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Bouchon-Gras 49

Disparitions d'hommes de femmes 39-45.

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Comme pour les anciens combattants de 14-18, nous assistons aux disparitions de nos combattants de 39-45, je vous invite si vous avez l'occasion d'en rencontrer d'écouter leurs témoignages d'une page d'histoire qui n'est pas si loin.

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( Source : Ligne de Défense du 22 décembre 2019 )

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http://lesresistances.france3.fr/documentaire-nv/pierre-ziegler

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Grande figure de la Résistance, Genevievre Le Berre nous a quittée le 31 décembre 2019 à six jours de son 99eme anniversaire.

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Convoyeuse du réseau d'évasion Bourgogne durant la Seconde Guerre mondiale, Jacqueline (son pseudo dans le réseau) permit à de très nombreux aviateurs alliés de rejoindre l'Espagne.

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Pour tous ses actes Geneviève était décorée de la Croix d'Officier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, médaille militaire, croix de guerre 1939-1945 avec palme, médaille de la Résistance française, croix du combattant volontaire, croix du combattant volontaire de la Résistance, croix du combattant, médaille des évadés.

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Le Royaume-Uni et les États-Unis d'Amérique avaient également distingué notre amie Geneviève, the medal of courage (UK) et the medal of freedom (USA) lui avaient été décernées.

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( Source : UNADIF-FNDIR de l'Oise  )

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Nous venons d'apprendre ce matin la disparition de M. Philippe Duclercq , ancien de la 2ème DB, figure de la resistance Abbevilloise, à l'aube de son 100ème anniversaire.

 

Philippe Duclercq, grand résistant d’Abbeville est décédé

Philippe Duclercq, figure d'Abbeville et héros de la dernière guerre est décédé ce lundi 18 février. Il laisse derrière lui un grand vide et l'empreinte d'un passeur de mémoire.

Philippe Duclercq, heureux et ému lorsqu'il a reçu la Légion d'honneur, a posé aux côtés des représentants d'une association figurants les hommes de la 2e DB
Philippe Duclercq, heureux et ému lorsqu’il a reçu la Légion d’honneur, a posé aux côtés des représentants d’une association figurants les hommes de la 2e DB (©Le Journal d’Abbeville)

Matthieu Duclercq, a annoncé hier soir, lundi 17 février, sur les réseaux sociaux, le décès de Philippe Duclercq, grand résistant d’Abbeville (Somme) :

Il est parti ce matin à l’aube de ses cent ans , entouré, avec des livres et de la musique … Merci papa pour tout. » 

Philippe Duclercq, connu pour ses hauts faits de résistant, est donc décédé ce lundi.

Faux papiers

D’octobre 1938 au 20 mai 1940, jour où la librairie familiale est détruite par les bombardements, Philippe Duclercq a travaillé dans l’entreprise familiale.

Philippe Duclercq est ensuite entré dans la Résistance avec l’abbé Carpentier.

Pendant ce second conflit mondial il a fabriqué notamment des faux papiers pour permettre aux soldats français et anglais de passer les points de contrôle allemands.

Lorsque le réseau de l’abbé Carpentier a été démantelé, le 8 avril 1941, il a décidé de partir avant un retour quelques mois plus tard.

Il a alors été arrêté, puis enfermé à la prison d’Abbeville en 1941 avant d’être transféré à Amiens le 15 mars 1942.

Il est sorti de prison le 23 avril 1942.

L’Abbevillois a ensuite été réquisitionné pour construire des blockhaus sur la côte à Cayeux-sur-Mer et au Tréport pendant l’hiver 42-43.

Belle leçon de vie

Est arrivée l’époque où tous les jeunes de 23 ans étaient réquisitionnés pour le travail obligatoire.

Réfractaire à ce travail obligatoire, il s’est procuré des faux papiers laissant apparaître un âge de 18 ans.

Il est ainsi parti pour Arras, avant de rejoindre la Seine-Maritime le 18 juillet 1943 où il a été accueilli dans une ferme.

Ce séjour est restée pour lui à l’origine d’un événement heureux en Normandie : la rencontre avec Marie-Thérèse sa future épouse.

Il est revenu à Abbeville en septembre 1944 et s’est engagé dans la 2e DB du Général Leclerc. Il a été démobilisé le 5 octobre 1945.

Tout au long de sa vie, Philippe Duclercq a affiché une grande volonté de poursuivre le devoir de mémoire.

Après avoir été nommé chevalier de l’ordre du mérite social et chevalier à l’Ordre National du mérite puis officier des Palmes Académiques, Philippe Duclercq, a reçu la Croix de Chevalier de la Légion d’honneur, attribuée par décret du 30 décembre 2017. 

Quant à ce qu’il a fait ? Toujours très modeste, il expliquait lorsqu’il a reçu la légion d’honneur il y a 3 ans :

Dans la vie il faut être citoyen, engagé et résistant pour faire son devoir. » 

Une belle leçon de vie et d’humilité.

 

( source :  https://actu.fr/hauts-de-france/abbeville_80001/philippe-duclercq-est-decede_31550176.html?fbclid=IwAR3n22D7hYKhoJQ-PMWWkoDQHQjkhiPckhVnuHkM5gani8FlJyHKEVE9zJk  )

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Disparition de Claude ANDRÉ résistant et marin de la France Libre.

 

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Claude ANDRE est né le 27 septembre 1924 à Caen et est décédé le 3 mars 2020.

Adolescent, il fait partie d’un club de cyclotourisme. Quand la guerre éclate en 1939, Claude ANDRE a 15 ans. Il vit chez ses parents, commerçants à Caen. Il a une sœur et un frère qui s’est engagé dans la Marine en 1939.

« Tu es encore jeune mais si tu te sens capable de te débrouiller, échappe-toi de la zone occupée. Je te donnerai un peu d’argent » lui répète sa mère qui avait elle-même connu l’occupation à Lille, lors de la Première Guerre mondiale.

André MICHEL, peintre décorateur, membre de la Résistance et fondateur du réseau « Hector » à Caen, lui demande de relever, au cours de ses excursions cyclistes, des informations sur la construction du mur de l’Atlantique. Il fait ainsi son entrée en Résistance. Après l’arrestation d’André MICHEL, à l’automne 1941, il quitte le Calvados de peur d’être inquiété également dans l’éventualité ou son nom pourrait être évoqué. André MICHEL, condamné à mort avec deux autres camarades, est finalement exécuté dans l’enceinte de la caserne du 43e régiment d’artillerie à Caen le 9 mai 1942.

 

Un jour de 1942, Claude ANDRE s’arrête devant une affiche placardée sur la gendarmerie de Caen : « Engagez-vous dans la Marine ! ». Il voit dans cet appel, une occasion pour se rendre en zone libre. Ses parents lui signent l’autorisation de partir.

Dans le cadre de sa formation, il embarque pour l’Afrique du Nord : « Au large de l’Algérie, voilà qu’on subit des bombardements. On a rejoint le port de Bougie. Il y avait des cadavres sur les quais. On a appris que les bombardements étaient ceux des Allemands en riposte aux bombardements des Américains en Afrique du Nord ».

L’escale algérienne perdure. Claude ANDRE est alors envoyé en mission pour servir l’Amirauté d’Alger. Mais il n’a qu’une obsession : rejoindre l’Angleterre.

En se promenant un après-midi sur le port, il aperçoit un navire au drapeau français sur lequel figure la croix de la France Libre. Le jeune marin tente sa chance, monte à bord clandestinement et manifeste son intention de rejoindre les forces du Général de Gaulle. Il devient à ce moment là déserteur.

Arrivé en Angleterre, l’équipage est transporté jusqu’à Londres, dans une école où sont accueillis Polonais, Norvégiens, Hollandais, Belges, Grecs refusant l’occupation nazie.

Fin 1942, début 1943, il fait ses classes à Portsmouth où il reçoit une formation d’ASDIC : « Anti Submarine Detection Investigation Committee ». Son rôle sera dorénavant d’assurer la protection des convois à bord de corvettes équipées de sondes.

Après cette formation, l’aventure prend un nouveau tournant : « J’embarque sur le Lobelia (corvette). A mon premier convoi, j’ai été malade comme un chien. La journée, on était à peu près tranquilles, mais en alerte toutes les nuits, où il arrivait qu’on subisse des attaques incessantes ».

Pendant deux ans, il escorte des navires marchands entre l’Angleterre et Terre Neuve ou l’Hudson (chemin Atlantique Nord, Islande et Groenland) dans le but d’éviter les torpillages par des sous-marins allemands. Par la suite il continue la guerre à bord d’une frégate baptisée "la Surprise".

Pendant tout ce temps, il n’a aucune nouvelle de sa famille.

Il ne revient à Caen qu’après la Libération à l’occasion d’une permission obtenue en novembre 1944. La ville n’est plus que ruines : « C’était lugubre, impressionnant ». Sa mère a déménagé son commerce sur la côte, à Saint-Aubin-sur-Mer. Elle lui apprend que son père et son frère sont morts dans les bombardements du 6 juin 1944, l’un à Caen, l’autre à Vire.

Il est finalement démobilisé en octobre 1945 et revient s’installer dans le Calvados, à Saint-Aubin-sur-Mer où il se fait élire conseiller municipal.

Il y préside l’Association des écoles publiques et occupe la fonction de délégué cantonal de la Ligue de l’enseignement.

Attaché au milieu sportif, il sera également dirigeant d’un club de tennis caennais pendant une trentaine d’années, directeur sportif adjoint du Caen Basket Club et enfin arbitre départemental et régional de tennis.

Il a, depuis, participé à nombre de commémorations, films, évènements en lien avec la jeunesse, rencontres avec des lycéens. Comme il l’indique très modestement « La notion d’engagement était forte dans notre famille et ma mère m’a particulièrement motivé pour ne pas accepter la défaite et rejoindre la Grande-Bretagne. J’espère que mon témoignage servira aux jeunes générations ».

Claude ANDRE était titulaire de la Croix du combattant, de la Croix du combattant volontaire de la Résistance, de la Croix du combattant volontaire, de la Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre, de la Médaille de reconnaissance de la Nation, de la médaille commémorative 1939-1945 et de la médaille d’argent de la jeunesse et des sports.

 

( Source : Préfet du Calvados )

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Nous avons appris avec tristesse le décès de Rafael Gómez Nieto, dernier membre de La Nueve, ce bataillon espagnol qui participa à la libération de Paris en août 1944 [Régiment de marche du Tchad].
Il a perdu son dernier combat contre le coronavirus alors qu'il devait fêter ses 100 ans en janvier prochain.
 
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Nous apprenons la disparition de Monsieur Henri Ecochard, Français Libre de la première heure. Il avait traversé toute la Seconde Guerre Mondiale sain et sauf. Pilote de Piper L-4 de la 1ère DFL, il était d'une modestie, d'une disponibilité et d'une gentillesse sans nom.

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( Source : Rudolph de Patureaux  )

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Nous avons appris avec tristesse le décès d' Henri Ecochard, 96 ans, ancien de la 1ère Division française libre, victime de l'épidémie de Covid-19.
Né le 24 avril 1923, il s'est engagé dans les Forces Françaises Libres (FFL) à 17 ans ; il a servi au Proche-Orient et en Tunisie au sein des Spahis marocains avant de rejoindre, en 1944, le 1er régiment d'artillerie de la 1ère Division française libre comme officier observateur en avion. Il a participé au débarquement de Provence en août 1944, et a contribué à la libération du territoire jusqu'au Rhin avant d’être démobilisé le 30 juin 1945.
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Bernard DARGOLS, vétéran français de l'armée américaine est décédé à l'âge de 99ans.

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Bernard Dargols est à New-York lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne. En mai 1940, il a 20 ans.
En octobre de la même année Pétain serre chaleureusement la main d’Hitler à Montoire. Bernard refuse alors l’éventualité d’une intégration dans l’armée de Vichy, il se renseigne auprès du représentant de de Gaulle à New-York afin de rejoindre les Forces Françaises Libres, puis auprès du Consulat anglais.
En décembre 1941, les japonais bombardent la base navale américaine de Pearl Harbour causant de nombreuses victimes. Les États Unis entrent en guerre contre les japonais et leurs alliés allemands. C’est alors que Bernard décide de s’engager dans l’armée Américaine.

https://www.facebook.com/PrefetduCalvados/videos/842967136036545

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George Shenkle, vétéran très attaché à la Manche où il revenait souvent, avait sauté en parachute près de Carentan le 6 juin 1944. Il vient de décéder à 98 ans

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https://actu.fr/societe/il-avait-saute-sur-normandie-6-juin-1944-veteran-george-shenkle-est-decede_32932619.html?fbclid=IwAR0zs1yuI_cVUxA5QN5OECKgehCWFySTY75p26RRYOVU4_j7FTEkCb0D1Vw

La Légion d'honneur lui a été remise en 2014 par François Hollande et Barack Obama

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https://www.lamanchelibre.fr/actualite-865883-saint-come-du-mont-le-veteran-george-a-shenkle-decede-du-covid-19-a-98-ans?fbclid=IwAR1gbzVvG9w_1tnylVsGyImI0DoBAOPqdLaOm51wRLqziTvro1I4mKEUDHs

 

 

 

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Nous avons appris avec tristesse le décès de Robert Machetel à Saint-Brieuc des suites du Covid-19.
Orphelin, s’étant échappé de la DDAS, il est entré en Résistance à l'âge de 18 ans. Arrêté par la Feldgendarmerie pour actes de sabotage, il s'évadera de la Kommandantur de Reims évitant ainsi la déportation en Allemagne.
Il deviendra alors pour le Maquis de la région R5 « Émile Lenoir » et participera, affecté à la 401e compagnie FTP, à de nombreuses opérations de sabotage, d'attaques de convois et à des opérations militaires contre la milice et les Allemands. Il combattra contre la division SS « Das Reich » et apportera son soutien au sauvetage des équipages anglais de Halifax abattus dans la région.
Nommé lieutenant puis adjoint au commandant du secteur Haute-Vienne, il souscrira un engagement volontaire pour la durée de la guerre. Cela le conduira à participer aux combats de libération de la poche de Royan en avril 45 comme adjoint au commandant de compagnie.
Il rengagera en 1948 dans la première demi-brigade de Commandos parachutistes à Vannes et servira successivement au 6e Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes (6e BCCP), puis sous les ordres de « Bruno » au 6e BPC, le fameux bataillon Bigeard,au cours des campagnes d'Indochine et d'Algérie.
Robert Machetel était titulaire de sept tires de guerre, de la Légion d'honneur (chevalier), de la Médaille militaire, de la Croix de guerre TOE, de la Croix de la valeur militaire, des Croix du combattant volontaire 39-45 et de la Résistance, de la Croix du combattant.
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( Source : Rassembler, transmettre, soutenir )
 
 
Particulièrement vulnérables face au Covid-19, plusieurs grandes figures de la Seconde Guerre mondiale, déjà très âgées, ont été emportées par le virus. Face à la disparition de ces mémoires vivantes, les musées réfléchissent déjà à de nouvelles formes de transmission.
 
Frida Wattenberg avait 95 ans. Elle a succombé au coronavirus, vendredi 3 avril, à l'Ehpad de la Fondation Rothschild, à Paris, quatre jours avant son 96e anniversaire. Symbole de la Résistance juive, elle avait aidé pendant la guerre à faire passer de nombreux enfants en Suisse. Léa Figuères avait un an de plus. Ancienne résistante dans la région lyonnaise et militante communiste, elle aussi a été terrassée par le Covid-19. Elle est décédée, lundi 6 avril, à l’hôpital de Clamart.
 
Héros des Forces françaises libres, combattant de Bir Hakeim et du débarquement de Provence, Henri Ecochard a également été emporté, le 3 avril, à 96 ans, alors qu’il se trouvait dans une maison de retraite de la région parisienne. Son frère d’armes, Rafael Gómez Nieto, le dernier survivant de la "Nueve", cette première colonne, constituée pour l'essentiel de républicains espagnols, à avoir pénétré dans Paris occupé le 24 août 1944, n’a pas non plus résisté au virus. Il est décédé le 31 mars, à 99 ans, dans une clinique près de Strasbourg.
 

En quelques jours, les hommages rendus à des figures de la Résistance se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Alors que la France est frappée de plein fouet par la pandémie de coronavirus, le bilan est particulièrement lourd chez les plus anciens. Avec eux, c’est tout un pan de notre mémoire qui disparaît.

 

"Plus disciplinés que la moyenne des Français"

"Frida Wattenberg était une personnalité. Elle connaissait tout le monde et tout le monde la connaissait", décrit Sophie Nagiscarde, responsable des activités culturelles au Mémorial de la Shoah. "Elle était adorable. C’est quelqu’un qui a cherché toute sa vie à remettre en contact les familles séparées par la guerre. Elle n’a jamais arrêté".

 

Cette historienne ne cache pas sa peine depuis la disparition de cette "femme de cœur et combattante infatigable". Mais pour autant, elle n’est pas particulièrement inquiète pour la communauté des rescapés, des hommes et des femmes âgés de plus de 90 ans ou même déjà centenaires. Pour l’instant, elle n’a pas entendu parler d’autres décès parmi ceux qui interviennent régulièrement au Mémorial de la Shoah. "Nous avions prévu un cycle de conférences en lien avec notre dernière exposition 'La voix des témoins'", mais nous avons dû l’annuler. "Parmi ceux qui devaient y participer, aucun n’est malade", souligne-t-elle. "Ils se sont confinés sérieusement. Ils ne sont pas de toute jeunesse, alors ils font attention depuis le début. Ils ont bien conscience que cette situation est assez exceptionnelle".

Le Mémorial de la Shoah a par ailleurs a mis en place une cellule interne qui se charge de contacter régulièrement "ses aînés" et de s'assurer qu'ils ne manquent de rien.

Lionel Boucher, secrétaire de la Commission nationale de la médaille de la Résistance française à l’Ordre de la Libération, affiche lui aussi la même sérénité. "Je n’ai pas de contact avec tous les médaillés de la Résistance, mais en ce qui concerne les membres de notre commission, ils vont bien", explique-t-il. "Cela ne les change d’ailleurs pas trop dans leur quotidien. Pour ceux qui vivent encore chez eux, ils sont souvent seuls et ils ne sortent plus beaucoup. De toute façon, ils sont beaucoup plus disciplinés que la moyenne des Français et ils savent le mal que la maladie peut leur apporter".

Se préparer à la disparition des témoins

Ce responsable de l’Ordre de la Libération, qui estime qu’environ 150 médaillés sont encore en vie, est toutefois bien conscient d’assister à une période charnière : "Nous savons bien de toute façon qu’ils vont disparaître dans peu de temps, car ils arrivent à une tranche d’âge élevée. Il ne faut pas se faire d’illusion".

"C’est dans l’ordre des choses", note aussi Laurent Thiery, historien chargé des questions Histoire et Mémoire au musée de la Coupole d’Helfaut dans le Pas-de-Calais. "Nous nous sommes préparés à la disparition de ces témoins depuis longtemps. Bien évidemment, le contact direct ne pourra être remplacé, mais il a bien fallu réfléchir à d'autres moyens pour transmettre cette mémoire".

Tout comme ses homologues du Mémorial de la Shoah ou de l’Ordre de la Libération, ce chercheur collecte les ultimes témoignages. Depuis plusieurs années, il va à la rencontre des survivants du camp nazi de Mittelbau-Dora, en Allemagne, où étaient notamment fabriqués des missiles V2 destinés à être envoyés vers Londres depuis la Coupole d’Helfaut, désormais transformée en musée. Pour raconter leur histoire, il s’apprêtait également à publier dans les prochains jours un dictionnaire biographique consacré aux 9 000 déportés français de ce camp. En raison du confinement, la sortie a été repoussée à la rentrée, mais les commémorations pour le 75e anniversaire de la découverte du camp par l'armée américaine, le 11 avril 1945, n’auront pas lieu. Un véritable crève-cœur. "En 2019, il y avait encore une dizaine de rescapés présents à Dora, mais cela se réduit d’année en année. Quand on arrive à cet âge-là, cela va très vite. Les semaines et les mois comptent", note Laurent Thiery.

 

Témoigner et commémorer jusqu’au bout

Lionel Boucher prépare de son côté avec l’Ordre de la Libération le 80e anniversaire de l’appel du Général de Gaulle, le 18 juin 1940. Mais là encore, en raison de la pandémie, l’incertitude plane autour de ces commémorations : "J’espère que cela aura lieu car c’est beaucoup de travail et d’organisation. Ce ne sera pas n’importe quel 18 juin. Mais pour moi, le plus important reste l’humain. C’est le dernier moment peut-être où on aura encore la présence d’un Compagnon de la Libération ou de médaillés de la Résistance".

Ces derniers témoins veulent en tout cas entretenir la flamme jusqu’au bout. A l’annonce de l’annulation du cycle de conférences prévues au printemps au Mémorial de la Shoah, les survivants invités comme Elie Buzyn ou Ginette Kolinka ne se sont pas laissés abattre. "Ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient revenir à la rentrée. Ils se préoccupent peu de savoir s’ils vont être malades ou pas. Ils pensent qu’ils vont passer la crise", raconte Sophie Nagiscarde. "Ils témoigneront tant qu’ils peuvent car ils estiment que c’est leur devoir. Ils sont face à leur mort. Ils ont conscience qu'il faut transmettre".

 

Source : https://www.france24.com/fr/20200409-face-au-coronavirus-l-inquiétude-grandit-pour-les-derniers-témoins-de-la-seconde-guerre-mondiale?fbclid=IwAR0lx9qiWOJi--7qjreL1laAGoSUqkXAfgo60NR-1mMuI7LCNAxGTt7GdsA

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Adieu Robert Machetel. Ancien résistant. Ancien compagnon d’armes du général Bigeard, tué par ce foutu coronavirus. (Au centre sur la photo).

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Ancien Résistant et ancien commando en Indochine et en Algérie, Robert Machetel 94 ans, natif d’Andelot-Blancheville ( Haute-Marne),  est décédé dans les Côte d’Armor à Saint-Brieuc des suites du Covid-19. Orphelin, s’étant échappé de la DDAS, il est entré en Résistance à l’âge de 18 ans. Arrêté par la Feldgendarmerie pour actes de sabotage, il était parvenu à fausser compagnie aux Allemands à Reims et ainsi échapper à la déportation dans un camp de concentration nazi.

Il avait serci au sein du maquis de la région R5 « Émile-Lenoir » et avait participé, au sein de  la 401e compagnie FTP, à plusieurs opérations de sabotage, d’attaques de convois et à d’actions armées contre la milice et les Allemands. Il avait combattu contre la division SS « Das Reich » et guidé des aviateurs britanniques de la RAF sur la route de leur exfiltration.

Nommé lieutenant puis adjoint au commandant du secteur de Haute-Vienne, il a souscrit un engagement volontaire pour la durée de la guerre. Ce qui lui a valu de participer aux combats de libération de la poche de Royan en avril 45.

Robert machetel s’est réengagé en 1948 dans la première demi-brigade de Commandos parachutistes à Vannes et a servi successivement au 6e Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes (6e BCCP), puis sous les ordres de « Bruno » au 6e bataillon de parachutistes coloniaux (BPC), le célèbre  bataillon Bigeard, en ‘Indochine puis en Algérie.

Robert Machetel était chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Médaille militaire, de la Croix de guerre TOE, de la Croix de la valeur militaire, des Croix du combattant volontaire 39-45 et de la Résistance, de la croix du combattant. Il possédait sept titres de guerre.

 

Source : http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2020/04/12/deces-du-resistant-et-ancien-commando-robert-machetel/?fbclid=IwAR1NE5LnZhNvf65IXaK5xRXIe6U-ybxag_ol_hvem8hYaNFnLZB4lkHt_fU

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Bonjour,

Le 12/04/2020 à 13:31, Bouchon-Gras 49 a dit :

Particulièrement vulnérables face au Covid-19, plusieurs grandes figures de la Seconde Guerre mondiale, déjà très âgées, ont été emportées par le virus. Face à la disparition de ces mémoires vivantes, les musées réfléchissent déjà à de nouvelles formes de transmission.

Oui, nous perdons des êtres chers.

Ils sont chers pour leurs familles mais aussi pour notre mémoire.

Le 12/04/2020 à 13:31, Bouchon-Gras 49 a dit :

Alors que la France est frappée de plein fouet par la pandémie de coronavirus, le bilan est particulièrement lourd chez les plus anciens. Avec eux, c’est tout un pan de notre mémoire qui disparaît.

Hélas, oui.

  

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La nouvelle est tombée ce vendredi 10 avril, en provenance de Philadelphie : le vétéran de la 82e Airborne Division, George Shenkle, est décédé du coronavirus, à l’âge de 98 ans. Un dernier round contre un virus mortel pour ce vétéran qui portait les insignes d’argent de ses deux sauts de combat, le premier le 6 juin 1944 en Normandie, le second lors de l’opération Market Garden en Hollande, avant de se retrouver en pleine Bataille des Ardennes où il a été blessé à l’épaule. Une expérience qu’il aimait partager avec les élèves lors de ses retours en Normandie.

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Parachuté dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, au-dessus du Cotentin, George Shenkle échoue du mauvais côté de la rivière et se trouve engagé dans la bataille de la « colline 30 », au Caponet, dans le secteur de Picauville (Manche), selon Alain Holley, président du Normandy club C47.

Source : https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-malade-le-veteran-george-shenkle-s-est-eteint-aux-etats-unis-6805181?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR27OQs0F3DrPN9nXwscICkdOwfMN-CqH0qiKV2Mq4n-dAwtjrjDZzM9anQ#Echobox=1587133277

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Marcel Le Roy. Aviateur, résistant (opérateur radio du réseau Johnny), arrêté en février 1942, deporté en juillet 1943, miraculé du camp de Dachau (il pèse 40 kilos a sa libération) est décédé à 100 ans, le 21 avril 2020.
 
Marcel était Commandeur dans l'Ordre national de la Légion d'honneur et Commandeur dans l'Ordre ministériel des Palmes académiques, Officier dans l'Ordre ministériel du Mérite agricole, titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme, de la Médaille de la Résistance française, de la Croix du Combattant volontaire de la Résistance, de la Croix du Combattant volontaire, de la Croix du Combattant, de la Médaille des Évadés, de la Médaille des services volontaires dans la France Libre, de la Médaille de la Déportation pour faits de Résistance et de nombreuses autres distinctions.
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Source : UNADIF-FNDIR de la Mayenne
 
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Marcel Le Roy, dernier résistant déporté de la Mayenne et ancien maire de Lassay-les-Châteaux, est décédé mardi 21 avril, dans sa 101e année.

Marcel Le Roy est né le 26 octobre 1919 à Niort-la-Fontaine. En 1940, il tente à plusieurs reprises de rejoindre l’Angleterre, sans succès. Il s’engage dans la Résistance et devient membre de la France libre.

Libéré par les Américains le 30 avril 1945

Plusieurs fois arrêtés et emprisonné en France, il est déporté dans le camp de concentration du Struthof-Natzweiler en juillet 1943. Pendant presque deux ans, il subit le sadisme et la barbarie des bourreaux nazis. Profondément meurtri, il est libéré par les Américains, le 30 avril 1945 à Allach (kommando du camp de Dachau).

Après la guerre, il réussit à reprendre une activité professionnelle et une vie sociale. Il se marie et aura trois enfants. Il est élu maire de Niort-la-Fontaine de 1951 à 1974. A cette date, il devient maire de Lassay-les-Châteaux jusqu’en 1983. Il est conseiller général du canton de Lassay de 1962 à 1994 et le 3e vice-président du Conseil général de la Mayenne de 1986 à 1994.

« Grand humaniste, fervent européen »

En 2001, il est président du Comité d’entente des associations de déportés et résistants de la Mayenne. Il devient également assesseur du Comité national du Mémorial de la déportation du Struthof, membre de l’amicale des Anciens de Dachau, de l’amicale des vétérans et amis de la France Libre, devenue Délégation de la Fondation de la France Libre.

Olivier Richefou, président du Conseil départemental, a tenu à lui rendre hommage : « Figure emblématique de la Mayenne, Marcel Le Roy, était un héros de la Résistance. […] Grand humaniste, fervent européen, Marcel Le Roy, inlassablement, racontait son histoire et expliquait les valeurs qui avaient guidé son action. […] Il exhortait la jeunesse à croire en un avenir de paix. »

 

https://actu.fr/pays-de-la-loire/lassay-les-chateaux_53127/marcel-leroy-dernier-resistant-deporte-mayenne-est-decede_33170544.html?fbclid=IwAR0qtF0riC29B851BPrBASlnZxZh6_rMSoEgQq6rudSccqrRDA0RbWr2Qr0

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C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Monsieur André Laroche, résistant-déporté à Buchenwald, Dora et Ravensbrück et ancien vice-président de la commission exécutive du Struthof.
André Laroche est né le 3 mai 1924 à Lyon.
Agé seulement de 17 ans, il intègre le réseau Combat comme agent de liaison et participe à la distribution de la presse clandestine.
Le 29 mars 1944, il est arrêté par la milice et interné à la prison de Montluc. Transféré au camp de Royallieu à Compiègne, antichambre des camps de la mort, il est déporté à Buchenwald où il arrive le 14 mai 1944. André n’est plus que le matricule 51726. Il est affecté à Wieda, annexe de Buchenwald où la main d’œuvre d’esclaves concentrationnaire doit construire une voie ferrée.
En juillet 1944, il est transféré à Dora « la mangeuse d’hommes ». Dans les tunnels de Mittelbau, André s’épuise à assembler des pièces de missiles V2.
Il est ensuite transféré à Ravensbrück.
En avril 1945, devant l’avancée de l’Armée rouge, le camp est évacué.
Heureusement, le convoi où se trouve André est intercepté par les troupes soviétiques. Il est libéré le 3 mai 1945, jour de son anniversaire, à Parchim dans le Mecklembourg. Il est rapatrié en France le 19 mai 1945.
Infatigable témoin, il relate son terrible parcours concentrationnaire dans "Dora : un déporté dans l’antre des fusées de Von Braun. De l’enfer à la lune".
Grand officier de la Légion d’Honneur, de nombreuses fonctions lui sont confiées : président de la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance, vice-président du Comité d'Action de la Résistance, président d'Honneur du Mouvement d'Union et d'Action des Déportés et Internés de la Résistance à Lyon, président d'honneur de l'UNADIF-FNDIR.
Il a été également vice-président de la commission exécutive du Struthof. Cette commission a été créée en 1954 pour ériger le Mémorial "Aux Héros et Martyrs de la Déportation". Elle a contribué au développement du site : pérennisation, organisation des cérémonies, création du musée, installation du gisant et financement des travaux de restauration.
André nous a quittés le 23 avril.
 
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Crédit photo : Jacques Biard. Journal "Le Progrès".

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Le préfet du Calvados a appris avec tristesse la disparition de Pédro MARTIN, grande figure de la Resistance, inlassable messager de la memoire et engagé depuis des années auprès des jeunes générations.
Toutes nos pensées vont vers sa famille et ses proches.
 
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Pedro MARTIN entre dans la Résistance à seulement 15 ans. Arrêté en 1943 et lourdement torturé par la gestapo, il ne parlera pas.
Survivant de l'enfer du camp de Sachsenhausen il dira "Là-bas, il faut se battre. Pas seulement pour survivre, mais aussi pour garder son humanité."
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Guy Pisani, dernier soldat eurois de la 2e DB, s’est éteint à 95 ans.

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https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/guy-pisani-dernier-soldat-eurois-de-la-2e-db-s-est-eteint-a-95-ans-chez-lui-a-vitot-ED16736453?fbclid=IwAR0255wvOEC93ueg6khB3h9oIzT7ph1A9lEaByQA54Jk0gxvBr-zPNy2_sA

Décès de Guy Pisani, ancien combattant de la deuxième division blindée (2ème DB)
Guy Pisani, Président de l’amicale de l’Eure de la deuxième division blindée, est décédé mercredi 29 avril 2020.
Parti de Philippeville, dans les anciens territoires français d’Algérie, il s’engage à Alger le 1er mai 1942. Il sert successivement à Dakar en novembre 1942, au Maroc en septembre 1943, à la création de la deuxième division blindée sous le commandement du général Leclerc. Il revient en Algérie et est transféré en avril 1944 en vue de participer au Débarquement de Normandie.
Guy Pisani débarque le 1er août 1944 à Saint-Martin de Varaville, commune intégrée alors dans le secteur « Utah Beach ».
Sur le territoire métropolitain, il participe successivement aux combats du Mans, d’Alençon, de Chambois dans la Poche de Falaise.
A partir du 23 août 1944, il contribue à donner à son unité toute sa place dans l’Histoire en participant aux combats de la libération de Paris, de la vallée de la Bièvre jusqu’à la place de l’Etoile.
Le 2 mars 1941, à Koufra, le général Leclerc avait fait jurer à ses hommes de « ne déposer les armes que le jour où nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ». Fidèle au serment de ses compagnons, Guy Pisani participe à la libération de la ville. En 1945 il sera intégré au dispositif de prise du réduit de Royan et franchira la frontière allemande jusqu’à Berchtsgaden, dernière enclave nazie au cœur du quartier général d’Adolf Hitler.
Démobilisé en 1945, il devient professeur d’éducation sportive dans divers établissements de l’Eure. A sa retraite, il n’aura de cesse de témoigner devant les élèves du département, contribuant au travail de mémoire.
Président depuis 2010 de l’amicale de l’Eure de la deuxième division blindée, il fait de son association l’une des plus dynamiques avec plus de 300 adhérents, anciens de l’unité et personnalités du département.
Guy PISANI était chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire, de la croix de guerre avec deux citations, de la croix du combattant volontaire 1939/1945 et de l’insigne de la Presidential Unit Citation des Etats-Unis.
Jérôme FILIPPINI, Préfet de l’Eure rend hommage à ce parcours exemplaire et adresse ses condoléances à son épouse, à son fils, ainsi qu’à tous ses proches.
 
cc : Ministère des Armées ONACVG

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Monsieur René Ferrari, 98 ans, est mort le 26 avril à l’Ehpad Georges Dumont d’Abbeville. Il avait participé à la libération de Paris et de Strasbourg.

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https://premium.courrier-picard.fr/id83618/article/2020-05-02/la-somme-perd-son-dernier-combattant-de-la-2eme-db-liberatrice-de-paris?fbclid=IwAR35kfhBZqhnOA67nP9OFasqgnbJw-TTvM2cBTzwLuBTCCf_hmbTUcsgKQg

Il était le dernier ancien de la 2éme DB dans la somme. Né le 9 avril 1922 il avait donc tout juste 98 ans. Il a rejoint ses frères d'armes et le patron. Sur la photo de groupe ci-dessous du 8 décembre 2013.
Madame Danièle DUBOIS, Madame Marie-Eglé LECLERC de HAUTECLOCQUE, Monsieur Pierre DUBOIS (12e RCA), alors Président des Anciens de la 2e DB de la Somme, Monsieur Hubert LECLERC de HAUTECLOCQUE (12e RCA), Monsieur Philippe DUCLERCQ (13e BM) et Monsieur René FERRARI (1e Bataillon du Régiment de Marche du Tchad).

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Il était considéré comme une « légende vivante » par bon nombre de personnes du territoire pour son engagement et sa bravoure lors de la Seconde Guerre mondiale. Jean Clérambault, 96 ans, est décédé jeudi 16 avril 2020, au centre hospitalier d’Argentan.

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https://www.ouest-france.fr/normandie/trun-61160/trun-veteran-de-la-seconde-guerre-mondiale-jean-clerambault-s-en-est-alle-6811822?fbclid=IwAR0jp6evGie4ck51aREmENtEdyZicWzt6KwmMZR91KS20x4DlmAYF-jByu4

 

Il était le dernier maquisard du groupe de résistance Les Diables Noirs, à Saint-Denis-le-Thiboult : Roland Petrel s’est éteint le 9 mars 2020, de mort naturelle, à 95 ans.

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https://actu.fr/normandie/saint-denis-le-thiboult_76573/pres-rouen-roland-petrel-dernier-maquisards-diables-noirs-est-decede_33231718.html?fbclid=IwAR3YHoLCN4YKn3lh9J9eZwtGve1BmuePIt5jgP1MwE9CA4GyD7N4JrbcOXY

 

C'est avec une immense tristesse que j'apprends le décès de Cyril Tasker, vétéran du D-Day et de nombreuses autres opérations de la Seconde Guerre mondiale.
Il avait participé à la bataille de Normandie dès le 6 juin 1944 en atterrissant à bord d'un planeur Horsa près de Ranville avec son unité de la 716th Light Composite Company RASC. Il avait ensuite participé au ravitaillement des troupes aéroportées de la 6th Airborne Division.
Habitué des commémorations, il se rendait régulièrement en Normandie. Nous ne l'oublierons pas.
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Bertrand Moreau de Bellaing vient de s’éteindre. Il faisait partie des derniers survivants des Cadets de Saumur, dont on célèbre cette année les 80 ans de leur acte de bravoure au début de la Seconde Guerre mondiale.
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Cécile Rol-Tanguy, figure de la Résistance et de la Libération de Paris, est morte à l'âge de 101 ans.
"Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944", rappelle sa famille dans un communiqué, vendredi.
 
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"Porteuse des plus hautes distinctions de la République (Grand Officier de la Légion d'honneur, Grand Croix dans l'Ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance), elle était emblématique de la place de femmes dans le combat contre Vichy et l'occupant nazi, salue sa famille. Jusqu'à son dernier souffle, Cécile Rol-Tanguy témoignera de sa fidélité à l'utopie généreuse du communisme, à ses engagements de jeunesse pour la justice sociale et l'émancipation des femmes."

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Nous avons appris le matin , le décès du vice-amiral d'escadre Emile Chaline.
 
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C'est une bien triste nouvelle que celle de cette disparition. Je ne reviendrai pas sur la destinée exceptionnelle de celui qui partit rejoindre le général de Gaulle le 18 juin 1940 sans même avoir entendu son appel, mais obéissant à son père: " Pars en Angleterre, fais ton devoir et tâche de revenir midship". J'ai souvent évoqué avec l'amiral cette époque, celle des convois de l'atlantique nord, où les alertes étaient quotidiennes, dans des eaux glacées infestées de sous-marins ennemis, cette France Libre isolée, constituée d'une poignée d'hommes et de femmes qui avaient tout laissé pour refuser la défaite. Et l'amiral faisait toujours preuve d'une grande humilité dans ses explications, il savait parler juste et sans fioritures. Nous étions voisins, nous nous croisions souvent, et sa constante amitié bienveillante m'a toujours soutenu dans mon activité au profit de la Réserve, à laquelle il attachait une grande importance. Merci pour tout, au revoir là-haut Amiral.
November Charlie à bloc dans la mature.
 
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Il avait 98 ans. Depuis les années 1980 et jusqu'en 2010, mes fonctions à la DPMM, au cabinet du chef d'état-major de la Marine, à la direction de Cols Bleus puis au Service historique de la Défense m'avaient amené à travailler souvent en étroite collaboration avec cet officier général qui incarnait par son charisme, son autorité bienveillante et sa légende, toute l'épopée des Forces navales françaises libres et une carrière marquante dans la Marine. Il s'était fortement impliqué pour cultiver la mémoire héroïque des marins français de Londres et avait dirigé la publication en plusieurs volumes de l'histoire des FNFL.

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Colleville-sur-Mer. Nécrologie : le vétéran Roy O'Neil est décédé à l'âge de 96 ans

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Le vétéran du Royal Corps of Signals Roy O'Neil avait débarqué le 6 juin 1944.

( Sourse :  https://www.lamanchelibre.fr/actualite-887367-colleville-sur-mer-necrologie-le-veteran-roy-o-neil-est-decede-a-l-age-de-96-ans?fbclid=IwAR2qR7djVCicMnmwNmdI9WEDnV7kUlU2y5HmM74rKFqOAyrZ5VOo4Lh7DtQ )

 

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Il est des vétérans plus connus que d’autres par les Normands. Roy O’Neill est de ceux-là. L’ancien membre de la Royal Corps of Signal, en charge de la communication sur le champ de bataille, avait l’habitude de venir régulièrement dans la région. Il avait par exemple participé à la commémoration de Colleville-Montgomery organisée tôt le matin du 6 juin 2019, pour rendre hommage aux héros du Débarquement de 1944, à l’occasion du 75e anniversaire du D-Day.

De Sword à Juno

Roy O’Neill est décédé mercredi 10 juin à l’âge de 96 ans. En 1944, il aurait dû débarquer sur Sword, dans le secteur britannique de Ouistreham, mais il a mis le pied sur le continent à Juno, en secteur canadien. Il est arrivé par la plage de Bernières-sur-Mer.

Il a été blessé à trois reprises pendant la guerre, mais il a accompagné ses camarades jusqu’en Allemagne. C’est à Caumont-l’Eventé dans le Bessin, le 31 juillet 1944 qu’il a été le plus sévèrement touché.

Cette année encore, en février, il avait participé au lancement de la saison 2020 du musée Overlord de Collevill-sur-Mer. C’était devenu une habitude pour ce soldat qui avait plaisir a échangé avec les jeunes générations.

 

( Source :   https://actu.fr/normandie/caen_14118/le-veteran-roy-o-neill-est-decede-il-avait-debarque-a-bernieres-sur-mer_34243961.html?fbclid=IwAR0ydP023sJ0ceLGum-K40mdtSM0RO_JPxHV04RK4ZqRLQZ7REvcnNRxdOg  )

 

 

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Nous apprenons avec tristesse la disparition à 97 ans de Paul Andert, vétéran décoré de la 2nd Armored Division, engagé en Afrique du Nord, en Sicile, dans la Bataille de Normandie et en Allemagne. Après guerre, cet ancien platoon leader d'un peloton d'infanterie participera à de nombreuses conférences, étant même recruté par l'équipe du film Fury comme conseiller technique !
Paul nait à St. Louis en 1923. Il abandonne ses études à l'âge de 17 ans, en 1940, afin de rejoindre l'US Army. Pour se faire engager, il ment sur son âge. Il décide de rejoindre les troupes blindées et en décembre 1941, il est à la tête de son peloton d'infanterie, au sein de la 2nd Armored Division. Il est sous les ordres du Général Patton, qu'il rencontre à de nombreuses reprises.
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Il est déployé à partir de novembre 1942 en Afrique du Nord, combattant les troupes du général allemand Erwin Rommel. Il participe à la bataille de Kasserine, le 1er mars 1943, durant laquelle il reçoit sa première Bronze Star. Son unité est ensuite déployée lors de l'opération Husky, l'invasion de la Sicile. Envoyé en Angleterre pour une période de repos et d'entrainement, Paul rencontre le général Dwight Eisenhower, à qui il avoue avoir menti sur son âge lors de son engagement, l'officier s'étonnant de voir un jeune homme de 21 ans à la tête de sa propre unité d'infanterie.
 
Paul débarque avec son unité le 9 juin 1944 sur Omaha Beach. Il participe à certains des combats les plus difficiles de Normandie, lors de l'opération Cobra puis à Pont-Brocard le 28 juillet : il y remporte sa seconde Bronze Star pour bravoure au combat. 48h après, il est déployé à Saint-Denis-le-Gast : blessé, il remporte sa 3e Bronze Star et une Silver Star. Envoyé vers l'arrière du front, il reçoit une Purple Heart et doit se reposer. Il revient à temps pour entrer en Allemagne fin 1944 : il est de nouveau blessé, dans les environs de Linnich, le 16 novembre 1944. Il y reçoit sa seconde Purple Heart. Finalement, il combat lors de la Bataille des Ardennes, puis dans la Campagne du Rhin, en Allemagne.
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Il survit à la guerre, recevant également la Croix de Guerre française. En 2013, il rejoint comme conseiller technique et historique le tournage du film Fury, avec Brad Pitt, qui met en scène une unité de la la 2nd Armored Division durant la Seconde Guerre mondiale.
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( Source :  Passion Militaria )
 
 
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Nous apprenons la disparition de Harry Ogg à l'âge de 98 ans. Il était présent à Pearl Harbor lors de l'attaque du 7 décembre 1941. Il avait par la suite été déployé pendant toute la Seconde Guerre mondiale.
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Harry s’enrôle dans l'US Navy en juin 1941. Après son entrainement, il est assigné à l'USS Neosho (AO-23) comme petty officer first class, un pétrolier de classe Cimarron, capable de ravitailler un navire à haute vitesse. 
Le 7 décembre 1941, le pétrolier mouille à quelques dizaines de mètres de l'USS Maryland et de l'USS Oklahoma, tous deux gravement endommagé durant l'attaque. Mais le pétrolier n'est pas touché et peut être rapidement déployé. Il participe à la bataille de la mer de Corail en ravitaillant plusieurs porte-avions. Finalement, l'USS Neosho est coulé mi-mai 1942 après avoir survécu tant bien que mal à une attaque japonaise.
En 1944, Harry rejoint l'équipage de l'USS Hazard, un dragueur de mines qui sera déployé au large d'Okinawa en 1945.
Harry survit à la guerre et est déchargé de ses devoirs, avec honneur, le 14 aout 1945. Pendant son séjour dans l'US Navy, il remportera 5 battle stars
 
( Source :  Passion Militaria )
 
 
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Nous apprenons avec grande tristesse la disparition à 97 ans d'Anise Postel-Vinay : Résistante à 18 ans en 1940, elle est déportée à Ravensbrück en 1942, où elle connut Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle, la nièce du Général. Une grande dame nous quitte 
 
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Anise nait le 12 juin 1922 à Paris. Elle a à peine 18 ans lorsque le 17 juin 1940, le Maréchal Pétain demande l’armistice. Anise Postel-Vinay envisage de rejoindre Londres : sa mère lui donne sa bénédiction si elle part accompagnée. Malheureusement, elle ne trouve personne pour faire le voyage en Angleterre. Qu'importe, la jeune fille décide de s'engager dans la Résistante. Grâce à des contacts de sa mère, elle intègre un réseau de l’Intelligence Service, les services de renseignement britanniques, au sein du réseau Gloria SMH. Les Anglais demandent qu'elle note toutes les positions fortifiées (bunkers) installées par la Wehrmacht, l'armée allemande, autour de Paris. Les précieux renseignements sont traduits en anglais, photographiés, miniaturisés et envoyés à Londres, cachés dans des boîtes d’allumettes à double fond.
 
Pendant près de deux ans, Anise réalise de nombreuses missions pour la Résistance. Mais le 15 août 1942, alors qu’elle n'a que 20 ans, elle est arrêtée pour faits de résistance. Son frère et son père sont également arrêtés. Anise est enmené au siège de la Gestapo, rue des Saussaies, dans le 8e arrondissement, à Paris. Elle est incarcérée pendant plusieurs semaines à la prison de la Santé, avant d’être transférée à la prison de Fresnes, le 13 octobre 1942.
 
Finalement, elle est déportée au camp de concentration de Ravensbrück, un camp majoritairement de femmes, en octobre 1943. Elle partage le châlit, les planches de bois de son lit, avec l’ethnologue Germaine Tillion avec qui elle se lie d'une très forte amitié, les deux femmes prenant soin l'une de l'autre. Elle devient également amie avec Geneviève de Gaulle, la nièce du Général. Les conditions dans le camp sont terribles. Chaque matin, les femmes sont par exemple réveillée à 3h30 pour l'appel. L'hiver, les températures sont négatives et les prisonnières n'ont rien à se mettre. Anise rencontre de nombreuses résistantes françaises et européennes.
 
La guerre touchant à sa fin, les gardes SS entraînent les détenues capables de marcher, (près de 20 000 femmes), dans une marche forcée vers le Nord de l'Allemagne. Anise ne fait pas partie de cette marche forcée : elle est confiée, avec 7000 autres femmes, à des délégués de la Croix-Rouge suédoise et danoise, le 23 avril 1945.
A la Libération, elle s’engage avec Germaine Tillion, son ancien camarade de camp, dans l’écriture de l’histoire de la déportation. Le 6 juin 1946, elle épouse un ancien résistant André Postel-Vinay, haut-fonctionnaire avec qui elle aura quatre enfants. La résistante a publié en 2015 avec Laure Adler le livre Vivre, récit de son quotidien en déportation.
 
 
( Source :  Passion Militaria )

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Avec un peu de retard ;

Nous apprenons avec tristesse la disparition en quelques heures de deux vétérans, Merlyn Hoppel, âgé de 97 ans, et Harvey 'Bill' Morrison, âgé de 95 ans. Bill avait sauté en Normandie lors du D-DAY avec la 82nd Airborne Division et avait participé à la guerre de Corée, Merlyn avait combattu dans le Pacifique, puis en Corée et au Vietnam ! Adieu à ces deux héros 
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Harvey 'Bill' Morrison est déployé en 1944 à l'âge de 19 ans au sein de la 82nd Airborne Division. Il saute au-dessus de la Normandie aux premières heures du 6 juin 1944. Il reçoit la mission, avec la 82nd, de s'emparer d'objectifs à l'ouest de la zone d'invasion alliée (Sainte-Mère-Eglise ou le pont de La Fière). Il survit au combat et est déployé en septembre 1944 lors de l'opération Market Garden, au-dessus des Pays-Bas. La 82nd et Bill sont dépéchés en urgence lors de l'attaque allemande dans les Ardennes. Finalement, Bill traverse le Rhin et passe la ligne Siegfried en Allemagne le 30 avril 1945. La guerre est terminée pour lui lorsque le 2 mai 1945, la 82nd Airborne Division libère les survivants du camp de concentration de Woebbelin. Le même jour, le général James M. Gavin, chef emblématique de la division, accepte la reddition de près de 150 000 soldats de la 21e armée allemande. Bill est décoré de plusieurs médailles et notamment d'une Purple Heart pour une blessure au combat.Peu de temps avant le déclenchement de la guerre en Corée, l'armée américaine demande à Bill de reprendre le service : il est officiellement réactivé dans ses fonctions en 1950 et devient en charge de la formation et de l'entrainement des nouvelles recrues à Fort Custer, à Battle Creek, Michigan. Bill est en photographie avec sa veste de para, sans masque.
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Merlyn Hoppel nait à Minersville en 1923. À 20 ans, en janvier 1943, il rejoint l'U.S Army. En décembre 1944, il est envoyé au Camp Hood, au Texas, où il reçoit la formation de tankiste au sein de l'école Tank Destroyer. Après avoir terminé sa formation, il a été envoyé en Extrême-Orient d'octobre 1944 à janvier 1946. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est déployé lors du débarquement dans les Philippines avant d'être envoyé au Japon. Il survit à la guerre et rentre aux États-Unis. Finalement, quelques mois avant la guerre en Corée, il signe un nouvel engagement dans l'armée : en 1953, il est déployé en Corée, jusqu'en 1954. Revenu de Corée, il est envoyé comme troupes d'occupations en Allemagne. Il reste dans l'armée jusqu'au Vietnam : de septembre 1967 à novembre 1968 puis de novembre 1969 à novembre 1970, il a été déployé au Vietnam. Puis il est déployé en Iran dans le cadre d'une unité de formation qui doit entrainer l'armée iranienne à la réparation d'hélicoptères. Finalement, le Sergeant First Class Hoppel se retire de l'armée en 1973 : il est récipiendaire de la Bronze Star, de la Vietnam Service Medal, de la Vietnam Campaign Medal, de la National Defense Medal, de la Liberation of Philippines medal, de la Army of Occupation Medal ou encore de la Asiatic Pacific Campaign Medal et de 7 Good Conduct ! Après sa retraite, il rejoint l'entreprise Bell et est renvoyé en Iran. Il est l'un des derniers Américains à quitter le pays lors de la prise d'otages à l'ambassade des États-Unis. Merlyn est en photo avec un masque.
 
Source : The Greatest Generations Foundation
 
 

Nécrologie. Léo Bergoffen, dernier survivant de la Shoah en Maine-et-Loire, est décédé

Avrillais depuis plus de cinquante ans, Léo Bergoffen, déporté à Auschwitz, aura marqué des centaines de lycéens par son témoignage sur la chasse aux Juifs, aux côtés d’Odette, son épouse, Juste parmi les nations.

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https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/necrologie-leo-bergoffen-dernier-survivant-de-la-shoah-en-maine-et-loire-est-decede-91f25e94-c059-11ea-a787-a3f2c5d0baf9?fbclid=IwAR3xDxq0iwvm9oMEkFlnIcVIaU4FJ79vJx6iEOL8HbqlWusp0A5pVKlf7Bk

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Nous apprenons avec tristesse le décès à 94 ans de William Varosso, ancien marin de l'US Navy, vétéran de la guerre dans le Pacifique et survivant de l'attaque suicide contre l'USS Underhill 
 
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William Varosso n'a que 18 ans lorsqu'il s'engage en 1944 dans l'US Navy. Après une rapide période d'entrainement et de formation, il rejoint le théâtre du Pacifique et l'USS Underhill, un destroyer d'escorte de classe Buckley qui vient d'entrer en service l'année précédente et qui a déjà été déployé successivement dans l'Atlantique puis dans la Méditerranée avant d'être envoyé au sein de la Seventh Fleet dans le Pacifique.
 
Le destroyer participe à plusieurs convois, escortant notamment le transporteur de troupes USS General M.B. Stewart début juin ou participant à des opérations de recherches lors de l'écrasement d'un Consolidated PBY Catalina, un hydravion de l'US Navy, le 10 juin 1945. Début juillet, le navire se trouve au large d'Okinawa, après la victoire américaine. William est présent lors de ces opérations.
 
Le matin du 24 juillet 1945, alors qu'un opérateur radar sur l'USS Underhill détecte un avion ennemi et plusieurs sous-marins japonais à proximité, deux kaiten apparaissent soudain à proximité du navire : ces sous-marin de poche suicide, qui sont conçus autour de la torpille Type 93 par la Marine impériale japonaise, possèdent chacun une charge équivalente à trois torpilles classiques, soit près de 1500 kg d'explosifs. Mais le destroyer est trop près pour éviter l'attaque : à 15h15, l'un des sous-marins explosent, coupant le navire en deux. Deux navires de patrouilles, les PC-803 et PC-804, rejoignent rapidement le destroyer en perdition, sauvant des dizaines de marins, dont William Varosso, qui est blessé mais peut se mouvoir.
 
Un total de 112 membres d'équipage sont tués dans l'explosion, tandis que 122 ont survécu, dont William. Dix des quatorze officiers ont été tués, dont le commandant du navire. Chaque membre d'équipage a reçu la médaille des blessées, la Purple Heart. Six jours seulement après le naufrage de ce destroyer, le croiseur lourd Indianapolis sera coulé de la même manière.
 
Hospitalisé après cette épreuve, William Varosso est libéré du service à la fin de la Seconde Guerre mondiale, étant également récompensé de la Purple Heart suite aux blessures récoltées lors de l'attaque de juillet 1945. De retour aux États-Unis, il s'engage dans les forces de Police de la ville de Braintree, dans le Massachusetts.
 
( Source : Passionmilitaria )

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Nous apprenons avec grande tristesse le décès à 100 ans de Clarence 'Cal' Graham, vétéran du Pacifique et ancien prisonnier de guerre, capturé par les Japonais sur l'île de Corregidor, dans la baie de Manille. Il avait survécu à une terrible marche de la mort, suivie de 3 ans et demi d'emprisonnement dans des camps de travail japonais. Il s'était échappé du dernier camp et avait été témoin du bombardement de Nagasaki 
 
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Cal nait en 1920, dans la ville de Rural Eastern, dans l'est du Nebraska. Il s'engage dans l'US Army et rejoint la Field Artillery, l'artillerie de campagne. Il est déployé au sein de la Battery 'G' de la 60th Coast Artillery, une unité américaine installée au camp de Fort Mills, sur l'île de Corregidor, dans les Philippines. La guerre commence le 7 décembre 1941 pour le jeune soldat : l'armée japonaise attaque les Philippines le même jour de l'attaque sur Pearl Harbor, à Hawaï. Les conditions de combat sont difficiles et l'approvisionnement manque. Cal doit ainsi se battre pour pouvoir manger correctement et les rations sont plus que rares. Parfois, les soldats chassent dans la jungle toute proche pour pouvoir manger. Finalement, le 9 avril 1942, Cal et ses camarades sont transférés depuis Bataan, qu'ils avaient rejoint quelques semaines auparavant, jusqu'à leur camp de Corregidor. Le même jour, l'armée japonaise capture Bataan. Pendant plusieurs semaines, la Battery 'G' continue de combattre tant bien que mal, jusqu'à la chute des Philippines, le 6 mai 1942 : Cal est capturé. C'est le début d'un longue emprisonnement.
 
Pendant plusieurs semaines, les prisonniers restent sur place, dans le camps de Corregidor, sans nourriture ni eau. Finalement, Cal est transféré à la prison de Bilibid, à Manille, puis au camp de détention n°1 installé à Cabanatuan. Dans ce camp, la malnutrition, les mouches et les maladies vont faire des ravages parmi les prisonniers. Cal est transféré au camp de détention n°3, toujours à Cabanatuan. Situé dans la ville du même nom, ce camp deviendra célèbre fin janvier 1945 lorsqu'une importante opération de libération des prisonniers de guerre s'y déroulera. Cal embarque ensuite à bord du Canadian Inventor, l'un des Hellship japonais de transfert de prisonniers, des navires pouvant accueillir jusqu'à 500 hommes dans des conditions insalubres. Il est alors envoyé au camp de détention n°17 de Fukuoka, au Japon, où il va travailler jusqu'à la fin de la guerre. Ce camp de prisonnier est installé dans l'ancienne mine de Mitsui Miike Coal Mine, à proxmitié de la ville de Ōmuta, dans le sud du Japon, à une centaine de kilomètres de la ville de Nagasaki. Avec d'autres prisonniers, il tente à plusieurs reprises de s'échapper et assiste à l'explosion de la bombe atomique larguée sur Nagasaki, le 9 août 1945.
 
Il s'échappe durant l'été 1945 avant d'être officiellement libéré lors de la réédition de l'armée japonaise. De retour aux États-Unis, il décide de publier un ouvrage, Under The Samurai Sword, pour parler de sa guerre et des conditions d'emprisonnement au Japon. Il parle de ses premiers combats en 1942, le manque de nourriture et de munition, sa capture par les Japonais et surtout l'horrible expérience d'être capturé, emprisonné, torturé comme esclave par l'ennemi.
 
De retour aux États-Unis, Cal épouse son amour de jeunesse, Doris Lueders, qui lui donnera 4 enfants. Il retourne à l'école et en sort diplômé. Il travaille pendant 25 ans dans la Soil Conservation Service, une agence du ministère de l'Agriculture des États-Unis, avant de devenir garde forestier pour les parcs d'État de l'Oregon.
 
( source : Passionmilitaria )

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    • By HernanF
      De 1940 dans la Méditerranée à 1982 dans l'océan Atlantique.
       
      De Mers el-Kébir aux Malouines. «Messieurs les Anglais, tirez les premiers !»
      L’ignominie de Mers el-Kébir doit être comprise à la fois comme l’un des derniers épisodes de la grande rivalité impériale et maritime anglo-française...
      ...Dernier avatar de la guerre éternelle de ces anciens géants devenus nains : le 4 mai 1982, deux pilotes argentins, sur Super-Étendard, coulaient le HMS Sheffield, tirant leur Exocet AM39, de fabrication française : 22 marins furent tués, 26 au moins blessés. Combats pour des poussières d’empire… Des techniciens français se trouvaient à Buenos Aires au moment des faits. On sait qu’ils n’y faisaient pas du tourisme.
      https://www.bvoltaire.fr/de-mers-el-kebir-aux-malouines-messieurs-les-anglais-tirez-les-premiers/
    • By Bouchon-Gras 49
      Hier, 20 juin 2020, l'armée de l'air, le régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen, base 118, la France célébraient le retour il y a 75 ans sur les pistes du Bourget, le retour des Héros de la Normandie-Niemen.

      Pour la Seconde Guerre mondiale, le « Normandie-Niémen » comptabilise 5 240 missions, 273 victoires officielles revendiquées plus 37 probables et 47 avions endommagés. Sur les 97 pilotes ayant participé aux campagnes russes, 42 ont trouvé la mort ou ont disparu, sept ont été blessés et quatre faits prisonniers. Après avoir reçu le titre de « Héros de l’Union soviétique » par Staline, les pilotes et mécaniciens retournent en France le 20 juin 1945. Ils atterrissent triomphalement le 20 juin 1945 sur les pistes du Bourget.       C'est d'ailleurs au Bourget, au musée de l'Air et de l'Espace, que vous pourrez admirer le Yak-3, dernier avion de chasse de la campagne russe.       Je vous invite à lire le très bon article : https://fr.sputniknews.com/blogs/202006181043974290-le-20-juin-1945-normandie-niemen-retrouve-la-france-et-entre-dans-la-legende/?fbclid=IwAR0ozSXfa7lD-iYSn8ZP2I8gpqxWVIeWwUigzeC3HMJf5n3EBySMDVYdnh8   La  cérémonie d’anniversaire était présidée par le général Éric Charpentier, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse (BAAC), en présence de Mme Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan, et de M. Bonnet, maire de Saint-Pierre-du-Mont. Etaient également présents le général Jean-Pascal Breton, commandant du centre d’expertise aérienne militaire, le général Maire, ancien major général des armées ainsi que 16 membres d’une délégation russe.
      Une lettre de félicitations a été remise au colonel Fetissov, président des vétérans de l'escadrille « Normandie-Niémen » en Russie, par le commandant de la base aérienne de Mont-de-Marsan. Plusieurs médailles ont également été remises. 

      La cérémonie s’est achevée avec un défilé aérien, auquel participaient outre l’équipe de voltige de l’Armée de l’Air et la Patrouille de France, des Rafale de Mont-de-Marsan et des YAK3. 
       

      «Le personnel du «Normandie-Niémen» a maintenu le cap et écrit aujourd’hui les pages de cette fantastique aventure aéronautique. Engagés au cœur des opérations actuelles, le régiment, ses hommes, ses femmes continuent de se montrer fiers de leur passé, mais résolument tournés vers l’avenir. Restent l’excellence, la détermination, l’engagement et la passion d’appartenir à cette unité si particulière. Longue vie au Régiment !», a notamment déclaré le lieutenant-colonel Yann Malard, commandant la 30e escadre de chasse. 
       
      Source : https://www.defense.gouv.fr/espanol/actualites/memoire-et-culture/75-ans-du-normandie-niemen
       
       
       
       
    • By Bouchon-Gras 49
      Il y a quelques dizaines de jours les cérémonies du 75eme anniversaire du débarquement de Normandie débutaient par une cérémonie devant la prison de Caen.


      J'avais déjà eu l'occasion de raconter ces événements, natif d'une petite commune du Calvados, mes parents avaient un ami, jeune frère d'un des fusiliers de la prison de Caen. Certaines rues portent le nom de résistant de la commune ayant disparus lors de ce drame, tel-que Jean Caby.
      CABY Jean, François, Noël
      Né le 8 décembre 1911 à Paris (IVe arr.), exécuté sommairement le 6 juin 1944 à Caen (Calvados) ; radio-électricien ; résistant du réseau SR Alliance.
      Jean Caby était le fils de Ludovic Raoul, garde républicain, âgé de 31 ans et de Émilie Jeanne Gabrielle Auvray, couturière, âgée de 27 ans. Il se maria le 3 juin 1935 à Villy-Bocage (Calvados) avec Marcelle Louise Victorine Marie dont il eut deux enfants.
      Radio amateur breveté, il exerçait la profession d’artisan radio-électricien.
      Il fut mobilisé dans les transmissions au 8e régiment du génie de Versailles, du 11 septembre 1939 au 12 août 1940 et obtint la Croix de guerre 1939-1945 et la Légion d’honneur.
      Il entra dans la Résistance en mars 1942 comme agent du réseau de renseignements militaires "Alliance", avec le pseudonyme "Émouchet" et le matricule "F 34". Compte tenu de sa spécialisation il devint dépanneur radio à Villers-Bocage (Calvados), où il s’occupa de la cellule locale avec 8 autres agents. Il travaillait en collaboration avec Robert Douin. Il était également spécialisé dans le relevé de plans.
      Il fut arrêté à son domicile le 17 mars 1944 par les auxiliaires français de la Gestapo et interné à la maison d’arrêt de Caen.
      Le jour du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 et suite au bombardement de la gare de Caen, le chef du SD de Caen, Harald Heynz décida d’éliminer la plupart des prisonniers afin qu’ils ne soient pas libérés par les troupes alliées. Jean Caby fut sorti de sa cellule et conduit ainsi que 86 autres résistants dans une courette du chemin de ronde de la prison où il fut abattu d’une rafale dans la nuque. Les corps des victimes furent inhumés provisoirement dans une cour de la prison. Dès le lendemain 7 juin, les britanniques donnaient le premier assaut à la ville. Le 30 juin devant l’imminence de la prise de la ville, les allemands exhumèrent les corps pour les faire disparaître sans laisser de traces. Ceux-ci furent transportés en camion en un autre lieu à l’ouest de la ville, probablement dans des carrières de calcaire. Selon certains témoignages, ils auraient pu être emmenés près de Rouen, dans la forêt de La Londe, à l’entrée de laquelle une stèle "À la mémoire des victimes du nazisme dans la forêt de La Londe 1940-1944" a été érigée et incinérés dans une carrière en contrebas. Les corps n’ont donc pas été retrouvés pour être identifiés. Des bûcherons ont vu à cet endroit des camions et des soldats allemands, ainsi qu’une épaisse fumée. En même temps, il y avait une odeur de corps qui brûlent. Cela dura deux jours. S’agissait-il des fusillés de Caen ? Le mystère demeure.
      Jean Caby obtint la mention "Mort pour la France" le 15août 1946.
      Son nom figure sur le monument commémoratif des fusillés du 6 juin 1944, à Caen et sur le monument aux morts, à Villers-Bocage (Calvados).
      Une plaque apposée sur le mur d’entrée de la prison de Caen porte l’inscription suivante : « À la mémoire des prisonniers fusillés par les allemands le 6 juin 1944. L’oppresseur en les tuant a cru les faire mourir, il les a immortalisés ».   ( Source :  http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article195117  )  

      Exécutions à la prison de Caen
      Dès l'annonce des débarquements du Jour J en Normandie, le chef de la Gestapo décide d'exécuter tous les prisonniers alliés détenus à la prison de Caen. 87 d'entre eux seront fusillés dans la cour de la prison tout au long de la journée du 6 juin 1944. Leurs corps n'ont jamais été retrouvés.
      À partir de décembre 1943, la répression allemande en Normandie s'intensifie. En six mois, plus de 200 résistants sont arrêtés par la Gestapo, la police secrète allemande. En apprenant la nouvelle des débarquements alliés, le commandant allemand de la prison décide d'appliquer les consignes prévues en cas d'alerte. Il veut envoyer tous les prisonniers de la Gestapo en Allemagne afin d'éviter qu'ils ne tombent aux mains des Alliés. D'autres détenus, en attente d'être jugés par les tribunaux de la Wehrmacht, devront être déportés vers l'Allemagne ou libérés, selon la gravité des accusations qui pèsent contre eux. La Feldkommandantur (quartier général des autorités allemandes) confirme les ordres du commandant Hoffman ; mais la gare de Caen, bombardée par les Alliés, est totalement inutilisable, et les Allemands ne possèdent ni les camions ni le personnel nécessaire pour évacuer les prisonniers en toute sécurité.
      Il est environ huit heures du matin lorsque Harald Heyns, chef de la Gestapo de Caen, arrive à la prison et informe Hoffman que la décision a été prise d'exécuter immédiatement les prisonniers. Du matin à la tombée de la nuit, par groupes de six, 87 prisonniers sont exécutés dans les courettes de la prison. Le quartier des femmes ne sera pas épargné. Une vingtaine de détenus sont transférés à Fresnes. Les corps des fusillés sont enterrés dans la cour dans des tranchées creusées à la hâte et recouvertes de chaux. Fin juin 1944, les Allemands reviennent sur place, exhument les corps et les emmènent dans un lieu qui n'a depuis jamais été découvert.

      Vue intérieure de la prison de Caen. © Mémorial de Caen  

      Le 6 juin 1944, des prisonniers ont été fusillés dans l'une de ces courettes. © Mémorial de Caen   ( Source : Libération route Europe )   Annonce   Le mystère des fusillés de la prison de Caen relancé
      Depuis 73 ans, les historiens locaux recherchent les corps des 83 à 87 Normands fusillés le 6 juin 1944 à la prison de Caen par les Nazis. Révélation d'un témoignage resté de l'un des fossoyeurs de cette tragédie
      Publié le 2 Août 17 à 20:04 Jacques Pignot, l’ami et camarade de l’un des fossoyeurs de Louvigny (©emilesfouda/Liberté de Norma) « Où sont enterrés les fusillés de la prison de Caen ? Pour ne pas laisser des traces de Résistants derrière eux, ils ont été froidement abattus par les Nazis au moment du Débarquement des alliés en 1944. Ensevelis dans un premier temps dans une ou plusieurs fosses communes au cœur de la prison de Caen ». Exhumés dans un deuxième temps, le 29 juin précise Vanina Brière, chercheuse à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, les 70 à 80 résistants – selon l’actualisation des données par la Fondation et la Direction des Anciens Combattants – ont été « enterrés » ou « jetés » quelque part, à l’ouest de la ville, dans un endroit toujours recherché, jusqu’à ce jour ». Depuis peu, un homme a décidé de révéler ce qu’il croyait savoir de cette terrible histoire de guerre, que d’aucuns qualifient même de « crime de guerre ». Il s’agirait d’une double révélation de « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme… ».
      Le trajet a duré 15 à 20 minutes
      Louvigny domaine (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Jacques Pignot, 70 ans, est cet homme. Ancien cheminot, plutôt mécanicien à la retraite, sur la ligne Cherbourg-Caen-Paris, il regardait la télévision chez lui quand un reportage sur les massacres nazis attire soudain sa mémoire. Ce Caennais se rappelle alors une histoire étonnante. Il affirme avoir recueilli les confidences d’un camarade cheminot, qui voulait « peut-être soulager sa conscience ». Cet ami, dénommé Eugène Viez, lui a raconté dans quelles conditions il aurait été réquisitionné par « les Occupants » (les Nazis) pour creuser à la hâte plusieurs tombes, qui pourraient bien être la dernière demeure des « fusillés de la prison de Caen ».
       
      Ce dont se souvient précisément Jacques Pignot est-il de nature à relancer la seule question qui vaille relative à la localisation des corps ? « Je travaillais en équipe avec mon camarade Eugène Viez à la SNCF. Un jour, il m’a dit, « il faut que je te parle ». C’était au moment du Débarquement allié, qui a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 juin et s’est poursuivi pour les Caennais jusqu’aux 9 et 19 juillet dates de la libération de Caen rive gauche puis rive droite.
      Rafle au Trianon
      Eugène VIez raconte alors qu’avec de des jeunes hommes de son âge, « ils assistaient à une séance de cinéma au Trianon – une salle de cinéma qui se trouvait en face de l’Hôtel de Ville – sur l’emplacement actuel de l’ancienne Bibliothèque municipale de Caen. « C’était en début de soirée ». Tout d’un coup, ils ont vu arriver une troupe de soldats dans le cinéma. « Tout le monde dehors, mains sur la tête ! » ordonna un officier allemand. Les jeunes s’exécutent. En ordre et sous bonne garde, ils se dirigent vers la sortie de la salle conformément aux indications de l’officier.
      Dehors, deux camions attendaient. Moteurs ronflants. La vingtaine ? peut-être une trentaine – de jeunes caennais, des « garçons » d’une vingtaine d’années et quelques adultes en rang, devaient monter dans les véhicules militaires, les uns derrière les autres, « sans broncher ». L’embarquement terminé, bâches des camions rabattues, le convoi s’ébranle alors dans les rues de Caen vers une destination ignorée des jeunes raflés. « Ils ne voyaient rien », précise le narrateur. Tout ce qu’ils ont pu noter, c’est le temps mis pour arriver à destination. « Il faisait déjà nuit et le trajet a duré 15 à 20 minutes ».
      Autour d’un château d’eau ?
      Une fois descendus des camions, les soldats allemands leur ont indiqué un emplacement, autour d’une structure qui semblait être un château d’eau non loin d’une bâtisse évoquant une sorte de demeure de maître. Un manoir ? Un château ? Ses dépendances ? En tout état de cause il s’agissait a minima d’une grande propriété, un domaine en bordure d’une forêt imposante.
       
      Les Allemands leur intiment alors l’ordre de creuser des trous… Des tombes en somme, disposées en demi-circulaire autour de ce château d’eau. Ils se sont vus mourir dans l’étape d’après… Angoissante manœuvre qui dura toute la nuit, jusqu’au petit matin. Combien de tombes creusées ? Combien de trous ? Jacques raconte mais ne s’en souvient plus ; si tant est qu’il ait eu cette information. Toujours est-il que, à un moment donné, les soldats allemands leur demandent de tout stopper et de s’en aller. « Allez-vous en ! Maintenant ! Allez ! ».
      Courir la peur au ventre, la rafale aux trousses
      Prison bombardée le 25 juillet 44 (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Sans attendre, ils se sont mis à courir comme des lapins, la peur au ventre, en se disant « ils vont nous tirer dans le dos ». Il fallait s’enfuir. S’enfuir, pour aller où ? Ils l’ignoraient mais couraient toujours en attendant la fameuse rafale qui finalement ne viendra pas. Courir aussi vite que possible, en direction de la forêt s’ouvrant devant eux, jusqu’à disparaître complètement leur a sauvé la vie… Eugène Viez continue son récit à son ami et camarade Jacques. Il pensait avoir reconnu ce domaine, vu un pigeonnier et pas un château d’eau. Quelques années plus tard, il se souvenait avoir pensé retrouver à Louvigny la configuration du trajet effectué à la fin de la guerre. La mémoire du narrateur flanche sur ce point. Les dates ne sont pas précises. Certains détails lui échappent.
      Pendant plusieurs décennies, Eugène Viez et Jacques Pignault ont enfoui dans leur mémoire cette histoire tragique traitant de l’un des massacres perpétrés par les Nazis sur les populations civiles, résistants et autres otages. Viez a eu un fils qui se souvient de cette histoire racontée par son père. À une nuance près, Pignault parle de pigeonnier à la place d’un château d’eau qui ressort de la version du fils, Michel VIEZ, aujourd’hui retraité de l’industrie, Président de la Société de Chasse communale de Fleury-sur-Orne.
      Les vérifications opérées auprès du cadastre à la mairie de Louvigny indiquent qu’il s’agirait bien du château de Louvigny, qui disposait, à 15 ou 20 minutes de Caen, d’une imposante forêt domaniale. Le pigeonnier y figure bien.
      Louvigny : le pigeonnier confondu à un château, de nuit… (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Il en est de même du nombre de fusillés. Vanina Brière, chercheuse à la Fondation de la Mémoire de la Déportation, estime que le nombre exact devrait se situer entre 70 et 80 personnes, si l’on retire les noms de nombreux déportés qui figuraient sur la liste des fusillés. Les historiens Jean Quellien et Yves Lecouturier partageraient les mêmes incertitudes sur le nombre final des « prisonniers assassinés » Qu’importe ! Le vrai débat est ailleurs.
       
      ( Source : Emile S. Fouda. Liberté/Normandie )
         
         
       
    • By Bouchon-Gras 49
      Il y a 75 ans, un général inconnu des plus parts des Français, lançait le 18 juin 1940 un appel, à résister et à continuer le combat contre l' ennemi.

    • By Bouchon-Gras 49
      Cette année nous commémorons les 70 ans de la signature de la reddition de l' Allemagne nazi.
      TF1 diffuse, ce soir jeudi 7 mai à 20h55, un documentaire intitulé : " Délivrance " Noël 1944 - 8 mai 1945, une fin de guerre.
      et demain France 2 à 9h30 retransmettra, la cérémonie commémorative du 8 mai.
      Puis toujours sur France 2 à 20h55, un documentaire intitulé : " 1945 : la chute du Reich ", suivi à 22h40 d' un autre documentaire inédit " Stalingrad ", la ruse des rats et à 23h30 l' heure de la puissance.
      Sur RMC découverte à 20h45, documentaire : " Le 8 mai1945 - la capitulation, suivi à 21h45 d' un autre documentaire : " La véritable histoire de " Inglorious Bastards ".
      et partout en France rendez vous aux monuments aux morts !
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    • Pgswg  »  Fred689

      Bonjour , j'ai 14 ans et j'aimerais savoir si avec un problème de cœur je pourrais m'engager adulte à la legion mon problème et un QT Long . Il consiste à un problème électrique au niveau du cœur se qui fait que je m'essouffle vite je prend des médicaments (des bêtabloquant) et j'ai un souffle au cœur donc avec ses médicaments je suis obligé de manger des féculents à chaque repas et je peut tomber dans les pomme à tout moment en fesant des sports intensifs enfin c'est se que les médecins on dit , mais les médicaments stop tout sauf manger des féculents . Je ne sais pas si le problème va persister adulte ou va se stopper je l'espère . En tout cas je suis fan de la legion depuis un ou deux ans j'ai regardé toute les vidéos de la legion 2 ou 3 fois de suite je chante même le code d'honneur du légionnaire et le boudin comme la Marseillaise bien sur . Merci de me répondre au plus vite cordialement , Wargnier .
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    • JUJU42300  »  LaurentM

      Bonjour + infos sur emploi de USR 2 éme RH intéresse mon fils..
      possible ?
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    • Mi reille  »  berogeitabi

      Excusez moi de me répéter mais pour l'adresse le lieu svp. Merci 
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    • GabrielM  »  Bouchon-Gras 49

      Bonjour, j'ai abandonné mes études de cuisine ( je suis en 2nde ) pour devenir gendarme. Je n'ai que le brevet des collèges et je souhaiterais commencer ma carrière en tant que sous-officer et on GAV, puis-je passer le BAC dans une école de gendarmerie ? dois-je poursuivre mes études ? que dois-je faire ? 
      · 1 reply
    • Mi reille  »  Fred689

      Bonsoir .pour moi c'est une premiere. Mon fils part au Mali fin juin .Comment fait t'on pour avoir l'adresse exacte de l'endroit ou il va se situer.On m'a donné une adresse qui correspond a rien  .merci de m'aider
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