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Bouchon-Gras 49

Les grands personnages de l'armée de l'air.

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Il y a 9 heures, Janmary a dit :

A l’école primaire, nous lisions (dictée également) le livre de Pierre Closterman (Le Grand Cirque), ses mémoires de guerre. Il nous a fait connaitre l'aviation.

Je me rappelle en effet avoir lu ce bouquin alors que j'étais tout gamin.

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Staff

Avec "Le Grand Cirque", pierre Clostermann, écrivit également "Feux du ciel" ou l'Histoire aérienne d'un avion  et opérations aériennes de ces appareils dans chaque pays, fruit des recherches de l'Auteur.

Il sont toujours réédité et toujours d’actualité à mon avis. J'ai été stupéfait des remarques qu'il fait concernant le Me 262 à réaction Allemand qu'il avait piloté du Reich en France. En particulier que lors de la guerre de Corée (1950-1953), le "Sabre" Américain luttant contre les Mig  15 Coréens / Chinois / avec des pilotes Russes les pilotant n'avaient pas résolus les problèmes posés sur le Me 262.

Parachute à lanière contenant une bouteille d’oxygène pour les sauts à grande vitesse, et haute altitude, plan fixe réglable  en vol pour changer l'assiette de l'avion  aux vitesses critiques, aile en flèche, ailerons multiples et commandes relayées par verso-moteurs, siège éjectable, collimateurs gyroscopiques, radar (version biplace) , fusées air-air (RM4 de mémoire, cré par une doctorante Nazie et qui fut utilisées une fois en combat avec une efficacité incroyable), etc. (Citation).

Heureusement qu'Hitler fit retardé de 6 mois la mise en œuvre de de chasseur cet appareil pour en faire un bombardier car il aurait retourner la guerre terrienne en Europe.

Il écrivit également "Appui-Feu sur l'Oued Hallaïl" ou SA guerre d’Algérie sous un angle romancée avec des réalités du terrain !

Bien d'autres ouvrages sur ses voyages et partie de pèche en mer, sur ses contacts et amitiés avec des pilotes renommés de la seconde guerre mondiale sont passionnant à lire et à découvrir.

Janmary

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Voici le parcours intense du lieutenant colonel Yves MAHE, compagnon de la Libération, disparut dans un accident d'avion.

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Yves Mahé (Nantes, 21 novembre 1919 - Boussu-en-Fagne, 29 mars 1962)

 

Yves Mahé naît le 21 novembre 1919 à Nantes (Loire-Atlantique dans une fratrie de quatre garçons dont l'aîné est Jean Mahé. Parallèlement à une carrière de photograveur, il est amateur d'aviation et passe un brevet de pilote civil sur l'aérodrome de Château-Bougon. Tirant profit de cette compétence, il s'engage dans l'armée de l'air lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Élève-pilote à la base d'Istres, il convertit son diplôme civil en brevet de pilote militaire.

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En poste à Oran lors de l'avancée des troupes allemandes en juin 1940, c'est là qu'il apprend la nouvelle de l'armistice. Refusant la défaite, il tente à plusieurs reprises de s'évader. Il finit par y parvenir dans la nuit du 1er au 2 juillet 1940 en s'envolant depuis la base aérienne de Tafraoui à bord d'un Caudron Simoun en compagnie de Jacques Hazard. Atterrissant à Gibraltar, il s'engage dans les forces françaises libres et embarque le 7 juillet sur un cargo en partance pour l'Angleterre où il retrouve son frère Jean, également pilote et rallié à la France libre. Passé sous-lieutenant, Yves Mahé suit un programme d'entraînement d'une année puis rejoint les rangs du no 253 Fighter Squadron de la Royal Air Force. Chargé d'assurer des missions de défense du territoire, de protection de convois maritimes et d'attaque de positions côtières ennemies, il remporte ses premières victoires aériennes en abattant un Heinkel He 111 et un Junkers Ju 88 dans la nuit du 29 au 30 avril 1942. Le 15 août 1942, il est muté à sa demande au Régiment de chasse Normandie-Niemen nouvellement créé et destiné à combattre sur le front russe. Arrivé en URSS le 29 novembre 1942, il prend part à la bataille d'Orel où il s'illustre en étant pris à partie par trois Focke-Wulf Fw 190 qu'il parvient à semer après avoir abattu l'un d'eux.

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Le 7 mai 1943, son avion est touché par la Flak dans la région de Smolensk. Atterrissant en catastrophe à quinze kilomètres derrière les lignes ennemies, il tente de rejoindre son camp mais est fait prisonnier. Détenu au Dulag 126 de Smolensk, il s'en évade le 28 mai mais est repris le 10 juin et emprisonné à Łódź en Pologne. Face à l'avancée de l'armée rouge, les prisonniers sont évacués et Yves Mahé se retrouve enfermé au Stalag IV-B à Mühlberg. Ses nombreuses tentatives d'évasion lui valent d'être condamné à mort le 15 août 1944 par le tribunal de la Luftwaffe de Dresde. Il tente alors une nouvelle fois de s'évader mais ne parvient pas à franchir l'enceinte du camp. Cependant il n'est pas retrouvé et réussit l'exploit de vivre clandestinement à l'intérieur du camp avec la complicité de ses co-détenus. Tentant plusieurs autres évasions, il est toujours rattrapé mais jamais reconnu, fournissant toujours de faux renseignements. Il parvient ainsi à vivre caché au sein du camp pendant neuf mois avant que celui-ci ne soit libéré le 25 avril 1945. Une fois libéré, il est détaché auprès du commandement soviétique et exerce en tant qu'adjoint du colonel commandant les centres de rapatriement de Torgau et Eisenach. Yves Mahé rentre en France en août 1945 et retrouve les rangs du groupe Normandie. Il termine la guerre avec à son actif 730 heures de vol dont 140 de guerre.

 

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Promu capitaine, Yves Mahé poursuit sa carrière au sein du régiment Normandie, intégré à la 6e escadre de chasse. En poste à Rabat, il est commandant en second du Normandie en 1949 puis en devient le chef en 1952 après avoir servi en Indochine. Muté à la 10e escadre de chasse à Creil en tant que commandant en second, il prend ensuite le commandement de la 5e escadre à Orange en 1956. Le 29 mars 1962, le lieutenant-colonel Yves Mahé meurt dans un accident d'avion au-dessus de Boussu-en-Fagne en Belgique. Il est inhumé à Issy-les-Moulineaux.

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Décorations

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106px-Medaille_de_la_Resistance_avec_ros 106px-Medaille_de_l%27Aeronautique_ribbo 106px-Medaille_d%27Outre-Mer_%28Colonial
Order of Glory Ribbon Bar.png Czechoslovak War Cross 1939-1945 Ribbon.png
Officier de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Croix de Guerre 1939-1945
Médaille de la Résistance française
Avec rosette
Médaille de l'Aéronautique Médaille coloniale
Agrafe "Extrême-orient"
Médaille pour la victoire sur l'Allemagne dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945
(URSS)
Croix de Guerre
(Tchécoslovaquie)

 

 

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Mahé  )

 

 

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Deuxième AS des Forces Aériennes Française Libre, juste derrière Pierre Clostermann et le premier du régiment de chasse 2/30 Normandie Niemen avec 20 victoires confirmées sur le front de l'Est, le capitaine Marcel ALBERT.

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Marcel Albert, né le à Paris et mort le à Harlingen (Texas)

 

Marcel Albert est né à Paris le , alors que son père était mobilisé comme simple soldat et se trouvait au front. Louis Marcel Albert2 est gazé à l'ypérite, légèrement blessé et capturé par les Allemands. Il parvient à s'échapper du camp de prisonniers de guerre en traversant à la nage le Rhin glacé. Après la guerre, il devient propriétaire d'un garage automobile. Le jeune Marcel y passe tout son temps libre, chouchouté par les mécaniciens. Sa santé se dégradant, Louis Marcel Albert doit vendre son garage et achète une ferme à la campagne, à Paray-Vieille-Poste, au bord de l'aérodrome d'Orly. De là naît la passion du jeune Marcel pour l'aviation. À leur tour, les mécaniciens aéronautiques l'accueillent parmi eux. Durant toute sa vie, Marcel Albert sera plus à l'aise au milieu des ouvriers et des sous-officiers mécaniciens que parmi ses homologues, les officiers pilotes, et les gens du beau monde. Louis Marcel Albert finit par mourir de ses problèmes pulmonaires à l'été 1935. Le jeune Marcel, très affecté par cette perte, doit cesser ses études et trouver un travail pour faire vivre sa famille. Il entre le 11 février 1936 aux usines Renault à Boulogne-Billancourt comme ouvrier métallurgiste. Il est remarqué par Louis Renault. Il n'en poursuit pas moins ses études secondaires, grâce à une bourse de l’État (il est devenu pupille de la Nation en janvier 1936 après la mort de son père). En mai 1936, le gouvernement du Front populaire arrive au pouvoir et créée les Sections d'Aviation Populaire (S.A.P) pour démocratiser ce loisir. Cela permet à Marcel de passer ses deux premiers degrés de pilote, en 1936 et 1937.

 

En 1938, il entre à l'école d'Istres et obtient son brevet de pilote militaire en juillet 1938. Nommé caporal le 10 août 1938 et caporal-chef en novembre, et sergent le 13 mars 1939, il est affecté en juillet 1939 à la 1re escadre de chasse, mais lorsque la guerre éclate en septembre 1939, il est muté au Centre d'Instruction de la Chasse (C.I.C.) sur la future Base Aérienne 122 Chartres-Champhol) en tant qu'instructeur. Cette situation ne lui convient guère et il se débat pour revenir dans une unité combattante. Il obtient satisfaction en février 1940 et il rejoint la 2e escadrille du groupe de chasse 1/3 à Cannes. Cette unité est en cours de transformation sur le meilleur chasseur français du moment : le Dewoitine D.520, le rêve de tous les pilotes de chasse français de l'époque. Avec ce groupe, Marcel Albert effectue une trentaine de missions de mai à juin 1940, pendant la campagne de France. Il revendique ses deux premières victoires : une confirmée sur un Dornier 17, le 14 mai, et une autre probable mais non homologuée, sur un Heinkel 111 le 20 mai.

 

Son escadrille se replie en Afrique du nord, le 18 juin, pour éviter la capture par les Allemands. L’amertume des pilotes français est grande et les nerfs ont été mis à rude épreuve par la présence incessante qu’ils ont dû assurer en première ligne. Les hommes comprennent mal pourquoi l'armée de l'Air est accusée d’une grande partie de la responsabilité de la défaite. lis ne savent pas pourquoi des centaines d’avions neufs sont restés au sol, dans des dépôts, alors que les unités opérationnelles manquaient cruellement de matériel. Pour Albert, une longue période d’inactivité commence.

Le , Albert décide de passer en « dissidence » avec deux autres camarades, les sergents Lefèvre et Durand, et de rejoindre la France libre. À 9 h 30, ce jour-là, les Dewoitine du 1/3 décollent de la base d'Oran la Sénia pour un exercice d’entraînement. Dix minutes plus tard, Durand signale que son moteur tourne trop vite et qu’il rentre au terrain. Il s’esquive et met le cap sur Gibraltar. Lefèvre l’imite quelques instants plus tard sans que personne s’en aperçoive. Albert, lui, abandonne son équipier, avec qui il remplissait la fonction de plastron, et rejoint les deux autres évadés. Les trois hommes atteignent Gibraltar. Mais Lefèvre se pose par erreur en territoire espagnol, et c’est sous le feu des soldats franquistes qu’il doit redécoller pour atterrir du côté britannique. Après cette équipée peu banale, Albert, Durand et Lefèvre embarquent pour l’Angleterre sur un aviso des Forces navales françaises libres, le Commandant Duboc.

 

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Avant de subir un entraînement intensif dans un Operational Training Unit (O.T.U.), à Camberley, ils rencontrent le général de Gaulle. Au terme de ce séjour obligatoire dans une unité d'entraînement de la Royal Air Force, Albert est nommé sergent-chef, et rejoint en décembre 1941 le groupe de chasse Île-de-France (Squadron 340), qui fait partie des Forces aériennes françaises libres et comprend un nombre à peu près égal de pilotes de l’Aéronavale et de l’armée de l’Air. Sur son Supermarine Spitfire, Albert effectue 48 missions de guerre au-dessus de la France. Le ler mars 1942, il apprend sa nomination au grade d’aspirant.

 

Le général de Gaulle a décidé d'envoyer un groupe de chasse français sur le front russe, et Albert se porte volontaire. Il part, mêlé à des pilotes français de diverses unités, pour Greenock, en Écosse. De là, il rejoint Lagos au Nigeria par bateau. C’est ensuite la traversée d’une partie du continent africain par la voie des airs, jusqu’au Caire. Enfin, le 7 octobre il parvient à Rayak, au Liban, où vient de se former le groupe de chasse Normandie, destiné à aller combattre au côté des Soviétiques. Albert rencontre les figures les plus marquantes de ce groupe : le commandant Tulasne, le capitaine Littolf...

Le départ pour l’Union soviétique a lieu le 12 novembre. Après un séjour à Téhéran, Albert arrive avec ses compagnons à Ivanovo, agglomération située à 250 kilomètres de Moscou. Les Français se familiarisent alors avec le matériel soviétique - en particulier avec le chasseur Yak-7 qu’il faut apprendre à faire voler par tous les temps, même quand il neige. Certes, ils « cassent du bois », mais les Russes se montrent tolérants. Albert est promu au grade de sous-lieutenant le 15 décembre 1942. Le 20 janvier 1943 arrivent les premiers chasseurs Yak-1.

 

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Le groupe "Normandie" arrive sur le front le , à Polotniani-Zavod. Ses missions consistent en des escortes de bombardiers. Le 5 avril, Albert doit faire un atterrissage forcé, son Yak ayant des ennuis de moteur. Le 2 juin, le "Normandie" est à Khationki, à quelques kilomètres des premières lignes. Peu après, Albert abat son premier avion allemand en Russie, victoire qui compte également comme la deuxième victoire du groupe Normandie. C’est le 16 juin, au cours d’un vol de surveillance avec le capitaine Preziosi, près d’une petite station de chemin de fer portant le nom de Soukinovichi, qu’il remporte cette victoire. Apercevant un Focke-Wulf 189, avion de reconnaissance bipoutre, Albert en avertit Preziozi et les deux hommes jettent leurs Yak contre l’intrus. L’Allemand effectue un brusque retournement et frôle à les toucher les deux Français, mais il est déjà frappé à mort : la pointe de sa cabine centrale est disloquée, l’un de ses moteurs flambe et de nombreux impacts sont visibles. Les Français suivent quelque temps leur victime puis l’abandonnent. Le soir, les Russes annoncent que l’avion s’est écrasé près de Brousnamekovaïa.

Le 5 juillet, le "Normandie" reçoit ses premiers Yak-9, bien supérieurs aux Yak 1 utilisés jusque-là. Le 11 juillet, "Normandie" est mis en alerte pour participer à la bataille d'Orel. Cette grande bagarre va amener de nombreuses victoires, mais aussi des pertes très sévères. Le 14 juillet 1943, Albert inscrit à son palmarès sa deuxième victoire en URSS. En patrouille avec Pouyade, Béguin, Preziosi et Tedesco, il rencontre trois Messerschmitt Bf 110. Il descend deux d’entre eux, mais le lieutenant Jean de Tedesco disparaît dans la mêlée. En cinq jours, Albert abat quatre avions allemands. Le 17 juillet, le commandant Tulasne est porté disparu. À la suite de la disparition du lieutenant Léon, le 4 septembre 1943, Albert prend le commandement de la 1re escadrille et est nommé lieutenant. Le 22 septembre, "Normandie" compte 68 victoires homologuées, mais le groupe est exsangue : ses pilotes sont épuisés physiquement et nerveusement. Le groupe est retiré du front, le 22 octobre, et le 6 novembre prend ses quartiers d'hiver à Toula, où il est recomplété par des renforts, devenant un régiment à quatre escadrilles. Albert est l’un des derniers survivants des Français arrivés en 1942. Il en est alors à sa 15e victoire.

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Le 25 mai 1944, le groupe Normandie revient en première ligne, à Doubrovska, et reprend sa place dans une division aérienne soviétique. Il prend part à la campagne d’été. En août, les Français reçoivent des Yak-3 qui imposent le respect aux Messerschmitt Bf 109 et Focke-Wulf Fw 190. Le 16 octobre débute la grande offensive soviétique en Prusse-Orientale, au cours de laquelle "Normandie" effectue 100 sorties en trois jours ! Albert remporte 6 nouvelles victoires. Mais les pertes sont lourdes et le 18 octobre il ne reste plus qu'un seul Yak disponible à la 3e escadrille.

Le 28 novembre 1944, le groupe "Normandie" prend son nom définitif de "Normandie-Niemen". Un mois plus tard, passé capitaine, Albert reçoit l’étoile d’or de « Héros de l'Union soviétique », la plus haute récompense de l'Union soviétique.

 

 

Le 23 décembre 1944 il part en permission pour la France avec quelques anciens du groupe. Quand il rentre, c’est pratiquement pour apprendre la fin de la guerre. Il retrouve Paris le 20 juin 1945, quand les quarante-deux avions du régiment Normandie atterrissent sur la piste du Bourget, où ils reçoivent un accueil triomphal. Dès la fin des cérémonies, Marcel Albert est hospitalisé pour une fièvre typhoïde. Il restera un mois et demi hospitalisé et ne rejoindra son unité qu'en août.

En octobre 1945, Marcel Albert est affecté à l'inspection générale de l'armée de l'air, mais il demande à être muté au Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge (C.E.V.), où il arrive le . À deux reprises, le 6 août puis le 6 septembre, il décolle d'Orange mais son avion prend feu. Il est persuadé qu'il s'agit d'un sabotage.

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En février 1947, Albert est muté comme attaché militaire à l'ambassade de France de Prague en Tchécoslovaquie. Il est promu commandant "à titre fictif". Il y rencontre miss Freda Cantrell, une citoyenne américaine travaillant à l'ambassade des États-Unis. Détestant les mondanités et mal à l'aise en société, Albert ne parvient pas à s'adapter à son nouveau poste, et quitte l'armée de l'air en septembre 1948.

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Il épouse miss Cantrell à New York et s'installe aux États-Unis, où il crée une chaîne de cafeterias, puis une entreprise fabricant des gobelets en carton, qu'il lance dans la fabrication de gobelets en plastique, avec un certain succès. En 1966, il est élu "manager de l'année" pour les PME.

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À la fin des années 1970 il s'installe à Chipley, en Floride, avec son épouse Freda. Celle-ci décède le 29 janvier 2009. Âgé de 92 ans, Marcel Albert meurt le 23 août 2010 dans une maison de retraite, à Harlingen (Texas).

 

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Décorations

 

 

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( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Albert   )

 

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Compagnon de la Libération, le lieutenant Pierre BRISDOUX.

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Pierre Brisdoux Galloni d'Istria ( - )

 

Natif d'Alger, Pierre Brisdoux Galloni d'Istria, docteur en droit, titulaire du brevet de pilote civil, officier de réserve de l'Armée de l'air, rejoint l'aviation dès 1939. sous-lieutenant notamment sur la Base aérienne 122 Chartres-Champhol en mars 1940, au Centre d'Instruction de la Chasse, il tente de passer en Angleterre dès le .

Après ce premier échec, il passe en Algérie et tente de rejoindre le Cameroun. Repris, il s'enfuit à nouveau et rejoint le Tchad par un trajet de 12 000 km à travers le désert.

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Accueilli par le général de Gaulle en personne, il s'engage dans les Forces aériennes françaises libres et rejoint en 1941 le groupe de chasse Alsace, avec lequel il fait les campagnes de Syrie et de Libye en 1942. Il est lieutenant en mars 1942.

En 1943, il rejoint la Grande-Bretagne et le groupe de chasse Île-de-France (le No. 340 "free french" Squadron), avec lequel il participe au débarquement. En août 1944, il est affecté au No. 198 "killer Squadron", sous les ordres du commandant Yves Ezanno.

Il est abattu le lors d'une attaque sur le quartier général de l'organisation Todt près d'Utrecht.

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Récompenses

 

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( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Brisdoux_Galloni_d'Istria   )

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Pierre Brisdoux Galloni d'Istria. Français libre envers et contre tout. La guerre trouve Pierre, âgé de 25 ans. Pilote civil, il est devenu officier de réserve en septembre 1939 dans l'armée de l'air. Ce juriste patenté (un doctorat …) va attendre à Avord, puis Chartres puis Cazauz, qu'on l'envoie pilote en première ligne. Cela n'arrivera pas. Le sous-lieutenant Brisdoux va tenter de rejoindre Londres en vain. Démobilisé, il réussit à aller en Algérie (Alger sa ville natale) en août 1940. Puis, voulant toujours rejoindre de Gaulle, il part vers l’Afrique noire fin 1940, connaît la prison, s'enfuit, est condamné à mort pour trahison...et parcourt avec d'autres camarades presque 12000 kms de désert sur toutes les montures possibles pour arriver au Tchad. Une équipée saharienne! Deux mois en enfer. Puis, admis au squadron 73 de la RAF, il est en Égypte, avant de devenir membre du groupe de chasse Alsace (septembre 1941). Pendant 2 ans, Pierre va voler en Syrie, Égypte, Libye. Sur Hurricane. Au quotidien, Pierre mitraille les colonnes allemandes. Après le Moyen-Orient, le lieutenant Brisdoux part en Angleterre et intègre le squadron 340 ile de France (juillet 1943). Pierre vole désormais sur Spit VB, défend la grande île, participe au débarquement. Enfin, Pierre Brisdoux est transformé sur Typhoon et gagne le squadron 198 (août 1944). C'est au sein de cette unité, attaquant à la roquette RP-3 le QG de l'organisation Todt à Utrecht, que Pierre est descendu par la flak. 8 décembre 1944. Tué sur le coup.
Pierre sera fait chevalier de la Légion d'honneur et compagnon de la Libération à titre posthume

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Source http://www.francaislibres.net/?fbclid=IwAR3q4qnNHFWer084pzXffjuHPR7hNIK4fFxBcS_YYFd1xwiq1qMGW3MR6yI

http://cieldegloire.com/?fbclid=IwAR2HjbEOuRhsvknzFHW3fPghHGEYOpwBT7rxna7t-seCgnytIeSMhx5sIk8

http://divisionfrancaiselibre.eklablog.com/?fbclid=IwAR1Y9rH6bJfN4-IAKoel0wXi_1X7FyvH-DyDCoxJAuoDj-WgsaJzmLr8Gew

 

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Continuons avec le capitaine Roger SAUVAGE.

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Roger Sauvage dit « Saussage » (Paris, - )

 

Roger Sauvage nait le 26 mars 1917 dans le quartier de Ménilmontant, à Paris, orphelin de son père martiniquais, tué au chemin des Dames. Très jeune il est passionné d'aviation, découvre l'aviation légère et le vol à voile, et en 1935 s'engage dans l'armée de l'air.

Il fait son apprentissage sur les bases aériennes de Tours et surtout d'Angers. Début mars 1938, il est affecté à Strasbourg, au groupe aérien d’observation 553, où il vole sur Mureaux 115. Puis, à sa demande, il rejoint au printemps suivant la base aérienne 112 de Reims, pour y intégrer l'escadrille SPA 67 du groupe de chasse I/5, unité en cours de transformation sur chasseur Curtiss H.75.

En son chasseur bimoteur Potez 631, est abattu par quatre Hawker Hurricane britanniques qui le confondent avec un Messerschmitt 110. Le 18 mai, il repart au combat sur son Potez 631 et participe à la destruction de l'un des Heinkel 111 qui viennent de bombarder le terrain d'Esbly près de Meaux. Un mois plus tard il détruit un Dornier 17 à Tours.

Après l'armistice et à la dissolution de l'escadrille, il est affecté quelques mois sur la base de Nîmes, puis en Afrique du Nord. Pendant plus de deux ans les vols sont quasiment impossibles, à l'exception du vol à voile que Roger redécouvre à l'occasion d'un stage. Après le débarquement anglo-américain de novembre 1942,l'armée de l'air d'Afrique du Nord est peu à peu rééquipée par les alliés, et Roger Sauvage souhaite reprendre le combat.

Le il est reçu par l'adjudant Feldzer alias « Constantin », chargé discrètement de recruter des pilotes désireux de se battre. Celui-ci lui laisse le choix :

– soit opter pour l'Angleterre et la Royal Air Force ou se distinguent Pierre Closterman, René Mouchotte, Christian Martell ;
– soit rejoindre la Russie où se battent sous l'étiquette "Normandie" une poignée de Français libres : Albert Littolff, Jean Tulasne, Albert Preziosi.

Il choisit la Russie, le plus dur à tout point de vue. Outre les difficiles conditions de vie, les pertes atteignent 75 %. Le , il arrive à Moscou. Du au 25 mai entraînement et exercices sur Yakovlev 3, 7 et 9.

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À partir du il participe aux offensives sur Vitebsk, Orcha, la Bérézina, Minsk, le Niémen et la Prusse-Orientale (poches de Königsberg et du Samland) sans discontinuer jusqu'au . Lors de diverses missions (escorte de bombardiers, soutien et mitraillage au sol, attaque de DCA, chasse, interception...) il descend 14 avions allemands (parfois à plus de 100 km à l'intérieur des lignes ennemies).

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Le il embarque sur son Yak 3 à destination de Paris, (via Elbing, Potsdam, Prague Stuttgart et Saint-Dizier) où il arrive le 20 juin.

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Il quitte l'escadrille Normandie-Niemen en , mais reste dans l'Armée de l'Air.

Il est nommé capitaine en et est rayé des cadres en .

 

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Citations et médailles

Roger Sauvage a :

 

( Source : Wikipédia    https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Sauvage   )

 

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Disparue lors du débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, le lieutenant Jacques JOUBERT DES OUCHES.

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Jacques Joubert des Ouches, né le à Meudon (Hauts-de-Seine) et mort pour la France le près de Saint-Vaast-la-Hougue,

 

Il est le fils de Jean Joubert des Ouches ( général ) et passa sa jeunesse en partie au Maroc, principalement à Meknès, où son père était affecté.

Alors qu'il suivait des cours à l'école de pilotage de Ploujean, il embarque dès le pour Londres à bord du bateau Le Trébouliste depuis Douarnenez et s'engage dans les Forces françaises libres. Après avoir servi en Afrique, notamment au Cameroun, il devient pilote de chasse au sein de la Royal Air Force, participant notamment au Raid de Dieppe le et effectuant 175 sorties aériennes de combat.

En 1943, promu lieutenant, il est affecté comme moniteur à l’école de chasse de Meknès au Maroc. Mais il parvient à se faire muter au groupe de chasse Berry de l’armée de l'air française. Son Supermarine Spitfire tombe en panne lors du débarquement de Normandie au-dessus d'Utah Beach le , il saute en parachute. Son corps n'a jamais été retrouvé.

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Distinctions

Chevalier de la Légion d'honneur.

Compagnon de la Libération (décret du 16 octobre 1945).

Croix de guerre 1939-1945 (3 citations).

Médaille de la Résistance française, avec rosette.

 

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( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Joubert_des_Ouches  )

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Avec un bref mais remarqué passage dans l'aviation militaire, " la fiancée du danger ", Marie Marvingt une des premières aviatrices françaises, a bombardé le territoire allemand a l’automne 1914, de son propre fait (attribution de La Croix de guerre). En dehors de ce fait (contesté), elle fut la créatrice des convoyeuses de l’air et servir d’infirmière volante pendant le premier conflit mondial.

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Marie Marvingt, née le à Aurillac (Cantal) et morte le à Laxou (banlieue de Nancy, en Meurthe-et-Moselle),

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Surnommée « la fiancée du danger », elle se fait connaître avant la Première Guerre mondiale par ses multiples exploits dans des disciplines sportives plus ou moins à risques comme l'alpinisme, le cyclisme, le tir sportif, la natation et de nombreux autres sports, notamment d'hiver. Officieusement, elle est la première femme à terminer le Tour de France, en 1908, après avoir essuyé le refus des organisateurs. La découverte des sports de l'air est une révélation : aéronaute puis aviatrice, elle est l'une des premières femmes à voler seule et la première à traverser la Manche du continent vers l'Angleterre en 1909. L'année suivante, elle établit le premier record de la coupe Femina.

Ambassadrice de l'aviation sanitaire, elle conçoit un prototype d'avion-ambulance qu'elle ne réussit toutefois pas à construire avant la Première Guerre mondiale. Lors de ce conflit international, elle s'invite à deux bombardements avant de se voir émettre le refus officiel de l'armée. Elle retourne à Nancy où elle devient infirmière et correspondante de guerre. Décidant de rejoindre le front comme poilu, Marvingt y reste 47 jours déguisée en homme avant d'être démasquée. La sportive utilise alors ses talents de skieuse dans les Dolomites sur le Front italien où elle aide à l'évacuation des blessés.

Après la Première Guerre mondiale, Marie Marvingt reste journaliste et part vivre au Maroc où elle crée le premier lieu de formation des infirmières pilotes d'avions sanitaires et reçoit la médaille de la Paix. Elle fait partie de ce service pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle elle invente un type de suture chirurgicale minimisant le risque d'infection sur le champ de bataille. Elle continue le cyclisme et prépare son brevet de pilote d'hélicoptère jusqu'à sa mort à l'âge de 88 ans. Comptabilisant trente-quatre décorations, elle est la femme la plus décorée de l'histoire de France.

 

En 1899, elle devient l'une des premières femmes titulaires du certificat de capacité pour conduire des automobiles . Elle participe plus tard à plusieurs courses automobiles dans le Sahara.

Elle obtient également une licence de lettres et s'inscrit dans plusieurs facultés. Elle étudie la médecine et le droit, apprenant au passage à parler quatre langues ainsi que l'espéranto et obtenant son diplôme d'infirmière de la Croix-Rouge.

Marvingt dort quatre à cinq heures par jour seulement et prévoit son emploi du temps à l'avance pour s'organiser plus facilement. Elle refuse catégoriquement de se marier ou de devenir mère. Dans son temps libre, elle rédige et publie des poèmes sous le pseudonyme de Myriel.

 

Sportive accomplie

En 1904, elle participe à sa première course cycliste, de Nancy à Bordeaux. Elle prend part l'année suivante à une autre grande course routière : Nancy-Milan, puis Nancy-Toulouse en 1906. Les femmes n'étant pas autorisées à porter un pantalon et le pédalage s'avérant complexe en jupe, elle adopte la jupe-culotte pour améliorer ses performances. En 1908, elle pose sa candidature pour participer au Tour de France cycliste. Devant le refus des organisateurs, la Lorraine de 33 ans aurait effectué le même parcours que les hommes en prenant le départ quelques minutes après eux et serait parvenue à terminer la compétition, comme 36 des 114 compétiteurs hommes.

Nageuse, elle est la première Française à accomplir les 12 km de la traversée de Paris à la nage, en , se classant quinzième au général et troisième féminine dans un temps de h 11 min 23 s, En , elle remporte la traversée de Toulouse dans un temps de h 26 min 50 s, devançant ses plus proches poursuivantes de plus de trois minutes.

Marie Marvingt s'illustre aussi dans de nombreux sports de montagne. Entre 1908 et 1910, elle remporte plus de vingt médailles d'or à Chamonix dans différentes disciplines : en ski, patinage artistique et patinage de vitesse, au concours de saut ou encore en gymkhana sur glace. Le , elle remporte la première compétition féminine de bobsleigh à Chamonix, au cours de la Coupe Léon Auscher.

Dans L'Univers du , l'abbé Delfour loue ses multiples talents : « Natation, cyclisme, alpinisme, aéronautique, aviation, équitation, gymnastique, athlétisme, escrime, jeux d'adresse, il n'est pas un sport où elle ne brille, et presque toujours au premier rang ». En 1907, elle obtient le prix d'honneur de tir au fusil de guerre à 300 mètres et de tir à la carabine Flobert à des concours organisés par le ministère de la Guerre.

 

Marie Marvingt effectue son premier vol accompagné en ballon libre en 1901. Elle obtient son brevet de pilote de ballon libre (no 145) la même année. En 1910, elle gagne le premier prix du concours de distance de l'Aéro Club de l'Est avec un vol en aérostat de Nancy à Neufchâteau.

Le , elle devient la première femme à piloter un ballon au-dessus de la mer du Nord et la Manche vers l'Angleterre

 

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En décembre, elle effectue ses premiers essais au sol d'un avion, puis devient l'élève d'Hubert Latham, à Mourmelon. Elle connaît dans son apprentissage ses premiers remous en l'air et des atterrissages violents. Elle vole également avec Charles Wachter, frôlant la collision avec un biplan, ou encore Alexandre Laffont, son dernier professeur avec qui elle conduit entièrement l'avion. Le , Marie Marvingt pilote seule pour la première fois son aéroplane monoplan Antoinette.

En , sur son Antoinette et sous la direction d'Hubert Latham, Marie Marvingt passe les trois épreuves du brevet de pilote aviateur à Mourmelon, évoluant à soixante mètres d'altitude avec une grande régularité, effectuant un vol d'un quart d'heure sur la campagne puis descendant en vol plané. Elle devient officiellement titulaire du brevet de pilote no 281 de l'Aéro-Club de France le . Elle devient à cette occasion la troisième femme au monde à obtenir son brevet de pilote après Élisa Deroche (no 36) et Marthe Niel (no 226). Elle est la seule femme au monde à posséder son brevet de pilote pour le monoplan Antoinette et à avoir piloté seule un avion.

En , l'aviatrice lorraine occupe une pleine page dans le magazine La Vie au grand air pour être tombée sur un arbre, dans la cour d'un café occupé par un jeu de boules, après un accident lors d'un meeting à Saint-Étienne. Peu refroidie par cet accident, elle multiplie les vols aux commandes d'un avion Deperdussin Monocoque. Elle cumule 717 vols de à sans la moindre casse. Dans le même temps, elle fait quatorze ascensions en sphérique dont l'une de Paris à Bruxelles et une autre de Paris à Mars-la-Tour, donnant le baptême de l'air à 32 néophytes.

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En 1910, le Dr Duchaussoy, fondateur de l'Association des Dames françaises de la Croix-Rouge, propose un prix pour la réalisation d’un avion-ambulance. Marie Marvingt conçoit un prototype avec l'ingénieur Louis Béchereau et ils commandent deux modèles à Armand Deperdussin. En 1912, Duperdussin est accusé de détournement des fonds de son entreprise, la société de production des aéroplanes Deperdussin et le projet n'aboutit pas.

En , Marie Marvingt soumet son projet à la Direction de l'aéronautique militaire et obtient son approbation. Elle publie et expose donc les plans de son avion-ambulance au salon de l'aviation. Elle parcourt la France et fait une tournée de conférences pour promouvoir la création d'avions de secours portant sur leurs ailes l'emblème des ambulances de la Croix-Rouge et recueillir les fonds nécessaires pour mener à bien le projet qu'elle considère comme « son plus cher désir de Française ».

 

Aviatrice, infirmière et poilu de la Première Guerre mondiale

 

Au cours de la Première Guerre mondiale, Marie Marvingt tient à s'engager dans l'aviation française. Pour appuyer sa demande, elle souligne le fait que l'armée russe accepte les femmes. Alors que l'administration ne répond pas à ses démarches, elle n'attend pas et participe à deux bombardements aériens au-dessus de la base aérienne 128 Metz-Frescaty, ce qui lui vaut d'obtenir la croix de guerre 1914-1918. Cependant, elle n'a participé que pour remplacer un pilote blessé et n'intègre finalement pas les corps aériens de l'armée.

Après sa participation aux deux bombardements, l'armée lui fait part de son refus officiel. Ses études en médecine lui permettent de devenir infirmière-major et d'assister un chirurgien réputé à Nancy. Elle y vit et fait le récit dans plusieurs journaux des bombardements réguliers sur la ville. Après deux années et demi aux côtés du chirurgien, elle décide de retourner sur le front. Pour ce faire, elle se déguise en homme. Elle intègre alors le 42e bataillon de chasseurs à pied sous le nom de Beaulieu.

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Quelques mois plus tard, après 47 jours cumulés en première ligne, son identité est démasquée lors de la remise d'un pli à l'un de ses cousins, colonel d'un régiment. Elle doit quitter le front et est personnellement autorisée par le maréchal Foch à rejoindre le 3e régiment des chasseurs alpins en tant qu'infirmière et correspondante de guerre aux Dolomites, sur le Front italien. Elle y évacue alors régulièrement les blessés à skis.

 

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Après la Première Guerre mondiale, Marvingt poursuit son travail de journaliste et devient officier de santé des armées au Maroc.

En , Marvingt fixe un record de marche avec une randonnée de 57 kilomètres dans les Alpes-Maritimes.

Elle s'investit ensuite pleinement dans l'aviation sanitaire.

 

De la Seconde Guerre mondiale à la mort dans un relatif anonymat

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Pendant la Seconde Guerre mondiale, Marvingt travaille comme infirmière de l'air. Elle invente un type de suture chirurgicale qui permet de recoudre les blessures plus rapidement sur le champ de bataille pour éviter les infections4. En 1939, elle vit temporairement à Sainte-Alvère en Dordogne où elle fonde un centre de convalescence pour les aviateurs blessés nommé « Le Repos des ailes ».

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Marie Marvingt n'a pas le droit à une pension de retraite et connaît la pauvreté. Elle vit de ses conférences mais en fait de moins en moins, et de son métier d'infirmière, elle continue à faire des piqûres. L'ancienne gloire du sport continue de recevoir des décorations. En 1949, Marvingt devient officier de la Légion d'honneur. Le , elle reçoit le grand prix Deutsch de la Meurthe de la Fédération nationale d'aéronautique à la Sorbonne pour son œuvre dans l'aviation sanitaire. Le , pour son 80e anniversaire, le gouvernement américain lui offre un vol au-dessus de Nancy à bord d'un chasseur supersonique, le McDonnell F-101 Voodoo, depuis la base aérienne 136 Toul-Rosières. Deux ans plus tard, elle reçoit la médaille du service de santé de l'air.

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Malgré son âge avancé, elle continue de se lancer des défis. En 1959, elle passe son brevet de pilote d'hélicoptère, et pilote l'année suivante, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, le premier hélicoptère à réaction du monde, le Djinn. Au cours de sa vie, elle bat un total de dix-sept records en tant que pilote. En 1961, elle effectue le trajet de Nancy à Paris à vélo, pédalant dix heures par jour.

Marie Marvingt meurt le dans un hospice à Laxou, dans un relatif anonymat, bien que Le Mondeet les journaux américains The New York Times et Chicago Tribune lui consacrent une rubrique nécrologique . Elle est inhumée au cimetière de Préville à Nancy.

 

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Prix et distinctions

Avec 34 médailles et décorations, Marie Marvingt est à sa mort la femme la plus décorée de France. Elle reçoit sa première distinction d'importance en  : l'Académie des sports lui octroie sa grande médaille d'or pour tous les sports. Marie Marvingt a reçu plusieurs distinctions, dont (liste partielle) :

 

( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Marvingt   )

 

 

 

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Reprenons avec le général de brigade aérienne Joseph RISSO.

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Joseph Risso, né le à Cadolive (Bouches-du-Rhône) et mort le à Aix-en-Provence dans le même département,

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Engagé dans l'aviation en 1938, il entre à l'école de pilotage Caudron d'Ambérieu la même année. En 1939-1940, il termine son instruction à l'école d'Istres. Après l'armistice de 1940, il s'évade de Nouvion (aujourd'hui El Ghomri, Algérie) à bord d'un Caudron Simoun pour rejoindre Gibraltar. Après un atterrissage forcé à La Línea, il réussit à rallier les FFL à Gibraltar puis en Angleterre. Pilote de chasse de nuit dans la RAF, il est un des tout premiers éléments du groupe de chasse no 3 "Normandie". Il arrive en URSS à Ivanovo en et il restera dans cette unité jusqu'en 1948.

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Il a ensuite occupé de nombreuses fonctions dans l'armée de l'Air. Il a notamment été affecté à l'état-major de la 5e RA d'Alger, à la 11e escadre de chasse (commandant en second), à la 13e escadre de chasse tout temps (commandant). Il a aussi été auditeur au Collège de défense de l'OTAN, puis affecté à la Direction de la sécurité militaire. Après un passage au Centre des hautes études militaires et à l'Institut des hautes études de Défense nationale, il dirige le Centre d'opérations de la Défense aérienne à Taverny en tant que général de brigade aérienne.

 

Décorations

 

( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Risso   )

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Joseph Risso Alias le « beau Joseph » ou Escartefigues. 20 ans en mai 1940 , déjà pilote (avril 1939), il ne put participer au conflit...affecté en Algérie en mai 1940. il s’enfuit vers Gibraltar le 26 juin 1940 à bord d'un Caudron Simoun. Il atterrit sur une plage avec un camarade et est prisonnier par les Franquistes. Sera emprisonné six semaines avant d'être remis aux Britanniques. Volontaire FAFL, arrivé à la RAF, retour à l'école (il a trop peu d'heures de vol). Puis, aout 1941, ce sera la chasse de nuit (squadron 253) au large de l’Écosse. Missions sans gloire. Risso sera de suite volontaire pour le groupe de chasse Normandie. Il arriva en URSS en novembre 1942. Première victoire le 16 juillet 1943. Destructeur de stukas, titulaires de onze victoires, Joseph finira la guerre comme capitaine et resta dans l’armée de l’air, au neu neu (Normandie Niemen). Voilà ce qu’il disait de son premier vol en URSS:
« Ce sera un lâcher au sens plein du terme, non point à cause de l’avion, le Yak se révèle d’un pilotage facile et agréable, mais en raison de l’hiver qui a transformé le pays en un immense tapis blanc, d’une luminosité aveuglante et qui font que ciel et terre se fondent et se confondent. Ajoutons à cette contrainte, le camouflage de couleur blanche des avions et l’on a une idée des difficultés auxquelles il nous faut faire face. Pour nos mécaniciens, par ailleurs alignés sur une ration alimentaire nettement en dessous de la nôtre, déjà considérée comme maigre, les travaux en piste confinent au calvaire tant le froid est vif. Certains jours, les températures oscillent entre moins 25 et – 30 °C. »
Joseph Risso est mort le 24 novembre 2005.

 

( source : Rudolph de Patureaux Ecrivain )

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Romain GARY si chacun connait l'écrivain, le cinéaste, éventuellement le diplomate, il fut également aviateur.

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Romain Gary, né Roman Kacew le (8 mai dans le calendrier julien), à Vilna dans l'Empire russe (actuelle Vilnius en Lituanie) et mort le à Paris, est un aviateur, militaire, résistant, diplomate, romancier, scénariste et réalisateur français, de langues française et anglaise.

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Service militaire

Naturalisé français le , Gary est incorporé le dans l'Armée de l'air à la base aérienne de Salon-de-Provence. À l'issue d'une formation d'élève officier de réserve de trois mois à l'école d'observation d'Avord près de Bourges, il passe l'examen de sortie en mars 1939 et est l'un des deux élèves-observateurs de la promotion à échouer, parmi les 290. Le seul grade qui lui soit accordé, contrairement semble t-il à tous les usages, est celui de caporal. Cet échec est probablement une mesure de discrimination à cause de sa naturalisation trop récente. Il est nommé mitrailleur, puis doit se contenter du grade de sergent.

Lorsque la guerre éclate en septembre 1939, Gary est mobilisé en tant qu'instructeur de tir à l'école des observateurs de Bordeaux-Mérignac où la base aérienne d'Avord s'est repliée.

France libre

Fervent admirateur du général de Gaulle, il ne va pas directement à Londres. Le , il rejoint en avion Alger, puis le Maroc, d'où il se rend en car à Casablanca. Un cargo britannique, l'Oakrest, l'emmène à Glasgow, où il débarque le . Il s'engage aussitôt dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Adjudant en septembre 1940, il sert au Moyen-Orient, en Libye, et à Koufra en février 1941, en Abyssinie puis en Syrie où il contracte le typhus, passant six mois sur un lit d'hôpital. Après sa convalescence, il rejoint l'escadrille de surveillance côtière en Palestine et se distingue dans l'attaque d'un sous-marin italien.

Il est breveté officier observateur en avril 1941, promu lieutenant le 15 décembre 1942.

En février 1943, il est rattaché en Grande-Bretagne au Groupe de bombardement Lorraine. Il est affecté à la destruction des bases de lancement des missiles V1. C'est durant cette période que Romain Kacew choisit le nom de Gary — signifiant en russe « brûle ! » à l'impératif — qui sera retenu par l'état civil à partir de 1951 : « Romain Gary » devient son nom francisé à l'état civil français en octobre de cette année.

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Sa mère meurt le  ; dans La Promesse de l'aube, l'écrivain raconte ne l'avoir appris qu'en 1944 :

« Mais à l'hôtel-Pension Mermonts où je fis arrêter la jeep, il n'y avait personne pour m'accueillir. Il me fallut plusieurs heures pour connaître la vérité. Ma mère était morte trois ans et demi auparavant, quelques mois après mon départ pour l'Angleterre (…). Au cours des derniers jours qui avaient précédé sa mort, elle avait écrit près de deux cent cinquante lettres, qu'elle avait fait parvenir à son amie en Suisse. Je continuai donc à recevoir de ma mère la force et le courage qu'il me fallait pour persévérer alors qu'elle était morte depuis plus de trois ans. Le cordon ombilical avait continué à fonctionner. »

En réalité cet épisode est une invention littéraire : Romain Gary, qui connaissait l'état de santé de sa mère, a rapidement été averti « par un télégramme très brutal » du décès de celle-ci, veillée par ses amis de jeunesse Sylvia Stave et René Agid — auxquels La Promesse de l'Aube est dédié — et sans avoir rédigé la moindre lettre.

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En tant qu'observateur, il remplace Pierre Mendès France dans l'équipage du sous-lieutenant Arnaud Langer. Le lieutenant Gary se distingue particulièrement le alors qu'il se trouve dans l'avion de tête d'une formation de six appareils. Il est blessé, et le pilote Arnaud Langer est aveuglé, mais Gary guide ce dernier, le dirige, réussit le bombardement, et ramène l'avion à sa base. Cette version est contestée par le radio, René Bauden, qui relate que la blessure reçue par l'observateur, Romain Gary, ne lui aurait pas permis de ramener l'appareil à sa base, ayant causé son évanouissement.

Il effectue sur le front de l'Ouest plus de vingt-cinq missions, totalisant plus de soixante-cinq heures de vol de guerre. Il est fait compagnon de la Libération et nommé capitaine en mars 1945, à la fin de la guerre.

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Lors des obsèques du général de Gaulle.

Décorations

 

( Source : WWikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Romain_Gary   )

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Hautement décoré, le général de corps aérien Yves EZANNO.

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Yves Ezanno (Clamart, 14 juillet 1912 - Nice, 20 octobre 1996)

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Avant-guerre

Il intègre ensuite une préparation militaire supérieure à l'issue de laquelle il entre à l'école des officiers de réserve d'Avord le 15 octobre 1936. En avril 1937, après avoir obtenu un brevet d'observateur et été promu sous-lieutenant, il est affecté à la 21e escadre de bombardement1. Breveté pilote en avril 1939, il est promu lieutenant et muté à l'école de pilotage no 101 de Saint-Cyr-l'École où il exerce la fonction d'officier instructeur de tir.

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Seconde guerre mondiale

En 1940, lors de l'invasion allemande, l'école se replie sur Royan. Entendant le maréchal Pétain annoncer à la radio l'armistice à venir, il décide de poursuivre le combat et s'envole vers l'Angleterre avec plusieurs de ses camarades dont le futur ministre de la défense Jacques Soufflet. Engagé dans les Forces françaises libres dès leur création, il effectue un stage sur Spitfire avant d'être projeté en Afrique où il participe à l'expédition de Dakar. Il débarque en octobre 1940 au Cameroun puis, au sein du Groupe Mixte de Combat no 1 du lieutenant-colonel de Marmier dont il commande la 4e escadrille, il opère au-dessus du Gabon. Au début de l'année 1941, il remplace le lieutenant Guigonis à la tête du détachement chargé de la surveillance anti-sous-marine au Gabon et au Moyen-Congo puis il rejoint le Squadron no 39 britannique dans lequel il est affecté à la 2de escadrille française de bombardement1. Avec cette unité, il combat au-dessus de la Libye. En septembre 1941, Yves Ezanno est muté dans l'escadrille "Nancy" du Groupe de bombardement Lorraine tout juste créé. Toujours en Libye dans le cadre de la guerre du désert, il réalise 43 missions dans les cieux de Sidi-Rezegh, Benghazi, Agebadia et du col d'Halfaya. En février 1942, alors que le groupe Lorraine est placé en repos, il désire ne pas faire de pause dans les combats et se fait muter au Groupe de chasse Alsace dont il prend le commandement de l'escadrille "Strasbourg" après avoir été promu capitaine. A la tête de celle-ci, il continue les missions au-dessus de l'Afrique du nord, participant notamment à la première bataille d'El Alamein. En octobre 1942, le groupe de chasse Alsace est déplacé en Angleterre en vue des entraînements préparatoires aux futures offensives en Europe. En mars 1943, il est formé sur bombardier Douglas A-20 Havoc, ce qui lui donne l'occasion de retrouver brièvement son ancien groupe de bombardement Lorraine dont il commande pendant trois mois l'escadrille "Metz". Affecté ensuite dans une Operational Training Unit, il apprend le maniement du Hawker Typhoon puis rejoint les rangs du Fighter Squadron no 198 de la Royal Air Force dont il prend le commandement trois mois plus tard. Le 28 mai 1944, il parvient à détruire un poste d'état-major allemand puis s'illustre à nouveau le 6 juin 1944 lorsqu'il soutient depuis les airs les troupes du débarquement de Normandie en s'attaquant aux chars et véhicules blindés ennemis. Par la suite, il continue les missions au-dessus de la Normandie à Lisieux, Cherbourg, Caen, Mortain et Falaise. Il suit ensuite la progression des troupes alliées et se trouve au-dessus de Dunkerque puis des Pays-Bas. Le 4 novembre 1944, dans le ciel de Walcheren, son avion est abattu. Malgré ses blessures, il parvient à rejoindre ses lignes mais son état physique le rend indisponible pour le combat jusqu'en février 1945.

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Après-guerre

Yves Ezanno prend le commandement de l'école de chasse de Meknès en juin 1945 puis se voit promu lieutenant-colonel en septembre. Désigné inspecteur de l'aviation de chasse entre 1949 et 1952, il est engagé en Indochine et en Corée. De retour en France, passé colonel, il devient le commandant de la Base aérienne 113 Saint-Dizier-Robinson puis rejoint les rangs du SHAPE où il est chef des opérations de la 4th Tactical Air Force. De 1957 à 1959, il prend part à la guerre d'Algérie, commandant notamment le Groupe aérien tactique no 2 dans la région d'Oran. Durant cette période, il est nommé général de brigade aérienne. De retour dans les rangs de l'OTAN en 1960, il y exerce la fonction de sous-chef d'état-major de la section opérations et entraînements puis part à Washington en tant qu'adjoint au chef de la délégation française du groupe permanent du pacte Atlantique après avoir été promu général de division aérienne. A nouveau promu au rang de général de corps aérien en 1962, il occupe le poste de commandant de la défense aérienne française à la base de Taverny à partir de mars 1964. Il est ainsi successivement en contact à Washington avec Xavier Deniau puis à Taverny travaille sous le commandement de Michel Giraud.

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Dans le même temps, il est appelé à siéger au Conseil Supérieur de l'Air. Atteint par la limite d'âge en 1967, il quitte le service actif avec plus de 5200 heures de vol et 412 missions de guerre. Restant cependant dans le milieu aéronautique, Yves Ezanno devient Président-directeur général de l'Office français d'exportation de matériel aéronautique. Il en devient Président d'honneur en 1979. Membre du conseil de l'Ordre national de la Légion d'Honneur de 1968 à 1979 et du conseil de l'Ordre national de la Libération depuis 1969, Yves Ezanno meurt le 20 octobre 1996 à Nice et est inhumé à Aix-en-Provence.

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( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Ezanno  )

 

Décorations

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Grand-Croix de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Croix de Guerre 1939-1945
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Croix de la Valeur militaire Croix du combattant volontaire
Croix du combattant volontaire de la Résistance Médaille de l'Aéronautique Croix du combattant
Médaille coloniale
Avec agrafe "Libye"
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre
Distinguished Flying Cross
"with Bar"
(Royaume-Uni)
Africa Star
(Royaume-Uni)
Distinguished Flying Cross
(États-Unis)
Croix de Guerre
(Belgique)
Ordre de l'Aigle blanc
(Serbie)

Commandeur de l'Ordre du Ouissam Alaouite
(Maroc)

 

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Le sous-lieutenant Guillou de Mézellis, le pilote manchot des Forces aériennes françaises libres

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Né le 4 novembre 1917 à Audembert [Pas-de-Calais], Jacques Guillou de Mézellis n’a pas 20 ans quand il s’engage dans l’armée de l’Air. En 1938, il est admis à l’École de pilotage d’Angers, où il est breveté un an plus tard. Pour autant, il ne participera pas à la campagne de France de mai-juin 1940 car, après son stage de perfectionnement à Istres, il avait été affecté au Centre d’instruction de bombardement alors implanté sur la base de Francazal, à Toulouse.

Après l’armistice demandé par le maréchal Pétain, le sergent Jacques Guillou de Mézellis, décide, avec d’autres camarades, de rejoindre l’Angleterre. Parti de Port-Vendres, il s’engage dans les Forces françaises libres à son arrivée à Londres, le 7 juillet 1940.

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Avec le Groupe mixte de combat n°1, il prend part à l’expédition de Dakar ainsi qu’aux opérations du Gabon. Le 22 avril 1941, son destin bascule : le Bristol Blenheim qu’il devait convoyer de Fort Lamy à Khartoum s’écrase. Gravement blessé, le sergent-chef Guillou de Mézellis doit être amputé d’un bras.

Pour autant, ce dramatique accident ne marque pas la fin de sa carrière de pilote. Muni d’une main artificielle, et grâce à l’autorisation donnée par le général Martial Valin, alors chef des FAFL, promu officier, Jacques Guillou de Mezillis est affecté au groupe de chasse « Île-de-France », doté d’avions Spitfire Mk V.

Puis, par la suite, il rejoint le No. 65 Squadron, alors commandé par René Mouchotte, lequel le prendra sous son aile quand il arrivera à la tête du groupe de chasse « Alsace ». Malheureusement, le sous-lieutenant Guillou se Mézellis ne verra pas la libération de la France. Au cours d’un vol d’entraînement en Écosse, il se tue aux commandes de son Spitfire, le 13 mars 1943.

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« On ne t’oubliera pas, « Grand Jacques », sympathique à tous et vraiment gonflé, toujours souriant et courageux. Tu étais bien dans l’esprit du Squadron et l’on restera près de toi. Malgré ton seul bras, tu n’as pas eu peur de voler et de vouloir le battre. On se rappellera que la mort a abusé de ta mutilation et t’a pris en ‘vache’, aussi Le Squadron se battra pour toi, Vieux », écriront ses camarades dans le livre d’or du groupe de chasse Alsace.

 

( Source :  http://www.opex360.com/2017/11/05/le-sous-lieutenant-guillou-de-mezellis-le-pilote-manchot-des-forces-aeriennes-francaises-libres/   )

 

Également pour en savoir plus ; http://www.cieldegloire.com/004_guillou_de_mezillis.php

 


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Croix de Guerre 1939-45 avec 2 Palmes
• Médaille de la Résistance avec Rosette
 

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TULASNE, L'autre roi Jean.

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Jean Tulasne, né le à Nancy est un pilote de chasse français de la France libre, compagnon de la Libération. Il est tué au combat le , dans le ciel d'Orel, dans le sud-ouest de la Russie, lors de la bataille de Koursk, alors qu'il dirigeait l'escadrille Normandie-Niémen.

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Jean Tulasne est le fils de François Tulasne, officier de cavalerie devenu aviateur à la fin de 1914 et mort lors d'une collision aérienne le dans l’Allier. Il fait ses études au Prytanée militaire de la Flèche.

Il entre à Saint-Cyr en 1931, il en sort deux ans plus tard avec le grade de sous-lieutenant (promotion Tafilalet 1933). Ayant choisi l'aviation, il passe deux ans à l'École de l'Air de Versailles Villacoublay. Il obtient le brevet de pilote (no 24430) le . Il est promu lieutenant le et se voit affecter à un groupe de bombardement à Avord puis est muté à Dijon le dans la chasse (3e escadre de Dijon).

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Jean Tulasne ne supporte pas l'armistice de 1940. Il est stationné à Rayak aux confins libano-syriens où il ronge son frein et n'a qu'une idée, rejoindre la France libre. Il est rendu responsable de la désertion de trois de ses camarades, le lieutenant Péronne et les sous-officiers Coudray et Ballatore, partis fin juin rejoindre les Forces françaises libres. Il est d'abord interdit de vol puis autorisé à voler de nouveau mais sous surveillance, avec comme équipier l'adjudant-chef Amarger.

 

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Le , il pilote un Morane 406 et décide de fausser compagnie à son équipier en simulant une panne de moteur dans les nuages et se mettant en vrille. Il atterrit à Lydda, près de Haïfa. Il s'engage dans la Royal Air Force. Il rejoindra la France libre et commandera le Groupe de chasse "Alsace" en Afrique.

Yves Courrière résume en quelques mots : « il est chasseur-virtuose et commandant à 29 ans ».

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Il se voit confier l'escadron de chasse 2/30 Normandie qui part représenter l'Armée française sur le front russe en novembre 1942. Il s'agit pour la France, au départ, d'une présence symbolique.

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Il est tué en combat aérien lors de la grande offensive soviétique sur Orel, dans le sud-ouest de la Russie lors de la bataille de Koursk en juillet 1943. Son camarade de Saint-Cyr, ami et adjoint, Pierre Pouyade, prend sa succession à la tête du Normandie.

 

Trois jours plus tôt, l'escadron avait fêté sobrement la fête nationale marquée par un bref ordre du jour du commandant, dans une clairière d'un bois de bouleaux, avec comme musique de fond le fracas de la bataille.

« Le 17 juillet 1943, une première sortie s'effectue à 5 h 10. Tulasne mène dix Yak, des avions de chasse soviétiques, en protection de Pe-2 qui vont bombarder la gare de Biela-Berega. Tulasne attaque un Messerschmitt Bf 110 sans résultat. Le commandant sort une nouvelle fois à 17 h 10 à la tête de neuf Yak pour escorter des Sturmovik dans le secteur de Znamenskaïa. Les Fw 190 allemands sont là aussi, nombreux. Un combat général s'engage. Le lieutenant Didier Béguin est blessé à la jambe, l'aspirant Firmin Vermeil est abattu et Tulasne disparaît à jamais de la vue de Pierre Pouyade. Au cours de la campagne sur le front, le commandant Tulasne a effectué 89 heures 35 de vol dont 65 heures 55 de guerre en 53 missions. »

 

On retrouvera un corps de pilote français 20 ans après la fin de la guerre. Il sera inhumé à Moscou, au cimetière de la Présentation (où se trouve un carré français), sous une dalle avec la mention « Pilote français inconnu ». Le mémorial Normandie-Niémen affirme que ce corps est celui de Jean Tulasne dont la famille a accepté que sa tombe reste anonyme.

 

Décorations

Il a reçu, à titre posthume la Grande médaille d'or de l'Aéro-Club de France.

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( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Tulasne   )

 

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    • By Bouchon-Gras 49
      J'ouvre ce sujet en ces jours de commémoration du débarquement de Provence et de la libération de Toulon et Marseille, par le général Joseph de MONSABERT.

      Joseph de Goislard de Monsabert (né le 30 septembre 1887 à Libourne - mort le 13 juin 1981 à Dax)
      Né au sein d'une famille de militaire, Joseph de Goislard de Monsabert, après des études au lycée Saint-François-Xavier de Vannes, est admis à Saint-Cyr en 1907. Il fait ses classes au 50e Régiment d'Infanterie de Périgueux, puis rejoint, en 1908, l'École spéciale militaire. Il appartient à la promotion du Maroc (92e promotion 1907-1910). Volontaire pour l'Armée d'Afrique, il doit cependant quitter le Maroc et le 3e Tirailleurs pour s'illustrer pendant la Grande Guerre au 1er régiment mixte de zouaves et tirailleurs puis au 9e régiment de marche de zouaves.

      Quand, après son stage à l'École supérieure de guerre, il doit quitter la troupe, c'est le plus souvent en Afrique du Nord qu'il demande à servir dans les garnisons de Tadla, Taza, Blida.
      Commandant la 5e brigade de l'infanterie d'Afrique et commandant de la subdivision de Milinia, il est directement confronté aux évènements de 1942.

      Il prend alors fait et cause pour le débarquement américain en Algérie, en tentant de neutraliser les troupes hésitantes. Il se voit confier le commandement de la 3e division d'infanterie algérienne (3e DIA), avec mission de la mettre sur pied et de l'entraîner. Homme de contact, il acquiert auprès de ses cadres et de ses hommes, français ou musulmans, prestige et confiance, et donne ainsi à la division une âme qui se manifesta avec éclat dès les premiers combats. Il a joué un rôle important dans la création des Corps francs d'Afrique dont il prendra le commandement le 25 novembre 1942.

      Sa première tâche est de refouler les Allemands débarqués à Bizerte en Tunisie. Après six mois de combat, la division entre à Tunis au milieu des acclamations de la population. Puis c'est la campagne d'Italie

      de novembre 1943 à juillet 1944 pendant laquelle la 3e D.I.A. joue un rôle éminent au sein du corps expéditionnaire français en enlevant notamment la crête du Belvédère. Pendant dix jours, la division Monsabert retient, sur un front de 8 km, 27 bataillons allemands sur les 44 opposés à la 5e Armée américaine qui combat sur 70 km de front.
      Devant Sienne, que la 3e D.I.A. s'apprête à libérer le 3 juillet, Monsabert répond à un officier qui lui demande d'approuver un plan de préparation d'artillerie « Si vous tirez en deçà du 18e siècle, je vous fais fusiller ! »

      Il prend part ensuite au débarquement de Provence, à la reconquête de Toulon, de Marseille

      et à la défense de Strasbourg, manifestant ses qualités exceptionnelles de meneur d'hommes. Nommé au commandement du 2e corps d'armée, il franchit le Rhin et s'empare de Stuttgart. Il est le premier commandant supérieur des troupes françaises d’occupation en Allemagne, entre juillet 1945 et septembre 1946.

       
      Le 30 septembre 1946, le général d'armée de Goislard de Monsabert prend sa retraite, mais son activité demeure grande comme en témoigne son élection comme député gaulliste du Rassemblement du peuple français pour les Basses-Pyrénées de 1951 à 1955, et sa place au sein de l'amicale des anciens de la 3eD.I.A. Au sein du RPF, il dirige la commission de la Défense nationale du Conseil national du parti et, à l'Assemblée, est membre de la commission de la Défense.
      Il meurt le 13 juin 1981

      Il repose à Bordeaux.
       

      Décorations françaises
      Grand-croix de la Légion d'Honneur (19 mai 1945) ; chevalier (10 septembre 1916) ; officier (10 juillet 1926) ; commandeur (25 octobre 1941) ; grand officier (21 novembre 1944). Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944 Médaille militaire (07 octobre 1946) Croix de guerre 1914-1918 avec 7 citations (3 palmes et 3 étoiles de vermeil et 1 étoile en argent ) Croix de guerre 1939-1945 avec 5 palmes Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec 5 palmes. Médaille interalliée 1914-1918. Médaille commémorative de la Grande Guerre. Médaille coloniale avec agrafe « Maroc » (31/05/26) Décorations étrangères
      Military Cross (GB) Bronze Star Medal (É.-U.) Officier de la Legion of Merit (É.-U.) Grand officier de l'ordre de Léopold (Belgique) Croix de guerre 1914-1918 (Belgique) Croix de guerre 1939-1945 (Luxembourg) Croix du Mérite militaire chérifien (Maroc)
      ( Source : Wikipédia )
       
    • By Seb26
      Hello à tous et toutes !
      Je viens à la recherche d'informations pour l'intégration de la réserve opérationnelle, si possible dans l'armée de terre, mais je reste ouvert
      En effet, j'ai démarré le processus d'engagement via le site https://www.reservistes.defense.gouv.fr/
      Tout s'est bien passé, 1er entretien téléphonique, dépôt du certificat médical, puis on me demande un CV et une LM. Et là, réponse du régiment que mon âge (44 ans) ne me permet pas d'intégrer la réserve opérationnelle (alors que le 1er entretien m'indiquait que tout était ok de ce côté...) !
      J'ai bien vu sur les conditions de recrutement ici : https://www.defense.gouv.fr/reserve/devenir-reserviste/les-conditions/les-conditions
      que :
      Du coup, je n'ai même pas passé l'entretien et je me retrouve au début de la procédure !
      Je viens de choisir une nouvelle unité d'affectation (le GamStat à Chabeuil) pour un poste de Combattant ProTerre, mais dans les faits, je n'ai aucune idée de quel régiment et unité choisir pour avoir une chance de voir aboutir ma demande !
      Savez-vous si :
      je peux effectivement intégrer la Réserve Opérationnelle en tant que militaire du rang ? dans le cas contraire, si je peux entamer des démarches pour intégrer la réserve en tant que sous-officier ? quel régiment et unité pourraient être les plus intéressants pour ce faire ? Merci d'avance pour vos réponses et votre aide !
      Belle soirée,
      S.
    • By Capitaine
      Bonjour,
      Je tenais à vous faire part d'un article très intéressant sur la nomination des officiers généraux de la Gendarmerie Nationale, paru sur L'Essor de la Gendarmerie.
       
      "Comment sont choisis les généraux ?
      C’est le conseil supérieur de la Gendarmerie qui effectue la sélection parmi les prétendants. Présidé par le directeur général de la Gendarmerie, ce conseil est constitué du chef du bureau des officiers généraux du ministère de la Défense, d’un représentant du cabinet du ministère de l’intérieur et de celui de la Défense, du major général de la Gendarmerie, chef de l’inspection générale des armées-Gendarmerie, du directeur des personnels militaires de la Gendarmerie, du chef du bureau des personnels officiers ainsi que d’un certain nombre d’officiers généraux. Le conseil est compétent pour les généraux de brigade et de division. Les rang et appellation de corps d’armée et d’armée relèvent du pouvoir politique.
      Des minima de temps sont imposés pour ces deux premiers grades, qui peuvent cependant être réduits pour nécessité absolue de service, si les compétences d’un général sont requises pour un poste et qu’il n’a pas l’ancienneté exigée."
       

      Passation de commandement à la DGGN (source : Essor de la Gendarmerie), où figure un nombre impressionnant de généraux.
    • By albadem
      Bonjour à tous, 
      Il me reste jusqu'à mercredi soir pour ordonner mes voeux sur APB, 
      Je postule pour les CPGE Lettres et économiques des différents LM, mais hésite concernant l'ordre de mes voeux, notamment entre celui de St Cyr l'Ecole et celui d'Aix-en-Provence. J'ai pour l'instant mis Aix en premier, St Cyr en 2 et la Flèche en 3.
      Est-ce que des élèves actuels ou anciens d'Aix et de St Cyr l'Ecole pourraient me conseiller, en me disant par exemple les avantages/inconvénients de leur prépa ?
      Merci d'avance
    • By asyouwant
      Bonjour à toutes et à tous,
      Je reviens du Centre de Sélection et d'Orientation (CSO) de Vincennes. J'y suis allé pour 2,5 jours en tant que candidat dans l'armée de Terre pour un poste d'officier spécialiste en ressources humaines (OSC S RH).
      Pour les prochains, voici donc un retour d'expérience (Retex) :
      - 1er jour :
      9h30 : RDV devant l'accueil du CSO. Soyez à l'heure ! Attention, selon les lieux de CSO, l'horaire peut changer, être l'après-midi selon les sessions. Demandez bien votre feuille de convocation à votre CIRFA. Vous devez l'avoir sur vous tout le long de votre séjour. Par ailleurs, vous devez avoir plusieurs documents que le CIRFA doit vous fournir avec notamment un questionnaire sur votre santé.
      Autre conseil : Evitez de vous faire recaler pour une carie. Donc allez voir un dentiste dès que possible pour faire un check-up. Si besoin, demandez lui un certificat de "Soins dentaire en cours". Cela vous évitera une inaptitude temporaire. Faites aussi, si vous le pouvez dans la mesure du possible, un check-up avec votre médecin généraliste. Ca peut toujours servir.
      9h35-40 : Prise en charge par le chef de sessions. Explications des consignes.
      1er conseil : votre comportement est noté et influe sur la note finale. Soyez rigoureux et exemplaire dans ce que vous faites. Si vous vous faites remarqué négativement ou positivement cela sera reporté sur votre dossier.
      Globalement, durant la matinée on vous donne les consignes, vous attendez et les chefs vous "inspectes" de loin. Pas d'enjeu particulier tout de même. Soyez bien à l'écoute des consignes.
      11h30-12h : Départ pour aller déjeuner. Soyez raisonnable sur la nourriture, il s'agira de ne pas s'endormir l'après-midi.
      13h : Début des visites médicales : Là les enjeux sont assez importants, explications :
      - Soyez attentifs aux règles d'hygiènes et soyez propres, lavez-vous bien le matin même. Sentez bon, c'est plus agréable pour les infirmiers et médecins.
      - Buvez bien le matin et après déjeuner avec le bouteille d'eau que l'on vous aura donné par ne pas bloquer devant le gobelet lorsqu'il s'agira d'uriner pour le test urinaire. 
      - Passage (pas dans l'ordre) pour le test cardiaque (et respiratoire si vous avez une maladie lié à ce domaine de santé, notamment asthmes), le test auditif (des "bips" sont envoyés dans un casque, il suffit d'appuyer sur une manette dès que vous entendez un "bip").
      Topic spécial sur le test opthalmo (les yeux) : attention, plusieurs (dont moi) sont inaptes aux parachutistes et à la cavalerie à cause d'une vision trop basse (entre -3 et -10 aux deux yeux). Si vous avez une appétence pour les paras ou la cavalerie (blindés), faites vous opérer des yeux si vous en avez la possibilité. J'ai savais de mon côté que c'était possible. J'aurais dû le faire.
      Vous avez tout de même possibilité de vous engager, puis de vous faire opérer des yeux afin de demander ensuite à intégrer paras ou cavalerie.
      Topic sur l'IMC : Lorsque l'Indice de Masse Corporal est trop faible ou trop important, vous pouvez être inapte aux paras (pour faire cours, si vous pesez moins de 60 kg ou plus de 90 kg pour les hommes, vous ne pourrez pas faire paras).
      Topic sur la taille : Si vous êtes trop grand (plus d'1m90, mais donnée à vérifier, je ne suis plus très sûr), vous ne pourrez pas intégrer la cavalerie.
      A la fin du test médical, évitez de faire du bruit, de parler trop fort, etc... bref, de vous faire remarquer. La règle d'or : Le silence pendant les pauses et les moments d'attente (il y en a beaucoup, c'est aussi la base du militaire).
      16h : Normalement le test médical est fini. Il y aura d'autres consignes.
      18h : Repas. Un conseil ne mangez pas trop lourd durant votre passage au CSO. Evitez donc les grosses assiettes de frites juste avant les épreuves psychotechniques ou sportives. Objectif : être concentré et disponible pour donner le meilleur de vous même.
      19h (ou environ) : Baisser des couleurs, consignes, détentes, couchages. (écoutez bien les consignes incendie : le chef de chambre devra probablement les répéter lors du coucher à 22h.
      Petite remarque : n'utilisez votre téléphone portable uniquement lorsque l'on vous y autorise. En fait, ce sera principalement dans votre salle de détente. Evitez durant les moments d'attentes entre les épreuves.
      22h : Extinction des feux. Profitez en pour dormir, vous en aurez besoin. Evitez les films sur portable et les bouquins.
      J+1 / 6h : Réveil avec lumière allumé par les permanents (ce sont les noms donnés aux militaires qui vous gardent). Levez vous de suite, vous risquez de vous rendormir et les douches sont prises d'assaut le matin. Il vaut mieux y aller de suite.
      6h30 : Lever des couleurs
      7h : Petit-dej
      8h (ou 8h30 max) : Epreuves psychotechniques / personnalité / gestion du stress / anglais
      Là vous serez sur ordinateurs. Evitez à tout prix de regarder sur l'ordinateur du voisin... si vous êtes pris en flagrant délit, l'aventure s'arrête là pour vous.
      Répondez sincèrement aux questions : Les psychologues de l'armée verront tout de suite si vous mentez. Ils font généralement une très juste analyse de votre personnalité. Vous risquez d'en apprendre beaucoup sur vous.
      Avant de venir, entrainez-vous plusieurs semaines à l'avance aux tests psychotechniques constitué de :
      - Problème mathématique (pas excessivement compliqué, mais il faut connaitre les règles de bases (multiplication, division, règle de trois, pourcentage, équation)
      - Logique
      - Le test des cubes pour se repérer dans l'espace.
      - D'autres tests divers
      Anglais : Remettez vous à l'anglais tout de suite si vous n'êtes pas très fort. Même si vous ne trouvez pas cela très important pour votre spécialité, cela vous donnera toujours du positif dans votre dossier. Ayez un niveau B (1 ou 2) pour être dans une bonne moyenne.
      12h : Repas : Avant les épreuves sportives, je vous conseil de boire uniquement par petite gorgée de façon espacé dans le temps pendant les 24h précédent les épreuves pour bien s'hydrater et éviter ainsi de trop boire juste avant. Evitez à tout prix de trop manger. Là qq crudités suffiront, ou un fruit. J'en ai vu se prendre la fameuse assiette de frite avec la cuisse de poulet : Les résultats de brillait pas beaucoup.
      De mon côté, j'ai mangé 3 haricots vert, quelques brins de carottes rappés et de betterave, 2 bouchés de poire, un peu d'eau régulièrement et de façon espacé --> J'ai fait pallier 12 au Luc Léger et 19 au parcours (après il faut s'être entrainé pendant au moins 1 mois avant).
      13h30 : Epreuves sportives avec explications très claires.
      Suivez les conseils à la lettre.
      Astuce pour le Luc Léger : entrainez vous chez vous. 8 Places de parking est environ égal à 20 mètres (vous pourrez vérifier avec vos pas). Il y a une bande sonor des "Bips" sur youtube. L'objectif de l'entrainement est surtout de vous aider à trouver votre rythme et d'arriver sur la ligne au bon moment. Ce qui casse votre souffle et donc vos performances, ce sont les arrêts que vous réalisez à chaque fois que vous arrivez trop tôt sur la ligne. Et en même temps, il ne faut pas arrivez trop tard... De mon côté, je n'avais qu'un seul objectif en tête : Ne surtout pas m'arrêter, avoir de temps de pause. Ne surtout pas casser mon rythme. Donc parfois j'arrivais très légèrement en avance et je prenais déjà l'impulsion pour repartir dans l'autre sens. Je ferais peut-être un jour une vidéo si je reçois un certain nombre de demande.
      Astuce pour le parcours : Vous pourrez essayer les ateliers avant votre passage "officiel". Vous pouvez courir au début mais surtout pas sur la poutre. Pour les cerceaux, posez bien votre pied : stabilité obligatoire. Pour le lancer de balle : prenez votre temps, surtout si vous êtes dans les temps. Si vous avez couru avant, c'est le cas. Les exercices sont faciles, le temps est largement suffisant si vous ne lisez pas un journal en courant... Soyez serein.
      Astuce pour les tractions : Entrainez vous au moins 1 mois avant. Durant le test, même si vous sentez vos bras vous lâcher, essayez de faire une traction supplémentaire. Votre combattivité sera mise en avant. C'est un très bon point pour votre dossier !
      16h max : Fin des épreuves
      Dîner, baisser des couleurs, etc...
      J+2 : Lever idem, même heure.
      Entretien avec un/une psychologue. Préparez votre entretien.
      Voici le type de question pour un officier spécialiste :
      - Racontez moi rapidement votre parcours
      - Pourquoi voulez-vous intégrer l'armée (de Terre, Marine ou Air) ?
      - Où la France est-elle engagée en OPEX ? Pourquoi ?
      - Quels sont vos qualités / Défauts (citez en au moins 2 de chaque) ?
      - Pour vous, qu'est-ce que le commandement ? (pour les candidats officier)
      - Quels sont les moments de difficultés pour vous ?
      - Comment réagissez-vous aux situations stressantes ? Que faites-vous concrètement ?
      - Connaissez vous les contraintes / devoirs liés à l'armée ?
       
      Voilà, j'ai accéléré la fin du sujet comme vous l'avez remarqué. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser.
      Bon courage !
       
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    • Mi reille  »  berogeitabi

      Excusez moi de me répéter mais pour l'adresse le lieu svp. Merci 
      · 2 replies
    • GabrielM  »  Bouchon-Gras 49

      Bonjour, j'ai abandonné mes études de cuisine ( je suis en 2nde ) pour devenir gendarme. Je n'ai que le brevet des collèges et je souhaiterais commencer ma carrière en tant que sous-officer et on GAV, puis-je passer le BAC dans une école de gendarmerie ? dois-je poursuivre mes études ? que dois-je faire ? 
      · 1 reply
    • Mi reille  »  Fred689

      Bonsoir .pour moi c'est une premiere. Mon fils part au Mali fin juin .Comment fait t'on pour avoir l'adresse exacte de l'endroit ou il va se situer.On m'a donné une adresse qui correspond a rien  .merci de m'aider
      · 0 replies
    • Sonia19  »  Bouchon-Gras 49

      Salut voilà j ai été  draguee sur Twitter par un certain franklin chalmar qui se dit légionnaire au camp de cajuers bref la semaine il ma inonde de belles paroles et de belles photos .bref le mec je peux jamais le voir ou si une seule fois tres vite et après il me dit qu'il vient le week-end et finalement depuis 3 semaines il va sûrement chez une autre et me racontes des histoires le dimanche a 15 heures et le comble je ne lai jamais il a fini par me demander de l argent et quand je lai eu au tel j ai une voix d un étranger alors que lui ma baratiner qui était nait ici qu'elle histoires j ai tout arrêter...
      · 4 replies
    • Benj999  »  emma.milanesi

      Bonsoir Emma,
      j’ai vu que vous avez intégré la spécialité METOC, je me posais des questions sur l’exigence des mathématiques pour cette spécialité et notamment la formation à l’enm qui vient après maistrance.
      la réponse précédente m’a éclairée sur maistrance mais actuellement je suis en L2 de géographie, et avec un bac pro avant, du coup je me pose vraiment des questions sur les maths, les maths en géographie étant limités à de simples statistiques et quelques formules...
      La formation de METOC est-elle accessible? Selon vous 
      et serait-il possible avoir des éclaircissements sur la spécialité s’il vous plaît, la spécialité est peu renseignée en ligne malheureusement.
       
      Désolé du dérangement et merci d’avance pour votre réponse.
      bonne soirée 
       
      · 0 replies
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    • C'est l'étape 1 qui ne s'est pas faite. Mais j'ai déjà un compte.
    • Salut j'intègre maistrance brest le 23 août spécialité mearm 
    • Merci Kermoco je vais réfléchir à tout ça, j'ai été accepté dans tous mes vœux de parcoursup donc je vais faire une année dans le supérieur avant de me représenter. ce qu'il y a c'est que lors de l'entretien je n'ai quasiment rien dit il faisait les questions et les réponses c'était vraiment particulier 
    • Bonjour infinitymatz, Tous les entretiens ne sont pas cools, tu as dû n'avoir que des retours positifs puisqu'il est plus souvent facile de dire que les choses se sont bien passées, que de dire ce qui s'est mal passé. Il faut savoir que pour tout entretien (militaire ou civil), c'est souvent le candidat qui "mène la danse" et sa présentation, ses réponses, appellent souvent les questions de l'interlocuteur. Peut-être l'as tu fais douter concernant ta mobilité géographique, ta capacité à gérer l'éloignement, ou évoqué que tu ne ferai pas carrière, ou mis en évidence des inconvénients du métier de marin qui sont en fait le coeur même du métier (pas besoin de répondre à cela, ça te regardes, c'est pour que tu y penses). Je rejoins Bouchon-gras sur le fait que si tu veux reposer maistrance, attends un an. Une première année d'études supérieures ne sera qu'un plus, et revenir un an après, un gage de motivation, en sachant expliquer ton échec et que tu as travaillé sur ce qui a été souligné. Peut-être que tu peux regarder du côté de la PMS Maistrance en 2021 ou essayer de faire un stage dans la Marine pour enrichir ton dossier, montrer que tu en veux et donc n'abandonnera pas. N'hésites pas à prendre du temps pour réfléchir à cet entretien, notes les questions qui t'ont mis en difficulté, les phrases qui t'ont tétanisées, et travailles dessus.
    • Bonsoir, tout d'abord Félicitations à toi !  Je voulais savoir si , entre le moment où tu vas au CIRFA , et ton passage aux selections à Nancy , il s'est écoulé beaucoup de temps s'il te plaît ? 
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