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Identification Uniforme/Unité


Mazeppa

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  • 1 year later...

Bonsoir,

Je ne sais pas si je peux me "greffer" dans ce sujet d'identification des uniformes mais je m'y risque... car je suis sur une question d'uniforme qui bloque ma généalogie et dont je n'arrive pas à voir le bout.

Voilà de quoi il s'agit: ma grand-mère décédée en 1954, a perdu deux frères à la guerre de 1914-1918. Ils ont eu le malheur de mourir à quelques jours d'intervalle à Neuville-Saint-Vaast (62) lors de l'offensive du 25 septembre 1915 sur Neuville et le bois de la Folie:

  • Louis DROUET, classe 1905. A été incorporé au 28ème RI et a fait son service militaire de 1907 à 1909. Il a été versé dans la réserve au RI de Rouen-nord. A la mobilisation générale, il rejoint le 39ème RI. Il est déclaré décédé le 2 octobre 1915. Son corps n'a pas été retrouvé.
  • Pierre DROUET, classe 1910. A fait son service militaire de 2 ans de 1911 à 1913 au 74ème RI puis a été versé dans la réserve au RI de Rouen-sud (pas de numéro à ce régiment dans la fiche matricule). Rappelé sous les drapeaux pour la mobilisation générale, il est affecté au 24ème RI. Il est déclaré "tué à l'ennemi le 16 octobre 1915" mais un jugement modificatif de 1924 le déclarera mort le 25 septembre 1915. Son corps n'a jamais été retrouvé.

J'ai une photo de chacun d'entre eux:

Voici Louis, debout, 2ème à partir de la gauche. Il est bien du 39ème RI.

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Et voici Pierre. Mais là, ça coince... Je ne vois pas les numéros de ses régiments sur son col mais un "3" qui ne correspond, pour moi, à rien de connu. D'autre part je remarque que ses bottes ne font pas fantassin. J'en arrive même à me demander s'il s'agit bien d'un uniforme militaire (garde-chasse? postier?...). Et j'en arrive même à me demander s'il s'agit bien de Pierre...

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Alors voilà, je lance cette bouteille à la mer. Qui pourra me dire de quel uniforme il s'agit? Je suis d'avance reconnaissant à celui ou celle qui saura redonner une histoire à cet homme.

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  • Administrateur

Bonjour,

Le 15/07/2021 à 01:18, Alabul a dit :

Je ne sais pas si je peux me "greffer" dans ce sujet d'identification des uniformes mais je m'y risque... car je suis sur une question d'uniforme qui bloque ma généalogie et dont je n'arrive pas à voir le bout.

Vous auriez pu ouvrir votre propre sujet, mais ça fonctionne.

Le 15/07/2021 à 01:18, Alabul a dit :

voici Pierre. Mais là, ça coince... Je ne vois pas les numéros de ses régiments sur son col mais un "3" qui ne correspond, pour moi, à rien de connu. D'autre part je remarque que ses bottes ne font pas fantassin. J'en arrive même à me demander s'il s'agit bien d'un uniforme militaire (garde-chasse? postier?...). Et j'en arrive même à me demander s'il s'agit bien de Pierre...

Alors, tout d'abord pour vous "rassurer", c'est bien un uniforme militaire, correspondant la la guerre de 14-18, je vais vous le détailler :

Le 15/07/2021 à 01:18, Alabul a dit :

je remarque que ses bottes ne font pas fantassin.

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Ce ne sont pas des bottes mais des "houseaux" ( jambière en cuir pour cavalier), contrairement aux jambières de fantassin, les houseaux recouvre en partie la tige du brodequin et ils comportent des fixations avec des éperons.

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Pour rebondir, vous remarquerez qu'il porte une culotte (et non un pantalon).

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et une veste courte modèle 1870, appelé familièrement "ras le cul".

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Avant la guerre, la veste est prévue pour être portée en bivouac, au campement, à la caserne mais ne fais pas partie de la tenue de combat du soldat. Il est d'ailleurs prescrit dans le règlement que la veste doit être mise dans le sac du soldat et non sur le corps. Mais avec le début de la guerre de tranchée, cette petite veste va prendre un tout autre intérêt.

La veste modèle 1870 est adoptée dès la fin du Second Empire, en 1914 cela fera 44 ans qu'elle sera dans les stocks de l'armée. Fermée par 9 petits boutons, sa coupe relativement petite va se montrer inadaptée quand le froid va venir. Ne protégeant que le haut du corps, pas même les reins, elle sera vite surnommée "ras de cul" par les soldats. Son port sous la capote n'est pas prévu mais le froid va avoir raison du règlement.

Taillée dans un drap plus fin que la capote, de couleur bleu foncée, elle est doublée en toile blanche à l'intérieur. Comme la capote, les pénuries de textile de la fin 1914 vont faire apparaître des modèles de veste 1870 en velours ou même de confection civile. Avec le nombre insuffisant de veste pour l'armée entière, l'Intendance va autoriser (ou plutôt tolérer) les achats d'effets civils ou des vestes de chasse avant que la vareuse modèle 1914 ne fasse son entrée.

C'est aussi la veste portée par les artilleurs et les cavaliers des régiments du train des équipages.

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Voici un artilleur monté du 3eme régiment d'artillerie, il porte la veste courte, la culotte avec les bande des régiments d'élite, il est chaussé de brodequins sur lesquels sont disposés des houseaux avec éperons.

Difficile de vous trouver un uniforme du train des équipages, mais c'est semblablement la même chose, hormis que les nuances de teinte sont différentes. 

Je vais de renseigner de mon coté et je vous direz les détails.

 

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Bonsoir,

Je suis épaté de la précision avec laquelle vous analysez ce vêtement. Merci

Votre réponse m'a déjà permis de chercher plus avant. Je pense de plus en plus à une erreur d'identification de la personne représentée sur la photo: ce ne serait pas Pierre qui n'a été "que" fantassin tout au long de son parcours militaire.

J'ai un indice avec un autre frère (le 3ème) sur un escadron du train... Je pars en chasse sur cette nouvelle hypothèse.

Je cherche et reviens vers vous.

 

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  • Administrateur

Bonjour,

Il y a 11 heures, Alabul a dit :

Je pense de plus en plus à une erreur d'identification de la personne représentée sur la photo: ce ne serait pas Pierre qui n'a été "que" fantassin tout au long de son parcours militaire.

J'ai un indice avec un autre frère (le 3ème) sur un escadron du train... Je pars en chasse sur cette nouvelle hypothèse.

La veste courte pouvait être porté par un fantassin sous la capote, par contre il est certain qu'un fantassin ne portait pas de houseaux de cavalier.

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Bonsoir à Bouchon-Gras 49 et à tous ceux qui suivent ce fil,

Pour moi, le mystère est résolu.

Je pensai qu'il s'agissait d'une photo de Pierre parce que je l'avais toujours entendu dire dans ma famille et c'est même écrit derrière la photo, mais sans doute tardivement, par quelqu'un qui ne l'avait pas connu. On me disait qu'on m'avait prénommé Jean-Pierre (mon 2ème prénom) à cause de lui et en mémoire de sa mère et de sa sœur (ma grand-mère décédée en 1954, un an avant ma naissance). J'ai beaucoup entendu parler de ces deux frères disparus que ces femmes avaient cherché vainement, écrivant sans cesse aux autorités militaires pour tenter d'en savoir plus sur leur mort. Ma famille a conservé une partie de ces échanges de courriers écrits de 1920 à 1925.

Mais, preuve en est, ce n'est pas lui. C'est Georges DROUET, que je connais par mes recherches généalogiques mais dont on ne m'a jamais parlé. Je suppose que le traumatisme des décès à quelques jours d'intervalle de deux fils a occulté le fait que le troisième est rentré sain et sauf.

Georges est plus jeune que ses deux frères. Il est de la classe 1913. Selon sa fiche matricule, il est incorporé au 3ème escadron du train. En 1916, il est versé au 19ème escadron du train puis successivement: au 59ème régiment d'artillerie, au 38ème RA, au 3ème RA coloniale, au 242ème RA de campagne et termine à nouveau au 59ème RA. Il est parti deux ans (1917-1918) sur le front d'Orient, Salonique, Macédoine et combats contre les Bulgares. Il est revenu et a été décoré de la médaille d'Orient. Il a passé 6 ans de sa vie au service du pays... Il est décédé en 1970 à 77 ans.

Alors merci pour tout, j'ai apprécié le sérieux et la finesse des détails de la description de l'uniforme. J'étais perdu et vous m'avez dit ce qu'étaient les houseaux (difficile de placer le mot lors d'une soirée, quoique...) et une veste "ras le cul".

J'ai dit que je chercherai de mon côté sur la piste des escadrons du train et je ne peux que vous recommander l’excellent site de "Chtimiste" où, en fonction des renseignement de Bouchon-Gras 49, j'ai trouvé des ressemblances frappantes. Le site de "Chtimiste"

http://www.chtimiste.com/batailles1418/photos/photos regiments.htm

propose plus de 32000 photos (oui, 32 milles...) de soldats de la guerre 1914-1918, classés selon leur régiment et le plus souvent avec leur identité. Les photos suivantes sont extraites de ce site. Alors regardez de nouveau la photo de Georges DROUET et comparez-la  aux deux photos suivantes.

Merci et bonne continuation

Alabul

 

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  • Administrateur
Il y a 18 heures, Alabul a dit :

le mystère est résolu

Bonjour,

Heureux pour vous.

Il y a 18 heures, Alabul a dit :

j'ai trouvé des ressemblances frappantes. Le site de "Chtimiste"

Oui très bon site.

Il y a 18 heures, Alabul a dit :

Alors regardez de nouveau la photo de Georges DROUET et comparez-la  aux deux photos suivantes.

Oui...pas si facile, si votre subjection est de penser que toutes ces photos sont une et même personne.

Cordialement.

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  • 2 weeks later...

Bonsoir, 0

Je me permet de poster sur ce poste. Apres avoir visité mes grand-parents en France (habitant en Ecosse moi meme) je suis revenu avec de vieilles photos de famille. alors que je passais la journée avec mes grand-parents ils ce sont demandé l'origine de ces photos. ce sont les photos du grand-pere de ma grand mere mais nous ne pouvont remettre de dates ou de l'unité sous lequelle mon ancetre servait. pourriez vous m'aider mi meme et mes grand-parents dans cette recherche. Merci d'avance

army ancester.jpg

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  • Posts

    Loulou_006

    Posted

    Il est dans les forces spécial 

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Chevalier des air, le Marquis Bernard Henri Marie Léonard Barny de Romanet est un pilote qui figure parmi les plus glorieux as français de la Première Guerre mondiale.   Élève doué et très studieux, il fit ses études à Chalon-sur-Saône, au collège des Minimes, puis chez les Jésuites à Villefranche-sur-Saône (au collège de Mongré que fréquentèrent notamment Pierre Teilhard de Chardin et Antoine de Saint-Exupéry) avant de venir passer, son baccalauréat de philosophie en poche, celui de mathématiques élémentaires au lycée Lamartine de Mâcon. Le Marquis Bernard Henri Marie Léonard Barny de Romanet devant le Spad-Herbemont, (S.20bis6) 9 octobre 1920. (Agence Meurisse 84138/BnF) Entré dans l’armée en octobre 1913, il est cavalier au 16e régiment de chasseurs à cheval en 1914 lorsque la guerre éclate ; avec le grade de maréchal des logis, il s’y distingue par sa bravoure. Il est cité à la suite d'un combat au cours duquel, mettant pied à terre, il relève l'un de ses cavaliers blessés. On le voit aussi, se retournant sur sa selle, tuer net un uhlan qui le poursuivait. Il entre dans l’aviation en juillet 1915. L'aéronautique le passionnait depuis qu'il avait pu assister en 1912 à une exhibition du pilote Marius Lacrouze sur avion Déperdussin. Il effectua un premier vol d’entraînement le 14 décembre 1915 et fut breveté pilote le mois suivant. En juillet 1916, en tant que sous-officier observateur, il fut engagé dans l’aviation d’observation sur le front de la Somme ; au sein de l'escadrille C 51, il y effectua des vols de reconnaissance et de réglage d'artillerie. Mais il voulut s’adonner à la chasse et, devenu officier pilote, il obtint en avril 1917 d’être affecté dans une autre escadrille : l’Escadrille Spa37, formation au sein de laquelle, le 3 mai 1917, au-dessus de Craonne, il remporta sa première victoire aérienne, ce qui lui valut la médaille militaire. Entre mars et octobre 1918, il descendit seize autres appareils ainsi qu’un drachen. Totalisant dix-huit victoires officielles, Bernard Barny de Romanet termina la guerre à la dix-septième place au classement des meilleurs as français de la Grande Guerre. En octobre 1918, il est promu au grade de lieutenant et le commandement de l’escadrille Spa167 lui est confié, escadrille créée à cette date pour devenir la cinquième escadrille du groupe de chasse 12 ; entre le 4 et le 29 octobre, il y remporta ses huit dernières victoires. Bernard de Romanet près de son biplan Spad, en 1920.   Après la guerre, Bernard de Romanet – dont la famille résidait l’hiver au premier étage de l’Hôtel Senecé, siège de l’Académie de Mâcon – devint pilote d’essai et s’attaqua à plusieurs records. Il entra en juin 1919 chez Breguet comme conseiller commercial puis chez Nieuport comme pilote de compétition. Participant à de nombreuses épreuves, il fut trois fois recordman du monde de vitesse sur avion en 1919 et 1920 (vitesses atteintes : de 268 à 309 kilomètres à l’heure) puis sur hydravion (211 kilomètres à l’heure en avril 1920). Le 9 octobre 1920 notamment, il battit le record de vitesse pure, atteignant la vitesse de 292,62 kilomètres à l’heure à bord d’un SPAD-Herbemont doté d'un moteur Hispano-Suiza de 300 CV de puissance, record de nouveau battu le lendemain par l'aviateur Sadi-Lecointe (296,69 kilomètres à l'heure). Un peu plus tard, le 28 septembre 1920, il se classa deuxième au classement de la Coupe aéronautique Gordon Bennett organisée à Étampes, sur avion Spad S.XX bis-5, juste derrière Joseph Sadi-Lecointe. C’est à Étampes-Villesauvage (Essonne), alors qu’il s’entraînait en vue de la Coupe Deutsch de la Meurthe, que Bernard Barny de Romanet se tue le 23 septembre 1921, l’entoilage de son avion, à savoir un appareil modifié de 300 chevaux passé de biplan à monoplan pour être plus rapide, s’étant arraché en vol, provoquant sa chute de quelque 100 mètres d'altitude. Il était âgé de vingt-sept ans. Bernard Barny de Romanet repose à Mâcon, au cimetière Saint Brice. Photo Original téléversé par Frikar sur Wikipédia français. — Transféré de fr.wikipedia à Commons par Bloody-libu utilisant CommonsHelper., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20410088   Décorations :    Chevalier de la Légion d'honneur.  Médaille militaire.  Croix de guerre 1914-1918. (Source : Wikipédia)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Les élèves-officiers de l'École militaire des aspirants de Coëtquidan (EMAC), incorporés en septembre, ont arboré pour la première fois leur tenue de tradition. De couleur bleu horizon, elle rend hommage aux 27 000 officiers de réserve Morts pour la France pendant la Grande Guerre. Elle conforte également la place de l'EMAC au sein de l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, aux côtés de l'École Spéciale Militaire et de l'École Militaire Interarmes. Dans le cadre de la nouvelle réforme, les officiers sous contrat encadrement bénéficient désormais d'une formation d'un an, enrichie d'un module académique « culture militaire et art de la guerre » de six semaines, et de mises en situation de commandement plus nombreuses. L'EMAC a reçu son drapeau le 6 juillet dernier des mains de la ministre des Armées Florence Parly. La formation est sanctionnée d'un mastère spécialisé « Commandement et leadership ». L'EMAC assure également la formation des OSC-Spécialistes qui serviront dans des postes administratifs, des OSC-Pilotes, des officiers de réserve et élèves-officiers de la Gendarmerie nationale. (Source : Armée de terre)

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Yorgui Koli est un héros oublié, une personnalité hors du commun. Ce Tchadien, engagé comme simple soldat en 1921, va être de tous les combats : Tchad, Congo, Syrie, Tunisie, Italie, Provence et Libération de la France. Il quittera l'armée comme officier, avec le grade de lieutenant, obtenu sur le terrain, au combat. Un véritable héros. Yorgui Koli est né le 8 janvier 1896 à Bendi, au Tchad. Le 13 janvier 1921, il s'engage pour trois ans au Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad. Il ne quittera l'armée qu'après ...27 ans ! Il est nommé caporal en 1925 et, affecté au 10e Régiment de Tirailleurs Coloniaux, participe aux opérations de pacification du Maroc. Entre 1926 et 1929, le sergent Yorgui Koli sert en Tunisie. Puis, réaffecté au RTST, il est envoyé au Tchad. Là, le 9 mars 1932, au cours d'une patrouille qu'il commande, il surprend trois bandits qu'il met hors de combat et est cité à l'ordre du Régiment. Le début d'une très longue liste de faits de guerre. Médaillé militaire et promu adjudant en 1935, il est en poste au Tchad lors de la déclaration de guerre de septembre 1939. Promu adjudant-chef, il doit rejoindre la métropole en mars 1940 avec le Détachement de Renfort n°1. Il quitte le Tchad le 2 mars 1940, passe à Bangui et arrive le 15 mars à Brazzaville, où il est affecté au Dépôt de Guerre du Moyen-Congo. Le 28 août 1940, il prend une part importante, aux côtés de Raymond Delange, au ralliement du Moyen-Congo à la France Libre. Le détachement de renfort n°1 devenant le Bataillon de Marche n°1, Yorgui participe à la campagne du Gabon en octobre-novembre 1940 comme chef de section de voltigeurs. Il est cité pour le rendement remarquable obtenu de ses hommes lors des opérations. Il est déployé en Syrie où il est sérieusement blessé par balle à la main gauche, le 13 juin 1941. Pour ses hauts faits de guerre et sa bravoure, Il est promu au grade de sous-lieutenant le 1er juillet 1941. Yorgui est rapatrié au Tchad en novembre 1942. Il participe alors aux campagnes du Fezzan et de Tunisie. Au Djebel Garci, il fait preuve d'une belle attitude au feu en entraînant ses hommes avec énergie. Il est cité à l'Ordre de la Brigade. Arrivé en Tripolitaine en juin 1943, il est muté au Bataillon de Marche n°21 de la 1ère Division Française Libre le 18 août 1943, puis au Bataillon de Commandement n°4, où il se retrouve directement sous les ordres du colonel Delange. Il stationne en Tunisie, de septembre 1943 à avril 1944, et est promu lieutenant en décembre 1943. Il prend part à la campagne d'Italie où il est de nouveau cité, le 15 juin 1944, pour ses qualités d'officier au combat. Il débarque en Provence, le 17 août 1944 et participe à la campagne de France jusqu'en novembre 1944. Il est ensuite affecté au camp de Fréjus puis, de Marseille, débarque à Douala le 4 juillet. Rapatrié au Tchad, il y arrive en août 1945 et est affecté au RTST, sa première unité Libéré du service actif le 1er octobre 1948, le lieutenant Koli se retire à Fort-Archambault (Tchad) comme cultivateur. Il est naturalisé français en 1949. Il décède le 17 juillet 1970. Compagnon de la Libération par décret du 7 juillet 1945, Yorgui sera décoré de nombreuses médailles : Chevalier de la Légion d'Honneur, Médaille Militaire, Croix de Guerre 1939-1945, Croix du Combattant ou encore Médaille de la Résistance avec rosette et la Croix du Combattant Volontaire de Résistance. Mais aussi de la Médaille Coloniale avec agrafes "Maroc 1925", "Fezzan-Tripolitaine" (Source : Ordre de la Liberation-Bunker sud de France, histoire du sud de la France, WW2 et collectionneur)

    AureAsia

    Posted

    Que votre conjoint n'ait pas le droit de vous dire où il est allé, passe, qu'il ne vous ait pas contacté depuis son départ est déjà un peu suspect. Est-il de l'armée de terre ?
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