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Volontariat 2 ans / QMF2


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Bonjour à tous, 

Un petit point sur une spécificité peu connue : le volontariat en deux ans ou "QMF2"

Pour se situer dans les contrats QMF: le contrat QMF "classique" est de 4 ans (6 semaines de FEM + formation selon le métier choisi et affectation).

Depuis fin 2018, le volontariat d'un an qui existait a évolué en QMF2. Ces derniers suivent une FIE puis rejoignent leurs unités (seuls les MOPOMPI ont une formation spécifique). En l'absence de spécialité précise, ils sont de spé EQUIP, avec une mention (MORESTAU, MOMACHINE...) comme les QMF classique.

A la fin des 2 ans, le QMF2 pourra:

-> poursuivre jusqu'à 4 ans, rejoindre une FEM et avoir une spé;

-> ceux qui n'ont pas le potentiel mais avec de bons services pourront poursuivre, toutefois sans FEM;

-> Et, passé les 6 premiers mois dans l'institution, il existe une possibilité de se diriger vers QMF, ou Maistrance.

Les choses évoluant, n'hésitez pas à corriger. Si un QMF2 passe par ici et souhaite partager son expérience là dessus, ça sera avec plaisir !

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Bonjour, 

J'ai quelques questions sur cette voie de QMF en 2 ans. 

Le grade et la solde reste la même qu'un qmf4 ou étant donné qu'il n'a pas de spécialité il a une solde moindre et un grade différent ? 

Dans le cas d'une candidature en fusilier marins, les 2 ans du contrats seront passés à regarder les autres faire ou on apprendra également le métier et pourront intervenir à la même échelle qu'un qmf4 par exemple ? 

Concernant la passerelle à partir de 6 mois vers maistrance ou qmf4, ça se fait réellement ou ce sont plus des '' on-dit '' pour pousser le recrutement ? 

 

Merci pour votre réponse, je ne trouves pas d'information ailleurs sur les qmf 2

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  • Administrateur

Bonjour,

Il y a 20 heures, EViperz a dit :

Le grade et la solde reste la même qu'un qmf4 ou étant donné qu'il n'a pas de spécialité il a une solde moindre et un grade différent ? 

La solde est basé par grade, échelle, échelon, la spécialité n'interfère en rien.

Il y a 20 heures, EViperz a dit :

Dans le cas d'une candidature en fusilier marins, les 2 ans du contrats seront passés à regarder les autres faire ou on apprendra également le métier et pourront intervenir à la même échelle qu'un qmf4 par exemple ?

Quelque soit le contrat, le marin est actif et opérationnel, simplement plus il est bas et moins grande sont ses responsabilités.

Il y a 20 heures, EViperz a dit :

Concernant la passerelle à partir de 6 mois vers maistrance ou qmf4, ça se fait réellement ou ce sont plus des '' on-dit '' pour pousser le recrutement ? 

Oui, bien sur c'est réel, par contre "ça ne se fait pas tout seul "il faut bosser, avoir un bon dossier, de bonnes notations...

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Merci Bouchon-Gras pour ta réponse, 

Justes, quelques précisions si possible, 

Un qmf2 sortira donc de sa formation avfc le même grade qu'un qmf4 ? 

Avec un contrat de 2 ans ducoup on aura les mêmes choses à faire qu'un qmf4 au même niveau ? 

 

Merci encore 

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  • Administrateur
Il y a 11 heures, EViperz a dit :

Un qmf2 sortira donc de sa formation avfc le même grade qu'un qmf4 ?

Dans le principe initial d'un contrat QMF, (le titre QMF signifiant Quartier Maitre de la Flotte, me semble un peu erroné puisque l'engagé commence matelot et termine quartier maitre) le jeune engagé effectue un BE (Brevet Elémentaire) il débute au de matelot breveté de 2e classe, au bout de quelques mois il passe 1er classe et au bout de deux/trois ans quartier maitre de 2eme classe pour arriver au terme quartier maitre de 1er classe, le but étant qu'il se sélectionne pour le BAT (Brevet d'Aptitude Technique) qui est le quidam pour accéder au 1er grade d'officier marinier (second maitre) et lui permettre de continuer dans la Marine, si échec, il n'est pas renouvelé ...

 

Le principe initial du contrat de volontaire (contrat qui a l'origine était censé se substituer aux appelés), donc des jeunes recrutés clairement sans réelle perspective de "carrière" employé sans spécialité, ce que l'on appelé avant du "service général" c'est à dire pour faire du soutient qui ne nécessite pas de qualifications particulière. Ce contrat d'une année pouvait être éventuellement renouvelé une ou deux fois et pour les meilleur basculer sur un contrat QMF avec toujours comme objectif la sélection et l'obtention du BAT pour pouvoir continuer.

 

Dans la nouvelle mouture ; deux contrats de QMF :

- QMF 4 ans avec l'objectif la sélection du BAT pour poursuivre...

- QMF 2 ans, spécialité EQUIP (équipage, donc ils ne sont pas sans spécialité comme l'était les volontaires) qui ont eux comme objectif de rejoindre la voie classique en effectuant une formation de spécialité et de ce retrouver dans la voie QMF "4 ans" en vivant toujours le BAT.

A tout moment le QMF "4 ans" ou "2ans" peuvent candidater pour maistrance si ils possèdent un diplôme de niveaux IV minimum.

Pour répondre à ta question qui est : "Un qmf2 sortira donc de sa formation avec le même grade qu'un qmf4" oui et non, dans la pratique il faut environ 6 ans pour être QM1, donc le QMF4 ans en sera plus proche que le QMF 2ans. Je dirai le QMF 4 ans sera à la fin un "vieux QM2" alors que le QMF 2 ans, sera lui un "jeune QM2". Pas sur que tu saisisse la subtilité des deux. 

Il y a 12 heures, EViperz a dit :

Avec un contrat de 2 ans ducoup on aura les mêmes choses à faire qu'un qmf4 au même niveau ? 

De toute façon les deux débutent matelot, vous ferez les même choses, à vous de vous démarquer par vos motivations et votre travail.

En bref, un QMF 2ans très motivé, bosseur, sachant se faire remarquer de sa hiérarchie (ça ne veut pas dire "cireur de pompes" et je reste poli mais je suis sur que tu comprends) toujours volontaire, possédant de réelle capacités qui sera donc bien noté pourra être "poussé".

A contrario, celui qui vivra ses deux années "pépère" aura vécu une période équivalant à celles que vivaient les appelés il y a vingt ans.

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  • 11 months later...

Bonjour, candidate au contrat QMF2 spécialité OPNAV je souhaite apporter quelques précisions concernant les spécialités.

Si je ne me trompe pas il y a le choix entre 5 spécialités:
- EQUIV ( Equipage volontaire): vous assurez essentiellement des fonctions de soutien (tâches administratives, d’entretien, de service général…).
-MAPOV (Marin Pompier Volontaire)
-SELOG (Sécurité et Logistique)
-VIVRE (Alimentation)
-OPNAV (Opérations et navigation): affecté à bord ou à terre vous êtes intégrez aux équipes chargées des missions opérationnelles, ou de la navigation ou bien encore des télécommunications. Vous pouvez être amené à participer aux manœuvres ou aux missions de surveillance du littoral (sémaphore/cross)

Ce contrat permet donc une la découverte active du monde maritime, de l'institution et de ses métiers.
Il offre la possibilité au bout de 6 mois d'accéder à une formation métier ou candidater à Maistrance.
De plus vous pourrez également changer de poste (pas de spécialité) au cours du contrat mais attention c'est à l'appréciation du commandant et bien sûr en fonction des besoins du bâtiment !

 

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  • 4 weeks later...

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    • By Kermoco
      Bonjour à tous,
      Pour les candidats, futurs candidats qui se posent quelques questions sur la Marine nationale, qui veulent aborder au mieux la phase d'entretien de motivation, que ce soit au CIRFA ou au CSO, un livre vient de paraître dans la collection "être". Dispo bien évidement sur internet et dans les librairies. Ca me paraît être un beau et bon bouquin. Il aborde une brève histoire de la Marine et ce qu'elle est aujourd'hui, avec les chiffres. L'organisation de la Marine, le statut du militaire. Il présente comment devenir marin, comment s'organise en gros la phase de recrutement, la carrière du marin avec ses différentes étapes (BAT BS...). Et ce qui fait la richesse de ce livre, il y a côté partage d'expérience avec de nombreux témoignages de marins au sein des bâtiments de surface, dans les sous-marins, chez les fusiliers, dans l'aéronautique navale, ou encore sur le quotidien des marins à terre, pour nombre de candidats qui se demandent ce qu'ils feront lorsqu'ils ne sont pas en mer.
      Une bonne lecture pour découvrir et/ou se préparer pour la suite !

    • By MsMaverick34
      Bonjour à tous, 
      Actuellement QM2 MONAV, je suis pacsée à un SM du BMPM et affectée à 700km de notre domicile.
      Ma fin d'affectation est en septembre 2020, ce qui coïncide avec ma fin de contrat dans l'institution. N'ayant pas l'intention de renouveler, j'ai fait une demande de réduction d'affectation avec affectation préférentielle à la clé, histoire de choisir le poste le plus près de chez nous et ainsi être au PAM 2019. 
      Lors d'un entretien récemment avec ma GEST RH, celle-ci m'a informé que les réductions d'affectation ne se faisaient désormais plus chez nous. 
      Pas grave ! J'ai cherché par mes propres moyens une permutation et après quelques mois de recherches, 4 pistes sont venues à moi. Mais encore une fois impossible de permuter, car je l'ai déjà fait une fois et semble-t-il que nous ne pouvons le faire qu'à une seule reprise. Ravie de l'apprendre ! 
      Quelqu'un aurait-il une solution à m'apporter afin de m'aider à palier à ce soucis ? Par avance merci !
    • By JohnSmith
      Bonjour,
      J'ouvre ce sujet pour savoir si comme moi des personnes attendent les résultats de la commission pour QMF de décembre. 
      Merci d'avance.
    • By Kimberley-34
      Bonjour à tous,
      Je vous laisse un petit message ici en espérant que l'un d'entre vous, actuellement engagé ou ancien engagé dans la Marine (ou n'importe qui d'autre!), pourra me renseigner.
      Je suis actuellement Gendarme Adjoint Volontaire, depuis un peu plus de deux ans. C'est dans un premier temps un contrat de deux ans, renouvelable trois ans. Je souhaite depuis plusieurs années intégrer les rangs de la Marine, et pour cela mes gradés m'avaient conseillé d'effectuer un changement d'arme. Hors, il s'avère que le contrat de GAV correspont à celui de VLT dans la Marine, et que je souhaitais au minimum tomber sur un QMF. Le VLT ne m'intéressait pas...
      Je me suis donc rendue au CIRFA, qui m'a fait monter un dossier comme n'importe qui d'autre, avant de m'envoyer passer la sélection à Bordeaux pendant trois jours. Sur mes deux voeux, je n'ai pas été retenue à l'école de Maistrance. Après un coup de fil à mon recruteur il y a trois jours, il m'a dit que j'étais retenue en QMF...
      Voici mon véritable soucis : 
      L'incorporation doit se faire dans trois semaines environ (3 octobre), et je n'ai toujours aucun papier officiel de la Marine attestant que je suis bel et bien retenue dans leurs listes. Cela m'empêche donc d'entamer les démarches nécessaires pour démissionner.
      En sachant que le préavis pour quitter l'institution est d'un mois au minimum et que par conséquent je ne suis déjà plus dans les clous, est-ce que quelqu'un est en mesure de me dire si en faisant un peu de "forcing" au niveau de la Région, ils me laisseront partir sans préavis et à temps ...?
      Merci beaucoup !


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    Bouchon-Gras 49

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    Après 21 jours de traversée de l'océan Atlantique, l'OPV 87 ARA Storni est arrivé hier sur les côtes argentines et aujourd'hui a eu lieu sa cérémonie de remise du pavillon de guerre. Félicitations à la marine argentine. Bon vent et bonne mer ! Tras 21 días de travesía del océano Atlántico, el OPV 87 ARA Storni llegó ayer a las costas argentinas y hoy tuvo lugar su ceremonia de entrega del pabellón de guerra. Enhorabuena a la Armada Argentina ¡Buen viento y buena mar! (Source: Naval Group)

    Bouchon-Gras 49

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    La Caserne Vérines, située Place de la République à Paris, porte le nom du chef d'escadron Jean Vérines. Le poilu Jean Vérines est né le 16 avril 1894 à Brive-la-Gaillarde. Il débute sa carrière militaire en s’engageant le 1er septembre 1914 dans le régiment de Brive. Le sergent Vérines affronte le feu au sein du 147ème régiment d’infanterie. Il est blessé pour la première fois aux Eparges, le 16 juin 1914. Jean Vérines est cité à l’ordre de l’armée et la croix de guerre avec palme dorée lui est décernée. Devenu aspirant, il se retrouve en Picardie, près de Péronne. Il reçoit sa seconde citation à l’ordre du corps d’armée suite à l’attaque du 4 septembre 1916. Le 18, il est nommé sous-lieutenant. En 1917, son régiment est affecté dans la région de Berry-au-Bac, à dix kilomètres du tristement célèbre Chemin des Dames. Le miraculé Le 29 avril, le sous-lieutenant Vérines s’effondre sous l’effet d’une balle allemande qui l’atteint en plein visage. La blessure est terrible. L’œil est énucléé. Au cri du guetteur « Alerte », Vérines est sorti précipitamment au créneau afin d’observer. Il s’est hissé légèrement au dessus du parapet. C’est à cet instant qu’un sniper allemand le vise et l’atteint. C’est à l’appel de son nom qu’il doit la vie. En effet, au moment où il est visé, il détourne son regard et la balle ennemie l’atteint à l’œil droit et ressort entre l’œil gauche et le sommet du nez. La gueule cassée Pour Jean Vérines, la guerre est finie. Le voilà devenu une gueule cassée de la Grande Guerre. Outre la convalescence très longue, cette blessure entraîne une troisième citation. Le 28 janvier 1918, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur et quelques mois plus tard, il est promu lieutenant. Jean Vérines à la Réunion Le 30 juin 1919, il intègre l’école des officiers de la gendarmerie à Versailles. Il effectue un court passage à la compagnie de Saint-Jean-d’Angély, en Charente-Maritime. Il est ensuite affecté à la prévôté de l’armée d’Orient pour deux ans. Son séjour en métropole au retour du Levant est toujours aussi court. Il est désigné en novembre 1923 pour la Réunion. Il y est promu au grade de capitaine. Fin psychologue, il analyse rapidement le contexte réunionnais et acquiert une respectabilité auprès de tous ses correspondants, riches ou pauvres, salariés ou indépendants, patrons et syndicalistes. Les événements de 1936 allaient lui donner l’occasion, comme le précise Gilbert Saron, ancien directeur du cabinet du gouverneur de la Réunion, de prouver que le capitaine Vérines montrait la connaissance parfaite qu’il avait de son métier, et ses qualités d’observation et de psychologie. Il deviendra même l’ami d’un célèbre prisonnier Abd-El-Krim, adversaire de la France et principal protagoniste marocain de la guerre du Rif. Promu chef d’escadron le 25 juin 1936, décoré de la rosette de la Légion d’Honneur au cours de l’été 1937, après treize ans passés à la Réunion, l’heure de son retour en métropole est prévue pour le 4 août. Jean Vérines à la Garde républicaine Le chef d’escadron Jean Vérines s’installe à Paris au début de l’année 1938, après un congé de cinq mois qui lui permet de reprendre contact avec la vie de la métropole. Très rapidement, l’officier impressionne et inspire le respect. Sportif, Vérines devient le directeur des sports de la Garde. Il se montre novateur en mettant en place une section gymnastique qui lui survivra jusqu’à sa dissolution en 1981. Mais évoquer Jean Vérines à la Garde républicaine c’est inexorablement parler de son attitude face à l’ennemi allemand. L’ennemi se présente le 14 juin au matin dans Paris, ville déclarée ouverte la veille. Le chef d’escadron Vérines ressent une grande amertume. La capitale devait être défendue avec acharnement. Il n’en a rien été. Il s’attend à être fait prisonnier dans les heures qui suivent l’entrée des Allemands. Il met ses affaires en ordre. Il écrit à son épouse et parallèlement à son fils Guy. Le contenu est éloquent. « Petit Guy, deux mots à la hâte car je vais être fait prisonnier. Ordre est donné à la Garde de rester à Paris sans combattre...Courage petit et passe brillamment tes examens. Au cas où la lettre que j’écris en même temps à maman et tonton Emile ne leur parviendrait pas, tu leur feras savoir. Préviens l’Abbé et Marie-Louise. Je tremble de honte d’être ainsi obligé de rester…Mais le général gouverneur reste et nous garde avec lui. A bientôt, petit Guy. Je t’embrasse de tout mon cœur qui t’aime. Ton papa Jean. » Le ressentiment est d’autant plus difficile que Jean Vérines doit accepter la présence de l’ennemi dans sa propre caserne. Ceux-ci occupent principalement le bunker au sous-sol de la caserne dans lequel se trouve le poste de commandement permettant de couvrir toute la défense aérienne de Paris. Dans ce contexte de l’Occupation, Vérines entrevoit la possibilité de résister. Reste à savoir que faire? Isolé, il ne peut rien faire. Or, au travers des réunions d’anciens combattants de son régiment de 14, ceux du 147ème d’infanterie, il espère nouer des liens avec des personnes partageant sa volonté de poursuivre le combat. Au gré du temps, l’amicale de ce régiment a été renforcée par des plus jeunes. Parmi ces hommes, André Visseaux. Vérines intègre le réseau Saint-Jacques par son entremise. Il permet à Vérines de rencontrer Maurice Duclos, gaulliste de la première heure, officier ayant combattu à Narvik et qui use d’un nom d’emprunt, Saint-Jacques, nom d’une station de métro sur la ligne Etoile-Nation. Les deux hommes se rencontrent à la mi-août à la caserne du Prince-Eugène. Ils tombent d’accord. Le médecin Chaïa est présenté. Le premier objectif pour le commandant est d’espionner les plages de Normandie car les Anglais s’inquiètent de savoir si les plages ne vont pas servir de base de départ pour attaquer la Grande-Bretagne. Après la bataille d’Angleterre, cette région reste primordiale en termes de renseignements. En quelques mois, Vérines met en place un véritable réseau de renseignements militaires dépassant le cadre de la Garde et de la région parisienne. Des civils s’ajoutent aux militaires. En juillet 1941, un de ses adjoints, le capitaine Martin, est arrêté sur la ligne de démarcation, à Bléré. Le même été, il perd le docteur Chaïa muté au camp de prisonnier de Châlons-sur-Marne puis il est avisé de sa nomination aux fonctions de commandant militaire des Invalides. C’est à ce moment que le réseau va être démantelé. La Gestapo procède aux arrestations durant deux mois. La sœur de Duclos est arrêtée. Le commandant Vérines apprend les arrestations par le capitaine Caillier, beau-frère de Marcel Haboult, arrêté en compagnie de son fils. En l’espace de deux semaines, quinze membres du réseau sont arrêtés par la Gestapo. Saint-Jacques poursuivi reçoit l’ordre de rejoindre Londres via l’Espagne. Que va faire le commandant Vérines en l’absence du chef? Le réseau comprend entre 20 à 25000 membres prêts à l’action. En septembre les arrestations reprennent; le travail du réseau ne fléchit pas, au contraire. Début octobre, le capitaine Germain Martin, à Tours et le colonel Emile Boilin à Amiens sont pris. Puis c’est le tour de l’abbé Roger Derry. L’étau se resserre sur Vérines. L’arrestation du commandant Vérines Les Allemands se présentent une première fois le 9 octobre à la caserne du Prince Eugène. Vérines est absent. Le lendemain 10 octobre, ils sont de retour. Il est huit heures lorsqu’ils pénètrent de force dans son bureau, l’arme au poing. Le capitaine Cailler a beau protester, après avoir été fouillé, le commandant est emmené. Il semble que Vérines soit aussitôt incarcéré à Fresnes. Aucun témoignage, aucune trace dans les premiers temps ne permettent d’informer le commandement et la famille du sort du commandant. C’est quelques semaines plus tard, qu’un résistant chargé d’apporter du linge de rechange dans les prisons parisiennes que l’on apprend où est détenu le prisonnier. Les arrestations se poursuivent, le colonel Raby et le lieutenant Ernest Laurent sont interpellés à Tours. Entre août et octobre 1941, le réseau Saint-Jacques est entièrement démantelé mais le principe de cloisonnement permet aux gardes de ne pas être inquiétés. C’est Jacques Daroussin, lieutenant dans la Résistance, qui prendra la suite. La captivité de Vérines en Allemagne Après deux mois d'incarcération à Fresnes, il est transféré en Allemagne, le 9 décembre 1941, précisément à la prison de Düsseldorf. Là, il y retrouve sans le savoir le colonel Boillin. Le régime est celui du secret le temps de l’instruction qui dure près d’un an. Le commandant ne reçoit rien, aucun courrier, aucun colis de la Croix rouge. Ses lettres ne parviendront jamais à sa femme. La cécité l’atteint au fur et à mesure de son amaigrissement dû à la faim jusqu’à devenir totale. L’abbé Roger Derry, membre du réseau Saint-Jacques et prisonnier est d’un grand réconfort pour Vérines, profondément croyant. Les deux hommes ne se font pas d’illusion sur le destin. L’aumonier militaire, le père Merzbach témoignera, après guerre, dans un rapport officiel de son admiration pour le commandant. Le 23 août, le procès intervient. Le président pose cette question pour le moins étonnante: pouvez-vous nous donner votre parole d’honneur que vous n’avez pas fait partie d’un réseau de résistance contre l’Allemagne? La réponse ne peut qu’être négative. Le verdict tombe sans appel: la peine de mort. Le commandant, ancien de 14, comme le reste des condamnés, refuse de signer un recours en grâce adressé à Hitler. Durant les trois semaines qui vont précéder l’exécution, ils sont classés « Nacht und Nebel », Nuit et Brouillard, ce qui signifie qu’ils sont destinés à la disparition. Jean Vérines porte le matricule « N.N 401 ». Ils sont transférés à la prison de Cologne, le 20 septembre 1943. Ils font escale à Rheinbach. Cologne est l’ultime lieu de leur calvaire. Le 9 octobre, le colonel Raby, l’ami et le supérieur dans la Résistance, le capitaine Morel, le premier à être arrêté à Tours, tombent sous les balles allemandes. C’est l’antenne tourangelle du réseau qui disparaît. C’est au tour de l’abbé Roger Derry. Il est décapité à la hache. L’exécution du commandant Vérines Le commandant demanda à s’entretenir avec l’aumonier militaire Gertgès. Le cortège est composé du gardien-chef et de l’aumonier. Vérines chante la Marseillaise, l’abbé Derry, quelques jours auparavant chantait un Te Deum. Jean Vérines est amené devant le poteau. Il refuse d’avoir les mains liées et les yeux bandés. Il se redresse. De sa main gauche, il montre aux soldats son cœur. L’officier lève son sabre. Le commandant crie « Vive la France ! Quelle vive ! ». L’ordre rauque ordonne l’ouverture du feu « Feuer ». Le corps de Jean Vérines va reposer dans un petit cimetière de l’Ouest. Le père Gertgès note les lieux d’inhumation des N.N qui ne doivent pas être identifiés. Dégagé en 1945, le lieu de sépulture sera entretenu jusqu’en octobre 1948 par la Croix-Rouge française avant que le corps ne soit rapatrié et rendu à la famille. (Sources : Garde républicaine Crédits photo : Garde républicaine)

    Bouchon-Gras 49

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    Une histoire qui se termine bien mais l'acte est inqualifiable ! Un vétéran de 96 ans se fait agresser et voler ses médailles de guerre en pleine rue ; un officier britannique lui en offre de nouvelles, des originales datant de la guerre ! Jim Marland est un vétéran britannique de 96 ans ayant combattu en France et Allemagne en 1944-1945. Il ne loupe jamais les commémorations de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, en octobre, il est agressé par deux individus alors qu'il porte ses médailles, que les hommes lui volent. Touché par son histoire, un officier britannique lui offre les mêmes médailles d'époque en remplacement et ce sous les acclamations d'un stade de football ! Jim Marland décide de rejoindre la British Army fin 1943. Il est dirigé vers l'infanterie et intègre le Durham Light Infantry, un célèbre régiment d'infanterie britannique. Le Private Marland va combattre en France mais surtout en Allemagne, notamment à Ibbenbüren ou Hambourg. Il est notamment blessé au combat alors qu'il se trouve en Allemagne. Gravement touché par un éclat d'obus à la poitrine, il est hospitalisé pendant six semaines dans un hôpital de campagne avant de rejoindre le front Pour son service héroïque, Jim reçoit plusieurs distinctions : la 1939/45 War Star, la France/Germany Star, la Defence Medal et la 1939/45 War Medal. Ce sont ces médailles qui vont être volées en octobre dernier alors que Jim se rend à une commémoration de la Seconde Guerre mondiale : il se trouve seul, à pieds, lorsque deux hommes s'approchent, l'empoignent et arrachent les médailles de sa veste. Jim est dévasté et ne va en parler que le 12 novembre à sa famille, qui s'étonne de ne pas voir l'ancien combattant porter ses médailles pour les commémorations du 11 novembre. Sa famille décide d'alerter l'opinion publique via les réseaux sociaux. Touché par l'histoire de Jim, le Major Phil Linehan, un officier-réserviste du 103 Battalion Royal Electrical and Mechanical Engineers (REME), décide de remplacer les médailles volées en piochant dans sa propre collection ! Le Major, passionné de la Seconde Guerre mondiale, possède alors les 4 médailles. Il contacte la famille de Jim et ensemble, préparent une petite surprise au vétéran ! Le 23 novembre dernier, il prend sa voiture et va faire un voyage de plusieurs heures pour venir retrouver Jim : le vétéran pense venir assister à un match de l'équipe de la ville, le Rochdale Football Club. Mais à la mi-temps, il est appelé sur la pelouse ! Sa famille l'accompagne et au milieu d'une haie d'honneur, au centre du terrain, sous les applaudissements de la foule, Phil Linehan remet à Jim Marland ses nouvelles médailles, en tout point identiques aux précédentes.  Phil Linehan est à gauche et sert la main à Jim. En plus des médailles, Phil Linehan lui remet deux pièces de sa collection : un béret de remplacement avec un insigne de la Seconde Guerre mondiale, porté par un parent de l'ex-caporal Buckley (Royal Engineers). Ainsi qu'un insigne de casquette original de la Première Guerre mondiale porté par un grand-oncle du Capitaine Martin, qui a servi avec Phil dans la British Army. Une bien belle histoire ! Source : itv.com & inyourarea-Passionmilitaria

    Bouchon-Gras 49

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    L'ancien résistant est mort ce samedi. Ses obsèques auront lieu mercredi à la chapelle Notre-Dame-de-Santé-d'Entrevennes. Robert Maestracci avait été décoré de la légion d'honneur le 8 mai dernier. L'ancien résistant Robert Maestracci est mort à 96 ans samedi 27 novembre à Entrevennes. - BFMTV Robert Maestracci, ancien résistant et habitant d'Entrevennes (Alpes-de-Haute-Provence) est mort ce samedi, à 96 ans, a appris BFM DICI ce dimanche. Décoré de la légion d'honneur le 8 mai dernier, il faisait partie de la cinquantaine de derniers combattants français encore en vie.   Lors de la cérémonie d'hommage du 8 mai dernier, Robert Maestracci, visiblement très humble, avait déclaré : "Je suis heureux de rencontrer tout ce monde qui s'est dérangé pour venir me voir, me rendre hommage. Cela plairait à n'importe qui, mais je trouve que c'est un peu immérité parce que je ne suis pas le seul à avoir fait ça." Lors de la Seconde Guerre Mondiale, Robert Maestracci a participé aux opérations du réseau de résistance Abbé Blanc à Marseille, avant de rejoindre les Franc-tireurs et partisans du Val de Rancure en 1943. (Source BFMTV Alpes de Hautes Provence)

    Bouchon-Gras 49

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    Cérémonie aux Invalides hier, en présence de Geneviève Darrieussecq, en l’honneur du général Gudin, mort à Smolensk lors de la campagne de Russie en 1812. Un officier connu pour sa bravoure qui rejoint les militaires français les plus illustres, Turenne, Lyautey, Foch… (Source : Chef d'état major des armées)
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