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Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.


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Bonjour,

il y a une heure, Bouchon-Gras 49 a dit :

C'est avec une infime tristesse que nous devons dire adieu aujourd'hui à Pierre Simonet, l’un des trois derniers compagnons de la Libération,

Ils viennent d'en parler aux infos avec des images d'archives mais aussi Pierre Simonet parlant de son engagement. 

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C'est avec grande tristesse que nous apprenons ce matin à 99 ans la disparition du vétéran du Pacifique et du survivant de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, Floyd Welch. Pendant la guerre, il avai

C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de François de Bronac de Bougainville. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il va tour à tour être Résistant, officier dans l'armée français

C'est avec une tristesse immense que nous apprenons le décès de Jim Pass, vétéran britannique de l'évacuation de Dunkerque et du D-DAY, qui avait également combattu aux Pays-Bas et en Allemagne. Il es

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Il ne reste plus que deux compagnons de la Libérations, tout les deux ont eu 100 ans en aout dernier, un légionnaire et le secrétaire de Jean Moulin. Comme il ne reste plus que deux commandos du commandant Kieffer.

C'est bien pour ça que j'ai crée ce sujet car comme pour les anciens de 14-18, nous assistons à la disparition des anciens de 39-45.

N'attendons pas qu'il soit trop tard pour les honorer de leurs vivant et leurs rendre hommage à leurs mort.

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C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Harry Guilliams : ce vétéran de la Seconde Guerre mondiale avait survécu à l'attaque japonaise sur Pearl Habor, le 7 décembre 1941. Combattant dans le Pacifique, il avait notamment participé à la bataille de Saipan, en 1944. Décoré de la Bronze Star, il avait survécu à la guerre et avait été rappelé pour le conflit en Corée, en 1950. Harry avait 101 ans
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Le jeune américain décide, en 1936, de rejoindre l'US Navy et le corps des Marines, alors qu'il n'a que 17 ans. Les États-Unis sont alors plongés dans la Grande Dépression. En 1937, après moins d'un an dans la Navy, il demande son transfert dans l'armée de terre, ce qui est accepté. Il est déployé dans plusieurs bases jusqu'à se retrouver, en 1941, dans l'archipel d'Hawaï.
 
Les quartiers du sergeant Guilliams se trouve sur la base aérienne Hickam Field, principal aérodrome de l’armée, installé juste en face du port du « Battleship Row » de l'US Navy. C'est, le matin du 7 décembre 1941, la cible principale des forces japonaises. Et alors qu'il se trouve en pleine instruction en ce dimanche matin (il entraîne de jeunes recrues du 864th Anti-Aircraft Automatic Weapons Battalion), Harry assiste impuissant à l'attaque.
 
Quelques minutes après le début de l'attaque principale, plusieurs avions japonais se dirigent vers Hickam Field, mitraillant les soldats de l'US Army et les installations. Harry échappe de justesse à une rafale japonaise, des obus explosant sur la piste devant lui. Guilliams et ses camarades répliquent, mais avec quelques armes légères à disposition, sans grand succès. Il survit aux combats et est engagé dans les forces dans le Pacifique.
 
Il va servir avec différentes unités d'artillerie durant le reste de la guerre, étant notamment présent lors de l'invasion de Saipan, dans les îles Mariannes, entre le 15 juin et le 9 juillet 1944. Il est décoré de la Bronze Star et de la Purple Heart. Finalement, il est libéré avec les honneurs à la fin de la guerre. Mais il reste attaché à l'armée américaine : il décide de rejoindre les Army Reserves. Durant la guerre de Corée (1950-1953), il est rappelé à l'action, étant de nouveau décoré pour bravoure au combat et blessure sur le champ de bataille ! Finalement, il va survivre à cette seconde guerre et part en retraite !
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Il s'investit dans les organisations d'anciens combattants, et notamment dans le Veterans of Foreign Wars Post 1264, basé dans sa ville de Roanoke. En décembre 1991, pour les 50 ans de l'attaque sur Pearl Harbor, il reçoit la Médaille du Congrès américain. Il aura, jusque dans les dernières années, assisté à des dizaines de cérémonies en hommage aux vétérans disparus, enterrant plus de 1000 de ses camarades de la Seconde Guerre mondiale ...
Source : roanoke.com
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A quelques jours d'intervalles, deux vétérans britanniques sont décédés 
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Frederick Glover (à gauche sur la photo) et Thomas Hugues (à droite), anciens parachutistes britanniques, ont fait partie des troupes qui, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, ont libéré la batterie allemande de Merville.
Crédit photo : archives Ouest-France
 
 
C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Enrico “Rico” Cinquini, vétéran de la Seconde Guerre dans le Pacifique, qui a notamment combattu tour à tour à Peleliu et sur les plages d'Okinawa. Il nous quitte à l'âge de 96 ans, emporté par le cancer. 
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Né en 1924, Cinquini s'enrôle alors qu'il n'a que 17 ans, avant la terrible attaque sur Pearl Harbor. Il décide de rejoindre le corps des Marines. Après plusieurs mois d'entrainement, il est apte à servir et rejoint le prestigieux 1st Marine Regiment. C'est au sein de cette unité (Robert Leckie, rendu célèbre par la série The Pacific, fait alors partie de ce régiment) qu'il va être déployé dans le Pacifique. Il rejoint le 1st Marine, qui fait partie de la 1st Marine Division, après les durs combats sur Guadalcanal fin 1942.
 
Le 1st Marine va combattre dans le cadre de l'opération Cartwheel, débarquant en Nouvelle-Guinée, puis lors de la bataille de Cape Gloucester le 26 décembre 1943. La bataille terminée, Rico et son unité vont combattre ailleurs sur l'île pendant de nombreuses semaines, jusqu'en février 1944. Après un repos bien mérité et une reprise de l'entraînement progressive, la plus terrible des batailles du Pacifique va ensanglanter la jeunesse américaine : Peleliu.
 
La troisième bataille du 1st Marine, qui se déroule dans l'archipel de Peleliu, prend le nom d'opération Stalemate II. Ce débarquement amphibie et les combats qui vont s'y dérouler vont être la plus sanglante bataille de l'histoire américaine à ce jour. Le régiment débarque, Rico y compris, le 15 septembre 1944. Dès les premières heures, l'affrontement est terrible. L'unité va perdre près de 60% de ses hommes (blessés, tués, disparus) en une dizaine de jours. Les pertes sont telles que le 1st Marine est déclaré inapte au combat et doit être retiré du front
 
L'unité a été décimée notamment lors des affrontements autour de la Bloody Nose Ridge, une chaîne de collines de l'île principale. Se battant à la baïonnettes et à l'arme blanche, parfois totalement submergé, les soldats du 1st Marine ont pourtant tenu le coup, au prix de 1749 victimes. C'est à cette occasion que Cinquini et un autre Marine sont immortalisés par le photographe de l'Associated Press Joe Rosenthal (qui deviendra plus tard célèbre pour avoir pris la photo emblématique sur Iwo Jima).
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Le dernier engagement de la Seconde Guerre mondiale pour le 1st Marine aura lieu lors de la terrible bataille d'Okinawa. Le Caporal va vite s'attirer un surnom, à quelques heures de l'attaique sur Okinawa : “Four Star Cinquini”, en mémoire des quatre débarquements auquels il participe pendant la guerre ( New Guinea, Cape Gloucester, Peleliu et Okinawa). Le 1st Marine débarque le 1er avril 1945 et combat dans la moitié nord de l'île, sans rencontrer beaucoup de résistance. L'unité doit alors, avec toute la 1st Marine Division, se diriger vers le sud : elle y combat entre le 1er mai jusqu'au 22 juin 1945, lorsque l'île est finalement déclarée sûre. C'est la fin de la guerre et dès 1946, Rico rentre au pays.
Source : The Mercury News
 
 
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Encore une triste nouvelle Bill Eames BEM. Le pilote de la RAF a participé à deux des batailles de la Seconde Guerre mondiale, le plan des Alliés pour sécuriser le pont Pegasus et l'opération Market Garden. nous a quitter il avait 97 ans.
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( Source : Chronique Normande 1939-1945 )
 
 
Vétéran de la Bataille de Normandie, libérateur de la commune de Mondrainville, près de Caen, Dave Edwards avait créé, au fil des années, de très forts liens d’amitié avec les Mondrainvillais. Lors du 75e anniversaire du Débarquement, il avait été décoré de la Légion d’honneur.
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« Dave Edwards est décédé lundi 16 novembre 2020, en douceur et sans souffrance, chez lui, entouré des siens », annonce Edith Godier, la maire de Mondrainville (Calvados), près de Caen. David Fothergill Edwards, né à Abergavenny au Pays de Galles, était dans sa 96e année.

Mobilisé à l’âge de 19 ans, il avait incorporé la 53e division du 2e régiment de Monmouthshire et participé à la Bataille de Normandie aux côtés de son ami Tom Griffiths, originaire du même village que lui.

« Le 28 juin 1944, la 53e division d’infanterie galloise avait débarqué à Gold Beach (secteur d’Arromanches), rappelle Edith Godier. Quelques jours plus tard, la division avait atteint Mondrainville et pris la relève d’un bataillon écossais. La libération de la commune fut âpre, meurtrière et particulièrement difficile. »

Blessé à la jambe lors des combats à la Cote 112, Dave Edwards avait été rapatrié au Pays de Galle. Guéri, il était reparti combattre en Belgique, en Hollande et jusqu’à la frontière italo-yougoslave. Démobilisé en 1946, il avait épousé en 1949 sa femme Diana à Abergavenny, avait eu deux enfants, Christophe et Michael, et était devenu officier de police.

https://www.ouest-france.fr/normandie/mondrainville-14210/d-day-liberateur-de-mondrainville-dave-edwards-s-est-eteint-chez-lui-7054945?fbclid=IwAR1qtSR5b6EFQrO4f6kQirbTR-VyUrVp8jxJ2r7_xY_aMFnMSEWgizeQhpQ

 
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C'est avec une tristesse immense que nous apprenons le décès de Jim Pass, vétéran britannique de l'évacuation de Dunkerque et du D-DAY, qui avait également combattu aux Pays-Bas et en Allemagne. Il est décédé des suites de la Covid-19. Il avait 102 ans
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Jim Pass nait en 1918 à Castleford, West Yorks. Il a 22 ans lorsque la guerre éclate dans l'ouest de l'Europe : il combat contre les troupes allemandes en France et en Belgique. Il est alors messager militaire au sein du Royal Army Service Corps, faisant le lien entre les unités britanniques et françaises lorsque les autres moyens de communication sont coupés ou inexistants.
 
Fin mai 1940, il se retrouve avec plus de 400 000 soldats franco-britanniques enfermés dans la poche de Dunkerque. Il va rester sept jours sur la plage, sous le feu de la Luftwaffe allemande, avant de pouvoir enfin embarquer sur un bateau à aubes avec des centaines d'autres britanniques. Mais l'imposant navire est pris pour cible et coulé par un chasseur-bombardier allemand.
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Dans l'eau, mitraillés par l'ennemi, les soldats sont des proies faciles. Des centaines vont mourir, entraînés par le navire qui coule ou par l'ennemi. Mais Jim parvient à s'échapper de l'épave et va être secouru par un destroyer de la Royal Navy.
 
Après cette épisode désastreux et une période de repos, il est transféré et devient pilote d'un DUKW 353, un véhicule amphibie. Il s'entraîne des mois durant et finalement, le 6 juin 1944, il participe au D-DAY sur Sword Beach, faisant des allers-retours afin d'apporter des munitions sur la plage. Il n'est pas blessé lors de l'opération amphibie mais 700 de ses camarades sont tués lors du débarquement.
 
La guerre ne s'achève pas pour autant : il rejoint les forces aéroportées, étant en charge d'un glider, qu'il fait atterrir aux Pays-Bas. Par la suite, il combat en Allemagne, jusqu'à la fin du mois d'avril 1945, lorsqu'il arrive devant le camp de concentration de Bergen-Belsen, qui vient d'être libéré. Sa guerre s'arrête ici, en Allemagne, devant le témoignage de la barbarie nazie.
Source : The Greatest Generations Foundation
 
 
 
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Le Jurassien, installé à Rillieux-la-Pape depuis 1990, était le dernier survivant du groupe de bombardement “Lorraine”, au sein des forces aériennes de la France Libre. Il avait participé au Débarquement de Normandie.
 
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Le sergent-chef René Billottet s’est éteint à l’âge de 95 ans. Entré en résistance en 1942, à seulement 17 ans, le Jurassien, domicilié à Rillieux-la-Pape depuis 1990, avait mené des actions en Corrèze et dans l’Aube avant de traverser la Manche et de rejoindre le groupe de bombardement “Lorraine” - au sein de la Force aérienne française libre (FAFL) - dont il était le dernier survivant.

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Comme mécanicien naviguant, il avait, avec cette unité, participé à plusieurs missions à bord de bombardiers Boston puis B25 Mitchell. Un certain 6 juin 1944, il avait installé des fumigènes sur douze avions qui partaient vers la Normandie, pour étendre un rideau de fumée entre la flotte alliée et les plages du Débarquement et gêner au maximum les tirs ennemis.

https://www.leprogres.fr/defense-guerre-conflit/2020/11/18/ancien-francais-libre-rene-billottet-s-est-eteint-a-l-age-de-95-ans

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http://www.opex360.com/2020/11/21/dernier-survivant-du-groupe-de-bombardement-lorraine-le-sergent-chef-rene-billottet-nous-a-quittes/

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La France vient de perdre une grande figure de son Histoire, un grand Monsieur,

C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Daniel Cordier, ancien des Forces françaises libres et de la Résistance, secrétaire de Jean Moulin au Conseil national de la Résistance. Compagnon de la Libération, il venait d'avoir 100 ans. 
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Daniel Cordier naît à Bordeaux le 10 août 1920. Lorsque la guerre éclate en mai 1940, il ne peut pas rejoindre d'unité active : il n'a pas encore été appelé. Son incorporation, prévue le 10 juillet 1940, n'aura finalement jamais lieu. Scandalisé par la demande d’armistice de Pétain, le 17 juin, il part avec une quinzaine de camarades, dès le 21 juin, à bord du cargo belge Léopold-II, qui devait rallier l’Algérie mais qui se dirige finalement vers le Royaume-Uni. Débarqués à Falmouth le 25 juin, les jeunes hommes s’engagent à Londres le 28 juin dans la Légion française, embryon des futures Forces françaises libres.
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Passé par différents camps d’entraînement, Cordier intègre le Bureau central de renseignements et d’action du colonel Passy. Il y suit une formation intense d'agent de terrain. Mais la guerre en décide autrement : alors qu'il est formé au combat, il est parachuté près de Montluçon le 25 juillet 1942 pour servir d’assistance radio à Georges Bidault, chef du bureau d’information et de presse, agence de presse clandestine. Le voici administrateur et non pas combattant.
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Mais dès le 30 juillet, à Lyon, il fait une rencontre qui va changer sa vie : cet homme, chargé d’unifier les mouvements de résistance intérieure, c'est 'Rex', alias Jean Moulin, qui décide de recruter le jeune Cordier pour en faire son secrétaire et l'une des têtes pensantes de la Résistance. Durant près d'une dizaine de dix mois, ils vont travailler ensemble à la mission fixée par Londres et de Gaulle : Daniel gère le courrier, les liaisons radio, le recrutement et la mise en place de la structure dirigeante.
 
Il est le témoin privilégié de la naissance du Conseil national de la Résistance, et malgré l’hostilité de beaucoup envers lui, qui s’affiche dès l’arrestation de Jean Moulin à Caluire en juin 1943, Cordier reste en place et poursuit auprès de Claude Bouchinet-Serreulles, successeur par intérim de Jean Moulin, sa mission en zone nord comme secrétaire de la Délégation générale de France.
 
En danger dès qu’il apprend que la Gestapo a sa photo et peut l’identifier, il demande à être relevé. En mars 1944, il entend rejoindre Londres via Marseille, puis l’Espagne. Mais il est arrêté par les franquistes et interné à Pampelune, puis au camp de Miranda de Ebro, dans la province de Burgos. Quand il parvient à rejoindre Londres à la mi-mai, nommé chef de la section des parachutages d’agents du BCRA, il se prépare enfin à la confrontation physique avec l’ennemi, qu'il attend depuis juillet 1940. Mais il doit patienter, manque le D-DAY en Normandie, n'est pas déployé par la suite et ne regagne finalement la France qu’en bateau, par Le Havre, pour rejoindre Paris début octobre.
 
En novembre, devenu Compagnon de la Libération par décret du général de Gaulle, il est recruté par le colonel Passy comme chef de cabinet à la tête des services secrets. A la Direction générale des études et recherches, dont Jacques Soustelle prend la tête en novembre 1944, Cordier découvre le monde des espions. Il est envoyé en Espagne évaluer la solidité du régime de Franco. Mais le jeune homme ne se sent pas à sa place : il démissionne de son poste après le retrait politique du général de Gaulle en janvier 1946.
 
Après cette période militaire, il sera tour-à-tour marchand d'art, critique, collectionneur et organisateur d'expositions, avant de se consacrer à des travaux d'historien. Pendant et après la guerre, il sera décoré de nombreux ordres et récompenses : Chevalier et Grand-croix de la Légion d'honneur, Ordre de la Libération, Compagnon de la Libération, Chancelier d'honneur de l'ordre de la Libération, Croix de Guerre 1939-1945 ou de l'Ordre de l'Empire britannique à titre civil. Il était l'un des deux derniers Compagnons de la Libération ...
Source : Le Monde
 
 
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L’Ordre de la Libération a la grande tristesse de vous faire part de la disparition de monsieur Daniel CORDIER, Compagnon de la Libération, survenue le 20 novembre 2020 à Cannes (06400), à l’âge de 100 ans. Elevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur par le président de la République le 18 juin 2018, il était le chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération par décret présidentiel du 23 octobre 2017.
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Nous apprenons avec tristesse la disparition à 96 ans de Robert Powell, vétéran des principales batailles en Europe. Medic au sein de la 2nd Infantry Division, il a combattu en Normandie, dans le nord de la France, sur le Rhin, dans les Ardennes, en Alsace et face aux troupes allemandes bloquées dans la Poche de la Ruhr.
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Né à Spokane, dans l'État de Washington, en 1924, Robert Powell décide de rejoindre l'US Army en 1943. Mais au rôle de combattant, il privilégie celui de combat medic. Il est déployé au sein du 23rd Infantry Regiment de la 2nd Infantry Division, la célèbre Indian Head division
 
En octobre 1943, la division est envoyée en Grande-Bretagne afin de débuter les préparations d'un débarquement futur en Europe. Pendant une dizaine de mois, l'unité multiplie les entraînements spécifiques à un débarquement amphibie et une campagne en France.
 
Si l'unité ne participe pas au D-DAY, la 2nd Infantry Division débarque sur Omaha Beach le 7 juin 1944, à J+1. Robert va participer à la bataille de Normandie, combattant à Trévières et sur la route entre St. Lô et Bayeux (notamment la Hill 192). Exploitant la percée de Saint-Lô, la division s'avance pour prendre Tinchebray le 15 août 1944. Après des féroces affrontements, l'unité combattant dans les rues et les ruelles de la ville, la ville de Brest tombe aux mains de la 2nd Infantry Division le 18 septembre 1944.
 
La division combat ensuite en Belgique, à Saint-Vith, fin septembre 1944, avant d'entrer en Allemagne le 3 octobre 1944. L'objectif est un barrage sur la rivière Roer. L'attaque débute le 11 décembre, mais prend rapidement fin : l'offensive allemande dans les Ardennes oblige la division à se replier sur des positions défensives près de la crête d'Elsenborn, où l'attaque allemande s'enlise finalement. Plusieurs semaines se passent et en février 1945, la 2nd Infantry Division repart à l'attaque : elle reprend le terrain perdu et s'empare de la ville de Gemund, le 4 mars 1945. Atteignant le Rhin le 9 mars, l'unité s'avance vers le sud pour prendre Breisig, du 10 au 11 mars, et garder le célèbre pont de Remagen, du 12 au 20 mars.
 
La 2nd Infantry Division franchit le Rhin le 21 mars et s'avance vers Hadamar et Limburg an der Lahn, en soutien à des éléments de la 9th Armored Division, le 28 mars. Avançant rapidement dans le sillage de la division blindée, les soldats de l'unité d'infanterie vont traverser la Weser à Veckerhagen, du 6 au 7 avril, avant de capturer Göttingen le 8 avril et Merseburg le 15 avril. Le 18 avril, Leipzig tombe sous l'attaque américaine. Finalement, n'ayant que peu d'ennemis face à eux, les soldats US fonce jusqu'au 3 mai vers des positions le long de la frontière germano-tchèque, près de Schönsee et Waldmünchen, où la division relève les 97th et 99th Infantry Division. Elle traverse la frontière le lendemain et le 4 mai 1945, prend la ville de Pilsen. Le même jour, la guerre s'arrête.
 
Robert Powell, survivant à la guerre, est libéré avec les honneurs. Il retourne à la vie civile. En 2014, il revient pour la première fois en Normandie, grâce à la Fondation The Greatest Generations, se rendant notamment au village de Trévières, à la cote 192 et au cimetière américain.
Source : The Greatest Generations Foundation
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Le vétéran américain Edward Tierney, qui avait officié en tant que pilote, pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le secteur d’Omaha Beach (Calvados), est décédé vendredi 20 novembre 2020. Il était âgé de 98 ans.

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C’est pendant ces missions qu’était né son amour pour une infirmière de l’air, Winna-Jean, qui deviendra son épouse. Le couple était régulièrement de retour en Normandie et y a lié des liens d’amitié avec les habitants.

Edward était pilote de Dakota et Winna-Jean, infirmière en charge du rapatriement des blessés.

Edward et Winna-Jean ont aussi évacué des prisonniers de guerre, des victimes des camps de concentration. La guerre terminée, le pilote Edward Tierney a épousé l’infirmière Jean, le 26 juin 1946. Trois enfants sont nés de leur union, l’un d’eux sera tué au Vietnam en 1968. Edward est resté réserviste dans l’US Air Force jusqu’à ses 60 ans. Dans le civil, il était entrepreneur dans le bâtiment.

https://www.ouest-france.fr/normandie/saint-laurent-sur-mer-le-veteran-d-omaha-beach-edward-tierney-est-decede-7059582?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2nX8jZP5hq86hE3KFo2SWFyjZLHCo02bjV0CtGu-69C1AbbgdrBAMNXXM#Echobox=1606053700

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Marcel Burgé est décédé le 02 novembre dernier.
 
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Marcel Burgé. Un Français tranquille. Le 2 mars 1943, Marcel, âgé de 23 ans, ouvrier sidérurgiste, vivant à Pulligny, en Meurthe et Moselle, échappe de peu à une rafle avec de jeunes gens par la Gestapo. Direction l’Allemagne, le STO, ou pire, le camp de concentration Mauthausen. C’est un électrochoc pour ce jeune homme. Un jour, ce sera lui. Juste avant l’été, avec quelques autres, Marcel prend son sac pour se rendre en Espagne et se rallier à de Gaulle.
 
Au 1er juillet il est arrêté par les Espagnols et emprisonné dans la sinistre prison de Miranda qui accueille cinq fois plus de détenus qu’en temps de paix. Violences et privations. Ce n’est qu’à la veille de l’année 1944 que Marcel est libéré. Échange de prisonniers contre les marchandises américaines. Arrivé au Maroc, Marcel, qui n’a pu de temps à perdre, s’engage aux commandos de France.
 
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Il veut être de la bataille. Mais ce sera un long temps de formation et il voit le 6 juin et le 15 aout se passer de ses services. Le jeune Lorrain bouillonne dans son coin. Enfin, après plusieurs alertes, c’est le départ pour la France le 10 octobre. Le 3 novembre 1944, c’est enfin la vraie guerre, dans les Vosges.
Entre les deux dates, Marcel a eu le temps de rencontrer la « môme Piaf » à Lyon, dans un hôpital (Marcel était légèrement blessé). Au combat, pas loin de Gerardmer, Marcel, tireur d’élite, tire dans tous les coins. L’ennemi montre du mordant. Des copains sautent sur des mines. Le grabuge est partout. Marcel, passé en revue par de Gaulle à Besançon le 13 novembre 1944 va combattre presque sans arrêt jusqu’en février 1945. Il aura juste une permission express en décembre pour retourner voir les siens (et un amour…) à Pulligny.
En permanence à l’avant-poste, « en pointe toujours » (devise commando) Marcel, désormais en Allemagne, faisant preuve d’un grand décourage « déminera » le terrain de ses camarades.
Marcel recevra une citation à l’ordre de sa brigade et de l’armée. Il défilera sur les Champs-Elysées le 18 juin 1945 et sera démobilisé le 11 novembre 1945, reprenant ainsi, son œuvre accomplie, le cours de sa vie.
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Marcel a reçu la légion d’honneur le 18 juin 2017.
 
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Photos fonds famille Burgé.
( Source : Rudolph de Patureaux )
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    • Bonjour, Voici mes petites questions du soir : -Une expression familière ou argotique pour dire « mission de reconnaissance » -Le nom de l’endroit où l’on « maquillait » les chars pour qu’ils soient moins visibles dans le désert ; -Le nom du procédé qui consiste à « maquiller » ces chars ; -Un terme qui désignerait les bombes larguées d’un bombardier. Je crois qu’on dit « crottes » lors d’un exercice, mais ce n’est pas un exercice et le ton tragique du texte ne me permet pas d’utiliser « crottes » ; -Un terme qui signifie faire le point au sens propre càd s’orienter grâce à une boussole et à une carte ; -L’anglais utilise une expression qui, mot à mot, se traduit par « mettre dans le sac » avec l’idée d’infliger une défaite et sûrement l’image d’encerclement, de prise au piège. Vous verriez un équivalent français ? -Existe-t-il des variantes spécifiquement militaires pour les expressions suivantes : >éviter les corvées, se défiler, >se décharger de ses responsabilités sur quelqu’un d’autre, >être un profiteur, >avoir la trouille, >s’en foutre comme de l'an 40, >se dépêcher d’agir ; -Est-ce que vous validez prévôt pour policier militaire et Tommies pour les anglais ? -El Eleba en Libye, ça vous parle ? Entre Altamimi et Mekili, dit le texte, mais ça a plutôt l’air d’être un camp britannique ou un terme qui désignerait un lieu où l’on va après la mort…   Merci d’avance pour votre aide. PS Est-ce un problème si je crée un nouveau sujet à chaque fois ? Si oui, je vous laisse fusionner et je posterai les prochaines questions dans le même fil.
    • D'accord, mais du coup, en cas de guerre générale quiest mobilisée ?
    • Marcel Burgé est décédé le 02 novembre dernier.     Marcel Burgé. Un Français tranquille. Le 2 mars 1943, Marcel, âgé de 23 ans, ouvrier sidérurgiste, vivant à Pulligny, en Meurthe et Moselle, échappe de peu à une rafle avec de jeunes gens par la Gestapo. Direction l’Allemagne, le STO, ou pire, le camp de concentration Mauthausen. C’est un électrochoc pour ce jeune homme. Un jour, ce sera lui. Juste avant l’été, avec quelques autres, Marcel prend son sac pour se rendre en Espagne et se rallier à de Gaulle.   Au 1er juillet il est arrêté par les Espagnols et emprisonné dans la sinistre prison de Miranda qui accueille cinq fois plus de détenus qu’en temps de paix. Violences et privations. Ce n’est qu’à la veille de l’année 1944 que Marcel est libéré. Échange de prisonniers contre les marchandises américaines. Arrivé au Maroc, Marcel, qui n’a pu de temps à perdre, s’engage aux commandos de France.     Il veut être de la bataille. Mais ce sera un long temps de formation et il voit le 6 juin et le 15 aout se passer de ses services. Le jeune Lorrain bouillonne dans son coin. Enfin, après plusieurs alertes, c’est le départ pour la France le 10 octobre. Le 3 novembre 1944, c’est enfin la vraie guerre, dans les Vosges. Entre les deux dates, Marcel a eu le temps de rencontrer la « môme Piaf » à Lyon, dans un hôpital (Marcel était légèrement blessé). Au combat, pas loin de Gerardmer, Marcel, tireur d’élite, tire dans tous les coins. L’ennemi montre du mordant. Des copains sautent sur des mines. Le grabuge est partout. Marcel, passé en revue par de Gaulle à Besançon le 13 novembre 1944 va combattre presque sans arrêt jusqu’en février 1945. Il aura juste une permission express en décembre pour retourner voir les siens (et un amour…) à Pulligny. En permanence à l’avant-poste, « en pointe toujours » (devise commando) Marcel, désormais en Allemagne, faisant preuve d’un grand décourage « déminera » le terrain de ses camarades. Marcel recevra une citation à l’ordre de sa brigade et de l’armée. Il défilera sur les Champs-Elysées le 18 juin 1945 et sera démobilisé le 11 novembre 1945, reprenant ainsi, son œuvre accomplie, le cours de sa vie.   Marcel a reçu la légion d’honneur le 18 juin 2017.     Photos fonds famille Burgé. ( Source : Rudolph de Patureaux )
    • Pour moi c'est bon, j'ai compris.
    • Oui exact, mais en cas De guerre générale ? Je ne sais pas si c'est compréhensible ce que j'essaye de dire