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Bouchon-Gras 49

Disparitions d'hommes de femmes 39-45.

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Comme pour les anciens combattants de 14-18, nous assistons aux disparitions de nos combattants de 39-45, je vous invite si vous avez l'occasion d'en rencontrer d'écouter leurs témoignages d'une page d'histoire qui n'est pas si loin.

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( Source : Ligne de Défense du 22 décembre 2019 )

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http://lesresistances.france3.fr/documentaire-nv/pierre-ziegler

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Grande figure de la Résistance, Genevievre Le Berre nous a quittée le 31 décembre 2019 à six jours de son 99eme anniversaire.

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Convoyeuse du réseau d'évasion Bourgogne durant la Seconde Guerre mondiale, Jacqueline (son pseudo dans le réseau) permit à de très nombreux aviateurs alliés de rejoindre l'Espagne.

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Pour tous ses actes Geneviève était décorée de la Croix d'Officier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, médaille militaire, croix de guerre 1939-1945 avec palme, médaille de la Résistance française, croix du combattant volontaire, croix du combattant volontaire de la Résistance, croix du combattant, médaille des évadés.

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Le Royaume-Uni et les États-Unis d'Amérique avaient également distingué notre amie Geneviève, the medal of courage (UK) et the medal of freedom (USA) lui avaient été décernées.

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( Source : UNADIF-FNDIR de l'Oise  )

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Nous venons d'apprendre ce matin la disparition de M. Philippe Duclercq , ancien de la 2ème DB, figure de la resistance Abbevilloise, à l'aube de son 100ème anniversaire.

 

Philippe Duclercq, grand résistant d’Abbeville est décédé

Philippe Duclercq, figure d'Abbeville et héros de la dernière guerre est décédé ce lundi 18 février. Il laisse derrière lui un grand vide et l'empreinte d'un passeur de mémoire.

Philippe Duclercq, heureux et ému lorsqu'il a reçu la Légion d'honneur, a posé aux côtés des représentants d'une association figurants les hommes de la 2e DB
Philippe Duclercq, heureux et ému lorsqu’il a reçu la Légion d’honneur, a posé aux côtés des représentants d’une association figurants les hommes de la 2e DB (©Le Journal d’Abbeville)

Matthieu Duclercq, a annoncé hier soir, lundi 17 février, sur les réseaux sociaux, le décès de Philippe Duclercq, grand résistant d’Abbeville (Somme) :

Il est parti ce matin à l’aube de ses cent ans , entouré, avec des livres et de la musique … Merci papa pour tout. » 

Philippe Duclercq, connu pour ses hauts faits de résistant, est donc décédé ce lundi.

Faux papiers

D’octobre 1938 au 20 mai 1940, jour où la librairie familiale est détruite par les bombardements, Philippe Duclercq a travaillé dans l’entreprise familiale.

Philippe Duclercq est ensuite entré dans la Résistance avec l’abbé Carpentier.

Pendant ce second conflit mondial il a fabriqué notamment des faux papiers pour permettre aux soldats français et anglais de passer les points de contrôle allemands.

Lorsque le réseau de l’abbé Carpentier a été démantelé, le 8 avril 1941, il a décidé de partir avant un retour quelques mois plus tard.

Il a alors été arrêté, puis enfermé à la prison d’Abbeville en 1941 avant d’être transféré à Amiens le 15 mars 1942.

Il est sorti de prison le 23 avril 1942.

L’Abbevillois a ensuite été réquisitionné pour construire des blockhaus sur la côte à Cayeux-sur-Mer et au Tréport pendant l’hiver 42-43.

Belle leçon de vie

Est arrivée l’époque où tous les jeunes de 23 ans étaient réquisitionnés pour le travail obligatoire.

Réfractaire à ce travail obligatoire, il s’est procuré des faux papiers laissant apparaître un âge de 18 ans.

Il est ainsi parti pour Arras, avant de rejoindre la Seine-Maritime le 18 juillet 1943 où il a été accueilli dans une ferme.

Ce séjour est restée pour lui à l’origine d’un événement heureux en Normandie : la rencontre avec Marie-Thérèse sa future épouse.

Il est revenu à Abbeville en septembre 1944 et s’est engagé dans la 2e DB du Général Leclerc. Il a été démobilisé le 5 octobre 1945.

Tout au long de sa vie, Philippe Duclercq a affiché une grande volonté de poursuivre le devoir de mémoire.

Après avoir été nommé chevalier de l’ordre du mérite social et chevalier à l’Ordre National du mérite puis officier des Palmes Académiques, Philippe Duclercq, a reçu la Croix de Chevalier de la Légion d’honneur, attribuée par décret du 30 décembre 2017. 

Quant à ce qu’il a fait ? Toujours très modeste, il expliquait lorsqu’il a reçu la légion d’honneur il y a 3 ans :

Dans la vie il faut être citoyen, engagé et résistant pour faire son devoir. » 

Une belle leçon de vie et d’humilité.

 

( source :  https://actu.fr/hauts-de-france/abbeville_80001/philippe-duclercq-est-decede_31550176.html?fbclid=IwAR3n22D7hYKhoJQ-PMWWkoDQHQjkhiPckhVnuHkM5gani8FlJyHKEVE9zJk  )

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Disparition de Claude ANDRÉ résistant et marin de la France Libre.

 

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Claude ANDRE est né le 27 septembre 1924 à Caen et est décédé le 3 mars 2020.

Adolescent, il fait partie d’un club de cyclotourisme. Quand la guerre éclate en 1939, Claude ANDRE a 15 ans. Il vit chez ses parents, commerçants à Caen. Il a une sœur et un frère qui s’est engagé dans la Marine en 1939.

« Tu es encore jeune mais si tu te sens capable de te débrouiller, échappe-toi de la zone occupée. Je te donnerai un peu d’argent » lui répète sa mère qui avait elle-même connu l’occupation à Lille, lors de la Première Guerre mondiale.

André MICHEL, peintre décorateur, membre de la Résistance et fondateur du réseau « Hector » à Caen, lui demande de relever, au cours de ses excursions cyclistes, des informations sur la construction du mur de l’Atlantique. Il fait ainsi son entrée en Résistance. Après l’arrestation d’André MICHEL, à l’automne 1941, il quitte le Calvados de peur d’être inquiété également dans l’éventualité ou son nom pourrait être évoqué. André MICHEL, condamné à mort avec deux autres camarades, est finalement exécuté dans l’enceinte de la caserne du 43e régiment d’artillerie à Caen le 9 mai 1942.

 

Un jour de 1942, Claude ANDRE s’arrête devant une affiche placardée sur la gendarmerie de Caen : « Engagez-vous dans la Marine ! ». Il voit dans cet appel, une occasion pour se rendre en zone libre. Ses parents lui signent l’autorisation de partir.

Dans le cadre de sa formation, il embarque pour l’Afrique du Nord : « Au large de l’Algérie, voilà qu’on subit des bombardements. On a rejoint le port de Bougie. Il y avait des cadavres sur les quais. On a appris que les bombardements étaient ceux des Allemands en riposte aux bombardements des Américains en Afrique du Nord ».

L’escale algérienne perdure. Claude ANDRE est alors envoyé en mission pour servir l’Amirauté d’Alger. Mais il n’a qu’une obsession : rejoindre l’Angleterre.

En se promenant un après-midi sur le port, il aperçoit un navire au drapeau français sur lequel figure la croix de la France Libre. Le jeune marin tente sa chance, monte à bord clandestinement et manifeste son intention de rejoindre les forces du Général de Gaulle. Il devient à ce moment là déserteur.

Arrivé en Angleterre, l’équipage est transporté jusqu’à Londres, dans une école où sont accueillis Polonais, Norvégiens, Hollandais, Belges, Grecs refusant l’occupation nazie.

Fin 1942, début 1943, il fait ses classes à Portsmouth où il reçoit une formation d’ASDIC : « Anti Submarine Detection Investigation Committee ». Son rôle sera dorénavant d’assurer la protection des convois à bord de corvettes équipées de sondes.

Après cette formation, l’aventure prend un nouveau tournant : « J’embarque sur le Lobelia (corvette). A mon premier convoi, j’ai été malade comme un chien. La journée, on était à peu près tranquilles, mais en alerte toutes les nuits, où il arrivait qu’on subisse des attaques incessantes ».

Pendant deux ans, il escorte des navires marchands entre l’Angleterre et Terre Neuve ou l’Hudson (chemin Atlantique Nord, Islande et Groenland) dans le but d’éviter les torpillages par des sous-marins allemands. Par la suite il continue la guerre à bord d’une frégate baptisée "la Surprise".

Pendant tout ce temps, il n’a aucune nouvelle de sa famille.

Il ne revient à Caen qu’après la Libération à l’occasion d’une permission obtenue en novembre 1944. La ville n’est plus que ruines : « C’était lugubre, impressionnant ». Sa mère a déménagé son commerce sur la côte, à Saint-Aubin-sur-Mer. Elle lui apprend que son père et son frère sont morts dans les bombardements du 6 juin 1944, l’un à Caen, l’autre à Vire.

Il est finalement démobilisé en octobre 1945 et revient s’installer dans le Calvados, à Saint-Aubin-sur-Mer où il se fait élire conseiller municipal.

Il y préside l’Association des écoles publiques et occupe la fonction de délégué cantonal de la Ligue de l’enseignement.

Attaché au milieu sportif, il sera également dirigeant d’un club de tennis caennais pendant une trentaine d’années, directeur sportif adjoint du Caen Basket Club et enfin arbitre départemental et régional de tennis.

Il a, depuis, participé à nombre de commémorations, films, évènements en lien avec la jeunesse, rencontres avec des lycéens. Comme il l’indique très modestement « La notion d’engagement était forte dans notre famille et ma mère m’a particulièrement motivé pour ne pas accepter la défaite et rejoindre la Grande-Bretagne. J’espère que mon témoignage servira aux jeunes générations ».

Claude ANDRE était titulaire de la Croix du combattant, de la Croix du combattant volontaire de la Résistance, de la Croix du combattant volontaire, de la Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre, de la Médaille de reconnaissance de la Nation, de la médaille commémorative 1939-1945 et de la médaille d’argent de la jeunesse et des sports.

 

( Source : Préfet du Calvados )

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Nous avons appris avec tristesse le décès de Rafael Gómez Nieto, dernier membre de La Nueve, ce bataillon espagnol qui participa à la libération de Paris en août 1944 [Régiment de marche du Tchad].
Il a perdu son dernier combat contre le coronavirus alors qu'il devait fêter ses 100 ans en janvier prochain.
 
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Nous apprenons la disparition de Monsieur Henri Ecochard, Français Libre de la première heure. Il avait traversé toute la Seconde Guerre Mondiale sain et sauf. Pilote de Piper L-4 de la 1ère DFL, il était d'une modestie, d'une disponibilité et d'une gentillesse sans nom.

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( Source : Rudolph de Patureaux  )

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    • By Bouchon-Gras 49
      Il y a quelques dizaines de jours les cérémonies du 75eme anniversaire du débarquement de Normandie débutaient par une cérémonie devant la prison de Caen.


      J'avais déjà eu l'occasion de raconter ces événements, natif d'une petite commune du Calvados, mes parents avaient un ami, jeune frère d'un des fusiliers de la prison de Caen. Certaines rues portent le nom de résistant de la commune ayant disparus lors de ce drame, tel-que Jean Caby.
      CABY Jean, François, Noël
      Né le 8 décembre 1911 à Paris (IVe arr.), exécuté sommairement le 6 juin 1944 à Caen (Calvados) ; radio-électricien ; résistant du réseau SR Alliance.
      Jean Caby était le fils de Ludovic Raoul, garde républicain, âgé de 31 ans et de Émilie Jeanne Gabrielle Auvray, couturière, âgée de 27 ans. Il se maria le 3 juin 1935 à Villy-Bocage (Calvados) avec Marcelle Louise Victorine Marie dont il eut deux enfants.
      Radio amateur breveté, il exerçait la profession d’artisan radio-électricien.
      Il fut mobilisé dans les transmissions au 8e régiment du génie de Versailles, du 11 septembre 1939 au 12 août 1940 et obtint la Croix de guerre 1939-1945 et la Légion d’honneur.
      Il entra dans la Résistance en mars 1942 comme agent du réseau de renseignements militaires "Alliance", avec le pseudonyme "Émouchet" et le matricule "F 34". Compte tenu de sa spécialisation il devint dépanneur radio à Villers-Bocage (Calvados), où il s’occupa de la cellule locale avec 8 autres agents. Il travaillait en collaboration avec Robert Douin. Il était également spécialisé dans le relevé de plans.
      Il fut arrêté à son domicile le 17 mars 1944 par les auxiliaires français de la Gestapo et interné à la maison d’arrêt de Caen.
      Le jour du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 et suite au bombardement de la gare de Caen, le chef du SD de Caen, Harald Heynz décida d’éliminer la plupart des prisonniers afin qu’ils ne soient pas libérés par les troupes alliées. Jean Caby fut sorti de sa cellule et conduit ainsi que 86 autres résistants dans une courette du chemin de ronde de la prison où il fut abattu d’une rafale dans la nuque. Les corps des victimes furent inhumés provisoirement dans une cour de la prison. Dès le lendemain 7 juin, les britanniques donnaient le premier assaut à la ville. Le 30 juin devant l’imminence de la prise de la ville, les allemands exhumèrent les corps pour les faire disparaître sans laisser de traces. Ceux-ci furent transportés en camion en un autre lieu à l’ouest de la ville, probablement dans des carrières de calcaire. Selon certains témoignages, ils auraient pu être emmenés près de Rouen, dans la forêt de La Londe, à l’entrée de laquelle une stèle "À la mémoire des victimes du nazisme dans la forêt de La Londe 1940-1944" a été érigée et incinérés dans une carrière en contrebas. Les corps n’ont donc pas été retrouvés pour être identifiés. Des bûcherons ont vu à cet endroit des camions et des soldats allemands, ainsi qu’une épaisse fumée. En même temps, il y avait une odeur de corps qui brûlent. Cela dura deux jours. S’agissait-il des fusillés de Caen ? Le mystère demeure.
      Jean Caby obtint la mention "Mort pour la France" le 15août 1946.
      Son nom figure sur le monument commémoratif des fusillés du 6 juin 1944, à Caen et sur le monument aux morts, à Villers-Bocage (Calvados).
      Une plaque apposée sur le mur d’entrée de la prison de Caen porte l’inscription suivante : « À la mémoire des prisonniers fusillés par les allemands le 6 juin 1944. L’oppresseur en les tuant a cru les faire mourir, il les a immortalisés ».   ( Source :  http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article195117  )  

      Exécutions à la prison de Caen
      Dès l'annonce des débarquements du Jour J en Normandie, le chef de la Gestapo décide d'exécuter tous les prisonniers alliés détenus à la prison de Caen. 87 d'entre eux seront fusillés dans la cour de la prison tout au long de la journée du 6 juin 1944. Leurs corps n'ont jamais été retrouvés.
      À partir de décembre 1943, la répression allemande en Normandie s'intensifie. En six mois, plus de 200 résistants sont arrêtés par la Gestapo, la police secrète allemande. En apprenant la nouvelle des débarquements alliés, le commandant allemand de la prison décide d'appliquer les consignes prévues en cas d'alerte. Il veut envoyer tous les prisonniers de la Gestapo en Allemagne afin d'éviter qu'ils ne tombent aux mains des Alliés. D'autres détenus, en attente d'être jugés par les tribunaux de la Wehrmacht, devront être déportés vers l'Allemagne ou libérés, selon la gravité des accusations qui pèsent contre eux. La Feldkommandantur (quartier général des autorités allemandes) confirme les ordres du commandant Hoffman ; mais la gare de Caen, bombardée par les Alliés, est totalement inutilisable, et les Allemands ne possèdent ni les camions ni le personnel nécessaire pour évacuer les prisonniers en toute sécurité.
      Il est environ huit heures du matin lorsque Harald Heyns, chef de la Gestapo de Caen, arrive à la prison et informe Hoffman que la décision a été prise d'exécuter immédiatement les prisonniers. Du matin à la tombée de la nuit, par groupes de six, 87 prisonniers sont exécutés dans les courettes de la prison. Le quartier des femmes ne sera pas épargné. Une vingtaine de détenus sont transférés à Fresnes. Les corps des fusillés sont enterrés dans la cour dans des tranchées creusées à la hâte et recouvertes de chaux. Fin juin 1944, les Allemands reviennent sur place, exhument les corps et les emmènent dans un lieu qui n'a depuis jamais été découvert.

      Vue intérieure de la prison de Caen. © Mémorial de Caen  

      Le 6 juin 1944, des prisonniers ont été fusillés dans l'une de ces courettes. © Mémorial de Caen   ( Source : Libération route Europe )   Annonce   Le mystère des fusillés de la prison de Caen relancé
      Depuis 73 ans, les historiens locaux recherchent les corps des 83 à 87 Normands fusillés le 6 juin 1944 à la prison de Caen par les Nazis. Révélation d'un témoignage resté de l'un des fossoyeurs de cette tragédie
      Publié le 2 Août 17 à 20:04 Jacques Pignot, l’ami et camarade de l’un des fossoyeurs de Louvigny (©emilesfouda/Liberté de Norma) « Où sont enterrés les fusillés de la prison de Caen ? Pour ne pas laisser des traces de Résistants derrière eux, ils ont été froidement abattus par les Nazis au moment du Débarquement des alliés en 1944. Ensevelis dans un premier temps dans une ou plusieurs fosses communes au cœur de la prison de Caen ». Exhumés dans un deuxième temps, le 29 juin précise Vanina Brière, chercheuse à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, les 70 à 80 résistants – selon l’actualisation des données par la Fondation et la Direction des Anciens Combattants – ont été « enterrés » ou « jetés » quelque part, à l’ouest de la ville, dans un endroit toujours recherché, jusqu’à ce jour ». Depuis peu, un homme a décidé de révéler ce qu’il croyait savoir de cette terrible histoire de guerre, que d’aucuns qualifient même de « crime de guerre ». Il s’agirait d’une double révélation de « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme… ».
      Le trajet a duré 15 à 20 minutes
      Louvigny domaine (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Jacques Pignot, 70 ans, est cet homme. Ancien cheminot, plutôt mécanicien à la retraite, sur la ligne Cherbourg-Caen-Paris, il regardait la télévision chez lui quand un reportage sur les massacres nazis attire soudain sa mémoire. Ce Caennais se rappelle alors une histoire étonnante. Il affirme avoir recueilli les confidences d’un camarade cheminot, qui voulait « peut-être soulager sa conscience ». Cet ami, dénommé Eugène Viez, lui a raconté dans quelles conditions il aurait été réquisitionné par « les Occupants » (les Nazis) pour creuser à la hâte plusieurs tombes, qui pourraient bien être la dernière demeure des « fusillés de la prison de Caen ».
       
      Ce dont se souvient précisément Jacques Pignot est-il de nature à relancer la seule question qui vaille relative à la localisation des corps ? « Je travaillais en équipe avec mon camarade Eugène Viez à la SNCF. Un jour, il m’a dit, « il faut que je te parle ». C’était au moment du Débarquement allié, qui a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 juin et s’est poursuivi pour les Caennais jusqu’aux 9 et 19 juillet dates de la libération de Caen rive gauche puis rive droite.
      Rafle au Trianon
      Eugène VIez raconte alors qu’avec de des jeunes hommes de son âge, « ils assistaient à une séance de cinéma au Trianon – une salle de cinéma qui se trouvait en face de l’Hôtel de Ville – sur l’emplacement actuel de l’ancienne Bibliothèque municipale de Caen. « C’était en début de soirée ». Tout d’un coup, ils ont vu arriver une troupe de soldats dans le cinéma. « Tout le monde dehors, mains sur la tête ! » ordonna un officier allemand. Les jeunes s’exécutent. En ordre et sous bonne garde, ils se dirigent vers la sortie de la salle conformément aux indications de l’officier.
      Dehors, deux camions attendaient. Moteurs ronflants. La vingtaine ? peut-être une trentaine – de jeunes caennais, des « garçons » d’une vingtaine d’années et quelques adultes en rang, devaient monter dans les véhicules militaires, les uns derrière les autres, « sans broncher ». L’embarquement terminé, bâches des camions rabattues, le convoi s’ébranle alors dans les rues de Caen vers une destination ignorée des jeunes raflés. « Ils ne voyaient rien », précise le narrateur. Tout ce qu’ils ont pu noter, c’est le temps mis pour arriver à destination. « Il faisait déjà nuit et le trajet a duré 15 à 20 minutes ».
      Autour d’un château d’eau ?
      Une fois descendus des camions, les soldats allemands leur ont indiqué un emplacement, autour d’une structure qui semblait être un château d’eau non loin d’une bâtisse évoquant une sorte de demeure de maître. Un manoir ? Un château ? Ses dépendances ? En tout état de cause il s’agissait a minima d’une grande propriété, un domaine en bordure d’une forêt imposante.
       
      Les Allemands leur intiment alors l’ordre de creuser des trous… Des tombes en somme, disposées en demi-circulaire autour de ce château d’eau. Ils se sont vus mourir dans l’étape d’après… Angoissante manœuvre qui dura toute la nuit, jusqu’au petit matin. Combien de tombes creusées ? Combien de trous ? Jacques raconte mais ne s’en souvient plus ; si tant est qu’il ait eu cette information. Toujours est-il que, à un moment donné, les soldats allemands leur demandent de tout stopper et de s’en aller. « Allez-vous en ! Maintenant ! Allez ! ».
      Courir la peur au ventre, la rafale aux trousses
      Prison bombardée le 25 juillet 44 (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Sans attendre, ils se sont mis à courir comme des lapins, la peur au ventre, en se disant « ils vont nous tirer dans le dos ». Il fallait s’enfuir. S’enfuir, pour aller où ? Ils l’ignoraient mais couraient toujours en attendant la fameuse rafale qui finalement ne viendra pas. Courir aussi vite que possible, en direction de la forêt s’ouvrant devant eux, jusqu’à disparaître complètement leur a sauvé la vie… Eugène Viez continue son récit à son ami et camarade Jacques. Il pensait avoir reconnu ce domaine, vu un pigeonnier et pas un château d’eau. Quelques années plus tard, il se souvenait avoir pensé retrouver à Louvigny la configuration du trajet effectué à la fin de la guerre. La mémoire du narrateur flanche sur ce point. Les dates ne sont pas précises. Certains détails lui échappent.
      Pendant plusieurs décennies, Eugène Viez et Jacques Pignault ont enfoui dans leur mémoire cette histoire tragique traitant de l’un des massacres perpétrés par les Nazis sur les populations civiles, résistants et autres otages. Viez a eu un fils qui se souvient de cette histoire racontée par son père. À une nuance près, Pignault parle de pigeonnier à la place d’un château d’eau qui ressort de la version du fils, Michel VIEZ, aujourd’hui retraité de l’industrie, Président de la Société de Chasse communale de Fleury-sur-Orne.
      Les vérifications opérées auprès du cadastre à la mairie de Louvigny indiquent qu’il s’agirait bien du château de Louvigny, qui disposait, à 15 ou 20 minutes de Caen, d’une imposante forêt domaniale. Le pigeonnier y figure bien.
      Louvigny : le pigeonnier confondu à un château, de nuit… (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Il en est de même du nombre de fusillés. Vanina Brière, chercheuse à la Fondation de la Mémoire de la Déportation, estime que le nombre exact devrait se situer entre 70 et 80 personnes, si l’on retire les noms de nombreux déportés qui figuraient sur la liste des fusillés. Les historiens Jean Quellien et Yves Lecouturier partageraient les mêmes incertitudes sur le nombre final des « prisonniers assassinés » Qu’importe ! Le vrai débat est ailleurs.
       
      ( Source : Emile S. Fouda. Liberté/Normandie )
         
         
       
    • By Bouchon-Gras 49
      Il y a 75 ans, un général inconnu des plus parts des Français, lançait le 18 juin 1940 un appel, à résister et à continuer le combat contre l' ennemi.

    • By Bouchon-Gras 49
      Cette année nous commémorons les 70 ans de la signature de la reddition de l' Allemagne nazi.
      TF1 diffuse, ce soir jeudi 7 mai à 20h55, un documentaire intitulé : " Délivrance " Noël 1944 - 8 mai 1945, une fin de guerre.
      et demain France 2 à 9h30 retransmettra, la cérémonie commémorative du 8 mai.
      Puis toujours sur France 2 à 20h55, un documentaire intitulé : " 1945 : la chute du Reich ", suivi à 22h40 d' un autre documentaire inédit " Stalingrad ", la ruse des rats et à 23h30 l' heure de la puissance.
      Sur RMC découverte à 20h45, documentaire : " Le 8 mai1945 - la capitulation, suivi à 21h45 d' un autre documentaire : " La véritable histoire de " Inglorious Bastards ".
      et partout en France rendez vous aux monuments aux morts !
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    • Bonjour, J'ai fait quelques recherches sur une photo de mon grand-père et j'ai besoin d’œils d'experts. Il est né en 1900. Je pense qu'il était sergent chef du 22ème régiment de dragons, stationnés à REIMS. Ça devait être au sortir de la 1ère guerre mondiale (1919 ou 1920). Qu'en pensez-vous ?
    • Je pense que c'est comme un examen "blanc", une sorte de répétition, avant le vrai examen étant donné le confinement. Un rallye est une synthèse de tout ce qui a été  enseigné et qui doit être restitué par le futur soldat, preuve qu'il a acquis les savoir-faires nécessaires à son métier.
    • Bonjour ,  mon fils de 19 ans est en CFIM depuis 2 mois. Le planning , en cette période d'épidémie et de confinement a été maintenu, dans la mesure du possible. L'un ou l'une d'entre vous pourrait m'expliquer ce qu'est le "rallye blanc" ? Ce qui est effectué au CFIM dans lequel se trouve mon fils, mais je n'ai pas plus d'informations et j'aimerais savoir de quoi il s'agit. D'avance merci ! Et bonne journée à toutes et tous 
    • Un petit tour des actions de nos forces armées :   A la demande de l'encadrement de l'EHPAD "La rose des vents" de Ville de Toulon, la base de Défense de Toulon a fourni, à titre préventif, 25 lits picots au profit du personnel soignant de l'établissement. Il s'agit, à ce stade, d'anticiper le besoin de mise en place de mesures de confinement plus drastiques, tout en permettant au personnel de poursuivre la prise en charge des résidents dans des conditions sanitaires plus restrictives pour limiter l'essor de l'épidémie de Coronavirus.       Dans le cadre de l’opération Résilience, deux Puma du 3ème RHC sont envoyés sur le PHA (Porte Hélicoptère Amphibie) DIXMUDE de la Marine Nationale. Ces derniers en direction des Antilles, vont soutenir la population Française à lutter contre le COVID-19     L’engagement des pompiers de Paris face au #COVID19 se poursuit. Hier, nos équipages ont participé à plusieurs évacuations aériennes de malades en étroite coordination avec l'Agence Régionale de Santé Île-de-France, le SAMU de PARIS, la Préfecture de Police, l'Armée de Terre, l'Armée de l'air et la Sécurité civile.       Un Airbus A400M de la Base aérienne 123 Orléans-Bricy a transporté plusieurs personnes atteintes par le Covid-19. D'autres missions vont suivre pour les militaires loirétains. https://www.larep.fr/bricy-45310/actualites/un-a400m-de-la-base-aerienne-de-bricy-a-transporte-des-malades-du-covid-19_13773621/?fbclid=IwAR2FrZ8G_FFkwyReWAB6BhyopldfGeNGUtKm2eTqyflrizJMUcFnZ1Sor9g     Le porte-hélicoptères amphibie Mistral est arrivé à Mayotte pour soutenir les autorités locales dans la lutte contre le Covid-19. La mobilisation se poursuit au plus près des Français.       La Marine achemine de l’oxygène liquide et de l’alcool pur à Mayotte https://pontivy.maville.com/actu/actudet_-mayotte-coronavirus.-la-marine-achemine-de-l-oxygene-liquide-et-de-l-alcool-pur-a-mayotte_54135-4061069_actu.Htm?fbclid=IwAR3UVi3taJ4Gq5U8LiS4x62iu_rf3oPdrQI2uC8Ao66zmWZo3DcjXjWuC6E&fbclid=IwAR3XjfrZlC-HGzWNrYxUzcerjOZvlDk0KBAf_VuMeKkDmZbAokvZcvfvWm8
    • J'ai attaqué hier soir la série française en 6 épisodes sur l'application Arte, "Cannabis". Très bien faite, pas morale du tout, et à mon avis certainement assez représentative de ce que doit être le trafic de cannabis. A voir.  Source photo: arte.tv (capture d'écran)
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