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Maladie ; Trouble de stress post-traumatique.


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  • Administrateur

Maladie qui peut poursuivre le militaire bien après son départ de l'institution, les Troubles de stress post-traumatique, maladie qui fut vraiment découverte lors de la Grande Guerre. Maladie difficile a découvrir car le patient peut être physiquement en pleine santé.

Malheureusement certains de nos camarades ne s'en remettent jamais complétement ou avec de grande difficultés.

 

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Davie Penman, opérateur écossais au sein du Special Air Service et qui avait mis près de 20 ans à faire reconnaitre ses troubles post-traumatiques par l'armée britannique, s'est suicidé cette semaine. Le soldat décoré, héros de guerre, venait tout juste d'être médicalement pris en charge pour son Trouble de stress post-traumatique. L'armée britannique est pointée du doigt 
 
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En 1999, alors âgé de 35 ans, Davie Penman est engagé au sein du 22 SAS basé à Credenhill. Il combat notamment lors des opérations au Kosovo. Lors d'un vol partant de l'Albanie, le Lockheed C-130 Hercules dans lequel il se trouve s'écrase au sol : s'il est sérieusement blessé, il réussit malgré tout à sauver un autre SAS, gravement touché, près de lui, alors que l'avion est en feu. Il sera décoré pour cet acte, ainsi que pour bravoure au combat : il a été, durant sa carrière, déployé en Irlande du Nord, dans les Balkans et au Kosovo. Mais l'incident laisse de terribles traces : en 2000, blessé à la colonne vertébrale et pris d'importants maux de tête depuis l'accident de l'année passée, il se plaint également de problèmes psychologiques à la suite du crash.
 
Après plusieurs rendez-vous médicaux dans son régiment, aucun traitement ni suivi psychologique n'est mis en place. Il est encouragé à quitter l'armée, les congés médicaux lui étant refusés. À deux reprises, en 2000 et 2006, il tente pourtant de se suicider.
 
Davie décide d'écrire un livre sur son expérience quelques années après la fin de son service, dans lequel il partage ses troubles psychologiques d'après-guerre. Il met l'accent sur l'abandon de l'armée britannique vis-à-vis des anciens soldats malades, lui qui a été engagé pendant près de 22 ans. S'il reconnait l'existence d'un programme de soutien, The Armed Forces Covenant, il explique en détail qu'il est inutile, sans moyen, sans soutien et qu'il n'existe aucun suivi.
 
Pourtant, dès 2003, il est diagnostiqué par un médecin civil comme ayant des Posttraumatic stress disorder. Il faudra attendre 2019 et le passage d'une IRM finalement autorisée par l'armée dans le cadre de son dossier médical militaire pour qu'une ecchymose sur son cortex temporal gauche soit signalée, confirmant le diagnostic de 2003. Dans la foulée, l'ancien SAS va recevoir un traitement médical adapté. Mais il est trop tard : l'ancien sergent des forces spéciales britanniques s'est suicidé en début de semaine.
 
Plusieurs personnalités importantes, comme Mark Billy Billingham, ancien SAS et héros de guerre médiatisé intervenant dans de nombreux médias, ont réagit à cette tragédie, s’engageant dans la défense des anciens combattants vis-à-vis d'une meilleure prise en charge par le Ministère de la défense britannique de leurs soins et leurs traitements.
 
( Source : Passionmilitaria )
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  • 8 months later...

Très interessant ! Merci du partage, c'est triste et il y a encore beaucoup de progrès à faire la dessus même si nous somme sur la bonne voix...

Je suis tombée suis une émission l'autre jour et se post m'y a fait penser, c'est sur le quotidien des femmes de militaires et la dernière des femmes nous parle un peu du syndrome post-traumatique qu'a développé son mari et le temps qu'il a mis à en parler je pense que ça peu intéresser les personnes ayant lu se post. 

Voici le liens Youtube : https://youtu.be/DPQYCdNodc0

 

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  • 9 months later...
  • Administrateur

Pour ceux qui suive l'actualité, voir les faits divers...

Pour ne justement pas vous influencer, j'ai supprimé certains termes ou nom, vous laissant dans une "banale" agression.

Voila les faits :

Une femme qui promenait son chien, mercredi 19 janvier à Toulouse, a été violemment agressée à coups de bâton en plein cœur du centre-ville. L’homme l’a frappée à la tête et aux bras avant d’être maîtrisé par des témoins.

Peu avant 22 heures, Françoise sort de son domicile du coquet quartier des Chalets, à deux pas des boulevards, dans le centre-ville de la Ville rose. Comme à son habitude, elle va promener son chien.

Elle parcourt quelques mètres seulement lorsqu’un bâton s’abat sur son crâne. Derrière elle, un homme a surgi. Avec sa matraque de plus d’un mètre, il frappe la retraitée de 73 ans à plusieurs reprises. Elle crie. Elle essaie de se défendre avec ses bras sur lesquels une pluie de coups s’abat à son tour. Complètement délirant, son agresseur s’acharne.

Par chance, malgré le froid hivernal, un jeune riverain a sa fenêtre ouverte. Les cris de Françoise lui glacent le sang. Il se penche à sa fenêtre et comprend que cette voisine, qu’il voit régulièrement promener son chien dans ce quartier paisible, est en train de se faire agresser.

Il descend. Un voisin crie à son tour. L'agresseur prend peur et tente de se cacher dans les escaliers d’une maison toute proche. Françoise gît au sol, une mare de sang sous le crâne. Elle est consciente mais ne peut plus bouger.

Les témoins accourent. L'agresseur est vindicatif. Il tient des propos incohérents et évoque « l’enfer » pour justifier l’injustifiable. Un voisin, muni d’une carabine, parvient à le repousser. Au terme de longues secondes, l’homme est maîtrisé. Prévenus, deux équipages de la BAC arrivent sur place tout comme les sapeurs-pompiers puis le Samu. Jusqu’ici ingérable, l'agresseur n’oppose aucune résistance à son interpellation. Les policiers le conduisent au commissariat central où il est placé en garde à vue. Françoise, elle, ne peut plus bouger ses bras mais parvient à raconter son agression avant d’être transportée à l’hôpital.

À l’hôtel de police, on s’aperçoit vite du pedigree de l’agresseur. Il est vu par un médecin (comme le veut la loi) qui juge son état incompatible avec une mesure de garde à vue. Retour à l’hôpital psychiatrique Marchant pour celui qui n’aurait jamais dû le quitter.

Mais qui est cet agresseur, Jérémy Rimbaud est suivi de près et prend un traitement médicamenteux strict. Mercredi après-midi pourtant, il s’échappe sans difficulté de l’établissement de soin. Il gagne le cœur de Toulouse. Dès l’annonce de sa disparition, son signalement est communiqué aux forces de l’ordre.

Le  "Cannibale des Pyrénées"

Interné depuis 2013 et le meurtre d’un nonagénaire dont il a cuisiné et mangé le cœur et la langue, l’ancien soldat, diagnostiqué schizophrène et souffrant d’un choc post-traumatique lié à ses combats en Afghanistan, ne doit pas sortir de l’hôpital.

(Source : La Dépêche)

 

Mais qui est t' il, quel est son parcours :

 

Jérémy Rimbaud s'engage dans l'armée en tant que soldat au titre du régiment d'infanterie chars de marine (RICM) de Poitiers. De «  marsouin », il progresse jusqu'au grade de caporal.

Lors de son séjour en Afghanistan de novembre 2010 à juin 2011, pour se donner du courage au front, Jérémy Rimbaud prend de la kétamine. Lors d'une mission, Jérémy Rimbaud roule sur une mine avec son véhicule sans la déclencher, mais elle explose sous le char suivant et il « avait vu des militaires mourir ou être gravement brûlés en sautant sur une mine ».

Après son séjour en Afghanistan, il séjourne à Chypre avec son unité pour une évaluation psychologique. Un syndrome de stress post-traumatique, séquelle de son séjour en Afghanistan est diagnostiqué. Un médecin lui prescrit un traitement, que Jérémy Rimbaud n'a pas suivi. Il quitte l’armée le 5 novembre 2013, refusant une prolongation de son contrat, certain de trouver un travail dans le domaine de la peinture4.

Le 13 novembre 2013, sa petite-amie, Marie, remarque un brusque changement de personnalité chez Jérémy, « comme si on avait pris possession de lui, il était possédé »5. Et elle prend l’initiative de filmer ces délires. Jérémy Rimbaud lui confie alors : « Je ne sais pas si j'ai bien fait de m'engager dans l'armée. »

Le 15 novembre 2013 à Nouilhan, Jérémy Rimbaud erre dans les rues de Nouilhan et croise par hasard Léopold Pébèbidau, un agriculteur retraité de 90 ans, qui regarde, comme à son habitude, par la fenêtre de son domicile. Jérémy Rimbaud, dans son délire, le prend pour un taliban, s’introduit chez lui et lui fracasse le crâne avec une barre de fer ramassée dans une grange. Puis Jérémy Rimbaud sort son opinel et, alors que sa victime est encore vivante, il l’éventre pour prélever son cœur, qu’il fait frire, ainsi que la langue, avec des haricots tarbais, et dévore le tout. Enfin, avant de quitter les lieux, Jérémy Rimbaud tente de mettre le feu à la dépouille et au domicile.

Alors qu’il rentre de son exploitation agricole, Alain Pédèbidau découvre le cadavre mutilé de son père à son domicile et alerte les gendarmes.

Après s’être rassasié, Jérémy Rimbaud continue son errance dans Nouilhan où, dans la soirée, il agresse un autre agriculteur, Jean Camy, qui travaille sur son tracteur, près d'un silo à grains, avec un violent coup sur l’épaule de la même barre de fer qui a servi à tuer Léopold Pédèbidau. Mais Jean Camy parvient à se défendre et repousse l’agresseur. Jérémy Rimbaud s’en va et trouve dans une propriété un fusil qu’il dérobe. Alors qu’il se promenait tranquillement avec ce fusil, les gendarmes procèdent à son interpellation.

Peu après son arrestation, Jérémy Rimbaud dit aux gendarmes qui l'ont interpellé qu’il a « obéi à un message d'origine supérieure ». Le lendemain, il est hospitalisé d'office à l'unité pour malades difficiles de Cadillac.

Le 20 décembre 2013, Jérémy Rimbaud est mis en examen au tribunal de Pau pour assassinat et atteinte à l'intégrité d'un cadavre et tentative d'assassinat sur Jean Camy.

Le 1er mai 2015, une première expertise psychiatrique conclut à l'irresponsabilité pénale de Jérémy Rimbaud.

Le 21 avril 2016, le procureur de Pau, Jean-Christophe Muller déclare que les experts psychiatres pour la contre-expertise psychiatrique ont « unanimement considéré qu'il était atteint d'un trouble psychiatrique ayant entièrement aboli son discernement » et que donc il n’est pas pénalement responsable et ne peut être jugé pour ses actes.

(Source : Wikipédia)

 

Bien sur en aucun cas son passé militaire et son traumatisme n'excuse ses actes, mais soyons conscient que des militaires reviennent traumatisés à tout jamais de ce qu'ils ont vu et on vécu.

La question est de savoir comment les soigner pour les moins traumatisés, comment les aider, comment aider les proches.

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  • Administrateur

Je me suis fait la même réflexion que toi, combien d'hommes post traumatisé ont repris un semblant de vie normale après tous ces conflits, combien d'agression conjugale, bagarre, meurtres ont pu être commis sous cette cause est qui sont totalement passé à coté des radars (puisque pas recherché).

Ce qui est grave, c'est que la France devrait proclamer cette maladie "grande cause nationale" et donner des moyens, ces hommes ce sont battu pour elle, pour la liberté, pour notre liberté ou tout au moins aux ordres de nos dirigeants.

Dans l'affaire de Jérémy Rimbaud, ce qui me choque (même si nous ne sommes pas au courant de tous les détails) c'est qu'à son retour de mission (Afghanistan), les médecins militaires lui diagnostiquent un post traumatique et de là, il quitte l'armée et disparait du système, c'est là qu'il y a un problème.

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  • Administrateur

Moins médiatique, parce que tous ne deviennent pas des assassins, mais c'est important de les soutenir.

Pascal, officier commando parachutiste de l’air atteint d’un syndrome post-traumatique, a réussi son challenge : descendre la Loire en kayak en cinq jours et en totale autonomie. Retour sur cette aventure.

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Parti de la ville de Roanne ce 10 janvier, la navigation de 750 kilomètres l’a porté à travers les villes d’Orléans, de Tours et de Nantes avant une arrivée sur l’estuaire de Saint-Nazaire. Après cinq jours et deux heures intenses réalisés dans des conditions extrêmes, c’est un challenge sportif et humain réussi.

« Je suis heureux d’avoir pu partager cette aventure qui m’a permis d’aller rechercher au fond de moi-même toutes mes capacités d’endurance physique, de force mentale, de courage et de volonté pour tenir dans l’adversité. J’espère avoir encouragé par l’exemple les blessés militaires à se lancer dans des projets audacieux. »

(Source Fondation des Gueules Cassées-Ministère des Armées)

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  • Administrateur
Il y a 7 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

(Afghanistan), les médecins militaires lui diagnostiquent un post traumatique et de là, il quitte l'armée et disparait du système, c'est là qu'il y a un problème.

Il semblerait qu’il ait eu un traitement. Qu’il n’a pas pris oui tout au moins qu’il a abandonné. 

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    Bouchon-Gras 49

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    "vœux aux Armées 2022" Emmanuel Macron s'est rendu, mercredi en fin d'après-midi, à Haguenau pour ses "voeux aux Armées". Cette ville accueille trois régiments : le 2e régiment de hussards, le 54e régiment de transmissions et le 28e groupe géographique qui a rendu les honneurs au président de la République (photo Reuters). Ces trois régiments appartiennent au commandement du renseignement basé à Strasbourg. Le discours du président de la République, où il a rappelé "l'immense respect à l'égard des forces armées", a comporté deux axes principaux : - un axe national, où il a été question des moyens développés pour contrer les nouvelles menaces - et un autre qui a traité de la question de la souveraineté militaire européenne (dans le droit fil des déclarations présidentielles du matin à Strasbourg). Ces deux axes ont été développés sur fond d'un satisfecit évident à l'égard de l'action du gouvernement depuis 2019. Le Président, qui a rendu un hommage appuyé à Florence Parly,  a ainsi rappelé que 198 milliards d'euros seront engagés entre 2019 et 2023 pour réduire les "sur-engagements, fragilisation et lacunes" qui pénalisent les armées. Il a énuméré les efforts industriels et les livraisons de nouveaux matériels (dont le Griffon dont deux exemplaires flanquaient la tribune présidentielle). Il a vanté l'approche "ouverte, lucide et créative" qui a permis de mieux préparer les forces à leurs missions qui s'inscrivent "dans une accélération de l'Histoire". Par ailleurs, Emmanuel Macron a spécialement indiqué que la France était "disponible pour aller plus loin dans le cadre de l'Otan (...), en particulier en Roumanie". Verra-ton un SGTIA du type estonien déployé en Roumanie? Le PR n'a rien précisé. Mais l'ambition est clairement exprimée, s'inscrivant dans cette "vision du long terme" et ce "devoir de lucidité" malgré le "brouillard" qui doit caractériser la vision stratégique française "et celle de l'Europe" face à des puissance tierces. Des puissances qu'Emmanuel Macron n'a pas citées mais qui vont des "acteurs non étatiques" à la Russie (que le chef de l'Etat a citée une fois mais qui a été omniprésente entre les lignes), une des puissances qui "remettent en cause le multilatéralisme" et dont les actions hostiles ont été clairement dénoncées mercredi par le Président qui craint "une escalade".  "La grammaire change" a résumé le Président. Il va falloir différemment conjuguer le verbe "faire face". D'où "l'effort urgent et indispensable (...) à poursuivre et intensifier dans la durée". " "C'est là l'objectif que je vous assigne demain comme aujourd'hui", a conclu le Président.  (Source : Ligne de Défense)

    Bouchon-Gras 49

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    le chef de la Marine allemande démissionne (© Tobias Schwarz, AFP Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach, le 18 décembre 2019 à Limassol à Chypre.) Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach avait qualifié "d'inepties" les intentions prêtées par les alliés de l'Otan à la Russie d'envahir l'Ukraine. Sommé de s'expliquer auprès du chef d'État-Major des armées, le haut-gradé a rendu sa démission a indiqué samedi le ministère de la Défense. Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach a démissionné de ses fonctions après des propos controversés sur la crise en Ukraine, a annoncé samedi 22 janvier un porte-parole du ministère de la Défense. Le vice-amiral, qui avait entre autres qualifié d'ineptie l'idée que la Russie veuille envahir l'Ukraine, va quitter ses fonctions "avec effet immédiat", a précisé le porte-parole à l'AFP.  Ce que Vladimir Poutine veut, "c'est être respecté", a déclaré ce militaire selon une vidéo circulant sur internet, filmée lors d'une réunion d'un groupe de réflexion qui s'est tenue vendredi à New Delhi. "Il est facile de lui accorder le respect qu'il veut, et qu'il mérite aussi probablement", a-t-il ajouté. L'idée que la Russie veuille envahir une partie de l'Ukraine serait selon lui "une ineptie". Il avait par ailleurs estimé que la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014, était "partie, et ne reviendrait pas" dans le giron de l'Ukraine. L'ambassadeur allemand convoqué en Ukraine Ce haut gradé avait fait son mea culpa dans l'après-midi, qualifiant ses déclarations "d'irréfléchies". "Il n'y a pas à ergoter : c'était clairement une faute", a-t-il écrit dans un tweet. Mais dans un communiqué diffusé dans la soirée, il explique avoir remis sa démission afin "d'éviter des dommages supplémentaires à la Marine allemande et surtout à la République fédérale allemande". Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a convoqué dans l'après-midi l'ambassadeur allemand Anka Feldhusen après ces propos jugés "absolument inacceptables" par Kiev. Les déclarations du vice-amiral sont intervenues en pleine crise russo-occidentale autour de l'Ukraine.  D'intenses efforts diplomatiques sont actuellement déployés de part et d'autre pour éviter que la situation ne dégénère, alors que des dizaines de milliers de soldats russes sont toujours massés à la frontière ukrainienne.  Le Kremlin lie toutefois un apaisement de la situation à des garanties notamment sur le non-élargissement de l'Otan, en particulier à l'Ukraine.  Une condition jugée inacceptable par les Occidentaux, qui menacent la Russie de très fortes sanctions en cas d'opération militaire. Livraison d'armes Vendredi, la cheffe de la diplomatie du Royaume-Uni, Liz Truss, a de son côté prévenu qu'une invasion russe ne mènerait qu'à un "terrible bourbier et à des pertes humaines", comme pendant la guerre du temps de l'URSS en Afghanistan et les conflits en Tchétchénie, le Kremlin n'ayant selon elle "pas tiré les leçons de l'histoire". Moscou fait pression sur l'Ukraine depuis qu'un soulèvement, il y a près de dix ans, a renversé un gouvernement qui avait résisté aux appels à se rapprocher des Occidentaux.  La Russie s'est emparée de la péninsule méridionale de Crimée en 2014 et une insurrection prorusse, qui a depuis fit plus de 13 000 morts, a la même année éclaté dans l'est de l'Ukraine. Donnant suite aux appels de ce pays à renforcer ses capacités de défense, les États-Unis, le Royaume-Uni et les trois États baltes ont accepté de lui livrer des équipements militaires, notamment des missiles antichars et antiaériens.  L'Allemagne a en revanche refusé de leur emboîter le pas car cela ne contribuerait "pas actuellement" à désamorcer la crise, a estimé samedi sa ministre de la Défense Christine Lambrecht. Elle s'est bornée à annoncer la fourniture en février d'un "hôpital de campagne".  Une prise de position qui a suscité l'irritation de Kiev. "Aujourd'hui, l'unité de l'Occident à l'égard de la Russie est plus importante que jamais" et "les partenaires allemands doivent cesser de miner l'unité avec de telles paroles et de telles actions et d'encourager Vladimir Poutine à déclencher une nouvelle attaque contre l'Ukraine", a réagi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba. Malgré ce contexte de tensions extrêmes, les États-Unis ont quant à eux fait savoir samedi qu'ils ne prévoyaient pas pour le moment d'organiser une évacuation de leurs ressortissants présents en Ukraine, leur laissant le choix d'en partir par des vols commerciaux. (Source : France 24 - AFP)

    Bouchon-Gras 49

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    «Aucune option n’est exclue» pour répondre à une attaque russe en Ukraine, annonce la Maison-Blanche. © SERGEY PIVOVAROV De nombreux moyens armés russes sont postés non loin des frontières ukrainienne (illustration). REUTERS/Sergey Pivovarov La tension semble monter encore d’un cran dans cette guerre de déclarations entre la Russie et les États-Unis. « Nous sommes à un stade où la Russie peut lancer à tout moment une attaque en Ukraine », a estimé mardi la porte-parole de la Maison Blanche, en parlant d’une « situation extrêmement dangereuse ». « Aucune option n’est exclue » côté américain pour répondre à une telle attaque, a indiqué Jen Psaki, interrogée en particulier sur une exclusion de la Russie de « Swift », un circuit sécurisé de virements bancaires internationaux. Largement inconnu du grand public, Swift est un rouage clé de la finance mondiale : cette société, sans réel concurrent, fournit aux banques un langage standardisé pour communiquer, mais également un réseau sécurisé, automatisé et rapide pour faire circuler ces messages. Une responsable du département d’État américain a alerté sur des mouvements de troupes russes mardi au Bélarus, voisin de l’Ukraine. « Le fait que nous observions ces mouvements au Bélarus donne clairement aux Russes une nouvelle approche, s’ils décidaient d’entreprendre des actions militaires plus poussées contre l’Ukraine », a-t-elle détaillé. Les Etats-Unis s’inquiètent ainsi d’un projet de réforme constitutionnelle au Bélarus qui permettrait un déploiement d’armes nucléaires russes dans ce pays frontalier de l’Ukraine et de la Pologne. Les exercices militaires russo-bélarusses annoncés mardi par le Bélarus « vont bien au delà du normal » et pourraient annoncer une présence militaire permanente de la Russie dans cet ancienne république soviétique restée un des alliés les plus proches de Moscou, a précisé à la presse cette responsable ayant requis l’anonymat. En fin de semaine dernière, Washington avait déjà accusé Moscou d’avoir dépêché en Ukraine des agents chargés de mener des opérations de « sabotage » afin de créer un « prétexte » pour une invasion. « De graves conséquences » en cas d’invasion de l’Ukraine Ce ton toujours plus alarmiste de la part des États-Unis coïncide avec le lancement d’une nouvelle tentative de dialogue avec la Russie. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken rencontrera son homologue russe, Sergueï Lavrov, vendredi à Genève, pour tenter malgré tout de chercher « une porte de sortie ». Avant cela, Antony Blinken est attendu mercredi à Kiev dans un contexte explosif, la Russie ayant déployé des dizaines de milliers de militaires à la frontière ukrainienne. Le secrétaire d’État américain se rendra ensuite à Berlin pour des discussions avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sur l’Ukraine, les Occidentaux ayant prévenu la Russie qu’elle s’exposerait à de graves conséquences en cas d’invasion du territoire ukrainien. Une autre sanction régulièrement évoquée contre la Russie serait de frapper le gazoduc Nord Stream 2, qui débouche en Allemagne. Jen Psaki a répété mardi que viser cette infrastructure, qui ne fonctionne pas encore, constituerait un levier « crédible » contre la Russie, alors que Berlin a exprimé des réticences à cette idée. Alors que l’Ukraine et ses alliés craignent une invasion russe, des négociations la semaine passée à Genève, Bruxelles et Vienne n’ont jusque-là permis que de constater le fossé séparant Moscou et les Occidentaux. (Source :  Le Parisien avec AFP)  

    Bouchon-Gras 49

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    Doit on y voir un hasard des programmes ou la Mer Noire serait elle l'enjeux politique actuelle. La prochaine mission du porte-avions Charles de Gaulle se concentrera sur la Méditerranée et la mer Noire. La mission Clemenceau 2022 que s’apprête à mener le groupe aéronaval français [GAN, encore appelé Task Force 473 ou bien encore, et c’est nouveau, « French Carrier Strike Group »] aura un profil particulier par rapport à celles qui ont été conduites durent ces dernières années. En effet, le porte-avions Charles de Gaulle n’aura pas à traverser le Canal de Suez pour naviguer, avec son escorte, dans l’océan Indien ou dans le golfe Persique… Pas plus qu’il ne se rendra dans l’Atlantique Nord, comme en 2020. Et pour cause : il ne quittera pas la Méditerranée. Et ce n’est pas une surprise, quand on se souvient des propos tenus par le président Macron, le 13 juillet 2020. « La zone Méditerranée sera le défi des prochaines années tant les facteurs de crise qui s’y conjuguent sont nombreux : contestation des zones maritimes, affrontements entre pays riverains, déstabilisation de la Libye, migrations, trafics, accès aux ressources », avait résumé le locataire de l’Élysée, avant d’en appeler à une « véritable politique européenne pour la Méditerranée ». Et d’insister : « La Méditerranée ne peut construire une paix durable sans nous, nous ne pouvons accepter que notre avenir soit construit par d’autres puissances ». Lors du point presse du minsitère des Armées, le 20 janvier, l’amiral Gilles Boidevezi, commandant de la zone maritime Méditerranée [CECMED], a rappelé que, au-delà des conflits et des tensions, cette mer, qui ne représente que 1% de la surface des océans, est le lieu de transit de « nombreux flux, tant licites [25% du trafic mondial et 65% de flux énergétiques des pays de l’Union européenne] qu’illicites [migrations, stupéfiants, armes, traite d’êtres humains], ce qui n’est pas sans conséquence(s) sur la sécurité du Vieux Continent. « La présence française dans la zone s’avère donc nécessaire pour défendre nos intérêts économiques et sécuritaires » ainsi que pour « réaffirmer notre attachement à la liberté de circulation aérienne et maritime comme au respect du droit international », a expliqué l’amiral Boidevezi. Le porte-avions Charles de Gaulle appareillera de Toulon au début du mois de février, avec, à son bord, un groupe aérien embarqué [GAé] composé d’une vingtaine de Rafale M F3R des Flotilles 12F et 17F, de deux E-2C Hawkeye de la Flottille 4F et de plusieurs hélicoptères [Dauphin de la 35F et Panther de la 36F]. L’un des quatre NH-90 NFH belges devrait le rejoindre en cours de mission. D’ailleurs, la composition de son escorte n’est pas figée. Au départ, celle-ci réunira la Frégate multimissions à capacité de défense aérienne renforcée [FREMM DA] « Alsace », récemment admise en service, ainsi que la Frégate de défense aérienne [FDA] « Forbin », la FREMM « Normandie », le pétrolier-ravitailleur « Marne » [avec un hélicoptère Alouette III de la 34F] et un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA]. La présence de ce dernier devant être intermittente, il sera suppléé par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 basé à Chypre ou en Crète et un sous-marin grec, dont le type n’a pas été précisé. Au fil de sa mission, le porte-avions Charles de Gaulle sera aussi rejoint par le « destroyer » américain USS Ross et par la frégate espagnol SPS Juan de Borbon [classe F-100] et une frégate grecque. En outre, des officiers allemands, italiens et canadiens seront insérés au sein de l’état-major du GAN. Le programme de la mission Clemenceau 2022 sera assez copieux. Il se résume en cinq points : lutter contre le terrorisme, renforcer la capacité autonome française d’appréciation de la situation, affirmer la liberté de navigation, tant maritime qu’aérienne, appuyer l’effort de défense européen, coopérer avec les alliés et partenaires de la France. Ainsi; le groupe aéronaval sera engagé dans l’opération Chammal [nom de la participation française à l’opération Inherent Resolve dirigée, au Levant, par les États-Unis contre l’État islamique]. Puis, il prendra part à la mission européenne Irini, laquelle consiste à faire appliquer l’embargo sur les armes décidé par les Nations unies à l’égard de la Libye. Il se rendra en mer Adriatique, où des actions de coopération avec des pays de la région, notamment la Croatie, sont prévues. Toujours au chapitre des coopérations, le GAN se rendra en Grèce puis à Chypre. Et le Charles de Gaulle aura à manoeuvrer avec le porte-aéronefs italien Cavour [désormais en mesure d’accueillir des avions F-35B] et un porte-avions américain. Mais l’une des parties de ce déploiement qui sera sans doute la plus délicate, au regard des tensions avec la Russie, sera la « coopération en mer Noire », où certains « moyens navals et aériens » du GAN se déploieront au début du mois d’avril, pour des exercices avec les forces roumaines. Pour rappel, lors de son premier déploiement, l’an passé, le groupe aéronaval britannique formé autour du porte-avions HMS Queen Elizabeth avait fait la même chose. Et cela avait donné lieu à un incident ayant opposé le « destroyer » HMS Defender à la marine russe. À noter, d’ailleurs, que le début de la mission Clemenceau 2022 coïncidera avec des exercices navals russes de grande ampleur, lesquels se tiendront dans toutes les zones d’intêret de Moscou. La Méditerranée et la mer Noire en font partie. (Source : Opex 360)

    Bouchon-Gras 49

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    Le Pentagone annonce un exercice naval de l'Otan en Méditerranée   L'Otan va mener dès lundi un exercice naval à grande échelle en Méditerranée avec la participation du porte-avions américain USS Harry Truman. Ces manœuvres ont lieu en pleines tensions avec la Russie qui a elle-même annoncé des manœuvres navales au même moment. 'Neptune Strike 22 va durer jusqu'au 4 février, et est destiné à démontrer la capacité de l'Otan à intégrer la force de frappe maritime sophistiquée d'un groupe aéroporté en soutien aux efforts de dissuasion et de défense de l'Alliance', a annoncé vendredi le porte-parole du Pentagone, John Kirby. M. Kirby a assuré que cet exercice était en préparation depuis 2020 et qu'il n'avait rien à voir avec les tensions actuelles autour de l'Ukraine, bien que 'Neptune Strike 2022' ne figure pas sur la liste des exercices prévus en 2022 publiée le 14 décembre par l'Otan sur son site. 'L'exercice lui-même n'est pas conçu pour contrer le genre de scénarios qui pourraient se produire autour de l'Ukraine', a-t-il affirmé. 'C'est vraiment un exercice naval de l'Otan (...) destiné à tester un vaste éventail de capacités navales que nous voulons être sûrs de continuer à renforcer'. La Russie aussi : La Russie a annoncé jeudi des exercices navals tous azimuts. Plus de 140 navires de guerre et environ 10'000 militaires prendront part en janvier et février à ces exercices menés dans l'Atlantique, l'Arctique, le Pacifique ou encore la Méditerranée. M. Kirby a reconnu que la situation tendue avec la Russie avait suscité des débats avec les alliés sur la tenue de cet exercice naval. 'Après discussions avec nos alliés de l'Otan, il a été décidé d'aller de l'avant', a-t-il précisé. L'USS Harry Truman et son groupe aéroporté sont en Méditerranée depuis la mi-décembre. (Photo: KEYSTONE/AP) Le porte-avions devait rejoindre la zone d'opérations du commandement central (Centcom) mais le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a décidé fin décembre de le maintenir en Méditerranée pour 'rassurer' les Européens face aux frictions avec la Russie. Sans mentionner les tensions autour de l'Ukraine, où Kiev et ses alliés occidentaux accusent Moscou d'avoir massé 100'000 soldats aux frontières du pays en prévision d'une possible invasion, le Pentagone avait souligné que ce changement d'itinéraire 'reflétait le besoin d'une présence continue en Europe'. (Source : RTN)
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