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LeMarquis

Histoire du commando Kieffer

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177 hommes du commandant Philippe Kieffer ont débarqué le 6 Juin 1944 à Sword Beach, ils ont étaient les 1er à débarqués..

Quelques commando ( notamment Léon Gautier), raconte leur formation en Ecosse avec les Britanniques et le Débarquement.

 

Reportage très intéressant et émouvant 

 

Lien: http://www.youtube.com/watch?v=XOPdaqSPsiw

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Un grand commandant  qui a eu l'admiration de ses soldats, vraiment un homme de charisme a en croire les anciens commando qui on le voit dans le reportage ont une très grande émotions a "ressasser le passé"

 

 Merci a eux

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Bonjour LeMarquis.

 

Votre lien n'existe plus. Du coup votre post n'offre aucune visibilité.

Deux options:  redynamiser votre post avec le lien idoine ou fermer le sujet, voire supprimer le post.

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Très beau reportage, beaucoup d' émotion et de respect pour nos anciens qui ont su se sacrifier en gardant leur modestie !

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Nous apprenons le décès de Louis Bégot, sur les 177 commandos ayant débarqué le 6 juin 1944 en Normandie, il n' en reste plus que 7.

Décès du Lorientais Louis Bégot, ancien du commando Kieffer

  • En octobre 2014, Louis Bégot, avait été élevé au grade de commandeur de la légion d'honneur.
    En octobre 2014, Louis Bégot, avait été élevé au grade de commandeur de la légion d'honneur. | Archives Ouest France

Le Lorientais Louis Bégot, ancien membre de la compagnie de fusilier marins commandos de Kieffer est décédé.

Le Lorientais Louis Bégot est décédé ce mardi à l'âge de 94 ans. Né le 7 mai 1921 à Vannes, quartier-maître de 1ère classe, faisait partie des 177 Français libres qui débarquèrent le 6 juin 1944 sous les ordres du commandant Philippe Kieffer. Il avait rejoint Londres en 1941 et la 1re compagnie de fusiliers marins commandos de Kieffer en décembre 1942. 

Grièvement blesséLouis Bégot était matelot sur le croiseur Duguay-Trouin en rade d'Alexandrie (Égypte) lorsqu'il a appris l'armistice de 1940. Le 1er septembre, il a déserté son bâtiment pour s'engager dans la France Libre, selon Musée des fusiliers marins et commandos de Lorient qui diffuse un portrait sur sa page Facebook. 
 

 
 
 
 

Il est arrivé en Angleterre en 1941 et le 5 décembre 1942, il a rejoint la 1ère compagnie de fusiliers marins commandos de Kieffer. Il a débarqué le 6 juin en Normandie. 

« Lors de la violente contre-attaque allemande du 10 juin, il est grièvement blessé par l'éclat d'un obus de 88mm tiré par un blindé allemand qui lui arrache toute la partie inférieure du visage », rappelle le musée. Il a été évacué vers un hôpital anglais où il a passé deux ans, subissant 32 opérations chirurgicales, précise le musée. 

Légion d'honneurEn octobre 2014, Louis Bégot, Grand invalide de guerre, avait été élevé au grade de commandeur de la légion d'honneur. 

Médaillé militaire, Croix de guerre 39-45 avec palme, médaillé de la Résistance, il était aussi médaillé de la France libre, selon l'avis de décès publié ce mercredi dans Ouest France, par sa famille qui annonce ses obsèques vendredi prochain.

Sa disparition, qui succède à celle de François Andriot, décédé en février, porte à 7 le nombre Commandos français du Jour J encore en vie. 

DébarquementLes 177 fusiliers marins des Forces françaises libres du commando Kieffer, intégré au Royal Marine Commando N° 4, sont les seuls Français en uniforme à avoir participé au débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944.

Portant le nom du capitaine de corvette Philippe Kieffer, qui a constitué ce groupe de volontaires, le commando, entraîné en Écosse, a débarqué le 6 juin 1944 à Sword Beach.

( source : Ouest France 30 Mars 2016 )

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Louis Bégot avait été fait commandeur de la Légion d' honneur le 7 Octobre 2014.

 

Message de Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire.

« C’est avec une profonde tristesse et une sincère émotion que j’ai appris la disparition de Monsieur Louis Begot qui était, à 94 ans, l’un des derniers survivants des 177 fusiliers marins des FFL du Commando Kieffer. Les membres de ce commando furent les seuls français en uniforme à avoir participé au débarquement en Normandie le 6 juin 1944. Ils ne sont plus désormais que 7 survivants et je partage naturellement leur émotion en cet instant.

Né le 7 mai 1921 à Vannes, il s’était engagé dans la France Libre dès l’annonce de l’Armistice, manifestant à moins de 20 ans un courage et une détermination qui ne se démentiront plus par la suite. Il paya pourtant lourdement son engagement pour libérer la France puisqu’il perdit une grande partie de son visage lors de la contre-offensive allemande du 10 juin 1944.

La France perd un grand témoin de la Seconde Guerre mondiale, commandeur dans l’ordre de la Légion d’honneur, à qui je rends hommage pour son engagement exceptionnel.

À la famille et aux proches de Louis Begot, j’adresse mes plus sincères condoléances et mes pensées les plus chaleureuses ».

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En parallèle du commando Kieffer ( ou commando N° 4 ), le commando N° 3 a perdu le 10 mars 2016 son dernier vétéran.

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Un hommage a été rendu à John White, dernier vétéran du Commando n° 3 qui a débarqué le 19 août 1942.

Celui qui avait débarqué le 19 août 1942 sur la plage de Berneval, est décédé le 10 mars dernier.

« Dorénavant il n’y aura plus de vétéran à nos commémorations », relève le maire délégué, Patrice Philippe qui a tenu à lui rendre hommage au monument aux morts de Notre-Dame de Liesse le 29 mars en présence de l’association Jubilée et de sa présidente, Martine Pietrois.

Une minute de silence a été demandée pour lui et le peuple belge suite aux attentats du 22 mars perpétrés à Bruxelles. « John White l’aurait voulu car les Belges avaient aussi participé au débarquement », note l’édile.

La Légion d’honneur

John White était né le 27 avril 1923, il aurait eu 93 ans ce mois-ci. Après l’Afrique du Nord, Chypre, la Grèce, la Sicile où il fut fait prisonnier par la Goring Panzer division durant une quinzaine d’heures avant de s’échapper, le 6 juin 1944, il débarque à Sword Beach et participe au combat de Pegasus Bridge et à la prise de la batterie Merville. « Il avait reçu la Légion d’honneur en novembre 2015 ! L’ayant reçue par la Poste, il tenait à ce qu’elle lui soit remise officiellement le 19 août prochain à Berneval. Malheureusement, il ne sera pas là ! Nous lui rendrons hommage et j’espère que son épouse et sa fille pourront venir. Peut-être aurons-nous la présence de Roy Cadman qui a participé à tous les engagements du commando n° 3 mais pas au débarquement à Berneval », détaille encore Patrice Philippe.

Une page de l’Histoire de Berneval se tourne avec le décès de son dernier vétéran du débarquement du 19 août 1942.

 

( source : Paris/Normandie du 1er Avril 2016 )

 

Je tient à souligner :

Il avait reçu la Légion d’honneur en novembre 2015 ! L’ayant reçue par la Poste, il tenait à ce qu’elle lui soit remise officiellement le 19 août prochain à Berneval. Malheureusement, il ne sera pas là !

Quelle honte !

Même si comme je le suppose ( et crois me souvenir ) Jhon White vivait à l' étranger, il y a des diplomates, un déplacement aurait été la moindre des choses !

" L' éducation Française ", comme le souligne les diplomates étrangers.

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Ce qui est a craindre arrive progressivement, le temps grignote les hommes.

Les anciens Kieffer ne sont plus que six: René Rossey est mort

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René Rossey est décédé jeudi 19 mai, à l’âge de 89 ans. Il était l’un des derniers survivants du Commando Kieffer, seule unité française à avoir pris part à l’assaut sur les plages de Normandie le 6 juin 1944.

Agé de 17 ans le Jour-J, René Rossey était le plus jeune des commandos français dont il ne reste que 6 survivants à ce jour.

Comme le rappelle Ouest-France, les six suirvivants sont Hubert Faure (le plus âgé, à 102 ans), Jean Masson, Léon Gautier, Yves Meudal, Paul Chouteau et Jean Morel.

 

( source : Ligne de Défense )

Sa biographie :

René Rossey est décédé jeudi 19 mai 2016 à l’âge de 89 ans. Il était l’un des derniers survivants du 1er bataillon de fusiliers marins commandos surnommé « Commando Kieffer », seule unité française à avoir pris part à l’assaut sur les plages de Normandie le 6 juin 1944.
Agé de 17 ans le Jour-J, René Rossey était le plus jeune des commandos français dont il ne reste que 6 survivants à ce jour.
Né le 30 août 1926 à Tunis d’un père français et d’une mère italienne, il décide, en mentant sur son âge, de s’engager à 16 ans au bureau des Forces françaises libres de Tunis le 15 mai 1943.
«Pendant mon adolescence, je me suis dit "tiens, je vais défendre la France", et je l’ai fait. C’est tout, c’est aussi simple que ça».
Il gagne ensuite Beyrouth au Liban par ses propres moyens. Après son instruction sur place en juin et juillet, il part pour l’Angleterre. Il suit une nouvelle formation au camp de Camberley puis se retrouve affecté à la caserne londonienne « Bir Hakeim ». C’est là qu’il rencontre le commandant Kieffer, qui le recrute pour son unité.
Après son stage commando au camp de Wrexham (annexe de l’école des commandos d’Achnacarry), il est intégré au bataillon français en tant que membre de la section des mitrailleuses « K Gun ».
René Rossey pose le pied en France pour la première fois de sa vie, sous les balles allemandes, le 6 juin 1944, sur la plage de Colleville-sur-Orne (aujourd’hui Colleville-Montgomery).
Il passe ensuite 78 jours en première ligne.
À la fin de la bataille de Normandie, le commando est rapatrié en Angleterre, mis au repos. Le 1er novembre 1944, René Rossey et ses camarades débarquent de nouveau, cette fois à Flessingue aux Pays-Bas. Cette opération sera qualifiée par le général Eisenhower de « fait d’arme le plus courageux, et le plus audacieux de toute cette guerre ».
Une fois la guerre terminée, René Rossey est rendu à la vie civile. Sans ressources, ayant interrompu ses études, ne voulant plus de la vie militaire, il connaît une longue période d’errance. Il est d’abord hébergé par les Doullin, un couple de cafetiers amis des commandos, avenue de la Motte-Piquet à Paris. Ne se trouvant pas de situation, il utilise son bon de démobilisation pour rentrer en Tunisie en 1946, où il se mariera avec Rosette Bayamont et aura trois enfants.
C’est en 1954 qu’il revoit le commandant Kieffer à Paris. Celui-ci, alors responsable de la division administration de l’OTAN fait jouer ses relations pour permettre à René Rossey d’entrer chez Total. Il y restera 32 ans.
René Rossey avait attendu 20 ans avant de parler à sa famille de ce qu’il avait vécu. Ce n’est qu’à partir de 1984 et les cérémonies du 40e anniversaire du Débarquement qu’il avait commencé à réellement raconter son histoire, encouragé dans ce sens par son petit-fils.
Il avait reçu la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 2004, soixante ans après les faits.
« Et c’est grâce aux journalistes, en 2004, quand on est allés à Achnacarry. Ils ont dit : "C’est pas possible", ils l’ont écrit. Ils ont bien fait. J’ai pas peur de le dire. »
René Rossey était passé officier de la Légion d’Honneur en 2014.
Son petit-fils, Cédric Condon, a réalisé un film documentaire racontant l’histoire de son grand-père et de ses camarades intitulé « Les Français du Jour J » et diffusé sur France 3 en mai 2014.
Pour l'anecdote, il a reçu par hasard, l'extrême-onction d'un prêtre passant par là par le plus grand des hasards. Celui-ci était l'arrière-petit-neveu de l'amiral d'Argenlieu.
J'annoncerai dates et lieux d'obsèques dans la journée.

Benjamin Massieu

( Source : Facebook commandant Philippe Kieffer )

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Au centre lors des commémorations du 6 juin, devant le pont Pegasus ( pont de Bénouville 14 )

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Je vous propose un bref aperçu des six derniers commandos.

- Hubert FAURE

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https://www.francebleu.fr/loisirs/evenements/d-day-hubert-faure-veteran-du-commando-kieffer-savait-qu-il-y-aurait-50-de-pertes-1402027200

Hubert Faure fait partie des dix survivants du commando français Kieffer – il en est le doyen –, cette unité d’élite créée en 1942 en Angleterre par l’officier de marine Philippe Kieffer. Composée de 177 Français, elle foula la première, à l’aube du D-Day, le sable normand sur « Sword beach » entre Colleville-Montgomery et Ouistreham (Calvados).

Intégrés à la 1re  Brigade de commandos britanniques mais cultivant leur spécificité française (port de l’écusson tricolore), les hommes de Kieffer avaient obtenu l’honneur d’être envoyés en fer de lance à l’assaut des positions allemandes bunkérisées.

 « Pour nous, c’était une fierté de fouler enfin la terre de France pour la libérer du joug nazi », se souvient Hubert Faure. Ce sentiment a été aussi partagé par les 132 355 fantassins américains, britanniques et canadiens débarqués sur la côte normande le 6 juin 1944, de même qu’il l’a été par les 23 760 parachutistes alliés – dont 36 Français – largués dans la nuit du 5 au 6 juin derrière les lignes ennemies.

Il fallait bien que cela le soit, chacun sachant que, pour ce début du débarquement, le nombre de tués et blessés serait important. Toutes nationalités confondues, les pertes s’élevaient à environ 10 500 hommes le 6 juin à minuit.

 avancer coûte que coûte 

Le commando Kieffer, lui, devait enregistrer dix morts. Mais « personne n’a renoncé, précise Hubert Faure. Ordre nous avait été donné de ne pas nous préoccuper des morts et des blessés, et de privilégier l’efficacité en continuant d’avancer coûte que coûte ». Lorsque le jeune Français fonce avec ses camarades sur « Sword beach » ce matin du 6 juin 1944, entre balles traçantes et gerbes causées par les impacts d’obus, cela fait déjà longtemps qu’il a juré de « réduire le nazisme ».

Né le 28 mai 1914 et sorti bachelier du lycée des jésuites de Sarlat (Dordogne), il s’est engagé dans un régiment de cavalerie comme sous-officier en 1934. « C’était par patriotisme, explique-t-il. L’arrivée d’Hitler au pouvoir en Allemagne (en 1933 – NDLR) m’inquiétait. D’autant que mon père, huissier de profession et ancien poilu, avait succombé la même année aux séquelles des gaz qu’il avait essuyés lors de la bataille de Verdun. » 

Après la déclaration de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, Hubert Faure va se trouver en position avec son régiment derrière la ligne Maginot. Il va participer aux combats et prendre part à la bataille de Montcornet (Aisne), en couverture de la division du colonel de Gaulle, qu’il connaît déjà pour avoir lu ses premiers écrits militaires avant le conflit.

prisonnier échappé

Puis c’est la déroute. Fait prisonnier en juin 1940, le fils d’huissier peut s’échapper lors de son transfert en Allemagne et parvient à gagner le sud-ouest. Là, alors qu’il a été mis au courant de l’appel du 18 juin de de Gaulle, devenu entre-temps général, il intègre l’armée d’armistice et fait partie d’un réseau de soldats résistants ayant pour mission de cacher du matériel militaire dans la perspective d’une revanche.

Fin 1942, Hubert Faure décide de joindre l’Angleterre en passant par l’Espagne. Mais une fois la frontière franchie, il est arrêté par la police espagnole et placé en camp. Au bout de quatre mois, il réussit une nouvelle fois à s’évader.

Arrivé au Portugal, il est pris en charge par des Français libres, qui le mettent dans un avion pour Londres. En Angleterre, il s’oriente rapidement vers le commando Kieffer. Le jeune homme, doté d’une grande résistance physique, y est accepté sans problème.

 « Le spectacle du Débarquement était terrifiant. Sur la plage, j’ai reçu la communion de notre aumônier, l’abbé René de Naurois », confie aujourd’hui Hubert Faure. En octobre 1944, il sera blessé à la colonne vertébrale. Il n’en participera pas moins ensuite à la libération de la Hollande avec le commando. Mais, toujours souffrant, il mettra un terme à sa carrière militaire en 1945 pour, à 31 ans, commencer des études supérieures qui le conduiront à devenir ingénieur des travaux publics.

 

( Source : interview La Croix 5 juin 2014 )

 

- Jean MASSON

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- Léon GAUTIER

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http://www.parismatch.com/Actu/International/Commando-Kieffer-les-souvenirs-de-Leon-Gautier-567813

http://www.libertebonhomme.fr/2016/05/21/ancien-du-commando-kieffer-rene-rossey-est-decede-leon-gautier-le-ouistrehamais-se-souvient-du-petit-rossey/

 

Yves MEUDAL

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http://www.ouest-france.fr/bretagne/pleubian-22610/commando-kieffer-la-commune-honore-yves-meudal-2607011

 

- Paul CHOUTEAU

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Né le 3 mars 1922 à GRAY (Haute Saône)

 

Le 6 juin, Paul Chouteau est l'un des 177 Français du commando Kieffer. À 22 ans, le quartier-maître était dans la première vague d'assaut sur Ouistreham. Il racontera son jour J dimanche.

L'histoire

« Je n'en parle pas. C'est pas la peine. Certains l'ont fait mieux que moi. » Le regard vers le lointain, Paul Chouteau, 88 ans, lâche ça, comme ça. La gloriole n'est pas le genre de la maison. Il dit en plaisantant : « Qu'est-ce que je vais raconter dimanche ? Des bêtises... »

On n'y croit pas. Le quartier-maître a tellement de choses à raconter. Le 6 juin 1944, après un dur entraînement en Angleterre - « C'était pas de la tarte » - il était parmi les hommes du commandant Kieffer.

À l'aube du Jour J, Paul Chouteau et ses 177 camarades français est jeté sur la plage de Ouistreham. Quarante kilos de matériel, un fusil, un mortier, il doit progresser jusqu'au rivage sous un feu nourri et avec de l'eau jusqu'au cou. « On était devant. Ça tirait dans tous les coins. On n'avait pas le temps de respirer. »

Car en ce jour capital, les bérets verts ont des consignes : prendre un blockhaus, la ville de Ouistreham et l'écluse avant midi. « Y'avait du boulot », raconte-t-il avec un humour qui ne le quitte pas. Paul Chouteau prend part aux premiers combats mais deux heures après, il reçoit cinq éclats d'obus dans le dos. Soixante-six ans après « j'en ai encore deux, ils étaient trop profonds pour qu'on les retire ».

« Sur le sable et sous les bombes »

De la France qu'il avait quittée durant l'Occupation, le jeune homme de 22 ans verra seulement la plage et l'entrée de la ville. Il reste coincé toute la journée, « sur le sable et sous les bombes », avant d'être rembarqué le soir vers l'Angleterre.

Son 6 juin a tourné court mais Paul Chouteau n'a pas dit son dernier mot. Le 15 juillet, il revient en France. Le port artificiel d'Arromanches l'attend. Il retrouve les Bérets verts et le commandant Kieffer - « un crack, il avait tout pour être un chef » - et il est de tous les combats en Hollande. « C'était aussi dur que le 6 juin. »

 

( Source : école Navale )

 

- Jean MOREL

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http://fr.commando-kieffer.wikia.com/wiki/Jean_Morel

 

 

 

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On nous apprend le décès vendredi 9 septembre 2016 d' Yves Meudal.

Les rangs des anciens de Kieffer s'éclaircissent: Yves Meudal est mort vendredi

Lu sur le site d'Ouest-France:

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( Source : Ligne de Défense / Ouest France )

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Ses décorations et son béret vert.

( Source : Musée des fusiliers marins et commandos marine )

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Disparition de Paul Chouteau.

 

Décès de Paul Chouteau, l’un des derniers combattants français du Jour-J

7
 

 

image: http://www.opex360.com/wp-content/uploads/chouteau-20170127.jpg

chouteau-20170127L’on a appris, auprès du Musée des fusiliers marins et commandos et de la préfecture du Calvados, la disparition de Paul Chouteau, l’un des derniers membres du Commando Kieffer ayant débarqué sur la plage « Sword », en Normandie, le 6 juin 1944.

 

Né le 3 mars 1922 à Gray (Haute-Saône), Paul Chouteau se destinait à exercer le métier de peintre en bâtiment quand il décide de s’engager, à l’âge de 17 ans, dans la Marine nationale. Après avoir été breveté canonnier le 11 novembre 1939, il est affecté à bord de navires assurant la protection des convois en mer du Nord.

En juin 1940, alors que les armées françaises cèdent devant l’avancée allemande, le jeune marin embarque à bord de l’aviso « Commandant Dominé », entré en service quelques mois plus tôt. Mais le bâtiment sera capturé par les Britanniques, qui le remettront plus tard aux Forces navales françaises libres (FNFL).

Quant à Paul Chouteau, et comme l’ensemble de ses camarades, il se retrouve interné au camp d’Aintree, près de Liverpool. Là, il aurait pu choisir de rejoindre la France Libre… Mais il en fera autrement. Renvoyé en France à sa demande, il ne tarde pas à regretter sa décision. Après diverses affectations, notamment en Afrique du Nord, il finit par embarquer à bord du croiseur « Émile Bertin », qui se trouve alors aux Antilles françaises.

Là, en avril 1943, et avec un camarade, il déserte et s’enfuit à bord d’un kayak pour rejoindre Sainte-Lucie. Le tout avec une météo difficile et des creux de 6 à 8 mètres. Les deux hommes finiront par atteindre le Royaume-Uni à bord d’un navire américain. À Londres, Paul Chouteau s’engage dans les FNFL et intègre le 1er Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos de la France Libre du commandant Philippe Kieffer.

À l’issue d’un rude et rigoureux entraînement en Écosse, il est affecté à la No. 8 Troop (1ère compagnie). C’est avec elle qu’il débarquera le 6 juin 1944 sur la plage de Juno, avec 40 kg de matériel sur le dos. « C’était lourd pour marcher. Mais on n’avait pas peur », témoingera-t-il, en 2014, dans les colonnes d’Ouest France. « Il n’y avait personne devant, les balles sifflaient. On est tombé directement dans les barbelés. Tout était bouclé », ajoutera-t-il.

La mission de la No. 8 Troop est alors de neutraliser une batterie d’artillerie allemande. Seulement, Paul Chouteau, ayant reçu 5 éclats d’obus dans le dos, ne l’atteindra pas. Il sera évacué en Angleterre. Mais pas pour longtemps car un peu plus d’un mois plus tard, il retrouve le Commando Kieffer en Normandie. Puis il ira ensuite combattre aux Pays-Bas, où, d’après lui, « c’était aussi dur que le 6-Juin ».

Démobilisé en 1945 avec le galon de quartier-maître, Paul Chouteau s’installe à Paris et entame une nouvelle carrière dans la police. Très discret sur ce qu’il a vécu avec le Commando Kieffer, il était officier de la Légion d’Honneur et titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre avec étoile d’argent.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/01/27/deces-de-paul-chouteau-lun-des-derniers-combattants-francais-du-jour-j/#kmhlRmudH9mbCgot.99
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Bonjour,

Nouvelle édition du beau livre broché " Philippe Kieffer - Chef des Commandos de La France Libre - de Benjamin Massieu.

Des archives personnelles de la famille Kieffer mais aussi des photos sur presque toute les pages concernant sa vie avant, pendant et après les Commandos.

Par exemple, photo avec l'acteur Christian Marquant qui joue P. Kieffer dans le film  - Le jour le plus long -

Et lire que ... - P. Kieffer n'a jamais été invité aux Commémorations du Jour J, car cela n'est pas considéré comme un " combat de la France Libre " - ...

Wow .... c'est bien triste !

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Bonjour Heidi,

il y a 47 minutes, Heïdi a dit :

Et lire que ... - P. Kieffer n'a jamais été invité aux Commémorations du Jour J, car cela n'est pas considéré comme un " combat de la France Libre " - ...

Le général de Gaulle ne voulait pas commémorer ce moment du débarquement qu'il ne considérait pas comme dépendant de la France. Les Français du commando ( N° 4 commando ) avaient été formés par les Anglais et lors du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie, ils étaient sous les ordres de lord Lovat et de l'armée britannique.

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Lord Lovat débarque le matin du 6 juin à la tête de la "Special Service Brigade", dans lequel se trouve les commandos français. Il débarque avec ces troupes sur la plage qui porte le nom de code "Sword Beach", en fait aux alentours de Ouistreham ( Colleville Sour Orne )  désormait Colleville - Montgomery. Il a osé apporter une cornemuse pour encourager ses braves ! C'est un drôle d'Ecossais, un seigneur des Highlands en gilet de daim dont la famille jadis possédait une armée privée de mille hommes, un gentleman qui plaide pour la mort dans la dignité. Sa mission est d'allé relever le major John Howard, parachuté dès minuit sur le pont de Bénouville.

Les commandos n° 4, 3, 2 et 45 (Royal Marines Commandos) formaient eux-mêmes la 1ère Brigade des services spéciaux, partie de choc de la 6e Airborne Division, à laquelle était dévolue la lourde tâche de prendre pied à l'extrême gauche de la ligne du débarquement allié, ce qui était et que l'on a depuis gardé coutume d'appeler «la charnière sur Caen». Un esprit chevaleresque, un enthousiasme unique, incroyable, animait et soulevait les hommes de la 1ère S.S. Brigade. Ces Anglais, ces Gallois, ces Ecossais et ces Français se fondaient, se mêlaient, intimement soudés par un même but et commandés par un seul chef, le prestigieux lord Lovat, le héros du raid de Dieppe (où il dirigeait déjà, au titre de colonel, la poignée de Français du 4e commando), le géant aux yeux bleus, le pair d'Ecosse qui avait déclaré à sa brigade avant le départ: «Plus de la moitié d'entre vous restera sur la terre de France. Souvenez-vous que vous allez au combat avec «Commando» sur les épaules ! Un commando sait mourir en silence... Nous lutterons à un contre cinq, pas de vivres ni de munitions avant trois jours... Vous débarquerez avec tout votre ravitaillement personnel, vous nettoierez les plages, ferez le passage de l'infanterie puis nous irons tenir les positions sur Caen pendant huit jours, en attendant la relève de la 51 ème Division».

En savoir plus : https://www.wwwlibertyship-overlord.com/news/lord-lovat-le-6-juin-1944/

Lord Lovat, écossais pur jus, connut une carrière militaire exceptionnelle. Il fut un commando exemplaire, un leader original, un homme de confiance pour Churchill, et une inspiration pour Hollywood.

 

« Désolé pour le retard. » Même sous la mitraille, même en première ligne le Jour J au pont levant de Bénouville, Lord Lovat n'oublie pas les bonnes manières que lui dictent son éducation.

Il est vrai que ses commandos ont eu l’indélicatesse d'arriver sur leur objectif avec 2 minutes de retard, faisant patienter un peu plus les Red Devils de la 6th British Airborne Division. Car c'était ça Lord Lovat, capable de distribuer son flegme écossais déroutant même dans les situations les plus improbables. Un véritable phare pour ses hommes.

Avant de débarquer une deuxième fois en Normandie en 1944, Simon Fraser, 15e Lord Lovat, rendra une des copies les plus remarquable de l'Armée Britannique. Les racines du clan Fraser sont aussi anciennes qu'un chardon d'Inverness : originaires de l'Anjou, ses ancêtres les seigneurs de la Fréselières avaient débarqué en Angleterre avec les barons normands. En 1160, Simon Friser était établi en Ecosse, puis avec les années, le nom se transforma en Fraser. Ainsi, au Nord du Loch Ness, au château de Beaufort, le clan Fraser devint incontournable dans les Highlands. En 1911, la lignée se perpétua avec la naissance de Simon, surnommé Shimi (nom dérivé de son titre historique gaélique MacShimidh, qui signifie fils de Simon).

Simon use d'abord les bancs d'Oxford, avant de se tourner vers une carrière militaire qui sera peu commune. Officier dans les Scots Guards en 1932, il passe ensuite capitaine dans l'unité de son clan, les Lovat Scouts. Seulement, dans la famille, on aime l'aventure et l'exigence. Quand son cousin david Stirling crée le Spécial Air Service, les SAS, en 1940, lui se porte volontaire pour intégrer une nouvelle troupe de choc, les commandos. S'il leur fallait quelqu'un de peu orthodoxe, capable d'utiliser la terre et ses contours pour déguiser ses faits et gestes, il sera parfait pour le job.

Le gentilhomme va alors nourrir sa réputation naissante. En Norvège, il compte parmi les bérets verts victorieux de retour du raid sur les îles Lofoten. Son nom traverse la Mer du Nord et fait fureur dans le bureau d'Hitler. Courroucé, le Führer qualifie l'officier de terroriste. Son ordre est limpide, au diable la noblesse et le rang, comme tout commando, si Lovat tombe aux mains des allemands, il sera exécuté.

Devenu Lieutenant-colonel en 1942 dans le N°4 Commando, Shimi foule une première fois le sable normand, lors du raid sur Dieppe (opération Jubilee). L'attaque tourne au fiasco, les alliés comprennent que la prise d'un port de front reste un fantasme. Néanmoins Lord Lovat enregistre le seul succès du raid, la neutralisation de la batterie de Varengeville. En 1944, à 33 ans, il devient le plus jeune général de l'armée, nommé à la tête de la 1st Special Service Brigade, forte de 2 500 bérets verts, dont le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos du commandant Kieffer.

 

Revoilà donc le Lord de retour en Normandie. A 7h30 sur Sword Beach, le brigadier quitte le LCI 501, entre dans l'eau vêtu comme à la chasse, en pantalon de velours côtelé kaki, pull blanc à col roulé et gilet en daim sans manches. Comme à la battue dans ses hautes terres, il a sous le coude sa carabine. Habitué à cette arme, c'est avec elle qu'il tire le plus vite. Il faut dire qu'en face, le gibier sait se défendre, à coups de MG42 et de mortiers.

Sous les balles, les commandos profitent de la voix puissante de leur chef. Une voix capable de se faire entendre à l'autre bout d'une salle de bal bondée un soir de St-Andrew. Interrogée par le Dailymail en 2014 sur son père, Tessa Keswick décrivit ainsi son charismatique géniteur : "Il était un leader inspirant. Il avait l'instinct de savoir ce qu'il fallait faire et avait une personnalité très puissante, forte et spirituelle. Je pense qu'en partie cela était dû à sa présence physique. Il était grand, bien construit et beau, et vous saviez toujours s'il avait marché dans une pièce avant vous." 

La veille du D-Day, les oreilles de Kieffer avaient résonné : « A chacun son boche ! Vous allez nous montrer ce que vous savez faire ! » lui avait dit Lovat.

Le lendemain, les commandos débarquent au son de la cornemuse de Bill Millin, piper personnel du brigadier. Stupéfaits, les habitants de Colleville-sur-Orne entendent alors parmi les coups de feu et les explosions les airs Higland Laddie et The road to the isles. Sur la plage, Millin est une anomalie. Pour Lovat, c'est une exception, une tradition nécessaire. En Ecosse, Les pipers galvanisent depuis des lustres les combattants. Mais les pertes furent effroyables dans leurs rangs lors de la Grande Guerre : 95% des pipers furent tués en 14-18. Devant l'hécatombe, l’état-major Britannique interdisait alors leur présence sur le front. Débarqué sur la plage, le musicien doit malgré tout entraîner les commandos vers les terres, au mépris du danger et des ordres lui défendant de sonner. Auparavant, Millin avait pointé du doigt ce point de règlement et exposé ses doutes. De son aplomb insubmersible, Lovat lui avait rétorqué : "Ah, mais c'est le bureau de guerre anglais. Vous et moi sommes écossais, donc cette directive ne nous concerne pas. Nous allons libérer l'Europe au son de la cornemuse. » Le bon sens a parlé. Le piper souscrit à cette logique implacable, et souffle à pleins poumons dans son instrument. Bill Millin est miraculeusement épargné par les tirs allemands, les soldats de la Wehrmacht le prenant pour un fou.

La 1st Special Service Brigade part ensuite vers le Sud-Est, en direction des ponts de Ranville et Bénouville capturés dans la nuit par la D Compagny du Major Howard. Arrivé à 13h32, Shimi présente ses célèbres excuses en serrant la main du Major. Allant quelques jours plus tard à la rencontre des normands, il s'exclame : "Les commandos souhaitent à tous un bonjour chaleureux. Le commandant des Bérets verts salue ses amis et veut leur dire qu'Hitler mouille déjà son pantalon. Ayez courage. Nous allons gagner. Vive La France!"

Cependant sa campagne de Normandie va s’arrêter.

Lors de la Bataille de Bréville, il est grièvement blessé par un tir ami des artilleurs de la 51st Highland Division. Le prêtre René de Naurois est appelé à son chevet. Touché au dos et au côté, son état est si critique que l’aumônier des commandos lui donne les derniers sacrements. Et Lovat de dire au moment de transmettre son commandement : "Prenez la Brigade et pas un pas en arrière ; Pas un pas en arrière !" Puis lâche : « Laissez-moi prier... » Mais s'il n'aime pas être en retard, il déteste aussi être en avance. Son heure n'ayant pas encore sonné, la mort attendra. Il se remet après 6 mois de convalescence, mais pour lui, la guerre est terminée.

 

Appréciant l'homme, Churchill en fait son sous-secrétaire d'état aux affaires étrangères, fonction durant laquelle il rencontre Staline. Toujours avide de bons mots, le Premier ministre dit de son protégé : « C'est l'homme le plus beau et le plus doux qui ait sabordé un navire ou tranché une gorge. » Lorsque ce dernier est battu aux élections en 1945, Lord Lovat démissionne.

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Tournage du Jour le plus long. De gauche à droite : Peter Lawford, Lord Lovat, Richard Todd et le Major Howard. (Dailymail/Twentieth Century Fox)

 

Bien sûr, il passa à la postérité aux yeux du monde, lorsqu'en 1962 Peter Lawford joua son rôle dans le film The longuest day de Daryl Zanuck. Mais Shimi joua un bien meilleur rôle à la Chambre des Lords et au Conseil du comté d'Inverness pendant 42 ans. Et consacra une grande partie de son temps à gérer les terres familiales.

Lord Lovat s'est éteint à 84 ans dans son lit en 1995, un an après la vente du château de Beaufort. Il laissa une veuve, Rosamond, mère de ses six enfants, avec qui il était marié depuis 1938. Son compagnon d'armes, Bill Millin (décédé en 2010, que j'ai eu la chance de rencontrer à Caen dans les années 80/90), assista à ses obsèques et sonna les airs entendus en 1944.

Si vous passez à Ouistreham, faites une halte boulevard Aristide Briand, devant la statue de bronze de Lord Lovat. Elle fut inaugurée le 8 mai 2014 devant 100 membres du clan Fraser venus pour l'occasion. Fière, dos à la mer, elle veille au pied du drapeau français sur la flamme de la Liberté. Juste après la cérémonie, une pluie diluvienne s'était abattue sur la ville. Un véritable déluge écossais, tombé quelques minutes après le dévoilement de la stèle, comme un rendez-vous manqué. On aurait juré avoir entendu la statue dire : "Désolé pour le retard."

( Source http://www.plagesdu6juin1944.com/blog/les-fortes-tetes-du-d-day-lord-lovat.html )

 

N'oublions pas non plus que si aujourd'hui les commandos de Phillipe Kieffer sont commémorés par la Marine Nationale et les commandos marine, après la guerre, ils furent démobilisé et certains errèrent sans boulot, à la limite de la misère.

il y a une heure, Heïdi a dit :

Des archives personnelles de la famille Kieffer mais aussi des photos

Sa veste de battle dress est exposée au musée d' Arromanches.

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( Désolé, la photo n'est pas terrible mais les vitrines et l'éclairage rendent pratiquement impossible la prise de photo ( photos autorisées dans le musée )).

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Après la guerre

 

La guerre finie, Philippe Kieffer quitte l’armée avec le grade de capitaine de corvette et est élu conseiller général d'Isigny-sur-Mer (Calvados) en septembre 1945, sous l'étiquette France Combattante-MRP. Il en démissionne le après son échec aux élections législatives. Il est également conseiller municipal de Grandcamp-les-Bains (Calvados) où il possède une résidence, non loin des lieux du débarquement.

Membre de l'Assemblée consultative en 1945, il participe après la guerre à l'État-major des forces interalliées.

En 1950, il s'installe avec sa famille à Cormeilles-en-Parisis (actuel Val-d'Oise).

En 1954, il est promu capitaine de frégate de réserve.

En 1962, il est conseiller sur le film Le Jour le plus long. Atteint d'hémiplégie, il meurt cette même année dans sa maison de Cormeilles-en-Parisis et est inhumé à Grandcamp-les-Bains.

Son livre de souvenirs, Béret vert, paru en 1948, est un classique du genre.

 

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La tombe de Philippe Kieffer au cimetière de Grandcamp Maissy ( Calvados ).

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Sa fille Dominique participe aux nombreuses cérémonies et commémorations perpétuant la mémoire de Philippe Kieffer, elle est également la marraine de la PMM commando Kieffer.

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Il y a 22 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Le général de Gaulle ne voulait pas commémorer ce moment du débarquement qu'il ne considérait pas comme dépendant de la France.

Oui, dans les mémoires de De Gaule qui avait son " petit caractère " visiblement à peine une ligne plutôt laconique du style ..... " P. Kieffer et ses hommes ont débarqués en Normandie ".

Wow !!! 

Il y a 22 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Son livre de souvenirs, Béret vert, paru en 1948, est un classique du genre.

Dans le livre donc sur P. Kieffer, on y voit des couvertures couleurs du livre paru en 48. A voir si on peut encore le trouver !

 

Il y a 22 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

N'oublions pas non plus que si aujourd'hui les commandos de Phillipe Kieffer sont commémorés par la Marine Nationale et les commandos marine, après la guerre, ils furent démobilisé et certains errèrent sans boulot, à la limite de la misère.

Sans parler qu'ils ont reçus la Légion d'Honneur dans les années 90 ! 

Oui, pas terrible tout ça !

Merci pour les précisions Bouchon-Gras 49

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Le général de Gaulle à reproché - de fait - que le commando fut entrainé et commandé par des Britanniques dans le cadre général du débarquement.

Le Chef de la France Libre voulait avant tout des unités Françaises sous son commandement en propre (dépendant de la stratégie générale du commandement Allié)  !

Des aviateurs - par exemple - ayant combattus dans la RAF sans lien particulier avec la France Libre ne furent jamais honorés d'une citation contrairement à Pierre Closterman (premier chasseur de France avec 33 victoires désormais contesté et que des pseudo-historiens attribuent 26  victoires reconnus par la RAF) !!!

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Le général de Gaulle ce battait pour l'avenir de la France et son autonomie face aux états Unis, Grande Bretagne et Union Soviétique. 

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Bonjour,

Certes, je comprends ... ^_^ !

Mais se sont des français qui ont répondu a Son appel du 18 juin.

Enfin, difficile est " l'art " de la guerre . Pour tous et y compris pour Charles De Gaule.  

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il y a 14 minutes, Heïdi a dit :

Mais se sont des français qui ont répondu a Son appel du 18 juin.

Oui mais les Français qui ont rejoint l’Angleterre ont d'abord été rassemblé dans des lieux avant de les interroger ( c'était assez long, pénible et décourageant au lire des écrit des anciens ) Ensuite certains rejoignaient les forces britannique, d'autre les Force de la France Libre, il y a donc bien une différence.

 

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il y a 18 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

Oui mais les Français qui ont rejoint l’Angleterre ont d'abord été rassemblé dans des lieux avant de les interroger ( c'était assez long, pénible et décourageant au lire des écrit des anciens )

Ah d'accord, je le découvre merci pour l'info !

il y a 18 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

Ensuite certains rejoignaient les forces britannique, d'autre les Force de la France Libre, il y a donc bien une différence.

Alors là pour le coup va falloir éclairer mes lanternes.  

Et pourquoi cette différence ? En fonction de ce qu'ils disaient, leurs capacités...etc.. ? 

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Les uns étaient sous commandement Britannique et les autres dans le cadre de la France livre du général de Gaulle, sous son commandement.

Et le général n'à pas trop pardonné a ceux qui ont choisi de servir sous commandement Britannique au vue des difficultés qu'il a eu de conserver un rang a la France dans ce contexte,

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Il ne faut pas oublier que le général se battait pour que la France garde sa légitimité et son autonomie, les Alliés voulant placer la France sous protectorat, c'est pour cela qu'il c'est dépêché des que le débarquement ( dont il ne fut pas dans la confidence  ) de mettre le pied sur le territoire et après son discours de Bayeux de rapidement placer ses préfets, de même il empêcha la monnaie imprimé par les Américains qui aurait dévalue la valeur du Franc.

Tout cela parait être des détails aujourd'hui mais ce fut presque plus important pour l'avenir de notre pays que le débarquement en lui même.

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il y a 18 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

c'est pour cela qu'il c'est dépêché des que le débarquement ( dont il ne fut pas dans la confidence  )

Oui, je savais en effet qu'il n'avait pas été mis au courant.

Merci Janmary et Bouchon-Gras 49 pour vos précisions. 

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