Jump to content

22 juin 1940, l'exploit du lieutenant Jean-Marie Bulle dans les Alpes.


Bouchon-Gras 49

Recommended Posts

  • Administrateur

1940, l'Allemagne envahi la France, l'Italie en profite pour attaquer notamment en passant par les Alpes.

105494731_644513312941827_7795255237248043075_n.png

Le , l'Italie déclare la guerre à la France. Les premières échauffourées ont lieu entre le 14 et le , notamment le 16 où sur le col de la Seigne une soixantaine d'italiens tentent d'encercler les éléments de la SES, profitant de l'absence de Jean Bulle convoqué en vallée pour une réunion de commandement. Malgré l'arrivée au pouvoir du Maréchal Pétain et la demande d'armistice avec l'Allemagne, les combats continuent dans les Alpes. Le , l'armée italienne attaque le Beaufortain et la Tarentaise dans le but de s'emparer de Bourg-Saint-Maurice et d'ouvrir la voie vers Albertville puis Chambéry. La SES du 80e BAF est chargée de défendre le passage du Col de l'Enclave que l'ennemi tente de traverser le 22. La section résiste héroïquement sous l'impulsion de son commandant qui n'hésite pas à descendre en rappel le long d'une crête pour se poster sur un replat au plus près des colonnes italiennes et les mitrailler. Entretemps, un ordre de repli est parvenu mais la SES est encerclée. Dans la nuit du 22 au , Bulle reconnait en solitaire la seule arête permettant une évacuation de ses hommes puis organise leur descente homme par homme. Finalement le 24, la nouvelle de la relève parvient à la SES qui, en arrivant dans la vallée, apprend la nouvelle de l'armistice avec l'Italie.

( source :      https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bulle           )

index.jpg

Ses premiers faits d'armes auront lieu avec cette section, du 14 au 21 juin 1940, sur le col de laSeigne et le col de la Tête de l'Enclave. A cet endroit stratégique de la Bataille des Alpes, lelieutenant Bulle et sa section tiennent le col face aux bataillons italiens d'élite, les Alpini : ce serontles combats les plus hauts de l'année 1940. Les Français en infériorité numérique repoussenthéroïquement les Italiens, avant de se replier dans des conditions extrêmes sous les ordres de leurchef. Le lieutenant Bulle récolte une citation à l'ordre de l'Armée, et surtout l'éloge des grandsalpins de l'époque. Le général Touchon, qui commandait la 6ème Armée et le Front des Alpes audébut de la guerre, lui écrivit : «Vous êtes, je crois bien, celui qui a lutté à la plus haute altitudecontre l'ennemi et la tourmente réunis ! Vous l'avez fait avec cœur, intelligence et courage. » Legénéral Vallette d'Osia qui, alors commandant vint sur place en 1942, affirme que «le rôle de sasection d'éclaireurs fut, à la Seigne et à l'Enclave, extraordinaire et primordial. »Mais si l'Armée des Alpes reste invaincue sur le champ de bataille, elle doit se soumettre àl'armistice. En 1943, Jean Bulle entre en résistance.

( Source http://bleujonquille.fr/documents/docs/Bulle.pdf   )

mpo.jpg

Pour en savoir plus ;

http://guysylvain.perso.infonie.fr/nouvellepage10.htm

http://www.tempetesurlesalpes.fr/45.html

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

  • Similar Content

    • By Bouchon-Gras 49
      1940, l'Allemagne envahie la France à la vitesse de l'éclair, l'armée française est débordée et en déroute.
      Ça et là néanmoins des soldats français résistent et s'oppose à l'armée allemande, ce fut le cas à Saumur et ses alentours où des soldats français, principalement des élèves de l'école de cavalerie, de l'école de st Maixent, des artilleurs, donc des officiers, des sous officiers et des militaires du rang, dont l'Histoire a retenue les faits sous le nom " DES CADETS DE SAUMUR ".
       
      Cette résistance, qualifiée d'héroïque, opposa pendant deux jours près de 2 500 soldats français, sous-équipés et inexpérimentés, à la 1re division de cavalerie de l'armée allemande, alors même que le maréchal Pétain venait d’annoncer la demande d'armistice et d’appeler à cesser le combat. Ce faisant, les cadets de Saumur sont parfois considérés comme les premiers résistants, avec les derniers défenseurs de la ligne Maginot.
       
      Le secteur allant de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire) au Thoureil (Maine-et-Loire) fut confié à l’École de cavalerie de Saumur, commandée par le colonel Michon. Ce secteur comporte notamment quatre ponts constituant des points de franchissement cruciaux pour les armées allemandes.
       

      Colonel Michon.
       
      Cependant, le 15 juin 1940, l’École de cavalerie reçoit l’ordre d’évacuer Saumur pour rejoindre Montauban. Le colonel Michon, refusant de reculer, obtint de conserver les cadres et élèves de l’école pour mettre le secteur imparti en défense. L’évacuation ne concerne donc que les éléments non-combattants de l’École de cavalerie. Dans la même journée, Maxime Weygand annonce refuser toute reddition de l'armée française.
      Le 16 juin 1940, les Allemands sont à Orléans, ville déserte bombardée à plusieurs reprises par leur aviation1. Les ponts routiers (Joffre et George-V) sont détruits pour empêcher la progression des Allemands vers le sud. Seul le pont de chemin de fer ou pont de Vierzon n'a pu être détruit, laissant les troupes allemandes rejoindre la rive gauche de la Loire.
      Le 17 juin 1940, le maréchal Pétain adresse un message aux armées françaises demandant de cesser les combats dans la perspective de l’armistice. Le colonel Michon rassemble ses cadres pour leur exposer la situation. Tous sont volontaires pour poursuivre la résistance armée, malgré des moyens très faibles, et faire ainsi honneur, dans un esprit de sacrifice, à l’armée française. C’est avec la défense de la ligne Maginot, le premier acte de résistance armée sur le territoire national. Les Allemands sont alors à Nevers et à La Charité-sur-Loire.
      Le 19 juin 1940, les Allemands atteignent Gien, Beaugency et Sully-sur-Loire. Dans le même temps, Blois et Nantes, villes déclarées ouvertes, sont prises par l'ennemi.
       

       
      Les troupes françaises sont hétéroclites, et sont constituées de :
      550 élèves aspirants de réserve (ÉAR) de cavalerie et des 240 ÉAR du train (équivalent des EOR actuels) de la 4e division d’instruction, encadrés par leurs instructeurs, sous le commandement du Colonel Michon ; 360 soldats de divers centres d’instruction de la région aux ordres du capitaine de Cadignan ; 80 hommes commandés par le capitaine Monclos ; 200 fantassins et mitrailleurs du 13e régiment de tirailleurs algériens ; un bataillon de 350 hommes de l’École d’infanterie de Saint-Maixent ; le 1er Groupe Franc motorisé de cavalerie aux ordres du capitaine de Neuchèze (dont le compositeur Jehan Alain) ; un escadron de reconnaissance (capitaine Gobble) ; 260 cavaliers du 19e régiment de dragons aux ordres de chef d’escadron Hacquard. Soit environ 2 500 hommes armés de 24 blindés, 5 canons de 75 mm, 13 canons antichars et 15 mortiers pour tenir 40 km de front.
       
       

      Les Allemands franchissant la Loire à Orléans.
       
      Les troupes allemandes sont composées de :
      40 000 hommes, 300 pièces d'artillerie, 150 blindés et de plusieurs éléments de la Luftwaffe.  
       
      Ceux-ci bloqueront pendant plus de deux jours plus de deux divisions allemandes (dont la 1re division de cavalerie), sans oublier l’appui de la Luftwaffe. Les combats commencèrent le 19 juin 1940 lors d'un premier contact, à 0 h 15, à Saumur avec des blindés allemands rapidement mis hors-service. Peu après, à 2 h, le pont de Montsoreau est détruit lors de l'engagement avec les troupes allemandes.
       

       
      Les troupes françaises prirent position sur quatre ponts de la Loire, qu'elles eurent ordre de tenir coûte que coûte. Bien qu'inexpérimentées, elles repoussent les divers assauts allemands, leur infligeant de lourdes pertes, menant même une contre-attaque mais qui est rapidement contenue. Ce n'est que grâce à l'arrivée de renforts et par l'utilisation massive de l'artillerie et par suite du manque de munitions que les Allemands s'emparent de ces ponts dans la journée du 20 juin 1940, marquant ainsi la fin de la bataille et de tout obstacle majeur à la progression de l'armée allemande dans le Sud du pays.
       

       
      Les combats héroïques menés par cette poignée de soldats équipés de leurs armes d’instruction contre des forces très supérieures tant en hommes qu’en armements furent reconnus par leurs vainqueurs : c’est le général Feldt commandant la 1re division de cavalerie qui leur donnera le nom de « cadets » et qui leur permettra de repartir libres vers la ligne de démarcation, aux ordres de leurs officiers, sans escorte allemande, une section de la Wehrmacht leur rendant les honneurs militaires au passage du pont à Beaulieu-lès-Loches.
      Les cadets de Saumur furent également cités pour actes de bravoure à l'ordre de l'armée par le général français Maxime Weygand.

      Les pertes de cette bataille sont de 250 tués ou blessés du côté français, et de 132 tués et plusieurs centaines de blessés du côté allemand.
      218 soldats français sont faits prisonniers par les Allemands après la bataille de Saumur/Gennes (mais qui seront relâchés plus tard par le général allemand Kurt Feldt). De nombreux autres soldats sont également portés disparus (plusieurs centaines d'hommes au total).
       

       

       
      ( Source : Wikipédia )
       
      https://www.defense.gouv.fr/portail/comme-en-40/webserie/les-episodes/episode-6-les-cadets-de-saumur-sauver-l-honneur
      Et :
      https://saumur-jadis.pagesperso-orange.fr/recit/ch45/r45d5combats.htm
    • By Bouchon-Gras 49
      Bataille souvent occulté de la mémoire, peu raconté dans les manuels d'histoire, la campagne de Norvège, la France envoya des troupes sous le nom de corps expéditionnaire français en Scandinavie ( CEFS ).
       
       
      Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, la Norvège attire l'attention des belligérants. Le pays se situe en effet à un carrefour maritime stratégique, ses fjords peuvent abriter une flotte importante et, par le port de Narvik, transite le minerai de fer de Laponie suédoise fort utile à l'industrie de guerre allemande.
      L'agression de la Finlande par l'Union soviétique en novembre 1939 motive un premier plan de débarquement franco-anglais. Dans ce but, en France, le colonel Béthouart est chargé de constituer un corps expéditionnaire. Les désaccords stratégiques et la capitulation finlandaise rendent caducs ces préparatifs.
      De nouveaux projets sont en cours quand Hitler lance, début avril 1940, l'attaque sur la Norvège. En une journée, par une série d'opérations aéronavales, les Allemands se rendent maîtres des principaux ports malgré de meurtrières contre-attaques des bâtiments britanniques.
       

      Marins français dans un bois pendant le bombardement de Namsos par l'armée allemande. Source : ECPAD France
       
      La première riposte alliée vise Trondheim, au centre des côtes norvégiennes. L'offensive directe, par mer, sur la ville est soutenue par des actions terrestres sur Andalnes et Namsos. C'est dans ce dernier secteur que débarque la 5e demi-brigade de Chasseurs alpins. Les combats se déroulent dans le grand froid et la neige, sous des vagues de bombardements. Alors que Britanniques et Norvégiens chancellent sous les coups de la Luftwaffe, les Français s'accrochent à Namsos, incendié. Quelques difficiles percées n'empêchent pas la situation de s'aggraver : le War Office décide donc le rembarquement.
       

      © MINDEF/SGA/DMPA/Joëlle Rosello
       
      Le Haut Commandement veut porter l'effort principal sur Narvik. Trois bataillons britanniques débarquent au nord de l'Ofotenfjord, rejoints par la 27e demi-brigade de Chasseurs alpins et la 13e demi-brigade de la Légion étrangère sous les ordres du général Béthouart.
      Tandis que Chasseurs alpins et Norvégiens prennent l'offensive au nord de Bjervik, la 13e DBLE s'empare de cette ville.
      L'opération sur Narvik est déclenchée le 28 mai. Légionnaires et Norvégiens atteignent Orneset. Au sud, deux bataillons polonais se portent sur Ankenes et Bjersfjord. Cramponnés à un plateau qui domine la cité, les Allemands ripostent, soutenus par leur aviation. Sous les bombardements, les forces alliées se regroupent, occupent les crêtes, forcent l'ennemi à reculer. Français et Norvégiens entrent victorieux dans Narvik, les Polonais faisant leur jonction avec des éléments de la Légion étrangère dans le Bjersfjord. Les Allemands sont repoussés.
       

      Navires en flammes dans la baie de Narvik après l'attaque effectuée par la flotte anglaise les premiers jours de la guerre. Source : DR
       
      Or, à la même époque en France, la situation est devenue dramatique : les panzers ont percé les lignes françaises, le corps expéditionnaire britannique est encerclé dans Dunkerque. Ordre est donné aux forces alliées de quitter la Norvège. Le 7 juin 1940, les troupes rembarquent pour Brest où elles arrivent quelques jours avant la fin des combats.
       
      Les troupes alliées engagées en Norvège
      Les troupes terrestres engagées, de quelque 13 400 hommes, se composent pour un tiers de forces britanniques et polonaises et pour deux tiers de forces françaises et norvégiennes.
       

      Les forces britanniques
      Les Britanniques assurent le haut-commandement des opérations en Scandinavie.
       

      Les forces terrestres
      Deux grandes unités britanniques interviennent en Norvège.
      Commandée par le major-général Carton de Wiart, la 146e brigade d’infanterie, qui se compose du ¼ bataillon The Royal Lincolnshire Regiment, du Hallamshire bataillon, The York and Lancaster Regiment et du ¼ bataillon The King’s Own Yorkshire Light Infantery, intervient dans le secteur de Namsos.
      Commandée par le major-général Mackesy puis par le major-général Auchinleck, la 24e brigade, qui se compose du 1er bataillon Scots Guards, du 1er bataillon Irish Guards et du 2e bataillon the South Wales Borderers, est engagée dans le secteur de Narvik.
       

      Embarquement de troupes britanniques pour la Norvège (DR Imperial War Museum)
       
       
      Les forces navales
      Les forces navales britanniques sont composées des cuirassiers "Warspite" et "Resolution", des croiseurs "Southampton", "Effingham", "Aurora", "Enterprise" et "Vindictive", des croiseurs anti-aériens "Cairo", "Coventry" et "Curlew", des porte-avions "Furious", "Ark Royal" et "Glorious", des destroyers "Acasta" et "Afridi".
       
       
      Les forces françaises
      Le corps expéditionnaire français en Scandinavie a pour commandant le général de division Audet et pour chef d’état-major le chef de bataillon Goybet.
       

      Les forces terrestres
      Les forces terrestres françaises se composent d’une division de Chasseurs alpins et d’une unité de la Légion étrangère.
       

      Chasseurs en route pour la Norvège. Source : ECPAD France
       
      Le 15 avril 1940, le général Béthouart crée, à partir de la brigade de haute-montagne, pour l'intervention en Scandinavie, la 1re division légère de Chasseurs. Cette division se compose de plusieurs unités et ensemble d’unités : la 5e demi-brigade de Chasseurs alpins, engagée du 19 avril au 3 mai 1940 dans le secteur de Namsos, la 27e demi-brigade de Chasseurs alpins, engagée du 27 avril au 7 juin 1940 dans le secteur de Narvik, ainsi que le 2e groupe autonome d’Artillerie coloniale, la 342e compagnie autonome de chars de combat, la 14e compagnie anti-chars, la 1026/404e batterie anti-aérienne, la 802e compagnie de camionnettes.
       

      Le général Béthouard, commandant le Corps Expéditionnaire Français à Narvik. Source : ECPAD France
       
      La 13e demi-brigade de Légion étrangère intervient en Norvège alors qu’elle est composée de deux bataillons.
       

      Les forces navales
      La Force "Z", commandée par le contre-amiral Derrien, se compose des croiseurs "Emile Bertin" puis "Montcalm", des contre-torpilleurs "Bison", "Tartu", "Chevalier Paul", "Maillé-Brézé", "Milan", "Epervier" et des torpilleurs "Brestois", "Boulonnais", "Foudroyant".
      La 1re division de croiseurs auxiliaires se compose des bâtiments "El Djezaïr", "El Mansour", "El Kantara", "Ville d'Oran".
      Enfin, sont affectés au transport les bâtiments "Ville d'Alger", "Djenné", "Flandre", "Président Doumer", "Chenonceaux", "Mexique", "Colombie", "Amiénois", "Saumur", "Cap Blanc", "Château Pavie", "Saint Firmin", "Brestois", "Albert Leborgne", "Paul Emile Javary", "Saint Clair", "Vulcain", "Enseigne Maurice Préchac".
       

      Les troupes françaises évacuent Namsos sur le "El Djezaïr". Source : ECPAD France
       

      Les forces polonaises
      Commandée par le général Bohusz-Szysko, la brigade de Chasseurs du Podhale, formée le 9 février 1940 à Coëtquidan, est constituée de quatre bataillons. Incorporée à la 1re division légère de Chasseurs français, elle participe à l’offensive sur Narvik. Après la campagne de Norvège, elle assure la défense du secteur du Mont Saint-Michel puis rembarque pour l’Angleterre où une partie des troupes rejoint l’unité de Légion étrangère constituée par le général de Gaulle.
       

      Embarquement des troupes polonaises sur le Mexique. Source : MINDEF/SGA/DMPA
       

      Prisonniers allemands encadrés par des soldats polonais et un officier norvégien. Source : ECPAD
       
       

      Les forces norvégiennes
      Commandée par le général Otto Ruge, l’armée norvégienne comprend, sur le théâtre d’opérations de la Norvège centrale, secteur de Namsos, la 5e division d’infanterie commandée par le général Laurantzon et sur le théâtre d’opérations de la Norvège du nord, secteur de Narvik, la 6e division d’infanterie dirigée par le général Fleischer.
       
       
      Descriptif des forces françaises engagées en Norvège
       
      La 5e demi-brigade de Chasseurs alpins :
      Cette unité intervient en Norvège composée du 13e bataillon de Chasseurs alpins, du 53e bataillon de Chasseurs alpins et du 67e bataillon de Chasseurs alpins. Après avoir été évacuée de Norvège, et avant d’être dissoute en juillet 1940 à la suite de l’armistice, la 5e demi-brigade de Chasseurs est intégrée à la 40e division d’infanterie pour poursuivre la guerre. Recréée en 1945, la 5e demi-brigade de Chasseurs participe à la bataille des Alpes et à l’occupation de l’Autriche avant d’être à nouveau dissoute. Cette unité est, une dernière fois, recréée, pour la guerre d’Algérie, entre 1954 et 1959.
       
      La 27e demi-brigade de Chasseurs alpins :
      Cette unité est engagée en Norvège composée de trois bataillons : le 6e de Chasseurs alpins, le 12e de Chasseurs alpins et le 14e de Chasseurs alpins. Débarquée en France, à Brest, quelques jours avant la demande d’armistice, la 27e demi-brigade de Chasseurs alpins est démobilisée à Grenoble durant le mois d’août 1940.
      Le drapeau des Chasseurs porte l’inscription : NORVEGE 1940
       
      La 13e demi-brigade de Légion étrangère :
       

      Légionnaires en route pour la Norvège. Source : ECPAD
       
      En février 1940, en Algérie, est formé, pour combattre en Finlande, un groupement qui, le 27 mars 1940, prend le nom de 13e demi-brigade de marche de Légion étrangère. Après la campagne de Norvège, ce bataillon gagne Brest puis se replie sur l’Angleterre où, le 1er juillet 1940, tandis que la 13e DBMLE est rapatriée au Maroc, une partie de l’unité choisit de rejoindre les Forces françaises libres et devient, après la dissolution de la 13e DBMLE, la 13e demi-brigade de Légion étrangère. La "13" en tant que telle ou sous forme de bataillons formant corps participe, de 1940 à 1945, à un grand nombre des combats de la Seconde Guerre mondiale. Réorganisée, l’unité est ensuite engagée, de 1946 à 1955, en Indochine. A partir de juillet 1955, la 13e DBLE participe à la guerre d’Algérie. A la suite de l’indépendance de ce pays, l’unité s’installe à Djibouti où elle se trouve toujours aujourd’hui et où elle participe à la défense du territoire de cette République.
      Le drapeau de la 13e demi-brigade de Légion étrangère porte l’inscription :  BJERVIK 1940-NARVIK 1940
       
       
      Le navire "Émile Bertin"
       

      Emile Bertin : Source : Service historique de la Marine, coll. Dousset 3 n° 30
       
      Lancé le 9 mai 1933, l'"Emile Bertin" entre en service en 1934. Navire–amiral du groupe Emile Bertin dit Force "Z", il participe, du 13 au 25 avril 1940, aux opérations en mer du Nord et sur les côtes de Norvège où il est endommagé par une bombe allemande. Après la campagne de Norvège, il fait partie des forces navales détachées aux Antilles. Il sert ensuite de soutien au cours des opérations de débarquement en Italie et en France, effectuant de nombreux transports de troupes. Fin 1945, il est envoyé en Indochine avec mission de rapatrier les éléments du corps expéditionnaire français se trouvant à Shangaï puis participe aux opérations visant à réoccuper le Tonkin. Affecté au groupe des Ecoles de Toulon en 1947, il est déclassé et utilisé comme base fixe en 1959 et rayé des listes de la flotte le 27 octobre de la même année.
       
       
      Le navire "Montcalm"
       

      Montcalm. Source : Service historique de la Marine, coll. Dousset 3 n° 42
       
      3e bâtiment du nom, lancé le 26 octobre 1935, le "Montcalm" entre en service en 1937. En avril 1940, il prend la relève de l'"Emile Bertin" et participe aux opérations d'évacuation de Namsos. Envoyé en Méditerranée, il est, à partir du 19 mai, stationné à Alger d’où il rejoint Toulon lors des événements de Mers el Kébir. Il participe notamment à la défense de Dakar au cours des combats des 23, 24 et 25 septembre 1940, aux opérations de Corse en septembre 1943, au soutien des débarquements alliés en Normandie puis en Provence, à la prise de Toulon et aux différentes opérations qui suivent sur les côtes de la Méditerranée. A l'issue de la guerre, il poursuit sa carrière entre exercices et missions de liaison et fait une dernière campagne en Indochine. Affecté à l'Ecole des Armes Sous-Marine en 1959, il termine sa carrière dix ans plus tard.
       

      Monument commémoratif français à Narvik. Source : Archives de la ville de Narvik
       
      ( Source : chemin de mémoire )
       
       

      1940, France, Un officier supérieur de marine français passe en revue des éléments du corps expéditionnaire français en Scandinavie (CEFS) avant leur embarquement sur le paquebot "Mexique" de la Compagnie Générale Transatlantique, en route pour la Norvège

      Corps expéditionnaire français en Scandinavie

      Le corps expéditionnaire français en Scandinavie (CEFS) est une force armée franco-polonaise.
      Le corps expéditionnaire en Scandinavie, aux ordres du colonel Béthouart, est créé le 28 février 1940 afin de porter secours à la Finlande agressée par l'URSS depuis le 30 novembre 1939 (Cf. article Guerre d'Hiver). Le CEFS, qui doit être associé à un corps de troupe britannique, comprend alors la brigade de haute montagne (BHM) constituée de deux demi-brigades de chasseurs alpins, la 13e DBMLE, une brigade polonaise, la 342e CACC et une batterie d'artillerie.
      De son côté, la marine comprend la Force Z ainsi que des navires de transport de troupes et de matériels réquisitionnés.
      La signature du traité de Moscou le 12 mars, met un terme au projet d'intervention du corps expéditionnaire franco-britannique qui s'apprêtait à partir. Le CEFS est néanmoins maintenu et est à nouveau activé le 23 mars 1940 en prévision cette fois d'une agression allemande en Norvège.
      Alors que l'Allemagne débarque ses troupes en six zones côtières (Narvik, Trondheim, Bergen, Kristiansand, Oslo et Egersund) les 8 et 9 avril 1940 (Cf. opération Weserübung), la marine britannique tente de s'opposer, notamment dans la région de Narvik où les 10 et 13 avril se déroule une violente bataille navale. Le contingent franco-polonais est transporté sur des paquebots réquisitionnés à cet effet : Chenonceau (Messageries maritimes), Colombie et Mexique (Compagnie Générale Transatlantique)1.
      Les troupes britanniques sont engagées à partir du 17 avril dans la région de Åndalsnes, le CEFS intervient principalement dans deux zones : à partir du 19 avril, la 5e DBCA à Namsos en soutien des troupes britanniques, mais surtout à Narvik où sont engagées la 27e DBCA le 30 avril et la 13e DBMLE, la 342e CACC et la brigade polonaise le 13 mai dans les régions Bjerkvik - Meby.
      Les troupes françaises vont combattre les Allemands aux côtés des Norvégiens jusqu'au 8 juin, date à laquelle elles rembarquent pour combattre sur le territoire français. Les pertes françaises et polonaises durant ces combats sont de 350 hommes.

      Encadrement
      Commandant du CEFS : général Audet. Chef d'état-major CEPS : Chef de bataillon Charles Goybet Commandants des unités subordonnées : général Bohusz-Szyszko (brigade polonaise), lieutenant colonel Magrin Verneret (13e DBLE), général Béthouart (commandant la 1re DLCh), colonel Durand (2e DLCh), général Duchemin (1re DLI). Commandant des forces navales contre-amiral Derrien
      La composition donnée ci-dessous est la composition théorique du CEFS. En fait, les évènements de mai et juin 40 sur le territoire français vont précipiter le retour des premiers éléments et le détournement des unités de renfort vers le front français.


      Forces terrestres
      Éléments organiques du CEFS 11e groupe autonome d'artillerie de montagne (11e GAAM), une batterie du 404e RADCA, génie : section 100/1 et échelon mobile 100/21, transmission : détachements 885/1 et 885/2, train : compagnie 802/49, intendance : détachements de munitions et de dépôt d'essence, santé : ambulances 90 (médicale) et 271 (chirurgicale). Brigade autonome de chasseurs de Podhale4 (*) 1re demi-brigade bataillon n° 1, bataillon n° 2, 2e demi-brigade bataillon n° 3, bataillon n° 4. 13e demi-brigade de marche de la Légion étrangère (13e DBMLE) (*) 1er bataillon (I/13e DBMLE), 2e bataillon (II/13e DBMLE). 1re division légère de chasseurs (1re DLCh) (*) 342e compagnie autonome de chars de combat (342e CACC), 31e compagnie d'éclaireurs skieurs du 13e BCA, 6e compagnie anti-chars du 13e BCA. Artillerie : 2e groupe autonome d'artillerie coloniale 10e RACTT, batterie du 404e RADCA (artillerie anti aérienne).
      5e demi-brigade de chasseurs alpins (5e DBCA) 13e bataillon de chasseurs alpins (13e BCA), 53e bataillon de chasseurs alpins (53e BCA), 67e bataillon de chasseurs alpins (67e BCA). 27e demi-brigade de chasseurs alpins (27e DBCA) 6e bataillon de chasseurs alpins (6e BCA), 12e bataillon de chasseurs alpins (12e BCA), 14e bataillon de chasseurs alpins (14e BCA). 2e division légère de chasseurs (2e DLCh) (**) 343e compagnie autonome de chars de combat (343e CACC), 6e compagnie anti-chars du 9e BCA, 3e groupe autonome d'artillerie coloniale 10e RACTT, batterie du 404e RADCA (artillerie anti aérienne), génie (Cie 196/1), transmission (Cie 196/84), train (Cie 843/2) et intendance (GED 196/18). 2e demi-brigade de chasseurs alpins (2e DBCA) 9e bataillon de chasseurs alpins (9e BCA), 20e bataillon de chasseurs alpins (20e BCA), 49e bataillon de chasseurs alpins (49e BCA), 24e demi-brigade de chasseurs à pied (24e DBCP) 3e bataillon de chasseurs à pied (3e BCP), 19e bataillon de chasseurs à pied (19e BCP), 69e bataillon de chasseurs à pied (69e BCP). 1re division légère d'infanterie (1re DLI) (***) 344e compagnie autonome de chars de combat (344e CACC), 8e groupe de reconnaissance divisionnaire (8e GRDI) 14e compagnie anti-chars du 140e RI 4e groupe autonome d'artillerie coloniale du 10e RACTT 140e régiment d'infanterie alpine (140e RIA) 141e régiment d'infanterie alpine (141e RIA) (*) unités ayant effectivement participé à la campagne de Norvège,
      (**) unités débarquées avant d'atteindre la Norvège,
      (***) unités prévues mais n'ayant jamais embarqué pour la Norvège.
      Forces navales
      La composition des forces navales d'appui et de transport est5 :
      La Force "Z" Croiseurs Émile Bertin du capitaine de vaisseau Robert Battet Montcalm du capitaine de vaisseau Jean-Louis de Corbière6 Contre-torpilleurs Bison du capitaine de vaisseau Jean Adolphe Roger Bouan7,8 Tartu du capitaine de vaisseau Jacques Chomel de Jarnieu9 Chevalier Paul du capitaine de frégate Jean Marie Henry Roger Bonnot10 Maillé-Brézé du capitaine de frégate Henry M Edouard Antoine Glotin11 Milan du capitaine de frégate Louis Michel Edmond Plumejaud12 Épervier du capitaine de frégate Jean Jules Gilles Bros13 Torpilleurs Brestois du capitaine de frégate Jean Louis Georges Kraft14 Boulonnais du capitaine de corvette Jean-Claude François Champion15 Foudroyant du capitaine de corvette Paul Louis Antoine Fontaine16 La 1re division de croiseurs auxiliaires El Djezaïr du capitaine de corvette Roubaud El Kantara du capitaine de Frégate Pesqui El Mansour du capitaine de Frégate Vincentelli Ville d'Oran du capitaine de Frégate Roqueblave Bâtiments de transport Ville d'Alger, Djenné, Flandre, Président Doumer, Chenonceau, Mexique, Colombie, Amiénois, Saumur, Cap Blanc, Château Pavie, Saint Firmin, Brestois, Albert Leborgne, Paul Émile Javary, Saint Clair, Vulcain et Enseigne Maurice Préchac. Marine polonaise ORP Burza (destroyer) ORP Grom (destroyer, coulé) ORP Błyskawica (destroyer) ORP Orzeł (sous-marin) En tout, 24 500 soldats alliés furent engagés contre 5 600 soldats allemands.
      Bataille de Narvik
      La bataille de Narvik eut lieu durant la campagne de Norvège. Il s'agit de la première victoire alliée remportée autour de la ville de Narvik, au nord de la Norvège, au début de la Seconde Guerre mondiale. Bataille navale puis bataille terrestre, après une mise à terre des troupes depuis une force maritime franco-britannique, elle a lieu en deux temps, les 10 et 13 avril 1940, ce qui fait parfois parler des « batailles » de Narvik, distinguant la première et la seconde bataille de Narvik. Les combats dans la région s'étendent au total entre le 9 avril et le 8 juin 1940.

       
      Forces allemandes
      Le Kriegsschiffgruppe Narvik (Groupe 1) commandé par le Kommodore Bonte comprenait 10 destroyers (Georg Thiele, Wolfgang Zenker, Bernd von Arnim, Erich Giese, Erich Koellner, Diether von Roeder, Hans Lüdemann, Hermann Künne, Wilhelm Heidkamp (navire amiral) et Anton Schmitt) et des navires de transport. Ils débarquèrent le 139e régiment de chasseurs alpins (Gebirgs-Jäger-Regiment 139), commandé par le général Dietl de la 3e Gebirgs-Division avec trois « bataillons » (Abteilung), soit environ 2 000 hommes, à Narvik le 9 avril 1940.

      Le général Dietl.

      Déroulement
       
      Les Allemands, après avoir rapidement conquis le sud du pays, arrivent à Narvik avec 10 destroyers et balayent sommairement les garde-côtes norvégiens faisant face à l'entrée du fjord. Ils n'eurent que peu de répit une fois amarrés au port de Narvik puisque le 10 avril, 5 destroyers britanniques font leur apparition à l'entrée du fjord. Ils transforment le port en véritable cimetière pour bateaux. Cependant la flotte allemande parvient à les repousser mais accuse de sérieux dégâts.

      Avril 1940. Un marin français dans les ruines du port de Namsos (Norvège).
       
      Trois jours plus tard, les Alliés envoient cette fois 8 destroyers et 1 cuirassé pour déloger l'expédition allemande. En infériorité, les Allemands reculent et sabordent leurs derniers navires dans le fjord pour sauver les marins rescapés. Ceux-ci se réfugient dans les montagnes enneigées qui bordent Narvik laissant la ville aux mains des Alliés.

      Officier Allemand, prisonnier sous la garde d'un légionnaire Français dans le port de Namsos.
       
      Quelques jours plus tard, les Alliés reçoivent des renforts et comptent désormais 24 500 hommes. Les Allemands sont 5 fois moins nombreux. Mais ces derniers, entraînés aux conditions de l'Arctique, résisteront jusqu'au départ des troupes alliées rembarquées pour la bataille de France. Ils reprendront ainsi la ville de Narvik jusqu'à la reddition du détachement d'armée Narvik le 8 mai 1945.
       
      ( Source : Wikipédia - photos ECPAD )
       


      L'Ambassadeur de France en Norvège a déposé une couronne au pied du monument en présence du maire de Narvik et du représentant local du souvenir français.

      Lors de son déplacement dans le nord de la Norvège, l'ambassadeur de France en Norvège, Jean-François Dobelle, a participé à deux cérémonies militaires à Narvik.


       
    • By Bouchon-Gras 49
      Dernière fanfare des unités de chasseurs Alpins, la fanfare du 27e BCA a su mettre du spectacle dans ses représentations, ce qui la rend original.

      Cette fanfare, vitrine vivante du 27e BCA, mais aussi véritable ambassadrice de tous les Bataillons alpins ou mécanisés, est désormais la dernière et l’unique fanfare des chasseurs, conservatrice de leurs traditions.
      Il faut savoir en effet que chaque année, plus de 140 journées de prestations musicales musicales, cérémonies patriotiques et autres.
      Remarquée dans les six coins de l’Hexagone mais aussi à l’étranger ou sa participation est très demandée à de nombreux festivals de musique et autres.   ( Source : Corse-info )
          La fanfare du 27e bataillon de chasseurs alpins reste aujourd'hui l'unique musique militaire représentant les bataillons de Chasseurs à pieds, mécanisés et alpins. Sa garnison est basée à Annecy et compte actuellement une quinzaine de musiciens issus de tout horizon. Depuis sa professionnalisation en 2005, elle réussit à se consacrer entièrement à son activité principale : la musique. Les musiciens peuvent ainsi se perfectionner les après-midis en prenant des cours à l'école de musique et au conservatoire. Elle est le vecteur essentiel dans le lien Armée-Nation et peut être appelée à effectuer des prestations aussi bien militaires (prises d'armes, passations de commandement, commémorations militaires) que civiles (animations, concerts et spectacles, festivals de musiques militaires, animations d'évènements). Aujourd'hui, sous la baguette de l'adjudant-chef Éric Moron, la fanfare du 27e BCA est devenue mondialement connue grâce à ses prestations à l'étranger, comme en Allemagne, Italie, Belgique et Principauté de Monaco, et effectue plus de 135 prestations par an.  
      ( Source : Wikipédia )

      La fanfare, vitrine vivante du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins (27e BCA), véritable ambassadrice de tous les bataillons de chasseurs encore existants est l'unique et dernière fanfare des chasseurs (alpins, à pieds et mécanisés).
      Elle dépend du 27e bataillon de chasseurs alpins, régiment destiné au combat d'infanterie motorisée en milieu montagnard qui cultive un fort attachement à sa garnison et à sa région.
      Dirigée depuis 1996 par l'adjudant Éric Moron, elle se distingue par son faible effectif (18 musiciens), sa féminisation (plus de 30 %) et sa vocation à être un vecteur de communication auprès de la population.
      Dès le mois de février, elle conçoit et élabore son programme musical afin de participer à de nombreuses prestations en France (en 2005 : foire de La Roche-sur-Foron, Briançon, Aubagne, Festival des musiques du Chablais à Abondance (19 juin), Paris (kiosque du Luxembourg, Sénat,
      Invalides...), Chamonix, Barcelonnette, Gap, Albertville (30e festival des musiques militaires le 3 juillet), 14 juillet (en tribune d'honneur avec la musique de la légion étrangère), festival des musiques de Riom es Montagne dans le Cantal (15 au 18 juillet), Menton (Alpes Maritimes), Vincennes (93), La Rochelle et également en Europe (Allemagne, Italie...).

      Enfin, la fanfare intègre un instrument traditionnel des alpages, le cor des alpes qui a su s'attirer les faveurs du public et qui permet de compléter l'étendue de son répertoire musical. C'est l'ancêtre de
      la grande famille des cors après les coquillages, cornes d'animaux, cors étrusques en terre cuite, trompes de la Rome Antique, trompes de chasse, trompes des premiers postillons... Le cor des alpes est employé par les bergers en montagne. Son origine est si lointaine que personne ne pourrait prétendre la connaître. Si cet instrument sert pour le rappel des troupeaux, c'est aussi un moyen de communication afin d'annoncer les bonnes ou mauvaises nouvelles. On dit aussi qu'il a servi à signaler l'envahisseur. Les sons du cor des alpes en montagne, avec le vent comme allié, peut porter jusqu'à dix kilomètres. La présence d'un lac améliore encore plus la pureté et la portée des sons qui varient selon les points où ils sont perçus.
      Le corps de l'instrument est divisé en trois parties :
       le corps en épicéa ou en mélèze,  le porte-embouchure en buis,  la corolle et l'embouchure en bois de rose. Leur tonalité et leur longueur sont les mêmes que celles de nos cors de chasse : mi bémol et 4,65 mètres.
        Implantation :
       27e bataillon de chasseurs alpins
       Quartier Tom-Morel
       8, avenue Capitaine-Anjot
       BP 27
       74962 Cran Gevrier Cedex
       Tél. : 04 50 33 47 39
       Fax : 04 50 33 46 96
       
      ( Source : Armée de terre )

       


  • Posts

    Loulou_006

    Posted

    Il est dans les forces spécial 

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Chevalier des air, le Marquis Bernard Henri Marie Léonard Barny de Romanet est un pilote qui figure parmi les plus glorieux as français de la Première Guerre mondiale.   Élève doué et très studieux, il fit ses études à Chalon-sur-Saône, au collège des Minimes, puis chez les Jésuites à Villefranche-sur-Saône (au collège de Mongré que fréquentèrent notamment Pierre Teilhard de Chardin et Antoine de Saint-Exupéry) avant de venir passer, son baccalauréat de philosophie en poche, celui de mathématiques élémentaires au lycée Lamartine de Mâcon. Le Marquis Bernard Henri Marie Léonard Barny de Romanet devant le Spad-Herbemont, (S.20bis6) 9 octobre 1920. (Agence Meurisse 84138/BnF) Entré dans l’armée en octobre 1913, il est cavalier au 16e régiment de chasseurs à cheval en 1914 lorsque la guerre éclate ; avec le grade de maréchal des logis, il s’y distingue par sa bravoure. Il est cité à la suite d'un combat au cours duquel, mettant pied à terre, il relève l'un de ses cavaliers blessés. On le voit aussi, se retournant sur sa selle, tuer net un uhlan qui le poursuivait. Il entre dans l’aviation en juillet 1915. L'aéronautique le passionnait depuis qu'il avait pu assister en 1912 à une exhibition du pilote Marius Lacrouze sur avion Déperdussin. Il effectua un premier vol d’entraînement le 14 décembre 1915 et fut breveté pilote le mois suivant. En juillet 1916, en tant que sous-officier observateur, il fut engagé dans l’aviation d’observation sur le front de la Somme ; au sein de l'escadrille C 51, il y effectua des vols de reconnaissance et de réglage d'artillerie. Mais il voulut s’adonner à la chasse et, devenu officier pilote, il obtint en avril 1917 d’être affecté dans une autre escadrille : l’Escadrille Spa37, formation au sein de laquelle, le 3 mai 1917, au-dessus de Craonne, il remporta sa première victoire aérienne, ce qui lui valut la médaille militaire. Entre mars et octobre 1918, il descendit seize autres appareils ainsi qu’un drachen. Totalisant dix-huit victoires officielles, Bernard Barny de Romanet termina la guerre à la dix-septième place au classement des meilleurs as français de la Grande Guerre. En octobre 1918, il est promu au grade de lieutenant et le commandement de l’escadrille Spa167 lui est confié, escadrille créée à cette date pour devenir la cinquième escadrille du groupe de chasse 12 ; entre le 4 et le 29 octobre, il y remporta ses huit dernières victoires. Bernard de Romanet près de son biplan Spad, en 1920.   Après la guerre, Bernard de Romanet – dont la famille résidait l’hiver au premier étage de l’Hôtel Senecé, siège de l’Académie de Mâcon – devint pilote d’essai et s’attaqua à plusieurs records. Il entra en juin 1919 chez Breguet comme conseiller commercial puis chez Nieuport comme pilote de compétition. Participant à de nombreuses épreuves, il fut trois fois recordman du monde de vitesse sur avion en 1919 et 1920 (vitesses atteintes : de 268 à 309 kilomètres à l’heure) puis sur hydravion (211 kilomètres à l’heure en avril 1920). Le 9 octobre 1920 notamment, il battit le record de vitesse pure, atteignant la vitesse de 292,62 kilomètres à l’heure à bord d’un SPAD-Herbemont doté d'un moteur Hispano-Suiza de 300 CV de puissance, record de nouveau battu le lendemain par l'aviateur Sadi-Lecointe (296,69 kilomètres à l'heure). Un peu plus tard, le 28 septembre 1920, il se classa deuxième au classement de la Coupe aéronautique Gordon Bennett organisée à Étampes, sur avion Spad S.XX bis-5, juste derrière Joseph Sadi-Lecointe. C’est à Étampes-Villesauvage (Essonne), alors qu’il s’entraînait en vue de la Coupe Deutsch de la Meurthe, que Bernard Barny de Romanet se tue le 23 septembre 1921, l’entoilage de son avion, à savoir un appareil modifié de 300 chevaux passé de biplan à monoplan pour être plus rapide, s’étant arraché en vol, provoquant sa chute de quelque 100 mètres d'altitude. Il était âgé de vingt-sept ans. Bernard Barny de Romanet repose à Mâcon, au cimetière Saint Brice. Photo Original téléversé par Frikar sur Wikipédia français. — Transféré de fr.wikipedia à Commons par Bloody-libu utilisant CommonsHelper., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20410088   Décorations :    Chevalier de la Légion d'honneur.  Médaille militaire.  Croix de guerre 1914-1918. (Source : Wikipédia)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Les élèves-officiers de l'École militaire des aspirants de Coëtquidan (EMAC), incorporés en septembre, ont arboré pour la première fois leur tenue de tradition. De couleur bleu horizon, elle rend hommage aux 27 000 officiers de réserve Morts pour la France pendant la Grande Guerre. Elle conforte également la place de l'EMAC au sein de l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, aux côtés de l'École Spéciale Militaire et de l'École Militaire Interarmes. Dans le cadre de la nouvelle réforme, les officiers sous contrat encadrement bénéficient désormais d'une formation d'un an, enrichie d'un module académique « culture militaire et art de la guerre » de six semaines, et de mises en situation de commandement plus nombreuses. L'EMAC a reçu son drapeau le 6 juillet dernier des mains de la ministre des Armées Florence Parly. La formation est sanctionnée d'un mastère spécialisé « Commandement et leadership ». L'EMAC assure également la formation des OSC-Spécialistes qui serviront dans des postes administratifs, des OSC-Pilotes, des officiers de réserve et élèves-officiers de la Gendarmerie nationale. (Source : Armée de terre)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Yorgui Koli est un héros oublié, une personnalité hors du commun. Ce Tchadien, engagé comme simple soldat en 1921, va être de tous les combats : Tchad, Congo, Syrie, Tunisie, Italie, Provence et Libération de la France. Il quittera l'armée comme officier, avec le grade de lieutenant, obtenu sur le terrain, au combat. Un véritable héros. Yorgui Koli est né le 8 janvier 1896 à Bendi, au Tchad. Le 13 janvier 1921, il s'engage pour trois ans au Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad. Il ne quittera l'armée qu'après ...27 ans ! Il est nommé caporal en 1925 et, affecté au 10e Régiment de Tirailleurs Coloniaux, participe aux opérations de pacification du Maroc. Entre 1926 et 1929, le sergent Yorgui Koli sert en Tunisie. Puis, réaffecté au RTST, il est envoyé au Tchad. Là, le 9 mars 1932, au cours d'une patrouille qu'il commande, il surprend trois bandits qu'il met hors de combat et est cité à l'ordre du Régiment. Le début d'une très longue liste de faits de guerre. Médaillé militaire et promu adjudant en 1935, il est en poste au Tchad lors de la déclaration de guerre de septembre 1939. Promu adjudant-chef, il doit rejoindre la métropole en mars 1940 avec le Détachement de Renfort n°1. Il quitte le Tchad le 2 mars 1940, passe à Bangui et arrive le 15 mars à Brazzaville, où il est affecté au Dépôt de Guerre du Moyen-Congo. Le 28 août 1940, il prend une part importante, aux côtés de Raymond Delange, au ralliement du Moyen-Congo à la France Libre. Le détachement de renfort n°1 devenant le Bataillon de Marche n°1, Yorgui participe à la campagne du Gabon en octobre-novembre 1940 comme chef de section de voltigeurs. Il est cité pour le rendement remarquable obtenu de ses hommes lors des opérations. Il est déployé en Syrie où il est sérieusement blessé par balle à la main gauche, le 13 juin 1941. Pour ses hauts faits de guerre et sa bravoure, Il est promu au grade de sous-lieutenant le 1er juillet 1941. Yorgui est rapatrié au Tchad en novembre 1942. Il participe alors aux campagnes du Fezzan et de Tunisie. Au Djebel Garci, il fait preuve d'une belle attitude au feu en entraînant ses hommes avec énergie. Il est cité à l'Ordre de la Brigade. Arrivé en Tripolitaine en juin 1943, il est muté au Bataillon de Marche n°21 de la 1ère Division Française Libre le 18 août 1943, puis au Bataillon de Commandement n°4, où il se retrouve directement sous les ordres du colonel Delange. Il stationne en Tunisie, de septembre 1943 à avril 1944, et est promu lieutenant en décembre 1943. Il prend part à la campagne d'Italie où il est de nouveau cité, le 15 juin 1944, pour ses qualités d'officier au combat. Il débarque en Provence, le 17 août 1944 et participe à la campagne de France jusqu'en novembre 1944. Il est ensuite affecté au camp de Fréjus puis, de Marseille, débarque à Douala le 4 juillet. Rapatrié au Tchad, il y arrive en août 1945 et est affecté au RTST, sa première unité Libéré du service actif le 1er octobre 1948, le lieutenant Koli se retire à Fort-Archambault (Tchad) comme cultivateur. Il est naturalisé français en 1949. Il décède le 17 juillet 1970. Compagnon de la Libération par décret du 7 juillet 1945, Yorgui sera décoré de nombreuses médailles : Chevalier de la Légion d'Honneur, Médaille Militaire, Croix de Guerre 1939-1945, Croix du Combattant ou encore Médaille de la Résistance avec rosette et la Croix du Combattant Volontaire de Résistance. Mais aussi de la Médaille Coloniale avec agrafes "Maroc 1925", "Fezzan-Tripolitaine" (Source : Ordre de la Liberation-Bunker sud de France, histoire du sud de la France, WW2 et collectionneur)

    AureAsia

    Posted

    Que votre conjoint n'ait pas le droit de vous dire où il est allé, passe, qu'il ne vous ait pas contacté depuis son départ est déjà un peu suspect. Est-il de l'armée de terre ?
×
×
  • Create New...