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Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.


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Comme pour les anciens combattants de 14-18, nous assistons aux disparitions de nos combattants de 39-45, je vous invite si vous avez l'occasion d'en rencontrer d'écouter leurs témoignages d'une page d'histoire qui n'est pas si loin.

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( Source : Ligne de Défense du 22 décembre 2019 )

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http://lesresistances.france3.fr/documentaire-nv/pierre-ziegler

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Nous venons de perdre un de nos grands anciens, le dernier membre de l'ordre de la Libération.   Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération, est mort C’est la ministre des

A l'occasion des 80 ans de la disparition de Claire Roman et du centenaire de l'anniversaire de Pierre Clostermann La Poste émet un timbre et une mini-feuille de la thématique Poste-aérienne.

Bonjour, A lire si ce n'est déjà fait " L'Etoffe des Héros " de Tom Wolf avec entre autres Chuk Yeager et a voir le film du même nom " L'Etoffe des Héros " !

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Grande figure de la Résistance, Genevievre Le Berre nous a quittée le 31 décembre 2019 à six jours de son 99eme anniversaire.

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Convoyeuse du réseau d'évasion Bourgogne durant la Seconde Guerre mondiale, Jacqueline (son pseudo dans le réseau) permit à de très nombreux aviateurs alliés de rejoindre l'Espagne.

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Pour tous ses actes Geneviève était décorée de la Croix d'Officier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, médaille militaire, croix de guerre 1939-1945 avec palme, médaille de la Résistance française, croix du combattant volontaire, croix du combattant volontaire de la Résistance, croix du combattant, médaille des évadés.

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Le Royaume-Uni et les États-Unis d'Amérique avaient également distingué notre amie Geneviève, the medal of courage (UK) et the medal of freedom (USA) lui avaient été décernées.

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( Source : UNADIF-FNDIR de l'Oise  )

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Nous venons d'apprendre ce matin la disparition de M. Philippe Duclercq , ancien de la 2ème DB, figure de la resistance Abbevilloise, à l'aube de son 100ème anniversaire.

 

Philippe Duclercq, grand résistant d’Abbeville est décédé

Philippe Duclercq, figure d'Abbeville et héros de la dernière guerre est décédé ce lundi 18 février. Il laisse derrière lui un grand vide et l'empreinte d'un passeur de mémoire.

Philippe Duclercq, heureux et ému lorsqu'il a reçu la Légion d'honneur, a posé aux côtés des représentants d'une association figurants les hommes de la 2e DB
Philippe Duclercq, heureux et ému lorsqu’il a reçu la Légion d’honneur, a posé aux côtés des représentants d’une association figurants les hommes de la 2e DB (©Le Journal d’Abbeville)

Matthieu Duclercq, a annoncé hier soir, lundi 17 février, sur les réseaux sociaux, le décès de Philippe Duclercq, grand résistant d’Abbeville (Somme) :

Il est parti ce matin à l’aube de ses cent ans , entouré, avec des livres et de la musique … Merci papa pour tout. » 

Philippe Duclercq, connu pour ses hauts faits de résistant, est donc décédé ce lundi.

Faux papiers

D’octobre 1938 au 20 mai 1940, jour où la librairie familiale est détruite par les bombardements, Philippe Duclercq a travaillé dans l’entreprise familiale.

Philippe Duclercq est ensuite entré dans la Résistance avec l’abbé Carpentier.

Pendant ce second conflit mondial il a fabriqué notamment des faux papiers pour permettre aux soldats français et anglais de passer les points de contrôle allemands.

Lorsque le réseau de l’abbé Carpentier a été démantelé, le 8 avril 1941, il a décidé de partir avant un retour quelques mois plus tard.

Il a alors été arrêté, puis enfermé à la prison d’Abbeville en 1941 avant d’être transféré à Amiens le 15 mars 1942.

Il est sorti de prison le 23 avril 1942.

L’Abbevillois a ensuite été réquisitionné pour construire des blockhaus sur la côte à Cayeux-sur-Mer et au Tréport pendant l’hiver 42-43.

Belle leçon de vie

Est arrivée l’époque où tous les jeunes de 23 ans étaient réquisitionnés pour le travail obligatoire.

Réfractaire à ce travail obligatoire, il s’est procuré des faux papiers laissant apparaître un âge de 18 ans.

Il est ainsi parti pour Arras, avant de rejoindre la Seine-Maritime le 18 juillet 1943 où il a été accueilli dans une ferme.

Ce séjour est restée pour lui à l’origine d’un événement heureux en Normandie : la rencontre avec Marie-Thérèse sa future épouse.

Il est revenu à Abbeville en septembre 1944 et s’est engagé dans la 2e DB du Général Leclerc. Il a été démobilisé le 5 octobre 1945.

Tout au long de sa vie, Philippe Duclercq a affiché une grande volonté de poursuivre le devoir de mémoire.

Après avoir été nommé chevalier de l’ordre du mérite social et chevalier à l’Ordre National du mérite puis officier des Palmes Académiques, Philippe Duclercq, a reçu la Croix de Chevalier de la Légion d’honneur, attribuée par décret du 30 décembre 2017. 

Quant à ce qu’il a fait ? Toujours très modeste, il expliquait lorsqu’il a reçu la légion d’honneur il y a 3 ans :

Dans la vie il faut être citoyen, engagé et résistant pour faire son devoir. » 

Une belle leçon de vie et d’humilité.

 

( source :  https://actu.fr/hauts-de-france/abbeville_80001/philippe-duclercq-est-decede_31550176.html?fbclid=IwAR3n22D7hYKhoJQ-PMWWkoDQHQjkhiPckhVnuHkM5gani8FlJyHKEVE9zJk  )

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Disparition de Claude ANDRÉ résistant et marin de la France Libre.

 

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Claude ANDRE est né le 27 septembre 1924 à Caen et est décédé le 3 mars 2020.

Adolescent, il fait partie d’un club de cyclotourisme. Quand la guerre éclate en 1939, Claude ANDRE a 15 ans. Il vit chez ses parents, commerçants à Caen. Il a une sœur et un frère qui s’est engagé dans la Marine en 1939.

« Tu es encore jeune mais si tu te sens capable de te débrouiller, échappe-toi de la zone occupée. Je te donnerai un peu d’argent » lui répète sa mère qui avait elle-même connu l’occupation à Lille, lors de la Première Guerre mondiale.

André MICHEL, peintre décorateur, membre de la Résistance et fondateur du réseau « Hector » à Caen, lui demande de relever, au cours de ses excursions cyclistes, des informations sur la construction du mur de l’Atlantique. Il fait ainsi son entrée en Résistance. Après l’arrestation d’André MICHEL, à l’automne 1941, il quitte le Calvados de peur d’être inquiété également dans l’éventualité ou son nom pourrait être évoqué. André MICHEL, condamné à mort avec deux autres camarades, est finalement exécuté dans l’enceinte de la caserne du 43e régiment d’artillerie à Caen le 9 mai 1942.

 

Un jour de 1942, Claude ANDRE s’arrête devant une affiche placardée sur la gendarmerie de Caen : « Engagez-vous dans la Marine ! ». Il voit dans cet appel, une occasion pour se rendre en zone libre. Ses parents lui signent l’autorisation de partir.

Dans le cadre de sa formation, il embarque pour l’Afrique du Nord : « Au large de l’Algérie, voilà qu’on subit des bombardements. On a rejoint le port de Bougie. Il y avait des cadavres sur les quais. On a appris que les bombardements étaient ceux des Allemands en riposte aux bombardements des Américains en Afrique du Nord ».

L’escale algérienne perdure. Claude ANDRE est alors envoyé en mission pour servir l’Amirauté d’Alger. Mais il n’a qu’une obsession : rejoindre l’Angleterre.

En se promenant un après-midi sur le port, il aperçoit un navire au drapeau français sur lequel figure la croix de la France Libre. Le jeune marin tente sa chance, monte à bord clandestinement et manifeste son intention de rejoindre les forces du Général de Gaulle. Il devient à ce moment là déserteur.

Arrivé en Angleterre, l’équipage est transporté jusqu’à Londres, dans une école où sont accueillis Polonais, Norvégiens, Hollandais, Belges, Grecs refusant l’occupation nazie.

Fin 1942, début 1943, il fait ses classes à Portsmouth où il reçoit une formation d’ASDIC : « Anti Submarine Detection Investigation Committee ». Son rôle sera dorénavant d’assurer la protection des convois à bord de corvettes équipées de sondes.

Après cette formation, l’aventure prend un nouveau tournant : « J’embarque sur le Lobelia (corvette). A mon premier convoi, j’ai été malade comme un chien. La journée, on était à peu près tranquilles, mais en alerte toutes les nuits, où il arrivait qu’on subisse des attaques incessantes ».

Pendant deux ans, il escorte des navires marchands entre l’Angleterre et Terre Neuve ou l’Hudson (chemin Atlantique Nord, Islande et Groenland) dans le but d’éviter les torpillages par des sous-marins allemands. Par la suite il continue la guerre à bord d’une frégate baptisée "la Surprise".

Pendant tout ce temps, il n’a aucune nouvelle de sa famille.

Il ne revient à Caen qu’après la Libération à l’occasion d’une permission obtenue en novembre 1944. La ville n’est plus que ruines : « C’était lugubre, impressionnant ». Sa mère a déménagé son commerce sur la côte, à Saint-Aubin-sur-Mer. Elle lui apprend que son père et son frère sont morts dans les bombardements du 6 juin 1944, l’un à Caen, l’autre à Vire.

Il est finalement démobilisé en octobre 1945 et revient s’installer dans le Calvados, à Saint-Aubin-sur-Mer où il se fait élire conseiller municipal.

Il y préside l’Association des écoles publiques et occupe la fonction de délégué cantonal de la Ligue de l’enseignement.

Attaché au milieu sportif, il sera également dirigeant d’un club de tennis caennais pendant une trentaine d’années, directeur sportif adjoint du Caen Basket Club et enfin arbitre départemental et régional de tennis.

Il a, depuis, participé à nombre de commémorations, films, évènements en lien avec la jeunesse, rencontres avec des lycéens. Comme il l’indique très modestement « La notion d’engagement était forte dans notre famille et ma mère m’a particulièrement motivé pour ne pas accepter la défaite et rejoindre la Grande-Bretagne. J’espère que mon témoignage servira aux jeunes générations ».

Claude ANDRE était titulaire de la Croix du combattant, de la Croix du combattant volontaire de la Résistance, de la Croix du combattant volontaire, de la Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre, de la Médaille de reconnaissance de la Nation, de la médaille commémorative 1939-1945 et de la médaille d’argent de la jeunesse et des sports.

 

( Source : Préfet du Calvados )

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Nous avons appris avec tristesse le décès de Rafael Gómez Nieto, dernier membre de La Nueve, ce bataillon espagnol qui participa à la libération de Paris en août 1944 [Régiment de marche du Tchad].
Il a perdu son dernier combat contre le coronavirus alors qu'il devait fêter ses 100 ans en janvier prochain.
 
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Nous apprenons la disparition de Monsieur Henri Ecochard, Français Libre de la première heure. Il avait traversé toute la Seconde Guerre Mondiale sain et sauf. Pilote de Piper L-4 de la 1ère DFL, il était d'une modestie, d'une disponibilité et d'une gentillesse sans nom.

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( Source : Rudolph de Patureaux  )

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Nous avons appris avec tristesse le décès d' Henri Ecochard, 96 ans, ancien de la 1ère Division française libre, victime de l'épidémie de Covid-19.
Né le 24 avril 1923, il s'est engagé dans les Forces Françaises Libres (FFL) à 17 ans ; il a servi au Proche-Orient et en Tunisie au sein des Spahis marocains avant de rejoindre, en 1944, le 1er régiment d'artillerie de la 1ère Division française libre comme officier observateur en avion. Il a participé au débarquement de Provence en août 1944, et a contribué à la libération du territoire jusqu'au Rhin avant d’être démobilisé le 30 juin 1945.
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Bernard DARGOLS, vétéran français de l'armée américaine est décédé à l'âge de 99ans.

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Bernard Dargols est à New-York lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne. En mai 1940, il a 20 ans.
En octobre de la même année Pétain serre chaleureusement la main d’Hitler à Montoire. Bernard refuse alors l’éventualité d’une intégration dans l’armée de Vichy, il se renseigne auprès du représentant de de Gaulle à New-York afin de rejoindre les Forces Françaises Libres, puis auprès du Consulat anglais.
En décembre 1941, les japonais bombardent la base navale américaine de Pearl Harbour causant de nombreuses victimes. Les États Unis entrent en guerre contre les japonais et leurs alliés allemands. C’est alors que Bernard décide de s’engager dans l’armée Américaine.

https://www.facebook.com/PrefetduCalvados/videos/842967136036545

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George Shenkle, vétéran très attaché à la Manche où il revenait souvent, avait sauté en parachute près de Carentan le 6 juin 1944. Il vient de décéder à 98 ans

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https://actu.fr/societe/il-avait-saute-sur-normandie-6-juin-1944-veteran-george-shenkle-est-decede_32932619.html?fbclid=IwAR0zs1yuI_cVUxA5QN5OECKgehCWFySTY75p26RRYOVU4_j7FTEkCb0D1Vw

La Légion d'honneur lui a été remise en 2014 par François Hollande et Barack Obama

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https://www.lamanchelibre.fr/actualite-865883-saint-come-du-mont-le-veteran-george-a-shenkle-decede-du-covid-19-a-98-ans?fbclid=IwAR1gbzVvG9w_1tnylVsGyImI0DoBAOPqdLaOm51wRLqziTvro1I4mKEUDHs

 

 

 

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Nous avons appris avec tristesse le décès de Robert Machetel à Saint-Brieuc des suites du Covid-19.
Orphelin, s’étant échappé de la DDAS, il est entré en Résistance à l'âge de 18 ans. Arrêté par la Feldgendarmerie pour actes de sabotage, il s'évadera de la Kommandantur de Reims évitant ainsi la déportation en Allemagne.
Il deviendra alors pour le Maquis de la région R5 « Émile Lenoir » et participera, affecté à la 401e compagnie FTP, à de nombreuses opérations de sabotage, d'attaques de convois et à des opérations militaires contre la milice et les Allemands. Il combattra contre la division SS « Das Reich » et apportera son soutien au sauvetage des équipages anglais de Halifax abattus dans la région.
Nommé lieutenant puis adjoint au commandant du secteur Haute-Vienne, il souscrira un engagement volontaire pour la durée de la guerre. Cela le conduira à participer aux combats de libération de la poche de Royan en avril 45 comme adjoint au commandant de compagnie.
Il rengagera en 1948 dans la première demi-brigade de Commandos parachutistes à Vannes et servira successivement au 6e Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes (6e BCCP), puis sous les ordres de « Bruno » au 6e BPC, le fameux bataillon Bigeard,au cours des campagnes d'Indochine et d'Algérie.
Robert Machetel était titulaire de sept tires de guerre, de la Légion d'honneur (chevalier), de la Médaille militaire, de la Croix de guerre TOE, de la Croix de la valeur militaire, des Croix du combattant volontaire 39-45 et de la Résistance, de la Croix du combattant.
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( Source : Rassembler, transmettre, soutenir )
 
 
Particulièrement vulnérables face au Covid-19, plusieurs grandes figures de la Seconde Guerre mondiale, déjà très âgées, ont été emportées par le virus. Face à la disparition de ces mémoires vivantes, les musées réfléchissent déjà à de nouvelles formes de transmission.
 
Frida Wattenberg avait 95 ans. Elle a succombé au coronavirus, vendredi 3 avril, à l'Ehpad de la Fondation Rothschild, à Paris, quatre jours avant son 96e anniversaire. Symbole de la Résistance juive, elle avait aidé pendant la guerre à faire passer de nombreux enfants en Suisse. Léa Figuères avait un an de plus. Ancienne résistante dans la région lyonnaise et militante communiste, elle aussi a été terrassée par le Covid-19. Elle est décédée, lundi 6 avril, à l’hôpital de Clamart.
 
Héros des Forces françaises libres, combattant de Bir Hakeim et du débarquement de Provence, Henri Ecochard a également été emporté, le 3 avril, à 96 ans, alors qu’il se trouvait dans une maison de retraite de la région parisienne. Son frère d’armes, Rafael Gómez Nieto, le dernier survivant de la "Nueve", cette première colonne, constituée pour l'essentiel de républicains espagnols, à avoir pénétré dans Paris occupé le 24 août 1944, n’a pas non plus résisté au virus. Il est décédé le 31 mars, à 99 ans, dans une clinique près de Strasbourg.
 

En quelques jours, les hommages rendus à des figures de la Résistance se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Alors que la France est frappée de plein fouet par la pandémie de coronavirus, le bilan est particulièrement lourd chez les plus anciens. Avec eux, c’est tout un pan de notre mémoire qui disparaît.

 

"Plus disciplinés que la moyenne des Français"

"Frida Wattenberg était une personnalité. Elle connaissait tout le monde et tout le monde la connaissait", décrit Sophie Nagiscarde, responsable des activités culturelles au Mémorial de la Shoah. "Elle était adorable. C’est quelqu’un qui a cherché toute sa vie à remettre en contact les familles séparées par la guerre. Elle n’a jamais arrêté".

 

Cette historienne ne cache pas sa peine depuis la disparition de cette "femme de cœur et combattante infatigable". Mais pour autant, elle n’est pas particulièrement inquiète pour la communauté des rescapés, des hommes et des femmes âgés de plus de 90 ans ou même déjà centenaires. Pour l’instant, elle n’a pas entendu parler d’autres décès parmi ceux qui interviennent régulièrement au Mémorial de la Shoah. "Nous avions prévu un cycle de conférences en lien avec notre dernière exposition 'La voix des témoins'", mais nous avons dû l’annuler. "Parmi ceux qui devaient y participer, aucun n’est malade", souligne-t-elle. "Ils se sont confinés sérieusement. Ils ne sont pas de toute jeunesse, alors ils font attention depuis le début. Ils ont bien conscience que cette situation est assez exceptionnelle".

Le Mémorial de la Shoah a par ailleurs a mis en place une cellule interne qui se charge de contacter régulièrement "ses aînés" et de s'assurer qu'ils ne manquent de rien.

Lionel Boucher, secrétaire de la Commission nationale de la médaille de la Résistance française à l’Ordre de la Libération, affiche lui aussi la même sérénité. "Je n’ai pas de contact avec tous les médaillés de la Résistance, mais en ce qui concerne les membres de notre commission, ils vont bien", explique-t-il. "Cela ne les change d’ailleurs pas trop dans leur quotidien. Pour ceux qui vivent encore chez eux, ils sont souvent seuls et ils ne sortent plus beaucoup. De toute façon, ils sont beaucoup plus disciplinés que la moyenne des Français et ils savent le mal que la maladie peut leur apporter".

Se préparer à la disparition des témoins

Ce responsable de l’Ordre de la Libération, qui estime qu’environ 150 médaillés sont encore en vie, est toutefois bien conscient d’assister à une période charnière : "Nous savons bien de toute façon qu’ils vont disparaître dans peu de temps, car ils arrivent à une tranche d’âge élevée. Il ne faut pas se faire d’illusion".

"C’est dans l’ordre des choses", note aussi Laurent Thiery, historien chargé des questions Histoire et Mémoire au musée de la Coupole d’Helfaut dans le Pas-de-Calais. "Nous nous sommes préparés à la disparition de ces témoins depuis longtemps. Bien évidemment, le contact direct ne pourra être remplacé, mais il a bien fallu réfléchir à d'autres moyens pour transmettre cette mémoire".

Tout comme ses homologues du Mémorial de la Shoah ou de l’Ordre de la Libération, ce chercheur collecte les ultimes témoignages. Depuis plusieurs années, il va à la rencontre des survivants du camp nazi de Mittelbau-Dora, en Allemagne, où étaient notamment fabriqués des missiles V2 destinés à être envoyés vers Londres depuis la Coupole d’Helfaut, désormais transformée en musée. Pour raconter leur histoire, il s’apprêtait également à publier dans les prochains jours un dictionnaire biographique consacré aux 9 000 déportés français de ce camp. En raison du confinement, la sortie a été repoussée à la rentrée, mais les commémorations pour le 75e anniversaire de la découverte du camp par l'armée américaine, le 11 avril 1945, n’auront pas lieu. Un véritable crève-cœur. "En 2019, il y avait encore une dizaine de rescapés présents à Dora, mais cela se réduit d’année en année. Quand on arrive à cet âge-là, cela va très vite. Les semaines et les mois comptent", note Laurent Thiery.

 

Témoigner et commémorer jusqu’au bout

Lionel Boucher prépare de son côté avec l’Ordre de la Libération le 80e anniversaire de l’appel du Général de Gaulle, le 18 juin 1940. Mais là encore, en raison de la pandémie, l’incertitude plane autour de ces commémorations : "J’espère que cela aura lieu car c’est beaucoup de travail et d’organisation. Ce ne sera pas n’importe quel 18 juin. Mais pour moi, le plus important reste l’humain. C’est le dernier moment peut-être où on aura encore la présence d’un Compagnon de la Libération ou de médaillés de la Résistance".

Ces derniers témoins veulent en tout cas entretenir la flamme jusqu’au bout. A l’annonce de l’annulation du cycle de conférences prévues au printemps au Mémorial de la Shoah, les survivants invités comme Elie Buzyn ou Ginette Kolinka ne se sont pas laissés abattre. "Ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient revenir à la rentrée. Ils se préoccupent peu de savoir s’ils vont être malades ou pas. Ils pensent qu’ils vont passer la crise", raconte Sophie Nagiscarde. "Ils témoigneront tant qu’ils peuvent car ils estiment que c’est leur devoir. Ils sont face à leur mort. Ils ont conscience qu'il faut transmettre".

 

Source : https://www.france24.com/fr/20200409-face-au-coronavirus-l-inquiétude-grandit-pour-les-derniers-témoins-de-la-seconde-guerre-mondiale?fbclid=IwAR0lx9qiWOJi--7qjreL1laAGoSUqkXAfgo60NR-1mMuI7LCNAxGTt7GdsA

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Adieu Robert Machetel. Ancien résistant. Ancien compagnon d’armes du général Bigeard, tué par ce foutu coronavirus. (Au centre sur la photo).

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Ancien Résistant et ancien commando en Indochine et en Algérie, Robert Machetel 94 ans, natif d’Andelot-Blancheville ( Haute-Marne),  est décédé dans les Côte d’Armor à Saint-Brieuc des suites du Covid-19. Orphelin, s’étant échappé de la DDAS, il est entré en Résistance à l’âge de 18 ans. Arrêté par la Feldgendarmerie pour actes de sabotage, il était parvenu à fausser compagnie aux Allemands à Reims et ainsi échapper à la déportation dans un camp de concentration nazi.

Il avait serci au sein du maquis de la région R5 « Émile-Lenoir » et avait participé, au sein de  la 401e compagnie FTP, à plusieurs opérations de sabotage, d’attaques de convois et à d’actions armées contre la milice et les Allemands. Il avait combattu contre la division SS « Das Reich » et guidé des aviateurs britanniques de la RAF sur la route de leur exfiltration.

Nommé lieutenant puis adjoint au commandant du secteur de Haute-Vienne, il a souscrit un engagement volontaire pour la durée de la guerre. Ce qui lui a valu de participer aux combats de libération de la poche de Royan en avril 45.

Robert machetel s’est réengagé en 1948 dans la première demi-brigade de Commandos parachutistes à Vannes et a servi successivement au 6e Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes (6e BCCP), puis sous les ordres de « Bruno » au 6e bataillon de parachutistes coloniaux (BPC), le célèbre  bataillon Bigeard, en ‘Indochine puis en Algérie.

Robert Machetel était chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Médaille militaire, de la Croix de guerre TOE, de la Croix de la valeur militaire, des Croix du combattant volontaire 39-45 et de la Résistance, de la croix du combattant. Il possédait sept titres de guerre.

 

Source : http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2020/04/12/deces-du-resistant-et-ancien-commando-robert-machetel/?fbclid=IwAR1NE5LnZhNvf65IXaK5xRXIe6U-ybxag_ol_hvem8hYaNFnLZB4lkHt_fU

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Bonjour,

Le 12/04/2020 à 13:31, Bouchon-Gras 49 a dit :

Particulièrement vulnérables face au Covid-19, plusieurs grandes figures de la Seconde Guerre mondiale, déjà très âgées, ont été emportées par le virus. Face à la disparition de ces mémoires vivantes, les musées réfléchissent déjà à de nouvelles formes de transmission.

Oui, nous perdons des êtres chers.

Ils sont chers pour leurs familles mais aussi pour notre mémoire.

Le 12/04/2020 à 13:31, Bouchon-Gras 49 a dit :

Alors que la France est frappée de plein fouet par la pandémie de coronavirus, le bilan est particulièrement lourd chez les plus anciens. Avec eux, c’est tout un pan de notre mémoire qui disparaît.

Hélas, oui.

  

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La nouvelle est tombée ce vendredi 10 avril, en provenance de Philadelphie : le vétéran de la 82e Airborne Division, George Shenkle, est décédé du coronavirus, à l’âge de 98 ans. Un dernier round contre un virus mortel pour ce vétéran qui portait les insignes d’argent de ses deux sauts de combat, le premier le 6 juin 1944 en Normandie, le second lors de l’opération Market Garden en Hollande, avant de se retrouver en pleine Bataille des Ardennes où il a été blessé à l’épaule. Une expérience qu’il aimait partager avec les élèves lors de ses retours en Normandie.

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Parachuté dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, au-dessus du Cotentin, George Shenkle échoue du mauvais côté de la rivière et se trouve engagé dans la bataille de la « colline 30 », au Caponet, dans le secteur de Picauville (Manche), selon Alain Holley, président du Normandy club C47.

Source : https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-malade-le-veteran-george-shenkle-s-est-eteint-aux-etats-unis-6805181?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR27OQs0F3DrPN9nXwscICkdOwfMN-CqH0qiKV2Mq4n-dAwtjrjDZzM9anQ#Echobox=1587133277

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Marcel Le Roy. Aviateur, résistant (opérateur radio du réseau Johnny), arrêté en février 1942, deporté en juillet 1943, miraculé du camp de Dachau (il pèse 40 kilos a sa libération) est décédé à 100 ans, le 21 avril 2020.
 
Marcel était Commandeur dans l'Ordre national de la Légion d'honneur et Commandeur dans l'Ordre ministériel des Palmes académiques, Officier dans l'Ordre ministériel du Mérite agricole, titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme, de la Médaille de la Résistance française, de la Croix du Combattant volontaire de la Résistance, de la Croix du Combattant volontaire, de la Croix du Combattant, de la Médaille des Évadés, de la Médaille des services volontaires dans la France Libre, de la Médaille de la Déportation pour faits de Résistance et de nombreuses autres distinctions.
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Source : UNADIF-FNDIR de la Mayenne
 
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Marcel Le Roy, dernier résistant déporté de la Mayenne et ancien maire de Lassay-les-Châteaux, est décédé mardi 21 avril, dans sa 101e année.

Marcel Le Roy est né le 26 octobre 1919 à Niort-la-Fontaine. En 1940, il tente à plusieurs reprises de rejoindre l’Angleterre, sans succès. Il s’engage dans la Résistance et devient membre de la France libre.

Libéré par les Américains le 30 avril 1945

Plusieurs fois arrêtés et emprisonné en France, il est déporté dans le camp de concentration du Struthof-Natzweiler en juillet 1943. Pendant presque deux ans, il subit le sadisme et la barbarie des bourreaux nazis. Profondément meurtri, il est libéré par les Américains, le 30 avril 1945 à Allach (kommando du camp de Dachau).

Après la guerre, il réussit à reprendre une activité professionnelle et une vie sociale. Il se marie et aura trois enfants. Il est élu maire de Niort-la-Fontaine de 1951 à 1974. A cette date, il devient maire de Lassay-les-Châteaux jusqu’en 1983. Il est conseiller général du canton de Lassay de 1962 à 1994 et le 3e vice-président du Conseil général de la Mayenne de 1986 à 1994.

« Grand humaniste, fervent européen »

En 2001, il est président du Comité d’entente des associations de déportés et résistants de la Mayenne. Il devient également assesseur du Comité national du Mémorial de la déportation du Struthof, membre de l’amicale des Anciens de Dachau, de l’amicale des vétérans et amis de la France Libre, devenue Délégation de la Fondation de la France Libre.

Olivier Richefou, président du Conseil départemental, a tenu à lui rendre hommage : « Figure emblématique de la Mayenne, Marcel Le Roy, était un héros de la Résistance. […] Grand humaniste, fervent européen, Marcel Le Roy, inlassablement, racontait son histoire et expliquait les valeurs qui avaient guidé son action. […] Il exhortait la jeunesse à croire en un avenir de paix. »

 

https://actu.fr/pays-de-la-loire/lassay-les-chateaux_53127/marcel-leroy-dernier-resistant-deporte-mayenne-est-decede_33170544.html?fbclid=IwAR0qtF0riC29B851BPrBASlnZxZh6_rMSoEgQq6rudSccqrRDA0RbWr2Qr0

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C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Monsieur André Laroche, résistant-déporté à Buchenwald, Dora et Ravensbrück et ancien vice-président de la commission exécutive du Struthof.
André Laroche est né le 3 mai 1924 à Lyon.
Agé seulement de 17 ans, il intègre le réseau Combat comme agent de liaison et participe à la distribution de la presse clandestine.
Le 29 mars 1944, il est arrêté par la milice et interné à la prison de Montluc. Transféré au camp de Royallieu à Compiègne, antichambre des camps de la mort, il est déporté à Buchenwald où il arrive le 14 mai 1944. André n’est plus que le matricule 51726. Il est affecté à Wieda, annexe de Buchenwald où la main d’œuvre d’esclaves concentrationnaire doit construire une voie ferrée.
En juillet 1944, il est transféré à Dora « la mangeuse d’hommes ». Dans les tunnels de Mittelbau, André s’épuise à assembler des pièces de missiles V2.
Il est ensuite transféré à Ravensbrück.
En avril 1945, devant l’avancée de l’Armée rouge, le camp est évacué.
Heureusement, le convoi où se trouve André est intercepté par les troupes soviétiques. Il est libéré le 3 mai 1945, jour de son anniversaire, à Parchim dans le Mecklembourg. Il est rapatrié en France le 19 mai 1945.
Infatigable témoin, il relate son terrible parcours concentrationnaire dans "Dora : un déporté dans l’antre des fusées de Von Braun. De l’enfer à la lune".
Grand officier de la Légion d’Honneur, de nombreuses fonctions lui sont confiées : président de la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance, vice-président du Comité d'Action de la Résistance, président d'Honneur du Mouvement d'Union et d'Action des Déportés et Internés de la Résistance à Lyon, président d'honneur de l'UNADIF-FNDIR.
Il a été également vice-président de la commission exécutive du Struthof. Cette commission a été créée en 1954 pour ériger le Mémorial "Aux Héros et Martyrs de la Déportation". Elle a contribué au développement du site : pérennisation, organisation des cérémonies, création du musée, installation du gisant et financement des travaux de restauration.
André nous a quittés le 23 avril.
 
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Crédit photo : Jacques Biard. Journal "Le Progrès".
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Le préfet du Calvados a appris avec tristesse la disparition de Pédro MARTIN, grande figure de la Resistance, inlassable messager de la memoire et engagé depuis des années auprès des jeunes générations.
Toutes nos pensées vont vers sa famille et ses proches.
 
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Pedro MARTIN entre dans la Résistance à seulement 15 ans. Arrêté en 1943 et lourdement torturé par la gestapo, il ne parlera pas.
Survivant de l'enfer du camp de Sachsenhausen il dira "Là-bas, il faut se battre. Pas seulement pour survivre, mais aussi pour garder son humanité."
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Guy Pisani, dernier soldat eurois de la 2e DB, s’est éteint à 95 ans.

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https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/guy-pisani-dernier-soldat-eurois-de-la-2e-db-s-est-eteint-a-95-ans-chez-lui-a-vitot-ED16736453?fbclid=IwAR0255wvOEC93ueg6khB3h9oIzT7ph1A9lEaByQA54Jk0gxvBr-zPNy2_sA

Décès de Guy Pisani, ancien combattant de la deuxième division blindée (2ème DB)
Guy Pisani, Président de l’amicale de l’Eure de la deuxième division blindée, est décédé mercredi 29 avril 2020.
Parti de Philippeville, dans les anciens territoires français d’Algérie, il s’engage à Alger le 1er mai 1942. Il sert successivement à Dakar en novembre 1942, au Maroc en septembre 1943, à la création de la deuxième division blindée sous le commandement du général Leclerc. Il revient en Algérie et est transféré en avril 1944 en vue de participer au Débarquement de Normandie.
Guy Pisani débarque le 1er août 1944 à Saint-Martin de Varaville, commune intégrée alors dans le secteur « Utah Beach ».
Sur le territoire métropolitain, il participe successivement aux combats du Mans, d’Alençon, de Chambois dans la Poche de Falaise.
A partir du 23 août 1944, il contribue à donner à son unité toute sa place dans l’Histoire en participant aux combats de la libération de Paris, de la vallée de la Bièvre jusqu’à la place de l’Etoile.
Le 2 mars 1941, à Koufra, le général Leclerc avait fait jurer à ses hommes de « ne déposer les armes que le jour où nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ». Fidèle au serment de ses compagnons, Guy Pisani participe à la libération de la ville. En 1945 il sera intégré au dispositif de prise du réduit de Royan et franchira la frontière allemande jusqu’à Berchtsgaden, dernière enclave nazie au cœur du quartier général d’Adolf Hitler.
Démobilisé en 1945, il devient professeur d’éducation sportive dans divers établissements de l’Eure. A sa retraite, il n’aura de cesse de témoigner devant les élèves du département, contribuant au travail de mémoire.
Président depuis 2010 de l’amicale de l’Eure de la deuxième division blindée, il fait de son association l’une des plus dynamiques avec plus de 300 adhérents, anciens de l’unité et personnalités du département.
Guy PISANI était chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire, de la croix de guerre avec deux citations, de la croix du combattant volontaire 1939/1945 et de l’insigne de la Presidential Unit Citation des Etats-Unis.
Jérôme FILIPPINI, Préfet de l’Eure rend hommage à ce parcours exemplaire et adresse ses condoléances à son épouse, à son fils, ainsi qu’à tous ses proches.
 
cc : Ministère des Armées ONACVG
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Monsieur René Ferrari, 98 ans, est mort le 26 avril à l’Ehpad Georges Dumont d’Abbeville. Il avait participé à la libération de Paris et de Strasbourg.

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https://premium.courrier-picard.fr/id83618/article/2020-05-02/la-somme-perd-son-dernier-combattant-de-la-2eme-db-liberatrice-de-paris?fbclid=IwAR35kfhBZqhnOA67nP9OFasqgnbJw-TTvM2cBTzwLuBTCCf_hmbTUcsgKQg

Il était le dernier ancien de la 2éme DB dans la somme. Né le 9 avril 1922 il avait donc tout juste 98 ans. Il a rejoint ses frères d'armes et le patron. Sur la photo de groupe ci-dessous du 8 décembre 2013.
Madame Danièle DUBOIS, Madame Marie-Eglé LECLERC de HAUTECLOCQUE, Monsieur Pierre DUBOIS (12e RCA), alors Président des Anciens de la 2e DB de la Somme, Monsieur Hubert LECLERC de HAUTECLOCQUE (12e RCA), Monsieur Philippe DUCLERCQ (13e BM) et Monsieur René FERRARI (1e Bataillon du Régiment de Marche du Tchad).

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  • Administrateur

Il était considéré comme une « légende vivante » par bon nombre de personnes du territoire pour son engagement et sa bravoure lors de la Seconde Guerre mondiale. Jean Clérambault, 96 ans, est décédé jeudi 16 avril 2020, au centre hospitalier d’Argentan.

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https://www.ouest-france.fr/normandie/trun-61160/trun-veteran-de-la-seconde-guerre-mondiale-jean-clerambault-s-en-est-alle-6811822?fbclid=IwAR0jp6evGie4ck51aREmENtEdyZicWzt6KwmMZR91KS20x4DlmAYF-jByu4

 

Il était le dernier maquisard du groupe de résistance Les Diables Noirs, à Saint-Denis-le-Thiboult : Roland Petrel s’est éteint le 9 mars 2020, de mort naturelle, à 95 ans.

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https://actu.fr/normandie/saint-denis-le-thiboult_76573/pres-rouen-roland-petrel-dernier-maquisards-diables-noirs-est-decede_33231718.html?fbclid=IwAR3YHoLCN4YKn3lh9J9eZwtGve1BmuePIt5jgP1MwE9CA4GyD7N4JrbcOXY

 

C'est avec une immense tristesse que j'apprends le décès de Cyril Tasker, vétéran du D-Day et de nombreuses autres opérations de la Seconde Guerre mondiale.
Il avait participé à la bataille de Normandie dès le 6 juin 1944 en atterrissant à bord d'un planeur Horsa près de Ranville avec son unité de la 716th Light Composite Company RASC. Il avait ensuite participé au ravitaillement des troupes aéroportées de la 6th Airborne Division.
Habitué des commémorations, il se rendait régulièrement en Normandie. Nous ne l'oublierons pas.
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Bertrand Moreau de Bellaing vient de s’éteindre. Il faisait partie des derniers survivants des Cadets de Saumur, dont on célèbre cette année les 80 ans de leur acte de bravoure au début de la Seconde Guerre mondiale.
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Cécile Rol-Tanguy, figure de la Résistance et de la Libération de Paris, est morte à l'âge de 101 ans.
"Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944", rappelle sa famille dans un communiqué, vendredi.
 
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"Porteuse des plus hautes distinctions de la République (Grand Officier de la Légion d'honneur, Grand Croix dans l'Ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance), elle était emblématique de la place de femmes dans le combat contre Vichy et l'occupant nazi, salue sa famille. Jusqu'à son dernier souffle, Cécile Rol-Tanguy témoignera de sa fidélité à l'utopie généreuse du communisme, à ses engagements de jeunesse pour la justice sociale et l'émancipation des femmes."

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Nous avons appris le matin , le décès du vice-amiral d'escadre Emile Chaline.
 
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C'est une bien triste nouvelle que celle de cette disparition. Je ne reviendrai pas sur la destinée exceptionnelle de celui qui partit rejoindre le général de Gaulle le 18 juin 1940 sans même avoir entendu son appel, mais obéissant à son père: " Pars en Angleterre, fais ton devoir et tâche de revenir midship". J'ai souvent évoqué avec l'amiral cette époque, celle des convois de l'atlantique nord, où les alertes étaient quotidiennes, dans des eaux glacées infestées de sous-marins ennemis, cette France Libre isolée, constituée d'une poignée d'hommes et de femmes qui avaient tout laissé pour refuser la défaite. Et l'amiral faisait toujours preuve d'une grande humilité dans ses explications, il savait parler juste et sans fioritures. Nous étions voisins, nous nous croisions souvent, et sa constante amitié bienveillante m'a toujours soutenu dans mon activité au profit de la Réserve, à laquelle il attachait une grande importance. Merci pour tout, au revoir là-haut Amiral.
November Charlie à bloc dans la mature.
 
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Il avait 98 ans. Depuis les années 1980 et jusqu'en 2010, mes fonctions à la DPMM, au cabinet du chef d'état-major de la Marine, à la direction de Cols Bleus puis au Service historique de la Défense m'avaient amené à travailler souvent en étroite collaboration avec cet officier général qui incarnait par son charisme, son autorité bienveillante et sa légende, toute l'épopée des Forces navales françaises libres et une carrière marquante dans la Marine. Il s'était fortement impliqué pour cultiver la mémoire héroïque des marins français de Londres et avait dirigé la publication en plusieurs volumes de l'histoire des FNFL.
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Colleville-sur-Mer. Nécrologie : le vétéran Roy O'Neil est décédé à l'âge de 96 ans

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Le vétéran du Royal Corps of Signals Roy O'Neil avait débarqué le 6 juin 1944.

( Sourse :  https://www.lamanchelibre.fr/actualite-887367-colleville-sur-mer-necrologie-le-veteran-roy-o-neil-est-decede-a-l-age-de-96-ans?fbclid=IwAR2qR7djVCicMnmwNmdI9WEDnV7kUlU2y5HmM74rKFqOAyrZ5VOo4Lh7DtQ )

 

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Il est des vétérans plus connus que d’autres par les Normands. Roy O’Neill est de ceux-là. L’ancien membre de la Royal Corps of Signal, en charge de la communication sur le champ de bataille, avait l’habitude de venir régulièrement dans la région. Il avait par exemple participé à la commémoration de Colleville-Montgomery organisée tôt le matin du 6 juin 2019, pour rendre hommage aux héros du Débarquement de 1944, à l’occasion du 75e anniversaire du D-Day.

De Sword à Juno

Roy O’Neill est décédé mercredi 10 juin à l’âge de 96 ans. En 1944, il aurait dû débarquer sur Sword, dans le secteur britannique de Ouistreham, mais il a mis le pied sur le continent à Juno, en secteur canadien. Il est arrivé par la plage de Bernières-sur-Mer.

Il a été blessé à trois reprises pendant la guerre, mais il a accompagné ses camarades jusqu’en Allemagne. C’est à Caumont-l’Eventé dans le Bessin, le 31 juillet 1944 qu’il a été le plus sévèrement touché.

Cette année encore, en février, il avait participé au lancement de la saison 2020 du musée Overlord de Collevill-sur-Mer. C’était devenu une habitude pour ce soldat qui avait plaisir a échangé avec les jeunes générations.

 

( Source :   https://actu.fr/normandie/caen_14118/le-veteran-roy-o-neill-est-decede-il-avait-debarque-a-bernieres-sur-mer_34243961.html?fbclid=IwAR0ydP023sJ0ceLGum-K40mdtSM0RO_JPxHV04RK4ZqRLQZ7REvcnNRxdOg  )

 

 

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Nous apprenons avec tristesse la disparition à 97 ans de Paul Andert, vétéran décoré de la 2nd Armored Division, engagé en Afrique du Nord, en Sicile, dans la Bataille de Normandie et en Allemagne. Après guerre, cet ancien platoon leader d'un peloton d'infanterie participera à de nombreuses conférences, étant même recruté par l'équipe du film Fury comme conseiller technique !
Paul nait à St. Louis en 1923. Il abandonne ses études à l'âge de 17 ans, en 1940, afin de rejoindre l'US Army. Pour se faire engager, il ment sur son âge. Il décide de rejoindre les troupes blindées et en décembre 1941, il est à la tête de son peloton d'infanterie, au sein de la 2nd Armored Division. Il est sous les ordres du Général Patton, qu'il rencontre à de nombreuses reprises.
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Il est déployé à partir de novembre 1942 en Afrique du Nord, combattant les troupes du général allemand Erwin Rommel. Il participe à la bataille de Kasserine, le 1er mars 1943, durant laquelle il reçoit sa première Bronze Star. Son unité est ensuite déployée lors de l'opération Husky, l'invasion de la Sicile. Envoyé en Angleterre pour une période de repos et d'entrainement, Paul rencontre le général Dwight Eisenhower, à qui il avoue avoir menti sur son âge lors de son engagement, l'officier s'étonnant de voir un jeune homme de 21 ans à la tête de sa propre unité d'infanterie.
 
Paul débarque avec son unité le 9 juin 1944 sur Omaha Beach. Il participe à certains des combats les plus difficiles de Normandie, lors de l'opération Cobra puis à Pont-Brocard le 28 juillet : il y remporte sa seconde Bronze Star pour bravoure au combat. 48h après, il est déployé à Saint-Denis-le-Gast : blessé, il remporte sa 3e Bronze Star et une Silver Star. Envoyé vers l'arrière du front, il reçoit une Purple Heart et doit se reposer. Il revient à temps pour entrer en Allemagne fin 1944 : il est de nouveau blessé, dans les environs de Linnich, le 16 novembre 1944. Il y reçoit sa seconde Purple Heart. Finalement, il combat lors de la Bataille des Ardennes, puis dans la Campagne du Rhin, en Allemagne.
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Il survit à la guerre, recevant également la Croix de Guerre française. En 2013, il rejoint comme conseiller technique et historique le tournage du film Fury, avec Brad Pitt, qui met en scène une unité de la la 2nd Armored Division durant la Seconde Guerre mondiale.
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( Source :  Passion Militaria )
 
 
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Nous apprenons la disparition de Harry Ogg à l'âge de 98 ans. Il était présent à Pearl Harbor lors de l'attaque du 7 décembre 1941. Il avait par la suite été déployé pendant toute la Seconde Guerre mondiale.
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Harry s’enrôle dans l'US Navy en juin 1941. Après son entrainement, il est assigné à l'USS Neosho (AO-23) comme petty officer first class, un pétrolier de classe Cimarron, capable de ravitailler un navire à haute vitesse. 
Le 7 décembre 1941, le pétrolier mouille à quelques dizaines de mètres de l'USS Maryland et de l'USS Oklahoma, tous deux gravement endommagé durant l'attaque. Mais le pétrolier n'est pas touché et peut être rapidement déployé. Il participe à la bataille de la mer de Corail en ravitaillant plusieurs porte-avions. Finalement, l'USS Neosho est coulé mi-mai 1942 après avoir survécu tant bien que mal à une attaque japonaise.
En 1944, Harry rejoint l'équipage de l'USS Hazard, un dragueur de mines qui sera déployé au large d'Okinawa en 1945.
Harry survit à la guerre et est déchargé de ses devoirs, avec honneur, le 14 aout 1945. Pendant son séjour dans l'US Navy, il remportera 5 battle stars
 
( Source :  Passion Militaria )
 
 
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Nous apprenons avec grande tristesse la disparition à 97 ans d'Anise Postel-Vinay : Résistante à 18 ans en 1940, elle est déportée à Ravensbrück en 1942, où elle connut Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle, la nièce du Général. Une grande dame nous quitte 
 
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Anise nait le 12 juin 1922 à Paris. Elle a à peine 18 ans lorsque le 17 juin 1940, le Maréchal Pétain demande l’armistice. Anise Postel-Vinay envisage de rejoindre Londres : sa mère lui donne sa bénédiction si elle part accompagnée. Malheureusement, elle ne trouve personne pour faire le voyage en Angleterre. Qu'importe, la jeune fille décide de s'engager dans la Résistante. Grâce à des contacts de sa mère, elle intègre un réseau de l’Intelligence Service, les services de renseignement britanniques, au sein du réseau Gloria SMH. Les Anglais demandent qu'elle note toutes les positions fortifiées (bunkers) installées par la Wehrmacht, l'armée allemande, autour de Paris. Les précieux renseignements sont traduits en anglais, photographiés, miniaturisés et envoyés à Londres, cachés dans des boîtes d’allumettes à double fond.
 
Pendant près de deux ans, Anise réalise de nombreuses missions pour la Résistance. Mais le 15 août 1942, alors qu’elle n'a que 20 ans, elle est arrêtée pour faits de résistance. Son frère et son père sont également arrêtés. Anise est enmené au siège de la Gestapo, rue des Saussaies, dans le 8e arrondissement, à Paris. Elle est incarcérée pendant plusieurs semaines à la prison de la Santé, avant d’être transférée à la prison de Fresnes, le 13 octobre 1942.
 
Finalement, elle est déportée au camp de concentration de Ravensbrück, un camp majoritairement de femmes, en octobre 1943. Elle partage le châlit, les planches de bois de son lit, avec l’ethnologue Germaine Tillion avec qui elle se lie d'une très forte amitié, les deux femmes prenant soin l'une de l'autre. Elle devient également amie avec Geneviève de Gaulle, la nièce du Général. Les conditions dans le camp sont terribles. Chaque matin, les femmes sont par exemple réveillée à 3h30 pour l'appel. L'hiver, les températures sont négatives et les prisonnières n'ont rien à se mettre. Anise rencontre de nombreuses résistantes françaises et européennes.
 
La guerre touchant à sa fin, les gardes SS entraînent les détenues capables de marcher, (près de 20 000 femmes), dans une marche forcée vers le Nord de l'Allemagne. Anise ne fait pas partie de cette marche forcée : elle est confiée, avec 7000 autres femmes, à des délégués de la Croix-Rouge suédoise et danoise, le 23 avril 1945.
A la Libération, elle s’engage avec Germaine Tillion, son ancien camarade de camp, dans l’écriture de l’histoire de la déportation. Le 6 juin 1946, elle épouse un ancien résistant André Postel-Vinay, haut-fonctionnaire avec qui elle aura quatre enfants. La résistante a publié en 2015 avec Laure Adler le livre Vivre, récit de son quotidien en déportation.
 
 
( Source :  Passion Militaria )
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Avec un peu de retard ;

Nous apprenons avec tristesse la disparition en quelques heures de deux vétérans, Merlyn Hoppel, âgé de 97 ans, et Harvey 'Bill' Morrison, âgé de 95 ans. Bill avait sauté en Normandie lors du D-DAY avec la 82nd Airborne Division et avait participé à la guerre de Corée, Merlyn avait combattu dans le Pacifique, puis en Corée et au Vietnam ! Adieu à ces deux héros 
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Harvey 'Bill' Morrison est déployé en 1944 à l'âge de 19 ans au sein de la 82nd Airborne Division. Il saute au-dessus de la Normandie aux premières heures du 6 juin 1944. Il reçoit la mission, avec la 82nd, de s'emparer d'objectifs à l'ouest de la zone d'invasion alliée (Sainte-Mère-Eglise ou le pont de La Fière). Il survit au combat et est déployé en septembre 1944 lors de l'opération Market Garden, au-dessus des Pays-Bas. La 82nd et Bill sont dépéchés en urgence lors de l'attaque allemande dans les Ardennes. Finalement, Bill traverse le Rhin et passe la ligne Siegfried en Allemagne le 30 avril 1945. La guerre est terminée pour lui lorsque le 2 mai 1945, la 82nd Airborne Division libère les survivants du camp de concentration de Woebbelin. Le même jour, le général James M. Gavin, chef emblématique de la division, accepte la reddition de près de 150 000 soldats de la 21e armée allemande. Bill est décoré de plusieurs médailles et notamment d'une Purple Heart pour une blessure au combat.Peu de temps avant le déclenchement de la guerre en Corée, l'armée américaine demande à Bill de reprendre le service : il est officiellement réactivé dans ses fonctions en 1950 et devient en charge de la formation et de l'entrainement des nouvelles recrues à Fort Custer, à Battle Creek, Michigan. Bill est en photographie avec sa veste de para, sans masque.
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Merlyn Hoppel nait à Minersville en 1923. À 20 ans, en janvier 1943, il rejoint l'U.S Army. En décembre 1944, il est envoyé au Camp Hood, au Texas, où il reçoit la formation de tankiste au sein de l'école Tank Destroyer. Après avoir terminé sa formation, il a été envoyé en Extrême-Orient d'octobre 1944 à janvier 1946. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est déployé lors du débarquement dans les Philippines avant d'être envoyé au Japon. Il survit à la guerre et rentre aux États-Unis. Finalement, quelques mois avant la guerre en Corée, il signe un nouvel engagement dans l'armée : en 1953, il est déployé en Corée, jusqu'en 1954. Revenu de Corée, il est envoyé comme troupes d'occupations en Allemagne. Il reste dans l'armée jusqu'au Vietnam : de septembre 1967 à novembre 1968 puis de novembre 1969 à novembre 1970, il a été déployé au Vietnam. Puis il est déployé en Iran dans le cadre d'une unité de formation qui doit entrainer l'armée iranienne à la réparation d'hélicoptères. Finalement, le Sergeant First Class Hoppel se retire de l'armée en 1973 : il est récipiendaire de la Bronze Star, de la Vietnam Service Medal, de la Vietnam Campaign Medal, de la National Defense Medal, de la Liberation of Philippines medal, de la Army of Occupation Medal ou encore de la Asiatic Pacific Campaign Medal et de 7 Good Conduct ! Après sa retraite, il rejoint l'entreprise Bell et est renvoyé en Iran. Il est l'un des derniers Américains à quitter le pays lors de la prise d'otages à l'ambassade des États-Unis. Merlyn est en photo avec un masque.
 
Source : The Greatest Generations Foundation
 
 

Nécrologie. Léo Bergoffen, dernier survivant de la Shoah en Maine-et-Loire, est décédé

Avrillais depuis plus de cinquante ans, Léo Bergoffen, déporté à Auschwitz, aura marqué des centaines de lycéens par son témoignage sur la chasse aux Juifs, aux côtés d’Odette, son épouse, Juste parmi les nations.

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https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/necrologie-leo-bergoffen-dernier-survivant-de-la-shoah-en-maine-et-loire-est-decede-91f25e94-c059-11ea-a787-a3f2c5d0baf9?fbclid=IwAR3xDxq0iwvm9oMEkFlnIcVIaU4FJ79vJx6iEOL8HbqlWusp0A5pVKlf7Bk

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Nous apprenons avec tristesse le décès à 94 ans de William Varosso, ancien marin de l'US Navy, vétéran de la guerre dans le Pacifique et survivant de l'attaque suicide contre l'USS Underhill 
 
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William Varosso n'a que 18 ans lorsqu'il s'engage en 1944 dans l'US Navy. Après une rapide période d'entrainement et de formation, il rejoint le théâtre du Pacifique et l'USS Underhill, un destroyer d'escorte de classe Buckley qui vient d'entrer en service l'année précédente et qui a déjà été déployé successivement dans l'Atlantique puis dans la Méditerranée avant d'être envoyé au sein de la Seventh Fleet dans le Pacifique.
 
Le destroyer participe à plusieurs convois, escortant notamment le transporteur de troupes USS General M.B. Stewart début juin ou participant à des opérations de recherches lors de l'écrasement d'un Consolidated PBY Catalina, un hydravion de l'US Navy, le 10 juin 1945. Début juillet, le navire se trouve au large d'Okinawa, après la victoire américaine. William est présent lors de ces opérations.
 
Le matin du 24 juillet 1945, alors qu'un opérateur radar sur l'USS Underhill détecte un avion ennemi et plusieurs sous-marins japonais à proximité, deux kaiten apparaissent soudain à proximité du navire : ces sous-marin de poche suicide, qui sont conçus autour de la torpille Type 93 par la Marine impériale japonaise, possèdent chacun une charge équivalente à trois torpilles classiques, soit près de 1500 kg d'explosifs. Mais le destroyer est trop près pour éviter l'attaque : à 15h15, l'un des sous-marins explosent, coupant le navire en deux. Deux navires de patrouilles, les PC-803 et PC-804, rejoignent rapidement le destroyer en perdition, sauvant des dizaines de marins, dont William Varosso, qui est blessé mais peut se mouvoir.
 
Un total de 112 membres d'équipage sont tués dans l'explosion, tandis que 122 ont survécu, dont William. Dix des quatorze officiers ont été tués, dont le commandant du navire. Chaque membre d'équipage a reçu la médaille des blessées, la Purple Heart. Six jours seulement après le naufrage de ce destroyer, le croiseur lourd Indianapolis sera coulé de la même manière.
 
Hospitalisé après cette épreuve, William Varosso est libéré du service à la fin de la Seconde Guerre mondiale, étant également récompensé de la Purple Heart suite aux blessures récoltées lors de l'attaque de juillet 1945. De retour aux États-Unis, il s'engage dans les forces de Police de la ville de Braintree, dans le Massachusetts.
 
( Source : Passionmilitaria )
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  • Administrateur
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Nous apprenons avec grande tristesse le décès à 100 ans de Clarence 'Cal' Graham, vétéran du Pacifique et ancien prisonnier de guerre, capturé par les Japonais sur l'île de Corregidor, dans la baie de Manille. Il avait survécu à une terrible marche de la mort, suivie de 3 ans et demi d'emprisonnement dans des camps de travail japonais. Il s'était échappé du dernier camp et avait été témoin du bombardement de Nagasaki 
 
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Cal nait en 1920, dans la ville de Rural Eastern, dans l'est du Nebraska. Il s'engage dans l'US Army et rejoint la Field Artillery, l'artillerie de campagne. Il est déployé au sein de la Battery 'G' de la 60th Coast Artillery, une unité américaine installée au camp de Fort Mills, sur l'île de Corregidor, dans les Philippines. La guerre commence le 7 décembre 1941 pour le jeune soldat : l'armée japonaise attaque les Philippines le même jour de l'attaque sur Pearl Harbor, à Hawaï. Les conditions de combat sont difficiles et l'approvisionnement manque. Cal doit ainsi se battre pour pouvoir manger correctement et les rations sont plus que rares. Parfois, les soldats chassent dans la jungle toute proche pour pouvoir manger. Finalement, le 9 avril 1942, Cal et ses camarades sont transférés depuis Bataan, qu'ils avaient rejoint quelques semaines auparavant, jusqu'à leur camp de Corregidor. Le même jour, l'armée japonaise capture Bataan. Pendant plusieurs semaines, la Battery 'G' continue de combattre tant bien que mal, jusqu'à la chute des Philippines, le 6 mai 1942 : Cal est capturé. C'est le début d'un longue emprisonnement.
 
Pendant plusieurs semaines, les prisonniers restent sur place, dans le camps de Corregidor, sans nourriture ni eau. Finalement, Cal est transféré à la prison de Bilibid, à Manille, puis au camp de détention n°1 installé à Cabanatuan. Dans ce camp, la malnutrition, les mouches et les maladies vont faire des ravages parmi les prisonniers. Cal est transféré au camp de détention n°3, toujours à Cabanatuan. Situé dans la ville du même nom, ce camp deviendra célèbre fin janvier 1945 lorsqu'une importante opération de libération des prisonniers de guerre s'y déroulera. Cal embarque ensuite à bord du Canadian Inventor, l'un des Hellship japonais de transfert de prisonniers, des navires pouvant accueillir jusqu'à 500 hommes dans des conditions insalubres. Il est alors envoyé au camp de détention n°17 de Fukuoka, au Japon, où il va travailler jusqu'à la fin de la guerre. Ce camp de prisonnier est installé dans l'ancienne mine de Mitsui Miike Coal Mine, à proxmitié de la ville de Ōmuta, dans le sud du Japon, à une centaine de kilomètres de la ville de Nagasaki. Avec d'autres prisonniers, il tente à plusieurs reprises de s'échapper et assiste à l'explosion de la bombe atomique larguée sur Nagasaki, le 9 août 1945.
 
Il s'échappe durant l'été 1945 avant d'être officiellement libéré lors de la réédition de l'armée japonaise. De retour aux États-Unis, il décide de publier un ouvrage, Under The Samurai Sword, pour parler de sa guerre et des conditions d'emprisonnement au Japon. Il parle de ses premiers combats en 1942, le manque de nourriture et de munition, sa capture par les Japonais et surtout l'horrible expérience d'être capturé, emprisonné, torturé comme esclave par l'ennemi.
 
De retour aux États-Unis, Cal épouse son amour de jeunesse, Doris Lueders, qui lui donnera 4 enfants. Il retourne à l'école et en sort diplômé. Il travaille pendant 25 ans dans la Soil Conservation Service, une agence du ministère de l'Agriculture des États-Unis, avant de devenir garde forestier pour les parcs d'État de l'Oregon.
 
( source : Passionmilitaria )
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  • Bouchon-Gras 49 changed the title to Disparition d'hommes et de femmes du second conflit mondial.

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    • Bonjour. J'ai 18 ans, je peux faire 45 pompes d'affilés, j'ai un luc leger a 10, je fais 59 squats a la minute mais je n'arrive qu'a enchainer 6 tractions propres, vous pensez que j'ai mes chances ? Cordialement.
    • Bonsoir, Moi aussi J'incorpore le 28 novembre à querqueville 🙂
    • La question sera donc à revoir une fois que vous aurez quitté l'ENSOA et rejoint votre 1ère affectation. Si ce n'est pas Paris/RP ce sera célibat géographique pour vous. Selon certaines conditions vous pourrez bénéficier de la MICM. Par contre vous vous dirigez out droit vers une situation complexe car vous serez très probablement éloigné de votre famille pendant de longues et/ou nombreuses périodes.
    • Les divers demandes d'aptitudes dans la Marine 2021, suivant les spécialités et les brevets et certificats : joe_20211005_0232_0007.pdf
    • Le dimanche 23 octobre 1983 à Beyrouth (Liban), l’armée française a payé son plus lourd tribut à la nation depuis la guerre d’Algérie. 58 fils de France, servant dans le cadre de la Force Multinationale de Sécurité de Beyrouth (FMSB), sont morts dans l'attentat du poste français "Drakkar". 6h20, une camionnette contenant 250 kg d’explosif force le barrage d’entrée du poste située dans le quartier Mar Elias au sud-ouest de la capitale libanaise. Le conducteur de la camionnette piégée précipite son véhicule contre le rez-de-chaussée du bâtiment, un ancien hôtel de neuf étages où sont alors postés 96 militaires français. L’attentat suicide fait s’effondrer le bâtiment, ne laissant qu’un amoncellement de débris de cinq mètres de haut. L’attaque visant le poste « Drakkar » a tué 58 militaires français, dont 55 provenaient du 1er Régiment de Chasseur Parachutiste (RCP), et trois du 9ème RCP. Outre les Français, l’épouse du concierge libanais de l’immeuble ainsi que ses cinq enfants sont également décédés dans l’effondrement du bâtiment. Les efforts des secouristes et des soldats français et libanais ont néanmoins permis de sauver 41 parachutistes et d’extraire les cadavres des décombres. L’attentat du Drakkar a provoqué un choc considérable en France car le pays n’avait pas connu de perte militaire aussi lourde depuis la guerre d’Algérie. Dès le lendemain, le Président de la République, François Mitterrand, s’est rendu sur place.   Le 2 novembre 1983, un Hommage national a été rendu aux 58 militaires décédés dans la cour des Invalides, en présence du Président de la République et des plus hautes autorités. Le chef de l’État avait alors décoré les victimes de la Médaille militaire à titre posthume. Une stèle commémorative a été apposée sur les lieux de l’attentat, qui est aujourd’hui un terrain vague situé dans un quartier résidentiel. (Source : ECPAD - Génération OPEX)     Rappel du contexte historique  En juin 1982, Israël lance l’opération « Paix en Galilée », envahit le Sud-Liban et entreprend fin juin-début juillet l’assaut de Beyrouth-Ouest où les Palestiniens sont encerclés dans une nasse, les Syriens refusant de les accueillir sur leur territoire. Un cessez-le-feu est appliqué début août. La communauté internationale, soucieuse d’éviter des affrontements sanglants, décide d’intervenir. Sous la protection des parachutistes français, soutenus par les soldats américains et italiens, les forces palestiniennes sont exfiltrées en douceur. De 500.000 à 600.000 Palestiniens restent dans les camps. Le 23 août, Béchir Gemayel est élu Président du Liban. Le 15 septembre, il est assassiné. Israël investit Beyrouth-Ouest. Du 16 au 18 septembre ont lieu les massacres de populations civiles dans les camps de Sabra et Chatila, où des centaines de civils palestiniens sont tués. Le 21 septembre, Amine Gemayel, frère aîné de Béchir, est élu président. Le 24 septembre, pour répondre à une opinion internationale scandalisée par les tueries dont les Palestiniens ont été victimes, une Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth est créée, intégrant des contingents français, américains, italiens et une poignée d’Anglais. Dès lors, au Liban, la situation ne cesse de se dégrader. Massacres de populations civiles et attentats se multiplient. Les soldats de la Force Multinationale sont victimes d’innombrables attaques et de bombardements. Si les Américains sont cantonnés à l’aéroport et les Italiens en périphérie de la ville, si les Anglais se contentent de mener des missions de renseignement avec un escadron spécialisé, les Français, eux, reçoivent la mission la plus délicate, au cœur même de Beyrouth. Tous les quatre mois, les contingents sont relevés, souvent avec des pertes sévères. En septembre 1983 a lieu la relève pour les légionnaires français installés à Beyrouth, remplacés par les parachutistes de la 11e division parachutiste. C’est l’opération Diodon IV, qui deviendra l’engagement le plus sanglant pour l’armée française depuis les guerres coloniales. Le 3e RPIMa s’installe en secteur chrétien, dans la perspective d’une offensive face au «Chouf », pour pacifier la montagne où les Druzes s’en prennent violemment aux chrétiens. Des éléments du GAP, 1er RHP, 17e RGP, 12e RA, 35e RAP, 7e RPCS et le commando marine Montfort sont également à pied d’œuvre. Le secteur le plus dangereux, celui de Beyrouth-Ouest, est dévolu à un régiment de marche, le 6e RIP, régiment d’infanterie parachutiste, qui a pour mission principale la protection des populations civiles palestiniennes traumatisées des camps de Sabra et Chatila. Ce régiment, placé sous le commandement du colonel Urwald, a été formé spécialement pour cette opération, et est constitué de quatre compagnies de parachutistes : deux compagnies du 6e régiment de parachutistes d’infanterie de Marine basé à Mont-de-Marsan, une compagnie du 1er régiment de chasseurs parachutistes basé à Pau, une compagnie du 9e régiment de chasseurs parachutistes basé à Pamiers. Dimanche 23 octobre 1983, 6h30 du matin. L’aube se lève. D’un coup, une explosion terrible, une lourde colonne de fumée qui s’élève plein sud dans le silence du dimanche matin. L’aéroport et les Américains sont mortellement touchés. Puis une minute après, encore une autre, plus proche cette fois, d’une puissance tout aussi ahurissante. On entend en direct sur la radio régimentaire que Drakkar a été rayé de la carte. Ce poste était occupé par la compagnie du 1er RCP commandée par le capitaine Thomas, dont heureusement un détachement était de garde à la Résidence des Pins, le QG français. Bilan des deux attentats : 241 marines et 58 paras français sont tués, sans compter d’innombrables soldats grièvement blessés, évacués en urgence en Europe. Dès la première explosion, chacun a bondi à son poste. On comprend d’emblée que c’est terrible. Les ordres fusent à toute vitesse. Des équipes partent pour le lieu de l’attentat, les autres sécurisent les postes. Chacun sait ce qu’il a à faire. On est sous le choc, mais le professionnalisme l’emporte. La mécanique parachutiste, répétée inlassablement à l’entraînement, montre ses vertus en grandeur réelle. On va faire l’impossible pour sauver les camarades. Malheureusement, beaucoup sont déjà morts, déchiquetés, en lambeaux, que l’on ramasse jour après jour, nuit après nuit. On a entendu certains d’entre eux râler sous les ruines, alors que nous étions impuissants à les dégager des amas de gravats. Ils sont là, pris dans l’étreinte mortelle de l’acier et du béton, ceux pour lesquels nous sommes arrivés trop tard, ceux avec lesquels hier on riait, on plaisantait, on rivalisait. Aucun des paras qui va relever ses camarades en cette semaine d’octobre n’oubliera ces pauvres corps, « tués par personne », nobles et dignes jusque dans la mort, magnifiques soldats équipés et prêts pour le combat, parfois la main crispée sur leur Famas. Sans doute est-ce parce qu’ils ont rejoint les légions de Saint-Michel que leur souvenir semble éternel. Le mythe para en tous cas l’est. Maintenant plus que jamais. Et tous, nous communions alors dans une espèce de rêve étrange et éveillé, où la mort étonnamment proche se mêle inextricablement à la vie, en un jeu dont les règles nous échappent. Un nouveau jalon funèbre est posé après les combats des paras de la Seconde Guerre mondiale et bien sûr ceux des grands anciens d’Indochine et d’Algérie. Le piège fatal En signe de solidarité avec nos hommes, le Président de la République, François Mitterrand, vient rendre un hommage aux morts le 24 octobre. Les paras savent déjà qu’ils sont pris dans un traquenard monstrueux. Jour après jour, ils sont victimes de nouveaux attentats, dans un secteur totalement incontrôlable, où pullulent les milices, les mafias et les « services ». Personne ne sait réellement qui fait quoi, les informations sont sous influence, rien n’est sûr, tout est mouvant. Sans ordres ni moyens légaux, les paras sont contraints de se battre au quotidien pour assurer la survie de leurs postes et continuer à protéger les populations. Aucun renfort notable n’est envoyé de métropole, hormis une compagnie de courageux volontaires du 1er RCP venus prendre la place de leurs prédécesseurs. En dépit des nombreux morts et blessés qu’ils vont relever dans leurs rangs, les paras ne doivent compter que sur leur savoir-faire, leur calme et leur professionnalisme pour se défendre tout en évitant de répondre aux provocations, refusant parfois de tirer pour préserver les civils. A ce titre, la mission aura certes été remplie, mais nombreux sont les soldats français qui reviendront avec l’amer sentiment d’avoir perdu leurs camarades sans les avoir vengés. Chacun sait alors que nous vivons un moment unique de notre vie, dont l’intensité et la profondeur nous bouleversent. L’aumônier, le père Lallemand, a le don de savoir parler aux soldats. Que l’on soit croyant pratiquant ou athée, agnostique ou païen, il sait trouver les mots qui apaisent et réconfortent. Paradoxalement, Drakkar ne va pas briser les paras, mais les souder. Les semaines à venir vont être infernales. Et cependant, tous font face avec une abnégation sublime. Le plus humble des parachutistes joue consciencieusement son rôle dans un chaudron où se multiplient les attentats. Bien des nôtres vont encore tomber, assassinés lâchement la plupart du temps. Mais tous accomplissent leur devoir avec fierté et discrétion. Nous recevons des mots et des cadeaux de métropole, comme ces Landais qui nous envoient du foie gras à foison pour Noël, ou encore ces enfants qui nous dédient des dessins touchants. Les paras sont soudés, et même la mort ne peut les séparer. Dans la nuit du 25 décembre, les postes de Beyrouth-Ouest devenus indéfendables dans la configuration géopolitique de l’époque sont évacués. Fin janvier-début février, les paras  exténués sont rapatriés sur la France. Le contingent de « Marsouins » qui les remplace ne restera pas longtemps. Américains et Italiens quittent le Liban fin février. En mars, le contingent français rembarque, ne laissant sur place que des observateurs. Bruno Racouchot était alors officier au 6e RPIMa. Il  a aimablement autorisé à reproduire le texte d’hommage en annexe, initialement paru dans le cadre du très confidentiel « Club des chefs de section paras au feu ».  (Source : https://www.asafrance.fr/item/histoire-23-octobre-1983-beyrouth-06h30-drakkar-est-raye-de-la-carte-3.html?fbclid=IwAR1I7bnRKjuo-v-wSUNPqECiC9tj8unWBjt8N3lLSNAWad92Q9AOpwUqA94  )   N'oublions pas !