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Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.


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C'est avec grande tristesse que nous apprenons à 94 ans le décès du Private First Class Russell Pickett. Le 6 juin 1944, ce soldat de première classe avait participé au D-DAY au sein de la 29th Infantry Division, sur la plage d'Omaha Beach. Adieu Russell 
 
Au début de l'année 1944, Russell Pickett arrive en Angleterre pour commencer à s'entraîner pour une opération majeure d'invasion. Il ne le sait pas encore, mais il doit débarquer sur les plages de Normandie. Ce jeune soldat appartient à la Company A du 116th Infantry Regiment de la célèbre 29th Infantry Division 'Blue and Gray'.
 
Le matin du 6 juin 1944, son unité arrive sur Omaha Beach, en face de Vierville et de Saint-Laurent. Pickett est équipé d'un lance-flamme, armement qui doit s'avérer très utile pour nettoyer les haies et bocages de la présence ennemie. Le 6 juin, à 6:30, la navire de débarquement dans lequel il se trouve est l'un des premiers à touché terre sur la plage. Mais immédiatement, il devient la cible de l'ennemi : un obus d’artillerie, ou une mine placée à marée basse, touche le navire. Pickett est projeté dans l'eau et va s'évanouir. Il reprend connaissance rapidement mais est blessé, incapable de bouger. Il assiste à la mort de nombreux camarades, donc celle du Lieutenant Fergusson, un officier qu'il reconnait au moment où ce dernier se fait abattre. Finalement, Pickett suit le cours de la marée et est récupéré par un landing craft, qui le ramène en Angleterre. Là-bas, on lui laisse le choix : être hospitalisé à long terme ou repartir au combat après des soins sommaires.
 
La Company A, l'une des meilleures unités de l'US Army, va subir un taux de pertes de 96% au cours de la première heure sur Omaha, plage du D-DAY la plus coûteuse en tués américains de toute l’opération Overlord. Les deux tiers de l'unité mourront dans la semaine qui va suivre le D-DAY.
 
Le jeune Private décide de retourner sur place avec son unité,dès le 12 juin. Il participe aux combats pour la prise de Saint-Lô et est blessé par des éclats de grenade dans son bras gauche. Il est pris en charge par des infirmiers et renvoyé en Angleterre, pendant 21 jours. Début juillet, il est de retour au front et participe aux opérations autour de Brest. Il y est de nouveau blessé lorsqu'un obus ennemi fait s'effondrer sur lui un mur, le blessant grièvement.
Il est rapatrié en Angleterre, puis aux États-Unis. La guerre s'arrête à l'été 1944 pour ce valeureux soldat.
 
Russell, qui était le dernier survivant de la Company A, vient de rejoindre ses frères d'armes. Adieu Russell, et merci. Pour tout.
Source : The Greatest Generations Foundation
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Un Grand Monsieur de l'armée de l'Air s'est éteint à l`age de 99 ans, le Colonel Jean Adias.
Il était titulaire de 38 000 heures de vol sur 121 aéronefs différents, et de 1 241 missions de guerre durant la 2e Guerre Mondiale, l'Indochine, Madagascar et l'Algérie.
Plus jeune pilote de France en 1937, il croise Mermoz, Saint-Exupéry et Kostia Rozanoff sur son chemin. Il sera pilote de bombardement et de transport.
Commandeur de la Légion d'honneur, médaillé militaire, Grand' croix de l'Ordre national du mérite, croix de guerre 1939-1945 et 18 fois cité, médaillé de l'Aéronautique.
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Crédit photo : Eric FoxLima - Page FB Les fanas de l`aviation.
Source : Force et Honneur soutien aux militaires et leurs familles.
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"Le Médecin colonel (H) Jean-Louis RONDY s'est éteint dans la nuit du 21 au 22 juillet dernier à l'hôpital Percy (92), il nous a quittés et fait son dernier saut.

Ses obsèques avaient lieu Mercredi 29 juillet à 10H00 à Saint Louis des Invalides, la messe était suivie des honneurs militaires dans la cour d'honneur.

Nous avions à  cœur d'accompagner en sa dernière demeure, "notre Doyen", Grand officier de la Légion d'Honneur, Médecin en chef du 1°BEP à Dien-Bien-Phu, avec les  drapeaux de nos AALE.

Ainsi, en pensant à tous les légionnaires blessés à DBP qu'il a sauvés, nous lui avons rendu l'hommage qui lui était dû.

Fidèlement"

Général Rémy Gausserès

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"Le Médecin colonel (H) Jean-Louis Rondy Médecin chef du 1er BEP à Diên Biên Phu (1926-2020). Pour beaucoup d’entre nous c’était le colonel Rondy. Pour notre confrérie de médecins ayant servi chez les légionnaires parachutistes, c’était «notre ancien, notre doyen». Que d’honneurs, que de récompenses résument à eux seuls sa carrière, ses carrières peut-on dire, Carrière de combattant à la fin de la 2ème Guerre. Engagé volontaire au Régiment de Marche du Tchad, il est allé de Paris jusqu’en Allemagne et a fêté à Berchtesgaden ses19 ans le 9 mai 45, lendemain de l’Armistice. De cette épreuve, Jean-Louis Rondy a gardé une culture de soldat. Carrière de médecin militaire,par la suite. Il est allé «au-delà des mers, toujours au service des hommes» comme l’énonce la devise de l’école de Santé Navale de Bordeaux où il a fait ses études jusqu’en 1952. Tous connaissent le médecin, qui, à peine sorti du Pharo, l’École d'application du service de santé des troupes coloniales à Marseille, fut à 27 ans le bien jeune toubib du 1er Bataillon étranger de parachutistes à Diên Biên Phu. «Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient». Avant même de séjourner en Extrême-Orient, il avait déjà fait sienne cette citation de Confucius. Son expérience de la 2ème Guerre mondiale lui a été bien utile lors de la construction de son infirmerie dans la cuvette tragique sur les hauteurs du point d’appui «Claudine». C’est une des rares structure qui résista au pilonnage vietminh durant la Bataille de Diên Biên Phu. Comme tous ceux d’Indochine, il a ramené ce «Mal Jaune» dont parlait Jean Lartéguy, qui n’était ni un ictère, ni la fièvre de la même couleur. Il a laissé là-bas tant de frères d’armes, tant de frères en réalité. Il rejoint aujourd’hui tous ses camarades. Ceux dont le regard s’éteignaitet avec lesquels tout était dit sans une parole. Ceux qu’il a dû laisser dans la boue du Nord Tonkin ou sur le bord des pistes tout au long des 700 kilomètres de sa longue marche.Ceux qui, au Camp N° 1, à bout de force ont lâché sa main. Ceux qui se sont abandonné à lui. Et tous ceux qui,ayant survécu grâce à ses soins, sont morts depuis. Rôle bien discret que celui du médecin militaire que d’accompagner ces moments tragiques d’une vie, souvent dans la solitude. Plusieurs de ses prédécesseurs aux BEP ont vécu, comme lui, le désarroi de la captivité ou de la blessure au combat. Pierre Pédoussaut, Charles Ehrhart, Jean-Louis Madeleine son camarade d’infortune de Diên Biên Phuou son infirmier Heinrich Bauer qui nous a quitté le 1er novembre dernier. Comme eux il s’interrogeait sur sa survie, alors que tant sont morts au combat. Pierre Montagnon écrit dans «Les parachutistes de la Légion»: «Ah, les toubibs ont aussi payé leur tribu dans les BEP! Leur job, il est vrai, les conduit plus souvent à l’avant qu’à l’arrière. C’est là que gisent les blessés». C’est là qu’il a inscrit avec les médecins des autres bataillons du Camp retranché, avec tous ses confrères d’armes d’Indochine, une page de dévouement, de sacrifice, d’humilité mais aussi de gloire qui, 66ans après, semble tomber dans l’oubli. Nous, nous ne l’oublions pas.

Bien que n’ayant été affecté «que» 7 mois au 1er BEP dont six mois à Diên-Biên-Phu, il a gardé de cette difficile et douloureuse épreuve un attachement indéfectible aux légionnaires parachutistes. Il les a servis avec «Honneur et Fidélité». Outre le béret vert des légionnaires du 1er BEP puis du 3ème REI, il a porté le béret rouge des para colo du 6ème Régiment parachutiste d’Infanterie de Marine. Il y est aussi resté fidèle. C’est bien là l’originalité des médecins militaires que d’avoir des épaulettes «réversibles» et des bérets de couleurs différentes dans le tiroir de leur bureau...Jean-Louis Rondy est allé ensuite en terre africaine «porter la science au pays des Bantous», comme nous l’avons tous chanté en quittant les amphithéâtres de nos écoles. Au Cameroun, en Centrafrique, auTchad, à Madagascar, œuvrant au profit des populations locales et confirmant son engagement de médecin de la «Coloniale», appellation non politiquement correcte aujourd’hui....Après avoir quitté le service actif, il apoursuivi «la mission» au profit des légionnaires et plus particulièrement ceux d’origine allemande.Il n’a eu de cesse que d’obtenir la reconnaissance due aux blessés d’Indochine ou d’Algérie. Il a aussi voulu transmettre son expérience aux plus jeunes. Il avait été profondément marqué par la mort au combat au Tchad en mars 1970 des médecins Guy Garcia et Michel de Larré de la Dorie. Il mettait en avance une certaine inexpérience du combat et une prise de risque liée à leur volonté de secourir. Il militait pour une réelle instruction militaire des médecins. Elle fait maintenant partie du «paquetage» des personnels du Service de santé qui partent en mission. Car malheureusement oui, l’ennemi tire sur l’ambulance! Et encore aujourd’hui. Elevé à la dignité de Grand officier de la Légion d’honneur en 2014, sa grande fierté était d’avoir été fait en 1985, 1ère classe d’honneur de la Légion étrangère et d’être membre du club «assez fermé», et c’est un euphémisme, des chefs de section para au feu. Il y retrouvait, dans la complicité de ceux qui «ont passé la portière», ses amis de longue date. Mais surtout le 30 avril 2018 il avait été le porteur de la main du Capitaine Danjou lors de la commémoration du 155ème  anniversaire du combat de Camerone. Les retraités que nous sommes,comme les jeunes élèves présents, et l’ensemble du service de santé ont tous été éclaboussés par la reconnaissance qui lui a été faite ce jour-là. Modèle de médecin-soldat comme on parlait des moines-soldats en évoquant les frères des ordres hospitaliers et militaires, il était le doyen des médecins légionnaires parachutistes, notre doyen. Nous nous devons de suivre son exemple. «More Majorum» est toujours inscrit sur nos monuments aux Morts. Pour lui qui a été à la fois parachutiste et pilote, il vient d’effectuer son dernier saut, son dernier vol. Mais cette fois il n’y aura pas de risque d’accident à l’atterrissage... Que tous ses camarades mais aussi Saint Luc, Saint Michel et Saint Antoine, qui sont «encore» les saints-patrons des médecins, des parachutistes et de la Légion, l’accueillent au grand bivouac de nos Anciens."

MG (2s) Francois-Marie Grimaldi

 

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( Source : Légion Etrangère )

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Le vétéran britannique John Hutton est décédé

Le vétéran de la Seconde Guerre mondiale John Hutton, membre du 13e bataillon de parachutistes, est décédé ce vendredi 14 août 2020. Il avait participé, avec la 6e division aéroportée britannique, à la libération de Ranville (Calvados).

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John James McDonald Hutton, de son nom complet, blessé à l’estomac par des tirs de mortier lors d’une patrouille le 22 juin, fut évacué en Angleterre, pour être soigné avant de repartir au combat dans les Ardennes et de participer à l’opération Varsity, en mars 1945. La plus grande opération aéroportée de l’histoire. « Sa bravoure et sa grandeur d’âme ne doivent jamais être oubliées », lui rend hommage le ministère de la Défense britannique.

Source https://www.ouest-france.fr/d-day/d-day-le-veteran-britannique-john-hutton-est-decede-6937788?fbclid=IwAR00f4HtupZqI_81T3WTatNPYntwL_u15LkX5-nnNN1RJjWL2IaDV2bkb04

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C'est avec grande tristesse que nous apprenons ce matin à 99 ans la disparition du vétéran du Pacifique et du survivant de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, Floyd Welch. Pendant la guerre, il avait notamment participé aux plus grandes batailles dans le Pacifique, à Midway, à Saipan et à Okinawa 
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Floyd, né en février 1921 à Burlington, dans le Connecticut, s'engage dans l'US Navy et est envoyé sur l'USS Maryland, un cuirassé qui sert de bâtiment amiral pour la 4e division de cuirassés. Le 7 décembre 1941, le batiment se trouve avec le reste de la flotte américaine à Pearl Harbor, lorsque l'aéronavale japonaise attaque dans les premières minutes de ce dimanche matin, alors même que Welch sort de sa douche. L'USS Oklahoma, qui est couplé avec le Maryland, est touché et gravement endommagé.
 
Mais le Maryland sort presque indemne de l'attaque : 4 morts seulement. Welch et les autres marins du navire se portent alors au secours des hommes de l'Oklahoma, creusant des trous dans la structure d'acier du navire endommagé pour permettre aux marins de s'échapper du cercueil de métal. Les hommes du Maryland aidèrent également à maitriser les incendies du cuirassé USS West Virginia tout proche.
 
Miraculeusement épargné par les bombes japonaises, l'USS Maryland est immédiatement envoyé au combat, avec Floyd à son bord. Le puissant cuirassé va participer à toutes les grandes batailles dans le Pacifique : Bataille de Midway, Bataille de Tarawa, Bataille de Saipan (le cuirassé y fut endommagé par une torpille), Bataille du golfe de Leyte et Bataille d'Okinawa. À Okinawa et dans le golfe de Leyte, le Maryland fut frappé à chaque fois par un kamikaze, sans dégâts importants.
 
 Floyd reçut de nombreuses récompenses et médailles : American Defense Medal, WWII Victory Medal, American Campaign Medal, Asiatic Pacific Campaign Medal (avec trois étoiles), Good Conduct Medal et United States Navy Constitution Medal. Il quitte l'US Navy avec les honneurs en janvier 1946, le Maryland étant rayé des cadres de la Marine américaine l'année suivante ! Mais le retour à la civile ne comble pas le vétéran, qui décide de rejoindre la Pearl Harbor Survivors Association, participant à plusieurs reprises aux commémorations, dont la dernière en 2016 pour le 75e anniversaire de l'attaque japonaise.
 
 Crédits : The Greatest Generations Foundation
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Nous apprenons avec tristesse le décès d'un véritable héros de la Seconde Guerre mondiale et vétéran du D-DAY, Ivan Warren Cady, qui vient de nous quitter à l'âge de 96 ans. Il avait combattu en Normandie, en France, dans la Forêt de Hürtgen, mais également dans les Ardennes.
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Né en 1924, Ivan grandit dans les environs de la ville de Preston. Destiné à être un ouvrier agricole, il décide pourtant de s'engager fin 1942, après son mariage et son déménagement dans la ville de Rochester, dans le Minnesota. Rapidement, il est retenu pour intégrer l'une des unités d'élite de l'armée américaine, le 2nd Ranger Battalion. Après sa formation au camp Forrest, dans le Tennessee, l'unité est envoyée en Grande-Bretagne dans la préparation du Débarquement allié en Normandie.
 
Le 6 juin 1944, plusieurs compagnies (Dog, Easy et Fox) du 2nd Ranger Battalion sont envoyées sous les ordres du Colonel James Rudder à la pointe du Hoc. Ivan est l'un d'eux. Il est l'un des rares survivants qui n'est pas blessé à l'issue des combats. Il suit son unité dans plusieurs batailles en Normandie ou en Bretagne, où il participe à la libération de la ville de Brest. Mais les Rangers sont envoyés à l'est et sont engagés dans la terrible bataille de la forêt de Hürtgen, en Allemagne. Cet affrontement, qui dure plusieurs mois entre septembre et février 1945, va coûter la vie à plus de 12 000 Américains. Les Rangers se battent eux sur la Hill 400, une colline stratégique de cette bataille, qu'ils prennent le 7 décembre 1944.
 
 Mais la guerre continue et les Rangers sont envoyés en urgence dans les Ardennes mi-décembre 1944 pour soutenir l'effort américain, confronté à la terrible contre-attaque allemande. Le reste de la guerre se déroule sans Ivan : il est déchargé avec les honneurs militaires fin 1944, alors que son unité n'interviendra plus dans d'importantes manœuvres.
Source : The Greatest Generations Foundation
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Jorge Sanjinez, un vétéran péruvien 103 ans, est décédé lundi 24 août. Il était l'un des derniers survivants de la brigade belge Piron, qui délivra plusieurs villes de la côte fleurie en août 1944.

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Par un hasard du calendrier, Jorge Sanjinez est décédé le lundi 24 août à Pucallpa, au Pérou. 76 ans plus tôt, jour pour jour, il avait délivré Deauville et Trouville-sur-Mer. Ce Péruvien de 103 ans était le dernier Sud-Américain survivant de la Bataille de Normandie et l'un des derniers de la brigade belge Piron, qui avait délivré Varaville, Dives-sur-Mer, Cabourg, Houlgate, Deauville, Trouville-sur-Mer et Honfleur à la fin du moins d'août 1944.

Le soldat s'était volontairement engagé à 27 ans, en 1942, dans l'armée belge qui cherchait des volontaires, via l'ambassade de Belgique à Lima. Il était revenu en Normandie pour la première fois depuis 1944 l'an dernier, pour le 75e anniversaire du Débarquement.

Son histoire était restée secrète jusqu'en 2015, lorsqu'un étudiant retrouve le vieil homme. "Moi j'ai eu la chance d'avoir quelque chose qui me disait 'toi, tu ne vas pas mourir' et me voici en train de saluer la France, un pays si joli", avait-il expliqué l'an dernier.

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-902596-normandie-jorge-sanjinez-veteran-peruvien-de-la-brigade-belge-est-decede-a-103-ans?fbclid=IwAR0JMx6y0hBx2vghd9lJYtQdkG6TyC40UgPe0Sfw_aejE3nZKBmEHauQZwA

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Comme il y a quelques années avec les anciens de 14-18, nous voyons s'éclaircir les rangs des anciens de 39-45, l'âge étant, beaucoup nous quittent.

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C'est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition dans sa 100e année de Fiske Hanley II, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, officier sur B-29 Superfortress et prisonnier de guerre durant plus de 6 mois, aux mains de la terrible Kempeitai, la police militaire japonaise 
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Fiske Hanley II nait à Brownwood, au Texas, il y a tout juste 100 ans. Il est élevé à Fort Worth, une ville tournée vers le monde et l'industrie militaire. Le jeune Fiske Hanley passe ses journées à rêver de piloter des avions : les nombreuses entreprises installées autour de la ville produisent des appareils pour l'armée américaine et décollent des aérodromes proches. Après avoir obtenu son diplôme de la Paschal High School en 1938, Fiske obtient son baccalauréat dans une matière en pleine expansion, le génie aéronautique, dans l'université de Texas Tech, en 1943.
 Mais dès 1942, le jeune homme s'engage pour l'armée américaine et les United States Army Air Forces, avec l'autorisation d'obtenir avant son déploiement son précieux diplôme d'ingénieur. Dès l'obtention de son titre et diplôme, Fiske rejoint la base de Boca Raton, en Floride. Il est nommé officier (2nd Lieutenant) et est affecté comme ingénieur de vol sur un bombardier lourd Boeing B-29 Superfortress au sein du 504th Bombardment Group. Cette unité, qui dépend de la Twentieth Air Force, est en charge de missions de bombardement au-dessus du Japon.
 
Les premières missions sont couronnées de succès. Mais lors de sa septième mission, le B-29 est touché par des tirs ennemis. L'avion, trop endommagé, s'écrase en catastrophe au Japon. L'équipage, qui a sauté en parachute, est capturé, dont Fiske. Capturé par des civils, ce dernier est récupéré par la Kempeitai, la police militaire japonaise réputée pour son manque d'humanité et le traitement infligé aux prisonniers de guerre ennemis. Mais Fiske échappe aux camps de guerre principaux : comme ingénieur sur B-29, il est considéré comme une prise de choix. Seuls 64 membres d'équipages de B-29 seront ainsi capturés pendant toute la guerre par les Japonais. Fiske est installé dans un camp spécifique, où sont installés près de 2000 prisonniers.
 
La captivité de Fiske va durer plus de 6 mois, qui va, malgré son importance, être une véritable torture : tâches physiques, manque de nourriture et d'eau, maladies, conditions sanitaires déplorables, vêtements de rechange inexistants, absence de soins. Fiske se rend compte, comme membre d'équipage de B-29, qu'il est une cible privilégiée : pour les Japonais, il est directement responsable de la mort de civils au Japon et la Kempeitai lui fait payer son rôle si spécifique dans la guerre. À plusieurs reprises, sur le point de mourir, Fiske survit avec l'aide d'autres prisonniers : sur les 2000 prisonniers qui sont présents avec lui dans son camps, seuls 60 vont finalement survire et être libéré le 29 août 1945, lorsqu'ils sont pris en charge par l'armée américaine.
 
Après son retour aux États-Unis, Fiske est recruté par la firme industrielle General Dynamics, comme ingénieur. Il restera dans l'entreprise jusqu'à sa retraite 44 ans plus tard. Durant toute sa vie, Fiske a vécu plusieurs états de stress post-traumatique sous la forme de cauchemars qui le hantaient au milieu de la nuit. Il trouva un échappatoire dans l'écriture, couchant ses terreurs et son histoire sur papier. Il publia même un ouvrage, "Accused American War Criminal". Adieu Fiske, et merci pour tout
 
 Crédits : The Greatest Generations Foundation
( Source : Passion militaria )
 
 
 
Déjà signalé par Heïdi ;
 

Décès d’un des quatre derniers Compagnons de la Libération

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L’un des quatre derniers Compagnons de la Libération vient de partir. Edgard Tüpet-Thomé, parachutiste de la France Libre, avait fêté son centième anniversaire le 19 avril. Il résidait depuis plusieurs années à l’Institution nationale des Invalides (INI) où il s’est éteint ce mercredi matin.

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Désormais, il ne reste plus que trois membres de cet ordre prestigieux créé il y a 80 ans par le général de Gaulle. Un ordre qui a compté 1.038 membres.

Hubert Germain, officier légionnaire à Bir Hakeim a eu 100 ans le 6 août. De même que Daniel Cordier, le 10 août, ancien secrétaire de Jean Moulin unificateur de la Résistance. Le troisième Compagnon, Pierre Simonet, artilleur de la France Libre, fêtera ses 99 ans au mois d’octobre.

Le 28 janvier, Edgar Tüpet-Thomé avait reçu les insignes de grand’croix de la Légion d’honneur des mains de Hubert Germain.

Evadé après la bataille de Dunkerque

Selon sa notice biographique sur le site de l’Ordre de la Libération, Edgard Tupët nait le 19 avril 1920 à Bourg-la-Reine, près de Paris. Après l’obtention de son baccalauréat, il poursuit ses études à l’Ecole supérieure de Théologie de Reims. N’ayant pas la vocation, il choisit en octobre 1938, de s’engager en devançant l’appel au 8e Régiment de Zouaves à Mourmelon.

Il participe comme sergent aux attaques en Lorraine dès septembre 1939 puis en Belgique en mai 1940. Il prend part à l’évacuation de Dunkerque, son unité protégeant l’embarquement du corps expéditionnaire britannique. Fait prisonnier le 4 juin à Dunkerque, il s’évade le 10 juin au cours de son transfert vers l’Allemagne.

Au lendemain de l’armistice, n’acceptant pas la défaite, Edgard Tupët tente vainement de quitter la France pour rejoindre les Forces françaises libres. Démobilisé en septembre 1940, il trouve un emploi à Clermont-Ferrand et entre par hasard en contact en novembre 1940 avec Roger Warin du réseau Ronald dont il devient l’un des adjoints. Il est chargé de repérer des terrains d’atterrissage clandestins.

L’un des premiers militaires du BCRA

En mars 1941, Roger Warin établit une liaison directe avec l’état-major de la France libre à Londres. Le 1er avril 1941, Edgard Tupët devient l’un des tout premiers engagés militaires secrets dans les Forces françaises libres. Il exécute des missions de liaison.

Envoyé par Roger Warin en Grande-Bretagne, il quitte la France en août 1941, traverse l’Espagne et, via le Portugal et Gibraltar, rejoint l’Angleterre où il fait un rapport sur les activités du groupe. Sous le pseudonyme d’Edgard Thomé, il est affecté à l’état-major particulier du général de Gaulle et suit une instruction parachutiste et l’entraînement du Bureau des Opérations aériennes (BOA). En Angleterre en novembre 1941, il retrouve Roger Warin, alias Wybot, qui est parvenu à s’évader de France et se voit chargé d’une mission en France par le Bureau central de renseignements et d’action (BCRA, services secrets de la France libre).

Parachuté le 9 décembre 1941 dans la région de Châteauroux, il se blesse à la tête lors de l’atterrissage. Il devient chargé de mission, responsable des opérations aériennes et de la branche Action du réseau “Ali-Tir”.

En raison des blessures reçues six mois plus tôt, il doit quitter la France pour pouvoir se soigner. Le 29 mai 1942, lors d’une opération Lysander, Tupët-Thomé regagne l’Angleterre.

Affectation dans les paras de la France libre

Promu lieutenant, il bénéficie d’une convalescence puis, à son retour à Londres, demande son affectation dans une unité combattante. En novembre 1942, il quitte l’Angleterre pour le détachement d’instructeurs commando de Saint-Pierre-et-Miquelon. Quelques mois plus tard, en février 1943, il rejoint le Bataillon des Antilles où il commande la 2e compagnie qu’il entraîne jusqu’en juillet 1943.

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En août 1943, le lieutenant Tupët-Thomé rejoint le 4e Bataillon d’infanterie de l’Air (4e BIA) à Camberley (Grande-Bretagne). Il obtient son brevet parachutiste le mois suivant.

Faits d’armes exceptionnels

En janvier 1944, il commande en second de la 2e compagnie du 3e BIA, devenu en juillet 1944, le 3e Régiment de chasseurs parachutistes (3e RCP). Avec le 3e RCP, il remplit, début août 1944, une première mission parachutée dans la région de Daoulas (Finistère). Avec 12 hommes, il attaque une Kommandantur et ses 60 hommes, tue 12 Allemands, fait 40 prisonniers, repousse une attaque ennemie et libère Daoulas.

 

Il attaque ensuite la garnison allemande de Landerneau, lui inflige de lourdes pertes et libère la ville. Il rejoint alors la 6e Division blindée américaine pour laquelle il exécute plusieurs missions de reconnaissance.

Edgard Tupët-Thomé est parachuté une deuxième fois le 27 août 1944 dans le Jura. Il attaque et prend Clerval (Franche-Comté) qu’il défend avec 50 hommes contre 27 chars et voitures blindées ennemis. Une trentaine d’Allemands sont tués, un char détruit. Il rejoint ensuite la 7e Armée américaine et, affecté à un groupe de reconnaissance divisionnaire, se distingue notamment à Arches lors du passage de la Moselle. Le 23 septembre 1944, il ramène sous des feux de mortiers un soldat américain blessé dans ses lignes.

Parachuté une troisième fois en Hollande le 7 avril 1945, il effectue avec sa section forte de 15 hommes de nombreuses attaques sur les voies de communication infligeant à l’ennemi de sérieuses pertes en hommes et matériels.

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Démission de l’armée en 1945

En 1945, il démissionne de l’armée et entame une longue carrière dans le privé.

Ce grand soldat était également titulaire de la Croix de Guerre 39/45 avec six citations, ainsi que de l’Ordre de l’Empire britannique et de la Military Cross.

( Source : LESSOR )

 

Nous apprenons avec tristesse le décès à l'âge de 100 ans d'Elizabeth Barker Johnson, vétéran afro-américaine durant la Seconde Guerre mondiale, au sein d'une unité méconnue, le 6888th Central Post Directory Battalion. Elle avait dû se battre après la fin de la guerre pour faire reconnaitre l'engagement des femmes de son unité. 
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Alors qu'elle est femme de ménage, Johnson s'engage dans l'US Army. Les États-Unis sont en guerre en ce début d'année 1943. La jeune femme, âgée de 23 ans, est enrôlée au sein du 6888th Central Post Directory Battalion, surnommé le 'Six Triple Eight' et seule unité composée exclusivement de jeunes femmes afro-américaines envoyée à l'étranger pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa mission, méconnue, est pourtant essentiel : dans le Pacifique, en Afrique du nord et dans le Pacifique, le système de courrier est submergé de plis, et les lettres mettent plusieurs semaines, voir plusieurs mois, avant d'être livrées : le 'Six Triple Eight' doit remédier à cette situation !
 
 Johnson est d'abord envoyé en formation au Camp Breckinridge, dans le Kentucky, où elle devient chauffeur de camion. Mais les femmes noires des années 40 ne sont pas prioritaires dans cette mission et se retrouvent sans affectation : de nombreux chefs d'unités décident de les utiliser dans des tâches subalternes aux États-Unis, dans des bases, sans aucune possibilité d'être envoyées au front. Le général Dwight D. Eisenhower cherche à changer certaines mentalités mais il n'arrive qu'à envoyer des femmes afro-américaines comme chauffeur pour officiers, secrétaires ou comme soutien aux soldats noirs basés en Angleterre !
 
La cheffe du Six Triple Eight, la major Charity Adams, est la première commandant afro-américain de la Women's Army Auxiliary Corps à être déployé sur un théâtre de guerre. Le bataillon dédié au courrier va devenir de plus en plus important, passant de quelques dizaines à près de 855 femmes chargées de la tâche, peu glamour, de trier des années de courrier en souffrance. Le courrier était vital pour le moral des soldats, mais la logistique de livraison de ce courrier s'était avérée difficile pour l'armée. Les femmes du Six Triple Eight alors devoir s'en occuper !
 
Lorsque les 'Six Triple Eight' arrivent finalement en Angleterre début 1945 pour restaurer le service postal, convoi dont fait partie Elizabeth Barker Johnson, les jeunes femmes reçoivent l'ordre de traiter le courrier en retard et d'assurer la bonne marche du service en moins de six mois. Elles se retrouvent alors sur une base britannique, à nettoyer des hangars entiers remplis de courrier en retard : plus de 17 millions de lettres et de colis pour les soldats américains servant à travers l'Europe sont en attente ! Elles vont travailler sans compte, de tôt le matin jusqu'à la nuit, ne dormant que brièvement, repos souvent interrompu par des raids aériens. Mais en moins de 3 mois, elles réussissent leur mission !
 
 En mai 1945, le 6888th Central Postal Directory Battalion est envoyé en France, à Rouen, reprenant leur travail avec des courriers oubliés depuis ... trois ans ! Certaines lettres ont ainsi été envoyées en 1942 ! En octobre, elles sont à Paris, profitant de la beauté parisienne pour se reposer. L'unité est réduite à 200 femmes, avant que l'unité ne soit désactivée et supprimée en février 1946. Les femmes ne recevront aucune récompense ni mention. Elles seront simplement oubliées par l'armée américaine.
 
 Source : warhistoryonline.com  /  Passion militaria.
 
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  • Bouchon-Gras 49 changed the title to Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.
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C'est avec tristesse que nous apprenons le décès à 98 ans de Jean Billaud, jeune ouvrier dans les chantiers navals de La Rochelle au début de la Seconde Guerre mondiale, compagnon de De Gaulle au Maroc et pilote au sein du Bomber Command de la Royal Air Force pour les Forces Françaises Libres. 
 
En 1939, lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, Jean n'a que 18 ans. Il a réalisé son apprentissage de pilote à l’aéro-club de Niort puis, après s’être engagé dans l’armée, parfait son métier à l’École de pilotage de Rochefort. Après la défaite de 1940, il devient ouvrier au chantier naval Delmas-Vieljeux de La Rochelle : à 20 ans, il est marié et père d’un enfant. Mais que cela ne tienne : Jean veut quitter la France et rejoindre le général De Gaulle
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Avec l’appui d’un ami médecin, il part en 1942 accompagné de son ami André Gréard. Direction l'Espagne par le train : les deux amis rallient le Pays basque, arrivent à Saint-Jean-de-Luz et passent les Pyrénées par un col, les pieds dans la neige, le 7 janvier 1943. En Espagne, ils sont finalement internés au camp de Miranda de Ebro, une ville au sud de Bilbao, après avoir été capturés par les militaires espagnols. Libérés le 29 Juin 1943 dans le cadre d’un échange entre l’Espagne et le Portugal, ce qui leur permet par la suite de gagner le Maroc, ils s'engagent dans les forces françaises libres : à Casablanca, Jean choisit de partir à Londres, en passant par Alger, afin de suivre son héros, le général de Gaulle, qu'il a finalement rencontré. Son ami André rencontre lui l'autre grand général français de l'époque, le général Henri Giraud. Jean arrive finalement à Liverpool en 1943 et entre au centre de formation de la Royal Air Force.
 
Dans un premier temps, il reçoit une formation de mitrailleur sur bombardier, avant de demander son transfert dans une unité d'entrainement au pilotage. Il participe alors à de nombreux vols sur Handley Page Halifax, un bombardier lourd quadrimoteur britannique, soit comme pilote, soit comme artilleur de queue. Son unité est systématiquement engagée au-dessus de l’Allemagne : Jean participe notamment aux bombardements sur Hambourg, Kiel, Stuttgart, Cologne. Sa dernière mission a lieu en avril 1945 !
 
En qualité d’officier pilote d’hélicoptère, il sert après la guerre en Allemagne occupée, puis au Laos. Détaché par l’ONU pour contrôler les accords de cessez-le-feu, il sera abattu deux fois par les Pathet-Lao et touché à plusieurs reprises au cours de ses missions. Jean est ensuite affecté au Cambodge, puis au Burundi et aux Comores, en qualité de conseiller et pilote des chefs d’État. Il est alors considéré comme un barbouze, un mercenaire affilié à l'État français.
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Jean Billaud sera récipiendaire de nombreuses décorations, médailles et titres durant sa carrière : Commandeur de la Légion d’honneur, Médaillé militaire et des Forces Françaises libres, titulaire de la Croix de guerre et de la Croix de la valeur militaire avec neuf citations dont quatre palmes et une signée par le général de Gaulle, médaillé des évadés, de l’Aéronautique ou encore décoré de la croix du combattant
 
 Source : Le Figaro & France 3
 
 
Nous apprenons avec tristesse la disparition à 95 ans de Irwin N. Kingsbury, vétéran de l'US Navy déployé sur l'USS Florence Nightingale pendant la Seconde Guerre mondiale en Algérie, en Sicile, dans le sud de la France, puis dans le Pacifique et notamment lors de la Bataille d'Okinawa ⬇️⬇️
Né en aout 1925 à Baltimore, le jeune Irwin n'a que 17 ans lorsqu'il décide, en 1942, de rejoindre l'armée américaine. Suite à l'attaque de Pearl Harbor du 7 décembre 1941, il s'engage dans l'US Navy ! Il sera donc marin
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 Il est alors envoyé à la Great Lakes Naval Training Station de Great Lakes, dans l'Illinois, puis dans la Navy’s Signal and Radio School installée à Chicago. Il est finalement affecté à bord de l’USS Florence Nightingale, un cargo militarisé qui va se rendre célèbre pour sa participation aux convois de l'Atlantique et à plusieurs opérations militaires d'envergure. À son bord, Irwin occupe le poste de signaleur
 
 À partir de 1943, le navire effectue de nombreuses traversées des ports de la côte Est des États-Unis, vers les îles britanniques et vers l'Afrique, ainsi que dans toute la Méditerranée. Il fait escale à Oran en Algérie, transportant des renforts et des équipements pour les forces militaires américaines. Il embarque pour le retour des prisonniers de guerre allemands, qu'il ramène à New York. Le navire fait partie des forces d'invasions en Sicile (opération Husky, à partir du 10 juillet 1943), en Italie et à Marseille, dans le sud de la France
 
 Dès le début de l'année 1945, l'US Navy envoie l'USS Florence Nightingale dans le Pacifique : embarquant des Marines depuis Norfolk, s'arrêtant à Pearl Harbor, le navire rejoint finalement les îles Mariannes. Par la suite, Irwin et le navire sont déployés pour plusieurs voyages entre Pearl Harbor et le Pacifique. Le 7 avril, de nouveau chargé de troupes, l'USS Florence Nightingale est envoyé vers Okinawa, amenant des renforts du 3 au 8 mai, subissant de nombreux raids aériens mais sans aucun dommage. Le navire est utilisé les semaines suivantes pour amener à plusieurs reprises des renforts et du matériel, la bataille ne s'achevant qu'en juin
 
 Finalement, le navire est renvoyé à Pearl Harbor en aout 1945, avant de rejoindre le Japon, qui vient de se rendre, afin d'y débarquer des troupes d'occupation. Enfin, le 15 novembre 1945, le cargo est de retour aux États-Unis, même si la semaine suivante, il est réquisitionné pour transporter entre le Havre et New York plusieurs scientifiques allemands, dont Hans Lindenberg, collègue de Wernher von Braun, dans le cadre du projet Paperclip V-2.
 
 Libéré avec les honneurs, Irwin N. Kingsbury a rejoint les services d'incendies de la ville de Baltimore, connaissant une seconde carrière trop prolifique.
 
( Source : Passion Militaria )
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C'est avec une très grande tristesse que nous apprenons le décès à 97 ans, il y a quelques jours, de Eldon Bob Roberts, vétéran canadien du North Shore Regiment. Débarqué le 6 juin 1944 sur Juno Beach, il avait échappé de peu à la mort avant de continuer le combat en France. Il était devenu célèbre après avoir été photographié avec le plus grand soldat de l'armée allemande, qu'il venait de capturer ! 
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Bob Roberts nait à St John, au Nouveau-Brunswick au Canada, en 1923. Lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale en 1939, alors âgé de 16 ans, il est trop jeune pour rejoindre l'armée. Il attend donc 1942 avant de s’enrôler, avec son jeune frère, Ernie. Tous deux rejoignent le North Shore Regiment du New Brunswick. Après quelques semaines d'entrainement au Canada, le 1er Bataillon de l'unité est finalement envoyé en Grande-Bretagne, avec l'objectif de se préparer à un possible débarquement en Europe
 
En juin 1944, l'unité est rattachée à la 8e Brigade d'infanterie canadienne de la 3e Division d'infanterie canadienne, qui s'embarque pour la France : le 6 juin 1944, le 1er Bataillon du Régiment débarque en Normandie, dans la région de Courseulles-sur-Mer, Bernières-sur-Mer et de Saint-Aubin-sur-Mer. Le Corporal Eldon Bob Roberts est le second homme de son unité a toucher le sol français, à Juno Beach, lors du D-DAY. Il échappe de peu à la mort lorsqu'un sniper allemand le prend pour cible et le loupe de quelques millimètres. Avec un autre soldat, Roberts attaque un poste de mitrailleuse allemand, situé à flanc de falaise, à proximité directe de la plage : à l'aide du lance-flamme de l'autre soldat et de ses propres armes, Roberts prend possession de la position !
 
Pourtant, le succès de l'opération est rapidement endeuillé : le 7 juin, le lendemain du D-DAY, le jeune frère de Bob, Ernie, est tué dans les combats aux abords des plages.
 
En septembre 1944, après avoir remonté avec son unité jusqu'à Calais, Roberts s'illustre une nouvelle fois, détruisant une batterie de canons anti-aériens. Et le 26 septembre, l'unité de 7 hommes qu'il commande capture une équipe allemande chargées de canons. Roberts, connu pour sa petite taille, est alors confronté au plus grand soldat allemand jamais vu pendant cette guerre, Jakob Nacken, qui mesurait ... 2,21 mètres et arborait des bottes taille 17, soit du ... 53 ! Cette rencontre va alors être immortalisée par un photographe britannique et servira dans la propagande de guerre alliée.
 
Après la Normandie et Calais, Roberts combat notamment lors de la Bataille de l’Escaut, en octobre et novembre 1944, au nord de la Belgique. Il survécu à la guerre et fut démobilisé avec les honneurs.
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    • Salut, non pas de masque pendant les épreuves sportives. 
    • Pose la question à la garde nationale qui gère les réserves maintenant.
    • La médaille d'honneur du travail décernée par le Ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social a été créée pour récompenser l'ancienneté des services accomplis par les employés et ouvriers de l'industrie et du commerce. Les divers textes la règlementant ont toujours prévu qu'elle ne pouvait être décernée aux militaires de carrière et aux engagés volontaires. Ces derniers ont droit à des distinctions honorifiques spécifiques décernées par le Ministre de la Défense et destinées à récompenser les services accomplis dans l'Armée. Lorsqu'ils entreprennent une carrière dans le secteur privé, ces années d'engagement susceptibles d'être déjà honorées par une médaille au mérite, ne sont pas prises en compte pour l'attribution de la Médaille d'honneur du travail. Les seuls services effectués dans l'Armée pouvant être comptabilisés pour cette distinction, concernent le temps passé sous les drapeaux, au titre du service national obligatoire, ainsi que les périodes d'engagements correspondant aux campagnes militaires. L'article 8 du décret de 1984 et la circulaire d'application BC 25 du 23 novembre 1984 se montrent d'ailleurs très précis à ce sujet. Il n'est pas envisagé dans ces conditions de prendre en compte pour la médaille d'honneur du travail les services accomplis dans l'Armée par les militaires de carrière et par les engagés volontaires.   La médaille d'honneur du travail décernée par le Ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social a été créée pour récompenser l'ancienneté des services accomplis par les employés et ouvriers de l'industrie et du commerce. Les divers textes la règlementant ont toujours prévu qu'elle ne pouvait être décernée aux militaires de carrière et aux engagés volontaires. Ces derniers ont droit à des distinctions honorifiques spécifiques décernées par le Ministre de la Défense et destinées à récompenser les services accomplis dans l'Armée. Lorsqu'ils entreprennent une carrière dans le secteur privé, ces années d'engagement susceptibles d'être déjà honorées par une médaille au mérite, ne sont pas prises en compte pour l'attribution de la Médaille d'honneur du travail. Les seuls services effectués dans l'Armée pouvant être comptabilisés pour cette distinction, concernent le temps passé sous les drapeaux, au titre du service national obligatoire, ainsi que les périodes d'engagements correspondant aux campagnes militaires. L'article 8 du décret de 1984 et la circulaire d'application BC 25 du 23 novembre 1984 se montrent d'ailleurs très précis à ce sujet. Il n'est pas envisagé dans ces conditions de prendre en compte pour la médaille d'honneur du travail les services accomplis dans l'Armée par les militaires de carrière et par les engagés volontaires. La médaille d'honneur du travail décernée par le Ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social a été créée pour récompenser l'ancienneté des services accomplis par les employés et ouvriers de l'industrie et du commerce. Les divers textes la règlementant ont toujours prévu qu'elle ne pouvait être décernée aux militaires de carrière et aux engagés volontaires. Ces derniers ont droit à des distinctions honorifiques spécifiques décernées par le Ministre de la Défense et destinées à récompenser les services accomplis dans l'Armée. Lorsqu'ils entreprennent une carrière dans le secteur privé, ces années d'engagement susceptibles d'être déjà honorées par une médaille au mérite, ne sont pas prises en compte pour l'attribution de la Médaille d'honneur du travail. Les seuls services effectués dans l'Armée pouvant être comptabilisés pour cette distinction, concernent le temps passé sous les drapeaux, au titre du service national obligatoire, ainsi que les périodes d'engagements correspondant aux campagnes militaires. L'article 8 du décret de 1984 et la circulaire d'application BC 25 du 23 novembre 1984 se montrent d'ailleurs très précis à ce sujet. Il n'est pas envisagé dans ces conditions de prendre en compte pour la médaille d'honneur du travail les services accomplis dans l'Armée par les militaires de carrière et par les engagés volontaires.