune, puis au camp de Miranda de Ebro, dans la province de Burgos. Quand il parvient à rejoindre Londres à la mi-mai, nommé chef de la section des parachutages d’agents du BCRA, il se prépare enfin à la confrontation physique avec l’ennemi, qu'il attend depuis juillet 1940. Mais il doit patienter, manque le D-DAY en Normandie, n'est pas déployé par la suite et ne regagne finalement la France qu’en bateau, par Le Havre, pour rejoindre Paris début octobre.
 
En novembre, devenu Compagnon de la Libération par décret du général de Gaulle, il est recruté par le colonel Passy comme chef de cabinet à la tête des services secrets. A la Direction générale des études et recherches, dont Jacques Soustelle prend la tête en novembre 1944, Cordier découvre le monde des espions. Il est envoyé en Espagne évaluer la solidité du régime de Franco. Mais le jeune homme ne se sent pas à sa place : il démissionne de son poste après le retrait politique du général de Gaulle en janvier 1946.
 
Après cette période militaire, il sera tour-à-tour marchand d'art, critique, collectionneur et organisateur d'expositions, avant de se consacrer à des travaux d'historien. Pendant et après la guerre, il sera décoré de nombreux ordres et récompenses : Chevalier et Grand-croix de la Légion d'honneur, Ordre de la Libération, Compagnon de la Libération, Chancelier d'honneur de l'ordre de la Libération, Croix de Guerre 1939-1945 ou de l'Ordre de l'Empire britannique à titre civil. Il était l'un des deux derniers Compagnons de la Libération ...
Source : Le Monde
 
 
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L’Ordre de la Libération a la grande tristesse de vous faire part de la disparition de monsieur Daniel CORDIER, Compagnon de la Libération, survenue le 20 novembre 2020 à Cannes (06400), à l’âge de 100 ans. Elevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur par le président de la République le 18 juin 2018, il était le chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération par décret présidentiel du 23 octobre 2017.
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Le chant des Partisans dans la cour des Invalides :
 
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Nous apprenons avec tristesse la disparition à 96 ans de Robert Powell, vétéran des principales batailles en Europe. Medic au sein de la 2nd Infantry Division, il a combattu en Normandie, dans le nord de la France, sur le Rhin, dans les Ardennes, en Alsace et face aux troupes allemandes bloquées dans la Poche de la Ruhr.
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Né à Spokane, dans l'État de Washington, en 1924, Robert Powell décide de rejoindre l'US Army en 1943. Mais au rôle de combattant, il privilégie celui de combat medic. Il est déployé au sein du 23rd Infantry Regiment de la 2nd Infantry Division, la célèbre Indian Head division
 
En octobre 1943, la division est envoyée en Grande-Bretagne afin de débuter les préparations d'un débarquement futur en Europe. Pendant une dizaine de mois, l'unité multiplie les entraînements spécifiques à un débarquement amphibie et une campagne en France.
 
Si l'unité ne participe pas au D-DAY, la 2nd Infantry Division débarque sur Omaha Beach le 7 juin 1944, à J+1. Robert va participer à la bataille de Normandie, combattant à Trévières et sur la route entre St. Lô et Bayeux (notamment la Hill 192). Exploitant la percée de Saint-Lô, la division s'avance pour prendre Tinchebray le 15 août 1944. Après des féroces affrontements, l'unité combattant dans les rues et les ruelles de la ville, la ville de Brest tombe aux mains de la 2nd Infantry Division le 18 septembre 1944.
 
La division combat ensuite en Belgique, à Saint-Vith, fin septembre 1944, avant d'entrer en Allemagne le 3 octobre 1944. L'objectif est un barrage sur la rivière Roer. L'attaque débute le 11 décembre, mais prend rapidement fin : l'offensive allemande dans les Ardennes oblige la division à se replier sur des positions défensives près de la crête d'Elsenborn, où l'attaque allemande s'enlise finalement. Plusieurs semaines se passent et en février 1945, la 2nd Infantry Division repart à l'attaque : elle reprend le terrain perdu et s'empare de la ville de Gemund, le 4 mars 1945. Atteignant le Rhin le 9 mars, l'unité s'avance vers le sud pour prendre Breisig, du 10 au 11 mars, et garder le célèbre pont de Remagen, du 12 au 20 mars.
 
La 2nd Infantry Division franchit le Rhin le 21 mars et s'avance vers Hadamar et Limburg an der Lahn, en soutien à des éléments de la 9th Armored Division, le 28 mars. Avançant rapidement dans le sillage de la division blindée, les soldats de l'unité d'infanterie vont traverser la Weser à Veckerhagen, du 6 au 7 avril, avant de capturer Göttingen le 8 avril et Merseburg le 15 avril. Le 18 avril, Leipzig tombe sous l'attaque américaine. Finalement, n'ayant que peu d'ennemis face à eux, les soldats US fonce jusqu'au 3 mai vers des positions le long de la frontière germano-tchèque, près de Schönsee et Waldmünchen, où la division relève les 97th et 99th Infantry Division. Elle traverse la frontière le lendemain et le 4 mai 1945, prend la ville de Pilsen. Le même jour, la guerre s'arrête.
 
Robert Powell, survivant à la guerre, est libéré avec les honneurs. Il retourne à la vie civile. En 2014, il revient pour la première fois en Normandie, grâce à la Fondation The Greatest Generations, se rendant notamment au village de Trévières, à la cote 192 et au cimetière américain.
Source : The Greatest Generations Foundation
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Le vétéran américain Edward Tierney, qui avait officié en tant que pilote, pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le secteur d’Omaha Beach (Calvados), est décédé vendredi 20 novembre 2020. Il était âgé de 98 ans.

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C’est pendant ces missions qu’était né son amour pour une infirmière de l’air, Winna-Jean, qui deviendra son épouse. Le couple était régulièrement de retour en Normandie et y a lié des liens d’amitié avec les habitants.

Edward était pilote de Dakota et Winna-Jean, infirmière en charge du rapatriement des blessés.

Edward et Winna-Jean ont aussi évacué des prisonniers de guerre, des victimes des camps de concentration. La guerre terminée, le pilote Edward Tierney a épousé l’infirmière Jean, le 26 juin 1946. Trois enfants sont nés de leur union, l’un d’eux sera tué au Vietnam en 1968. Edward est resté réserviste dans l’US Air Force jusqu’à ses 60 ans. Dans le civil, il était entrepreneur dans le bâtiment.

https://www.ouest-france.fr/normandie/saint-laurent-sur-mer-le-veteran-d-omaha-beach-edward-tierney-est-decede-7059582?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2nX8jZP5hq86hE3KFo2SWFyjZLHCo02bjV0CtGu-69C1AbbgdrBAMNXXM#Echobox=1606053700

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Marcel Burgé est décédé le 02 novembre dernier.
 
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Marcel Burgé. Un Français tranquille. Le 2 mars 1943, Marcel, âgé de 23 ans, ouvrier sidérurgiste, vivant à Pulligny, en Meurthe et Moselle, échappe de peu à une rafle avec de jeunes gens par la Gestapo. Direction l’Allemagne, le STO, ou pire, le camp de concentration Mauthausen. C’est un électrochoc pour ce jeune homme. Un jour, ce sera lui. Juste avant l’été, avec quelques autres, Marcel prend son sac pour se rendre en Espagne et se rallier à de Gaulle.
 
Au 1er juillet il est arrêté par les Espagnols et emprisonné dans la sinistre prison de Miranda qui accueille cinq fois plus de détenus qu’en temps de paix. Violences et privations. Ce n’est qu’à la veille de l’année 1944 que Marcel est libéré. Échange de prisonniers contre les marchandises américaines. Arrivé au Maroc, Marcel, qui n’a pu de temps à perdre, s’engage aux commandos de France.
 
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Il veut être de la bataille. Mais ce sera un long temps de formation et il voit le 6 juin et le 15 aout se passer de ses services. Le jeune Lorrain bouillonne dans son coin. Enfin, après plusieurs alertes, c’est le départ pour la France le 10 octobre. Le 3 novembre 1944, c’est enfin la vraie guerre, dans les Vosges.
Entre les deux dates, Marcel a eu le temps de rencontrer la « môme Piaf » à Lyon, dans un hôpital (Marcel était légèrement blessé). Au combat, pas loin de Gerardmer, Marcel, tireur d’élite, tire dans tous les coins. L’ennemi montre du mordant. Des copains sautent sur des mines. Le grabuge est partout. Marcel, passé en revue par de Gaulle à Besançon le 13 novembre 1944 va combattre presque sans arrêt jusqu’en février 1945. Il aura juste une permission express en décembre pour retourner voir les siens (et un amour…) à Pulligny.
En permanence à l’avant-poste, « en pointe toujours » (devise commando) Marcel, désormais en Allemagne, faisant preuve d’un grand décourage « déminera » le terrain de ses camarades.
Marcel recevra une citation à l’ordre de sa brigade et de l’armée. Il défilera sur les Champs-Elysées le 18 juin 1945 et sera démobilisé le 11 novembre 1945, reprenant ainsi, son œuvre accomplie, le cours de sa vie.
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Marcel a reçu la légion d’honneur le 18 juin 2017.
 
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Photos fonds famille Burgé.
( Source : Rudolph de Patureaux )
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Jean Mouillaud, l'un des deux derniers résistants de Brioude (Haute-Loire) est décédé

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Il avait participé, entre autres, aux combats du Mont-Mouchet, à la libération de Saint-Flour avec le huitième Régiment du Dragon... le Brivadois Jean Mouillaud est décédé à l'âge de 93 ans.  

Jean Mouillaud, l’un des deux derniers résistants de Brioude, s’est éteint la semaine dernière à l’âge de 93 ans.
Le 1er décembre 1943, il « entre » dans la Résistance. Car, avait-il confié à La Montagne, en 2012, « On ne s’engage pas dans la Résistance, on y rentre. On ne signe rien, mais c’est un engagement moral total ». Il a alors 16 ans.

Les combats de La Vachellerie

Affecté au premier Corps franc d’Auvergne, à Brioude, il effectue, avec ses camarades, du transport d’armes, récupère des parachutages, distribue des tracts et des journaux clandestins… Répondant à l’appel de la mobilisation générale, il rejoint la 31e compagnie du bataillon Lafayette, commandée par Paul Coutel (Jean-Marie), à Venteuges, et participe aux combats de la Vachellerie, près de Saugues, le 10 juin 1944. « Nous étions 1.061 hommes ; nous avons mis les Allemands en déroute. On a dénombré trois morts et huit blessés dans nos rangs. »
Après les combats du Mont-Mouchet et le repli, il se réfugie, avec d’autres Résistants, dans les bois autour du Brivadois jusqu’à début août 1944. Ils ont ordre de ne pas attaquer l’ennemi dans les villes.

« On est resté cachés dans les bois jusqu’au 31 juillet, confiait-il. Ce jour-là, avec cinq camarades, on a rejoint Lempdes-sur-Allagnon, où, grâce à un mot de passe, nous avons pu monter dans un autocar qui nous a emmenés à Massiac, puis Neussargues. L’objectif était d’aller reformer le 8e Régiment du Dragon ». Avec « les Dragons », il participe à la libération de Saint-Flour, remonte vers Vic-le-Comte (Puy-de-Dôme). Avec son régiment, il atteint la Saône-et-Loire, libère Saint-Yan, puis Paray-le-Monial, avant de se diriger vers le Creusot. C’est là que s’est effectuée la jonction avec l’armée d’Afrique.

Il signe dans l’armée régulière, part pour les Vosges, puis l’Alsace, où il est blessé près de Colmar. Quand il apprend la capitulation sans condition de l’Allemagne, le 8 mai 1945, il est en convalescence au Vinatier, à Lyon.
À son retour, après plusieurs métiers, il intègre, au milieu des années 60, la Police municipale de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie).

Plus d'info ici :

 https://www.lamontagne.fr/brioude-43100/actualites/jean-mouillaud-l-un-des-deux-derniers-resistants-de-brioude-haute-loire-est-decede_13883287/

à lire également

https://www.lamontagne.fr/brioude-43100/actualites/jean-mouillaud-est-entre-dans-la-resistance-a-16-ans-en-1943-puis-a-pris-le-maquis-il-raconte_1162311/

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Avec un peu de retard, malheureusement,

C'est avec grande tristesse que nous apprenons la disparition de Leo Bialek, tankiste durant la Seconde Guerre mondiale : dans son char, il avait combattu au sein de la 2nd Armored Division sur la majorité des théatres d'opérations de la guerre, et notamment en Afrique du nord, en Normandie, dans les Ardennes ainsi qu'en Allemagne, combattant dans la région du Rhin. Il avait 102 ans.
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Né en 1918, Léo ne s'engage pas dans l'armée mais est appelé et enrôlé en 1943, alors qu'il a 25 ans. Il est retenu pour l'arme blindée, et rejoint la 2nd Armored Division, la célèbre Hell on Wheels, à Fort Benning. Simple Private, il va combattre comme tankiste dans de nombreuses batailles de son unité.
En Afrique du Nord lors de l'opération Torch, en Sicile (opération Husky), puis en Normandie, débarquant à J+3, le 9 juin 1944. En Normandie, la division combat dans le Cotentin et s'oppose notamment à la 2. SS-Panzerdivision Das Reich
 
L'unité arrive jusqu'à la frontière allemande et la ligne Siegfried, qui défend l'entrée en territoire allemand. Finalement, la 2nd combat lors de la campagne du Rhin, juste après être intervenue au soutien des forces piégées par la contre-attaque allemande dans les Ardennes. Finalement, Léo et son unité entrent dans Berlin : la 2nd est la première unité américaine à entrer dans la capitale allemande.
 
Bialek est libéré avec les honneurs dans les semaines qui suivirent.
Source : The Greatest Generations Foundation
 
 
Encore un vétéran qui nous quitte : nous apprenons avec tristesse la disparition de A. J. Dunn, marin de l'US Navy pendant la Seconde Guerre mondiale, présent à Pearl Harbor lors de l'attaque japonaise du 7 décembre 1941. Survivant à l'attaque, il est engagé dans le Pacifique par la suite, combattant dans les îles Marshall, Gilbert et aux Philippines. Il avait 98 ans 
 
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Dunn nait en 1922 et grandit dans la région texane de Corpus Christi. Alors qu'il n'a que 19 ans, il rejoint l'US Navy comme marin bénévole, en 1941. Il est affecté à l'USS Oglala, ancien navire de transport modifié en poseur de mines. Le matin du 7 décembre 1941, Dunn se trouve à Honolulu, à la poste, pour envoyer des courriers et des cadeaux à sa famille. Le taxi le dépose devant l'entrée de la base lorsque l'attaque est déclenchée par les Japonais.
 
Dunn court vers son navire, le Oglala, amarré à proximité du croiseur léger Helena, au Ten Ten Pier. Lorsqu'il arrive, Dunn voit son navire, touché par le souffle de la torpille ennemie qui a explosé sur le Helena. Le Oglala gît sur le côté.
 
Dunn monte alors à bord de l'USS Mugford, à la recherche de navires ennemis à engager, en vain. Pendant 7 jours et 7 nuits, l'équipage hétéroclite reste en place, à l'affut d'une nouvelle attaque japonaise, coulant un sous-marin ennemi. Finalement, à son retour, Dunn est envoyé sur le croiseur lourd USS New Orleans.
 
Finalement, Dunn va combattre dans le Pacifique jusqu'à la fin de la guerre, comme artilleur. Il va être déployé dans les îles Marshall, les îles Gilbert ainsi qu'aux Philippines. À la fin de la guerre, il accompagne les navires qui amènent les troupes d'occupation au Japon. Il participe également au retour de dizaines de milliers de soldats aux États-Unis. Mais Dunn n'est pas déchargé à la fin de la guerre, faisant carrière dans l'US Navy !
 
Source : The Greatest Generations Foundation
 
 

Cet enfant de Chanay, né le 17 août 1920, aura passé la majorité de sa vie au service de la collectivité.

Il n’a que 15 ans lorsqu’il rejoint l’école des mécaniciens de la Marine Nationale à Saint-Mandrier. Quatre ans plus tard, déjà diplômé, la guerre débutant, il est engagé sur « le commandant Teste ». Au service de la Nation, il parcourra les océans du monde durant toute la guerre, vivant différentes tragédies, dont celle de Mers-El-Khebir dont il se souviendra avec affliction jusqu’à ses derniers jours.

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Même si les médailles ne représentaient pas une grande importance pour Jacques Béchard, il est important, pour lui rendre hommage comme il se doit, de rappeler qu’il a été médaillé de la Croix de Guerre 39-45 et qu’il a reçu également la médaille des Anciens Combattants. Il a été, par ailleurs, nommé chevalier des palmes académiques et a reçu la médaille de maire honoraire pour son long service auprès de la collectivité.

https://www.latribunerepublicaine.fr/18218/article/2020-12-04/chanay-jacques-bechard-doyen-de-la-commune-nous-quittes?fbclid=IwAR2VKtd51Kt5wzX8RDwdW9i17Uq0oMJ2zO7dfjXowLUV0FCH-UH9dHMfWQY

 

C'est avec une réelle tristesse que nous apprenons le décès de Raymond Geddes Jr. Parachutiste au sein de la 101st Airborne Division, il avait sauté dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 et avait été blessé dans les jours qui suivirent le D-DAY, au carrefour du célèbre Dead Man’s Corner, dans la cour de l'actuel musée ! Il avait 96 ans 
 
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Raymond Geddes, Jr est né le 26 juillet 1924 à Baltimore, dans l'État du Maryland. Geddes est diplômé de la Towson High School en 1941. Il décide alors, dès la fin de ses études, de s'enrôler dans les forces armées. Il choisit une arme nouvelle et rejoint les parachutistes.
 
Il est envoyé comme radio operator au sein de la Company G, unité du 3rd Battalion du 501st Parachute Infantry Regiment. Il s'entraîne au célèbre Camp Toccoa, avec les futurs 'Band of Brothers" de la 506th PIR. Les deux régiments sont regroupés avec d'autres unités au sein de la 101st Airborne Division en janvier 1944, lorsque le 501st Parachute Infantry Regiment est envoyé en Angleterre.
 
Le 5 juin 1944, Raymond et d'autres montent à bord des Douglas C-47 Skytrain, direction la Normandie : après deux heures de vol, les parachutistes sautent dans la nuit, afin de préparer les opérations du D-DAY. Raymond touche le sol à 1h25, le 6 juin, quelques heures avant l'arrivée de la première vague d'infanterie, venant des plages.
 
Au sein d'un groupe, qui ne compte plus d'opérateurs radio sauf Raymond, plusieurs hommes se dirigent vers le point "Exit #1", qui doit permettre à l'infanterie de quitter Utah Beach. Raymond croise ainsi le General Maxwell Davenport Taylor (chef de la 101st Airborne Division) et le General Anthony McAuliffe (chef de l'artillerie divisionnaire).
 
Raymond combat durant de longues heures au sein de ce groupe. Après la prise de plusieurs positions fortes allemandes à Pouppeville, il doit regrouper l'ensemble de l'armement allemand. Il essaie même certaines armes, et provoque la colère de ses officiers, qui pensent ... être attaqués !
 
Finalement, les soldats de la Company G du 501st PIR arrivent à faire la jonction avec les soldats de la 4th Infantry Division qui viennent des plages : ce sont les premières rencontres entre parachutistes et infanterie de toute l'opération du D-DAY. Raymond part vers Saint Marie du Mont puis vers Hiesville.
 
Le 7 juin est plutôt calme : les troupes de la Company G ont été éprouvées et sont laissées en réserve. Quelques parachutistes allemands du 6. Fallschirmjägerregiment capturés sont interrogés.
 
Le 8 juin, les membres de la Company G sont envoyés vers St. Come-du-Mont. Dès l'aube, les troupes attaquent. En fin de matinée, Raymond est blessé à la jambe par un obus d'artillerie. Sa montre est détruite dans l'attaque, alors il en prend une ... sur un soldat allemand mort !
 
Raymond, même blessé, reste avec son unité. Ils arrivent vers un carrefour : le célèbre "Dead Man's Corner". Quand les hommes arrivent, on demande à Raymond d'approcher : l'opérateur radio du commandant du bataillon est gravement touché et il doit le remplacer. Il rejoint le chef du 3rd Battalion, le Lieutenant-Colonel Julian Ewell, dans l'une des maisons du carrefour, ancien poste de secours allemand, qui est aujourd'hui ... le musée du Dead Man's Corner !
 
Un obus tombe en pleine cour, alors que des soldats, y compris Raymond, s'y trouvent : ce dernier est gravement touché à l'oeil gauche. Mais aucun médecin américain n'est disponible. Alors, Raymond demande aux officiers allemands capturés s'ils peuvent regarder son oeil. L'un d'eux, médecin, accepte et le soigne : Karl-Heinz Roos est parfaitement bilingue, ayant fait ses études de médecine ... en Angleterre !
 
Mais l'état de Raymond est grave et il doit être évacué : il monte dans une Jeep et rejoint, avec d'autres blessés, Utah Beach. Finalement, Raymond est opéré en Angleterre. Mais son oeil est fragilisé : on lui refuse l'autorisation de retourner au sein de la Company G. Une nouvelle guerre débute pour lui : il est renvoyé aux États-Unis. Finalement, on lui donne l'ordre de rejoindre une unité de Military Police, fonction qu'il occupe jusqu'à la fin de la guerre.
 
Dès la fin de la guerre, Raymond commence a collection des armes anciennes et des armes du conflit qui vient de s'achever. Il est même Président de la Maryland Arms Collectors Association
Source : The Greatest GNERATIONS Foundation
 
 
 
C'est avec une immense tristesse que nous apprenons cette nuit le décès à 97 ans du général Chuck Yeager, héros de la Seconde Guerre Mondiale, devenu un As en abattant 5 chasseurs allemands la même journée. Après la guerre, il avait été pilote d'essai, testant le 14 octobre 1947 le prototype X-1, devenant alors le premier homme a passer le mur du son 
 
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Yeager rejoint l'US Army le 12 septembre 1941. Il est alors dirigé vers l'Army Air Corps, ayant des aptitudes particulières. Après un intense entrainement, il obtient ses ailes et devient pilote de chasse et officier le 10 mars 1943. Il est assigné au 357th Fighter Group et s'entraîne sur des P-39 Airacobras.
 
Finalement, après de longues semaines, il est envoyé en Grande-Bretagne le 23 novembre 1943. Basé sur la RAF Leiston, Yeager reçoit finalement un P-51 Mustang, qu'il nomme Glamorous Glen (il aura volé sur trois P-51 durant toute la guerre). Il change également d'unité : il pilote désormais au sein du 363d Fighter Squadron de la Eighth Air Force
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Le 4 mars 1944, il remporte sa première victoire sur un Messerschmitt Bf 109. Mais le lendemain, lors de sa 9e mission de guerre, alors qu'il escorte une flotte de 219 bombardiers B-24 chargés de pilonner les aérodromes du sud-ouest de la France, il est engagé et abattu entre Bordeaux et Toulouse par des Focke-Wulf Fw 190 de la Jagdgruppe West, pourtant une unité d'entraînement de la Luftwaffe. Il parvient à s'éjecter, étant recueilli par la résistance française. Il restera caché en France de longues semaines, aidant même la Résistance.
 
Finalement, Yeager est exfiltré par l'Espagne et reprend le combat dès le début de l'été 1944. Le 12 octobre 1944, Yeager devient un As, abattant 5 chasseurs ennemis le même jour. Le 6 novembre, il abat un Me 262 à réaction, en abimant deux autres. Durant toute la Seconde Guerre mondiale, il réalisera 64 missions de combat, abattant 13 avions allemands.
 
Après la guerre, il devint instructeur de vol puis pilote d'essai, obtenant le grade de Capitaine en 1947. Yeager est retenu pour tester l'avion expérimental X-1, construit par la Bell Aircraft Company : cet avion doit tester les capacités du pilote humain et d'un avion à voilure fixe contre les fortes contraintes aérodynamiques du vol sonique.
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Le 14 octobre 1947, au-dessus du lac Rogers Dry, dans le sud de la Californie, il est dans le cockpit de son X-1, l'avion-fusée étant attaché à un bombardier B-29 spécialement aménagé, qui le lâche à une altitude de 7 600 mètres : Yeager va devenir le premier homme à franchir le mur du son, soit près de 1066 km/heure. L'exploit n'est annoncé publiquement qu'en juin 1948. Yeager validera d'autres records dans les années qui suivirent.
 
En septembre 1953, Chuck Yeager est l'un des premiers pilotes à pouvoir tester un MiG-15 qu'un pilote déserteur Nord-Coréen vient d'offrir à l'armée américaine. En 1954, Yeager alors assistant chief of test-flight operations au sein de la Edwards Air Force Base, quitte son poste pour rejoindre l'état-major de la Twelfth Air Force en Allemagne de l'Ouest. Il devient chef de la Aerospace Research Pilot School en 1962, avec le grade de Colonel, puis de la 4th Tactical Fighter Wing en 1968. Il quitte finalement l'US Air Force en 1975 : il est alors brigadier general. Il vient de nous quitter, ce 7 décembre 2020
Source : Britannica & Wikipedia
 
 
 
C'est avec tristesse que nous avons appris il y a quelques jours la disparition de Arden C. Earll, vétéran du débarquement le 6 juin 1944 sur Omaha Beach. Blessé lors du D-DAY, il avait refusé l'évacuation et avait combattu jusqu'en avril 1945 et la fin de la guerre. Il avait 96 ans 
 
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Né le 18 novembre 1924, Earll est le fils d'un fermier du nord-ouest de la Pennsylvanie. En 1943, alors âgé de 18 ans, il obtient son diplôme de la Union City High School. Mais il est appelé à rejoindre l'armée américaine et le 116th Infantry Regiment. Après un entraînement rigoureux aux États-Unis, son unité est envoyée en Angleterre.
 
Le 14 décembre 1943, les soldats du 116th Infantry Regiment embarquent à bord du RMS Queen Elizabeth pour rejoindre la Grande-Bretagne. Le 20 décembre, ils débarquent en Écosse. Pendant de nombreux mois, les soldats sont soumis à un nouvel entrainement. Début juin 1944, Earll est déployé au sein de la Company H, 2nd Battalion. Les soldats américains sont conscients qu'un débarquement est proche.
 
Le 6 juin 1944, au milieu de la nuit, la Company H embarque à bord de l'USS Thomas Jefferson, un transporteur de troupes. C'est lors de la traversée que le message du Supreme Allied Commander in Europe, Dwight D. Eisenhower, leur est lu. Il est 7h le 6 juin au matin lorsque les soldats embarquent dans les péniches de débarquement. Direction Omaha Beach et le secteur Dog Red.
 
Les soldats savent que le débarquement est compliqué et meurtrier : la Company A, qui a débarqué 30 minutes auparavant, est décimée. Près d'une centaine d'hommes ont été tués en quelques dizaines de minutes. Au total, ce sont 3400 soldats du 116th Regiment qui doivent débarquer sur Omaha au sein de la Force O, la force initiale de l'attaque.
 
La sortie principale de la plage doit être être dégagée et tenue : elle se situe au lieu dit “Les Moulins”, défendu par deux points forts allemands avec des bunkers en béton, un canon de 50 mm, des mitrailleuses, des mortiers et des tourelles de chars. C'est à cet endroit que débarquent Arden et ses camarades. Le premier homme qui descend de la péniche, le chef de section, est immédiatement abattu. Arden le suit juste après et parvient à se soustraire aux balles ennemies. 18 soldats de la Company H vont être tués ce jour-là.
 
Earll court vers le haut de la plage, échappant aux tirs allemands. Il perd, dans sa course, les munitions de mortier qu'il a avec lui. Il se rapproche d'un tank américain, qui attaque les défenses allemandes. Le char peut tirer plusieurs obus mais il est très vite touché par un obus d'artillerie. Earll, qui se trouve à proximité, est blessé au bras. Il perd du sang mais continue le combat, après des soins prodigué par un médecin de son régiment.
 
Le combat continue : Earll et ses camarades vont combattre jusqu'au 7 juin au matin. Mais le régiment est gravement touché par les combats du D-DAY : entre les morts et les blessés, dont Earll, le régiment doit être retiré du front et ramené sur Omaha Beach, où la logistique débarque en force. Après plusieurs jours, l'unité est finalement redéployée.
 
Le 116th Regiment va par la suite combattre dans les batailles de Saint-Lô et Brest, avant de traverser la France vers la ligne Siegfried et l'Allemagne, atteignant l'Elbe le 24 avril 1945. C'est la fin de la guerre pour le Staff Sergent Earll. À son retour de la guerre, il rejoint l'U.S. Postal Service, structure où il va travailler près de 40 ans !
 
Earll est décoré de deux Purple Heart (pour ses blessures reçues le D-DAY puis le 24 décembre 1944), de 3 Bronze Star, de la Good Conduct Medal, du Distinguished Unit Badge ou encore de la Victory Medal. En 2015, il est décoré de la Légion d'Honneur à son domicile, dans l'Ohio.
Source : The Greatest GENERATIONS Foundation
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Le cœur du soldat Louis Kasni Warti a lâché dans sa dernière bataille, à 101 ans, ce dimanche 6 décembre au soir dans l'Essonne où il vivait avec son épouse.
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Il demeurait parmi les cinq survivants du fameux BIMP le Bataillon d'Infanterie Mixte du Pacifique, créé après la bataille de Bir Hakeim.
Ils ne sont désormais que quatre Polynésiens Ari Wong Kim vivant en France, Maxime Aubry et Starr Teriitahi vivant en Polynésie, et Matthew Turner Chapmann vivant aux Etats Unis.
( Source : Force et honneurs, soutien aux militaires français et leurs familles)
 
 
Normandie. Le vétéran d'Omaha Beach, Sgt. Le major Robert Blatnik est décédé le samedi 5 décembre à l'âge de 100 ans au Texas, selon une information du média américain CBS North Texas.
En 2013, il était revenu fouler la plage d'Omaha Beach, en s'arrêtant à l'endroit exact le 6 juin 1944 sur laquelle il avait débarqué avec 900 hommes sous ses ordres.
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Les propos tenus par le vétéran à l'armée à propos du Débarquement : "Sur la plage, les tirs d'artillerie et la fumée étaient partout. C'était le chaos tout autour de nous. Je n'ai pas vu les tirs d'armes légères des Allemands, juste des corps et des bombes qui explosaient partout. Je savais que l'essentiel pour nous était de quitter la plage. Certains des hommes voulaient creuser des trous de combats et rester sur place. Quand vous êtes sur une plage, la principale chose à faire est de monter à l'assaut de l'ennemi."
Mr Blatnik, qui a servi sous le général George S. Patton, dans la 1re division d'infanterie, surnommée «Big Red One», a déclaré que son expérience l'avait aidé à rester en vie.
"Je savais que la chose principale à faire était de quitter la plage", a-t-il dit. "Certains des hommes voulaient creuser. Quand vous êtes sur une plage, la chose principale à faire est d'affronter l'ennemi. Vous pouvez creuser quelque chose. Si vous essayez de creuser, vous êtes perdu, alors j'ai essayé de faire avancer mes hommes. "
Sergent-major Robert Blatnik,
1re division de l' armée américaine, 26e
vétéran de la Seconde Guerre mondiale d' infanterie d'Afrique du Nord, d'Italie et de France.
Garçon de ferme de l'Ohio, Robert Blatnik s'est enrôlé dans l'armée en 1938 dans un désir déterminé de servir son pays. Affecté à la 1re division, 26e d'infanterie, il a travaillé avec le renseignement de combat et s'est avéré habile dans la rédaction de cartes topographiques après une formation avec le Corps of Engineers.
Au moment où le sergent-major Blatnik a frappé l'eau avec le commandement de 900 hommes à Omaha, il était considéré comme une infanterie chevronnée. Ses nouvelles recrues, cependant, sentant la tendance à s'enfoncer face à l'assaut d'une énorme puissance de feu, se sont fait dire que le seul moyen de survivre était d'aller de l'avant. Instruits de ne pas soigner les blessés, les médecins suivraient de l'arrière.
Sur les 900 hommes initialement sous ses ordres, seulement 380 survivront pour marcher vers l'intérieur des terres. Blatnik, blessé à plusieurs reprises lors de son propre service pendant la Seconde Guerre mondiale et récipiendaire d'une Silver Star et de 4 coeurs violets, put ensuite retourner à chaque période de combat.
Mr Blatnik a remporté des médailles d'or dans les compétitions de jeu de palets, de natation, de disque et de lancer du poids. (L'armée américaine)
Sgt. Le major Robert Blatnik était un bénévole passionné qui a donné plus de 10 000 heures à la VA de Dallas.
( Source : Les plages du débarquement en Normandie )
 
 
 
C'est avec tristesse que nous avons appris il y a quelques jours la disparition de Eugène Théault, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale qui s'était engagé dans les Forces Navales Françaises Libres. Durant près de deux ans, ce Français originaire de Saint-Pierre-et-Miquelon avait combattu dans l'Atlantique. Il avait 99 ans 
 
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Eugène est né le 3 juin 1921, à Saint-Pierre-et-Miquelon. Fils d’un ancien soldat de la Première Guerre mondiale, il n'est pas en métropole lors de la défaite française de juin 1940. Dans les premières heures du 24 décembre 1941, il fait partie des habitants de l'île qui attendent sur le quai l'arrivée d'un bateau français.
 
Sur ordre du général de Gaulle, l'amiral Muselier débarque alors à Saint-Pierre-et-Miquelon, archipel français d'Amérique du Nord situé dans le golfe du Saint-Laurent aux ordres de Vichy. Saint-Pierre-et-Miquelon devient dès lors la première terre française libérée.
 
En décembre 1942, le Canada propose de fournir aux Forces Navales Françaises Libres trois vedettes lance-grenades afin de sécuriser les côtes de l'archipel et les traversées de l'Atlantique : la QO52 (Colombier), la QO62 (Langlade) et la QO63 (Galantry). Il ne manque plus qu'à trouver des équipages. Et en juillet 1943, Eugène s’engage, à 22 ans, dans les Forces Navales Françaises Libres. Il sert en qualité de matelot-mécanicien sur la Q062 Langlade.
 
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Les missions sont variées : patrouille, défense des approches portuaires, sauvetage en pleine mer, chasse aux sous-marins allemands en Atlantique Nord, etc. Cette mission est essentielle : protéger les convois de bateaux partis du Canada pour ravitailler la Grande-Bretagne en matières premières, en matériel, et en nourriture. Même si son navire patrouille essentiellement autour des eaux de Saint-Pierre-et Miquelon, la zone est truffées de sous-marins allemands venus torpiller les bateaux alliés !
 
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Finalement, en mai 1945, la guerre se termine. Le 20 juillet 1945 à Québec, il participe à la remise des trois vedettes canadiennes à leur pays d'origine. Et finalement, il est rapatrié à Saint-Pierre à bord d'une goélette avant d'être rendu à la vie civile. Il est récipiendaire de la Légion d’honneur, obtenue en 2009, mais également de la Médaille commémorative des services volontaires de la France libre, de la Croix des engagés volontaires et de la Croix du combattant.
 
Une fois en retraite, Eugène participe activement au bureau des anciens combattants et victimes de guerre de la Préfecture en mettant à disposition ses archives personnelles. Il participe à des réunions, des rencontres mais également à des expositions organisées avec le soutien de la délégation à la mémoire et à l’information historique. Il est également Président d’honneur des engagés volontaires de la France Libre et des anciens combattants et porte-drapeau des Français libres pendant un temps.
Source : France TV & Page Facebook Engagés Volontaires des FFL de St Pierre et Miquelon
 
 
 
 
 
 
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Bonjour,

Le 10/12/2020 à 19:55, Bouchon-Gras 49 a dit :

C'est avec une immense tristesse que nous apprenons cette nuit le décès à 97 ans du général Chuck Yeager, héros de la Seconde Guerre Mondiale, devenu un As en abattant 5 chasseurs allemands la même journée. Après la guerre, il avait été pilote d'essai, testant le 14 octobre 1947 le prototype X-1, devenant alors le premier homme a passer le mur du son 

A lire si ce n'est déjà fait " L'Etoffe des Héros " de Tom Wolf avec entre autres Chuk Yeager et a voir le film du même nom " L'Etoffe des Héros " !

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Ayant été absent lors de la disparition de notre ancien président, j'ai totalement omis qu'il avait participé aux combats

 

C'est avec tristesse que nous apprenions le décès le 3 décembre de Valéry Giscard d'Estaing, ancien Président de la République française engagé à 18 ans dans les forces françaises pendant la Seconde Guerre mondiale. Soldat décoré, il sert entre 1944 et 1945 au sein de la 1re armée française comme membre d'équipage de blindés. Il avait 94 ans 
 
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Né le 2 février 1926 à Coblence en Allemagne, le jeune Valéry n'a que 14 ans lors de la défaite française. Brillant élève, il intègre une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand. Mais les Alliés débarquent le 6 juin 1944 et il décide de stopper sa scolarité pour rejoindre les forces armées.
 
Il participe à la libération de Paris en août 1944, alors âgé de 18 ans. Il se retrouve dans le service d'ordre chargé de la protection du représentant civil du général de Gaulle en zone encore occupée, Alexandre Parodi. Fin 1944, il refuse de retourner au lycée Louis-le-Grand pour y préparer l'École polytechnique : contre l'avis de tous, il s'engage dans les forces françaises.
 
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Il rejoint le 2e régiment de Dragons et après un rapide entraînement, il est envoyé sur le front : le 2e RD dépend de la 1re armée française, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny. En avril 1945, il est au combat : le 13, il est élevé au grade de brigadier et obtient une citation à l'ordre de l'Armée quelques jours plus tard : "Brigadier Giscard d'Estaing du 2e escadron. Engagé volontaire à 19 ans. Devenu rapidement un pointeur de grande classe, a fait preuve de calme et de sang-froid le 21 avril à Behla, en dirigeant à pied le conducteur d'un char remorqué [le "Arc de Triomphe"] sous le feu, montrant un complet mépris des armes automatiques et des mortiers qui l'environnaient. Le 25 avril, à Zollhaus, son char, ayant reçu un Panzerfaust, a continué à tirer au canon malgré la violence de l'explosion […] Grâce à cette action immédiate, l'ennemi a cessé son feu de Panzerfaust et le char a pu reprendre sa mission"
 
Comme pointeur, il participe aux combats de première ligne : au sein de l'équipage de son char, le "Carrousel", un M10 Wolverine, il fait l'unanimité par sa bravoure. Il est par ailleurs récompensé de ses actions : le "Carrousel" est le premier char qui entre dans Constance libérée, le 26 avril 1945. Il apprend la capitulation allemande, le 8 mai 1945, alors qu'il est sur son char en Autriche.
 
Après 28 jours au combat, il est décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec Étoile de Vermeil, ainsi que de la Bronze Star américaine. Il défile devant le général de Gaulle le 14 juillet 1945. Il est finalement libéré avec les honneurs en octobre 1945.
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Il rejoint alors l'École polytechnique puis l'École Nationale d'Administration. Inspecteur des finances, il est ministre dans plusieurs gouvernements avant d'être élu Président de la République de 1974 à 1981.
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Membre de l’Académie française depuis 2003, il est décédé à l'âge de 94 ans. Il était le dernier Président français ayant combattu durant la Seconde Guerre mondiale.
Sources : site de l'Élysée & de Polytechnique
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C'est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparation à 96 ans de Joseph Morettini, parachutiste pendant la Seconde Guerre mondiale dans la 82nd Airborne Division, ayant sauté sur la Normandie lors du D-DAY. Blessé en Normandie, il avait combattu lors de l'opération Market Garden, dans les Ardennes et en Allemagne. Il était récipiendaire de la Légion d'honneur et de la Bronze Star 
 
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Joseph Morettini est né le 29 juillet 1924, à Lima au Pérou. Il est le second de dix enfants. Après l'été 1924, la famille émigre aux États-Unis et s'installe dans la ville d'Érié, en Pennsylvanie. Alors qu'il n'a encore que 18 ans, Joseph s'enrôle en 1943 dans l'US Army. Il décide de rejoindre les parachutistes et après un entraînement, il est envoyé au sein de la Company E du 2nd Battalion du 508th Parachute Infantry Regiment.
 
Ce régiment appartient à la célèbre 82nd Airborne Division. Comme Private, il est largué au-dessus de la Normandie lors du D-DAY : aux petites heures du matin du 6 juin 1944, Joseph saute du Douglas C-47 Skytrain dans lequel il avait pris place deux heures auparavant. À son arrivée au sol, son parachute se prend dans les arbres, sous les tirs ennemis. Il se débrouille seul : il n'est accroché qu'à une vingtaine de centimètres du sol, dans les environs du village de Chef-du-Pont. Il est alors autour des 2 heures du matin. Finalement, il rejoint son unité, direction Saint-Sauveur-le-Vicomte, à une quinzaine de kilomètres de là.
 
Dans les jours qui suivirent, Joseph se bat en Normandie, jusqu'au 4 juillet 1944 : alors qu'il combat, il est blessé par une balle ennemie, dans les environs de La Haye-du-Puits, lieu d'un affrontement avec les Allemands entre le 5 et le 10 juillet. Il reçoit une Purple Heart pour cette blessure.
 
Il est de nouveau déployé par la suite, participant à l'opération Market Garden, sautant le 17 septembre 1944 aux Pays-Bas (c'est son second saut opérationnel de combat), avant de combattre dans la Bataille de la forêt de Hürtgen. Joseph et son unité sont, en urgence, redéployés lors de la Bataille des Ardennes.
 
Finalement, le régiment combat en Allemagne jusqu'en avril 1945, et le 2 mai 1945, des unités avancées de la 82nd Airborne Division font leur jonction avec des troupes soviétiques près de Ludwigslust, sur l’Elbe, à 200 km au nord-ouest de Berlin. C'est la fin de la guerre pour Joseph, même s'il sert brièvement par la suite comme Honor Guard auprès de Dwight D. Eisenhower.
 
Pour ses combats et sa bravoure, Morettini va être décoré de la Légion d'honneur, de la Croix de Guerre, de la Bronze Star Medal for Valor, de la WWII Victory Medal, du Combat Infantryman's Badge, de la Good Conduct Medal, de la Purple Heart avec Oak Leaf Cluster ou encore de la European African Middle Eastern Campaign Medal avec quatre Bronze Stars, ainsi que de la 508th Presidential Unit Citation.
Source : The Greatest GENERATIONS Foundation
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Le résistant isérois Raymond Savoyat est mort

Âgé de 96 ans, Raymond Savoyat est décédé ce samedi à Grenoble (Isère). Entré dans la résistance à 18 ans, il avait participé à la libération de La Tour-du-Pin, Bourgoin et Lyon, et à l'évacuation du camp de concentration de Buchenwald.

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Résistant à 18 ans

Il s'engage dans la Résistance avec son frère deux ans plus tard, dès l'âge de 18 ans. Il rejoint l'Armée secrète, devient chef de groupe du 4e bataillon des francs-tireurs et partisans en 1943, et participe, selon ses états de service, à plusieurs opérations de liaisons, sabotages, récupérations ou d'arrestation de miliciens.

Après le débarquement allié, il participe à la libération de La Tour-du-Pin, de Bourgoin et de Lyon. Il intègre ensuite l'armée et demande à rejoindre les troupes qui se battent en Allemagne, espérant retrouver son père qui a été arrêté dans une rafle et déporté en mai 1940.

Engagé jusqu'en Allemagne

Engagé dans la IIIe armée du général américain Patton, il participe à l'évacuation du camp de concentration de Buchenwald, situé près de Weimar, dans le centre de l'Allemagne. "J'ai alors vu venir vers nous les déportés. C'était des loques qui se traînaient, une horde de cadavres ambulants", racontait-il au Monde, en 2019.

Son père n'est pas à Buchenwald. Il est décédé moins d'un mois avant la capitulation allemande, mi-avril 1945, au camp de Mauthausen, en Autriche.

Légion d'honneur

Il quitte finalement l'armée en 1947, et intègre l'entreprise de transports familiale, indiquait Le Dauphiné libéré en 2013. Il travaille dans ce secteur jusqu'à sa retraite. Il était également passionné de rugby.

Fait chevalier de la Légion d'honneur en 2012, il vivait depuis plusieurs années à Saint-Martin-le-Vinoux, dans l'agglomération grenobloise.

( Source :  https://www.vosgesmatin.fr/societe/2020/12/27/le-resistant-iserois-raymond-savoyat-est-mort?fbclid=IwAR1x1CifiE4CGG_6i4Lxvw76g6X4Hp77y9OjtPh-W70yuxbw5Zrlp_QVH6A )

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C'est avec tristesse que nous disons aujourd'hui adieu à Joseph Michael Gasper, vétéran de la Seconde Guerre mondiale. En décembre 1941, alors qu'il se trouve dans l'archipel d'Hawaï, il est gravement blessé lors de l'attaque japonaise contre Pearl Harbor. Survivant à ses blessures, il reprend le combat dans le Pacifique, étant décoré de la Bronze Star à trois reprises, pour sa grande bravoure au combat. Il avait 102 ans 
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Joseph Michael Gasper est né le 23 avril 1918 à Zelienople, en Pennsylvanie. Adolescent ayant grandi pendant la Grande Dépression, il quitte la maison après la mort de sa mère afin de subvenir aux besoins financiers de sa famille. Il travaille brièvement au sein du cirque Ringling Bros, avant de rejoindre en 1933 le Civilian Conservation Corps, une organisation gouvernementale mise en place par le Président Franklin Roosevelt qui visait à donner du travail aux jeunes chômeurs américains.
 
Joseph voyage régulièrement, prenant de l'importance au sein de l'organisation. Il devient rapidement l'équivalent d'un responsable de sections, étant responsable de plusieurs hommes. Il se rend au Mexique, travaille au Panama et est réquisitionné pour aider lors de l'inondation de la ville de Johnstown en 1936. Après quatre ans dans le Civilian Conservation Corps, il décide de quitter l'organisation et rejoint l'armée américaine, en 1937, à l'âge de 19 ans.
 
Après une rapide formation, il devient instructeur pour le drill dans de nombreuses bases et unités. Finalement, à partir d'août 1939, il rejoint le 21st Infantry Regiment, stationné dans l'archipel d'Hawaï, aux Schofield Barracks, à une vingtaine de kilomètres de la base de Pearl Harbor. Il s'y trouve lors de l'attaque japonaise du 7 décembre 1941 : Joe entraînait ses hommes lorsqu'ils sont témoins des premiers bombardements. Joe a été l'un des premiers blessés lorsque sa jeep a été touchée par des éclats d'obus et qu'il est tombé dans un ravin profond de plus d'une vingtaine de mètres.
 
L'un des soldats avec lui est également blessé : Joseph lui pose un garrot de fortune. Au-dessus de leurs têtes, des centaines d'avions japonais attaquent la base navale, Joseph et ses soldats voyant les navires de l'US Navy touchés dans le port. L'un des meilleurs amis de Joe se trouve alors sur l'USS Arizona, lorsque ce dernier coule.
 
Après son séjour à l'hôpital, Joseph demande a rejoindre son unité, alors en charge de la sécurisation d'Hawaï. Il est par la suite déployé à Saipan pendant quelques temps, mais est rapatrié avec d'autres soldats à Hawaï, l'armée américaine craignant que les Japonais n'envahissent l'archipel. De plus, le Staff Sergent Gasper ne s'est pas totalement remis de ses blessures : même s'il semble apte au service opérationnel, il a des douleurs récurrentes à la jambe gauche et au dos.
 
Joseph va être récipiendaire de nombreuses médailles et distinctions, dont trois Bronze Star, durant la Seconde Guerre mondiale, toujours au sein du 21st Infantry Regiment. Il est libéré, avec les honneurs, en aout 1945, alors qu'il est âgé de 27 ans.
Source : Ellwood City Ledger & The Greatest Generation Foundation
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 Le vétéran américain Frank Benteman  vient de décéder à l'âge de 94 ans. En 1944, il avait participé à la libération de Cherbourg.

Publié le 28/12/2020 à 11h50 - Par Linda Marteau
Nécrologie. Le vétéran américain Frank Benteman s'était battu pour Cherbourg
Frank Benteman, vétéran américain passé par Cherbourg, vient de décéder à l'âge de 94 ans.

Frank Benteman était, paraît-il, l'ami de tous ceux qu'il rencontrait. Ce vétéran américain est décédé à l'âge de 94 ans, dimanche 20 décembre, dans le Kansas, aux États-Unis. La triste nouvelle a été annoncée mardi 22 décembre.

Né le 26 mai 1926 à Frankfort (Kansas), Frank Benteman reçoit un diplôme d'études secondaires de la Frankfort High School. Puis le jeune Américain s'enrôle dans l'armée pendant la Seconde Guerre mondiale. Il appartient au 313e régiment d'infanterie de la 79e division d'infanterie (2e bataillon).

La libération de Cherbourg

Après s'être entraînée au Royaume-Uni mi-avril 1944, la 79e division d'infanterie atterrit sur la plage d'Utah Beach, entre les 12 et 14 juin 1944. La 79e division combat à partir du 19 juin 1944, avec une attaque contre le haut terrain ouest et nord-ouest de Valognes. Le 24 juin, tous les régiments des trois divisions américaines (mis à part le 8e régiment d'infanterie retardé devant La Glacerie) sont positionnés sur les hauteurs aux portes de Cherbourg.

Le lendemain, Frank Benteman et ses camarades parviennent à entrer dans la ville. Le 26 juin, la plage est atteinte à 8 heures par le 313e régiment d'infanterie, mais les combats se poursuivent durant toute la journée aux abords et à l'intérieur du Fort du Roule jusqu'à la reddition de la centaine d'Allemands qui s'y trouvent.

 

5626-tab.jpgLa libération de Cherbourg est intervenue le 26 juin 1944. -

 

Multiples distinctions

Après la guerre, Frank Benteman est employé par Goodyear. Il y travaillera pendant 33 ans avant de prendre sa retraite en 1986. Le 20 janvier 1962 à Topeka (Kansas), l'Américain épouse Ann Timmerman.

Frank Benteman avait reçu le Purple Heart, une médaille militaire américaine décernée au nom du président des États-Unis, accordée aux soldats blessés ou tués au service de l'armée, et la Croix de Lorraine. Il aimait témoigner dans les écoles locales. Il s'était notamment rendu à la bibliothèque Eisenhower à l'occasion du 75e anniversaire du Débarquement.

( Source : https://www.lamanchelibre.fr/actualite-924321-necrologie-le-veteran-americain-frank-benteman-s-etait-battu-pour-cherbourg?fbclid=IwAR0fib-L2rwdFI0CkMoAWFiktTLcIl0JPBm7QoUdEUFQwF-pi_tLe5NimrQ )

 

 

 

L’Ordre de la Libération a la grande tristesse de vous faire part du décès de Pierre Morel, médaillé de la Résistance, survenu hier dans sa 98ème année.
Une cérémonie aura lieu courant janvier 2021 aux Invalides.
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( Source :  Ordre de la Libération )
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  • Administrateur
C'est avec une infinie tristesse que nous apprenons la disparition à 99 ans de Robert William Tanner Sr., vétéran de la Seconde Guerre mondiale ayant survécu à l'attaque japonaise sur Pearl Harbor et ayant combattu dans le Pacifique, puis lors des guerres de Corée et du Vietnam, ainsi que pendant la crise de la Baie des Cochons, à Cuba. Blessé à plusieurs reprises pendant la Seconde Guerre mondiale, il avait été récipiendaire de nombreuses décorations
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Né le 5 décembre 1921, à Fairfield, New York, Tanner connait une jeunesse difficile : élevé dans une famille de 11 enfants, il voit son père décéder alors qu'il est tout jeune. Sa mère, incapable de subvenir aux besoins de la famille lors de la Grande Dépression, place ses enfants dans un orphelinat à Utica, New York.
 
Alors qu'il n'a que 12 ans, le jeune Tanner développe un intérêt certain pour l'aéronautique : il demande l'autorisation de travailler à l'aéroport d'Utica, où il va apprendre à nettoyer les pièces d'avion et finalement, à voler, au contact des mécaniciens et des pilotes. Après avoir quitté l'orphelinat, il est placé dans un ranch pour adolescents, où il apprend la vie de fermier.
 
En 1938, à 17 ans, il demande à rejoindre l'US Army. Il est envoyé à Fort Hamilton, à Brooklyn. Mais comme pilote junior possédant une expérience solide, il est transféré rapidement et envoyé aux Army Air Corps. Il passe une formation et obtient ses ailes. Il est envoyé dans l'archipel d’Hawaï et rejoint le Hickam Field, piste située près de la ville de Honolulu. Il est alors pilote sur B-18 Bolo, un bombardier stratégique dépassé à l'époque mais encore bien présent dans les rangs de l'armée américaine.
 
Tanner sert au sein du 65th Service Squadron, unité des Signal Corps, attachée aux 17th Air Base Headquarters, puis au sein des 22nd et 23rd Materiel Squadrons, qui dépendent de la Hawaiian Air Force. Sa première mission de bombardement consiste à bombarder ... une coulée de lave du volcan du mont Loa, en avril 1940, pour empêcher la lave de détruire la ville de Hilo, à Hawaï !
 
Le 7 décembre 1941, deux jours après son 20e anniversaire, Tanner va survivre à la terrible attaque japonaise sur Pearl Harbor : alors qu'il se trouve dans sa caserne, il est touché par l'explosion de l'une des bombes japonaises, qui le projette à plus de 10 mètres du sort. Retombant sur la tête, il souffre d' une commotion cérébrale et d'une importante coupure à la tête. Mais il va survivre.
 
Après l'attaque, celui qui n'est encore que Technical sergeant est nommé Flight Officer au sein du 549th Composite Squadron. Il est envoyé dans le Pacifique, l'unité étant basée à Brisbane, en Australie. Il va conduire 254 missions de reconnaissance et de bombardement sur Port Moresby, en Nouvelle-Guinée, rien qu'en 1942 et 1943.
 
Mais l'unité doit être temporairement mise en retrait : les bombardiers B-17 Flying Fortress ne sont toujours pas livrés. Tanner se porte volontaire pour une mission spéciale : piloter des C-46 Commando, des avions de transport, à haute altitude, de Assam, en Inde, jusqu'à Chun Ming, en Chine, en passant au-dessus de l'Himalaya, afin de ravitailler les Flying Tigers, une escadrille de pilotes américains basée en Chine.
 
Tanner va être abattu à trois reprises en 1943, jusqu'à sa dernière mission, en septembre de cette année là : suite à un atterrissage en catastrophe dans la Mer des Salomon, au sud de la Nouvelle-Guinée, lui et son équipage sont renvoyés à Hawaï. Ils vont passer 7 mois à l'hôpital de Fort Shafter avant d'être retournés au service actif. Mais ils resteront sur la base de Hickam jusqu'à la fin de la guerre.
 
Tanner décide de prolonger son contrat au sein de l'armée américaine. Il est déployé dès 1950 lors de la guerre de Corée, participant à la couverture aérienne lors des opérations de reprise de la ville de Séoul. En avril 1961, il sert lors de la tentative avortée de renversement du pouvoir de Fidel Castro à Cuba lors des opérations de la Baie des Cochons.
 
Il est envoyé au Vietnam lors de la guerre du même nom, servant au sein de la 3920th Strategic Wing de Brize-Norton, pour le Strategic Air Command. En 1966, après 27 ans de service opérationnel, il quitte le 4392nd Transportation Squadron de la 30th Space Wing de la Vandenberg Air Force Base. Mais sa carrière militaire n'est pas pour autant terminée !
 
Tanner va ensuite rester 21 années supplémentaires au sein du Department of Defense. Il va être déployé au Vietnam à deux reprises, dans des postes plus administratifs. Il est l'un des derniers Américains à quitter l'ambassade de Saigon, lors de la chute de la ville en avril 1975 et du retrait des forces américaines. Il occupe différents postes par la suite, jusqu'à l'âge de la retraite : en 1987, il est placé en retraite alors qu'il travaillait aux Army & Air Force Exchange Service Headquarters. Une carrière très bien remplie. Il a été enterré ce mercredi 6 janvier 2021 au Dallas-Fort Worth National Cemetery.
Source : obits.dallasnews.com & The Greatest GENERATONS Foundation
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L’Ordre de la Libération a la tristesse de vous faire part de la disparition de Marcel Clédic, médaillé de la Résistance, le mercredi 6 janvier 2021 dans sa 97ème année.
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Dernier médaillé de la Résistance française résidant dans le Finistère, né en 1924 à La Feuillée (29), ce jeune breton entre en résistance fin 1941. Après avoir contribué au recrutement et à l’organisation de la Résistance en Finistère Nord, il rejoint les Francs-tireurs et partisan français et participe localement à de nombreux sabotages contre l’armée allemande.
📷 Crédits fonds 1er RCP, U.N.P Finistère, Jean-Yves Le Bot.
Remerciement au Capitaine Raffêtin et à Monsieur Kerboul pour leur aide.
(source : Ordre de la Libération)
 
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C'est avec tristesse que nous apprenons aujourd'hui le décès de l'une des dernières Spitfire Women, ces femmes-pilotes de l'Air Transport Auxiliary ayant piloté des avions de combat depuis les usines jusqu'aux unités de première ligne, tâche peu connue mais au combien essentielle, durant la Seconde Guerre mondiale. Elle avait 103 ans 
 
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Née en 1917 à Nottingham, Eleanor débute sa carrière comme assistante en architecture, pour le compte de l'Air Transport Auxiliary, une organisation britannique mise en place afin de transférer des avions neufs, réparés ou endommagés entre les usines, les aérodromes en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, les dépôts de maintenance ou les aérodromes militaires de première ou seconde ligne. Pourtant, Eleanor est une employée administrative.
 
 Mais début 1943, elle tombe sur une annonce un peu particulière au sein même de l'ATA, qui demande des volontaires pour intégrer des unités civiles de pilotage, et ce même sans expérience de vol. Alors âgée de 25 ans, Eleanor postule. Elle passe les contrôles médicaux sans soucis et intègre la formation : seuls 25% des postulants décrochent une place ! Elle est l'une des six premières candidates retenues à être acceptées avec peu ou pas d'expérience de vol.
 
Eleanor est envoyée à la ATA Initial Flying Training School installée à Thame, dans l'Oxfordshire. Mais les besoins sur le front sont importants : après une formation théorique rapide sur la navigation, la météorologie, les moteurs et, plus important encore, la lecture de cartes, elle s'entraîne aux commandes d'un avion d'entrainement pendant ... 12 heures ! Et elle est déclarée apte au service !
 
En juin 1943, elle rejoint le service opérationnel : elle va piloter, jusqu'à son dernier jour en septembre 1945, pas moins de 22 types d'avions, et notamment des Hawker Hurricane, des P-51 Mustang, des Fairey Swordfish et Barracuda, ou encore ses préférés, les célèbres Supermarine Spitfire. Elle va d'ailleurs piloter des Spitfire à ... 132 reprises !
 
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Pour l'époque, l'ATA offre des conditions très avantageuses pour les femmes-pilotes : salaire équivalent à celui des hommes, tâches identiques, avancement et choix des missions au mérite, peu importe le sexe. Malgré tout, l'ATA est un organisme civil : en cas de capture ou d'incident, les règles internationales qui régissent les prisonniers de guerre seraient d'aucune utilité. Ces pilotes ne sont pas escortés, les appareils ne sont pas armés et ils ne possèdent aucune radio. Là-haut, Eleanor et ses collègues sont seuls.
 
 Finalement, le dernier vol d'Eleanor a lieu le 21 septembre 1945. Durant sa carrière, elle aura volé près de 600 heures, dont 430 en solo. Elle aura été l'une des 165 femmes recrutées par l'ATA durant la Seconde Guerre mondiale (contre environ 1100 hommes). Ces hommes et femmes auront transféré près de 310 000 avions durant toute la guerre, de près de 150 types et variantes.
 
Il ne reste aujourd'hui que deux femmes pilotes survivantes ayant appartenu à l'ATA : l'américaine Nancy Stratford et la Canadienne d'origine britannique Jaye Edwards, toutes deux âgées de 102 ans.
Source : BBC & bpha.org.uk
 
 
 
 
Iancu Tucarman était l’un des derniers survivants des « trains de la mort » mis en place par les autorités pro-nazies roumaines, en juin 1941. Il est décédé à l’âge de 98 ans du Covid-19.
 
« Je fête mon anniversaire deux fois par an : le jour où je suis né et le 30 juin, jour où j’ai survécu au « train de la mort » », avait raconté Iancu Tucarman dans un discours en 2016. « 137 juifs avaient été embarqués dans mon wagon, seuls huit ont survécu. » Il avait ensuite été interné dans un camp de travaux forcés dans le nord-est de la Roumanie jusqu’à la fin de la guerre.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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C'est avec tristesse que nous apprenons la disparition de Theodore Lumpkin Jr., vétéran de la Seconde Guerre mondiale, ayant combattu au sein de l'unité afro-américaine des Tuskegee Airmen, ayant notamment combattu en Italie. Il est décédé à l'âge de 100 ans, à la suite de complications liées à la Covid-19
 
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Né en 1921 à Los Angeles, Lumpkin est un enfant brillant. Il étudie au Los Angeles City College entre 1938 et 1940. A l'issue de cette école, il rejoint l'University of California, Los Angeles, l'UCLA, l'une des meilleurs universités américaines. Il y étudie les mathématiques. Mais en juillet 1942, alors âgé de 21 ans, il est appelé au service militaire.
 
Après une formation basique de quelques semaines, il est envoyé, au sein de l'US Army, dans les United States Army Air Forces, la force aérienne américaine. Il rejoint alors le 100th Fighter Squadron, comme Second lieutenant. Cette unité est uniquement composée d'hommes afro-américains.
 
En février 1944, il est envoyé, avec le 100th FS, en Italie. Son escadron appartient au 332nd Fighter Group, les célèbres Tuskegee Airmen, du nom de l'aéroport du même nom, en Alabama, où l'unité a été créée. Les appareils sont reconnaissables grâce à leur empennage rouge caractéristique, d’où leur surnom de Red tails, les « queues rouges » !
 
Au sein de son escadron, Lumpkin devient un officier du renseignement. Il est notamment en charge des briefings des pilotes en amont de leurs missions de combat, mais est également en charge de la compilation des rapports de renseignement ainsi que de l'information militaire donnée aux soldats de son escadron.
 
L'unité combat en Italie, principalement au soutien des appareils de la Fifteenth Air Force : cette unité aérienne est en charge des bombardements au-dessus de la Tchécoslovaquie, de l'Autriche, de la Hongrie, de la Pologne et de l'Allemagne.
Lumpkin va survivre à la guerre, recevant de nombreuses décorations. Il dira après-guerre que toute sa solde de militaire sera dépensé pour qu'il puisse retourner à l'université, étudiant la sociologie à la University of Southern California. Mais l'appel de l'armée est trop fort : dès 1947, alors qu'il est travailleur social au sein du comté de Los Angeles, Lumpkin décide de s'engager dans la réserve de l'US Air Force, comme officier du renseignement. Il y restera jusqu'en ... 1968, finissant sa carrière au grade de Lieutenant-Colonel !
 
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Lumpkin sera toujours un fervent défenseur de son unité : il sera ainsi le président de la Tuskegee Airmen, Inc., association des anciens combattants afro-américains du 332nd Fighter Group. Et finalement, après 60 ans sans la moindre reconnaissance de l'armée américaine, Lumpkin et les Tuskegee Airmen reçurent en mars 2007 la Congressional Gold Medal du Congrès américains. Deux années plus tard, en janvier 2009, Lumpkin et d'autres Tuskegee Airmen survivants furent invités et assistèrent à l'assermentation du premier président noir aux États-Unis, Barack Obama.
Source : CNN & Times of San Diego
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Nous venons d’apprendre le décès, à l’âge de 96 ans, de Pierre Ropiquet, résistant et ancien déporté.

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Pierre Ropiquet en 2015 lors d’une remise de médailles. | ARCHIVES CO - MARIE DELAGE

Le maire de Niort, Jérôme Baloge, lui rend hommage dans le communiqué suivant :

« C’est avec une immense tristesse que j’ai appris ce jour le décès de Pierre Ropiquet, dernier déporté niortais encore en vie. Résistant de la première heure, c’est en voulant rallier l’Angleterre qu’il sera arrêté par la Gestapo à l’âge de 19 ans. Transféré à Compiègne, il reste trois semaines dans un camp jusqu’en juillet 1944. Il est ensuite transféré au camp de Dachau. Déplacé plusieurs fois, il décide en avril 1945 de se cacher dans l’infirmerie du camp de Vaihingen. Lorsqu’il en sortira deux jours plus tard, le camp est vide et il s’échappera.

« Un grand témoin disparaît »

« Petit à petit, Pierre Ropiquet se reconstruira une vie. Du 10 au 15 octobre 1947, il sera cité comme témoin dans le procès des criminels de guerre du camp de Vaihingen, qui se déroule à Rastatt.

 

« Il reviendra après la guerre à Niort aux travaux publics de l’État. Il s’occupera notamment de superviser la construction des premiers HLM de la ville.

« Avec Pierre Ropiquet, disparaît un grand témoin, notre dernier témoin, un inlassable témoin doté de l’inébranlable fidélité à la mémoire de ses frères combattants et résistants. Nous lui devons beaucoup. »

Emmanuel Aubry, préfet des Deux-Sèvres, rend également hommage au « dernier déporté survivant des Deux-Sèvres, à l’engagement, au sens de l’honneur et à l’amour de la patrie de cet homme qui portait un attachement à la transmission de la mémoire auprès de jeunes ». Et de souligner que M. Ropiquet, avait, « entre 1988 et 2008, porté témoignage dans les écoles, collèges et lycées du département. Il accompagnait les enseignants dans la préparation de leurs élèves pour le concours national de la résistance et de la déportation dont il était membre du jury, présent lors de toutes les cérémonies. »

Pierre Ropiquet était né à La Mothe-Saint-Héray en 1924. Il était chevalier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur et commandeur des Palmes académiques.

(Source :   https://www.ouest-france.fr/nouvelle-aquitaine/niort-79000/niort-deces-de-pierre-ropiquet-dernier-deporte-survivant-des-deux-sevres-5f90b4f2-5990-11eb-bdcf-d9388ad0ac50?fbclid=IwAR3H7ScUo3u7o_7OMY4TezOmML_me4khwrPRDLBHXqOIpIVtBLkJ0dGv65M )

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C'est avec une tristesse infinie que nous apprenons la disparition il y a quelques jours de Lloyd Dinsmore, vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Lloyd avait combattu dans le Pacifique et notamment lors du débarquement amphibie à Iwo Jima, en février-mars 1945. Il avait 97 ans 
 
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Lloyd Farron Dinsmore est né le 8 avril 1923 à Maysville, dans le Missouri. Il est élevé dans une ferme et il est le plus jeune de 8 enfants. Ayant grandi dans les années de la Grande Dépression, Lloyd décide de s'engager dans les forces américaines alors qu'il est âgé de 20 ans. Il choisit alors le Marine Corps.
 
En 1943, après avoir signé son contrat d'engagement, il est envoyé au Marine Training Center de San Diego, en Californie. Ainsi, le soir du 30 décembre 1943, il prend le train depuis la gare Union de Kansas City, quittant sa fiancée. Après plusieurs mois d'entraînement, il est finalement envoyé au combat, dans le Pacifique.
 
Il est déployé au sein du 2nd Armored Amphibian Battalion et en mai 1944, après quelques semaines à Maui, dans l'archipel d'Hawaï, il est envoyé dans le Pacifique, à Saipan. Son unité est chargée de prendre la forteresse insulaire japonaise, à l'aide d'un nouvel armement : 70 chars amphibiens transportant des obusiers de 75 mm.
 
Les chars sont engagés dans une attaque blindée contre les plages fortifiées de Saipan, ouvrant la voie à l'infanterie de la 2nd Marine Division, qui suit dans la seconde vague. Dinsmore appartient à l'équipage de l'un de ces chars, étant en charge des munitions.
 
Le 24 juillet a lieu la seconde attaque de l'unité, cette fois sur l'île de Tinian : comme à Saipan, l'opération est soutenue par une division d'infanterie, cette fois la 4th Marine Division. L'attaque est un succès. Après ces deux opérations d'envergure, le 2nd Armored Amphibian Battalion est mis au repos.
 
Finalement, le 19 février 1945, l'unité amphibie est déployée lors de l'attaque contre Iwo Jima, ouvrant la voie aux 4th et 5th Marine Divisions. Mais l'affrontement est terrible et l'unité blindée reste sur place : pendant 26 jours et 26 nuits, dans l'une des batailles les plus difficiles de la guerre, les Marines se battent mètre après mètre.
 
Lorsque les Marines hissent le drapeau américain au sommet du mont Suribachi, comme le montre la célèbre photo du photographe Joe Rosenthal, le Corporal Dinsmore n'est qu'à quelques dizaines de mètres des hommes qui rentreront dans l'histoire ! Il voit le premier drapeau levé, puis le deuxième, plus grand, qui a suivi. Une bouffée d'espoir dans une période bien sombre.
 
Quelques mois plus tard, alors que le 2nd Armored Amphibian Battalion a été retenu pour les opérations d'attaque de l'archipel japonais, l'ennemi se rend : le 12 août 1945, la victoire sur le Japon est fêtée par les soldats américains dans le Pacifique !
 
Finalement, la veille de Noël 1945, profitant d'un congé bien mérité, Lloyd épouse sa fiancée. Il quittera l'armée peu après, devenant enquêteur au Ministère américain du travail. Il était très actif auprès des groupes de vétérans dans l'Oklahoma, participant à de nombreuses commémorations et temps forts, parlant de ses expériences de la Seconde Guerre mondiale, y compris de son temps sur Iwo Jima.
Source : The Greatest Generation
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Avec un peu de retard,

Décès de l'artiste autrichien Arik Brauer, survivant de l'Holocauste

Chanteur, compositeur, poète, danseur, architecte, peintre, il était l'une des figures majeures du courant viennois du «réalisme fantastique», aux côtés d'Ernst Fuchs et de Rudolf Hausner. Il est décédé dimanche à l'âge de 92 ans.

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Par Le Figaro avec AFP

Publié , mis à jour 
 
 
 
Chaque disparition de vétéran est une tragédie. Mais celle de Thomas Norwood est particulièrement difficile. Ce parachutiste de la célèbre 101st Airborne avait sauté en Normandie le 6 juin 1944, avait combattu en Normandie, lors de l'opération Market Garden aux Pays-Bas, lors de la contre-attaque allemande dans les Ardennes, puis en Allemagne avant de participer à la libération du camp de concentration de Dachau. Il avait 98 ans
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Norwood Thomas est né à Durham, en Caroline du Nord. À l'âge de 19 ans, le 16 mars 1942, il prend la décision de s'engager dans l'US Army et les United States Army Air Forces afin de devenir pilote de bombardier. Néanmoins, l'armée a besoin de soldats et le dirige vers l'infanterie et la 82nd Infantry Division à Fort Bragg. Pour Thomas, c'est la douche froide : il décide alors de rejoindre l'arme parachutiste, alors peu connue aux États-Unis, et ce afin d'être l'un des premiers au front.
 
Après sa formation de parachutiste à Fort Benning, il rejoint la nouvelle 101st Airborne, débutant son entrainement à Fort Bragg. Il est affecté au QG de l'artillerie de la division avec 25 autres parachutistes. Il est formé aux communications, et devient opérateur radio. Il est ainsi en charge d'un réseau de communication pour diriger le tir d'artillerie pendant le combat. Il appartient alors au 501st Parachute Infantry Regiment.
 
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Après quelques mois, il est envoyé en Grande-Bretagne, prenant le HMS Strathnaver, qui l'amène avec la 101st à Liverpool en septembre 1943 après 46 jours de voyage ! À leur arrivée, les parachutistes sont renvoyés à l'entrainement pour un possible débarquement en Europe ! Mais après plusieurs mois, la date fatidique approche enfin : l'ordre est finalement validé, donnant le D-DAY au 5 juin 1944.
 
Les hommes sont envoyés vers un aérodrome de fortune dans l'attente du saut tant attendu. Le soir, les hommes mangent comme des rois : steaks, côtelettes de porc, vraie purée de pommes de terre, œufs frais et glace à la vanille. Mais le saut est reporté. Le D-DAY sera pour le lendemain, le 6 juin 1944 !
 
Norwood est prêt à partir, le 5 juin dans la soirée. Il a sur lui sa carabine M-1 de calibre .30, 12 clips de munitions et de trois jours de rations K. Son équipement radio est attaché au fuselage de l’avion et largué séparément. Des piles de parachutes préemballés sont amenés par des camions. Norwood prend le sien, et attend. Il voit le général Dwight D. Eisenhower, commandant suprême du corps expéditionnaire allié, qui approche. Il échange même quelques mots avec lui. S'il n'est pas sur la photographie officielle, il est juste à côté !
 
Finalement, après des heures d'attente, il monte dans un C-47, direction la Normandie, pour être parachuté à environ 7 kilomètres à l'intérieur des terres, à proximité de Utah Beach ! Il est 22h30, et il a à côté de lui dans l'avion le général Anthony McAuliffe, commandant de l’artillerie de la division !
 
Le vol se déroule sans encombre : Norwood saute en quatrième position et touche terre dans un champ à 1h23 du matin près du village de Brucheville. Il a atterri dans la Drop Zone C, à deux milles au sud de la ville de Sainte-Marie-du-Mont. Il rejoint finalement des membres de son unité, certains s'étant posés pas très loin de sa position. Il y retrouve notamment un ami opérateur radio, Julian Necikowski. L'unité reconstituée est alors chargée de dégager la chaussée n°1 qui part d'Utah Beach, ce qui est fait vers 10h.
 
Norwood rejoint Heisville pour établir le quartier général de l'artillerie divisionnaire, trouvant son équipement radio dans un champ le lendemain, le 7 juin 1944. Pendant plusieurs semaines, Norwood ne quitte pas la ligne de front, combattant sans être blessé. Lors des combats autour de Carentan, Il est même en charge des échanges radios pour les coordonnées d'artillerie.
 
Finalement, après 6 semaines, il est rapatrié avec la 101st en Grande-Bretagne. Et au début du mois de septembre 1944, l'unité est réquisitionnée pour l'opération Market Garden, le largage d'unités aéroportées aux Pays-Bas. Le 17 septembre, Norwood part avec ses camarades, mais cette fois, il voyage dans un planeur ! Il combat dans les environs de la ville de Son, tirant même avec un bazooka contre des forces allemandes.
🕯 Mais l'opération est un échec. Les parachutistes de la 101st sont retirés du front et placés en réserve, avant d'être déployés en urgence lors de la contre-attaque allemande dans les Ardennes, mi-décembre 1944. Norwood est envoyé à Bastogne, avec la 101st, seule réserve opérationnelle disponible. Le parachutiste est installé dans une ancienne caserne militaire belge mais le point fortifié est une cible et est bombardée continuellement.
 
Il est blessé au dos par des tirs d'artillerie allemands alors qu'il se déplace en Jeep, quelques temps après son arrivée ! Il est hospitalisé tant bien que mal et une religieuse s'occupe de lui. Même s'il n'est pas parfaitement remis, il retourne au front moins d'une semaine après, alors même que son chef, le General McAuliffe, est désormais à la tête de la 101st !! Lorsque la Third Army de Patton arrive après Noël 1944, le général n'est pas accueilli en héros : Norwood et les hommes de la 101st estiment qu'ils pouvaient bien se débrouiller seuls !
 
De Bastogne, la 101st et Norwood sont envoyés à Hagenau, en France, où ce dernier est en charge des communications entre les lignes de front et le quartier général de la division. Au printemps 1945, la division passe en Allemagne. Alors qu'il est à proximité de Munich, en avril 1945, Norwood participe à la libération du camp de Dachau mais pas à la course vers Berchtesgaden, devant rester à Munich pour gérer les communications du QG de la 101st. Finalement, il s'y rend malgré tout : début mai, il se trouve devant un paysage des Alpes bavaroises lorsqu'il apprend le suicide d'Hitler !
 
Avec son ancienneté et sa blessure, Norwood est l'un des premiers a être libéré, quelques semaines après la fin officielle de la Seconde Guerre mondiale : il rentre au pays en décembre 1945 avec quelques souvenirs, un morceau de son parachute du D-DAY, un drapeau nazi confisqué en France, des billets allemands pris en Allemagne et un pistolet Luger, un bien précieux qu'il a confisqué à un officier allemand à un barrage routier à Briquebec, en France.
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Norwood était un homme passionné et passionnant, qui avait sauté en tandem pour son 90e anniversaire ! Il avait sauté à nouveau pour le 71st Anniversary of D-Day, venant en France en 1966, 1994 et 2014 ! Il avait d'ailleurs reçu la Légion d'honneur à cette dernière occasion. Faits cocasses sur Norwood : en 1994, il a retrouvé à Pouppeville un bar où il avait pris un verre le 6 juin 1944, retrouvant même l'homme qui l'avait servi ! Et en 2016, Norwood avait retrouvé, en Australie, son amour de jeunesse, Joyce Morris, une femme rencontrée en Angleterre en 1944 et qu'il avait perdu de vue !
 
 
 
C'est avec tristesse que nous apprenons le décès de Philip Favel, vétéran canadien de la Seconde Guerre mondiale. Ce membre des Premières Nations avait notamment combattu en Normandie, débarquant le D-DAY sur Juno Beach, mais également en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Il avait 98 ans 
 
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Né à Prongua, en Saskatchewan, située à environ 150 kilomètres au nord-ouest de Saskatoon, Favel fait partie de la Première nation Sweetgrass. Dès son jeune âge, il aide son père dans la ferme familiale. Son père est un vétéran de la Première Guerre mondiale ayant combattu en Europe. Et naturellement, en mai 1942, le jeune homme décide de rejoindre les forces armées canadiennes. Il a alors 20 ans.
 
Il est versé dans l'armée de terre et est formé comme conducteur de camions, à Maple Creek, dans la province de Saskatchewan. Dès juillet 1943, il est déployé au service opérationnel. Il rejoint alors l'Angleterre pour y être entraîné dans l'optique d'une opération amphibie. Lors le Débarquement est confirmé, Favel sait qu'il va aller combattre en France !
 
Dès le 6 juin 1944, il débarque au sein des troupes canadiennes sur Juno Beach. Il est alors en charge de ravitailler les troupes au front, amenant des munitions, du pétrole ou des vivres. Il est pris à partie à de nombreuses reprises. Son camion devient une cible pour les forces allemandes. Fait cocasse : son pare-brise explose à plusieurs reprises sous le feu ennemi. Il doit alors conduire sans aucune protection. Mais jamais il n'a failli à sa tâche et l'approvisionnement n'a jamais été rompu.
 
Par la suite, Favel suit les troupes canadiens en Normandie, dans le nord de la France, en Belgique, aux Pays-Bas et finalement en Allemagne. Son service opérationnel prend finalement fin en aout 1945 : Favel se porte pourtant volontaire pour se rendre au Japon, mais la guerre va prendre fin avant qu'il ne puisse y servir ! Il est alors libéré de l'armée canadienne le 21 novembre 1945, lorsqu'il est déchargé avec les honneurs militaires et renvoyé au pays.
 
Durant sa carrière militaire, le soldat canadien va recevoir de nombreuses décorations, dont la Légion d'honneur, pour avoir aidé une personne blessée et avoir pris soin de deux jeunes enfants français perdus, en plus de ses faits de guerre héroïques. Médaille dont il était particulièrement fier. Il reçu également la 1939-45 Star.
 
À son retour dans la vie civile, Favel décide de défendre une nouvelle cause, celle des anciens combattants autochtones. Il est ainsi en charge de la Saskatchewan First Nations Veterans Association pendant de nombreuses années.
Source : The Greatest GENERATIONS Foundation
 
 
 
C'est avec tristesse que nous apprenons la disparition de Dorothy ‘Dot’ Cole, la plus vieille membre du corps des Marines américain. Enrôlée pour devenir pilote, elle est confinée malgré elle à des tâches administratives pendant la Seconde Guerre mondiale, travaillant notamment sur la Marine Corps Base de Quantico, et ce malgré de nombreuses demandes de transfert au service opérationnel. Elle avait 107 ans 
 
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Le 7 décembre 1941, les forces impériales japonaises attaquent la base américaine de Pearl Harbor. Dans le pays, le retentissement est énorme et de nombreux hommes s'engagent dans les forces armées. Mais aussi des femmes, dont la jeune Dorothy Schmidt : âgée de 28 ans, elle décide de quitter sa petite ville de Warren, en Pennsylvanie, pour se rendre à Pittsburgh, afin de s'engager immédiatement dans l'US Navy.
 
Mais le recruteur donne un jugement sans appel : elle ne satisfait pas aux normes d’enrôlement de la Marine américaine, notamment en terme de taille. Elle ne mesure qu'à peine 1,5 mètres ! Dorothy, très déçue, rentre donc chez elle. Mais elle reste persuadée qu'elle pourrait être utile. Elle décide donc de s'entrainer au pilotage d'avions pour le compte du corps des Marines, la taille n'étant pas discriminatoire. Pourtant, l'idée est culottée : depuis 1918 et l'autorisation faite aux femmes de rejoindre l'USMC, jamais une femme ne fut nommée pilote.
 
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Pourtant, en juillet 1942, Dorothy reprend espoir, alors même qu'elle se trouve en plein entraînement dans un club de pilotage civil : alors aux prises avec l'ennemi allemand à l'est et avec l'ennemi japonais à l'ouest, l'armée américaine a besoin de renforts. Le président Franklin D. Roosevelt signe alors la loi permettant à la Marine Corps Women’s Reserve d'être déployée sur les théâtres d'opérations, au soutien des Marines.
 
Dorothy est une pilote compétente : à l'été 1943, elle possède une licence de vol comme pilote. Elle a plus de 200 heures de vol sur un monomoteur de type Piper Cub. Elle est persuadée qu'elle va pouvoir être qualifiée comme pilote de guerre. Mais rien ne va aller comme prévu.
 
Dans un premier temps, la Women’s Reserve n'est réellement opérationnelle qu'en février 1943. Et lorsque le 12 juillet 1943, Dorothy s'enrôle à l'âge de 29 ans, elle est l'une des toutes premières à le faire ! Et la déconvenue est totale : alors qu'elle s'imaginait pilote, on l'envoie, après la fin de sa formation de base, à un poste administratif !
 
Dorothy va passer les deux années suivantes sur la base navale de Quantico : elle sera en charge de la correspondance des officiers qui officient sur le champ de tir. L'accueil n'est pas bienveillant et malgré un service exemplaire de la part de la jeune femme, la communication est difficile. Pourtant, Dorothy y rencontre son futur mari, Wiley Cole, officier sur le porte-avions USS Hornet.
 
La fin de la carrière militaire de Dorothy a lieu en décembre 1945 : elle est libérée avec les honneurs militaires et déménage à San Francisco. Elle reste proche de la thématique militaire et travaillera pour le Ames Research Centre de la NASA, comme ... secrétaire ! Mais elle sera toujours fière de son service et de son uniforme. En septembre 2020, alors qu'elle fête son 107e anniversaire, elle devient le plus vieux membre du corps des Marines, tous sexes confondus !
 
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Elle nous quitte, à 107 ans, dans sa résidence de Kannapolis. Une légende, une vie, un parcours hors du commun, n'est plus.
Source : warhistoryonline.com & @Kannapolis
 
 
 
 
Nous apprenons avec une immense tristesse le décès du Captain Tom Moore, vétéran de la Deuxième Guerre mondiale âgé de 100 ans. Il avait collecté durant l'été 2020 près de 33 millions de livres de dons (soit plus de 36 millions d'euros) pour le service de santé britannique. Il s'était lancé le défi de parcourir 100 fois le tour de son terrain. La reine Elizabeth II avait décidé de l’anoblir
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Le 6/4/20, il lance une campagne de financement, le Tom's 100th Birthday Walk For The National Health Service pour aider le système de santé britannique pendant la pandémie de COVID-19 : il se met au défi de parcourir 100 traversées de son jardin, d'une longueur de 25 mètres
 
Et tout cela avant son 100e anniversaire, fin avril ! Le succès est au rendez-vous et après avoir passé les 1000 livres sterling après 4 jours, il avait récolté plus de 35 millions d'euros de dons.
 
Tom Moore est né à Keighley, West Yorkshire, le 30 avril 1920. Sa mère était institutrice tandis que son père travaillait dans le bâtiment.
Après avoir fréquenté la Keighley Grammar School, il a suivi un apprentissage d’ingénieur civil.
 
« J’ai toujours été un garçon très pratique », a-t-il déclaré au Daily Mail. « Le genre de jouets que j’aimais serait un morceau de bois, des clous et un marteau – qui me garderaient heureux – et j’ai appris très rapidement que si vous vous frappiez les doigts, vous ne le faisiez plus. »
 
 
En 1939, alors que Tom avait 19 ans, la Seconde Guerre mondiale éclate. Il a été enrôlé dans l’armée et a rejoint le 8e bataillon du Duke of Wellington’s Regiment sous le commandement du lieutenant Lord George Saville.
La défunte sœur de Tom, Freda, a également joué son rôle en rejoignant l’ATS dans le Lincolnshire, en traçant des avions allemands au cours de leur survol.
 
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Sa carrière dans l’armée a commencé à Otley, West Yorkshire, avec son bataillon déménageant à Wadebridge à Cornwall pour l’entraînement et les défenses côtières contre une invasion allemande redoutée.
Tom a été sélectionné pour la formation d’officier en 1940 – il a célébré son 21e anniversaire à cette époque – et a finalement atteint le grade de capitaine.
 
Après avoir terminé sa formation d’officier, il a été affecté au 9th Battalion of the Duke of Wellington’s Regiment, qui a été converti au 146th Royal Armored Corp, peu après son arrivée.
 
Tom, avec son unité, a été muté à Bombay, en Inde, en octobre 1941, ce qui impliquait un voyage de six semaines par mer, ainsi que des arrêts en Sierra Leone et au Cap.
 
En 1942, ils ont reçu l’ordre de déménager à Calcutta – un voyage de trois semaines qui s’est déroulé dans des conditions de mousson, avant de participer à la campagne d’Arakan de 1942-1943.
Tom Moore était capitaine dans l’armée.
 
La bataille a vu les Alliés repousser pour reprendre la zone Arakan du sud-ouest de la Birmanie aux forces japonaises.
Vers la fin de la guerre, Tom et la 146th Royal Armored Corp se sont également rendus à Sumatra, en Indonésie, après la capitulation des Japonais.
 
Le service de guerre de Tom lui a valu trois médailles: l’étoile de 1939-1945; l’étoile de Birmanie et la médaille de guerre 1939-1945.
Ces médailles ont fièrement orné son blazer tous les jours lors de ses marches de collecte de fonds.
 
Il a déclaré à LBC: « C’est important. Cela montre que je faisais partie d’une armée très importante et super à l’époque qui se battaient tous pour notre pays, dont nous sommes tous si fiers. »
 
Le capitaine Tom Moore est devenu instructeur à l’école des véhicules de combat blindés après la Seconde Guerre mondiale
Après la guerre, il est retourné au Royaume-Uni et s’est rendu à Bovington, dans le Dorset, où il est devenu instructeur à la Armored Fighting Vehicle School.
 
Il n’a quitté les forces armées que dans les années 1960, lorsqu’il a pris un poste de directeur des ventes pour une entreprise de toiture dans son Yorkshire natal.
 
Il s’est également impliqué dans l’immobilier en Espagne avant de prendre sa retraite à l’âge de 72 ans et de profiter de ses passe-temps.
Alors que son père était un jardinier passionné, les motos ont toujours été la passion du capitaine Tom.
 
Il a acheté son premier vélo pour une demi-couronne alors qu’il n’avait que 12 ans.
Sa connaissance des vélos est également devenue utile; alors qu’en Inde avec son régiment, on lui a demandé de commencer un cours de motocyclisme pour la brigade.
Après la guerre, il a continué à les bricoler – démonter et reconstruire des moteurs – tout en pensant à sa voiture de rêve, un «4×4 pour me faire traverser les boues de la vie».
 
(Source : Passionmilitaria)
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