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  • Administrateur

Voici quelques informations utiles aux gens qui hésite à choisir cette spécialité...

18.10.2019

Les chiens militaires en compétition à Suippes du 21 au 23 octobre

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Le 132e Régiment d’infanterie cynotechnique (132e RIC) organise, du 21 au 23 octobre (avec un VIP Day, le 24), le championnat national du chien militaire (CNCM), à Suippes (51). Il s'agira de la 38e édition.

Cette compétition interarmées et interministérielle revêt, comme l’année dernière, une dimension internationale avec l’invitation de pays étrangers: Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Canada, Espagne. A noter que les Allemands et les Espagnols viendront avec leurs chiens, les autres étrangers venant en spectateurs.

Regroupant plus d’une centaine de compétiteurs, les meilleures équipes cynotechniques de l’armée de Terre, de la Marine nationale et de l’armée de l’Air, vont s’affronter dans les épreuves de patrouille, dressage, intervention et de pistage.

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Ce panel de disciplines correspond aux principales missions confiées aux équipes cynotechniques sur le territoire national et sur les différents théâtres d’opérations. En parallèle du CNCM et conjointement avec l’expert du pôle chimie explosifs des services spécialisés du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, des épreuves de recherche et détection d’explosifs sont organisées dans des lieux ouverts au public.

Voici, en langage technique, les six épreuves du programme interarmées militaire français :
- 3 épreuves d’intervention-défense (mordant-défense) :
o Le brevet patrouille / 1er niveau / obligatoire pour toutes les équipes cyno pour être employées, comporte de la discipline + mordant + recherche de nuit
o Le brevet dressage : sur un même terrain (ring), plusieurs exercices de discipline, suivis de sauts puis d’attaques
o Le brevet d’intervention comporte un parcours ou s’alterne de la discipline, du mordant et des franchissements puis des recherches d’individu sur des zones inconnues de jour et/ou de nuit

- 3 épreuves de pistage :
o Pistage initiation : 400 mètres / piste chaude / 2 changement direction / 2 objets
o Pistage précision : 1000 mètres / 1 heure d’ancienneté /3 objets / 3 changements direction
o Pistage confirmation : 2500 mètres / 2 heure d’ancienneté / indice de départ + 3 objets / 6 changements de direction.

 

( Source : Ligne de Défense )

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    • By moon110916
      Bonjour,
      J'espère que vous allez bien 😁
      Je suis allé me renseigner il y a maintenant trois mois de ça au CIRFA le plus près de chez moi. J'ai eu tout plein d'informations et maintenant je m'entraîne pour les tests CSO. Si qui est le plus dur pour moi. J'ai commencé doucement les entraînements, mais je voudrais être au top, niveau conditions physiques pour atteindre mon objectif haut la main. Je suis une femme de moins carrure, d'un poids moins, mais le sport se n'est pas ma tasse de thé. Je sais qu'il faut que commence la course mais je voudras savoir à quel fréquence les faire en plus de mes séances de tractions et de pompe etc... Je sais aussi que je dois commencer le Luc léger. Enfin. Tous ça pour dire que j'aimerais si possible avoir quelque petit conseil pour tout se qui niveau de fréquence et progretions. Sachent que la j'ai fait une grosse séance de une heure en alternant yoga, tractions, pompe, et j'en passe et que mes p'tits muscles on souffert.
      Voilà voilà 🤗
      Sur ceux merci beaucoup d'avance de vos réponses et de vos conseils. 
      Bonne fin de soirée ou de journée 🤗😁.
    • By moon110916
      Bonjour,
      Tout d'abord j'espère que de votre coter ça va, du miens je suis complètement perdu ou presque... J'espère que j'ai bien choisi la catégorie....😅
      Alors voilà je veux m'engager dans l'armée de terre au poste de maître chien. Finissent mes étudiants et ma PMM je me document comme je peut en attendant ..., mais je reste un peu perdu. Je ne sais pas trop et ne suis pas sûr de comment enfin quel processus je dois faire pour être maître chien dans l'armée de terre. J'ai été sur le site, regarder et lu tout se que je pouvais trouver, mais les informations que je reçois se contre diseent ou n'est pas dans de que je cherche... On me parle d'école et d'autre de poste direct dans l'armée avec formation etc... La spécialité est maître chien comme je l'ai dis, j'ai déjà a mon compte des connaissances et de la pratique avec l'éducation animal et leur comportements...ce que je cherche vraiment c'est être maître chien mais j'ai du mal a capter le processus pour y parvenir...🙃
      Alors que dois je faire pour être maître chien dans l'armée de terre ?
      J'espère que vous comprenez mon problème. Merci beaucoup d'avance de votre aide. 
       
    • By Kikimaman
      Bonjour , j'aurais quelques questions à vous  poser  par rapport aux maîtres chiens du 21 rima de Fréjus.
      -les maîtres chiens suivent que les formations pour être apte  ?( cfim..? 
      Ensuite, 
      - que font t'ils dans le régiment? 
      -sont ils avec les autres personnels comme par exemple les artilleurs ect ? Ou ils sont a part entre eux ?
      - ils ont la possibilité de choisir leur spécificité? ( explosif, attaque ou drogue )et le nom du chien ?
      -partent ils en opex avec le régiment? Ou ils juste de la protection du 21rima en lui-même à Fréjus?? 
      Merci de vos réponses. A très vite
    • By Bouchon-Gras 49
      Voici l’étonnant récit des aventures d' un véritable héros, le sergent Stubby, soldat un peu particulier puisque à quatre pattes,
       
      Grande Guerre : Sergent Stubby, un héros à quatre pattes.
        © Wikimedia | Stubby, le chien le plus décoré de la Première Guerre mondiale. Texte par Stéphanie TROUILLARD
      Dernière modification : 20/04/2018
      En pleine Première Guerre mondiale, un pitbull réalisait des exploits dans les tranchées aux côtés des soldats américains. Un dessin animé sorti le 13 avril aux États-Unis est consacré à ce héros peu commun, médaillé à plusieurs reprises.
      Le 20 avril 1918, l’armée allemande lance une offensive à Seicheprey, un village en Meurthe-et-Moselle. Face à elle, la 26e division d’infanterie américaine vit son baptême du feu. Les combats sont terribles. Plus de 100 Américains sont faits prisonniers, tandis que près de 650 sont morts ou blessés. Parmi eux, l’histoire retient un nom. Non pas celui d’un soldat, mais d’un chien : le sergent Stubby.
      Mascotte du 102e régiment de la 26e division d’infanterie, ce pitbull est grièvement blessé à la poitrine et à la patte par des grenades lancées par les Allemands. Transporté à l’hôpital, il survit et profite même de sa convalescence pour regonfler le moral des troupes. Stubby vient de rentrer dans la légende. Cent ans après, un dessin animé "Sgt. Stubby: An American Hero", sorti le 13 avril sur les écrans américains, lui est même consacré. "Il est devenu le symbole du rôle des animaux durant la Première Guerre mondiale", résume l’historien Éric Baratay, auteur du livre "Bêtes des tranchées".
       
      Un chien mascotte devenu héros
      Ce petit chien a pourtant grandi bien loin des tranchées françaises. À l’été 1917, il est recueilli par des soldats du 102e régiment d’infanterie qui s’entrainent sur le campus de l’université Yale avant de rejoindre les champs de bataille en Europe. "À l’époque, les pitbulls étaient considérés aux États-Unis comme les meilleurs chiens de compagnie, et ils étaient notamment conseillés pour les familles ayant des petits enfants. C’était des chiens calmes et dévoués", explique Eric Baratay.
      >> À lire : Grande Guerre : les animaux, ces grands oubliés des tranchées
      À l’heure du départ pour le front, J. Robert Conroy, un des soldats, n’arrive pas à se séparer de ce nouveau compagnon. Il le cache dans son manteau et Stubby monte illégalement sur le navire en route vers Saint-Nazaire: "Il y avait de nombreux cas de mascottes dans les armées anglo-saxonnes. L’encadrement fermait en partie les yeux". Arrivé en France, le petit chien suit fidèlement son régiment. Le 5 février 1918, le 102e d’infanterie se rapproche de la ligne de front dans le secteur du Chemin des Dames.
      Stubby écrit alors ses premiers exploits. Dans les tranchées, il alerte ses camarades et les prévient des dangers. Quelques semaines après la bataille de Seicheprey, il capture même un soldat allemand qui tentait de repérer les positions adverses. "Stubby s’est mis à aboyer. Alors que l’Allemand courait, il l’a mordu aux jambes et l’a fait tomber. Il a continué à attaquer cet homme jusqu’à l’arrivée des soldats américains", décrit sur son site internet le Smithsonian, le musée d’histoire américaine à Washington, qui possède la dépouille empaillée du pitbull. "Pour cette capture d’un espion ennemi, Stubby a obtenu le grade de sergent. Il a été le premier chien à obtenir une telle distinction".
      Même si ces faits sont hors du commun, ce chien n’est pas le seul à arpenter les tranchées de la Grande Guerre. Selon Eric Baratay, plus de 100 000 de ses congénères ont participé au conflit : "Ils servaient de réconfort psychologique et de mascotte, mais ils étaient aussi utilisés pour prévenir les soldats des arrivées d’obus, de gaz, pour trouver des blessés ou transporter des messages". Dans l’armée française, ces soldats à quatre pattes sont aussi présents. En 1915, des chiens venus d’Alaska sont par exemple employés dans les Vosges pour tirer des traîneaux pour les troupes alpines.
      Mais alors que du côté américain c’est le chien Stubby qui est montré en exemple, chez les poilus c’est un autre animal qui est mis en avant : le pigeon dit Vaillant, qui réussit à transmettre un message sous le feu ennemi en pleine bataille de Verdun en juin 1916. Un fait d’arme qui lui vaut même une citation.
       

      Le sergent Stubby lors d'une parade aux Etats-Unis en mai 1921
       
      Le chien le plus décoré du monde
      Jusqu’à la fin de la guerre, Stubby participe de son côté à quatre offensives et à 17 batailles. Devenu une célébrité, il rentre aux États-Unis en 1919, toujours en compagnie du soldat J. Robert Conroy. Le chien reçoit alors tous les honneurs et rencontre trois présidents américains. Il défile même dans les rues des plus grandes villes américaines. "C’est sans doute le chien le plus décoré du monde. Revêtu d’un paletot brodé aux couleurs alliées, auquel sont épinglées ses nombreuses décorations, Stubby assiste à toutes les revues… Et il doit en être très fier, car les chiens ont leur amour-propre", décrit le journal La Presse dans un article d’août 1921.
      Après une vie trépidante, la mascotte du 102e régiment d’infanterie s’éteint dans les bras de son maître en 1926. Le chien-soldat a même les honneurs de la rubrique nécrologique du New York Times. "Stubby est mort. Il n’était qu’un chien et il n’avait pas de pedigree, mais il était la plus célèbre mascotte de l’armée américaine, peut-on lire dans cet hommage. Il était incontestablement un chien combattant".
       

       
      ( Source : France 24 http://www.france24.com/fr/20180420-sergent-stubby-chien-heros-premiere-guerre-mondiale-dessin-anime?ref=tw )
    • By Bouchon-Gras 49
      Depuis fort longtemps les maitres chiens, en équipe cynophile patrouillent avec les fusiliers marins.
      Autrefois, ce certificat formaient des marins issus de toutes les spécialités est depuis quelques années il est rattaché à la spécialité de fusiliers marins.
      "Aujourd'hui pour devenir maître-chien dans la Marine Nationale il faut s'engager dans cette armée pour la spécialité de “Fusilier marin” qui est ouverte aux jeunes âgés de 17 à moins de 25 ans, de nationalité française, titulaires d’un BEP ou attestant d’un niveau scolaire de niveau IV à III.
      La formation se déroule à l’École des fusiliers marins de Lorient dont la mission est d’instruire l’ensemble des personnels “fusiliers marins” et “commandos”.
      Le département des formations initiales instruit en vingt semaines les quartiers-maîtres fusiliers (QMF) et prépare ainsi au CAT (Certificat d’aptitude technique). Les fusiliers qui le désirent suivent ensuite une spécialisation complémentaire pour devenir maître-chien.

      La cynotechnie Marine se compose de 220 maîtres de chiens fusiliers marins (pour mémoire : ce certificat est accessible à toutes les spécialités et au personnel féminin) et 260 chiens (trois spécialités : patrouille-pistage-intervention, aide à la recherche et à la détection de stupéfiants, aide à la recherche et à la détection d’explosifs)

      Il y a 4 niveaux de formation (les formations ont lieu à Biscarosse, au 17e Groupement d’Artillerie, organisme support à vocation interarmées à l'exception de la formation initiale de conducteur de chiens organisée par la compagnie de fusiliers marins de Lann Bihoué et l’école des fusiliers marins).

      - FSI (MMAITCHIEN) formation initiale de conducteur de chiens.

      - FSE (CMAITCHIEN) formation d’aide dresseur.

      - FS1 (CCONDUCYN) certificat de conducteur de groupe cynotechnique, permettant d’accéder à des responsabilités de chef ou d’adjoint d’un chenil.

      - FS2 (CCYNSUP) certificat supérieur cynotechnique, permettant d’être chef d’un chenil de 12 équipes et plus, ou d’être adjoint cynotechnie à l’état major FORFUSCO ou d’être responsable de la cellule cynotechnique du commando KIEFFER."
      Petit complément d'information aujourd'hui la formation de maître de chien, ce fait que dans la marine à l'école des fusilier marin avec les installations à la BAN de Lann-Bihoué.

      Ce n'est plus ouvert à toutes les spécialité il faut absolument être fusilier marin.
      Le droit à la formation est ouverte aussi bien aux personnels masculines que féminines.

      Les thermes aujourd'hui sont:
      C.OPECYN = certificat opérateur cyno, CEQUIPCYN= chef d'équipe cyno,et CEGROUPCYN= chef de groupe cyno.

      BE =C.OPECYN (CTE)
      BAT= CEQUIPCYN(CT1)
      BS=CEGROUPCYN (CT2)

      Demain il n'y aura plus des BAT CT2 ou des CT1 BS.

      Et pour finir le C.OPECYN ne fais plus deux cours. Un pour le conducteur et le deuxième pour l'aide-dresseur, tous ce fais en un seul cours.
      ( Source : Maitres chiens de la Marine Nationale )

      Quelques belles photos pour illustrer leurs emplois,

       
      Comme en métropole, les sites militaires sensibles dans les DROM-COM font l’objet d’un dispositif de protection permanent. Aux Antilles, cette mission est assurée par les fusiliers marins des Forces armées aux Antilles (FAA).
      Jour et nuit, 24H/24H, 7J/7J, ils assurent la protection et la défense de la base navale et des bâtiments de la Marine nationale, en menant des patrouilles à terre et en mer.
      Aux Antilles, les unités de fusiliers marins sont constituées en Éléments de patrouille et d’intervention (EPI) qui comprennent des cynotechniciens avec leur chien. Le second maître Gaëtan est maître-chien aux Antilles. « Je suis arrivé en août 2014. Dès mon affectation, on m’a attribué Irlos, un berger allemand de deux ans à l’époque. Étant donné son jeune âge, c’est moi qui me suis chargé de son dressage ».
      Pour pouvoir assurer le dressage de son chien, Gaëtan a suivi une formation particulière. « Je suis entré dans la Marine nationale en janvier 2008 pour suivre tout d’abord une formation qui a duré 6 mois à l’école des fusiliers marins de Lorient. Ensuite, j’ai été affecté à l’île Longue jusqu’en 2014 avec plusieurs périodes d’instruction : 2 mois de formation « maître-chien » à Lann Bihoué, 2 mois également de formation « chef d’équipe fusilier » à Lorient, puis une dernière formation d’ « aide dresseur » à Biscarosse ».
      Arrivé aux Antilles, Gaëtan et Irlos ont immédiatement appris à travailler ensemble. « Il faut qu’une relation de confiance s’installe entre le militaire et son chien car dans l’exercice de nos missions, nous ne faisons plus qu’un ». Pour cela, les étapes du dressage s’articulent en trois phases, explique le second-maître : « Le premier temps est celui de la familiarisation. Cela consiste à le sortir, le nourrir, jouer avec lui, établir un contact, etc. Ensuite, on passe à la discipline et à l’obéissance. Irlos a dû apprendre à n’écouter que mes ordres. Pour cela, plusieurs exercices sont pratiqués comme la suite au pied, le blocage couché, le saut ou encore le rappel. Enfin, la dernière étape du dressage est la partie dite mordante qui consiste à intercepter un individu au comportement suspect ».
      Le quotidien de Gaëtan et Irlos, comme celui des fusiliers marins avec qui le binôme cynotechnique patrouille en permanence, s’articule aujourd’hui en phases de préparation opérationnelle, de mission de protection et de récupération. Ces cycles s’alternent entre les différents EPI, permettant ainsi une continuité opérationnelle, à toute heure du jour et de la nuit.
      Pour conduire ces missions de patrouilles et de renforts en cas d’intrusion, les fusiliers marins doivent être toujours prêts à intervenir. La préparation opérationnelle permanente est donc essentielle et s’effectue par des entraînements réguliers au combat et au TIOR (Technique d’intervention opérationnelle rapprochée), des exercices d’intrusion avec déploiement du chien, de tir, ou encore des techniques d’intervention dans le cadre de visites de navire suspecté d’activités illicites, telles que le trafic de stupéfiants.
      La Marine nationale compte 1500 fusiliers marins qui assurent des missions de protection des sites stratégiques, en métropole, outre-mer et à l’étranger, mais aussi des missions de protection des bâtiments de la Marine déployés en mission ou en opérations extérieures et des navires civils sensibles qui transitent en zone d’insécurité.
      Les Forces armées aux Antilles (FAA) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Antilles-Guyane, en coordination avec les Forces armées en Guyane (FAG). Les FAA conduisent deux missions principales dans la zone : la lutte contre les trafics de stupéfiants en haute mer ainsi que l’assistance et le secours à la population lors de catastrophes naturelles.

      Sources : État-major des armées
       

      Publié le 25 Juillet 2013 à 09:44 À Lorient, l'état-major de la Force des Fusiliers Marins et Commandos (FORFUSCO) écrit la doctrine et dresse la palette de compétences et d’employabilité des chiens dans la Marine nationale et au service du commandement des opérations spéciales. Tour d’horizon de la filière «cynotechnie».
      Traditionnellement mascotte à bord des unités de la Marine, le chien devient vraiment actif au cours de la Guerre d'Algérie. Délaissé par la suite, il réapparaît lors de la création de la Force océanique stratégique, puis une cellule est créée en 1980 au Commandement des fusiliers marins (COFUSMA). Depuis, la FORFUSCO définit la politique générale d'emploi et fixe les directives relatives à la mise en œuvre, à la conduite de l'entraînement, aux qualifications opérationnelles et aux normes d'activités des équipes cynotechniques. Dans ce cadre, un officier marinier certifié « cynotechnie supérieur » est affecté au sein du bureau Entraînement de la division « Préparation protection défense » de l’état-major d’ALFUSCO. Il assure la fonction de conseiller dans ce domaine auprès d’ALFUSCO, effectue le suivi et la mise à jour des textes relatifs à la cynotechnie, donne des directives aux chefs de peloton et de groupes cynotechniques pour le maintien en condition des équipes cynotechniques et suit la gestion de l'effectif canin de la Marine. Par ailleurs, il est le représentant privilégié de l’état-major ALFUSCO au sein des commissions et groupes de travail du niveau interarmées pour l’élaboration et la mise en œuvre de la politique cynotechnique commune aux différentes armes.
        En mode défensif
       Comme pour l’ensemble de la force, les champs d’intervention des chiens sont de deux natures : défensifs et offensifs. En mode défensif, les chiens évoluent comme chiens de patrouille, chiens détecteurs d'explosifs ou de stupéfiants. Leur mission est de participer à la protection de l’ensemble des infrastructures de la Marine nationale et des bâtiments de surface, en métropole et outre-mer. Les cynotechniciens spécialistes de la détection d’explosifs bénéficient d’une formation spécifique de six mois. Pour le chien, cette mission nécessite un entraînement quotidien.
      Les 4 pattes du COS
      Côté offensif, la cellule cynotechnie du commando Kieffer a vu le jour en 2008, lors de la création du commando. Moins de deux ans après, elle est déployée en opérations. Première composante « cyno » au sein du COS, elle s’est adaptée au besoin opérationnel. L’utilisation des chiens au sein des groupes de forces spéciales suppose leur familiarisation aux différents moyens d’insertion des commandos marine : véhicule, embarcation rapide, nage, aérolargage, héliportage, aérocordage. Utilisables pour des missions de libération d’otages ou de capture de cible à haute valeur (High Value Target - HVT) ou employés pour la reconnaissance de zones d’intérêts sensibles en milieu hostile, afin de rechercher des indices, les équipes cynotechniques du commando Kieffer ont des compétences bien spécialisées : détection de personnel, interceptions, recherche d’explosifs ou d’armements. Sous la conduite de leur maître certifié commando, ces chiens sont intégrés au sein des groupes d’actions spéciales des commandos marine et sont capables de travailler de manière très discrète en milieu hostile. Deux chiens de Kieffer, Tyron et Uran, ont été décorés après leurs engagements en Afghanistan et sont ainsi les premiers chiens décorés du COS[1].
      Recrutement et formation
      La formation initiale, qui permet au fusilier-marin d’assimiler les bases de la conduite d’un chien militaire, est effectuée à l’ École des Fusiliers Marins. Près de 35 marins reçoivent ensuite chaque année la formation spécifique de maître-chien. Les formations supérieures permettent d’acquérir les connaissances nécessaires à l’encadrement du personnel dans le dressage, l’entraînement des chiens et la gestion d’un chenil. Des stages complètent ces formations dans les domaines de la détection d’explosifs ou de stupéfiants.
      La Cynotechnie en chiffres
      4 races principales utilisées dans la Marine : berger belge malinois, berger allemand, Springer Spaniel et le fox terrier; 9 ans : âge de départ à la retraite des chiens de la Marine; 12 : nombre d’heures que peut faire gagner un chien dans une procédure de recherche de drogues sur un navire; 13 chenils dans la Marine (dans toutes les implantations en métropole et outre mer); 35 élèves cynotechniciens formés par an; 215 maîtres-chiens au sein de la Marine aujourd’hui; 250 chiens actuellement en activité  dans la Marine. [1] Les chiens dans la Marine ont des matricules et sont donc considérés comme des «chiens militaires».
       
      ( Source : Marine Nationale )


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    • Bonjour. J'ai 18 ans, je peux faire 45 pompes d'affilés, j'ai un luc leger a 10, je fais 59 squats a la minute mais je n'arrive qu'a enchainer 6 tractions propres, vous pensez que j'ai mes chances ? Cordialement.
    • Bonsoir, Moi aussi J'incorpore le 28 novembre à querqueville 🙂
    • La question sera donc à revoir une fois que vous aurez quitté l'ENSOA et rejoint votre 1ère affectation. Si ce n'est pas Paris/RP ce sera célibat géographique pour vous. Selon certaines conditions vous pourrez bénéficier de la MICM. Par contre vous vous dirigez out droit vers une situation complexe car vous serez très probablement éloigné de votre famille pendant de longues et/ou nombreuses périodes.
    • Les divers demandes d'aptitudes dans la Marine 2021, suivant les spécialités et les brevets et certificats : joe_20211005_0232_0007.pdf
    • Le dimanche 23 octobre 1983 à Beyrouth (Liban), l’armée française a payé son plus lourd tribut à la nation depuis la guerre d’Algérie. 58 fils de France, servant dans le cadre de la Force Multinationale de Sécurité de Beyrouth (FMSB), sont morts dans l'attentat du poste français "Drakkar". 6h20, une camionnette contenant 250 kg d’explosif force le barrage d’entrée du poste située dans le quartier Mar Elias au sud-ouest de la capitale libanaise. Le conducteur de la camionnette piégée précipite son véhicule contre le rez-de-chaussée du bâtiment, un ancien hôtel de neuf étages où sont alors postés 96 militaires français. L’attentat suicide fait s’effondrer le bâtiment, ne laissant qu’un amoncellement de débris de cinq mètres de haut. L’attaque visant le poste « Drakkar » a tué 58 militaires français, dont 55 provenaient du 1er Régiment de Chasseur Parachutiste (RCP), et trois du 9ème RCP. Outre les Français, l’épouse du concierge libanais de l’immeuble ainsi que ses cinq enfants sont également décédés dans l’effondrement du bâtiment. Les efforts des secouristes et des soldats français et libanais ont néanmoins permis de sauver 41 parachutistes et d’extraire les cadavres des décombres. L’attentat du Drakkar a provoqué un choc considérable en France car le pays n’avait pas connu de perte militaire aussi lourde depuis la guerre d’Algérie. Dès le lendemain, le Président de la République, François Mitterrand, s’est rendu sur place.   Le 2 novembre 1983, un Hommage national a été rendu aux 58 militaires décédés dans la cour des Invalides, en présence du Président de la République et des plus hautes autorités. Le chef de l’État avait alors décoré les victimes de la Médaille militaire à titre posthume. Une stèle commémorative a été apposée sur les lieux de l’attentat, qui est aujourd’hui un terrain vague situé dans un quartier résidentiel. (Source : ECPAD - Génération OPEX)     Rappel du contexte historique  En juin 1982, Israël lance l’opération « Paix en Galilée », envahit le Sud-Liban et entreprend fin juin-début juillet l’assaut de Beyrouth-Ouest où les Palestiniens sont encerclés dans une nasse, les Syriens refusant de les accueillir sur leur territoire. Un cessez-le-feu est appliqué début août. La communauté internationale, soucieuse d’éviter des affrontements sanglants, décide d’intervenir. Sous la protection des parachutistes français, soutenus par les soldats américains et italiens, les forces palestiniennes sont exfiltrées en douceur. De 500.000 à 600.000 Palestiniens restent dans les camps. Le 23 août, Béchir Gemayel est élu Président du Liban. Le 15 septembre, il est assassiné. Israël investit Beyrouth-Ouest. Du 16 au 18 septembre ont lieu les massacres de populations civiles dans les camps de Sabra et Chatila, où des centaines de civils palestiniens sont tués. Le 21 septembre, Amine Gemayel, frère aîné de Béchir, est élu président. Le 24 septembre, pour répondre à une opinion internationale scandalisée par les tueries dont les Palestiniens ont été victimes, une Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth est créée, intégrant des contingents français, américains, italiens et une poignée d’Anglais. Dès lors, au Liban, la situation ne cesse de se dégrader. Massacres de populations civiles et attentats se multiplient. Les soldats de la Force Multinationale sont victimes d’innombrables attaques et de bombardements. Si les Américains sont cantonnés à l’aéroport et les Italiens en périphérie de la ville, si les Anglais se contentent de mener des missions de renseignement avec un escadron spécialisé, les Français, eux, reçoivent la mission la plus délicate, au cœur même de Beyrouth. Tous les quatre mois, les contingents sont relevés, souvent avec des pertes sévères. En septembre 1983 a lieu la relève pour les légionnaires français installés à Beyrouth, remplacés par les parachutistes de la 11e division parachutiste. C’est l’opération Diodon IV, qui deviendra l’engagement le plus sanglant pour l’armée française depuis les guerres coloniales. Le 3e RPIMa s’installe en secteur chrétien, dans la perspective d’une offensive face au «Chouf », pour pacifier la montagne où les Druzes s’en prennent violemment aux chrétiens. Des éléments du GAP, 1er RHP, 17e RGP, 12e RA, 35e RAP, 7e RPCS et le commando marine Montfort sont également à pied d’œuvre. Le secteur le plus dangereux, celui de Beyrouth-Ouest, est dévolu à un régiment de marche, le 6e RIP, régiment d’infanterie parachutiste, qui a pour mission principale la protection des populations civiles palestiniennes traumatisées des camps de Sabra et Chatila. Ce régiment, placé sous le commandement du colonel Urwald, a été formé spécialement pour cette opération, et est constitué de quatre compagnies de parachutistes : deux compagnies du 6e régiment de parachutistes d’infanterie de Marine basé à Mont-de-Marsan, une compagnie du 1er régiment de chasseurs parachutistes basé à Pau, une compagnie du 9e régiment de chasseurs parachutistes basé à Pamiers. Dimanche 23 octobre 1983, 6h30 du matin. L’aube se lève. D’un coup, une explosion terrible, une lourde colonne de fumée qui s’élève plein sud dans le silence du dimanche matin. L’aéroport et les Américains sont mortellement touchés. Puis une minute après, encore une autre, plus proche cette fois, d’une puissance tout aussi ahurissante. On entend en direct sur la radio régimentaire que Drakkar a été rayé de la carte. Ce poste était occupé par la compagnie du 1er RCP commandée par le capitaine Thomas, dont heureusement un détachement était de garde à la Résidence des Pins, le QG français. Bilan des deux attentats : 241 marines et 58 paras français sont tués, sans compter d’innombrables soldats grièvement blessés, évacués en urgence en Europe. Dès la première explosion, chacun a bondi à son poste. On comprend d’emblée que c’est terrible. Les ordres fusent à toute vitesse. Des équipes partent pour le lieu de l’attentat, les autres sécurisent les postes. Chacun sait ce qu’il a à faire. On est sous le choc, mais le professionnalisme l’emporte. La mécanique parachutiste, répétée inlassablement à l’entraînement, montre ses vertus en grandeur réelle. On va faire l’impossible pour sauver les camarades. Malheureusement, beaucoup sont déjà morts, déchiquetés, en lambeaux, que l’on ramasse jour après jour, nuit après nuit. On a entendu certains d’entre eux râler sous les ruines, alors que nous étions impuissants à les dégager des amas de gravats. Ils sont là, pris dans l’étreinte mortelle de l’acier et du béton, ceux pour lesquels nous sommes arrivés trop tard, ceux avec lesquels hier on riait, on plaisantait, on rivalisait. Aucun des paras qui va relever ses camarades en cette semaine d’octobre n’oubliera ces pauvres corps, « tués par personne », nobles et dignes jusque dans la mort, magnifiques soldats équipés et prêts pour le combat, parfois la main crispée sur leur Famas. Sans doute est-ce parce qu’ils ont rejoint les légions de Saint-Michel que leur souvenir semble éternel. Le mythe para en tous cas l’est. Maintenant plus que jamais. Et tous, nous communions alors dans une espèce de rêve étrange et éveillé, où la mort étonnamment proche se mêle inextricablement à la vie, en un jeu dont les règles nous échappent. Un nouveau jalon funèbre est posé après les combats des paras de la Seconde Guerre mondiale et bien sûr ceux des grands anciens d’Indochine et d’Algérie. Le piège fatal En signe de solidarité avec nos hommes, le Président de la République, François Mitterrand, vient rendre un hommage aux morts le 24 octobre. Les paras savent déjà qu’ils sont pris dans un traquenard monstrueux. Jour après jour, ils sont victimes de nouveaux attentats, dans un secteur totalement incontrôlable, où pullulent les milices, les mafias et les « services ». Personne ne sait réellement qui fait quoi, les informations sont sous influence, rien n’est sûr, tout est mouvant. Sans ordres ni moyens légaux, les paras sont contraints de se battre au quotidien pour assurer la survie de leurs postes et continuer à protéger les populations. Aucun renfort notable n’est envoyé de métropole, hormis une compagnie de courageux volontaires du 1er RCP venus prendre la place de leurs prédécesseurs. En dépit des nombreux morts et blessés qu’ils vont relever dans leurs rangs, les paras ne doivent compter que sur leur savoir-faire, leur calme et leur professionnalisme pour se défendre tout en évitant de répondre aux provocations, refusant parfois de tirer pour préserver les civils. A ce titre, la mission aura certes été remplie, mais nombreux sont les soldats français qui reviendront avec l’amer sentiment d’avoir perdu leurs camarades sans les avoir vengés. Chacun sait alors que nous vivons un moment unique de notre vie, dont l’intensité et la profondeur nous bouleversent. L’aumônier, le père Lallemand, a le don de savoir parler aux soldats. Que l’on soit croyant pratiquant ou athée, agnostique ou païen, il sait trouver les mots qui apaisent et réconfortent. Paradoxalement, Drakkar ne va pas briser les paras, mais les souder. Les semaines à venir vont être infernales. Et cependant, tous font face avec une abnégation sublime. Le plus humble des parachutistes joue consciencieusement son rôle dans un chaudron où se multiplient les attentats. Bien des nôtres vont encore tomber, assassinés lâchement la plupart du temps. Mais tous accomplissent leur devoir avec fierté et discrétion. Nous recevons des mots et des cadeaux de métropole, comme ces Landais qui nous envoient du foie gras à foison pour Noël, ou encore ces enfants qui nous dédient des dessins touchants. Les paras sont soudés, et même la mort ne peut les séparer. Dans la nuit du 25 décembre, les postes de Beyrouth-Ouest devenus indéfendables dans la configuration géopolitique de l’époque sont évacués. Fin janvier-début février, les paras  exténués sont rapatriés sur la France. Le contingent de « Marsouins » qui les remplace ne restera pas longtemps. Américains et Italiens quittent le Liban fin février. En mars, le contingent français rembarque, ne laissant sur place que des observateurs. Bruno Racouchot était alors officier au 6e RPIMa. Il  a aimablement autorisé à reproduire le texte d’hommage en annexe, initialement paru dans le cadre du très confidentiel « Club des chefs de section paras au feu ».  (Source : https://www.asafrance.fr/item/histoire-23-octobre-1983-beyrouth-06h30-drakkar-est-raye-de-la-carte-3.html?fbclid=IwAR1I7bnRKjuo-v-wSUNPqECiC9tj8unWBjt8N3lLSNAWad92Q9AOpwUqA94  )   N'oublions pas !