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Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.


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C'est avec grande tristesse que nous apprenons à 94 ans le décès du Private First Class Russell Pickett. Le 6 juin 1944, ce soldat de première classe avait participé au D-DAY au sein de la 29th Infantry Division, sur la plage d'Omaha Beach. Adieu Russell 
 
Au début de l'année 1944, Russell Pickett arrive en Angleterre pour commencer à s'entraîner pour une opération majeure d'invasion. Il ne le sait pas encore, mais il doit débarquer sur les plages de Normandie. Ce jeune soldat appartient à la Company A du 116th Infantry Regiment de la célèbre 29th Infantry Division 'Blue and Gray'.
 
Le matin du 6 juin 1944, son unité arrive sur Omaha Beach, en face de Vierville et de Saint-Laurent. Pickett est équipé d'un lance-flamme, armement qui doit s'avérer très utile pour nettoyer les haies et bocages de la présence ennemie. Le 6 juin, à 6:30, la navire de débarquement dans lequel il se trouve est l'un des premiers à touché terre sur la plage. Mais immédiatement, il devient la cible de l'ennemi : un obus d’artillerie, ou une mine placée à marée basse, touche le navire. Pickett est projeté dans l'eau et va s'évanouir. Il reprend connaissance rapidement mais est blessé, incapable de bouger. Il assiste à la mort de nombreux camarades, donc celle du Lieutenant Fergusson, un officier qu'il reconnait au moment où ce dernier se fait abattre. Finalement, Pickett suit le cours de la marée et est récupéré par un landing craft, qui le ramène en Angleterre. Là-bas, on lui laisse le choix : être hospitalisé à long terme ou repartir au combat après des soins sommaires.
 
La Company A, l'une des meilleures unités de l'US Army, va subir un taux de pertes de 96% au cours de la première heure sur Omaha, plage du D-DAY la plus coûteuse en tués américains de toute l’opération Overlord. Les deux tiers de l'unité mourront dans la semaine qui va suivre le D-DAY.
 
Le jeune Private décide de retourner sur place avec son unité,dès le 12 juin. Il participe aux combats pour la prise de Saint-Lô et est blessé par des éclats de grenade dans son bras gauche. Il est pris en charge par des infirmiers et renvoyé en Angleterre, pendant 21 jours. Début juillet, il est de retour au front et participe aux opérations autour de Brest. Il y est de nouveau blessé lorsqu'un obus ennemi fait s'effondrer sur lui un mur, le blessant grièvement.
Il est rapatrié en Angleterre, puis aux États-Unis. La guerre s'arrête à l'été 1944 pour ce valeureux soldat.
 
Russell, qui était le dernier survivant de la Company A, vient de rejoindre ses frères d'armes. Adieu Russell, et merci. Pour tout.
Source : The Greatest Generations Foundation
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Un Grand Monsieur de l'armée de l'Air s'est éteint à l`age de 99 ans, le Colonel Jean Adias.
Il était titulaire de 38 000 heures de vol sur 121 aéronefs différents, et de 1 241 missions de guerre durant la 2e Guerre Mondiale, l'Indochine, Madagascar et l'Algérie.
Plus jeune pilote de France en 1937, il croise Mermoz, Saint-Exupéry et Kostia Rozanoff sur son chemin. Il sera pilote de bombardement et de transport.
Commandeur de la Légion d'honneur, médaillé militaire, Grand' croix de l'Ordre national du mérite, croix de guerre 1939-1945 et 18 fois cité, médaillé de l'Aéronautique.
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Crédit photo : Eric FoxLima - Page FB Les fanas de l`aviation.
Source : Force et Honneur soutien aux militaires et leurs familles.
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"Le Médecin colonel (H) Jean-Louis RONDY s'est éteint dans la nuit du 21 au 22 juillet dernier à l'hôpital Percy (92), il nous a quittés et fait son dernier saut.

Ses obsèques avaient lieu Mercredi 29 juillet à 10H00 à Saint Louis des Invalides, la messe était suivie des honneurs militaires dans la cour d'honneur.

Nous avions à  cœur d'accompagner en sa dernière demeure, "notre Doyen", Grand officier de la Légion d'Honneur, Médecin en chef du 1°BEP à Dien-Bien-Phu, avec les  drapeaux de nos AALE.

Ainsi, en pensant à tous les légionnaires blessés à DBP qu'il a sauvés, nous lui avons rendu l'hommage qui lui était dû.

Fidèlement"

Général Rémy Gausserès

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"Le Médecin colonel (H) Jean-Louis Rondy Médecin chef du 1er BEP à Diên Biên Phu (1926-2020). Pour beaucoup d’entre nous c’était le colonel Rondy. Pour notre confrérie de médecins ayant servi chez les légionnaires parachutistes, c’était «notre ancien, notre doyen». Que d’honneurs, que de récompenses résument à eux seuls sa carrière, ses carrières peut-on dire, Carrière de combattant à la fin de la 2ème Guerre. Engagé volontaire au Régiment de Marche du Tchad, il est allé de Paris jusqu’en Allemagne et a fêté à Berchtesgaden ses19 ans le 9 mai 45, lendemain de l’Armistice. De cette épreuve, Jean-Louis Rondy a gardé une culture de soldat. Carrière de médecin militaire,par la suite. Il est allé «au-delà des mers, toujours au service des hommes» comme l’énonce la devise de l’école de Santé Navale de Bordeaux où il a fait ses études jusqu’en 1952. Tous connaissent le médecin, qui, à peine sorti du Pharo, l’École d'application du service de santé des troupes coloniales à Marseille, fut à 27 ans le bien jeune toubib du 1er Bataillon étranger de parachutistes à Diên Biên Phu. «Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient». Avant même de séjourner en Extrême-Orient, il avait déjà fait sienne cette citation de Confucius. Son expérience de la 2ème Guerre mondiale lui a été bien utile lors de la construction de son infirmerie dans la cuvette tragique sur les hauteurs du point d’appui «Claudine». C’est une des rares structure qui résista au pilonnage vietminh durant la Bataille de Diên Biên Phu. Comme tous ceux d’Indochine, il a ramené ce «Mal Jaune» dont parlait Jean Lartéguy, qui n’était ni un ictère, ni la fièvre de la même couleur. Il a laissé là-bas tant de frères d’armes, tant de frères en réalité. Il rejoint aujourd’hui tous ses camarades. Ceux dont le regard s’éteignaitet avec lesquels tout était dit sans une parole. Ceux qu’il a dû laisser dans la boue du Nord Tonkin ou sur le bord des pistes tout au long des 700 kilomètres de sa longue marche.Ceux qui, au Camp N° 1, à bout de force ont lâché sa main. Ceux qui se sont abandonné à lui. Et tous ceux qui,ayant survécu grâce à ses soins, sont morts depuis. Rôle bien discret que celui du médecin militaire que d’accompagner ces moments tragiques d’une vie, souvent dans la solitude. Plusieurs de ses prédécesseurs aux BEP ont vécu, comme lui, le désarroi de la captivité ou de la blessure au combat. Pierre Pédoussaut, Charles Ehrhart, Jean-Louis Madeleine son camarade d’infortune de Diên Biên Phuou son infirmier Heinrich Bauer qui nous a quitté le 1er novembre dernier. Comme eux il s’interrogeait sur sa survie, alors que tant sont morts au combat. Pierre Montagnon écrit dans «Les parachutistes de la Légion»: «Ah, les toubibs ont aussi payé leur tribu dans les BEP! Leur job, il est vrai, les conduit plus souvent à l’avant qu’à l’arrière. C’est là que gisent les blessés». C’est là qu’il a inscrit avec les médecins des autres bataillons du Camp retranché, avec tous ses confrères d’armes d’Indochine, une page de dévouement, de sacrifice, d’humilité mais aussi de gloire qui, 66ans après, semble tomber dans l’oubli. Nous, nous ne l’oublions pas.

Bien que n’ayant été affecté «que» 7 mois au 1er BEP dont six mois à Diên-Biên-Phu, il a gardé de cette difficile et douloureuse épreuve un attachement indéfectible aux légionnaires parachutistes. Il les a servis avec «Honneur et Fidélité». Outre le béret vert des légionnaires du 1er BEP puis du 3ème REI, il a porté le béret rouge des para colo du 6ème Régiment parachutiste d’Infanterie de Marine. Il y est aussi resté fidèle. C’est bien là l’originalité des médecins militaires que d’avoir des épaulettes «réversibles» et des bérets de couleurs différentes dans le tiroir de leur bureau...Jean-Louis Rondy est allé ensuite en terre africaine «porter la science au pays des Bantous», comme nous l’avons tous chanté en quittant les amphithéâtres de nos écoles. Au Cameroun, en Centrafrique, auTchad, à Madagascar, œuvrant au profit des populations locales et confirmant son engagement de médecin de la «Coloniale», appellation non politiquement correcte aujourd’hui....Après avoir quitté le service actif, il apoursuivi «la mission» au profit des légionnaires et plus particulièrement ceux d’origine allemande.Il n’a eu de cesse que d’obtenir la reconnaissance due aux blessés d’Indochine ou d’Algérie. Il a aussi voulu transmettre son expérience aux plus jeunes. Il avait été profondément marqué par la mort au combat au Tchad en mars 1970 des médecins Guy Garcia et Michel de Larré de la Dorie. Il mettait en avance une certaine inexpérience du combat et une prise de risque liée à leur volonté de secourir. Il militait pour une réelle instruction militaire des médecins. Elle fait maintenant partie du «paquetage» des personnels du Service de santé qui partent en mission. Car malheureusement oui, l’ennemi tire sur l’ambulance! Et encore aujourd’hui. Elevé à la dignité de Grand officier de la Légion d’honneur en 2014, sa grande fierté était d’avoir été fait en 1985, 1ère classe d’honneur de la Légion étrangère et d’être membre du club «assez fermé», et c’est un euphémisme, des chefs de section para au feu. Il y retrouvait, dans la complicité de ceux qui «ont passé la portière», ses amis de longue date. Mais surtout le 30 avril 2018 il avait été le porteur de la main du Capitaine Danjou lors de la commémoration du 155ème  anniversaire du combat de Camerone. Les retraités que nous sommes,comme les jeunes élèves présents, et l’ensemble du service de santé ont tous été éclaboussés par la reconnaissance qui lui a été faite ce jour-là. Modèle de médecin-soldat comme on parlait des moines-soldats en évoquant les frères des ordres hospitaliers et militaires, il était le doyen des médecins légionnaires parachutistes, notre doyen. Nous nous devons de suivre son exemple. «More Majorum» est toujours inscrit sur nos monuments aux Morts. Pour lui qui a été à la fois parachutiste et pilote, il vient d’effectuer son dernier saut, son dernier vol. Mais cette fois il n’y aura pas de risque d’accident à l’atterrissage... Que tous ses camarades mais aussi Saint Luc, Saint Michel et Saint Antoine, qui sont «encore» les saints-patrons des médecins, des parachutistes et de la Légion, l’accueillent au grand bivouac de nos Anciens."

MG (2s) Francois-Marie Grimaldi

 

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( Source : Légion Etrangère )

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Le vétéran britannique John Hutton est décédé

Le vétéran de la Seconde Guerre mondiale John Hutton, membre du 13e bataillon de parachutistes, est décédé ce vendredi 14 août 2020. Il avait participé, avec la 6e division aéroportée britannique, à la libération de Ranville (Calvados).

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John James McDonald Hutton, de son nom complet, blessé à l’estomac par des tirs de mortier lors d’une patrouille le 22 juin, fut évacué en Angleterre, pour être soigné avant de repartir au combat dans les Ardennes et de participer à l’opération Varsity, en mars 1945. La plus grande opération aéroportée de l’histoire. « Sa bravoure et sa grandeur d’âme ne doivent jamais être oubliées », lui rend hommage le ministère de la Défense britannique.

Source https://www.ouest-france.fr/d-day/d-day-le-veteran-britannique-john-hutton-est-decede-6937788?fbclid=IwAR00f4HtupZqI_81T3WTatNPYntwL_u15LkX5-nnNN1RJjWL2IaDV2bkb04

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C'est avec grande tristesse que nous apprenons ce matin à 99 ans la disparition du vétéran du Pacifique et du survivant de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, Floyd Welch. Pendant la guerre, il avait notamment participé aux plus grandes batailles dans le Pacifique, à Midway, à Saipan et à Okinawa 
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Floyd, né en février 1921 à Burlington, dans le Connecticut, s'engage dans l'US Navy et est envoyé sur l'USS Maryland, un cuirassé qui sert de bâtiment amiral pour la 4e division de cuirassés. Le 7 décembre 1941, le batiment se trouve avec le reste de la flotte américaine à Pearl Harbor, lorsque l'aéronavale japonaise attaque dans les premières minutes de ce dimanche matin, alors même que Welch sort de sa douche. L'USS Oklahoma, qui est couplé avec le Maryland, est touché et gravement endommagé.
 
Mais le Maryland sort presque indemne de l'attaque : 4 morts seulement. Welch et les autres marins du navire se portent alors au secours des hommes de l'Oklahoma, creusant des trous dans la structure d'acier du navire endommagé pour permettre aux marins de s'échapper du cercueil de métal. Les hommes du Maryland aidèrent également à maitriser les incendies du cuirassé USS West Virginia tout proche.
 
Miraculeusement épargné par les bombes japonaises, l'USS Maryland est immédiatement envoyé au combat, avec Floyd à son bord. Le puissant cuirassé va participer à toutes les grandes batailles dans le Pacifique : Bataille de Midway, Bataille de Tarawa, Bataille de Saipan (le cuirassé y fut endommagé par une torpille), Bataille du golfe de Leyte et Bataille d'Okinawa. À Okinawa et dans le golfe de Leyte, le Maryland fut frappé à chaque fois par un kamikaze, sans dégâts importants.
 
 Floyd reçut de nombreuses récompenses et médailles : American Defense Medal, WWII Victory Medal, American Campaign Medal, Asiatic Pacific Campaign Medal (avec trois étoiles), Good Conduct Medal et United States Navy Constitution Medal. Il quitte l'US Navy avec les honneurs en janvier 1946, le Maryland étant rayé des cadres de la Marine américaine l'année suivante ! Mais le retour à la civile ne comble pas le vétéran, qui décide de rejoindre la Pearl Harbor Survivors Association, participant à plusieurs reprises aux commémorations, dont la dernière en 2016 pour le 75e anniversaire de l'attaque japonaise.
 
 Crédits : The Greatest Generations Foundation
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Nous apprenons avec tristesse le décès d'un véritable héros de la Seconde Guerre mondiale et vétéran du D-DAY, Ivan Warren Cady, qui vient de nous quitter à l'âge de 96 ans. Il avait combattu en Normandie, en France, dans la Forêt de Hürtgen, mais également dans les Ardennes.
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Né en 1924, Ivan grandit dans les environs de la ville de Preston. Destiné à être un ouvrier agricole, il décide pourtant de s'engager fin 1942, après son mariage et son déménagement dans la ville de Rochester, dans le Minnesota. Rapidement, il est retenu pour intégrer l'une des unités d'élite de l'armée américaine, le 2nd Ranger Battalion. Après sa formation au camp Forrest, dans le Tennessee, l'unité est envoyée en Grande-Bretagne dans la préparation du Débarquement allié en Normandie.
 
Le 6 juin 1944, plusieurs compagnies (Dog, Easy et Fox) du 2nd Ranger Battalion sont envoyées sous les ordres du Colonel James Rudder à la pointe du Hoc. Ivan est l'un d'eux. Il est l'un des rares survivants qui n'est pas blessé à l'issue des combats. Il suit son unité dans plusieurs batailles en Normandie ou en Bretagne, où il participe à la libération de la ville de Brest. Mais les Rangers sont envoyés à l'est et sont engagés dans la terrible bataille de la forêt de Hürtgen, en Allemagne. Cet affrontement, qui dure plusieurs mois entre septembre et février 1945, va coûter la vie à plus de 12 000 Américains. Les Rangers se battent eux sur la Hill 400, une colline stratégique de cette bataille, qu'ils prennent le 7 décembre 1944.
 
 Mais la guerre continue et les Rangers sont envoyés en urgence dans les Ardennes mi-décembre 1944 pour soutenir l'effort américain, confronté à la terrible contre-attaque allemande. Le reste de la guerre se déroule sans Ivan : il est déchargé avec les honneurs militaires fin 1944, alors que son unité n'interviendra plus dans d'importantes manœuvres.
Source : The Greatest Generations Foundation
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Jorge Sanjinez, un vétéran péruvien 103 ans, est décédé lundi 24 août. Il était l'un des derniers survivants de la brigade belge Piron, qui délivra plusieurs villes de la côte fleurie en août 1944.

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Par un hasard du calendrier, Jorge Sanjinez est décédé le lundi 24 août à Pucallpa, au Pérou. 76 ans plus tôt, jour pour jour, il avait délivré Deauville et Trouville-sur-Mer. Ce Péruvien de 103 ans était le dernier Sud-Américain survivant de la Bataille de Normandie et l'un des derniers de la brigade belge Piron, qui avait délivré Varaville, Dives-sur-Mer, Cabourg, Houlgate, Deauville, Trouville-sur-Mer et Honfleur à la fin du moins d'août 1944.

Le soldat s'était volontairement engagé à 27 ans, en 1942, dans l'armée belge qui cherchait des volontaires, via l'ambassade de Belgique à Lima. Il était revenu en Normandie pour la première fois depuis 1944 l'an dernier, pour le 75e anniversaire du Débarquement.

Son histoire était restée secrète jusqu'en 2015, lorsqu'un étudiant retrouve le vieil homme. "Moi j'ai eu la chance d'avoir quelque chose qui me disait 'toi, tu ne vas pas mourir' et me voici en train de saluer la France, un pays si joli", avait-il expliqué l'an dernier.

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-902596-normandie-jorge-sanjinez-veteran-peruvien-de-la-brigade-belge-est-decede-a-103-ans?fbclid=IwAR0JMx6y0hBx2vghd9lJYtQdkG6TyC40UgPe0Sfw_aejE3nZKBmEHauQZwA

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Comme il y a quelques années avec les anciens de 14-18, nous voyons s'éclaircir les rangs des anciens de 39-45, l'âge étant, beaucoup nous quittent.

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C'est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition dans sa 100e année de Fiske Hanley II, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, officier sur B-29 Superfortress et prisonnier de guerre durant plus de 6 mois, aux mains de la terrible Kempeitai, la police militaire japonaise 
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Fiske Hanley II nait à Brownwood, au Texas, il y a tout juste 100 ans. Il est élevé à Fort Worth, une ville tournée vers le monde et l'industrie militaire. Le jeune Fiske Hanley passe ses journées à rêver de piloter des avions : les nombreuses entreprises installées autour de la ville produisent des appareils pour l'armée américaine et décollent des aérodromes proches. Après avoir obtenu son diplôme de la Paschal High School en 1938, Fiske obtient son baccalauréat dans une matière en pleine expansion, le génie aéronautique, dans l'université de Texas Tech, en 1943.
 Mais dès 1942, le jeune homme s'engage pour l'armée américaine et les United States Army Air Forces, avec l'autorisation d'obtenir avant son déploiement son précieux diplôme d'ingénieur. Dès l'obtention de son titre et diplôme, Fiske rejoint la base de Boca Raton, en Floride. Il est nommé officier (2nd Lieutenant) et est affecté comme ingénieur de vol sur un bombardier lourd Boeing B-29 Superfortress au sein du 504th Bombardment Group. Cette unité, qui dépend de la Twentieth Air Force, est en charge de missions de bombardement au-dessus du Japon.
 
Les premières missions sont couronnées de succès. Mais lors de sa septième mission, le B-29 est touché par des tirs ennemis. L'avion, trop endommagé, s'écrase en catastrophe au Japon. L'équipage, qui a sauté en parachute, est capturé, dont Fiske. Capturé par des civils, ce dernier est récupéré par la Kempeitai, la police militaire japonaise réputée pour son manque d'humanité et le traitement infligé aux prisonniers de guerre ennemis. Mais Fiske échappe aux camps de guerre principaux : comme ingénieur sur B-29, il est considéré comme une prise de choix. Seuls 64 membres d'équipages de B-29 seront ainsi capturés pendant toute la guerre par les Japonais. Fiske est installé dans un camp spécifique, où sont installés près de 2000 prisonniers.
 
La captivité de Fiske va durer plus de 6 mois, qui va, malgré son importance, être une véritable torture : tâches physiques, manque de nourriture et d'eau, maladies, conditions sanitaires déplorables, vêtements de rechange inexistants, absence de soins. Fiske se rend compte, comme membre d'équipage de B-29, qu'il est une cible privilégiée : pour les Japonais, il est directement responsable de la mort de civils au Japon et la Kempeitai lui fait payer son rôle si spécifique dans la guerre. À plusieurs reprises, sur le point de mourir, Fiske survit avec l'aide d'autres prisonniers : sur les 2000 prisonniers qui sont présents avec lui dans son camps, seuls 60 vont finalement survire et être libéré le 29 août 1945, lorsqu'ils sont pris en charge par l'armée américaine.
 
Après son retour aux États-Unis, Fiske est recruté par la firme industrielle General Dynamics, comme ingénieur. Il restera dans l'entreprise jusqu'à sa retraite 44 ans plus tard. Durant toute sa vie, Fiske a vécu plusieurs états de stress post-traumatique sous la forme de cauchemars qui le hantaient au milieu de la nuit. Il trouva un échappatoire dans l'écriture, couchant ses terreurs et son histoire sur papier. Il publia même un ouvrage, "Accused American War Criminal". Adieu Fiske, et merci pour tout
 
 Crédits : The Greatest Generations Foundation
( Source : Passion militaria )
 
 
 
Déjà signalé par Heïdi ;
 

Décès d’un des quatre derniers Compagnons de la Libération

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L’un des quatre derniers Compagnons de la Libération vient de partir. Edgard Tüpet-Thomé, parachutiste de la France Libre, avait fêté son centième anniversaire le 19 avril. Il résidait depuis plusieurs années à l’Institution nationale des Invalides (INI) où il s’est éteint ce mercredi matin.

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Désormais, il ne reste plus que trois membres de cet ordre prestigieux créé il y a 80 ans par le général de Gaulle. Un ordre qui a compté 1.038 membres.

Hubert Germain, officier légionnaire à Bir Hakeim a eu 100 ans le 6 août. De même que Daniel Cordier, le 10 août, ancien secrétaire de Jean Moulin unificateur de la Résistance. Le troisième Compagnon, Pierre Simonet, artilleur de la France Libre, fêtera ses 99 ans au mois d’octobre.

Le 28 janvier, Edgar Tüpet-Thomé avait reçu les insignes de grand’croix de la Légion d’honneur des mains de Hubert Germain.

Evadé après la bataille de Dunkerque

Selon sa notice biographique sur le site de l’Ordre de la Libération, Edgard Tupët nait le 19 avril 1920 à Bourg-la-Reine, près de Paris. Après l’obtention de son baccalauréat, il poursuit ses études à l’Ecole supérieure de Théologie de Reims. N’ayant pas la vocation, il choisit en octobre 1938, de s’engager en devançant l’appel au 8e Régiment de Zouaves à Mourmelon.

Il participe comme sergent aux attaques en Lorraine dès septembre 1939 puis en Belgique en mai 1940. Il prend part à l’évacuation de Dunkerque, son unité protégeant l’embarquement du corps expéditionnaire britannique. Fait prisonnier le 4 juin à Dunkerque, il s’évade le 10 juin au cours de son transfert vers l’Allemagne.

Au lendemain de l’armistice, n’acceptant pas la défaite, Edgard Tupët tente vainement de quitter la France pour rejoindre les Forces françaises libres. Démobilisé en septembre 1940, il trouve un emploi à Clermont-Ferrand et entre par hasard en contact en novembre 1940 avec Roger Warin du réseau Ronald dont il devient l’un des adjoints. Il est chargé de repérer des terrains d’atterrissage clandestins.

L’un des premiers militaires du BCRA

En mars 1941, Roger Warin établit une liaison directe avec l’état-major de la France libre à Londres. Le 1er avril 1941, Edgard Tupët devient l’un des tout premiers engagés militaires secrets dans les Forces françaises libres. Il exécute des missions de liaison.

Envoyé par Roger Warin en Grande-Bretagne, il quitte la France en août 1941, traverse l’Espagne et, via le Portugal et Gibraltar, rejoint l’Angleterre où il fait un rapport sur les activités du groupe. Sous le pseudonyme d’Edgard Thomé, il est affecté à l’état-major particulier du général de Gaulle et suit une instruction parachutiste et l’entraînement du Bureau des Opérations aériennes (BOA). En Angleterre en novembre 1941, il retrouve Roger Warin, alias Wybot, qui est parvenu à s’évader de France et se voit chargé d’une mission en France par le Bureau central de renseignements et d’action (BCRA, services secrets de la France libre).

Parachuté le 9 décembre 1941 dans la région de Châteauroux, il se blesse à la tête lors de l’atterrissage. Il devient chargé de mission, responsable des opérations aériennes et de la branche Action du réseau “Ali-Tir”.

En raison des blessures reçues six mois plus tôt, il doit quitter la France pour pouvoir se soigner. Le 29 mai 1942, lors d’une opération Lysander, Tupët-Thomé regagne l’Angleterre.

Affectation dans les paras de la France libre

Promu lieutenant, il bénéficie d’une convalescence puis, à son retour à Londres, demande son affectation dans une unité combattante. En novembre 1942, il quitte l’Angleterre pour le détachement d’instructeurs commando de Saint-Pierre-et-Miquelon. Quelques mois plus tard, en février 1943, il rejoint le Bataillon des Antilles où il commande la 2e compagnie qu’il entraîne jusqu’en juillet 1943.

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En août 1943, le lieutenant Tupët-Thomé rejoint le 4e Bataillon d’infanterie de l’Air (4e BIA) à Camberley (Grande-Bretagne). Il obtient son brevet parachutiste le mois suivant.

Faits d’armes exceptionnels

En janvier 1944, il commande en second de la 2e compagnie du 3e BIA, devenu en juillet 1944, le 3e Régiment de chasseurs parachutistes (3e RCP). Avec le 3e RCP, il remplit, début août 1944, une première mission parachutée dans la région de Daoulas (Finistère). Avec 12 hommes, il attaque une Kommandantur et ses 60 hommes, tue 12 Allemands, fait 40 prisonniers, repousse une attaque ennemie et libère Daoulas.

 

Il attaque ensuite la garnison allemande de Landerneau, lui inflige de lourdes pertes et libère la ville. Il rejoint alors la 6e Division blindée américaine pour laquelle il exécute plusieurs missions de reconnaissance.

Edgard Tupët-Thomé est parachuté une deuxième fois le 27 août 1944 dans le Jura. Il attaque et prend Clerval (Franche-Comté) qu’il défend avec 50 hommes contre 27 chars et voitures blindées ennemis. Une trentaine d’Allemands sont tués, un char détruit. Il rejoint ensuite la 7e Armée américaine et, affecté à un groupe de reconnaissance divisionnaire, se distingue notamment à Arches lors du passage de la Moselle. Le 23 septembre 1944, il ramène sous des feux de mortiers un soldat américain blessé dans ses lignes.

Parachuté une troisième fois en Hollande le 7 avril 1945, il effectue avec sa section forte de 15 hommes de nombreuses attaques sur les voies de communication infligeant à l’ennemi de sérieuses pertes en hommes et matériels.

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Démission de l’armée en 1945

En 1945, il démissionne de l’armée et entame une longue carrière dans le privé.

Ce grand soldat était également titulaire de la Croix de Guerre 39/45 avec six citations, ainsi que de l’Ordre de l’Empire britannique et de la Military Cross.

( Source : LESSOR )

 

Nous apprenons avec tristesse le décès à l'âge de 100 ans d'Elizabeth Barker Johnson, vétéran afro-américaine durant la Seconde Guerre mondiale, au sein d'une unité méconnue, le 6888th Central Post Directory Battalion. Elle avait dû se battre après la fin de la guerre pour faire reconnaitre l'engagement des femmes de son unité. 
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Alors qu'elle est femme de ménage, Johnson s'engage dans l'US Army. Les États-Unis sont en guerre en ce début d'année 1943. La jeune femme, âgée de 23 ans, est enrôlée au sein du 6888th Central Post Directory Battalion, surnommé le 'Six Triple Eight' et seule unité composée exclusivement de jeunes femmes afro-américaines envoyée à l'étranger pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa mission, méconnue, est pourtant essentiel : dans le Pacifique, en Afrique du nord et dans le Pacifique, le système de courrier est submergé de plis, et les lettres mettent plusieurs semaines, voir plusieurs mois, avant d'être livrées : le 'Six Triple Eight' doit remédier à cette situation !
 
 Johnson est d'abord envoyé en formation au Camp Breckinridge, dans le Kentucky, où elle devient chauffeur de camion. Mais les femmes noires des années 40 ne sont pas prioritaires dans cette mission et se retrouvent sans affectation : de nombreux chefs d'unités décident de les utiliser dans des tâches subalternes aux États-Unis, dans des bases, sans aucune possibilité d'être envoyées au front. Le général Dwight D. Eisenhower cherche à changer certaines mentalités mais il n'arrive qu'à envoyer des femmes afro-américaines comme chauffeur pour officiers, secrétaires ou comme soutien aux soldats noirs basés en Angleterre !
 
La cheffe du Six Triple Eight, la major Charity Adams, est la première commandant afro-américain de la Women's Army Auxiliary Corps à être déployé sur un théâtre de guerre. Le bataillon dédié au courrier va devenir de plus en plus important, passant de quelques dizaines à près de 855 femmes chargées de la tâche, peu glamour, de trier des années de courrier en souffrance. Le courrier était vital pour le moral des soldats, mais la logistique de livraison de ce courrier s'était avérée difficile pour l'armée. Les femmes du Six Triple Eight alors devoir s'en occuper !
 
Lorsque les 'Six Triple Eight' arrivent finalement en Angleterre début 1945 pour restaurer le service postal, convoi dont fait partie Elizabeth Barker Johnson, les jeunes femmes reçoivent l'ordre de traiter le courrier en retard et d'assurer la bonne marche du service en moins de six mois. Elles se retrouvent alors sur une base britannique, à nettoyer des hangars entiers remplis de courrier en retard : plus de 17 millions de lettres et de colis pour les soldats américains servant à travers l'Europe sont en attente ! Elles vont travailler sans compte, de tôt le matin jusqu'à la nuit, ne dormant que brièvement, repos souvent interrompu par des raids aériens. Mais en moins de 3 mois, elles réussissent leur mission !
 
 En mai 1945, le 6888th Central Postal Directory Battalion est envoyé en France, à Rouen, reprenant leur travail avec des courriers oubliés depuis ... trois ans ! Certaines lettres ont ainsi été envoyées en 1942 ! En octobre, elles sont à Paris, profitant de la beauté parisienne pour se reposer. L'unité est réduite à 200 femmes, avant que l'unité ne soit désactivée et supprimée en février 1946. Les femmes ne recevront aucune récompense ni mention. Elles seront simplement oubliées par l'armée américaine.
 
 Source : warhistoryonline.com  /  Passion militaria.
 
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  • Bouchon-Gras 49 changed the title to Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.
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C'est avec tristesse que nous apprenons le décès à 98 ans de Jean Billaud, jeune ouvrier dans les chantiers navals de La Rochelle au début de la Seconde Guerre mondiale, compagnon de De Gaulle au Maroc et pilote au sein du Bomber Command de la Royal Air Force pour les Forces Françaises Libres. 
 
En 1939, lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, Jean n'a que 18 ans. Il a réalisé son apprentissage de pilote à l’aéro-club de Niort puis, après s’être engagé dans l’armée, parfait son métier à l’École de pilotage de Rochefort. Après la défaite de 1940, il devient ouvrier au chantier naval Delmas-Vieljeux de La Rochelle : à 20 ans, il est marié et père d’un enfant. Mais que cela ne tienne : Jean veut quitter la France et rejoindre le général De Gaulle
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Avec l’appui d’un ami médecin, il part en 1942 accompagné de son ami André Gréard. Direction l'Espagne par le train : les deux amis rallient le Pays basque, arrivent à Saint-Jean-de-Luz et passent les Pyrénées par un col, les pieds dans la neige, le 7 janvier 1943. En Espagne, ils sont finalement internés au camp de Miranda de Ebro, une ville au sud de Bilbao, après avoir été capturés par les militaires espagnols. Libérés le 29 Juin 1943 dans le cadre d’un échange entre l’Espagne et le Portugal, ce qui leur permet par la suite de gagner le Maroc, ils s'engagent dans les forces françaises libres : à Casablanca, Jean choisit de partir à Londres, en passant par Alger, afin de suivre son héros, le général de Gaulle, qu'il a finalement rencontré. Son ami André rencontre lui l'autre grand général français de l'époque, le général Henri Giraud. Jean arrive finalement à Liverpool en 1943 et entre au centre de formation de la Royal Air Force.
 
Dans un premier temps, il reçoit une formation de mitrailleur sur bombardier, avant de demander son transfert dans une unité d'entrainement au pilotage. Il participe alors à de nombreux vols sur Handley Page Halifax, un bombardier lourd quadrimoteur britannique, soit comme pilote, soit comme artilleur de queue. Son unité est systématiquement engagée au-dessus de l’Allemagne : Jean participe notamment aux bombardements sur Hambourg, Kiel, Stuttgart, Cologne. Sa dernière mission a lieu en avril 1945 !
 
En qualité d’officier pilote d’hélicoptère, il sert après la guerre en Allemagne occupée, puis au Laos. Détaché par l’ONU pour contrôler les accords de cessez-le-feu, il sera abattu deux fois par les Pathet-Lao et touché à plusieurs reprises au cours de ses missions. Jean est ensuite affecté au Cambodge, puis au Burundi et aux Comores, en qualité de conseiller et pilote des chefs d’État. Il est alors considéré comme un barbouze, un mercenaire affilié à l'État français.
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Jean Billaud sera récipiendaire de nombreuses décorations, médailles et titres durant sa carrière : Commandeur de la Légion d’honneur, Médaillé militaire et des Forces Françaises libres, titulaire de la Croix de guerre et de la Croix de la valeur militaire avec neuf citations dont quatre palmes et une signée par le général de Gaulle, médaillé des évadés, de l’Aéronautique ou encore décoré de la croix du combattant
 
 Source : Le Figaro & France 3
 
 
Nous apprenons avec tristesse la disparition à 95 ans de Irwin N. Kingsbury, vétéran de l'US Navy déployé sur l'USS Florence Nightingale pendant la Seconde Guerre mondiale en Algérie, en Sicile, dans le sud de la France, puis dans le Pacifique et notamment lors de la Bataille d'Okinawa ⬇️⬇️
Né en aout 1925 à Baltimore, le jeune Irwin n'a que 17 ans lorsqu'il décide, en 1942, de rejoindre l'armée américaine. Suite à l'attaque de Pearl Harbor du 7 décembre 1941, il s'engage dans l'US Navy ! Il sera donc marin
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 Il est alors envoyé à la Great Lakes Naval Training Station de Great Lakes, dans l'Illinois, puis dans la Navy’s Signal and Radio School installée à Chicago. Il est finalement affecté à bord de l’USS Florence Nightingale, un cargo militarisé qui va se rendre célèbre pour sa participation aux convois de l'Atlantique et à plusieurs opérations militaires d'envergure. À son bord, Irwin occupe le poste de signaleur
 
 À partir de 1943, le navire effectue de nombreuses traversées des ports de la côte Est des États-Unis, vers les îles britanniques et vers l'Afrique, ainsi que dans toute la Méditerranée. Il fait escale à Oran en Algérie, transportant des renforts et des équipements pour les forces militaires américaines. Il embarque pour le retour des prisonniers de guerre allemands, qu'il ramène à New York. Le navire fait partie des forces d'invasions en Sicile (opération Husky, à partir du 10 juillet 1943), en Italie et à Marseille, dans le sud de la France
 
 Dès le début de l'année 1945, l'US Navy envoie l'USS Florence Nightingale dans le Pacifique : embarquant des Marines depuis Norfolk, s'arrêtant à Pearl Harbor, le navire rejoint finalement les îles Mariannes. Par la suite, Irwin et le navire sont déployés pour plusieurs voyages entre Pearl Harbor et le Pacifique. Le 7 avril, de nouveau chargé de troupes, l'USS Florence Nightingale est envoyé vers Okinawa, amenant des renforts du 3 au 8 mai, subissant de nombreux raids aériens mais sans aucun dommage. Le navire est utilisé les semaines suivantes pour amener à plusieurs reprises des renforts et du matériel, la bataille ne s'achevant qu'en juin
 
 Finalement, le navire est renvoyé à Pearl Harbor en aout 1945, avant de rejoindre le Japon, qui vient de se rendre, afin d'y débarquer des troupes d'occupation. Enfin, le 15 novembre 1945, le cargo est de retour aux États-Unis, même si la semaine suivante, il est réquisitionné pour transporter entre le Havre et New York plusieurs scientifiques allemands, dont Hans Lindenberg, collègue de Wernher von Braun, dans le cadre du projet Paperclip V-2.
 
 Libéré avec les honneurs, Irwin N. Kingsbury a rejoint les services d'incendies de la ville de Baltimore, connaissant une seconde carrière trop prolifique.
 
( Source : Passion Militaria )
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C'est avec une très grande tristesse que nous apprenons le décès à 97 ans, il y a quelques jours, de Eldon Bob Roberts, vétéran canadien du North Shore Regiment. Débarqué le 6 juin 1944 sur Juno Beach, il avait échappé de peu à la mort avant de continuer le combat en France. Il était devenu célèbre après avoir été photographié avec le plus grand soldat de l'armée allemande, qu'il venait de capturer ! 
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Bob Roberts nait à St John, au Nouveau-Brunswick au Canada, en 1923. Lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale en 1939, alors âgé de 16 ans, il est trop jeune pour rejoindre l'armée. Il attend donc 1942 avant de s’enrôler, avec son jeune frère, Ernie. Tous deux rejoignent le North Shore Regiment du New Brunswick. Après quelques semaines d'entrainement au Canada, le 1er Bataillon de l'unité est finalement envoyé en Grande-Bretagne, avec l'objectif de se préparer à un possible débarquement en Europe
 
En juin 1944, l'unité est rattachée à la 8e Brigade d'infanterie canadienne de la 3e Division d'infanterie canadienne, qui s'embarque pour la France : le 6 juin 1944, le 1er Bataillon du Régiment débarque en Normandie, dans la région de Courseulles-sur-Mer, Bernières-sur-Mer et de Saint-Aubin-sur-Mer. Le Corporal Eldon Bob Roberts est le second homme de son unité a toucher le sol français, à Juno Beach, lors du D-DAY. Il échappe de peu à la mort lorsqu'un sniper allemand le prend pour cible et le loupe de quelques millimètres. Avec un autre soldat, Roberts attaque un poste de mitrailleuse allemand, situé à flanc de falaise, à proximité directe de la plage : à l'aide du lance-flamme de l'autre soldat et de ses propres armes, Roberts prend possession de la position !
 
Pourtant, le succès de l'opération est rapidement endeuillé : le 7 juin, le lendemain du D-DAY, le jeune frère de Bob, Ernie, est tué dans les combats aux abords des plages.
 
En septembre 1944, après avoir remonté avec son unité jusqu'à Calais, Roberts s'illustre une nouvelle fois, détruisant une batterie de canons anti-aériens. Et le 26 septembre, l'unité de 7 hommes qu'il commande capture une équipe allemande chargées de canons. Roberts, connu pour sa petite taille, est alors confronté au plus grand soldat allemand jamais vu pendant cette guerre, Jakob Nacken, qui mesurait ... 2,21 mètres et arborait des bottes taille 17, soit du ... 53 ! Cette rencontre va alors être immortalisée par un photographe britannique et servira dans la propagande de guerre alliée.
 
Après la Normandie et Calais, Roberts combat notamment lors de la Bataille de l’Escaut, en octobre et novembre 1944, au nord de la Belgique. Il survécu à la guerre et fut démobilisé avec les honneurs.
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Nous venons d'apprendre avec une infinie tristesse la disparition de Patricia Warner, considérée comme la dernière espionne de l'Office of Strategic Services, le célèbre OSS, l'ancêtre de la CIA en charge des opérations clandestines pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle avait 99 ans. 
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Le 12 octobre 1942, en pleine bataille de Guadalcanal, le destroyer USS Duncan est attaqué par les Japonais. À bord, le jeune Robert Fowler III, l'époux de Patricia Warner, est tué lors de l'assaut impérial. La jeune femme décide alors de prendre la place de son mari disparu et demande à rejoindre l'US Navy : la marine militaire américaine refuse, l’enrôlement de veuves de guerre étant prohibé. Qu'à cela ne tienne : Patricia décide alors de rejoindre les services de renseignement.
 
Fin 1942, alors âgée de 22 ans, elle rejoint l'OSS. Après une rapide formation, elle est envoyée à Washington D.C., puis à Londres, sous la couverture de secrétaire. Devant ses facilités opérationnelles, il est très vite décidé de l'envoyer en Europe. Direction Madrid, où de nombreux espions et réseaux allemands sont à l’œuvre. Elle prend une nouvelle couverture : la voilà danseuse de ... flamenco !
 
Comme danseuse, elle parcourt de nombreux bars, rencontre beaucoup de monde, et recrute même des indics dans toute la ville. Elle assiste régulièrement aux corridas, où elle donne rendez-vous aux membres de son réseau. Elle vient également en aide à un pilote américain, et lui fournit le nécessaire pour que ce dernier rentre en Angleterre. Mais elle est traquée par un espion allemand, qui se rapproche dangereusement d'elle. Finalement, début 1945, sa mission s'achève et elle est rapatriée aux États-Unis.
 
De retour aux États-Unis, Patricia Warner reprend ses études et devient une experte dans l'anorexie chez les femmes. Elle rencontre notamment le Président américain George H.W. Bush, même si elle reste discrète sur son passé d'espionne. Finalement, elle a reçu cette année, quelques mois avant son décès, la Congressional Gold Medal, la médaille d'or du Congrès des États-Unis, en remerciement pour ses actions au sein de l'OSS
Source : Boston Herald
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C'est avec tristesse que nous apprenons le décès de Murray Shapiro, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle il a été déployé dans 18 batailles majeures au sein de la 28th Infantry Division : Normandie, France, Allemagne, Bataille des Ardennes ou encore en Alsace. Pour sa bravoure au combat, il avait notamment reçu deux Bronze Star ainsi que la Légion d'honneur française. Il avait 97 ans 
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Né à Los Angeles, le jeune Shapiro connait une enfance difficile, ponctuée par la pauvreté. Lorsqu'il entre au lycée, il décide de rejoindre le Reserve Officers’ Training Corps de l'établissement, afin de posséder un uniforme et d'être convenablement nourri. Alors qu'il est élève à l'Université, la guerre le rattrape et il décide, en septembre 1941, de rejoindre l'US Army pour combattre contre l'ennemi allemand. Comme il est l'un des rares soldats instruits du camp d'entrainement dans lequel il est envoyé, un officier décide de faire de lui le professeur de sa promotion !
 
 Après un entrainement intense, Murray rejoint le 112th Infantry Regiment de la 28th Infantry Division, commandée à l'époque par le célèbre Major General Omar N. Bradley, futur chef du Twelfth United States Army Group, la plus grande et plus puissante formation terrestre militaire de l'histoire américaine. Shapiro et son unité arrive en Grande-Bretagne en octobre 1943, dans la prévision d'un futur débarquement en Normandie. Mais l'unité est finalement non-retenue pour le D-DAY
 
 Le 22 juillet 1944, le 112th Infantry Regiment débarque sur Omaha Beach et est immédiatement engagé dans l'Operation Cobra, dans le bocage normand. Par la suite, l'unité est déployée en Normandie, dans la remontée vers Paris (où elle défile sur les Champs-Élysées le 29 aout 1944), en direction de l'Allemagne, où la division est la première des formations alliées à mettre un pied ! Elle combat également dans la terrible Bataille de la forêt de Hürtgen, durant laquelle l'unité est éprouvée. Finalement, en décembre 1944, elle est confrontée à l'offensive allemande dans les Ardennes. La 28th Infantry Division se bat sur place, au nord-est de Bastogne, dans de terribles combats. Pendant la bataille, Shapiro se perd même dans les lignes ennemies, mettant plusieurs jours à revenir au sein des forces alliées !
 
En janvier 1945, après un très court repos, la division est envoyée au soutien des forces franco-américaines engagées autour de la Poche de Colmar : elle est positionnée au niveau de la vallée de Kaysersberg et se borne à des actions défensives, ayant été durement éprouvée par les combats des derniers mois. Mais elle est finalement engagée et mi-janvier et ouvre la route de Colmar à la fin du mois ! Ces difficiles derniers jours sonnent la fin des combats pour la division et Shapiro : si elle est envoyée au-delà du Rhin en février, elle se positionne comme rempart sur le sud de la Poche de la Ruhr, faisant prisonniers les soldats qui cherchent à fuir l'encerclement.
 
Shapiro, engagé dans 18 batailles principales, va recevoir des dizaines de médailles et de citations, et notamment deux Bronze Star (dont l'une pour ses faits héroïques dans les Ardennes) et la Légion d'honneur française. Après la guerre, Shapiro décidera de revenir à ses premiers amours et deviendra ... éducateur !
Source : Daily News
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C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de William T. Wingett. Ce vétéran de la Seconde Guerre mondiale était Machine gunner au sein de la célèbre Easy Company du 506th Parachute Infantry Regiment (101st Airborne Division). Il était l'un des héros de l'ouvrage Band of Brother de Stephen Ambrose, adapté en série par Tom Hanks et Steven Spielberg en 2001. Il avait combattu lors du D-DAY en Normandie, de Market Garden aux Pays-Bas, dans les Ardennes lors de la contre-attaque allemande, et avait finalement combattu en Allemagne puis en Autriche. Il avait 98 ans. 
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William T. Wingett nait le 3 juillet 1922 à Spokane, dans l'État de Washington. Le 8 décembre 1941, horrifié par l'attaque de la veille sur Pearl Harbor, il décide de se porter volontaire pour rejoindre l'US Army, accompagné par son père et l'un de ses frères (trois autres de ses frères s'engageront par la suite) ! Mais le lendemain, le 9 décembre, il est victime d'un terrible accident de la route alors qu'il attend pour se rendre à son travail. Il doit être hospitalisé en urgence pendant près de 4 mois. Finalement, en mai 1942, il est totalement remis de ses blessures. Mais son engagement a expiré et il doit recommencer !
 
Dans un premier temps, il décide de reprendre son ancien travail de charpentier. Mais le 19 aout 1942, il saute dans un voiture et se rend à San Francisco, où il signe un nouvel engagement ! Lorsque l'officier lui demande quelle arme il désire rejoindre, William hésite, désirant juste faire son devoir. Mais la prime offerte aux parachutistes (100$ contre 50$ pour les soldats d'infanterie) finit de le convaincre ! Ca sera les paras !
Il est immédiatement envoyé pour un entraînement intensif au Camp Toccoa, en Georgie, où il rejoint la Easy Company du 506th Parachute Infantry Regiment. Durant des mois, il est soumis au plus impitoyable entrainement de l'armée américaine. Finalement, en 1944, il est envoyé avec son unité en Grande-Bretagne : le 506th est installé à Aldbourne, en Angleterre, en préparation du D-DAY ! Quelques heures avant l'embarquement pour le saut en Normandie, il est transféré au sein de la 2e Compagnie du QG du Bataillon
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 Le 6 juin 944, il saute avec cette unité et atterrit dans une plaine inondée par les Allemands en prévision d'un possible débarquement, derrière Utah Beach. Le poids de son équipement est si lourd qu'il manque de l'entraîner au fond de l'eau. Finalement, il arrive à se débarrasser de ce qui est trop lourd et peu sortir de l'eau.
 
William combat en Normandie avec l'unité, puis au-dessus des Pays-Bas lors de l'opération Market Garden, en septembre 1944. Il fait partie des paras envoyés en urgence à Bastogne pour sauver le front américain de l'offensive allemande lors de la terrible Bataille des Ardennes et finalement, il combat en Allemagne, puis en Autriche. Il est libéré en novembre 1945 comme Private First Class.
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Pour ses faits de guerre, il est récipiendaire de la Bronze Star, de la Good Conduct Medal ou encore de la Croix de Guerre française. Il est également blessé à trois reprises : une première fois en Normandie sur le corps, une seconde fois lors de Market Garden, lorsqu'il se casse une jambe, puis dans les Ardennes, pour des gelures aux pieds.
 
Après la fin de la guerre, William signe un nouvel engagement, dès 1945 et est envoyé au sein de la 82nd Airborne Division, où il rejoint son petit frère. Finalement, en 1948, il décide de quitter l'US Army et de rejoindre la vie civile. Pourtant, quelques années plus tard, en 1964, il fait marche arrière et change d'uniforme. Il rejoint l'US Navy, au sein de la Naval Reserve : il travaille notamment au sein du Naval Construction Battalion, les marins y étant connus sous le surnom des Seabees. Il prend finalement sa retraite après 17 ans de service au sein de l'US Navy.
( Source : Passion Militaria )
 
 William avait 98 ans lors de son décès, ce 1er octobre 2020, et habitait depuis plusieurs années au Edward Allworth Veterans Home, une structure de retraite médicalisée pour vétéran.
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Nous apprenons en ce début du mois d'octobre les décès simultanés de trois anciens combattants : Anthony T. DiOrio, soldat ayant combattu en Normandie et dans les Ardennes, Lee Garrett, artilleur sur B-17 Flying Fortress en Europe et Patricio A. Gonzalez, ingénieur militaire dans le Pacifique 
 
Le temps passe et les décès des vétérans de la Seconde Guerre mondiale semblent ne devoir jamais s'arrêter. Chaque jour ou presque, les survivants de ce terrible conflit disparaissent. Il resterait aujourd'hui moins de 300.000 vétérans de la WWII. Voici les portraits de trois d'entre eux, qui viennent de nous quitter.
 
H.S. "Lee Garrett" Holcomb 
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Durant la Seconde Guerre mondiale, Lee rejoint les United States Army Air Forces. Après une rapide formation, il est déployé en Europe comme turret gunner dans un équipage d'un bombardier Boeing B-17 Flying Fortress. Il participe à plusieurs missions de combats au-dessus de l'Europe au sein de la 8th Air Force. Libéré avec les honneurs en 1945, il rentre aux États-Unis et travaille au sein de la radio WROV. Mais en 1950, devant l'entrée en guerre de l'armée américaine en Corée, il revient sous les drapeaux, au sein de l'US Air Force. Il reste dans l'armée après la fin du conflit et termine sa carrière avec le grade de Lieutenant Colonel. Même s'il s'éloigne du monde militaire, il est Président durant des années de la National D-Day Memorial Foundation et commandant (honorifique) du Military Order of the World Wars. Il nous a quitté à 95 ans.
 
Patricio "Pat" A. Gonzalez 
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En 1942, alors qu'il vient de fêter son 18e anniversaire, Patricio A. Gonzalezhe est appelé par l'U.S. Army pour combattre durant la guerre. Après une rapide formation, il rejoint le théâtre du Pacifique : en raison de son expérience dans un programme professionnel dédié à la jeunesse et dans lequel il a appris les tâches de soudage, de mécanique et de génie, il est envoyé au sein du Corps of Engineers de l'armée et notamment le 46th Construction Battalion. Cette unité est ainsi en charge de la construction des terrains d'atterrissage pour les avions de combat dans le Pacifique. Il est déployé tour à tour en Papouasie, en Nouvelle Guinée, à Leyte ainsi qu'à Luzon, dans les Philippines. Après la guerre, lui et son unité sont stationnés à Sendai, au Japon, jusqu'en 1946, pour reconstruire les infrastructures essentielles pendant l'occupation du Japon. Pat occupe alors le grade de Technician Fourth Grade (TEC-4), pour son expertise spécialisée. Il est finalement remercié avec les honneurs en 1946 et peut rentrer aux États-Unis. Il nous a quitté à 96 ans.
 
 Anthony T. “Tony” DiOrio 
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Anthony T. DiOrio obtient son baccalauréat en 1941 de la Chaney High School. Mais la guerre l'empêche de poursuivre ses études. Il rejoint l'armée américaine et est envoyé en Europe. Son parcours est plus diffus : il participe néanmoins aux principales batailles en Europe, notamment le D-DAY, la Normandie, la France, la Bataille des Ardennes et la campagne en Allemagne. Il est remercié avec les honneurs dans les semaines qui suivirent la fin du conflit. Il nous a quitté à 98 ans.
 
( Source : Passion Militaria )
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C'est avec une immense tristesse que nous apprenons ce jour le décès du vétéran Alexander Horanzy, survivant de l'attaque de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 et vétéran de la guerre dans le Pacifique, ayant combattu en Nouvelle-Guinée. Il avait 98 ans 
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Né le 22 avril 1922 en Pologne, Alexander et sa famille émigre aux États-Unis et s'installent à Philadelphie. Avant même que la Seconde Guerre mondiale n'éclate en Europe, Alexander s'engage dans l'armée, à l'image de ses quatre frères, qui s'engageront également. Mais Alexander n'a que 17 ans et avec l'autorisation de son père, il s'enrôle le 13 juillet 1939. Il est immédiatement envoyé à Fort Meade, dans le Maryland, où il reçoit un entrainement au sein du 66th Infantry Regiment (Light Tanks)
 
 Jusqu'au début de l'année 1940, il est formé à la défense anti-aérienne et à l'arme blindée. Puis il demande son transfert dans une base étrangère, avec une préférence pour les Philippines. Mais cette demande prend du temps. Il est présent au sein du 66th Infantry Regiment en juillet 1940 lorsque le régiment est rattaché à la célèbre 2nd Armored Division.
 
Finalement, son souhait se réalise : fin octobre 1940, il rejoint Fort Moultrie, en Caroline du sud, point de départ du navire qui doit l'amener aux Philippines. Mais finalement, il est décidé de l'envoyer dans l'archipel d’Hawaï, les quotas aux Philippines étant complets. Le navire arrive finalement à proximité de l'île d'Oahu le 2 novembre 1940. Il est déployé au sein du 19th Infantry Regiment et s'installe avec les autres soldats aux Schofield Barracks. En aout 1941, l'unité change de nom et devient la 24th Infantry Division.
 
 Le 6 décembre 1941, après plus d'une semaine de manœuvres opérationnelles dans le nord de l'île d'Oahu, la 24th Infantry Division revient aux Schofield Barracks. Les soldats dorment encore le matin du 7 décembre 1941 lorsqu'ils entendent, vers 7h50 les bruits de mitrailleuses et les explosions : les Japonais attaquent Pearl Harbor.
 
 Légèrement éloigné de la base navale, Alexander assiste impuissant à l'attaque japonaise et se rend sur place au plus vite. Mais il est trop tard et les pertes américaines sont tragiques. Il est alors décidé de faire de la 24th Infantry Division l'unité de sécurité de l'archipel. Entre janvier et septembre 1943, la division patrouille en surveillance d'une possible attaque japonaise. Finalement, en septembre 1943, il est décidé d'envoyer la 24th Infantry Division au combat : elle rejoint l'Australie pour un entraînement intensif au combat dans la jungle, au Camp Caves, près de la ville de Rockhampton. Alexander et son unité sont envoyés en Nouvelle-Guinée pour prendre la ville de Jayapura.
 
Mais les conditions de vie sont terribles, les soldats étant logés et combattant au milieu de marais et de la jungle. Les moustiques, les sangsues et les mouches, vecteurs de maladies, font des ravages parmi les soldats américaines. Alexander est touché et tombe gravement malade de la malaria. Il est hospitalisé et retiré du front. Pendant plusieurs mois, il est soigné dans des structures militaires, jusqu'à ce qu'il soit finalement libéré de ses obligations militaires, avec les honneurs, le 13 juillet 1945. Il est renvoyé à la vie civile, même s'il souffrira toute sa vie des suites de la malaria, qui l'empêcha même de travailler pendant les premiers mois aux États-Unis. Pendant la guerre, il avait été récompensé de plusieurs médailles, dont de la Bronze Star, pour bravoure au combat.
Source : The Greatest Generations Foundation
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C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de François de Bronac de Bougainville. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il va tour à tour être Résistant, officier dans l'armée française, débarquer en Provence, conduire un section de mortiers des Commandos de France, participer à la Campagne de France et d'Allemagne et participer à la libération de la ville de Belfort. Il avait 102 ans. 
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François de Bronac, Comte de Bougainville, nait le 19 juin 1918 dans le chateau familial de Kerdrého, à Plouay, dans le Morbihan. Son père, Henri de Bronac de Vazelhes, est alors officier de marine en poste à Brest, comme officier de liaison auprès de l'American Expeditionary Force, corps expéditionnaire américain durant la Première Guerre mondiale. Après des études au collège Sainte-Croix de Neuilly, il désire intégrer une école supérieure d’ingénieur en aéronautique en 1939. Mais la même année, la guerre éclate. Il a alors 21 ans
 
Mobilisé, il devient au début de la guerre officier du génie. Il n'est démobilisé qu'en 1941, année où il est envoyé pour deux ans à l’école nationale supérieure d’aéronautique. Mais très vite, pendant cette période, il se rapproche de la Résistance et va fournir de nombreux dossiers de destructions ciblées d’installations de productions aéronautiques. Dans le même temps, le château familial est occupé par des troupes allemandes, qui devint le quartier général d'une unité d'ingénieurs pour le Mur de l’Atlantique.
 
Capturé et emprisonné durant l'été 1943 pour ses liens avec la Résistance, il est transféré en Afrique du Nord, où il rejoint les rangs de l’armée française d’Afrique. Il est retenu comme officier au sein des Commandos de France lors de la création en mai 1944 en Algérie de cette unité parachutiste. Il participe au Débarquement en Provence, à la campagne de France puis d’Allemagne comme chef de section de mortiers des Commandos de France. Il participe à plusieurs batailles d'importance, dont la libération de Belfort et les combats de la poche de Colmar.
 
Libéré avec les honneurs militaires, il décide de retrouver sa passion et en 1946, devient ingénieur en organisation du travail. Récipiendaire de nombreuses décorations pendant et après la guerre, dont la Croix de guerre 1939-1945 avec palmes, la Médailles des Internés ou encore celle de la Résistance et des Évadés, François de Bronac de Bougainville a été promu officier de la Légion d’honneur le 8 mai 2018, pour son plus grand plaisir, quelques jours avant son centième anniversaire.
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Il vient de nous quitter dans sa 102e année, à son domicile de Kerdrého, à Plouay, dans le Morbihan. Ses obsèques ont lieu aujourd'hui, jeudi 8 octobre. Ayons une pensée pour lui en ce jour.
Source : Le Telegramme & Ouest-France
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Nous apprenons avec grande tristesse le décès de George V. Jackson, Jr, parachutiste au sein du 326th Airborne Engineer Battalion de la 101st Airborne Division et vétéran de l'opération Market Garden, aux Pays-Bas, en 1944. Il avait 97 ans
 
George V. Jackson Jr nait dans la ville d'Audubon, dans le New Jersey, le 15 novembre 1923. Il rejoint l'US Army l'année de ses 18 ans et est rapidement assigné à une unité parachutiste, le 326th Airborne Engineer Battalion, un bataillon de génie d'assaut aérien qui voit le jour à l'été 1942 et qui est attaché à la 101st Airborne Division. Les hommes, dont George, sont envoyés au Camp Claiborne, en Louisanne, pour leur entraînement parachutiste.
 
Après plusieurs mois d'exercices, le 326th Airborne Engineer Battalion est envoyé en Grande-Bretagne dans l'optique des opérations d'un prochain débarquement en France : l'unité prend un navire depuis le Pier 90, North River de New York, début septembre. Le HMS Samaria accoste à Liverpool le 5 septembre 1943, et les hommes sont envoyés par train à Basildon Park, à proximité de la ville de Reading. Sous le commandement du Lieutenant-Colonel John Pappas, l'entraînement du bataillon est tourné sur le conditionnement physique (y compris les marches longues), le tir, le chargement et déchargements des planeurs de transport, les vols d'entrainement mais également les exercices tactiques sur le terrain
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Finalement, alors qu'une partie de l'unité saute lors du D-DAY le 6 juin 1944, Jackson et l'autre partie du 326th Airborne Engineer Battalion sont gardés en réserve et ne sautent que lors de l'opération Market Garden, le 17 septembre 1944. Le Battalion combat aux côtés des soldats de la 101st Airborne Division jusqu'à la contre-attaque allemande des Ardennes. George V. Jackson Jr est blessé à Bastogne dans les durs combats avec la fine fleur de l'armée allemande et de la Waffen-SS.
 
Finalement, George va survivre à la guerre et pourra rejoindre les États-Unis après l'été 1945 : le 326th Airborne Engineer Battalion est officiellement dissous en novembre 1945. À leur retour en Amérique du Nord, les soldats du Battalion sont envoyés à Fort Dix, à proximité de Trenton, dans le New Jersey. Avec ses camarades, George décide, le jour de sa décharge de ses obligations militaires, de partir faire la fête en ville : pendant trois jours, ces hommes feront honneur à leurs amis disparus. Ils ne se reverront jamais.
Source : The Greatest Generations Foundation
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C'est avec grande tristesse que nous apprenons le décès à 99 ans de Marian Sebring Elcano, engagée comme infirmière pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle avait notamment été déployée en Normandie 10 jours après le D-DAY, sur Omaha Beach. Elle était récipiendaire de la Légion d'honneur. Adieu Marian, et merci d'avoir pris soin de nos libérateurs 
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La jeune Marian nait dans la petite ville de Brookville, en Pennsylvanie, lorsqu'elle décide de suivre des études d'infirmière, rejoignant la Oil City Hospital School of Nursing. En 1943, alors âgée de 20 ans, elle s'engage dans l'U.S. Army Nurse Corps avec l'un de ses amies infirmière. Si son engagement initial est d'un an, il est immédiatement reconduit avec l'entrée en guerre des États-Unis en Europe en 1943.
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Les deux jeunes filles rejoignent alors la Géorgie et le 45th Evacuation Hospital, qui est créé au Camp Gordon. L'unité hospitalière partage le camp avec certaines des divisions les plus célèbres de la Seconde Guerre mondiale, dont les 4th Infantry Division et 10th Armored Division. Marian et le 45th Evacuation Hospital sont alors envoyés en Europe : leur navire, l'Aquitania, accoste en Écosse le 24 novembre 1943 et les troupes sont envoyées au camp de Wotton-under-Edge, dans le Gloucestershire, en Angleterre. L'unité restera sur place jusqu'au 13 juin 1944. Mis en alerte, le 45th est envoyé à Southampton et embarque sur le HMS Glenearn, direction la Normandie !
 
Le 45th Evacuation Hospital débarque sur Omaha Beach à 15 heures le D-DAY +10, soit le 16 juin 1944. Après avoir été transféré sur des péniches de débarquement, le personnel est amené jusqu'à la plage. Les membres de l'unité avancent au-delà de la plage et s'installent immédiatement pour fournir un soutien médical, au lieu exact où sera installé le cimetière américain de Colleville. Mais l'unité, qui dépend de la 1st Army, doit déménager et s'installe à La Cambe, où sera érigé après-guerre le cimetière allemand. L'unité suit le front et doit avancer, s'installant à Airel, Saint-Sever, Senonches et finalement La Capelle, dans l'Aisne, en septembre 1944.
 
Entre septembre et décembre 1944, le 45th Evacuation Hospital installe ses baraquements dans la province de Liège, lorsque le 16 décembre, la contre-attaque allemande dans les Ardennes prend tout le monde par surprise. L'unité est alors à Eupen et est touchée par l'offensive allemande : à 5h30, d'intenses tirs d'artillerie ennemie touchent la ville et un obus explose même contre le bâtiment médical où se tiennent les opérations, sans gros dommages. Marian, qui s'est spécialisée dans l'orthopédie depuis juin 1944, va traiter les soldats qui doivent être amputés ou qui ont des lésions cérébrales. Les médecins et infirmières sont installés au sous-sol, Marian rampant sur ses mains et ses genoux, distribuant des médicaments à partir d'un panier qu'elle tient serré dans sa bouche.
 
La contre-attaque maîtrisée par les Alliés, l'unité médicale repart et s'installe à Spa, puis en Allemagne, terminant la guerre dans la ville de Bretten, en Baden-Württemberg, jusqu'à ce que l'unité devienne en juillet 1945 la Station Hospital 1. En novembre 1945, alors Captain de l'US Army, Marian Sebring Elcano est libérée avec les honneurs. Elle rentre aux États-Unis et se marie avec Michael Phillip Elcano, un officier d'artillerie ayant débarqué en Normandie le ... 6 juillet, 20 jours après elle !
 
Elle avait été faite Chevalier de la Légion d'honneur cette année par le Gouvernement français, mettant fin à plus de 75 ans d'attente. Elle était également récipiendaire de la Meritorious Service Unit Plaque, de la World War II Victory Medal, de la European, African, Middle Easter Campaign Medal et de la American Campaign Medal.
( Source : Passion Militaria )
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Robert Pestieaux avait côtoyé Maurice Marland, chef de la Résistance de Granville lors de la Seconde Guerre mondiale. Ce dernier lui avait conseillé de gagner l'Angleterre au début de la guerre. Robert Pestieaux est décédé dimanche 18 octobre à l'âge de 101 ans.

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-914706-necrologie-granville-le-resistant-robert-pestieaux-est-decede-a-l-age-de-101-ans?fbclid=IwAR08kP2hHvwZWeIeGrCTfrxHR1NdOCAE9vThnTVWJURQymaPF6zVIuzLZ0k

 

 

Nous apprenons avec tristesse le décès à 95 ans de Robert Smathers, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, décédé des suites d'un accident vasculaire cérébral. Il avait notamment combattu durant le Débarquement de Provence et la Bataille des Ardennes. Il avait reçu 5 Bronze Star durant le conflit, pour sa bravoure au combat. 
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Né dans la ville de Canton, dans l'État de Caroline du Nord, le jeune Robert déménage avec sa famille au Texas, puis rejoint la Pasadena High School, au sein de laquelle il est diplômé. Lors de l'attaque sur Pearl Harbor, en décembre 1941, Robert n'a que 16 ans. Il doit attendre 1943 et son 18e anniversaire pour s'engager. Volontaire pour les parachutistes, il est alors envoyé au Camp Toccoa, en Géorgie, là même où s'entraîne le 506th Parachute Infantry Regiment (Band of Brother). Il rejoint le 517th Parachute Regimental Combat Team, un régiment parachutiste autonome.
 
Fin mai 1944, le 517th PRCT, à bord du navire Santa Rosa, arrive à Naples et est déployé au combat. En aout qui suit, l'unité participe à l'opération Dragoon, le Débarquement de Provence, dans le sud de la France. Opposés à une forte résistance ennemie, les paras participent aux combats de remontée vers le nord de la France occupée. En décembre 1944, le 517th PRCT est intégré au XVIII Airborne Corps du général Matthew B. Ridgway (avec la 82nd et la 101st Airborne Division). Le 21 décembre, suite à l'attaque allemande et au déploiement de la 101e et 82e, il est décidé que le 517th PRCT doit également être déployé. Durant les semaines qui suivirent, les paras vont également combattre en Belgique et en Allemagne.
 
Robert, Private 1st Class au sein de l'Headquarters Company du 1st Battalion, qui fait partie du 517th Pathfinder Platoon et qui va prendre part aux grandes opérations de son unité, va recevoir de nombreuses décorations, dont 5 Bronze Star, une Bronze Arrowhead, la Purple Heart et la Good Conduct Medal. Il a été libéré en novembre 1945, avec les honneurs militaires. Il sera récompensé par la France par la Légion d'honneur par la suite.
 
Pour en savoir plus sur le sujet, je vous conseille l'excellent livre 'The 517H's Gang', qui retrace l'histoire de l'unité et qui a été utilisé comme source pour cet hommage. 
( Source : Passion Militaria )
 
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