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Prise de masses pdt les classes


Nod

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Bonjour à tous,

J'étais entrain de me renseigner sur l'alimentation pendant les classes, puisque je sais que notre sommeil est mise à rude épreuves ainsi que notre condition physique.
L'idée qui ressort le plus et que j'ai lu sur pas mal de forum, et sur certains articles c'est que pendant les classes, même à l'armée de façon général, on était confronté a une perte de masses, à cause de l'intensité des exercices très cardio, à se dessiner, et être très endurant, mais qu'on était susceptible de venir puiser les ressources dans les muscles et donc à perdre du volume musculaire (étant donné qu'on ne dort pas non plus suffisamment et que c'est primordial dans la vie d'un go muscu).
 

Je suis allez voir quelques documentaires, et aussi simplement sur des sites fournissant des rations militaires lyophiliser qu'on obtenait a peu prés 3000 kcal par ration complète. Ce qui est tout à fait honorable encore, pour prendre de la masse (personnellement c'est à peu près ce dont j'ai besoin pour prendre du volume musculaire).

Cependant j'ai été étonné de voir le nombre insuffisant de lipide et de protéine dans les rations, seulement 110 gr de prot par ration ? C'est une blague ? A défaut d'au moins 2 gr par kilo de poids de corps, un individu de 70kilo devrait manger au minimum 140 gr de prot pour prendre du muscle.

Bref, j'aurai aimé savoir si il était quand même possible de continuer une prise de masses, ou du moins , de se maintenir physiquement  ?

Peut être que cela va vous paraître loufoque, mais est ce qu'il est possible de continuer à prendre des compléments pendant les classes ? Je vous parle de compléments alimentaires, mais aussi de compléments en protéine, puisqu'elle semble nettement insuffisante dans les rations, a moins qu'on me montre le contraire (ce que j’espère ).

Voilà, je sais que l'armée est un univers différent de celui d'un civil (et encore), malgré tout, les règles du corps humain sont les même pour tout le monde.

Si je me permet aussi de demander, c'est parce que néanmoins, il suffit de voir les militaires, carrures droites, fières, endurant, il ne semble pas démunie musculairement parlant, pourtant je vois beaucoup de reportage qui me sidère à croire que ne pas manger , et dormir peut c'est synonyme d'un combattant fort et endurant. Le mental c'est une chose, et le mental il peut être mise à l'épreuve avec des entraînements rigoureux, mais tout de même, y'a t'il un soupçon d’intérêt pour la nutrition ?

Amicalement,

Nod

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  • Administrateur

Bonsoir,

Il y a 5 heures, Nod a dit :

pourtant je vois beaucoup de reportage qui me sidère à croire que ne pas manger , et dormir peut c'est synonyme d'un combattant fort et endurant. Le mental c'est une chose, et le mental il peut être mise à l'épreuve avec des entraînements rigoureux, mais tout de même, y'a t'il un soupçon d’intérêt pour la nutrition ?

Ne pas confondre les classes et les formations ou brevets commandos.

Pendant les classes ( dans les régiments et unités standard ) tu dors normalement et tu mange au self.

Après lors d'un " terrain " tu mangeras des rations de combat mais ça ne dure que quelques jours.

Il y a 5 heures, Nod a dit :

il suffit de voir les militaires, carrures droites, fières, endurant, il ne semble pas démunie musculairement parlant

Oui, les militaires mangent relativement bien et font du sport !

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  • Administrateur

Comme le suggère Bouchon-Gras, il faut arrêter de psychoter sur l'effort physique demandé pendant les classes. C'est du basique de chez basique. Rien d'exceptionnel. Donc, oui il y a probablement de la perte de masse musculaire. Mais on ne demande pas à un soldat d'être bodybuildé. 

Ne pas oublier que le muscle c'est du poids, et que le poids c'est l'ennemi du coureur.  Ce qui veut dire que le poids en trop, même en muscle, devient l'ennemi du soldat en particulier pour les déplacements, marche course, marche commando, agilité, souplesse etc etc... On va plutôt rechercher à développer des capacités d'endurance, tout en ayant une masse musculaire suffisante mais juste ce qu'il faut, pas trop. 

Il y a 8 heures, Nod a dit :

à croire que ne pas manger , et dormir peut c'est synonyme d'un combattant fort et endurant

Attention aux images d'Epinal colportées ici et là. Retenez plutôt que pour être et durer (fameuse devise du 3ème RPIMa) il vaut mieux apprendre à "manger chaud et dormir sec".... mais manger quand même et dormir quand même. Sinon, vous ne tiendrez pas longtemps.

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Bonjour, j'espère que la journée est bonne pour vous.

Déjà merci pour vos retours, ils sont constructifs et me permettent de mettre de la lumière sur les zones d'ombres. C'est pour ça que je m'adresse à vous sans aucune agressivité bien évidemment, j'ai simplement besoin de concret et d'information et c'est ce que vous avez très bien fait ça me permet de comprendre davantage.
 

Il y a 16 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Bonsoir,

Ne pas confondre les classes et les formations ou brevets commandos.

 

Il y a 14 heures, berogeitabi a dit :

Comme le suggère Bouchon-Gras, il faut arrêter de psychoter sur l'effort physique demandé pendant les classes

Je fais converger ces deux points, puisque effectivement ça montre déjà que je n'ai pas encore tout les renseignements concernant les différentes formations et leurs attentes (à tort ?)
Il est vrai que l'opinion publique vise à dire que l'armée de Terre ou de l'Air ont des formations particulièrement éprouvante physiquement, je pense que comme moi, vous n'êtes pas sans savoir que les médias se réjouissent de vendre une image forte des armées, et donc, on tendance à sur enchérir sur les entraînements ou à ne montrer qu'une partie, technique et difficile avec des images rudes, oui, les soldats, ils en chient, ils sont blesses, et ils souffrent, mais ils sont forts. C'est littéralement ça qu'on retient des vidéos. C'est pas un mal hein, j'imagine que ça fait le trie entre ceux qui hésite ou non, mais moi je suis du genre à mettre des claques de réalités dans les gencives, donc vendre du rêve c'est pas intéressant, faut du concret.

(Encore une fois ce n'est que mon point de vue, je suis encore extérieur à l'armée)

Donc, ok, on mange correctement, on dort, je veux dire si le quotidien reste acceptable d'accords, sur le terrain, les rations a 3000kcal par jours, c'est excellent, je me plaindrai pas , plutôt heureux d'avoir ces rations si précieuses pour le coup. C'est juste que c'est normal de se dire qu'on peut pas bêtement se développer en endurance ou en force sans à côté avoir une hygiène de vie convenable je pense que tout le monde est d'accord ? Ca n’empêche en rien les journées rude, on est pas la pour dormir à l’hôtel et manger au buffet 😂

Il y a 14 heures, berogeitabi a dit :

Ne pas oublier que le muscle c'est du poids, et que le poids c'est l'ennemi du coureur.  Ce qui veut dire que le poids en trop, même en muscle, devient l'ennemi du soldat en particulier pour les déplacements, marche course, marche commando, agilité, souplesse etc etc... On va plutôt rechercher à développer des capacités d'endurance, tout en ayant une masse musculaire suffisante mais juste ce qu'il faut, pas trop.

Oui, évidemment j'ai conscience de ça, je pense que nos objectifs perso sont atteignable hors service. Mais quand tu fais beaucoup de sacrifice pour te changer, tu as le mental d'un guerrier, tu veux évoluer et tu n'a plus envie de reculer, je sais à quel point il peut être difficile de concevoir perdre en masse, mais je pense qu'a l'armée on sait trouver un équilibre, force et endurance, sans pour autant nous freiner si on veut plus dans la vie de tout les jours. Après je n'ai aucunement envie de me bodybuilder , mais j'avais l'intention de monter entre 80 et 84 kilo en l'espace d'un an , un an et demie ce qui est raisonnable, à condition de pas avoir trop de frein.

Bref, je pense qu'on à tous un combat personnel que l'on mène, pour moi c'est en partie le physique, il est normal que je m'inquiète un peu la dessus, étant donné que ce n'est pas une partie qui rentre dans le cadre professionnel, ce sont des objectifs personnels (pour ça que jsuis dans discussions libre), mais cet objectif je veux pas le voir freiné c'est tout. Et j'avais peur que si je faisais 3 à 6 mois de formations, ça soit une chute libre pour un gain d'endurance extrême. Faut un équilibre quoi..

 

Il y a 14 heures, berogeitabi a dit :

 

Attention aux images d'Epinal colportées ici et là. Retenez plutôt que pour être et durer (fameuse devise du 3ème RPIMa) il vaut mieux apprendre à "manger chaud et dormir sec".... mais manger quand même et dormir quand même. Sinon, vous ne tiendrez pas longtemps.

 

Une devise tout à fait respectable sur laquelle je suis entièrement d'accord 💪

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  • Administrateur
il y a 54 minutes, Nod a dit :

Il est vrai que l'opinion publique vise à dire que l'armée de Terre ou de l'Air ont des formations particulièrement éprouvante physiquement, je pense que comme moi, vous n'êtes pas sans savoir que les médias se réjouissent de vendre une image forte des armées, et donc, on tendance à sur enchérir sur les entraînements ou à ne montrer qu'une partie, technique et difficile avec des images rudes, oui, les soldats, ils en chient, ils sont blesses, et ils souffrent, mais ils sont forts. C'est littéralement ça qu'on retient des vidéos. C'est pas un mal hein, j'imagine que ça fait le trie entre ceux qui hésite ou non, mais moi je suis du genre à mettre des claques de réalités dans les gencives, donc vendre du rêve c'est pas intéressant, faut du concret.

Et oui, il y a la vitrine réalisée par les médias et les stratégies de communication mises en place par l'armée elle même (qui vend parfois du rêve, en effet) et l'arrière boutique d'une réalité parfois très différente.

il y a 54 minutes, Nod a dit :

mais je pense qu'a l'armée on sait trouver un équilibre, force et endurance, sans pour autant nous freiner si on veut plus dans la vie de tout les jours

Rien n'empêche, sur votre temps libre, d'aller soulever de la fonte, si c'est l'activité qui vous plait et vous convient.

Ce qu'il faut que vous reteniez, c'est que les classes sont faites pour que chacun apprenne le B.A.ba du métier sur toutes ses facettes. Orde serré, Transmissions, mines explo, règlement, armement, NBC, etc etc... et le sport. Sport qui ne sera pas la dominante des classes, mais une première approche de qu'il est nécessaire de faire pour que chacun réponde aux exigences sportives du métier (en particulier la notation annuelle sportive qui concerne tout le monde).  

Ensuite ce sera en régiment, en corps de troupe, et selon la spécialité de chacun que la mise en place d'activités sportives plus précises se fera. Des entrainements plus poussés, des activités plus variées selon les activités programmées par le commandement. Stage commando, travail d'endurance, découverte d'autres sports parfois. Pour ma part mes premières découvertes, du ski, de l'escalade, du rafting, du kayak se sont faites à l'armée. Mais bien évidemment, rien ne vous empêchera jamais d'aller pratiquer un autre sport sur votre temps libre pour votre plaisir et votre épanouissement personnel.

D'autant que j'ai vu dans un de vos posts précédents que vous vous orientez vers un emploi de technicien SIC (informatique) et que ce n'est pas dans ce type d'emploi que l'on pratique beaucoup d'activités sportives. 

 

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  • Administrateur
Il y a 5 heures, berogeitabi a dit :

Et oui, il y a la vitrine réalisée par les médias et les stratégies de communication mises en place par l'armée elle même (qui vend parfois du rêve, en effet) et l'arrière boutique d'une réalité parfois très différente.

C'est ce que l'on appelle de la propagande.

Il est clair que l'image " vendeur " est celle du soldat formé à la dur type légionnaire ou commando qui marche, marche des kilomètres, pour rentrer nettoyer son arme puis dormir 2h dans les bois sous un bâche, réveillé à coup de grande. Puis orientation suive d'une embuscade, course, course avec le barda et l'armement... bref arrêt pour " déguster " un sardine crue puis c'est reparti pour du franchissement, le mur Breton et autre obstacles du parcours commando. Au détour un petit coxing ... pour finir par la remise de l'insigne épinglé à même la poitrine ( eh oui, c'est un homme un vrai, " même pas mal ).

 

Il y en a mais comme dit par berogeitabi et moi même, la majorité des militaires ne sont pas des " bêtes de guerre " , les classes consisterons par un coté administratif ( afin de régler tout ce qui est administratif à ton égard ) puis direction le magasin pour y toucher ton paquetage ( et surtout trouver les effets à ta taille, pointure... ), petit passage chez le coiffeur, puis commencera le sérieux, apprendre à marcher aux pas, savoir se présenter, saluer. Connaitre l'organisation des Armées et de ton armée puis de ton arme ( infanterie, artillerie, transmission... ) et de ton régiment, compagnie...

N'oublions pas la visite médicale et le psychologue. Puis la définition des armes, le démontage/remontage, le maniement ( en toute sécurité ) et enfin le Graal ; le tir.

On vérifiera que tu sais nager, on testera ton endurance par de petit footing.

Tu peux également recevoir une formation de secourisme et autres suivant l'armée et l'arme.

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

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    Bonjour, C'est plus une histoire de feeling, suivant dans quelle armée tu pense que tu te sentiras le mieux, la distance et la disponibilité est aussi point important.   Une grande majorité des réservistes de l'armée de terre intègrent la compagnie de combat (de réserve) du régiment. C'est aussi un peu ce qui se passe dans l'armée de l'air et la marine, bien sur il y a des réservistes employés dans des postes de soutien telle que chauffeurs de poids lourds ou de bus (faut il avoir les permis), cuisinier (en étant du métier)... il faut être clair, nul n'est pris pour être détecteur radar (sauf ancien d'active ayant quitté depuis peu) ou alors il faut posséder des compétences particulières et recherchées. Les fmir ne sont pas des stages commando, il y a de tous niveaux dans les réservistes et l'armée cherche juste des gens en bon état physique, des gens qui s'entretiennent.

    Bouchon-Gras 49

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    Notre nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu il est lieutenant de réserve à la gendarmerie nationale... Formation universitaire : Etudes de droit à l’Université Paris 2 Panthéon Assas Mandats électoraux : Elu en 2014 maire de Vernon (Eure) Elu en 2015 président du Conseil départemental de l’Eure. Fonctions gouvernementales : Conseiller du Secrétaire d’État aux Affaires européennes puis du ministre de l’Agriculture (2008-2012) Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (21 juin 2017-16 octobre 2018) Sébastien Lecornu est lieutenant de réserve dans la Gendarmerie nationale. (Source : Militaires'Actu)

    Pascalou69

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    Bonjour   un grand merci pour cette  réponse si précise et documentée. je vais continuer mes recherches dans les archives militaires et vous tiens au courant des résultats à venir. Cordialement  

    Bouchon-Gras 49

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    Dans la Marine nous utilisons le fusil à pompe (fap) Valtro, avec comme munitions de la gomme cogne (non létal au delà de 5 m) le plomb et la breneck (utiliser pour la chasse aux sangliers).

    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans. Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact. Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades. Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux. En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations (Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)     Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde. Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée. Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police. En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain. Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies. Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes. Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique. En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement. (Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)       Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France). Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».
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