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Mers el-Kébir, l'attaque britannique à la flotte française en 1940


HernanF

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De 1940 dans la Méditerranée à 1982 dans l'océan Atlantique.

 

De Mers el-Kébir aux Malouines. «Messieurs les Anglais, tirez les premiers !»

L’ignominie de Mers el-Kébir doit être comprise à la fois comme l’un des derniers épisodes de la grande rivalité impériale et maritime anglo-française...

...Dernier avatar de la guerre éternelle de ces anciens géants devenus nains : le 4 mai 1982, deux pilotes argentins, sur Super-Étendard, coulaient le HMS Sheffield, tirant leur Exocet AM39, de fabrication française : 22 marins furent tués, 26 au moins blessés. Combats pour des poussières d’empire… Des techniciens français se trouvaient à Buenos Aires au moment des faits. On sait qu’ils n’y faisaient pas du tourisme.

https://www.bvoltaire.fr/de-mers-el-kebir-aux-malouines-messieurs-les-anglais-tirez-les-premiers/

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Au moment des accords d'armistice en 1940, les Allemands étaient décidés d’exploiter la France dans tous ses aspects, économique, industrielles et agricole. Et ce fut largement réalisé. A cette fin, le sort des prisonniers de guerre fut l’élément sur laquelle les Nazis entendirent s’appuyer. Et cela fonctionna avec la politique de Vichy par une collaboration allant bien souvent au delà des demandes Nazies.

L’armée Française, pour l’honneur, de par la décision du Maréchal Pétain, décida que ce serait le politique de responsable du désastre avec le Front Populaire, la semaine de 40 heures, les Congés payés, Etc. Etc. Oublié le Maréchal Pétain qui en 1934,  fut Ministre des Armées et a ce titre, il diminua les dépenses militaires et arrêta la construction de la ligne Maginot aux Ardennes..Là ou passa le général Guderian avec ses chars. Plus tard, ce fut le slogan "Plutôt Hitler que le front Populaire"  Le pire, c'est qu'il fit un procès (dit de RIOM en 1941/1942) ou il accusa ledit Front populaire d'être à l’ origine de la défaite du fait des  Juifs, des Enseignants, des Communistes, des Francs Maçons, de Léon Blum, de Daladier et du général Gamelin. Etc.Etc. Il subit un sérieux revers durant ce procès et Hitler dût intervenir pour faire cesser cette "comédie".

Et qu’en aucun, ordre fut donné aux négociateurs que la Flotte ne serait pas livrée aux Allemands ainsi que l’aviation. Pour l’aviation, l’ordre d’évacuation vers l’Afrique du Nord fut stoppé par Pierre Laval (Président du Conseil de « l’Etat de Vichy » mené par le Maréchal Pétain), bougnat de son état, qui menaça des pires représailles les responsables de l’aviation.

La flotte Française devait être consignée dans les ports Français, Bretagne et Toulon et rester sur les emplacements autre en Afrique du Nord.. En fait, la flotte aurait pu évacuer Toulon d'une part, et d'autre part, celle de Mers el-Kebir aller sur Dakar ou ailleurs. Il y avait un temps de « flottement » entre la signature de l’armistice et son application. Mais le Maréchal Pétain, Laval et l’Amiral Darlan s’y opposeront.

S'il est vrai que ce fut une ignominie que de tirer sur la flotte Française à Mers el Kébir il faut reconnaitre que l'Amiral Darlan dès l'armistice avait conservé la flotte de combat sur Toulon et sur Mers el Kébir au nom de la France de Vichy, Pétain et d'un début de collaboration avec l'Allemagne Nazie.

Les Britanniques avaient une peur bleue que la Flotte Française fut saisie par les Nazis ou utilisée sous contrainte sur le sort de nos prisonniers de guerre pour entreprendre une opération navale contre leurs pays. Sir Winston Churchill était donc des plus inquiet sur le sort du conflit, de l'Empire Britannique dont la Flotte Française pouvait interdire l’accès de la Méditerranée à la Flotte Britannique ! L’Amiral Darlan et l’amiral Gensoul, commandant l’escadre de Mers el Kébir avait donnés leurs paroles que la Flotte se saborderait si elle devait être saisie par les Nazis.

Ce qui fut fait à Toulon lors de l’occupation de la zone dite libre par les Allemands. Pour les Britanniques, à Mers el Kébir  un ultimatum fut lancée pour que la flotte Française rallie les Iles Britannique, ou se fasse désarmer aux Antilles ou aille dans un port neutre (Américain) si ma mémoire est bonne. Refus de l’amirauté Française. L’issue - dramatique - était inévitable.

Note =  Si on rajoute que les Autorités Algériennes on  toujours refusés le rapatriement des corps (Vers la Bretagne)  et supprimés le mémorial, on peut dire que ces marins sont morts deux fois.

Déjà, Sir Winston avait géré le « cas » du Roi Édouard 8 et  Wallis Simpson,  convaincus au Nazisme avec  la maitresse du Roi qui fut aussi  celle de Joachim von Ribbentrop (et d'autre à la même époque) alors Ambassadeur en Grande-Bretagne avait "sonné" le Royaume avant le mariage du Roi et de son abdication. C'est Standley  Baldwin (1° Comte de) Premier Ministre qui fut à la manœuvre pour diffuser les preuves que ce monarque trahissait la couronne avec une maitresse qui se comportait comme une descente de lit et un agent Nazi. Le Roi et sa maitresse avait été  reçue par Adolf Hitler et  ce dernier pensait remettre ce Roi sur le trône quand la Grande-Bretagne serait vaincue !  Sir Winston Churchill éloigna le couple quand il devint Premier Ministre (Gouverneur aux Bahamas pendant la durée de la guerre)

Mers el Kébir fut donc la finalité de tout les problèmes antérieurs rencontrés sur le maintien de la Grande-Bretagne en guerre et libre !

Janmary

 

 

 

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Le 07/07/2020 à 11:14, Janmary a dit :

La flotte Française devait être consignée dans les ports Français, Bretagne et Toulon et rester sur les emplacements autre en Afrique du Nord.. En fait, la flotte aurait pu évacuer Toulon d'une part, et d'autre part, celle de Mers el-Kebir aller sur Dakar ou ailleurs. Il y avait un temps de « flottement » entre la signature de l’armistice et son application. Mais le Maréchal Pétain, Laval et l’Amiral Darlan s’y opposeront.

Il faut également être franc, bon nombre d'officiers de marine étaient aux ordres de Pétain, tout en n'étant contre l'Allemagne, de ce fait ils étaient bloqués, partir c'était rejoindre la France Libre, De Gaulle et d'une certaine façon trahir la France, de l'autre ils ne voulaient pas voir la Flotte être saisie par les Nazis. Ce qui explique les deux drame que sont Mars el Kébir et le sabordage de la Flotte à Toulon, peu d'officiers ont eu le courage de prendre une décision franche.

Le 07/07/2020 à 11:14, Janmary a dit :

S'il est vrai que ce fut une ignominie que de tirer sur la flotte Française à Mers el Kébir il faut reconnaitre que l'Amiral Darlan dès l'armistice avait conservé la flotte de combat sur Toulon et sur Mers el Kébir au nom de la France de Vichy, Pétain et d'un début de collaboration avec l'Allemagne Nazie.

 

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L'amiral de la flotte Darlan.

L'amiral Darlan était un personnage trouble, collaborateur mais qui mena des transactions avec les Américains, ce qui fait douter de savoir qui le fit abattre, car ce personnage était gênant pour les deux bords.

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L'amiral Darlan rencontrant Eisenhower.

Les officiers étant fidèle à Vichy, les équipages fidèle à leurs officiers, la Flotte à Mers el Kébir ne voulait pas se soumettre aux Anglais.

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La flotte française ne doit pas devenir allemande

Seuls à faire face aux nazis, après l'armistice franco-allemand du 22 juin 1940, les Anglais craignent non sans raison que la flotte française, puissante et réputée, ne soit un jour réquisitionnée par les Allemands même si la convention d'armistice prévoit le désarmement des navires dans leur port d'attache.

Churchill décide en conséquence de s'emparer de tous les navires de guerre français à sa portée. À tout le moins, il demande que les Français les mettent hors de portée de l'ennemi, à la Martinique, par exemple. C'est l'opération « Catapult ».

Dès le 2 juillet 1940, par des ruses diverses ou par la menace, des officiers britanniques montent à bord des navires français amarrés dans leurs ports, à Portsmouth et Plymouth. Capturés, les marins et officiers se voient proposer de rejoindre de Gaulle. La plupart refusent, par fidélité au gouvernement légitime, et se font rapatrier.

Les Anglais excluent de s'en prendre aux navires français amarrés à Toulon, car leur attaque est risquée et d'autre part inciterait les Allemands à occuper ce port, pour l'heure épargné. L'escadre amarrée dans la rade de Mers el-Kébir, en Algérie, paraît davantage à leur portée.

D'un autre coté les Anglais qui sont seul dans la lutte contre l'Allemagne, sont isolés sur leur ile, les U-boots bientôt vont tenter de les couper de tout ravitaillement notamment venant des États Unis et mener la vie dure aux bateaux  navigants en Atlantique.

Churchill doit résister dans son propre cabinet de guerre à ceux qui, tel Lord Halifax, conservent l'espoir d'amadouer Hitler ! Le Premier ministre voit donc dans l'attaque de Mers el-Kébir un double avantage : d'une part enlever aux Allemands toute chance de s'emparer des navires, d'autre part - le plus important sans doute à ses yeux - briser tout espoir d'accommodement avec le Führer et ses douteux comparses de Vichy.

 

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Après de difficiles négociations ;

Un plénipotentiaire anglais, le capitaine Cedric Holland, se rend auprès de l'amiral français Marcel Gensoul, sur le croiseur Dunkerque, et lui propose soit de suivre les Anglais, soit encore de se réfugier dans les Antilles, soit à la rigueur de se saborder. 

 

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L'amiral Gensoul.

L'amiral Gensoul fait traîner les négociations en longueur et met ses navires en position de combat ainsi que peut l'observer le plénipotentiaire. Il fait valoir qu'une attaque anglaise équivaudrait à une « déclaration de guerre ». À 15h, pour montrer sa détermination, Somerville fait miner l'entrée de la passe par ses avions de l'aéronavale. 

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L'amiral Somerville.

Cependant que les discussions s'éternisent, les Anglais captent un message de l'amiral Darlan au vice-amiral Gensoul : le chef de la marine française lui fait savoir que les escadres de Toulon et d'Alger se portent à son secours ! À 17h30, Somerville fait savoir à l'amiral Gensoul que son ultimatum arrive à expiration. Les négociations s'interrompent et le plénipotentiaire regagne  aussitôt  la flotte anglaise, à l'abri derrière la jetée qui protège le port.

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Peu avant 18 heures, les Anglais ouvrent le feu sur l'escadre, composée de puissants et prestigieux croiseurs ou cuirassés : Dunkerque, Strasbourg, Provence, Bretagne, ainsi que de 15 torpilleurs, 6 sous-marins etc. Coulé à la troisième minute du combat, le Bretagne entraîne près d'un millier de marins dans la mort.

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Au bout d'un quart d'heure, le tir cesse mais les avions anglais reviennent à la charge le 6 juillet et endommagent gravement le Dunkerque.

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Trois contre torpilleurs et le Strasbourg réussissent à s'échapper de ce fracas, dissimulé dans la fumée, regagnant Toulon où ils se saborderont le 27 novembre avec le reste de la Flotte.

Alexandrie et Dakar aussi

L'opération «Catapult» a plus de chance à Alexandrie, en Égypte, où l'amiral Godfroy accepte l'ultimatum poli de l'amiral Sir Andrew Cunningham et fait désarmer ses navires sur place, sous contrôle britannique. Deux ans plus tard, ils entreront dans la guerre aux côtés des Alliés.

À Dakar, le cuirassé Richelieu est endommagé dans la nuit du 7 au 8 juillet 1940 par des avions qui ont décollé d'un porte-avions britannique. Le 23 septembre suivant, il répondra par des coups de canon au général de Gaulle, qui avait tenté d'entrer dans le port à bord de navires alliés en vue d'obtenir le ralliement du Sénégal à la France libre.

 

L'Histoire retiendra Mers el Kébir comme une violente attaque des Anglais, oubliant le plus souvent la cause exacte.

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Impact d’obus.

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L'attaque de Mers el-Kébir a un immense impact dans tous les pays. Le président américain Roosevelt tout comme Hitler comprennent que les Anglais ne renonceront pas à la lutte. Les députés anglais sont également rassurés et font une ovation à Churchill dans les Communes. 

 

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L'amiral Gensoul parmi les cercueils des marins tués au cours de la bataille.

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Côté français, les réactions sont amères. La brutalité de l'attaque réveille en France une anglophobie latente. C'est une aubaine pour les partisans d'une cohabitation avec l'occupant allemand. Une semaine plus tard, le 10 juillet, l'Assemblée nationale (Chambre des députés et Sénat réunis) vote à une écrasante majorité les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

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Le cimetière des marins à Mers el Kébir en 1940.

 

( Source https://www.herodote.net/3_juillet_1940-evenement-19400703.php   )

 

 

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Profanation du cimetière en 1990 :

https://www.ouest-france.fr/bretagne/il-y-75-ans-le-drame-de-mers-el-kebir-3533502

 

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Le cimetière aujourd'hui, les croix ont été remplacés par des plaques.

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La Marine Nationale de nos jours, honorant les marins morts à Mers el Kébir.

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Bonjour,

J'ai lu, pour la première fois, et il y a très longtemps, cet épisode tragique de la deuxième guerre mondiale qu'est Mers El Kébir. Avant de donner quelques informations ce sujet, je voudrais simplement faire une remarque sur la ligne Maginot.

Le 07/07/2020 à 11:14, Janmary a dit :

Oublié le Maréchal Pétain qui en 1934,  fut Ministre des Armées et a ce titre, il diminua les dépenses militaires et arrêta la construction de la ligne Maginot aux Ardennes..Là ou passa le général Guderian avec ses chars.

Voila ce qu'on trouve sur Wikipédia, mais on peut également se référer aux livres de Roger Bruge sur la ligne Maginot :

Frontière franco-belge

En 1927, la commission avait estimé que la défense du Nord devait se faire sur le territoire belge (alors allié). Entre 1931 et 1934 ne sont donc construites que quelques casemates d'infanterie dans les forêts de Raismes (douze casemates CORFet de Mormal (treize casemates). À partir de 1934 sont aménagés les tronçons « nouveaux fronts » des secteurs fortifiés de l'Escaut (qui compte deux casemates CORF et un petit ouvrage : Eth) et de Maubeuge (sept casemates et quatre petits ouvrages : Les Sarts, Bersillies, La Salmagne et Boussois).

Le retour à la neutralité de la Belgique le 14 octobre 1936 va rendre inquiétante l'absence de couverture fortifiée. Cela entraîne la construction de 1937 jusqu'à 1940 d'un front continu le long de la frontière, composé de casemates STG et d'une foule de petits blockhaus MOM

Le préalable à Mers El Kébir

Il faut d'abord rappeler que la France et l'Angleterre sont alliées depuis 1904 dans ce qu'on a appelé l'entente cordiale. Il s'agit simplement du partage et de la reconnaissance mutuelle de leurs colonies respectives. Au début de 1914, il y eut un second protocole entre la France et l'Angleterre, qui met fin à l'antagonisme entre les deux nations. C'est la montée en puissance de la marine impériale allemande qui conduit l'Angleterre à se rapprocher de la France. Le sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow en 1919 (74 bateaux) fit changer d'avis l'Angleterre sur son alliance avec la France. N'ayant plus de rival européen sur les mers, ils abandonnèrent leur soutien à la France.

Les deux priorités de l'Angleterre : La marine anglaise et l'empire colonial.

En 1935, l'Angleterre signe avec le 3ème reich un traité naval autorisant les allemands à construire une flotte navale dans la limite de 35% de la flotte britannique. Ceci ayant été fait par l'Angleterre sans en informer la France.

En septembre 1939, la France et l'Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne.

Au 10 mai 1940, date de l'invasion de la Belgique, la France aligne 86 divisions, la Belgique 22, et l'Angleterre ...........13. De même pour le matériel où la France aligne 7 fois plus de canons et de blindés que l'Angleterre et 2 fois plus d'avions.

Les armées françaises et anglaises entrent en Belgique durant la Campagne des 18 jours

Le front belge de la Lys est percé au milieu de la journée du 27 mai, au bout de cinq jours de combats. D'autre part, les troupes anglaises abandonnent la droite de l'armée belge pour retraiter précipitamment en vue de se rembarquer à Dunkerque. Dès ce moment, le roi et l'État-major belges se sentent abandonnés, ainsi que le relatera l'attaché militaire anglais auprès du roi Léopold III, l'amiral Sir Roger Keyes. Celui-ci attestera qu'il s'est agi d'une manœuvre imposée au général en chef, Lord Gort par une décision du gouvernement anglais. Et Keyes de citer une phrase de Lord Gort qui mérite d'être appelée une parole historique : « Les Belges vont-ils nous prendre pour des salauds ? »

Le 28 mai, le roi Léopold décide donc de capituler !

Ensuite c'est Dunkerque

L'évacuation de Dunkerque, l’opération Dynamo, commence le 26 mai, avec l'espoir de sauver jusqu'à 45 000 hommes… 338 226 sont évacués lorsque le dernier navire quitte Dunkerque, à 3h 00, le 4 juin.

Lord Gort avait reçu l'ordre de ne pas informer les généraux français et belge du début de l'évacuation, conduisant d'ailleurs à la retraite des troupes britanniques au sud-est de Dunkerque, laissant sept divisions françaises seules face aux troupes allemandes. Elle combattirent, comme les Belges, jusqu'à l'épuisement de leurs munitions, clouant sur place les forces adverses et retardant l'assaut final sur Dunkerque.

L'amiral Abrial, mis devant le fait accompli, déclarera que comme il ne lui était plus possible, désormais, de compter sur l'appui anglais, il mènerait à bien la mission qui lui avait été confiée, en combattant, si nécessaire jusqu'à la mort, pour permettre le rembarquement d'autant de troupes que possible.

Le 27 mai, le casino de Cassel abrite une réunion de l'état-major britannique préparant le lancement de l'opération Dynamo pour évacuer ses troupes à Dunkerque. Deux officiers, dont un général, y sont tués par une bombe allemande.

L’embarquement des troupes sur les navires se fait dans le plus grand désordre, les Britanniques privilégiant leurs propres troupes. Dans la panique, les scènes les plus regrettables5 et les actes de bravoure se côtoient, mais le nombre de morts augmente d’heure en heure autant par noyade que sous le feu de l’ennemi. Dans les faits, si les troupes belges et françaises ne purent embarquer qu'après que le contingent britannique l'eut été, cela a permis de sauver 140 000 soldats belges et français, qui seront presque tous renvoyés sur le continent pour continuer la guerre. Théoriquement du moins, puisque l'armistice les surprendra le 22 juin dans leur retraite ou leur cantonnement.

Source : wikipédia

Nos armées n'étant plus en mesure de contrer les allemands, le président du conseil français, Paul Reynaud, demande le consentement de Churchill en vue de discuter des conditions d'armistice. Celui-ci répond :

"A condition, mais seulement à condition que la flotte française soit aussitôt dirigée sur les ports britanniques".....

Les clauses de l'armistice du 22 juin 1940

Avant son départ pour Rethondes, le général Huntziger, chef de la délégation française, est reçu par Pétain en présence de membres du gouvernement : le nouveau ministre de la Défense, le général Weygand et le ministre des Affaires étrangères, Paul Baudouin ; au cours de cet entretien, le chef du Gouvernement fait part de ses « instructions formelles » qui sont de  rompre immédiatement la négociation si l'Allemagne exige la remise totale ou partielle de la flotte,

La délégation française considère que les conditions qui sont imposées à la France par l'Allemagne, bien que dures, sont toutefois acceptables car elle garde sa flotte et ses colonies — conformément aux souhaits de Pétain — et n'est pas entièrement occupée. En fait, au moment de la signature de l'armistice, les Allemands n'exigent aucune des trois conditions qui, selon les instructions de Pétain, auraient été susceptibles de provoquer la rupture des négociations : « En effet, le territoire ne serait pas occupé dans sa totalité puisqu'une ligne de démarcation définirait la délimitation de la zone sous contrôle allemand. Mais au cours des négociations, cette ligne ne fut pas présentée comme intangible  ». La flotte serait simplement désarmée et la question de l'Empire ne fut pas l'objet de ces négociations.

Dès le 20 juin, Darlan avait envoyé des instructions contenant ce passage : "Quels que soient les ordres reçus, ne jamais abandonner à l'ennemi un navire intact. 4 jours plus tard après la signature de l'armistice, il confirmait ces ordres en y ajoutant celui de tout préparer pour saborder les bâtiments au cas où ils risqueraient d'être capturés. D'ailleurs, les autorités navales avaient évacué des ports de la Manche et de l'atlantique à destination de l'Afrique du Nord et de l'Afrique occidentale tous les bâtiments, civils ou militaires.

Mers El Kébir

Après avoir parlé du contexte, revenons au drame.

Il a lieu le 3 juillet 1940. Côté anglais, l'opération de Mers El Kébir avait été calculée pour coïncider avec la saisie des navires de guerre français dans les ports britanniques. A 15h40, ce même jour, des détachements de marins britanniques abordèrent silencieusement les bâtiments ancrés à Portsmouth et Plymouth. L'opération avait été préparée soigneusement pour obtenir l'effet de surprise. Les officiers et matelots des bâtiments français furent internés dans des camps séparés dans l'île de Man et près de Liverpool, où on les traita pratiquement en prisonniers de guerre. Seul un petit nombre se joignit aux Forces Française Libres. La majorité finit par être rapatriée à Casablanca.

A Mers El Kébir, l'amiral Gensoul commandant la flotte française reçoit un ultimatum  de Sommerville (commandant la flotte britannique) :

4 solutions : se joindre à la flotte britannique pour continuer le combat, partir avec des équipages réduits pour gagner un port britannique, désarmer les navires sous contrôle britannique, les saborder sur place.

Beaucoup d'officiers de marine britanniques étaient opposés à une action de force contre une marine disciplinée et qui, la veille encore, avait pris sa part contre l'ennemi commun. Sommerville fut impressionné par l'unanimité des vues de son état-major tant sur la nécessité d'éviter la menace d'agir par la force que sur le fait qu'aucun amiral français, confronté à un tel ultimatum ne pouvait faire autrement que se défendre. Ayant rendu compte de ces vues à l'amirauté, ils reçut la réponse suivante que si les français refusaient, "il était de la ferme intention du gouvernement de sa majesté de détruire les bâtiments".

Une des conséquences immédiates de Mers El Kébir fut que les allemands permirent aux bâtiments français de rester complètement armés. Ceux qui étaient en Afrique du Nord furent rappelés à Toulon où ils étaient plus à l'abri d'une attaque éventuelle des anglais.

Par le Capitaine de frégate Malcolm G Saunders

 

 

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Il y a 12 heures, Mazeppa a dit :

Voila ce qu'on trouve sur Wikipédia, mais on peut également se référer aux livres de Roger Bruge sur la ligne Maginot :

Je n'ai pas pris ces informations sur Wikipédia. Mais sur plusieurs ouvrages d'Histoire relatif au Maréchal Pétain et aux chroniques des  décisions Parlementaires (qui n'existent plus désormais).

La Ligne Maginot couvrant la frontière Belge et Française aurait du mettre la presque totalité de l'Armée Française dans cette fortification et donc de ne plus posséder de "Masse de manouvrière". C'était l'époque ou les Saint-cyriens allaient dans le béton et non plus dans la Légion".

En fait la ligne Maginot fut élaboré pour compenser les énormes pertes de la guerre précédente et d'avoir des "classes" insuffisantes en nombre. Protection illusoire avec un esprit de défense primant sur l'offensive.

Donc pas de réaction à l'occupation de la Rhénanie ou à la montée du Nazisme dont on s’accommodait par crainte de l'Union Soviétique....avec laquelle pourtant, la politique Française désirait un accord militaire de protection ! Nous en étions encore à l'époque du Tzar !

Si nos dirigeants avait lu "Mein Kampf", il aurait lu que c'est d'abord "l'Espace vital" vers l'Est qui prédominait les actions d'Hitler. La revanche, envers la France, était une volonté réelle mais nous avons fournis le prétexte par une déclaration de guerre contre l’État Nazi avant Juin 1941. Que ce serait-il passé si....

Nous avons beaucoup dépensé dans les budgets de la ligne Maginot (très moderne)  et de la Flotte de combat (la plus belle de notre Histoire) et leurs actions ne fut pas à la hauteur de ce que l'on avait espérés !

Donner des gages à l'allemagne et laisser la Flotte à Toulon était un non sens, une erreur, une faute qui incitait les forces Nazies a entreprendre l'occupation à terme de la France de Vichy. Le sabordage "Pour l'honneur de la parole donnée" était un crime envers notre Armée et notre Marine (et je pèse mes mots).

Si cette flotte avait quitté Toulon, Mers el kébir aurait-il été réalisé par les Britanniques  ?

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Je m'intéresse également à l'histoire depuis très longtemps, et je n'ai puisé dans wikipédia que des éléments de synthèse. Effectivement nous avons dépensé énormément d'argent dans la ligne Maginot, mais mis à part les gros ouvrages de la Région Est qui pour certains ne se rendront qu'après l'armistice, tout le reste était complètement obsolète. Les dégâts provoqués par les obus anti-chars allemands, notamment le 88mm, ont rapidement eu raison des petits ouvrages tels les blockhaus ou les cloches en acier construites pour abriter des armes automatiques ou des postes d'observation. Vous avez raison, ces ouvrages ont été conçus pour protéger les soldats français derrière du béton. Il faut reconnaître que l'hécatombe de la première guerre mondiale avait marqué les esprits. La nouvelle stratégie était de se protéger et de recourir plus largement aux ressources humaines de l'Empire. A cette époque, on a perdu notre avance technologique en matière de blindés et d'aviation pour s'enterrer. Qui plus est, nos généraux étaient, comme en 1914, en retard d'une guerre.

Nous n'avons pas réagi à l'occupation de la Rhénanie probablement parce que la population n'avait plus l'état d'esprit de 1914. En 1936, nous avons déjà connu 7 ans auparavant la crise de 1929, le pays est secoué par les mouvements sociaux, les présidents du conseil se succèdent à la tête du gouvernement, et le parti communiste très proche du gouvernement soviétique défend des thèses pacifistes. Par ailleurs, notre armée n'est pas très mobile et notre pays est isolé de par l'abandon par les britanniques de leur soutien. Quant à l'accord entre la France et l'URSS, il faut savoir que cette dernière a consulté l'Allemagne qui s'y est opposée.

De fait, et il est vrai, nous avons dépensé un argent considérable dans la ligne Maginot. Il faut donc se réarmer dans ce qui nous manque le plus (blindés, avions et marine). Dans le domaine des blindés, on se disperse un peu car on en est resté à une doctrine remontant au premier conflit mondial. Il en sortira cependant deux chars redoutables armés d'un canon de 47 antichar : le Somua et le B1Bis (ce dernier souffrant toutefois de problème mécanique avec son système Nader). On ne saura pas les utiliser convenablement malgré une nette supériorité technique par rapport aux allemands. Dans le domaine de l'aviation c'est désastreux. On produit beaucoup de modèle différents, mais le chasseur standard est le MS406 déjà obsolète dès sa sortie. Le Dewoitine D520 sera produit en trop petit nombre pour s'illustrer. Nous serons obliger d'importer des USA des chasseurs Curtis. Je ne parle pas de l'aviation de bombardement qui est quasi inexistante.

Reste la Marine. Nous avons produits quelques classes de croiseurs et de cuirassés tout à fait remarquable et disponibles à l'entrée en guerre. Néanmoins notre flotte n'est pas au point. Nous sommes en retard dans le domaine de la détection, de la fabrication de torpilles et de l'artillerie. Ne parlons même pas de la DCA de protection qui est réduite à sa plus simple expression. Pour autant, nous ferons moderniser quelques bâtiments aux USA à partir de 1943. Un exemple en passant, 2 bâtiments de la classe La Galissonnière (Le Montcalm et le Georges Leygues) seront ainsi équipés de radar et de sonar et des pièces de 20mm et de 40mm de courte portée à la place des pièces de 37mm et des mitrailleuses de 13.2mm.

Pour ce qui est de baser la flotte à Toulon si ce n'était pas une bonne solution, nous n'avions pas le choix avec l'attitude des anglais (de mon point de vue).

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  • Administrateur
Il y a 3 heures, Janmary a dit :

La Ligne Maginot couvrant la frontière Belge et Française aurait du mettre la presque totalité de l'Armée Française dans cette fortification et donc de ne plus posséder de "Masse de manouvrière". C'était l'époque ou les Saint-cyriens allaient dans le béton et non plus dans la Légion".

En fait la ligne Maginot fut élaboré pour compenser les énormes pertes de la guerre précédente et d'avoir des "classes" insuffisantes en nombre. Protection illusoire avec un esprit de défense primant sur l'offensive.

Et n'oublions pas qu’après la Grande Guerre, la der des der, le peuple français ( et d'autres d’ailleurs ) ne voulait plus faire de guerre. La Ligne Maginot était un "bon " compromis qui aurait du protéger nos frontière tout en n'exposant pas les hommes.

Il y a 3 heures, Janmary a dit :

Nous avons beaucoup dépensé dans les budgets de la ligne Maginot (très moderne)  et de la Flotte de combat (la plus belle de notre Histoire) et leurs actions ne fut pas à la hauteur de ce que l'on avait espérés !

Oui, la Ligne Maginot était tournée vers la frontière allemande, grave erreur, que les Allemands reprendront dans la conception de leur mur de l'Atlantique, où les pièces d'artillerie étaient irréductiblement tournée vers la mer.

Il y a 3 heures, Janmary a dit :

Nous avons beaucoup dépensé dans les budgets de la ligne Maginot (très moderne)  et de la Flotte de combat (la plus belle de notre Histoire) et leurs actions ne fut pas à la hauteur de ce que l'on avait espérés !

Je pense que notre Armée avait les moyens et la possibilité mais elle fut mal utilisé ou pas utilisé du tout.

Contrairement à l'idée populaire "la drôle de guerre" et l'image que l'on en a, il y eu beaucoup de combats, mais plus des escarmouches, que des batailles au sens propre du terme, car beaucoup de troupes furent débordée et abandonnée à elle même.

Nous avons l'exemple des "Cadets de Saumur" aujourd'hui cité comme les premiers "résistants" pourtant ils ne faisaient pas l'unanimité de tous et notamment du Maire qui préférait déclarer sa ville "ouverte" afin de ne pas être bombardée.

Soyons réaliste l'armée allemande en 39/40 était composée de chars légers qui n'étaient pas à la hauteur de nos Renault B1 bis. Mais l'Allemagne contrairement à la France était agressive et mit en place un nouveau concept de combat, alliant la force terrestre et aérienne, lancée à toute allure, pris nos états majors au dépourvu.

Pour en revenir à la Flotte, les marins étaient très respectueux de leurs officiers eux même respectueux de la République, rejoindre de Gaulle et la France Libre, c'était déserter !

( J'ai eu la chance, alors affecté sur le SNLE Le Triomphant, de rencontrer et de tisser des lien avec un ancien commandant FNFL du contre torpilleur Le Triomphant ( qui fut décoré par Staline notamment ) eh bien il ne pouvait obtenir la Légion d'Honneur car considéré ( et ce en 1993 ) comme déserteur. )

Il y a 16 heures, Mazeppa a dit :

Les officiers et matelots des bâtiments français furent internés dans des camps séparés dans l'île de Man et près de Liverpool, où on les traita pratiquement en prisonniers de guerre. Seul un petit nombre se joignit aux Forces Française Libres.

Les Anglais se méfiaient des espions ( la fameuse 5eme colonne ) et si vous lisez l’excellent livre témoignage du regretté Georges Ménage  :

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Où il explique que tous les marins étaient mit à l'écart avant de passer aux mains des services secrets pour enfin obtenir une affectation.

C'était leurs façon de faire, surprenante pour nous aujourd'hui, certainement ( car nous nous imaginons les Anglais accueillir tous les volontaires étrangers, les bras ouvert ). Leurs crainte était de se faire pénétrer de par l'intérieur. N'oublions pas que l'Europe était à genoux, les Américains neutre, les Soviétiques avait pactisé avec le Reich, bref ils étaient seul, ceci expliquant certainement cela.

 

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Pour ce qui est des escarmouches ou combat, on peut quand même citer les batailles de Stonne, de Hannut de Gembloux et de Dunkerque. Pour Dunkerque, vous connaissez sûrement Dunkerque, mais je vous recommande particulièrement la lecture de la bataille de Stonne, surnommée le "Verdun de 1940".

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  • Staff
Il y a 3 heures, Mazeppa a dit :

Pour ce qui est de baser la flotte à Toulon si ce n'était pas une bonne solution, nous n'avions pas le choix avec l'attitude des anglais (de mon point de vue).

Oui, assurément. Il y avait Bizerte (dangereux pour les Italiens) , Mers el Kébir sur la Méditerranée et Dakar sur l'Atlantique (assez loin des emprises Nazies).

Les Britanniques ont commencés à se paniquer au moment des accords d'armistice. Si la flotte avait été hors de portée de France et  de l'Afrique du Nord (comme Dakar par exemple) , il n'y aurait pas eu Mers el Kébir d’après les Historiens Britanniques.

 

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  • Staff
Il y a 3 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Je pense que notre Armée avait les moyens et la possibilité mais elle fut mal utilisé ou pas utilisé du tout.

Absolument. C'est l’État- major avec le général Gamelin qui militairement en fut la cause avec une guerre de retard et le politique pour qui la défensive était le mot d'ordre.

 

Il y a 3 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

C'était leurs façon de faire, surprenante pour nous aujourd'hui, certainement ( car nous nous imaginons les Anglais accueillir tous les volontaires étrangers, les bras ouvert ). Leurs crainte était de se faire pénétrer de par l'intérieur. N'oublions pas que l'Europe était à genoux, les Américains neutre, les Soviétiques avait pactisé avec le Reich, bref ils étaient seul, ceci expliquant certainement cela.

Oui et ils ont réussis ! Et tous les "volontaires" passaient par les officiers du Spécial Service"  qui avaient la particularité et la psychologie pour déterminer les menteurs patentés. Un de mes oncles est passé par cette case de rétention et d'aimable discussion....sans violences  !

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  • Administrateur
Il y a 20 heures, Mazeppa a dit :

Pour ce qui est des escarmouches ou combat, on peut quand même citer les batailles de Stonne, de Hannut de Gembloux et de Dunkerque.

Il y eu pas mal de résistance coté français ( mon grand père servant dans un régiment d'artillerie ( 62eme RAA ) y a gagné sa croix de guerre au combat à l'est de Paris ) mais l'Histoire n'a retenue que la défaite et la rapidité de l'invasion allemande.

General_Erwin_Rommel_and_Panzer_IV_of_7th_Panzer_Division_France_1940.jpg

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Rommel avec son appareil photo lors de la campagne de France.

J'ai un livre sur Rommel ( France 1940 ) où on découvre l'invasion coté allemand à travers de nombreuses photos "touristiques" les officiers allemands détendu dans l'herbe, décontracté et les officiers français complétement hébétés.

 

photo-18-juin-1940.jpg

Avec son état major.

55b60253d3904359148b4578.jpg

A Cherbourg, posant à coté des Britanniques capturés.

loadimg.php.jpg

Et les officiers français.

03.03. 19 Erwin Rommel June 19, 1940 Cherbourg French surrender 5.jpg

L'amiral Le Bigot, Préfet maritime de Cherbourg devant ses officiers juste avant sa réédition de la place de Cherbourg.

Il y a 17 heures, Janmary a dit :

Les Britanniques ont commencés à se paniquer au moment des accords d'armistice.

La Flotte française était la deuxième du monde ( si je ne me trompe pas ) les Anglais craignaient que l'Allemagne mette la main dessus.

Il y a 17 heures, Janmary a dit :

C'est l’État- major avec le général Gamelin qui militairement en fut la cause avec une guerre de retard et le politique pour qui la défensive était le mot d'ordre.

La France était en retard d'une guerre, de Gaulle avait déjà tiré la sonnette d'alarme avec son livre.

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En fait, la flotte française était la 4ème du monde après la Grande Bretagne, les USA et le Japon.

image.png.22cebeb64ddc57f40fdc6679bce8cc8c.png

C'est vrai qu'on était en retard d'une guerre, sans enlever la responsabilité de Gamelin qui n'est pas contestable, l'instabilité politique des 10 années précédant le deuxième conflit mondial en est également à l'origine.

La responsabilité en échoit également aux anglais qui ne se sont que très rarement comportés comme des alliés avec la France. Au 30 mai 1940, seulement 35 chasseurs sur 650 possédés par la Grande Bretagne et 40 bombardiers sur 286 étaient en France. Quasiment aucun des 310 Spitfire n'intervint..... Que dire des 10 divisions envoyées par eux en 8 mois contre 94 françaises présentes aux frontières françaises !

 

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  • Administrateur

4ème flotte, merci pour cette correction.

Oui effectivement,  on ne peut pas dire que l'Angleterre ce soit très "investie" dans cette bataille ce qui explique en partie la défaite.

( absent cette semaine,  donc loin de mon pc, je reviendrai sur cette période à mon retour ).

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  • Staff
Le 15/07/2020 à 12:34, Mazeppa a dit :

Au 30 mai 1940, seulement 35 chasseurs sur 650 possédés par la Grande Bretagne et 40 bombardiers sur 286 étaient en France. Quasiment aucun des 310 Spitfire n'intervint.....

Heureusement d'une certaine façon, car =

1° - La bataille d'Angleterre aurait été perdue par manque de chasseurs et surtout de pilotes, Le Maréchal de l'Air Dowding était opposé de ses chasseurs sur le Continent.

2° - Les bombardiers ont été utilisés aussi par le Costal Command en surveillance maritime et surtout les pilotes furent utilisés par le Fighter Command.

 3° - Les Britanniques avaient quelques raisons de mécontentement envers notre pays. Le premier étant la restitution des pilotes Allemands abattus et prisonniers aux forces Allemandes et non aux Britannique. Ce sont donc 1000 pilotes qui combattirent au moment de la Bataille d’Angleterre au lie d’aller comme prisonniers au Canada.

La seconde, c’est  la navigation maritime vers l’Empire avec le danger de la flotte Italienne et les incertitudes de la position que pourrait prendre les responsables (Pétain et Darlan) de la Flotte Française. Les promesses étant perçues comme des incertitudes.

Il faut dire que les hauts responsables de la Navy étaient contre l’attaque de notre flotte (Amiral Sommerville) . Le résultat, sur  au fond, fut catastrophique pour tous. Sauf pour les USA dont le Président Roosevelt fut convaincu de la volonté et de la combativité de Winston Churchill dans ce conflit.

Triste époque et triste décision !

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Il y a 6 heures, Janmary a dit :

Heureusement d'une certaine façon, car =

1° - La bataille d'Angleterre aurait été perdue par manque de chasseurs et surtout de pilotes, Le Maréchal de l'Air Dowding était opposé de ses chasseurs sur le Continent.

2° - Les bombardiers ont été utilisés aussi par le Costal Command en surveillance maritime et surtout les pilotes furent utilisés par le Fighter Command.

 3° - Les Britanniques avaient quelques raisons de mécontentement envers notre pays. Le premier étant la restitution des pilotes Allemands abattus et prisonniers aux forces Allemandes et non aux Britannique. Ce sont donc 1000 pilotes qui combattirent au moment de la Bataille d’Angleterre au lie d’aller comme prisonniers au Canada.

La seconde, c’est  la navigation maritime vers l’Empire avec le danger de la flotte Italienne et les incertitudes de la position que pourrait prendre les responsables (Pétain et Darlan) de la Flotte Française. Les promesses étant perçues comme des incertitudes.

Il faut dire que les hauts responsables de la Navy étaient contre l’attaque de notre flotte (Amiral Sommerville) . Le résultat, sur  au fond, fut catastrophique pour tous. Sauf pour les USA dont le Président Roosevelt fut convaincu de la volonté et de la combativité de Winston Churchill dans ce conflit.

Triste époque et triste décision !

tout à fait d'accord avec vous , c'est facile 60 ans après de juger certaines décisions... mais ils auraient été dans la même situation que nous ...  on aurait à 99% réagit de la même façon !

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  • Administrateur

Pour en revenir à Mers el Kebir, la semaine dernière France O a rediffusé un téléfilm " Rose et le soldat ", ce n'est bien sur qu'une fiction très modeste, ce déroulant en Martinique juste après la bataille de Mers el Kébir, mais donc le contexte explique bien le drame, l'ile est sous la direction de l'amiral Robert, pétainiste qui est entouré par des officiers de marine fidèle à leurs amiral, un hésite mais aider les Anglais ce n'est pas possible pour lui...

Il y a 3 heures, Alsur a dit :

c'est facile 60 ans après de juger certaines décisions... mais ils auraient été dans la même situation que nous ...  on aurait à 99% réagit de la même façon !

C'est le principe même de l'étude de l'Histoire, une fois que l'on connait le déroulement final, il est toujours facile de dire ; que l'on aurait été de tel bord, que l'on aurait fait ça et non ça...

La vie ne nous laisse pas forcément LE choix ( des choix oui mais à notre niveau ).

 

Monument à Pornic (44) en mémoire des marins de Mers el Kébir,

767.jpg

790.jpg

( Photos personnelles )

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  • 5 months later...

Voilà déjà quelques années de cela, j’ai eu le bonheur d’avoir en mains un simple cahier d’écolier, pas trop récent puisqu’il datait de juillet 1940. J’ai tout de suite compris la chance que j’avais de pouvoir lire le compte-rendu d’une expérience qui ne peut que rester à jamais gravée dans l’esprit de tout marin de l’époque.

Il a été écrit par un ancien marin Quartier-maître Chef  torpilleur, Monsieur Marius CHACHA qui habitait à DIEULOUARD en Meurthe-et-Moselle. Je l’ai personnellement connu au travers des quelques visites que je lui ai rendu en tant que vice-président chargé du social de mon amicale d’anciens marins. Il était alors relativement malade.

 Je donc photocopié cet ouvrage en noir et blanc. Il est garni de photos inédites.

Un grand regret cependant, l’original a disparu, certainement conservé par un requin malfaisant et malgré toutes les recherches, il n’a pu être retrouvé. Marius nous a quitté depuis plusieurs décennies, son épouse aussi. Je me suis renseigné auprès de l’un de ses meilleurs copains, Roland BEGIN (décédé lui aussi depuis) qui m’a fait savoir qu’il n’avait aucune descendance. Alors, aujourd’hui j’estime qu’il est normal que je vous le fasse connaître, ce sera mon devoir de mémoire envers mon Ancien, Monsieur CHACHA.

Je vais essayer de vous le transcrire sans changer un accent, une virgule ou les fautes.

Il faudra que je "retourne" mes archives afin d'essayer de vous reproduire les 61 photos qui y étaient jointes.

 

 

Ce cahier s’intitule, début de citation :

 

MERS-EL-KEBIR

 

Juillet 1940

 

 

Mers-el-Kébir

 

 

 

Mers-el-Kébir, petit village à 6 km de la ville d’Oran est situé au bord de la Méditerranée sur la côte de l’Afrique du Nord. La montagne de Santa-Cruz surplombe ce village si pittoresque.

Mers-el-Kébir était appelé a jouer un grand rôle comme port de mer et grande base pour la marine française sur la côte africaine.

Une digue de plus de 1km était prévue pour faire ce port et celle-ci était commencée et le travail marchait à plein rendement ; une partie de la montagne avait été abattue avec l’aide de la marine vers 1932 ou 33, où des exercices de tir au canon avaient contribué sur la montagne au travail des carriers.

Le fort de Mers-el-Kébir bâti vers l’an 1500 directement sur les rochers surplombant la mer d’une hauteur de 15 à 20 mètres avait été gagné par la France après une bataille dont le chef est mort au champ d’honneur ; le Capitaine de frégate Ropert, le 13 août 1830.

Celui-ci est enterré en haut du fort, sur une petite place bordée de cactus d’où l’on domine, la mer et la terre.

Le fort était occupé par la marine et par l’armée de terre.

Quatre cuirassés, 1 porte-avion et six contre-torpilleurs dont le Mogador, le plus rapide du monde avaient été mouillés dans le port de Mers-el-Kébir.

 

 

3 Juillet 1940

 

Branlebas à 6 H pour la marine et 5 ½ pour l’armée de terre.

Nous apercevons, croisant au large de la côte, des croiseurs, porte-avions et contre-torpilleurs, cette escadre était composée des meilleurs bâtiments anglais. Nous pensions tous à une patrouille en Méditerranée.

Nous attendions notre libération et nous regardions ces braves marins qui continuaient à défendre leur patrie et leur honneur.

Cette escadre passait et repassait en ordre parfait croisant entre Aïn-el-Turck et Oran.

Vers 10 heures du matin, nous étions à la baignade au bas du fort derrière la digue quand tout-à-coup, nous aperçûmes un torpilleur anglais quittant le champ de manœuvre se dirigeant vers l’entrée du port et nous nous demandions par curiosité ce qu’il venait y faire. Nous avons appris beaucoup plus tard qu’il venait de mouiller des mines dans la passe et aussitôt un avion quitte le porte-avions anglais et va, lui aussi, mouiller des mines à l’entrée du port d’Oran où étaient mouillés à leur base nos sous-marins et quelques bâtiments de guerre, immobilisant complètement les bateaux français en rade et à leur base, enlevant à ceux-ci la possibilité de sortir.

A midi, l’Amiral anglais vient à bord du Cuirassé Dunkerque et remet un ultimatum à l’Amiral français Gensoul ‘’Prière aux bâtiments français de se saborder sur place où de se joindre à la flotte anglaise’’.

La réponse devait être fournie avant 6 heures du soir et aucun bâtiment français ne devait essayer de sortir, où la flotte anglaise tirait dessus sans délai.

Mais tout ceci, nous ne l’avons appris que dans l’après-midi par des recoupements. Des avions anglais survolaient la rade de Mers-el-Kébir, surveillant ce que nous faisions. La D.C.A. terrestre du fort était à son poste de combat ; nous, la marine, nous n’avions pas d’ordre et nous étions spectateur de tout cela.

A 5 heures du soir, nous allons à la soupe et nous apercevons la vedette anglaise qui quitte son bord pour venir conférer avec l’amiral français.

A 5 H ½ la vedette française reconduit l’amiral anglais et son état-major jusqu’à leur vedette qui les attendait en mer, n’étant pas entrée dans la rade même. Nous suivions des yeux la vedette blanche anglaise et le Dunkerque signale en code aux bâtiments anglais qu’il refuse l’ultimatum. A ce moment la vedette est à autant de milles de nos bateaux que des leurs.

A 5 H 45 le poste de combat retentit sur tous les bâtiments français et tous les marins sont déjà à leurs postes, les amarres sont lâchées sauf une à peu-près sur chaque bateau.

Le C.T. Mogador quitte son coffre et s’élance pour sortir de la rade mais ralentit son allure à cause du remorqueur ‘’Jolasky 2’’ qui drague la passe avec les filets pour les mines. Les avions anglais ont dû signaler le départ du CT Mogador et c’est la première bordée d’obus anglaise.

La D.C.A. du fort ne riposte pas ; l’officier, estimant que les pièces n’avaient pas une portée suffisante donne l’ordre à sa troupe de se sauver aux abris.

La 1ère bordée anglaise tombe à l’avant du fort, la 2ème devant la digue, mais la 3ème atteint en plein fouet et sûrement à la ligne de flottaison la Bretagne. Nos bateaux larguent leurs amarres, et virent pour prendre la passe. L’explosion de la Bretagne est terrible, le bateau duquel s’échappe une énorme colonne de fumée, et de flammes montant vers le ciel ; penche, se retourne et engloutit un millier de marins dans un véritable cercueil d’acier, et sûrement, pour certains ce fut une agonie terrible.

Pendant ce temps, Dunkerque, Strasbourg, Provence et Cie répondent au tir anglais, tout en faisant leur manœuvre pour se dégager de cette horrible passe.

Le Strasbourg fonçant à toute vitesse réussit l’exploit de sortir, au risque de sauter sur les mines, et harcèle les bateaux anglais d’une pluie d’obus, ceux-ci de couvrent d’un écran de fumée.

Les batteries de Canastel, Lamoune et Santon tirent aussi.

Une pluie d’obus anglais et français passe au-dessus du fort et une bordée coupe le phare à mi-hauteur qui tombe à l’endroit où l’on se baignait.

Le Dunkerque a reçu des obus dans sa machine et la barre de direction est faussée, il ne peut pas prendre la passe et se trouve au sec, c’est-à-dire touche le fond.

La Provence a reçu des obus à l’arrière et ne peut lui non plus prendre la passe, son arrière en flammes enfonce lentement dans l’eau et se trouve au sec lui aussi.

Le Mogador n’échappe pas, lui non plus, au tir meurtrier et un obus tombe sur son arrière après avoir passé entre la cheminée et la grue du Commandant Teste qui n’a pas bougé de ses amarres. L’obus fait exploser une quinzaine de grenades sous-marines, l’arrière est aussitôt envahi par l’eau ; heureusement car il y avait encore dans les 600 obus qui, sans l’envahissement subit de l’eau, auraient éclaté. Il se dirige encore vers la côte, seul, en flammes, et reste aussi au sec. Les autres bateaux ont réussi à sortir de cette passe en suivant l’exemple du Strasbourg qui tire de toutes ses pièces sur les anglais, lesquels sont obligés de s’éloigner pour échapper au tir terrible des 380 de marine.

Mais deux torpilleurs anglais ont été coulés par le Strasbourg je crois ; la vedette anglaise prise sous le feu des forts et des bateaux, ne rejoint pas l’escadre ayant été coulée, croit-on, par le CT Mogador.

La passe était couverte de mazout, de bouts de bois, et d’objets de toutes sortes ; tels que hamacs, couvertures, habits de marins etc, et une nuée de pauvres marins se débattaient dans l’eau, essayant de rejoindre la côte, ou attendant des embarcations de sauvetage qui filaient à toute vapeur sur les lieux. Au fur et à mesure qu’ils étaient débarqués, les blessés étaient conduits ou allaient par leurs propres moyens à l’infirmerie du fort ; et les blessés graves étaient conduits dans les hôpitaux d’Oran avec des voitures, camions et autobus réquisitionnés aussitôt par la marine. Le bilan de cette journée se porte de 900 à 1000 marins engloutis avec la Bretagne, tués par l’explosion où noyés ne pouvant gagner la rive, étant blessés ou ne sachant pas nager, surtout dans cette mer dont une couche de mazout, pétrole, huile et de tout surnageait en surface.

Mers-el-Kébir, sur l’ordre de l’autorité maritime, est évacué par la population, car on craint un retour des anglais.

Les morts sont mis en bière et alignés et veillés par la marine dans la salle de cinéma de Mers-el-Kébir.

Les rescapés de la Bretagne sont emmenés à Aïn-el-Turk.

Le 5 juillet, les anglais ne sont pas revenus et nous croyons cette tragédie finie. L’enterrement des marins eut lieu à 8h1/2 à l’église et à 9h1/2 au cimetière, un détachement de marins et de soldats rendaient les honneurs. L’amiral Gensoul fit un discours : ‘’Rendons honneur à la marine et à ces vaillantes victimes qui sont morts pour que l’honneur de la marine et du drapeau dans une passe d'où il n’y avait presqu’aucune chance de sortir’’.

La foule s’en va lentement en pensant à cette tragédie qui à fait des victimes.

Mers-el6kébir venait de vivre une page d’histoire.

Le C.T. Mogador avait été remorqué contre la digue en bas du fort. Le Dunkerque n’avait pas bougé de place, ainsi que la Provence.

Des remorqueurs sillonnaient la rade pour repêcher les noyés qui remontaient en surface.

 

 

6 Juillet 40 :

 

Nous étions couchés dans nos hamacs ; et vers 5h1/2 je me lève avec 4 autres camarades, car nous ne restions plus que cinq dans la chambrée de garde, les autres marins préférèrent aller coucher aux abris.

Nous allions essayer d’avoir le jus quotidien quand nous entendons au loin des moteurs d’avions ; on les cherche machinalement et on reconnaît des anglais qui se dirigeaient vers la rade.

Arrivés au-dessus du fort, ils plongent et lâchent des torpilles sur le Dunkerque dont une coule un petit remorqueur qui était accosté au Dunkerque après une explosion terrible.

Affolement général des marins du Dunkerque qui n’avaient pas été évacués et se jettent à l’eau pour essayer de venir au quai. Nous filons en vedette sur les lieux, les avions revenaient à la charge ; le Provence et des mitrailleuses installées sur la centrale électrique tiraient sur eux, mais les avions volaient assez bas et elles risquaient de tirer sur les sauveteurs et sur les marins à l’eau.

L’Esterel réussit à prendre à son bord des marins du Dunkerque et s’éloigne quand une torpille atteint en plein flanc le Dunkerque et une autre l’Estérel qui explose et coule aussitôt.

Nous ne faisions que ramasser les marins et les amener au quai d’où ils allaient une fois de plus engorger les hôpitaux d’Oran. Tout-à-coup nous entendons le tac-tac des mitrailleuses des avions anglais ceux-ci n’ayant plus de torpilles, mitraillaient les blessés à l’eau et les vedettes des sauveteurs, minutes tragiques où toutes sortes de visions nous passent par la tête, mais nous continuons à essayer de sauver le plus de marins possible.

Un avion anglais est tombé à l’eau derrière la digue et un autre d’où s’échappait une colonne de fumée à dû tomber derrière la montagne.

Le Dunkerque malgré son horrible fissure reste quand même debout, touchant le fond, les avions anglais rejoignent le porte-avion anglais qui devait être assez loin et puis disparaissent.

Le CT Mogador placé à côté de la digue et au bout du fort, ne peut être atteint et c’est le Dunkerque qui a été le point de mire de cette deuxième attaque.

Le Dunkerque est évacué complètement et les marins logent à terre dans des villas.

Bilan de cette attaque, dans les 400 à 500 tués ou noyés.

Mers-el-Kébir inscrit une tragique et deuxième page d’histoire.

Les pertes totales de Mers-el-kébir sont de 1500 à 1600 tués où noyés ; sans compter les malheureux qui ne sortiront pas tous intacts des hôpitaux.

Je me suis permis de raconter textuellement ce que j’ai vu et que tous pensent ce qu’ils veulent, nous verrons plus tard, espérons-le ; le résultat de cette histoire.

Vive la France

Vive l’Angleterre

 

Suit la signature de Maris Chacha

 

Fin de citation

Quartier-maitre chef torpilleur

Fort de Mers-el-Kébir.

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    • By Bouchon-Gras 49
      La guerre d'Algérie est toujours un sujet sensible, notamment pour les familles ayant des appelés ou des rappelés en leurs sein. Longtemps considéré comme du maintien de l'ordre (dans une colonie ou un département) il fallût beaucoup de temps pour que la France reconnaisse ce conflit et ose enfin l'appelé "guerre d'Algérie".
      Cette guerre a marquée nombre de militaires, par l'abandon des supplétifs, appelé "Harkis", la majorité resté sur le sol algérien fut assassiné cruellement, les autres rapatrié en métropole furent parqué dans des camps sans aucune reconnaissance.
       
      Ce jeudi, les députés ont entamé l'examen du projet de loi qui vise à reconnaître et à indemniser cette communauté longtemps stigmatisée.

      © afp.com/GERARD JULIEN Des anciens combattants harkis participent à une cérémonie officielle devant le monument aux morts de Mas-Thibert à Arles, le 25 septembre 2011, lors de la Journée nationale d'hommage aux harkis
      Il s'agit de "dépasser dénis et tabous", a martelé la ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants Geneviève Darrieussecq. Les députés ont débuté jeudi l'examen d'un projet de loi pour demander "pardon" aux harkis et à leurs familles. Leur histoire tragique a parfois suscité l'émotion à l'Assemblée nationale, où planent encore les fantômes de la guerre d'Algérie. Près de 130 amendements ont été déposés sur le texte qui se veut la traduction législative d'un discours d'Emmanuel Macron le 20 septembre à l'Elysée devant les représentants de cette communauté. Près de soixante ans après la fin de la guerre d'Algérie, le texte vise à allier dimension mémorielle et indemnisation. C'est un "tournant historique dans la reconnaissance", s'est félicitée la ministre déléguée.
      Le projet de loi jongle avec le symbolique et le concret. Il reconnaît les "services rendus en Algérie par les anciens membres des formations supplétives qui ont servi la France et qu'elle a délaissés lors du processus d'indépendance de ce pays". Jusqu'à 200 000 harkis avaient été recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant le conflit entre 1954 et 1962. Mais après les accords d'Evian le 18 mars 1962 consacrant la défaite française en Algérie, le gouvernement français refuse leur rapatriement massif. Seuls quelque 42 000 harkis sont évacués en France par l'armée vers des camps aux conditions de vie difficiles. D'autres y parviennent clandestinement et au total environ 90 000 personnes arrivent en France, pour la majorité entre 1962 et 1965. Le texte reconnaît également "les conditions indignes de l'accueil" qui leur a été réservé. Près de la moitié d'entre eux ont été relégués dans des camps et des hameaux de forestage.
      Le projet de loi prévoit aussi la "réparation" du préjudice avec, à la clef, une somme forfaitaire tenant compte de la durée du séjour dans ces structures. D'ores et déjà, cinquante millions d'euros ont été inscrits dans le projet de budget 2022 pour abonder le fonds d'indemnisation. A gauche ou à droite, les oppositions demandent que les mesures de réparation touchent tous les harkis, et pas seulement ceux qui ont "transité par ces camps", selon le communiste André Chassaigne. De son côté, Julien Aubert (LR) a demandé à ne "pas trier" les harkis ni "hiérarchiser leurs souffrances". Le projet de loi "n'a pas vocation à dire l'Histoire ou à décrire les souffrances", a ajouté la ministre déléguée. Selon elle, "la réparation ne peut pas tout, elle n'efface pas les souvenirs douloureux".
      "Malheur à ceux qui réactivent sans celle les termes du conflit"
      Sous le regard de représentants de la communauté harkie présents en tribune, plusieurs orateurs des groupes politiques, dont certains sont des descendants de rapatriés d'Algérie, ont laissé percer leur émotion telle la rapporteure LREM Patricia Mirallès. Emotion également partagée par des députés comme David Habib (PS) ou Alexis Corbière (LFI) dont les circonscriptions comptent de nombreux descendants de ces Algériens qui ont combattu aux côtés de l'armée française avant de débarquer en métropole dans "des conditions indignes". "La guerre est finie et malheur à ceux qui réactivent sans cesse les termes du conflit", a déclaré Alexis Corbière, visant implicitement le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour.
      Les harkis et leurs descendants formeraient aujourd'hui une communauté de plusieurs centaines de milliers de personnes. Depuis 1974, plusieurs de leurs enfants ont mené des grèves de la faim et manifesté pour obtenir la reconnaissance de leur drame. Leurs parents ont connu une intégration difficile en France, à la fois assimilés à des immigrés et rejetés par les immigrés. En 2000, le président algérien Abdelaziz Bouteflika les avait qualifiés de "collaborateurs", excluant leur retour en Algérie. Pour la première fois en 2016, le président français François Hollande reconnaît les "responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France".
      Avec ce projet de loi, le président Macron va plus loin que ses prédécesseurs depuis Jacques Chirac, en reconnaissant une "dette" envers ces hommes, mais aussi leurs familles. En 2018, un "plan harkis" est lancé et permet de débloquer 40 millions d'euros sur quatre ans pour revaloriser les pensions des anciens combattants et aider leurs descendants. La même année, le Conseil d'Etat condamne la France à indemniser un fils de harki ayant subi des "séquelles" d'une vie aux conditions "indignes" dans les camps. Le 20 septembre dernier, le président Emmanuel Macron leur demande "pardon" au nom de la France pour leur "tragédie" vécue et promet "réparation".
      (source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/guerre-d-algérie-ce-que-contient-le-projet-de-loi-pour-demander-pardon-aux-harkis/ar-AAQRMRn?ocid=msedgntp )
    • By Bouchon-Gras 49
      Résistant et pilote d'hélicoptère, Thomas Geffroy n'est plus
      Sa discrétion était inversement proportionnelle à ses états de service. Résistant et pilote d'hélicoptère Thomas Geffroy a été porté en terre à Lanmeur par ses pairs parachutistes.

      Très jeune résistant, devenu parachutiste puis pilote d’hélicoptère et instructeur, le capitaine Thomas Geffroy, homme discret, s’en est allé.
      Jeudi 30 septembre à Lanmeur, c’est une figure des anciens combattants du secteur qui a été portée en terre en présence de son épouse, de sa famille et de ses frères d’armes : un détachement en armes du 1er Régiment de chasseurs parachutistes venu de Pamiers, une trentaine de bérets rouges de l’Union nationale des parachutistes du Finistère, une délégation de l’Alat portant béret bleu mais aussi vingt drapeaux d’associations patriotiques du Trégor. 
      Un biniou a entamé Amazing Grace et, conformément au souhait du défunt, c’est à gorge déployée que la quarantaine de parachutistes présents ont entonné un chant bien connu chez les troupes aéroportées, Debout les paras. 
      Résistant à 17 ans
      Né le 19 décembre 1927 à Plouégat-Guérand, Thomas Geoffroy n’avait pas 15 ans, en 1942, lorsqu’il a intégré l’école des Pupilles de la Marine, alors basée à Saint-Mandrier près de Toulon. Deux ans plus tard, en juin 1944, il rejoignait le Bataillon FFI du maquis du Lot, au sein du 2e Régiment d’infanterie.
      ll participera à la Libération de la ville de Cahors et de Toulouse, puis s’engagera pour la durée de la guerre, en octobre 1944, avec la ferme volonté de libérer la France. En avril 1945, lors des combats pour la réduction de la poche allemande de la Pointe de Grave, Thomas Geffroy sera blessé par balle.

      Parachutiste
      Un temps en Allemagne, il se portera volontaire au sein du corps expéditionnaire en Extrême Orient. Par la suite volontaire pour servir à la 25e division aéroportée, il rejoindra Sétif, en Algérie, affecté au 2e Régiment de chasseurs parachutistes à compter d’avril 1946, puis au 1er Régiment de choc, « En pointe toujours ». C’est ensuite en Indochine qu’il sera breveté parachutiste, en avril 1947.
      Nommé sergent en 1948, il sera déjà titulaire de deux citations et de croix de Guerre des Théâtres d’opérations extérieures.
      Pilote d’hélico et instructeur
      Le 15 octobre 1954, à 26 ans, Thomas Geoffroy s’engagera dans un troisième grand conflit, la guerre d’Algérie. En 1957, il quitte les parachutistes pour devenir pilote d’hélicoptère avec le grade d’adjudant-chef, breveté sur Bell en 1957, puis sur Sikorsky en 1959 et enfin sur Vertol (surnommé la banane) en 1960 avec la qualification Vol sans visibilité en 1961.
      Pendant quatre années, jusqu’au cessez-le-feu de mars 1962, il aura souvent l’occasion d’héliporter en opération ses anciens camarades du 1er Régiment de chasseurs parachutistes.
      De multiples décorations
      Cité à nouveau à quatre reprises et décoré de la croix de la Valeur militaire, il rentrera en France et sera affecté à la base-école de l’Aviation légère de l’Armée de terre (Alat) à Dax, où il passera la qualification de moniteur pilote d’hélicoptère et sera promu au grade de sous-lieutenant.
      Officier instructeur durant neuf années, soucieux de faire de ses élèves d’excellents pilotes d’hélicoptère, il quittera l’armée en 1977 avec le grade de capitaine.
      Thomas Geffroy était commandeur de la Légion d’honneur, médaillé militaire, chevalier de l’Ordre national du Mérite, croix de Guerre des TOE avec 2 citations, croix de la Valeur militaire avec 4 citations, croix du Combattant volontaire, médaillé de l’Aéronautique (pour 93 sauts en parachute et 6 000 heures de vol comme pilote hélicoptère), et titulaire de la Médaille coloniale.
      La médaille d’honneur du Service de santé des armées lui avait été décernée pour avoir, durant la guerre d’Algérie, évacué en hélicoptère cargo 166 blessés en 115 évacuations sanitaires, dont 28 de nuit.
      (Source : https://actu.fr/bretagne/lanmeur_29113/lanmeur-resistant-et-pilote-d-helicoptere-thomas-geffroy-n-est-plus_45540120.html  )
       
    • By Bouchon-Gras 49
      nous avons appris de décès de l'adjudant-chef (ER) Ernest Frouart, le 18 juillet 2021, à l'âge de 94 ans.
      On les nomme les "Maréchaux de la Légion étrangère"

      Engagé en 1946, à l’âge de 19 ans, il participe à la campagne d’Indochine avec le 3e Régiment étranger d'infanterie puis sert au Cambodge.
      Caporal en 1948, sergent en 1950, il est volontaire pour le 3ème BEP puis le 2ème BEP au sein duquel il fait deux séjours en Indochine.
      Sergent-chef en 1952, deux fois cité, il fait un troisième séjour en Indochine avant de se retrouver en AFN en 1955. C’est alors pour lui la Campagne d’Algérie avec le 2e REP - 2ème Régiment étranger de parachutistes.
      Adjudant en 1956, une nouvelle citation et il nommé au grade de chevalier dans l'ordre de la Légion d’honneur, marque de la reconnaissance de la Nation pour un soldat d'exception.
      En 1959, L’adjudant/chef Frouart rejoint le 1er Régiment étranger et prend sa retraite en 1964.
      Il était Commandeur de la Légion d'honneur, médaillé militaire, blessé totalisant huit citations dont deux à l'ordre de l'Armée. Il été autorisé à porter, à titre individuellement, la fourragère aux couleurs de la médaille militaire.
      Source : https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fwww.legionetrangere.fr%2F79-infos-fsale%2F833-la-mort-au-combat-d-un-heros.html%3Ffbclid%3DIwAR1vK5PTFzH2Or87v-cdEff5M5qVLTAluNuC1wPU03un02DsC8-_z74HMP8&h=AT1P_t9si24PET7-s0wClWWXFleu2W_HBdI9FapcJo6UuzQIQCtX5tRx6MBixLdf7_1jJyJPGqq6jGA-F4bPIjGwODifGB8HuAeFcked5l3OZFqVFbsNp85mL6humVMAQqFp&__tn__=-UK-R&c[0]=AT3A7Nkhvhsl6nDKfzO2TTQ4m9Ynb4sL0Lv2vsrUauFdbTx99L1tCrJLo_fnh1o93axJcv63KPRjWP7z6awPMPpVYK7shriCwuD2UxE8o0I2gOV-ZJFdJtViu2Xpq0WCiktdeRDkR-i5NThlAZe_wAjT6MvyAwgQxp9COfETYREItkQ
       
       
       
       
    • By Bouchon-Gras 49
      Lundi 12 juillet 2021, le vice-amiral d’escadre Philippe Dutrieux, commandant de l’arrondissement et de la zone maritimes Manche et mer du Nord, a reçu madame Sonia Krimi, députée de la Manche à qui il a remis l’insigne de réserviste citoyenne de la Marine nationale. Bien qu’ayant obtenu l’agrément en 2019, la cérémonie avait dû être reportée à maintes reprises en raison de la crise sanitaire et des périodes de réserve électorale.

       
      Occasion a été d’échanger avec madame la députée sur son engagement dans la Marine nationale et sur les futures actions qui lui seront confiées notamment celle de se rendre auprès des préparations militaires Marine (PMM) du commandement maritime de la Manche et de la mer du Nord et des classes de défense et de sécurité globale (CDSG) du département de la Manche afin de promouvoir l’esprit républicain et citoyen de la jeunesse.
      Née Tunis en 1982, Sonia Krimi a suivi des études de commerce en Tunisie qu’elle a poursuivi en France, par une double maîtrise en commerce international et en management et contrôle stratégique, puis par un doctorat à en sciences de gestion. Après plusieurs années d’enseignement du management, de la comptabilité et de la stratégie d’entreprise à l'Université Panthéon-Assas, elle devient consultante pour de grandes entreprises installées dans le Nord-Cotentin. Elle s’investit en politique et devient députée de la Manche pour la République en Marche le 18 juin 2017. Attachée aux questions de défense et de dissuasion nucléaire, elle devient membre titulaire de l’assemblée parlementaire de l’organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Elle est, depuis le 01er décembre 2019, réserviste citoyenne de la Marine nationale.
      Qu’est-ce que la réserve citoyenne ?
      Deuxième composante de la réserve militaire, la réserve citoyenne a pour objectif le renforcement de l’esprit de défense, le rayonnement des armées et l’apport d’expertise. Les réservistes citoyens aident au recrutement, à la reconversion des anciens militaires, aux actions au profit de la jeunesse dans le cadre de la défense et contribuent au devoir de mémoire. Bien qu’ils soient dans certaines situations en uniforme, les réservistes citoyens n’ont pas le statut de militaire. Ils sont des collaborateurs bénévoles du service public.
      (Source : Nicolas FERNANDEZ / Marine nationale / Défense)
    • By Bouchon-Gras 49
      Un résistant fusillé en 1944 à Port-Louis retrouve son identité, sa famille émue ne l’a pas oublié

      La cérémonie d’hommage aux 69 résistants fusillés en 1944 a eu lieu au mémorial de Port-Louis (Morbihan), dimanche 23 mai 2021. La famille de Marcel Boudard, récemment identifié, était présente.

      « Le 23 mai 1945, dans l’immense soulagement de la Libération, c’est ici, la découverte du charnier, l’exhumation et l’identification des cadavres, l’horreur et la pitié, les témoignages… À l’ombre des remparts de Port-Louis, dans ce qui avait été un ancien stand de tir, étaient entassés 69 résistants, jeunes pour la plupart. Frappés, torturés, ils avaient été achevés à l’arme automatique », indique Daniel Martin, maire de Port-Louis (Morbihan), dimanche 23 mai 2021.

      Sur ces 69 victimes, six étaient des inconnus, mais trois personnes ont été identifiées l’année dernière grâce au travail du Centre d’animation historique (CAH), de monsieur et madame Husson et des familles. Cette année, c’est un autre résistant, Marcel Boudard , qui a pu être identifié.

      Des neveux, des petits-neveux et leurs proches, qui n’attendaient que ça. « Je suis très émue. Ma mère (sœur de Marcel Boudard) n’en parlait pas, les blessures étant tellement profondes. Je savais juste qu’il avait été résistant et torturé. L’avoir retrouvé, pouvoir mettre un nom, un visage, c’est bien pour lui, comme pour sa famille. Il va pouvoir reposer en paix », souligne Rose-Anne Debray, nièce de Marcel Boudard. « C’était une belle cérémonie. Cela montre que même longtemps après, c’est important et qu’on ne les oublie pas », poursuit Nathanaelle Debray-Laizé, 12 ans, dont Marcel Boudard était l’arrière-grand-oncle.

      Cette cérémonie fut aussi l’occasion pour tous d’en apprendre plus sur sa vie, sa captivité. Ensuite, les proches ont été invités à la Citadelle, ils ont pu découvrir les trois cellules de détention, ainsi que l’endroit où les prisonniers étaient questionnés (torturés), guidés par Françoise Le Louër, présidente du CAH.
       
      Marcel Boudard était originaire de Cournon dans le Morbihan . Pascal Jehannin, maire de la ville, a fait le déplacement, tous comme quelques écoliers de la commune. « Je ne sais pas encore sous quelle forme, mais j’ai envie de partager cela avec les élèves de l’école de Cournon. »
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      À Port-Louis, le chemin de cérémonie va être refait et des ajouts vont être réalisés sur panneaux actuels. « Le temps a passé, mais le souvenir reste présent et incontournable, à l’image de ce mémorial qui, chaque jour, nous rappelle ces 69 patriotes morts pour la Liberté. Les 69 victimes ont sacrifié leur vie, leur jeunesse, à des valeurs nobles et désintéressées. Ils sont morts dans l’espoir d’une société libre, juste et fraternelle », conclut Daniel Martin.
      Qui était Marcel Boudard ?

      Marcel Boudard est né le 20 juillet 1920, à Cournon. Il est arrêté avec deux compagnons, Albert Plantard et Jean Le Blet, sur dénonciations pour faits de Résistance, le 3 juin 1944. Ils sont passés par les prisons de Ploërmel, Guémené-sur-Scorff et Vannes, avant d’arriver à la Citadelle de Port-Louis le 16 juin, placés dans une première cellule avant d’être jugés.
      Début juillet, Albert Plantard et Jean Le Blet ont été condamnés à la prison et se sont retrouvés dans une seconde cellule réservée aux condamnés à la prison, alors que Marcel Boudard a été placé dans la troisième cellule, celle des condamnés à mort.
      Son nom a été ajouté au mémorial de la Citadelle
      Albert Plantard et Jean Le Blet ont été transférés à Groix en août et s’en sont évadés en décembre avec la complicité des pêcheurs. Marcel Boudard est quant à lui exécuté dès juillet. Son nom a été ajouté au mémorial de la Citadelle aux côtés des trois autres inconnus identifiés en 2020, Joseph Justum, Joseph Le Meste, Joseph Quéret. Il reste à ce jour encore deux inconnus. Le Centre d’animation historique de Port-Louis poursuit ses recherches espérant un jour pouvoir découvrir leurs identités.

      (source : https://amp.ouest-france.fr/bretagne/port-louis-56290/un-resistant-fusille-en-1944-a-port-louis-retrouve-son-identite-sa-famille-emue-ne-l-a-pas-oublie-564928f0-bbe9-11eb-bd24-83178589d01f?fbclid=IwAR0cvVu-MmCOqT8W_Kk9S76FPqkK7q1vvvkyWMF-GMWpM5wf9rvW8AM9JEs  )
       


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    Bouchon-Gras 49

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    C'est avec tristesse que nous apprenons la disparition à 97 ans de Reginald Basque, vétéran de la 4ème Division Canadienne débarqué sur Juno Beach, combattant dans la terrible bataille de la poche de Falaise, dans le nord de la France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Blessé dans les dernières heures du conflit, il avait été fait Chevalier de la Légion d'honneur par la France en 2020.  Reginald Basque nait le 11 juillet 1924 à Watervilk dans le Maine. Ses parents, Edmond Basque et Marguerite Le Breton, sont des Canadiens installés aux États-Unis. Reginald a 9 ans lorsque la famille repasse la frontière et s'installe au Québec, en 1933. En 1939, la Seconde Guerre mondiale débute en Europe : Reginald veut s'engager, mais il vient tout juste d'avoir 15 ans ! Il lui faut attendre début 1943 : il a alors 19 ans et décide de rejoindre l'armée canadienne. Volontaire, il est officiellement engagé le 19 mars 1943. Pendant plusieurs mois, il va suivre un entrainement dans différentes villes au Canada. Finalement, en décembre 1943, il quitte son pays à bord du RMS Mauretania, un paquebot transatlantique transformé en navire de transport de troupes. Reginald appartient au Lake Superior Regiment, qui est intégré à la 4e Brigade blindée de la 4e Division blindée canadienne. Le 21 décembre 1943, l'unité débarque à Liverpool. Commence alors une longue période d'entraînement et de préparation au débarquement. Le 25 juillet, Reginald et ses camarades débarquent en France sur Juno Beach, à Courseulles-sur-mer. Si les opérations le long des plages sont terminées, le Lake Superior Regiment est immédiatement déployé, dès le 1er et jusqu'au 23 août 1944, dans la terrible bataille de la poche de Falaise, qui voit les Alliés écraser les forces allemandes. Reginald combat par la suite vers la Seine, qu’il franchit le 28 août. Son régiment se dirige vers le nord de la France en passant par Forges les Eaux, Gaille-Fontaine, Orival, Hornoy, Warlus, Sorel. L’objectif suivant est la Belgique occupée : le régiment traverse les villes de Saint Riquier, Domvast, Marcheville, Le Boisle, Hesdin, Saint Omer. Puis le régiment combat à Bergues qu’il libère après dix jours de violents combats, le 16 septembre 1944. Mais la guerre continue : d'abord en Belgique, puis aux Pays Bas. Finalement, en 1945, l'unité passe en Allemagne. Reginald y est blessé ... le 7 mai 1945, quelques heures avant que la fin de la guerre ne soit annoncée ! Reginald reste quelques mois en Europe : son régiment est officiellement dissous le 15 février 1946. Reginald est renvoyé au Canada pour y être démobilisé la même année. Titulaire de nombreuses médailles et décorations, Réginald Basque sera élevé, en 2020, au grade de chevalier de la Légion d'honneur par la France, comme 1200 autres Canadiens membres de l’Ordre de la Légion d’Honneur pour leur participation à la libération de la France. Réginald Basque est décédé il y a quelques jours à Tracadie, en Nouveau-Brunswick, à 97 ans. (Source : La Semaine Acadienne, Centre Juno Beach / Juno Beach Centre & Ministère des Affaires étrangères/Passionmilitaria)   C'est avec tristesse que nous disons aurevoir à Edward Shames, vétéran du 506 PIR de la 101e Airborne, qui nous a quitté à l'âge de 99 ans. Engagé comme simple soldat en septembre 1942, il est breveté parachutiste et intègre la I Co du 3/506. Le 6 juin 1944, il participe à la Mission ALBANY en Normandie en tant que Sergeant. Promu 2nd Lieutenant, il est ensuite transféré à la E Co du 2/506 avant la campagne de Hollande puis celle des Ardennes en Belgique. (Source : Airborne Muséum)  

    Loulou_006

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    D'accord merci beaucoup pour vos conseils ! 

    Bouchon-Gras 49

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    Loulou_006, j'ai supprimé la fin de ton message, je pense que tu tiens à lui, pour sa sécurité évite ce genre de précision. Suivant ce que j'ai pu lire, il te contactera dés qu'il le pourra, j'en suis certain et en attendant comme le dit le proverbe "pas de nouvelle, bonne nouvelle". Il faut t'occuper l'esprit, travail, sport... si vraiment cela est difficile, rapproche toi de son unité et des conjointes de ses camardes avec qui tu pourras parler librement et comme eux vous pourrez vous serrer les coudes. Courage et n'oublie pas discrétion.

    Loulou_006

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    Il est dans ..................

    Bouchon-Gras 49

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    Chevalier des air, le Marquis Bernard Henri Marie Léonard Barny de Romanet est un pilote qui figure parmi les plus glorieux as français de la Première Guerre mondiale.   Élève doué et très studieux, il fit ses études à Chalon-sur-Saône, au collège des Minimes, puis chez les Jésuites à Villefranche-sur-Saône (au collège de Mongré que fréquentèrent notamment Pierre Teilhard de Chardin et Antoine de Saint-Exupéry) avant de venir passer, son baccalauréat de philosophie en poche, celui de mathématiques élémentaires au lycée Lamartine de Mâcon. Le Marquis Bernard Henri Marie Léonard Barny de Romanet devant le Spad-Herbemont, (S.20bis6) 9 octobre 1920. (Agence Meurisse 84138/BnF) Entré dans l’armée en octobre 1913, il est cavalier au 16e régiment de chasseurs à cheval en 1914 lorsque la guerre éclate ; avec le grade de maréchal des logis, il s’y distingue par sa bravoure. Il est cité à la suite d'un combat au cours duquel, mettant pied à terre, il relève l'un de ses cavaliers blessés. On le voit aussi, se retournant sur sa selle, tuer net un uhlan qui le poursuivait. Il entre dans l’aviation en juillet 1915. L'aéronautique le passionnait depuis qu'il avait pu assister en 1912 à une exhibition du pilote Marius Lacrouze sur avion Déperdussin. Il effectua un premier vol d’entraînement le 14 décembre 1915 et fut breveté pilote le mois suivant. En juillet 1916, en tant que sous-officier observateur, il fut engagé dans l’aviation d’observation sur le front de la Somme ; au sein de l'escadrille C 51, il y effectua des vols de reconnaissance et de réglage d'artillerie. Mais il voulut s’adonner à la chasse et, devenu officier pilote, il obtint en avril 1917 d’être affecté dans une autre escadrille : l’Escadrille Spa37, formation au sein de laquelle, le 3 mai 1917, au-dessus de Craonne, il remporta sa première victoire aérienne, ce qui lui valut la médaille militaire. Entre mars et octobre 1918, il descendit seize autres appareils ainsi qu’un drachen. Totalisant dix-huit victoires officielles, Bernard Barny de Romanet termina la guerre à la dix-septième place au classement des meilleurs as français de la Grande Guerre. En octobre 1918, il est promu au grade de lieutenant et le commandement de l’escadrille Spa167 lui est confié, escadrille créée à cette date pour devenir la cinquième escadrille du groupe de chasse 12 ; entre le 4 et le 29 octobre, il y remporta ses huit dernières victoires. Bernard de Romanet près de son biplan Spad, en 1920.   Après la guerre, Bernard de Romanet – dont la famille résidait l’hiver au premier étage de l’Hôtel Senecé, siège de l’Académie de Mâcon – devint pilote d’essai et s’attaqua à plusieurs records. Il entra en juin 1919 chez Breguet comme conseiller commercial puis chez Nieuport comme pilote de compétition. Participant à de nombreuses épreuves, il fut trois fois recordman du monde de vitesse sur avion en 1919 et 1920 (vitesses atteintes : de 268 à 309 kilomètres à l’heure) puis sur hydravion (211 kilomètres à l’heure en avril 1920). Le 9 octobre 1920 notamment, il battit le record de vitesse pure, atteignant la vitesse de 292,62 kilomètres à l’heure à bord d’un SPAD-Herbemont doté d'un moteur Hispano-Suiza de 300 CV de puissance, record de nouveau battu le lendemain par l'aviateur Sadi-Lecointe (296,69 kilomètres à l'heure). Un peu plus tard, le 28 septembre 1920, il se classa deuxième au classement de la Coupe aéronautique Gordon Bennett organisée à Étampes, sur avion Spad S.XX bis-5, juste derrière Joseph Sadi-Lecointe. C’est à Étampes-Villesauvage (Essonne), alors qu’il s’entraînait en vue de la Coupe Deutsch de la Meurthe, que Bernard Barny de Romanet se tue le 23 septembre 1921, l’entoilage de son avion, à savoir un appareil modifié de 300 chevaux passé de biplan à monoplan pour être plus rapide, s’étant arraché en vol, provoquant sa chute de quelque 100 mètres d'altitude. Il était âgé de vingt-sept ans. Bernard Barny de Romanet repose à Mâcon, au cimetière Saint Brice. Photo Original téléversé par Frikar sur Wikipédia français. — Transféré de fr.wikipedia à Commons par Bloody-libu utilisant CommonsHelper., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20410088   Décorations :    Chevalier de la Légion d'honneur.  Médaille militaire.  Croix de guerre 1914-1918. (Source : Wikipédia)
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