Jump to content
×
×
  • Create New...

Le 16e B.CP (Bataillon de Chasseurs à Pied) en 1925


Recommended Posts

Dans ce sujet on va parler de Paul (Paul Alphonse pour être précis). Il a 20 ans et il est né à Fismes dans le département de la Marne. Province de la Champagne. Fismes ça ne parle pas vraiment, mais Reims qui est à proximité interpelle davantage.

Fismes est un village comme il y en a tant d'autres en France, mais il est sur la route des grandes invasions...

2 vues datées de 1910

image.png.39d09eec630836e374d03e5d7be9ec4e.png

image.png.9a8ac876636481b8d279d6da58aa1714.png

Durant la première guerre mondiale, en août 1918, ce village sera le théâtre de combats d'une extrême violence où périront plus de 13.600 soldats américains.

La bataille de Fismes et Fismette

Les Allemands n'ont pas réussi à percer la ligne alliée et ont reçu l'ordre de se retirer le 20 juillet. Le 22 juillet, la 7e armée Allemande (7 Armee Oberkommando) avait établi une nouvelle ligne allant de la partie supérieure de l'Ourcq à Marfaux. Mais elle avait été obligée de se replier à nouveau pour s'installer le 3 août sur les rives de la Vesle. Là, ils ont préparé une nouvelle position défensive dans l’Aisne

Les rives de la Vesle constituaient le nouveau front : au nord, les forces allemandes Wichura et au sud, le 3e corps américain, qui avait remplacé le 1er corps d'armée

Les deux premiers jours de la bataille, la 32e division américaine perdit 2 000 hommes dans ses efforts pour traverser la rivière Vesle et atteindre Fismes. Cette division est relevée par la 28e division d'infanterie. Pendant un mois, la bataille se poursuivit dans les quartiers entourant Fismes et Fismette.

La bataille de Fismes et Fismette est unique dans l'histoire de la Première Guerre mondiale en raison de la violence extrême ; des combats de rue, de la présence d'attaques de troupes d'assaut et de lance-flammes.

Tout cela a abouti à la destruction totale de Fismes (environ 90%), plus que dans la région voisine de Reims. En l'espace d'un mois, Fismes sera perdu et gagnée cinq fois par les forces alliées

 

Source : Wikipédia

Pour se donner une idée :

La Rue de la Huchette en 1910

image.png.29ccbe1e5e7319bac154ac539c69e89b.png

La même en 1918

image.png.789ea219a8e310e98d073684ea407918.png

et bien d'autres....

image.png.d6006e6b9dcdca307138e8fe5359451a.png

image.png.d850b4038ec476a593c815ba257eeec3.png

 

Revenons donc à Paul. Il est le plus jeune d'une famille qui compte 4 enfants. Des garçons (Eugène, Lucien, Georges et Paul). Les 2 plus âgés, Eugène et Lucien ont combattu durant le premier conflit mondial et ont survécu sans même avoir été blessés (l'un au 3e Régiment d'artillerie à pied, l'autre au 74e R.I.)

Ah, j'allais oublier de vous présenter Paul dans son bel uniforme du 16ème BCP :

image.thumb.png.2c17dd57ff985a0104ddd8ccfd24e941.png

Il n'a pas eu loin à aller pour rejoindre son lieu d'incorporation : Metz

image.thumb.png.964788d32b574cc831d8835c40d542d5.png

Comme on l'aura compris au travers des évènements relatés dans la première partie de ce sujet, Paul n'a pas eu beaucoup l'occasion de fréquenter l'école, mais il écrit dès son arrivée pour livrer ses premières impressions :

image.png.59592762942c31769e24074514cce57a.png

"Je suis arrivé à bon port, je n'ai pas encore becté, il y a 2 jours qu'on nous fait pas à souper"

Le 16e BCP, comme on a pu le voir, est cantonné à Metz. Comme d'autres régiments français, il occupe la Rhénanie en Allemagne conformément aux clauses du traité de Versailles en 1919.

Nous le voyons donc partir pour l'Allemagne et à destination de la ville de Euskirchen. C'est l'occasion de pénétrer dans la gare de Metz inaugurée en 1908

image.png.161ea11a68ae66ecb1f8b3aef562aecc.png

Une fois arrivé à destination, il faut repérer l'endroit stratégique : Le foyer

image.png.5079027425c2277415d360d30be2d73d.png

La ville par elle-même ne manque pas de charme (la couleur y contribue)

image.png.4bb75f06035e34d013a3a042ea0f7415.png

image.png.ad37f71eff43f7200da48e59a1dfd573.png

Les journées sont malgré tout occupées par les exercices comme l'indique ce témoignage "à chaud"

image.png.f50aa048bb2567bcc09df55bcca157d5.png

"Je vous dirais que c'est moi qui ai lancé le poids et la grenade le plus loin. Voyez que je suis bon.

"Le jet de grenade à 47 mètres."

Il vient ensuite le temps de quitter Euskirchen pour retourner à Metz et rendre les effets militaires. Le temps de préparer son barda et d'envoyer les dernières cartes postales

image.thumb.png.1d6f05c7d09df34512c5b1a91e72dcc4.png

Si l'administrateur veut commenter les uniformes, il est le bienvenu.

 

 

  • Like 1
Link to post
Share on other sites

Paul retournera à Fismes et y restera jusqu'à son décès en 1974.

Si la commune où il réside est essentiellement agricole, vigne et betteraves, on y exploite également une belle pierre blanche qui sert à la construction. Nombre de bâtiments cossus de la ville de Nancy ont notamment été édifiés avec de la pierre champenoise.

image.thumb.png.efb70673086a1a7748ecafd50893bd48.png

Sur cette vue du début du 20ème siècle on peut noter la blancheur de la pierre.

Paul est issu d'un milieu modeste, et son père est carrier. Paul continuera à la suite de son père ce métier pratiqué dans la famille depuis 7 générations.

Il se mariera en 1928 à Fismes, et il aura 2 enfants. Josiane et René Léopold.

Ce dernier concourra pour la France aux jeux olympiques de Londres en 1948 et sera médaillé de bronze en natation.

  • Like 1
Link to post
Share on other sites
  • Administrateur

Comme beaucoup d'employés, d'ouvriers...ayant participé à la Grande Guerre, il est retourné à son travail et l’anonymat.

Fut il décoré, reconnu ancien combattant ?

Mon arrière grand père qui parti en 1916, participant au Chemin des Dames, à la bataille de la Malmaison...démobilisé en 1919 comme 2eme classe, aucune décoration, il ne voulait pas faire parti des ancien combattant, ni parler de sa guerre et c'est bien après sa disparition qu’après des recherches j'ai découvert son passé militaire.

A cette époque nos anciens ne chercher pas les honneur, au vu de l'horreur qu'ils avaient vécu.

Link to post
Share on other sites

Pour tout dire, je ne sais rien du passé militaire de Paul pendant la deuxième guerre mondiale. J'espère avoir des éléments de réponse en écrivant à Pau. Mon grand père (dont je parle dans le sujet du 91e RI) n'a jamais voulu parler de sa période militaire. Il a échangé ses décorations contre de la nourriture. J'ai aussi le souvenir, étant enfant, de l'entendre crier pendant les cauchemars qu'il faisait (à plus de 70 ans). Ma grand mère me disait "c'est à cause de la guerre".

Link to post
Share on other sites
  • Administrateur
il y a 39 minutes, Mazeppa a dit :

Mon grand père (dont je parle dans le sujet du 91e RI) n'a jamais voulu parler de sa période militaire.

Oui, c'est le point commun de toute cette génération, qui n'a bénéficier d'aucun suivi, ce que aujourd'hui on nomme choque traumatique et que l'on a découvert lors de cette guerre. Des hommes traumatisés à vie.

il y a 42 minutes, Mazeppa a dit :

Pour tout dire, je ne sais rien du passé militaire de Paul pendant la deuxième guerre mondiale. J'espère avoir des éléments de réponse en écrivant à Pau.

Je vous le souhaite.

Vous pouvez également prendre contact auprès de l'ONAC de sa région, il doit être enregistré comme anciens combattant.

Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.