Jump to content
Search In
  • More options...
Find results that contain...
Find results in...
Sign in to follow this  
Bouchon-Gras 49

Les grands personnages de l'armée de l'air.

Recommended Posts

Admin
Author of the topic Posted

Sous lieutenant aviateur Jean LOSTE.

Loste.jpg

Jean Auguste Loste, né le à Toulon et mort le à Bordeaux

 

index.jpg

Il passe son brevet de pilote (no 1533) le . Il sert au 27e régiment d'infanterie avant d'être versé dans l'aviation. Au cours de la Première Guerre mondiale, il remporte sept victoires sur Caudron triplace. Muté à l'escadrille des Cigognes, il est abattu deux fois par l'artillerie allemande. Il est grièvement blessé et trépané trois fois.

 

( Source : Wikipédia    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Loste  )

 

Jean_Loste_1917.jpg

. S'intéressant très tôt pour l'aviation, il obtient son Brevet de Pilote Civil n° 1553 le 7 novembre 1913 et devient le premier pilote civil à obtenir son brevet de pilote d'hydravion, le 23 mars 1914. Mobilisé en août 1914, lors du déclenchement de la Première Guerre Mondiale, il est assigné au 1er Groupe d'Aviation et affecté au 27e Régiment d'Infanterie le 26 septembre 1914. Le 2 janvier 1915, il est envoyé en école de pilotage où il obtient la version Militaire de son Brevet de Pilote, le 19 avril 1915 (n° 832). Affecté à l'Escadrille C 56 le 28 avril, il est promu Caporal le 7 juin 1915. Blessé au combat le 18 juin, il est promu Sergent le 19 juillet. Le 17 avril 1916, il est promu officier avec le grade de Sous-Lieutenant et le 20 juin il est transféré à l'Escadrille C 46. Là, il se distingue rapidement en obtenant sa première victoire un peu plus d'un mois après son arrivée, le 27 juillet. Après un doublé le 1 novembre, il remporte sa 5eme victoire le 16 novembre, faisant de lui un as, ce qui lui vaut l'attribution des insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur le 24 novembre.

Après avoir remporté un total de 7 victoires, il est transféré au Service des Fabrications de l'Aviation (SFA) le 26 août 1917 (comme pilote d'essais !), il se blesse sérieusement le 30 septembre 1917. Promu Lieutenant le 17 avril 1918, il est affecté au Service Technique de l'Aéronautique Militaire le 21 août 1918. Là, il est de nouveau blessé, le jour même de son arrivée. Le 23 septembre, il retourne au SFA où il termine la guerre. Resté dans l'Armée après guerre, il est promu Capitaine le 25 mars 1926 et Chef de Bataillon le 1 décembre 1930, date à laquelle il quitte l'Armée. Durant la Grande Guerre, il avait reçu la Croix de Guerre avec 5 Palmes et sera plus tard élevé au rang d'Officier, Commandeur et enfin Grand Officier de la Légion d'Honneur. Il devait aussi être décoré de l'Ordre du Soleil Levant par les Japonais.

produit_image1_19268_1417780313.JPG

Ordre du soleil lavant Japonais.

 

( Source : Ciel de gloire  http://www.cieldegloire.com/004_loste_j_a_p_j.php  )

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Le général Joseph VUILLEMIN, participa aux deux guerres mondiales.

z.jpg

Joseph Vuillemin, né le à Bordeaux et mort le à Lyon

Lors de la Première Guerre mondiale, il est un as de l'aviation ; au début de la seconde, il est le chef d'état-major de l'Armée de l'air.

640-0354_58bdc46060e1808aa5134a64f47450da.jpg

Joseph Vuillemin entre dans l'armée en 1904 et devient sous-lieutenant dans l’artillerie en 1910. En 1913, il obtient son brevet de pilote et débute la guerre de 1914 à la tête d’une escadrille.

011_Vuillemin_Moulines_Lubersac.jpg

En , il est nommé capitaine et, en , devient chef d’escadron. Au cours de la guerre, il remporte sept victoires aériennes homologuées, et est de ce fait considéré comme un as de l'aviation française de la Première Guerre mondiale.

vuilmin2.jpg

Après la guerre, il reçoit le commandement du 11e régiment d’aviation de bombardement en pays rhénan, puis prend la tête de l’aviation en Algérie en 1925. Il devint colonel en 1928 et commande l’aéronautique au Maroc en 1932. Il fut le premier homme à traverser le Sahara en avion.

GDDrudeGCAGeorgesCLVuillemin1932-e1558449710841.jpg

En , il est nommé général de brigade. C'est cette même année, en et , qu'il conduit la croisière noire aérienne en Afrique-Occidentale française et Afrique-Équatoriale française.

Entre 1935 et 1936, il commande le 1er corps aérien et devient en membre du Conseil supérieur de l’air, avant d'être promu général de division aérienne en de la même année.

photoGBAVuillemin.jpg

Nommé chef d'état-major général de l'Armée de l'air le , le général Vuillemin devient également vice-président du Conseil supérieur de l’air, et inspecteur général de la défense aérienne du territoire.

ALDarlanGAAVuilleminGCA-e1428311974872.jpg

Il est en outre promu au grade de général d'armée aérienne. Au déclenchement de la guerre, il assume le commandement en chef des forces aériennes françaises jusqu'à l'armistice de .

fff60f23c9c7e4da0f64d766d354b873.jpg

Le , il est nommé inspecteur général de l'Armée de l'air, chargé de la coordination des opérations aériennes de défense.

524bb44e1b432578abaefc1e68e3a0d4--kampf-luftwaffe.jpg

Sa gestion de l'Armée de l'air pendant la Seconde Guerre mondiale a été fort critiquée (Mémoires de Maurice Gamelin). En effet, la stratégie du couple char-avion, qui permettait la rupture du front, n'a pas été prise en considération par l'état-major et le général Vuillemin n'a pas décidé de concentrer les forces aériennes aux points de rupture : à Sedan, d'abord, entre les et , puis sur la Somme, à partir du .

 

ob_3fb1a3_lamiral-darlan-entoure-de-vuillemin-et.jpg

 

En , il est placé sur sa demande en congé de personnel navigant. Il rejoint alors la résistance.

 

GAAKeller2-e1428246729958.jpg

Grand-croix de la Légion d'honneur, Joseph Vuillemin, titulaire de la médaille militaire (attribuée le ), a également reçu la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.

Joseph Vuillemin meurt en 1963 et est enterré au cimetière de la Chartreuse à Bordeaux.

 

Vuillemin-01.jpg

Décorations

Legion Honneur GC ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg
Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs ribbon.svg World War I Victory Medal ribbon.svg Medaille commemorative de la Guerre 1914-1918 ribbon.svg
Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg Ordre de l'Ouissam Alaouite Commandeur ribbon (Maroc).svg Ordre du Nichan Iftikhar GO ribbon (Tunisia).svg
  Dso-ribbon.png  

Intitulés des décorations françaises

Intitulés des décorations étrangères

 

IMG_2541.jpg

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Vuillemin  )

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Il a marqué les esprit par son survol de Berlin en 1916, le lieutenant Anselme MARCHAL.

20180224183359-7f05e08d.jpg

Le lieutenant Anselme Marchal (Moutier, - Paris, )

index.jpg

Anselme Marchal se taille une réputation dans le monde du sport avant la guerre.

Il accède à la notoriété le , lorsque, après avoir quitté Nancy le 20 au soir, il survole l'Allemagne de nuit et, arrivé au-dessus de la capitale, lance 5 000 tracts en allemand destinés à la population berlinoise stupéfaite. Il avait le projet de gagner les lignes russes, mais, à la suite d'une panne de bougie se trouve contraint d'atterrir non loin de Chełm (Pologne), au milieu de troupes autrichiennes, au terme d'un périple de plus de 1 300 kilomètres. Il établit du même coup un record mondial de distance sans escale.

Fait prisonnier, il tente en vain de s'évader à trois reprises. Pendant l'hiver 1916, il avait déjà réussi à franchir la frontière hollandaise, mais l'aviateur anglais qui l'accompagnait tomba à l'eau. Ne pouvant le secourir seul, Marchal fit appel à des gardes-forestiers allemands qui sauvèrent son compagnon, mais capturèrent les deux hommes.

Portrait-lieutenant-Anselme-Marchal-aviateur-Ami-de-Roland.jpg

Sévèrement puni, le Français fut ensuite envoyé au camp de Magdebourg où il retrouva Roland Garros. À l'issue d'une minutieuse préparation, les deux amis déguisés en officiers allemands parvinrent à s'évader le .

7a64b1a0f9ea3a1db08be72a67566ca38d4577ef_roland-garros-anselme-marchal-rene-fonck.jpg

6a00d8341cd00753ef01a51176376b970c.jpg

 

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Anselme_Marchal  )

 

lieutenant-Anselme-Marchal-Aviateur-Berlin-Adjudant-Lenoir-WWI.jpg

 

Chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la Croix de guerre, chevalier de l'Ordre de Saint Vladimir.

croix-de-4e-classe-de-l-ordre-de-saint-vladimir-en-or-emaillee-largeur-33-mm-&hellip-.jpg

 

Article de journal du 28 Juin 1921 l'Echo de Paris : Mme Anselme Marchal, les familles Marchal et Mossé ont la douleur d'annoncer le déces du capitaine aviateur Anselme Marchal, Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre, Chevalier de l'Ordre de Saint Vladimir. les obsèques auront lieu le mercredi 29 Juin a l'église N. D. de Grace de Passy,

( Source :  https://gw.geneanet.org/vleake?lang=fr&n=marchal&oc=0&p=anselme+leon+emile   )

 

Citation comme chevalier de la Légion d'Honneur :


MARCHAL (Anselme-Léon-Émile), lieutenant d’infanterie (réserve), au service des fabrications de l’aviation militaire.
Pilote de premier rang. Après avoir donné sur le front des preuves éclatantes de sa valeur, s’est proposé pour une entreprise des plus hardies. Tombé aux mains de l’ennemi après avoir survolé plus de 1.300 kilomètres de terre allemande, est parvenu à s’évader dans des circonstances qui font ressortir une fois de plus ses hautes qualités militaires et morales. (Croix de guerre.) "

 

( Source : forum page 14-18  )
 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Connu pour avoir commandé une escadrille de volontaires américains, le capitaine Georges THENAULT.

e81f4b27c2319633a762662a503976d2.png

Georges Thenault, né le à Celle-Lévescault (Vienne) et mort le à Paris,

124_Thenault_Papillon.jpg

Il est le commandant de l'escadrille La Fayette, une unité de l'armée de l'air française — puis de l'United States Army — composée de pilotes bénévoles américains et notamment active pendant la Première Guerre mondiale.

Dans le film Flyboys (2006), son rôle est joué par Jean Reno.

 

124LAF_5pilotes.jpg

 

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Thenault  )

 

les-premiers-volontaires-americains-de-l-escadrille-la-fayette-les-etats-unis-n-etaient-pas-encore-en-guerre-officiellement-1468173273.jpg

L'escadrille La Fayette est une unité de volontaires américains constituée en 1916 sous commandement français afin de venir en aide à la France lors de la Première Guerre mondiale. Elle fut nommée en mémoire du marquis de La Fayette, héros français de la guerre d'indépendance des États-Unis. Ces volontaires américains, étrangers donc, étaient immatriculés à la Légion étrangère. Les couleurs de la Légion, le vert et le rouge, apparaissent dans l'insigne de l'Escadrille.

 

Pour en savoir plus :

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille124Lafayette.htm

 

gal45_sioux_001f.jpg

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Général d'aviation Antonin BROCARD.

 

Félix Antonin Gabriel Brocard, né le à Biol et mort le à Paris

003_Cdt_Brocard03.jpg

Entré à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1905, il passa son brevet de pilote de l'Aéro-club de France en 1911 et militaire en février 1912 à Pau. Il fit un tour de France à bord d'un Deperdussin et établit un record du monde militaire d'altitude avec passager.

brocard4.jpg

Dès le début du conflit il se distingua lors de reconnaissances alors qu'il volait dans l'escadrille D4. Le 18 mars 1915 - il fut promu capitaine quatre jours plus tard - il prit le commandement de l'escadrille BL3, qui allait le 25 avril être rebaptisée MS3 à l'occasion de son passage sur Morane-Saulnier Parasol. Y passèrent entre autres Jules Védrines, Albert Deullin et Georges Guynemer.

Guynemer_et_Antonin_Brocard.jpg

Georges Guynemer et Antonin Brocard.

 

En 1916 il était devant Verdun avec son escadrille où combattirent Deullin, Chainat, les frères Navarre, Buquet ... Il fut alors blessé d'une balle à la mâchoire. Il est nommé chef de bataillon (commandant) le .

20180224182951-c981a36d.jpg

Avec la création des groupes de chasse, il reçut le commandement du GC 12, d'abord appelé groupe Brocard puis groupe de Cachy. En septembre 1917 il fut appelé par Jacques-Louis Dumesnil, alors sous-secrétaire d'État à l'aviation, pour devenir son chef de cabinet5 jusqu'en 1919 ou il reprit le commandement de son Groupe.

003_Cdt_Brocard.jpg

 

Il eut également un rôle politique en faveur de l’armée, après en avoir démissionné et de l’aéronautique comme vice-président de la Commission de l'armée, président de la commission de l'aéronautique. Député de la Seine en 1924, puis en 1928 d'Ivry-sur-Seine où il bat Maurice Thorez et enfin de Grenoble en 1932, il se retira de la vie publique en 1936.

index.jpg

Rappelé le 28 août 1939 comme chargé de mission par le ministère de l'Air il prit le commandement de l'école principale d'Étampes le 2 août puis le 25 mai 1940 des organismes d'instruction des Forces aériennes polonaises en France et le 1er juillet de la base aérienne 745 Aulnat. Il fut replacé en section de réserve le 30 juillet et décéda à Paris le 28 mai 1950. Il repose dans la crypte du mémorial de l'Escadrille La Fayette de Marnes-la-Coquette aux côtés du premier commandant de cette escadrille, Georges Thénault (décédé en décembre 1948), et de 68 Américains ayant appartenu à celle-ci et tombés pendant la Grande Guerre.

bigmemorial_la_fayette.jpg

cérémonie-usa.jpg

Décorations

Legion Honneur Officier ribbon.svg CroixdeGuerreFR-BronzePalm.png

 

05img_0010.jpg

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonin_Brocard  )

J3BTUMX5RUDVRG74GTU5CUMWYI.jpg

et pour en savoir plus :

http://rene.fonck.free.fr/spip/spip.php?article11

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Aviateur durant la Grande Guerre puis résistant, déporté durant la seconde, il deviendra général de brigade aérienne, Alfred HEURTEAUX.

P1D3196813G.jpg

Alfred Marie Joseph Heurtaux, également orthographié Heurteaux, né le à Nantes (Loire-Atlantique) et mort le à Chantilly (Oise),

Alfred_Heurteaux-1917.JPG

Né le à Nantes, il est fils d'un officier d'artillerie , polytechnicien (son frère Louis sera aussi polytechnicien). Après des études au lycée Saint-François-Xavier de Vannes, il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en octobre 1912, en sortant au sein de la promotion de Montmirail. À la mobilisation d'août 1914, il rejoint le 9e régiment de hussards à Chambéry avec le grade de sous-lieutenant. Son attitude au combat, où il est blessé d'un coup de lance par un uhlan allemand, lui vaut sa première citation dès le .

Heurtaux3.jpg

Il demande sa mutation dans la toute naissante aviation militaire et est muté le pour un stage de formation à Pau. Puis il devient observateur à l'escadrille MS 26 avant d'être breveté pilote le . Il est d'abord affecté à l'escadrille N38 qui vole sur « bébé » Nieuport. Il obtient sa première victoire aérienne dès le mois suivant, le . Affecté à l'escadrille des Cigognes (N3 puis SPA3) le , il devient un des plus redoutables pilotes de chasse de cette formation d'élite qui compte également dans ses rangs Guynemer et Fonck. Il en prend le commandement le 9 novembre 1916 alors qu'il n'est que lieutenant1. Aux commandes d'un Nieuport 16 équipé de deux mitrailleuses Lewis dont une tirant à travers l'hélice, il passe ensuite sur Nieuport 17 et SPAD VII. Il va totaliser un palmarès de 21 victoires homologuées et 13 probables, ce qui le classe parmi les principaux as de l'aviation français. C'est lui qui abat, le 25 novembre 1916, au-dessus de Villers-Carbonnel, l'as allemand Kurt Wintgens (18 victoires homologuées). Le général Lyautey, venu inspecter la N3, s'étonne de voir cinq capitaines commandés par un lieutenant. Le capitaine d'Harcourt, qui commande par intérim le groupe des Cigognes, lui explique que ses talents d'as assurent à Heurtaux une autorité que nul ne songe à lui contester.

alfred-heurtaux-37f630ef-9fb9-402f-967e-4b4be2fec24-resize-750.jpg

Blessé à deux reprises (le 5 mai 1917 à la main et à la jambe puis, plus gravement, le 3 septembre de la même année à la cuisse gauche), il doit quitter son escadrille et le Front jusqu'à la fin de la guerre. Ses prouesses lui valent d'engranger les récompenses : fait chevalier de la légion d'honneur en 1916 puis officier du même ordre en 1917, il orne sa Croix de guerre 1914-1918 de pas moins de 15 citations.

 

i-27-fevrier.jpg

Quittant l'armée dès 1919 avec le grade de capitaine en raison de ses blessures, Heurteaux se fait élire, à 26 ans, à la Chambre des députés (la « Chambre Bleu Horizon ») et siège comme député de Seine-et-Oise sous l'étiquette des Républicains de gauche (réunie derrière Clemenceau), affiliés à l'Alliance démocratique (France) du au . Il ne se représente pas lors des élections suivantes et entre alors dans l'industrie automobile et exerce des fonctions de direction chez Ford aux États-Unis, puis chez General Motors en Europe, et enfin chez Renault en France.

Patriote fervent, il milite au sein du mouvement Ancien combattant et préside l'Association nationale des As de 14-18 puis, de 1934 à 1937 de l'Association des officiers de réserve de l'Armée de l'Air. Resté actif dans la réserve, il y obtient le grade de commandant en 1931 puis de lieutenant-colonel en 1935. Il est fait commandeur de la Légion d'Honneur en 1936. Réintégré dans l'armée active à cette époque au Grand quartier général de l'Air, il est employé comme inspecteur de l'aviation de chasse.

tumblr_o1vd2kpKEZ1umkbvvo2_r1_400.jpg

 

Démobilisé après la défaite de 1940, Alfred Heurteaux se situe dans la mouvance des vichystes patriotes et anti-allemands. Il est proche des colonels Paillole, Loustaunau-Lacau et Groussard. La loi du 29 août 1940 créant la Légion française des combattants en fait l'un des principaux membres des instances centrales de ce mouvement dont il occupe la vice-présidence (Air).

Mais il s'engage très vite dans la résistance active par la voie du renseignement. Il organise le SR Air clandestin en zone occupée et constitue, grâce à ses contacts dans le milieu des militaires démobilisés et des anciens combattants, une organisation baptisée après la guerre réseau Hector. Il y recrute notamment, en décembre 1940, le jeune Jacques Chaban-Delmas. Rattaché aux Services spéciaux de l'armée d'Armistice sous l'autorité de Paillole, ce réseau intégrera par la suite l'OCM. Mais son premier chef est vite repéré par les Allemands. Interpellé une première fois en mars 1941, Heurteaux est à nouveau arrêté le 3 novembre. D'abord détenu à Fresnes, il est transféré en Allemagne où il séjourne 37 mois dans différentes prisons (Düsseldorf, Hanovre, Berlin et Potsdam). Il est finalement conduit le au camp de concentration de Buchenwald, où les Alliés le libèrent le 11 avril suivant. Même dans les conditions inhumaines de Buchenwald, il conserve la dignité d'un chef et d'un héros de guerre. Ainsi, Maurice Braun (1906-2001), un officier de réserve de l'Armée de l'air et résistant de la première heure, a témoigné qu'un soir, lors d'un interminables appel dans la nuit et sous la neige, Heurtaux l'empêche de s'évanouir et se coucher dans la neige, ce qui signifiait la mort.

 

ob_edcc4a_dijon-1966-02.jpg

À son retour de déportation, promu rétroactivement colonel de réserve à compter de 1942, Alfred Heurteaux est affecté en service actif à la Mission militaire pour les affaires allemandes le 5 juillet 1945 et promu général de brigade aérienne en décembre suivant. Membre de l'ordre de la Francisque, il est fait compagnon de la Libération par décret du 12 juin 1945 ; il est le seul titulaire de ces deux choisir les fichiers… décorations conjointes. Rendu à la vie civile, il devient ingénieur-conseil.

Il est nommé grand-croix de la Légion d'honneur le .

ob_94a118_galheurtaux4invalides.jpg

 

Il meurt le à Chantilly (Oise) et est inhumé à Paris dans le cimetière des Batignolles (31e division).

 

Décorations

Ruban Décoration
Legion Honneur GC ribbon.svg Grand-croix de la Légion d'honneur
Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Compagnon de la Libération
Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg Croix de guerre 1914-1918 (17 citations)
Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Croix de guerre 1939-1945 (3 citations)
Chevalier Ordre de Leopold.png Chevalier de l'ordre de Léopold (Belgique)

 

 

( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Heurtaux  )

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Surnommé, " le père " " l'infatigable " ou " l'increvable " facilement reconnaissable à sa canne qui ne le quittait jamais le sous lieutenant,  René DORME.

rdorme16.jpg

il décide de devancer son service militaire de trois ans et s'engage à l'âge de 18 ans. Il est appelé sous les drapeaux en 1912 et affecté en Tunisie, à Bizerte, au 7e groupe d'artillerie. Son éducation lui permet d'accéder aux grades de brigadier puis de maréchal des logis.

Le , jour de la mobilisation générale, il est maréchal des logis, chef de pièce au camp de Bizerte. Le détail de son activité pendant les premiers jours de guerre est connu grâce au journal personnel qu'il tient à jour. Son rôle, qui consiste à recevoir et distribuer les tenues militaires aux réservistes est un travail de « garde-mite » qui ne le satisfait pas. Il écrit vouloir rentrer en France où les premiers combats ont lieu. Répondant à une demande de volontaires pour servir dans l'aviation, il embarque pour la France, le — écrivant : « J'ai le cœur en fête et je veux manger des oreilles de boches. »

Après avoir passé 1 mois à Lyon, au 2e groupe d'aviation, il reçoit, le 17 janvier, l'ordre de rejoindre en tant qu'artificier le centre d'aviation de Saint-Cyr. Aucun poste ne lui est attribué, « nous sommes une trentaine de sous-officiers qui ne faisons rien, encore moins qu'à Lyon. »

 

Dorme2b.png

Lorsque des observateurs d'artillerie sont recrutés, René Dorme se porte volontaire, et reçoit, le , l'ordre de se rendre à l'école Caudron de Buc pour y commencer son apprentissage. Après quelques jours de vols, il quitte Buc pour se rendre, le , à l'école de Pau où il passe les épreuves du brevet civil sur Blériot XI (moteur Gnome), le , son diplôme (no 1933) lui est remis le 6 mai. Le directeur de l'école donne son appréciation : « Très bon élève, réfléchi, calme et droit. Doit faire un excellent pilote. » De retour à Saint-Cyr, il passe son brevet militaire (no 1046), le .

D'abord affecté à l'escadrille C.94 basée à Villacoublay au sein de laquelle il remporta sa première victoire le en compagnie du soldat Huillet au-dessus de Carlepont. René Dorme servit un temps au sein de l'escadrille N.95 déployée à Pons puis intégra le 27 mai 1916 l'escadrille N.3. Celle-ci, prestigieuse formation alors commandée par le capitaine Antonin Brocard, allait devenir à la fin octobre 1916, l'une des escadrilles dites « des Cigognes » prenant ainsi part au Groupe de Combat 12 en compagnie des escadrilles 26, 73 et 103.

S'illustrant en combat aérien, René Dorme que ses camarades d'escadrille appelaient affectueusement « le Père » ne fût pas long à se faire remarquer. En effet, bien que fraîchement arrivé, il ne déclare pas moins de 8 victoires pour le seul mois de juillet 1916 dont un doublé le 27. Cependant seules 2 victoires seront officialisées. Il faut dire que la procédure d'homologation française des victoires mise en place par Brocard est très contraignante, requérant par exemple trois témoins directs indépendants, ce qui pour les pilotes est souvent impossible à satisfaire, surtout en sachant que les combats ont le plus souvent lieu au-delà des lignes ennemies et que par conséquent les témoins ne sont pas légion.

image-3.jpg

Sa carrière de pilote de chasse sera à l'image de ce mois de juillet, jalonnée d'actes héroïques, sur lesquels faute d'avoir été officialisés, l'histoire fait silence. Selon les souvenirs de son mécanicien et les notes figurant dans son carnet de vol, il ne s’attribuait pas moins de 94 victoires aériennes. D'après la compilation des victoires françaises effectuée par Bailey & Cony, et après examen des victoires listées par Chassard, il en déclara ainsi 63 dans les registres et il lui en sera crédité 23.

Ses faits d'armes lui valurent la médaille militaire épinglée des mains du président de la République. Chevalier de la Légion d'honneur et titulaire de la croix de guerre avec dix-sept palmes (bien qu'il garda par la suite ses décorations dans sa poche et ne les porta jamais), René Dorme, parrain de la base aérienne 107 de Villacoublay, est, avec d'autres comme le lieutenant René Fonck et le capitaine Georges Madon, l'un des pilotes français de la Première Guerre mondiale à qui l'on refusa le plus de victoires.

Sa réputation auprès de ses pairs était tout à fait singulière. D'après le Journal La Guerre aérienne, le capitaine Georges Guynemer disait en parlant de Dorme : « Il en descend un par jour ! ». Le commandant Brocard disait même de lui qu'il était ni plus ni moins que le meilleur élément au sein des Cigognes.

Il disparut dans la soirée du entre 19h et 21h. Après une première sortie le matin et avoir probablement abattu un Albatros C. entre Époye et Berru à 8h10, il redécolle à 18h40 en compagnie du lieutenant Albert Deullin pour effectuer une « ronde sur les lignes ennemies ».

 

06dsc_3259abaucourthautecourt-dorme.jpg

Les pilotes français à bord de leurs SPAD VII croisent un groupe de 4 à 6 chasseurs allemands à l'est de Reims et engagent le combat malgré leur infériorité numérique. Albert Deullin rapportera qu'il a tout d'abord vu le sous-lieutenant Dorme descendre en flammes l'un des appareils ennemis avant de perdre sa trace puisque lui-même se trouvait dans l'obligation de combattre contre d'autres chasseurs. Une fois le combat terminé, il verra sur le chemin du retour un avion français fumant dans les tranchées. Il apparaît faire peu de doute qu'il s'agissait bien de l'appareil de René Dorme, celui qui arborait fièrement une croix de lorraine sur son fuselage. Cependant, il subsiste une incertitude quant aux conditions exactes de sa mort et sur le nom de son éventuel vainqueur.

Sa chute peut sembler correspondre au rapport effectué par l'as Heinrich Kroll (en) de l'escadrille Jasta 9 (en). Toutefois, il reste sans doute et pour toujours des zones d'ombre. Le lieutenant Kroll fait état d'un combat s'étant terminé par la chute de son adversaire, sans dire objectivement qu'il en est la cause directe, sur le Fort de la Pompelle qui était alors sous contrôle des forces françaises. Cependant, René Dorme est tombé dans les lignes allemandes. De plus il existe une controverse quant à la date exacte de la victoire de l'as allemand qui dans une lettre écrite à ses parents indique la date du 23 mai 1917 et non du 25.

D'autres pilotes de chasse allemands ayant patrouillé dans le secteur de Reims revendiquèrent une victoire sur un SPAD à la fin de cette journée. Il s'agit du lieutenant von Breiten-Landenberg membre de la même escadrille que Heinrich Kroll (en) ainsi que le Hauptmann Otto Ritter von Schleich officier commandant la Jasta 21 (en). Cette dernière a la particularité d'avoir déclaré la perte d'un officier dans le même secteur, à une heure apparemment différente, mais descendu en flammes. Cette perte pourrait correspondre, du moins en partie, avec l'attaque effectuée par René Dorme et observée par son ami Albert Deullin avant qu'il ne le perde de vue.

Au moment de sa disparition, le sous-lieutenant René Dorme est avec le capitaine Georges Guynemer, l'un des as des As du groupe des Cigognes. Après recensement de ses déclarations compilées dans l'ouvrage de Bailey et Cony, ainsi que celles rapportées dans le livre de Chassard, il avait apparemment déclaré officiellement 63 appareils ennemis abattus (sans compter la victoire que Deullin dit avoir observée lors du dernier vol) pour 120 combats en un peu plus de 623 heures de vol.

 

 

01dscf3830.jpg

Décorations

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg CroixdeGuerreFR-SilverPalm.png

 

rdorme19.jpg

 

( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/René_Dorme  )

 

21dsc_3273_2_abaucourthautecourt-dorme.jpg

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

 

Titulaire de 41 victoires homologuées, le capitaine Georges MADON.

93553661_o.jpg

Georges Félix Madon ( - )

Né à Bizerte en Tunisie, Madon commença à s'intéresser à l'aviation dès l'âge de 15 ans, lorsqu'il essaya pour la première fois de construire son propre avion, sans succès. Il quitta l'école en raison de l'épidémie de malaria qui sévissait.

Son désir de voler le poussa à envisager de s'engager comme pilote pour l'empire ottoman. Après un nouvel échec, il s'engagea dans le 1er régiment du génie de Versailles, dans lequel il fut affecté aux cuisines. Il insista pour avoir le droit de suivre une formation de pilote.

À force de persévérance, il obtint son brevet de pilote civil à l'âge de 19 ans, le à Étampes. Le , Madon s'engage dans l'armée et reçoit son brevet de pilote militaire sur la Base aérienne 702, à Avord, en janvier 1913. Cette Base aérienne porte, aujourd'hui, son nom.

34624351695_cf0b0065d0.jpg

 

Bien qu'il n'ait que le grade de caporal, il est l'un des pilotes militaires français les plus expérimentés lorsque la guerre éclate. Dans un premier temps, il est affecté à l'Escadrille BL30 et effectue des missions de reconnaissance et de bombardement de nuit sur des Blériots produits avant-guerre. Il figure parmi les premiers pilotes à effectuer des vols de nuit, missions qui lui étaient confiées en raison de son expérience. Cette expérience lui sauvera la vie, quand le 30 octobre 1914, son moteur est détruit par un tir de canon de 77 mm. Il fallut à Madon une grande habileté pour réussir à faire atterrir son Blériot, contre le vent, derrière les lignes françaises.

madon.jpg

En avril 1915, alors qu'il essaie un nouveau Farman (80ch), un épais brouillard lui fait perdre ses repères et le contraint à survoler l'espace aérien suisse, et a été interné pendant plusieurs mois. Il parvint à s'échapper à la deuxième tentative, en décembre 1915, après avoir chloroformé ses gardes. En guise de récompense, il passe devant la cour martiale et est condamné à 60 jours d'arrêts.

Il est ensuite affecté à l'Escadrille MF218, avec le grade de sergent. Les missions qui lui sont confiées consistent à diriger les tirs d'artillerie alliés. Il demande à être transféré dans un escadron de chasse.

Après une formation complémentaire à Pau et à Cazaux, il est affecté à l'Escadrille N38, le . Il remporte sa première victoire aérienne le 28 septembre. À la fin de l'année 1916, son tableau de chasse comporte quatre victoires et il est promu au grade d'adjudant.

madon1.jpg

Il commence l'année en mitraillant une locomotive allemande. Plus tard, le 2 juillet 1917, il est blessé au combat après être entré en collision avec un avion ennemi. À cette date, il compte déjà 12 victoires. Le mois suivant, le 22 août 1917, il est nommé sous-lieutenant. En octobre, Madon poursuit sa série de victoires homologuées dont le nombre s'élève désormais à 17, auxquelles il convient de rajouter 20 victoires probables.

En mars 1918, son palmarès s'élève désormais à 25 victoires homologuées. Il est nommé commandant de l'Escadrille Spa38, qui est ré-équipée avec de nouveaux SPAD XIII. Bien qu'à l'origine cette escadrille soit une unité de reconnaissance aérienne, la Spa38 se bat avec vigueur. L'ensemble des pilotes adoptent la devise de leur commandant « Qui s'y frotte s'y pique » ainsi que son insigne, un chardon noir, qu'ils peignent sur leurs avions.

038_insigne_metal.jpg

 

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Madon forme les pilotes de son escadrille dont un certain nombre accèderont au titre d'as grâce aux conseils de leur commandant, parmi lesquels on trouve André Martenot de Cordoux, Hector Garaud, et l'américain David Putnam.

À fin de la guerre, le sous-lieutenant Madon est crédité de 41 victoires homologuées et de 64 victoires probables. À propos de ces dernières, il fit une fois nonchalamment remarquer que «le Boche connaît ses pertes».

20736365544d17b7.php.jpg

De manière ironique, il est promu au grade de capitaine à titre temporaire le dernier jour de la guerre, le jour de l'Armistice, avec la citation suivantet:

« Madon Georges Félix, lieutenant à titre temporaire (active) du Génie, pilote aviateur, officier d'élite, pilote de chasse d'une indomptable énergie, d'une bravoure héroïque et d'une suprême habileté. Toujours vainqueur au cours d'innombrables combats engagés sans souci du nombre des adversaires, ni de l'éloignement de nos lignes, jamais atteint, même d'une seule balle, grâce à la rapidité foudroyante de ses attaques, à la précision de ses manœuvres, à l'infaillibilité de son tir, meurtri parfois dans des chutes terribles, entraîne inlassablement, par son splendide exemple, l'escadrille qu'il commande et qu'il illustre chaque jour par de nouveaux exploits. Le 11 août 1918, il abat son 40e avion ennemi. Une blessure. Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Dix-neuf citations. »

À une époque où l'espérance de vie des pilotes de chasse se mesurait en mois, Madon réussit à enchainer quatre années de victoires.

 

z.jpg

Une fois la paix revenue, Madon reste dans l'armée. En 1922, il commence une carrière de pilote de course aérienne sur un monoplace spécialement conçu pour la Coupe Deutsch de la Meurthe. Le Simplex monoplane qu'il pilotait était équipé d'un moteur Hispano-Suiza de 320 chevaux monté dans un fuselage court. La vue du pilote était sérieusement limitée par la position du siège, situé derrière le radiateur. Madon s'écrase aux commandes de l'avion pendant un vol d'essai et est gravement blessé.

Le , six ans après la signature de l'Armistice, Georges Madon se tue lors d'une démonstration de vol à Bizerte (Tunisie) en hommage à Roland Garros, dans le cadre de l'inauguration d'un monument élevé à la mémoire de l’aviateur. En panne sèche, il s'écrase non loin dudit monument, afin d'éviter la foule. Il était âgé de 32 ans.

 

madon_bizerte.jpg

 

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Madon   )

 

monu_madon_avord1.jpg

IMG_1191.jpg

 

Officier de la Légion d'Honneur (25/11/18)
• Chevalier de la Légion d'Honneur (5/5/17)
• Médaille Militaire (23/11/16)
• Croix de Guerre 1914-18
(17 Palmes + 1 étoile de Bronze)
• Médaille de la Victoire 1914-18
• Médaille Commémorative 1914-18
• Médaille de la Valeur Italienne
• Military Cross (GB)

 

madon-medal.gif

( Source et pour en savoir plus :  http://www.cieldegloire.com/004_madon_g_f.php   )

 

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Avec sept victoires reconnues, le capitaine Albert AUGER.

auger.jpg

Albert Victor Robert Auger nait le à Constantine; il est le fils de Michel Armand Auger, capitaine au 3e Régiment de Zouaves, et d'Antoinette Louise Jeanne Bremens.

Il s'engage le , pour une durée de 3 ans à la mairie de Montauban et rejoint le 11e Régiment d'Infanterie.

Sergent le , il est affecté au 8e Bataillon de Chasseurs à Pied le .

Après un passage à lÉcole Militaire d'Infanterie du au , il est affecté au 31e Régiment d'Infanterie.

003_Auger.jpg

Il débute la guerre comme officier d'infanterie et est blessé au combat le . Affecté à l'aviation en 1915, il est blessé le 8 juillet. Le , il prend la tête de l'escadrille 31 où il remporte deux victoires en mars et avril 1916, avant d'être sérieusement blessé dans un crash le . Après être rétabli, il rejoint l'escadrille 3 et remporte une victoire en février 1917 avant d'être à nouveau blessé une semaine plus tard dans un combat tournoyant (dogfight) contre quatre avions allemands. Le 17 mars, Auger prend le commandement de l'escadrille 3, et y remporte quatre autres victoires. Il passe alors sur modèle SPAD. Le , il est blessé au cou lors d'un engagement contre cinq appareils allemands, il parvient à poser son appareil dans les lignes amies mais meurt d'une hémorragie dans les minutes qui suivent.

003_Avis_Deces_PT.jpg

 

( Source :  Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Auger  )

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Ce fut l'un des derniers AS pouvant témoigner de l'époque, avec huit victoires homologuées, le capitaine André MARTENOT DE CORDOUX.

12383e8ea990111b950ef6acbd8efe96.jpg

Henri Marie André Jean dit Martenot de Cordoux patronyme de sa mère, né le Chalezeule, Doubs et mort le

 
( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/André_Martenot_de_Cordoux )

 

index.jpg

Au moment d’effectuer son service militaire en 1913, il est ajourné d’un an pour faiblesse de constitution par la commission de réforme de la Seine. André obtient ensuite un sursis d’incorporation d’un an pour études qu’il poursuit à l’école d’électricité. Il est toujours sursitaire quand éclate la guerre le 2 août 1914 et est aussitôt appelé sous les drapeaux le 12 août au 149e régiment d’infanterie encaserné à Epinal, en tant que simple soldat. Se battant avec bravoure, il va contribuer après la bataille de la Marne à capturer un groupe de 128 soldats allemands. Il connaîtra en 1915 les tranchées de l’Yser et de l’Artois. Rebuté par la vie dans les tranchées, il se porte volontaire pour l’aviation et y est accepté en août 1915 grâce à ses compétences techniques.

Dirigé vers les écoles de pilotage, il en ressort breveté et affecté avec le grade de caporal à l’escadrille C 28 le 16 avril 1916 après avoir patienté près de deux mois et demi à la Réserve Générale d’Aviation. La C 28 est une escadrille de réglage d’artillerie stationnant près de Reims volant sur Caudron G.4 à bord duquel le jeune André Martenot de Cordoux va se passionner pour l’acrobatie avec son mitrailleur, le caporal Martin, qui en est aussi enthousiaste que son pilote. Les deux hommes remportent une victoire aérienne contre un LVG biplace dès le 20 mai 1916. André reçoit trois balles durant le combat (perte de deux orteils) et doit être hospitalisé. Promu au grade de sergent, il va rester plusieurs mois en rééducation et convalescence, sa jambe droite étant désormais réduite de plusieurs centimètres. Il ne reprend le chemin d’une escadrille que le 14 février 1917, en se rendant à la C 56, une autre escadrille de réglage d’artillerie stationnée près de Reims. Mais il ne reprend pas pour autant les commandes d’un Caudron bimoteur : réalisant son enthousiasme pour la chasse, ses supérieurs l’affectent au détachement N 513, une petite formation de 4 Nieuport de chasse désignés pour escorter les avions d’observation de l’escadrille à laquelle ils sont rattachés.

La petite unité stationne durant la bataille du Chemin des Dames sur le terrain de la Noblette qu’elle partage avec l’escadrille N 38 où Martenot de Cordoux va faire la connaissance du grand as Georges Madon et va beaucoup apprendre à son contact pour sa technique de combat. Lors d’une mission photographique menée durant la bataille, il est pris à partie par cinq Albatros de chasse et malgré la protection de deux équipiers est descendu dans les lignes françaises et de nouveau conduit à l’hôpital pour un courte période.

Pendant ce temps, le détachement N 513 va être fusionné le 1er juin 1917 avec deux autres détachements pour former l’escadrille N 94 s’installant à Melette, non loin de Châlons-en-Champagne, volant sur Nieuport 24 et 27. L’insigne adopté par le chef d’escadrille est un crabe qui fait l’unanimité contre lui chez les pilotes de l’unité et Martenot de Cordoux va être à l’origine d’un nouvel insigne, devenu très célèbre dans l’aviation française : un squelette faisant une grande enjambée portant une faux, dit « La mort fauchant ». Il fait réaliser l’insigne chez un bijoutier parisien et le garde en se jurant de le reproduire sur son appareil dès qu’il en aura l’opportunité. Ce sera le cas au début du mois de mai 1918 quand les pilotes proposent ce choix au nouveau chef d’escadrille, qui l’acceptera.

Pour l’heure, André, promu adjudant en juin 1917, ouvre son tableau de chasse en descendant un biplace ennemi le 25 juillet suivant, appliquant les conseils de Madon. Volant désormais sur le premier SPAD de l’escadrille, la guerre va pour lui changer avec l’année 1918 quand son escadrille est regroupée avec 3 autres pour former le GC 18, lui-même incorporé dans la Division Aérienne du général Duval qui sera de tous les combats face aux offensives allemandes de printemps. Pour les meilleurs pilotes, l’occasion de remporter de nombreuses victoires : ce sera le cas de Martenot de Cordoux, qui préfère voler sur SPAD VII qu’il juge plus maniable que le SPAD XIII. Il revendiquera pas mois de 10 victoires d’avril à octobre 1918, dont la moitié lui seront confirmées, terminant la guerre avec 7 victoires homologuées.

Démobilisé en octobre 1919, il se retire à Billancourt et va gagner sa vie en montant une affaire de promenades aériennes avec une petite flotte de 5 avions achetés parmi les surplus de guerre, avec lesquels il participe à des meetings. Il se marie en 1925 et fonde une famille où nait une fille, et devient moniteur civil dans les années 1930 tout en restant officier de réserve.

Quand éclate la seconde guerre mondiale, il est mobilisé en tant que capitaine de réserve au Centre d’Instruction de la Chasse à Chartres où il va contribuer à assurer la formation des élèves pilotes sur les avions de chasse Morane 406, Bloch 152 et Curtiss H-75. Durant la débâcle, il va contribuer à superviser l’évacuation de l’école qui à travers les routes de l’exode gagnera la côte Atlantique puis la Méditerranée. Démobilisé, il retourne à ses affaires privées à Paris et y subit l’occupation allemande, étant sympathisant de la résistance et y communiquant des informations. A la libération, il est rappelé à l’activité et travaille à un poste administratif de l’armée de l’air jusqu’en 1946 où il est de nouveau démobilisé, et va exercer la profession d’ingénieur et d’électricien jusqu’à sa retraite. Il sera parmi les derniers as de l’aviation française de 14-18 à nous quitter, le 29 décembre 1991, à son domicile parisien du XIe arrondissement, à l’âge de 98 ans.

 

( Source : AS 14-18 http://www.as14-18.net/Martenot-de-Cordoux   )

 

Chevalier de la Légion d'Honneur (5/8/18)
• Médaille Militaire (2/11/17)
• Croix de Guerre 1914 - 1918 (7 Palmes + 1 Etoile de Bronze)
• Croix de guerre (Belgique) (22/3/18)

 

produit_image1_20531_1433349373.JPG

( Source :    http://www.cieldegloire.com/004_martenot-de-cordou_a_h.php    )

 

 Interview filmée de Martenot de Cordoux par l’ECPAD :

   

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Caporal Eugène BULLARD, premier pilote "de couleur" de l'armée française et l'un des premier pilote noir de l'Histoire.

index.jpg

Eugene James Bullard, né le à Columbus (Géorgie, États-Unis) et mort le à New York, est un Afro-Américain, pilote dans l'armée française durant la Première Guerre mondiale.

 

Afin d'échapper aux discriminations raciales (il racontera plus tard avoir été, enfant, témoin d'une tentative de lynchage de son père), Eugene quitte le foyer familial vers l'âge de huit ans avec l'intention d'aller en France, car son père lui aurait dit qu'« un homme y était jugé par son mérite et non pas par la couleur de sa peau ».

une_eugene_james_bullard_7081.jpeg

De 1912 à 1914, au Royaume-Uni, il travaille comme cible vivante dans une foire de Liverpool et prend des cours de boxe. Il combat à Londres et s'engage parallèlement dans la troupe de vaudeville de l'Afro-Américaine Belle Davis. En 1913, il dispute un match à l’Élysée Montmartre. C'est à l'occasion de ce voyage à Paris qu'il décide d'y vivre.

 

Eugene_Jacques_Bullard,_first_African_American_combat_pilot_in_uniform,_First_World_War.jpg

Le , en se vieillissant d'un an (déclarant qu'il était né en 1894 au lieu de 1895) il s'engage dans la Légion étrangère française pour participer à la Première Guerre mondiale. Matricule 19/33.717, il est affecté au troisième régiment de marche du 1er RE, et est aussitôt envoyé dans la zone de combats. Le , il rejoint le deuxième régiment de marche du 1er RE puis le 170e régiment d'infanterie française surnommé plus tard les « hirondelles noires de la mort ». Compagnon d'armes de Moïse Kisling et de Blaise Cendrars, il participe aux combats sur la Somme, en Champagne et à Verdun où il est grièvement blessé à la cuisse le .

En convalescence à Lyon, protégé par la famille Nesme, il est cité à l’ordre du régiment le , et se voit décerner la croix de guerre.

image-1.jpg

Bullard, déclaré inapte pour l'infanterie, mais désireux de continuer à se battre, est admis le dans l'aéronautique militaire française par le lieutenant-colonel Adolphe Girod, responsable des écoles de l'aviation.

 

a.jpg

Après un stage de mitrailleur à Cazaux, il obtient d'être nommé élève-pilote. Il est formé sur Caudron G.3 et Caudron G.4 aux écoles de Dijon, Tours, Châteauroux et Avord. Plus tard, il est affecté au 5e groupe de Chasse, à l’escadrille N 93, puis à l'escadrille N 85, dans l'armée de l'air française qui utilise des SPAD S.VII et Nieuport. Il effectue une vingtaine de missions aériennes et devient ainsi, avec l'ottoman Ahmet Ali Çelikten, l'un des deux premiers pilotes de chasse noirs de l'Histoire. Il vole avec sa mascotte, son singe Jimmy. Il réussit à abattre deux appareils ennemis. La devise inscrite sur le fuselage de son avion était all blood runs red (« tout sang coule rouge »).

Eugène_Bullard_Pilote_3_Kamita_Magazine.jpg

En , lors de l'entrée en guerre des États-Unis, l'United States Army Air Service recrute les Américains servant dans le Lafayette Flying Corps. Bullard est refusé à cause de sa couleur de peau.

Sous le prétexte d'une bagarre avec un adjudant français qui l'avait insulté lors d'un retour de permission, Bullard est déclaré le médicalement inapte au vol, sous la pression d'Edmund Gros, un médecin américain chargé d'organiser l'aéronautique américaine en liaison avec le général Pershing. Le , il est réaffecté au 170e régiment d'infanterie française, et sert au camp de La Fontaine du Berger près d'Orcines, dans le Puy-de-Dôme jusqu'à l'armistice de 1918. Démobilisé, il se fixe à Paris.

DsBt7xoXcAAVnxz.jpg

 

En 1939, au commencement de la Seconde Guerre mondiale, Bullard, qui parle allemand, est recruté par l'inspecteur Georges Leplanquais, du service de contre-espionnage de la Préfecture de police, pour surveiller les agents allemands fréquentant son bar parisien L'Escadrille en équipe avec une jeune femme qui se fait appeler Cleopâtre Terrier.

Durant la Bataille de France, en 1940, Bullard marche à la rencontre de l'ennemi. Incorporé comme mitrailleur dans le 51e régiment d'infanterie à Orléans, il participe le aux combats pour défendre la ville. Blessé à la colonne vertébrale le au Blanc, dans l'Indre, il est exfiltré en Espagne. En juillet 1940, il est évacué aux États-Unis.

Une fois ses filles exfiltrées à leur tour, grâce à l'intervention de l'ancien ambassadeur William C. Bullitt à Paris, Bullard est hospitalisé quelque temps à New York pour soigner sa blessure. Affrontant de nouveau la ségrégation, Bullard, dont les exploits sont ignorés ou minimisés, devient un ardent militant de la France libre à travers l'organisation gaulliste France Forever.

 

Bullard-NBC2.png

En 1954, le gouvernement français invite Bullard à Paris pour ranimer, avec deux Français, la flamme de la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de triomphe de l'Étoile. En 1959, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur par le consul de France à New-York et en 1960 lors de sa visite aux États-Unis le général de Gaulle le salue de « véritable héros français ».

58a54d_3f2f94e75c2f4370be9c2e16070331e3.jpg

Malgré cela, il passe les dernières années de sa vie dans un relatif anonymat et dans la pauvreté à New York, où il meurt d'un cancer de l'estomac, le . Il est enterré dans son uniforme de légionnaire, avec tous les honneurs militaires par des officiers français dans la section des vétérans de la guerre française du cimetière de Flushing, dans le Queens à New York.

 

58a54d_5e24b6babcd04f0494fe4bb14870eee0.jpg

 

Le , trente-trois ans après sa mort, et soixante-dix-sept ans après son rejet par l'U.S. Service en 1917, Eugene Bullard est promu à titre posthume au grade de sous-lieutenant (second lieutenant) de l'United States Air Force grâce à l'intervention de Colin Powell, alors chef d'état-major des armées américaines.

 

 

Décorations

 

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg Croix du Combattant Volontaire 1914-1918 ribbon.svg Croix du Combattant (1930 France) ribbon.svg Medaille (Insigne) des Blesses Militaires ribbon.svg Medaille commemorative de la Guerre 1914-1918 ribbon.svg
World War I Victory Medal ribbon.svg Médaille engagé volontaire.png Medaille commemorative de la bataille de Verdun ribbon.svg Medaille commemorative de la bataille de la Somme ribbon.svg Medaille commemorative de la Guerre 1939-1945 ribbon.svg Ruban de la Médaille commémorative des services volontaires de la France libre.PNG Médaille 02.png

1er rang :

2e rang :

 

pierre-tombale.png

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Eugene_Bullard  )

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Avec neuf victoire homologuées, le capitaine Gustave DOUCHY.

20180324195426-4a8202ad.jpg

Gustav Douchy, né le à Bondy et mort le (à 50 ans) à Madagascar,

 

Gustav Douchy commence son service militaire le . Il est affecté à l'aviation, et passe par différentes unités avant d'être stationné à Nancy, en tant que mécanicien sur des avions, le . Le , il commence une formation de pilote à Avord. Le , il est promu au grade de caporal. Le , il est affecté à l'Escadrille 38. Le 12 novembre 1915, il reçoit le brevet de pilote militaire no 2514. Il est promu au grade de sergent le .

Douchy remporte sa première victoire aérienne le , sur un biplan de reconnaissance allemand, suivie d'une autre victoire sur un Albatros le 23 août. Ces deux victoires lui vaudront de recevoir la Médaille militaire, le 24 septembre de la même année. Le , il est à nouveau promu, au grade d'adjudant.

Douchy devra attendre le , pour remporter une nouvelle victoire, en abattant un biplan Albatros près de Navarin. Il continue à remporter des victoires jusqu'à son huitièrme succès qui a lieu le . Il est décoré de la Légion d'honneur le .

Le , Douchy remporte sa neuvième et dernière victoire homologuée. Vingt jours plus tard, il est soustrait aux combats et nommé en tant que pilote d'essai2. En plus de la Légion d'honneur et de la Médaille militaire, Douchy termine la Grande Guerre avec la Croix de guerre avec sept palmes et une étoile de vermeil, et sept citations à l'ordre de l'armée britannique.

 

20180316135403-90717072.jpg

Démobilisé, il est employé comme pilote d'essais dans les années 1920, d'abord par la société SEA d'Henry Potez, puis parla société Wibault. Le , Douchy est fait Officer de la Légion d'honneur, avant d'être, plus tard, élevé à la dignité de Commandeur.

Durant les années 1930 il devient pilote de ligne à la société Air Orient, puis Air France en 1933.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il se trouve en Syrie où il va être mobilisé et recevoir le commandement d'une section d'avions estafettes.Démobilisé après l'armistice, c'est en tant que civil qu'il assiste à l'invasion de la Syrie par les troupes anglo-gaullistes en 1941. Il rallie alors les forces aériennes françaises libres, où le , il est promu au grade de capitaine. Il meurt dans un accident, alors qu'il se trouve à Madagascar, le .

280px-Gustave_Douchy_1921.jpg

( Source : Wikipédia    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Douchy  )

 

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Officier de la Légion d'Honneur (23/8/25)
• Chevalier de la Légion d'Honneur (19/10/17)
• Médaille Militaire (24/09/16)
• Croix de Guerre 1914-18
(7 Palmes + 1 étoile de Vermeil)

( source :   http://www.cieldegloire.com/004_douchy_g.php   )

et

http://www.as14-18.net/Douchy

http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=65901

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Le capitaine René COLCOMB.

08-519890.jpg

Cne René Colcomb - Commandant de l'escadrille N 38 / SPA 38 du 10 juin 1916 au 24 mars 1918 il a été observateur des escadrilles MF 16 - MS 3 - MF 62, il obtient le brevet de pilote militaire n° 2457 en date du 21 janvier 1916 - Photo Réunion des Musées de France.

038_Colcomb.jpg

Cne Alphonse Clément René Colcomb - Né le 30 juillet 1886 à Orsay (Essonne) - Fils de François Augustin Raymond Colcomb et de Marie Charlotte Françoise Tharin - Domiciliés au 85, rue d'Alésia à Paris 14ème (75) - Classe 1906 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous la matricule n° 4642 - Appelé pour la service militaire au sein du 145ème régiment d'infanterie, le 9 octobre 1907 - Nommé Caporal, le 9 février 1908 - Nommé Sergent, le 25 septembre 1908 - Nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté, dans la réserve, au 11ème régiment d'infanterie, le 1er avril 1909 - A accompli une période d'exercices au 11ème règiment d'infanterie du 19 mai au 6 juin 1912 - Nommé Lieutenant de réserve en février 1913 - A accompli une période d'exercices au 11ème régiment d'infanterie du 13 au 25 octobre 1913 - Passé dans le service de l'état-major et affecté à la 1ère région militaire, le 6 avril 1914 - Profession avant guerre Industriel - Domicilié au 166, rue d'Irlande St-Gilles-les-Bruxelles (Belgique) - Rappelé à l'activité l'état-major de l'armée de Lorraine par la mobilisation générale, le 2 août 1914 - Affecté à l'aéronautique de la 6ème armée - Observateur de l'escadrille MF 16 du 1er au 12 mai 1915 - Observateur à l'escadrille MS 3 du 12 mai au 30 septembre 1915 - Blessé par perforation du tympan de l'oreille gauche par explosion d'obus, le 18 juin 1915 - Observateur de l'escadrille MF 62 du 1er octobre 1915 au 10 février 1916 - Nommé Capitaine, le 5 janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 2457 en date du 21 janvier 1916 - Observateur / pilote de l'escadrille N 3 du 11 février au 10 juin 1916 - Citation n° 289 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 12 février 1916 - Détaché à la RGA du Bourget, le 9 avril 1916 -

038_Colcomb_Madon.jpg

Commandant de l'escadrille N 38 / SPA 38 du 10 juin 1916 au 1er avril 1918 - Citation n° 369 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 25 mai 1916 - Une victoire non homologuée contre un avion combattu dans les environs d'Allaines, le 2 novembre 1916 - Citation n° 4293 à l'ordre de l'armée, en date du 25 novembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur, croix de guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 15 novembre 1916 - Citation n° 900 à l'ordre de la 4ème armée de l'escadrille N 38, en date du 14 juin 1917 - Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 38, en date du 23 janvier 1918 - Citation n° 1624 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 3 février 1918 - Citation n° 239 à l'ordre de la 15ème division d'infanterie, en date du 18 février 1918 - Citation n° 11 à l'ordre du GB 8, en date du 29 juin 1918 - Citation n° 158 à l'ordre de la 1ère armée, en date du 30 octobre 1918 - Démobilisé, le 8 mai 1919 - Officier de la Légion d'Honneur du 16 juin 1920 - Affecté à l'état-major de l'infanterie de la 2ème division (1er corps d'armée), le 20 août 1920 - Affecté au 22ème régiment d'aviation, en date du 30 novembre 1920 -

062_Colcomb_De-Guibert.jpg

Nommé Chef de bataillon, le 28 décembre 1921 - Passé dans l'arme de l'aéronautique, le 20 juin 1923 - Affecté, dans la réserve, au centre de mobilisation d'aviation n° 22, le 1er août 1928 - A effectué une période d'exercice volontaire au centre d'aviation d'Avord du 1er mai au 3 juillet 1931 - Affecté, dans la réserve, au centre de mobilisation d'aviation n° 31, le 15 février 1932 - Domicilié au 36, rue du Colombier à Orléans (Loiret), à compter du 19 février 1932 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 juin 1932 - A effectué une période d'exercice échelonnée sur 9 jours et 1/2 du 1er juillet 1934 au 30 juin 1935 - Affecté, dans la réserve, au centre de mobilisation d'aviation n° 9 à Tours, le 1er juillet 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne d'Orléans-Bricy, le 15 décembre 1936 - Croix de 3ème classe des services militaires volontaires, en date du 23 avril 1937 - Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 1er mars 1939 - Rappelé à l'activité au bataillon de l'air 123 par la mobilisation générale, le 2 septembre 1939 - Affecté, suite à la dissolution du bataillon de l'air 123, au bataillon de l'air 117, détachement d'Orléans-Bricy, le 1er octobre 1939 - Rayé des cadres en 1943 - Sources : Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille MF 16 - CCC de l'escadrille MS 3 / N 3 - CCC de l'escadrille MF 62 - CCC de l'escadrille N 38 / SPA 38 - Fiche matricule des archives départementales de Paris - LO non communicable - JORF - Dernière mise à jour : 18 novembre 2018.

038_As_SPA38.jpg

( Source :  http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille038.htm  )

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Ils ont indissociable car ils sont rentré ensemble dans la célébrité, pour avoir participé au premier combat victorieux de l'histoire, le sergent aviateur Joseph FRANTZ et le caporal mécanicien Louis QUENAULT.

frantz-20141005.jpg

Joseph Frantz, né le à Beaujeu (Rhône) et mort le à Paris,

index.jpg

Joseph Frantz apprend à piloter en 1910 et obtient son brevet de pilote, le 3 février 1911, à Mourmelon. Engagé par la maison Robert Savary, constructeur de biplan, il commence sa carrière comme pilote d'essai juste avant la Grande Guerre. Il participe à de nombreux concours et événements, concours militaire en 1911

860_joseph-frantz4.jpg

Fin 1912, il est appelé au service militaire, au 151e régiment d'infanterie à Verdun. Il passe dans le génie. Il continue à piloter à Chartres pendant ses permissions. Le 13 septembre 1913, il participe aux grandes manœuvres aéronautique à Toulouse sur avion Bréguet. En 1913, il établit le record d'altitude avec 3 passagers.

FRANTZ-Joseph-1890-1979-aviateur-La-Guerre-aerienne-illustree-02011919-extrait-Gallica-BnF-359x8001.jpg

En 1914, il est affecté à l’escadrille de reconnaissance aérienne escadrille V 24 (comme Dieudonné Costes, autre futur célèbre aviateur), basée en septembre sur le terrain de Lhéry (Marne). Nommé sergent le 6 août 1914, il se distingue le en remportant la toute première victoire aérienne de l’histoire mondiale de l’aviation, avec son mécanicien et mitrailleur Louis Quenault, au-dessus du point de jonction des communes de Jonchery-sur-Vesle, de Prouilly et de Muizon, au lieu-dit La Tuilerie à Muizon 49° 16′ 29″ N, 3° 53′ 30″ E, à quelques kilomètres au sud-ouest de Reims. Frantz pilote leur biplan Voisin III à moteur Salmson, tandis que Quénault abat avec sa mitrailleuse Hotchkiss, un Aviatik B.I allemand en quarante-sept balles. L'équipage était composé du sergent Wilhelm Schlichting, pilote, et du sous-lieutenant Fritz von Zangen, observateur aérien. Contrairement à une légende selon laquelle la presse de l'époque aurait escamoté, à cause de sa consonance germanique, le nom du vainqueur, Le Temps et le Figaro, par exemple, rapportent celui-ci fidèlement dès le 8 octobre.

L’année suivante, toujours sur avion Voisin, Frantz descendit un second appareil.

Il met ensuite ses qualités d'ingénieur et de pilote d'essai au service de la firme Voisin et met au point douze prototypes d'avions dont le biplan quadrimoteur Voisin de 37 mètres d'envergure.

 

frantz6.jpg

Mobilisé de nouveau en 1939, il commande un groupe de transport basé à Bordeaux. En 1940, il suspend l’activité de son entreprise pour ne pas être contraint de participer à l’effort de guerre de l’occupant. À la Libération, l'activité reprend et, au début des années 1960,

Joseph-FRANTZ-en-1965.jpg

ses deux fils développent sous sa direction un deuxième site voisin des usines Renault à Boulogne-Billancourt.

capture-d_c3a9cran-2014-09-30-c3a0-09-02-05.png

 

http://euscreen.eu/item.html?id=EUS_5A1E4DE1F99847ACA9FCB32B466D77CB

Video TF1: le temps des escadrilles (à commencer à 5.29 /16.50) :

https://www.dailymotion.com/video/xby1p0

 

Il pilota jusqu’à l’âge de quatre-vingts ans. Joseph Frantz s’est éteint à Paris le à l’âge de quatre-vingt-neuf ans. Ses obsèques se déroulèrent en la La Cathédrale Saint-Louis-des-Invalides, et il est inhumé au cimetière du Montparnasse

frantz7.jpg

Distinctions

 

signature-FRANTZ-Jacob-Jacques-1822.jpg

( source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Frantz   )

 

121117479.jpg

 

 

Louis Jean Eugène Quenault, né le dans le 11e arrondissement de Paris et mort le à Marseille,

quenault_louis.jpg

Caporal mécanicien aviateur affecté auprès du sergent-pilote Joseph Frantz au sein de l’escadrille de reconnaissance aérienne escadrille V 24, il est son équipier à bord du biplan Voisin LA III à moteur Salmson, numéro 89, lors de la mission qui les confronte, le , à un avion allemand de reconnaissance Aviatik B.I au-dessus de Jonchery-sur-Vesle (Marne).

EGEDetgW4AMOo7r.jpg

Durant le combat aérien qui s’ensuit, Quenault sert la mitrailleuse Hotchkiss Mle 1914 montée sur le Voisin. Sa deuxième rafale abat l’adversaire. L’Aviatik tombe dans les lignes françaises, ce qui permet d’homologuer officiellement ce succès. L’équipage français remporte ainsi la toute première victoire aérienne de l’histoire. Célébrés par la presse pour leur fait d'armes, les deux hommes sont également récompensés par l’autorité militaire, Frantz étant décoré de la Légion d’honneur tandis que Quenault l’est de la Médaille militaire.

HdC_41V_Le_premier_combat_aerien-00_00_19_06_1463758182_550.jpeg

Quenault est ensuite affecté à la division fusiliers marins de Villacoublay le 25 janvier 1915. Marié à deux reprises après la guerre, il vit à Marseille des années 1930 à sa mort. Sa dépouille repose au cimetière de Peyruis (Alpes-de-Haute-Provence).

a.jpg

 

Distinction

 

 

( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Quenault  )

a.jpg

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Capitaine bien connu durant la grande guerre pour avoir crée l'escadrille N°3, connu sous le nom d'escadrille des cigognes , impliqué dans la Résistance lors du second conflit, le colonel Georges BELLANGER.

bellenger.jpg

Georges Marie Bellenger, né à Évreux le et décédé le au Pecq

 

Le polytechnicien Georges Bellenger sort sous-lieutenant en 1902 de l'École d'application d'artillerie de Fontainebleau et est envoyé en affectation au régiment d'artillerie en garnison à Saint-Mihiel. En 1904-1905, un des articles du capitaine Ferdinand Ferber, paru dans la Revue d'Artillerie, retient son attention : il entreprend l'expérimentation de cerf-volants .

En tant qu'artilleur, il est autorisé à effectuer un stage au bataillon d'aérostiers de Versailles du au 30 juin 1906. Sa première ascension se déroule le 21 avril 1906 dans un ballon en coton de 980 m3 gonflé au gaz d'éclairage. Il obtient le brevet de pilote de ballons libres no 95 de l'Aéro-Club le 3 octobre 1907 après avoir effectué sa dixième ascension.

Pilote de ballon libre au début de l'aérostation, il participe brillamment à de nombreux concours. Il obtient en particulier la deuxième place du Concours international de photographie aérienne de l'Aéro-Club en 1907. Il bat le record de distance pour petits cubes le 8 décembre 1908 en effectuant un périple qui le conduit du parc de l'Aéro-Club à Saint-Cloud, jusqu'à la mer Baltique à bord d'un ballon de 600 m3. Il obtient le brevet d'aérostier militaire no 43 le 30 janvier 1909.

Pendant son passage à Vincennes (ca 1909), il est sous les ordres du lieutenant-colonel Estienne, qui lui remet l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur.

Membre de l'Aéro-Club de France naissant, en contact avec les pionniers de l'aviation tels que Ferber, Hubert Latham ou Louis Blériot, il obtient le brevet de pilote civil no 45 le , et se fait remarquer aux Grandes manœuvres de 1910 par la qualité de ses observations : présent, le général Gallieni le fait immédiatement promouvoir capitaine.

wp31dcd695_05_06.jpg

 

En 1910, il se classe second au Grand Prix des Ballons de l'Aéro-Club de France : parti de Saint-Cloud, il atterrit dans le Tyrol autrichien.

En 1911, vainqueur du raid Paris-Pau, il est célébré dans sa ville natale en digne successeur des exploits de Blériot , concepteur de son aéroplane.

wpdbf3a1da_05_06.jpg

En 1912, le capitaine Bellenger est désigné pour installer et diriger au camp d'Avord, près de Bourges, une école d'aviation. Il y formera l'escadrille no 3 qui est devenue pendant la guerre, la fameuse escadrille des Cigognes.

Ltt_Bellanger.jpg

En 1913, après réception à l'école de guerre, il part trois mois en dans les Balkans "pour comparer faits et doctrines". Le rapport qu'il en tire provoque d'abord l'hilarité, mais les renseignements venus ensuite confirmèrent ses observations et lui valurent une lettre de satisfaction pour ses réelles qualités d'observation, il s'ensuivit cependant des appréciations mitigées de la part de ses professeurs à l'école de guerre : « Bellenger : intelligent et sympathique, - a malheureusement trop d'idées personnelles pour être propre au travail collectif d'un État-major. »

Fequant_Marconnet.jpg

 

Promoteur parmi d'autres de la photographie aérienne, ses renseignements contribuèrent à la victoire de la Marne en 1914.

Le , il prend le commandement de l'Aviation de la 6e Armée dont l'intervention à la bataille de l'Ourcq est des plus efficaces et où il a l'occasion d'organiser l'observation d'artillerie par avion, puis la photo aérienne du front, avant d'être mis à la disposition de la direction de l'aéronautique du ministère de la Guerre.

Ne voulant pas rester loin de l'action, il passe, sur sa demande, dans l'artillerie de mai 1915 à fin août 1918 où il est sérieusement blessé. Il termine la guerre avec six citations.

Fequant_Marconnet2.jpg

 

En 1939, mobilisé à sa demande (il a 61 ans) il prend en charge un régiment de batteries anti-chars pour la R.G.A. (Réserve générale d’artillerie) et en profite pour inspecter le front entre Longwy et Valenciennes. Ses observations lui permettent de proposer à l'état major dès le 22 mai une stratégie pour stopper l'avance allemande. En conflit avec un état-major conservateur, il est renvoyé en permission forcée. Sa stratégie ne sera mise en œuvre que 10 jours plus tard, mais trop tard et trop timidement.

 

 

Réfugié avec sa famille à Annecy, il correspond avec le lieutenant Théodore Morel (Tom), alors chef du maquis des Glières. Il participe à l'entrainement des maquisard, mais fait part à Tom de ses craintes quant au concept de plateau forteresse tel que pratiqué dans le Vercors, préférant une guerre de maquis. Cette préparation aura permis de limiter fortement les pertes lors de l'attaque allemande des Glières.

 

 

Distinctions

Officier de l'instruction publique (palmes académiques) le 16 juin 1910 à l'aéro-club

Médaille de l'académie des sports pour ses "remarquables exploits d'aviateurs" - 26 janvier 1911

Nommé chevalier en 1911, il est promu officier de la Légion d'honneur à titre militaire en 1920  après réparation des injustices (Commission Fayolle) arrêté du 13 août 1920)

Croix de guerre 1914-1918 (six citations)

25.jpg

Ordre de l'étoile d'Éthiopie

aigleblanca.jpeg

Ordre de l'aigle blanc (Serbie) - Remise par le roi Pierre 1er de Serbie pour une démonstration de vol sous la pluie et le vent bien relatée par la presse

399302_e1cb61a140c443e1a57206cf801aabe3.jpg

Military Cross (U.K.) - décerné le 31 mai 1919, probablement suite aux observations pour la 1ère bataille de la Marne de septembre 1914

 

( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bellenger_(aviateur)  )

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

On l'oublie souvent mais de grands sportifs de l'époque participèrent à la guerre, notamment comme pilote, ce fut le cas d'Octave LAPIZE célèbre cycliste et considéré comme l'un des meilleurs coureurs de sa génération.

Curieuses_Histoires_TourDeFrance_4.jpg

Louis Octave Lapize, dit Octave Lapize, né le dans le 14e arrondissement de Paris et mort le à Toul,

Octave_Lapize.jpg

cycliste français. Professionnel de 1909 à 1914, il est considéré comme l'un des plus grands coureurs de sa génération et possède un riche palmarès. Vainqueur du Tour de France 1910, qui traverse pour la première fois les Pyrénées, il compte également six victoires d'étape dans l'épreuve. Il remporte trois victoires consécutives sur Paris-Roubaix, devenant le premier coureur à réussir cette performance, ainsi que trois titres de champion de France, trois succès sur Paris-Bruxelles et une victoire sur Paris-Tours.

Coureur véloce et de petite taille, il est particulièrement adroit et rapide lors des arrivées au sprint et obtient la plupart de ses victoires sur les classiques. Il excelle également sur la piste, principalement dans les épreuves derrière tandem ou les courses de six jours, et remporte une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres en 1908.

 

 

  index.jpg

Réformé pour le service militaire pour surdité d'une oreille, Octave Lapize n'est pas concerné par la mobilisation d'août 1914. Pourtant, le 14 août, il s'engage et est affecté au service automobile du 19e escadron du train. Dans le même temps, le 17 août, il devient père d'une petite Yvonne. Passionné par l'aviation, Octave Lapize demande sa mutation : le 10 septembre 1915, il est affecté au Centre d'aviation militaire d'Avord, près de Bourges. Il devient pilote puis moniteur. Souhaitant s'engager au front, le sergent-moniteur Lapize quitte Avord à sa demande le 30 novembre 1916. Au cours de cette période, il a formé 130 pilotes et reçoit à cet effet un diplôme de l'inspecteur général des Écoles. Il rejoint d'abord l'école de tir aérien de Cazaux en décembre 1916 puis l'école de combat de Pau le mois suivant, où il s'entraîne au vol en groupe. En février 1917, il est affecté à Bar-le-Duc à l'escadrille N504, puis à la N203 et enfin le 24 mai 1917 à la N90 à Toul. Son escadrille est placée sous le commandement du lieutenant Pierre Weiss.

090_Octave_Lapize.jpg

Octave Lapize est cité à l'ordre du corps d'armée pour avoir sauvé un avion en péril. Le 28 juin, il met hors de combat un avion ennemi. Au matin du 14 juillet, il affronte un biplan allemand qui effectue un réglage d'artillerie au-dessus du bois de Mort-Mare, sur la commune de Flirey en Meurthe-et-Moselle. Abattu, l'appareil d'Octave Lapize s'écrase au sol 8 km à l'intérieur des lignes françaises. D'après la citation, publiée à l'ordre de la 8e armée et signée du général Philippe Pétain, Octave Lapize aurait en réalité affronté deux avions ennemis. Les archives de l'Armée notent son décès à l'hôpital GAMA de Toul.

118204031.jpg

Sa disparition provoque l'indignation en France comme à l'étranger : le Daily Mail et le New York Herald lui consacrent une nécrologie. Il est enterré au cimetière militaire de Toul le 17 juillet en présence de son père et de l'un des as de l'aviation française, le rugbyman Maurice Boyau. Sa famille fait transporter son corps en novembre 1917 au cimetière de Villiers-sur-Marne et c'est seulement en mars 1922 qu'est célébrée l'inhumation officielle.

94_Octave_Lapize.jpg

Octave Lapize est, avec François Faber et Lucien Petit-Breton, l'un des trois anciens vainqueurs du Tour de France morts pendant la Première Guerre mondiale.

 

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Octave_Lapize   )

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Ce sujet n'étant pas réservé qu'aux grands personnage de la Grande Guerre, nous pouvons rendre hommage ici, à la première femme pilote de chasse en escadron de l'armée de l'air française, la commandante Caroline AIGLE, décédée des suite d'une longue maladie à 32 ans.

image_300.jpg

Caroline Aigle est une femme pilote de chasse, commandant dans l'Armée de l'air française, née le à Montauban et morte le à Paris.

992_popup_caroline-aigle.jpg

Issue d'une famille lorraine, mais née à Montauban, Caroline Aigle parcourt très jeune une bonne partie de l’Afrique où son père sert comme médecin militaire, avant de rejoindre, à quatorze ans le lycée militaire de Saint-Cyr où elle reste jusqu'en classe de terminale.

RTEmagicC_628-InMemoriam-Aigle-photo1.jpg.jpg

Elle effectue ensuite sa préparation aux grandes écoles scientifiques au Prytanée national militaire de La Flèche (mathématiques supérieures et mathématiques spéciales M'). En 1994, elle est admise à la fois à l'École polytechnique et à l'École normale supérieure, et choisit Polytechnique Comme les élèves de cette école ont le statut militaire, elle effectue son service militaire obligatoire de 1994 à 1995 au 13e bataillon de chasseurs alpins. À l'issue de ses études à l'X, elle décide de servir dans l'Armée de l'air. En , elle intègre donc celle-ci et débute sa formation au pilotage en ralliant la « division des vols » qui correspond à la troisième et dernière année de l'École de l'air.

 

4_f59921f4a3797017cd9b2fa8a920a4d8.jpg

Le , Caroline Aigle est brevetée pilote de chasse sur Alpha Jet à la base aérienne 705 de Tours ; elle reçoit son « macaron » des mains du général d'armée aérienne Jean Rannou, chef d'état-major de l'Armée de l'air .

En 2000, elle intègre la base aérienne 115 d'Orange dans l'escadron de chasse 2/5 Île-de-France et effectue sa formation sur Mirage 2000. Elle est affectée sur Mirage 2000-5 à l'escadron de chasse 2/2 Côte-d'Or à la BA 102 de Dijon, en 2000. Puis elle devient commandant d'escadrille à partir de 2005 (escadrille SPA 57 Mouette).

En , elle est affectée à la « sécurité des vols » du commandement des forces aériennes de la BA 128 de Metz.

s-l1600.jpg

Son surnom dans l'Armée de l'air est « Moineau ».

 

 

Caroline Aigle est aussi une sportive accomplie, championne de France militaire de triathlon 1997, championne du monde militaire de triathlon par équipe 1997 et vice-championne du monde militaire de triathlon par équipe 1999. Elle pratique également une autre de ses passions, la chute libre et le parachutisme d'une manière générale.

Caroline Aigle est sur le point d'être sélectionnée comme astronaute de l'Agence spatiale européenne, pour cela elle avait repris des études d'astronomie et apprenait le russe. Mais très malade, sa dernière grande participation à un événement est d'être, en , la marraine du meeting aérien Airexpo à Toulouse.

 

Elle meurt le , âgée de trente-deux ans, d'un cancer foudroyant, un mélanome, décelé quelques mois avant sa disparition.

DJg5wJUXUAAlkUa.jpg large.jpg

Elle totalise alors près de 1 600 heures de vol

 

 

Ses obsèques sont célébrées le 27 août 2007 en la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon. Le général d'armée Abrial, chef d'état-major de l'armée de l'air, préside les cérémonies en présence du maire de Dijon et de nombreuses personnalités politiques .

aigle_caroline_img_0367_-_copie_-_copie.jpg

Caroline Aigle est inhumée au cimetière de Chambolle-Musigny .

 

 

Décorations

Caroline Aigle est décorée de la médaille de l'Aéronautique à titre posthume par le président de la République, Nicolas Sarkozy, le .

1523946315-medaille-de-l-aeronautique.jpg

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Caroline_Aigle  )

 

 

 

000_sapa990525550750-3808914.jpg

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Je reprends ce sujet, avec un Héros de la seconde guerre mondiale, le colonel Roland de LA POYPE.

a.jpg

Roland Paulze d'Ivoy de La Poype, né le aux Pradeaux et mort le à Saint-Tropez,

Il naît le 28 juillet 1920 au château de la grange fort aux Pradeaux, fils de Xavier Paulze d'Ivoy de La Poype, né en 1887, ingénieur agronome, colonel de réserve, tué sur le front en , et de Victoire de Saint-Genys (1890-1942).

roland-de-la-poype-1.jpg

Âgé de 19 ans, il s'engage en comme élève-pilote pour décrocher son brevet en , peu avant la ruée allemande de la campagne de France. Il réussit avec ses camarades de l'École principale d'aviation d'Étampes à rejoindre Saint-Jean-de-Luz au pays basque et il s'embarque pour l'Angleterre.

Après un passage en Afrique-Équatoriale française entre et avec les Forces aériennes françaises libres (FAFL), il intègre en Angleterre le 602 (City of Glasgow) Squadron de Supermarine Spitfire de la Royal Air Force (RAF) avec le grade de sergent. Preuve de ses qualités, le chef du squadron britannique, l'as irlandais aux 23 victoires Paddy Finucane, le choisit comme équipier. Il obtient sa première victoire le 22 août 1942 contre un Messerschmitt 109.

1024911053.jpg

Apprenant la formation d'un groupe de volontaires français pour le front soviétique, le jeune pilote s'inscrit au groupe de chasse « Normandie » et fait partie du premier contingent de pilotes qui débarquent à Ivanovo en Russie le . Il obtient sa première victoire homologuée en Russie, sa deuxième de la guerre, le sur un Stuka. Son palmarès compte au total 16 victoires confirmées, obtenues pour beaucoup en tandem avec son camarade du groupe Normandie-Niémen, Marcel Albert. Début 1945, avec le grade de capitaine, il commande la 1re escadrille du groupe de chasse.

images.png

Présent en Union soviétique jusqu'au , « le marquis », ou « Pohype » comme le surnommaient ses camarades, devient attaché de l'air en Belgique, puis en Yougoslavie avant de quitter l'armée en 1947, à seulement 27 ans, auréolé des titres de héros de l'Union soviétique et de compagnon de la Libération.

Affecté au 2e Bureau de l'Etat-major de l'Armée de l'Air en mars 1946, Roland de la Poype quitte l'armée en 1947. Le commandant de réserve Roland de la Poype, redevenu civil exercera après la guerre, plusieurs fonctions.

Il est nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération en septembre 2002.

poype2006marsaly.jpg

 

C'est également un industriel pionnier en création ;

Visionnaire et inventeur, Roland de La Poype comprend que le plastique et les emballages jetables vont se développer. À la tête de la Société d'études et d'applications du plastique (revendue plus tard à DuPont), il monte sa première usine dès le mois de mai 1947 et se lance, en 1952, dans la fabrication d'un produit novateur : le berlingot DOP pour le groupe L'Oréal. Il développe une véritable industrie de l'emballage plastique, qui touche à tous les domaines, de l'agro-alimentaire au loisir. Il est également l'inventeur de la carrosserie de la Citroën Méhari.

images.jpg

Mais également le fondateur du Marineland d'Antibes ;

18846325.jpg

En 1970, passionné du monde marin, il crée le Marineland d'Antibes sur la Côte d'Azur avec pour mission de faire connaître la vie du milieu difficilement accessible des grands animaux marins et de la mer à un large public. Il prend sa retraite en 1985 et reste propriétaire du Marineland jusqu'en 2006.

Départ+numero+1+Anjou+Golf+.jpg

et Il est également maire de Champigné (Maine-et-Loire) et est propriétaire d'un golf, qu'il a créé en 1989, près d'Angers.

e.jpg

Il meurt le 23 octobre 2012 à Saint-Tropez. Ses obsèques ont eu lieu le 30 octobre 2012, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, à Paris, en présence d'une délégation de l'armée de l'air et des Chœurs de l'Armée rouge, de ses anciens compagnons d'armes et de ses amis. Les honneurs militaires ont été rendus par un détachement de la base aérienne 123 d'Orléans et en présence d'une délégation du régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen. La mémoire de ce compagnon de la Libération, ancien pilote des forces aériennes françaises libres (FAFL) a été saluée au cours d’une cérémonie religieuse suivie d’une cérémonie militaire, présidée par le colonel Fred Moore, chancelier de l’ordre de la libération. Le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, était également présent pour rendre hommage à Roland de La Poype .

dsc03111.jpg

 

 

 

Roland-de-La-Poype-Amicale-des-FAFL.jpg

Décorations

Rubans

Barrette de Grands Croix de la légion d'honneur Barrette de l'ordre de la Libération Barrette de la Croix de Guerre"
Barrette de la décoration soviétique de l'"Ordre de la Bannière Rouge" Barrette de la décoration soviétique de l'"Ordre de Lénine" Barrette de la décoration soviétique de l'"Ordre de la Guerre Patriotique" Order of Glory Ribbon Bar.png Capturekoenigsberg rib.png
Czechoslovak War Cross 1939-1945 Ribbon.png

Intitulés des décorations françaises

Intitulés des décorations étrangères

 

index.jpg

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_de_La_Poype    )

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Mardi 10 décembre 2019, le dernier survivant du Normandie - Niemem ( Neu-Neu ), le sergent chef mécanicien  André PEYRONIE nous a quitté à l'age de 99 ans.

P1150802 [1600x1200] (1).JPG

https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/guerre-39-45/le-dernier-survivant-du-normandie-niemen-est-decede-6654659

Andre_Peyronie.jpg

le sergent-chef mécanicien André Peyronie était le dernier survivant à avoir connu l’épopée de cette unité française en Russie. Il vient de nous quitter à l’âge de 99 ans, dans la nuit du 9 au 10 décembre. L’annonce de son décès a été faite par Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées.

peyronie-20191215.jpg

Né le 8 mai 1920 à Albi, dans un milieu modeste, André Peyronie se destine à devenir forgeron quand, n’ayant pas encore 19 ans, il décide de s’engager au sein de l’armée de l’Air pour une durée de cinq ans. Après un passage à l’école de Rochefort, il obtient son brevet de mécanicien avion ainsi que ses galons de caporal-chef en novembre 1939. Il est affecté au Bataillon de l’Air n° 106 de Bordeaux, puis à la base de Salon-de-Provence, où il ne tarde pas à être promu sergent.

Lors de la campagne de France [mai-juin 1940], il est affecté à la base de Châteauroux, où il sabote des avions français pour éviter de les voir tomber aux mains de l’ennemi. Puis, en novembre 1940, alors toujours sous les drapeaux, il est affecté au Levant, où les forces restées fidèles à Vichy ne tarderont pas à affronter les Français Libres.

En 1941, les troupes vichystes ayant été défaites, le sergent Peyronie s’engage dans les Forces aériennes françaises libres [FAFL]. Très peu, parmi ses camarades, en feront autant. Le 31 août, il est affecté au Groupe de chasse « Alsace », qui s’apprête alors à participer à la campagne de Libye sous les ordres du commandant Joseph Pouliquen, bientôt appelé à former le Groupe de chasse « Normandie », lequel doit rejoindre la Russie.

nn_peyronie_2-4561251.jpg

Promu sergent-chef, André Peyronie sera de cette aventure. À partir de mars 1943, il est désigné pour être le mécanicien du lieutenant Marcel Lefèvre, qui obtiendra 11 victoires homologuées avec son Yak n°14, surnommé « Père Magloire », avant de perdre la vie en juin 1944.

Mais André Peyronie n’aura pas assisté à la fin tragique du lieutenant Lefèvre puisqu’il avait quitté la Russie en août 1943 pour retrouver le Levant, avant d’être affecté au Groupe de chasse « Ardennes », avec lequel il participera à la campagne d’Afrique du Nord et aux combats de la Libération.

 

p1040610.jpg

Après la capitulation allemande, le sous-officier sert un temps en Allemagne, avant d’être démobilisé en octobre 1945. Rendu à la vie civile, il entame alors une carrière dans l’immobilier. Un activité qu’il exercera jusqu’à sa retraite.

p1040710.jpg

Cet ancien mécanicien du « Neu-Neu » s’était vu remettre la croix de chevalier de la Légion d’Honneur le 8 mai 2015, des mains du commandant du Régiment de chasse 2/30 « Normandie Niémen ». Il était notamment titulaire de la Médaille militaire, de la croix du combattant volontaire 1939-1945, de la médaille d’Outre-Mer [agrafe « Libye »], la médaille commémorative des services militaires dans la France libre et de plusieurs décorations soviétiques.

Donjon_Peyronie.jpg

 

( Source : OPEX 360  http://www.opex360.com/2019/12/15/alors-dernier-survivant-de-lepopee-du-normandie-niemen-en-russie-le-sergent-chef-andre-peyronie-nous-a-quittes/   )

 

47103glivor.jpg

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Le colonel Gaël TABURET  Il était le dernier survivant des pilotes français du Normandie-Niemen depuis le décès de Jean Sauvage, et le dernier survivant de tous les pilotes après le décès d'Ivan Moltchanov.

C4jKWUqWAAIs3H8.jpg

Gaël Taburet, né le à Messac (Ille-et-Vilaine) et mort le à Cannes

b.jpg

( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaël_Taburet   )

 

Né le 12 novembre 1919 à Messac dans l'Ille et Vilaine, Gaël Taburet s'engage à 18 ans dans l'armée de l'air et est reçu à l'école d'Ambérieu où il est breveté pilote le 13 avril 1939. Après des affectation au GT I/15 et GT III/15, il part dans la chasse et rejoint la Groupe de Chasse Normandie sur le front russe le 3 avril 1944. Valeureux pilote de la troisième escadrille, il abat son premier avion le 26 juin et termine la guerre avec six victoires dont une probable. Fidèle, il reste au sein du Normandie-Niemen qu'il suit en Indochine où il occupe le poste de Chef des opérations.

a.jpg

En juin 1951, il tourne une page de sa vie et dirige l'escadrille des moniteurs et de réentraînement de la base école de Meknès. De mars 1954 à mai 1956, il est affecté à la défense aérienne du Territoire de Versailles. En juin 1956, il seconde le commandant de la base aérienne 110 de Creil. Après deux années passées dans le forces françaises en Allemagne, il part en opération en Algérie en octobre 1960 et est affecté dès son retour en France, deux ans plus tard, au poste de Commandant de la base aérienne d'Orange.

taburet-camionstarter.jpg

Mis à la retraite en mars 1963, Gaël Taburet devient directeur de l'action régionale de l'institut de contrôle et de gestion.

Extrait de "Ceux du Normandie-Niémen" de Yves Donjon - Editions Club 35

 

35520392.jpg

 

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Croix de Guerre 1939-45
• Croix de Guerre TOE
• Valeur Militaire
• Ordre du Drapeau Rouge (URSS)
• Ordre de l'Etoile Rouge (URSS)
• Ordre de la Guerre pour le Salut de la Patrie (URSS)
• Médaille de la prise de Koenisberg(URSS)
• Médaille de la Victoire (URSS)
 

( Source : Ciel de gloire  http://www.cieldegloire.com/004_taburet.php  )

 

aeroclub_de_rennes_saint_jacques_27.07.19_martial_pain_2_.jpg

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Le Commandant Jean SAUVAGE était l'un des pilotes du Normandie-Niemen, dont il était le doyen des survivants français à sa mort.

Bv34h38CQAAU6Ge.jpg

Jean Sauvage ( à Fontenay-sous-Bois - à Annecy)

 

( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Sauvage_(pilote)  )

 

index.jpg

 

Né en 1917, Jean Sauvage s'engage pour 3 ans dans l'Armée de l'Air le 19 septembre 1935 au titre du 5eme Bataillon Air. Admis à suivre les cours de l'école de pilotage de Bourges, il est breveté pilote le 9 avril 1936, puis nommé sergent le 21 mai 1936. La même année, il est affecté à la BA 109 de Tours, puis à la BA de Chartres. Nommé Sergent-Chef en 1939, il intègre l'Ecole de l'Air alors à Versailles et accède au grade de Sous Lieutenant le 20 décembre 1939.

Affecté au Groupe de Chasse III/3 le 19 mars 1940, Jean Sauvage obtient une première victoire aérienne le 12 mai 1940 en abattant, aux commande d’un MS 4069, avec son ailier, deux He 111. Il récidive le 20 mai en abattant un nouveau He 111. Il rejoint Perpignan en juin 1940, puis l'Afrique du Nord le mois suivant. Il est mis en congé d'armistice le 1er novembre 1940. Rappelé, il est affecté au GC III/6 en novembre 1941. Nommé lieutenant, il est stationné avec le GC III/5 à Sfax en Tunisie du 29 mai au 25 juin 1942. Après le débarquement Anglo-Américain en Afrique du Nord et le ralliement aux Alliés, Jean Sauvage poursuit sa carrière dans l'Armée de l'Air et le 14 octobre 1943, il fera partie des rares pilotes français à remporter une victoire au cours de la campagne d'Afrique du Nord en abattant un nouveau He 111 au-dessus du Cap Tenès, en Algérie, aux commandes d’un P39 du Groupe.

ob_713b68_normandie-niemen.jpg

Volontaire pour le "Normandie", Jean Sauvage y est affecté le 25 octobre 1943 et rejoint le Groupe à Toula, en Russie le 7 janvier 1944. Il sera affecté à la 3eme Escadrille "Cherbourg". Le 27 octobre 1944, il obtient sa seule et unique victoire sur le front de l'Est en abattant un Focke Wulf 190 aux commandes d’un YAK 9. Permissionnaire, il rejoindra la France le 12 décembre 1944 et sera nommé Capitaine quelques jours plus tard. Il termine ainsi la guerre avec 5 victoires et le statut d'As.

Le 1er juin 1945, il est affecté au GT III/15 "Maine". Un an plus tard il sera détaché au Ministère des Travaux Publics et des Transports. Dégagé des cadres sur sa demande, le 1er septembre 1946, il sera promu Commandant dans le corps des officiers de réserve en 1952. Il termine sa carrière de pilote comme Commandant de Bord à Air France.


Jean Sauvage est titulaire de nombreuses décorations :

Chevalier de la Légion d'Honneur

- Croix de Guerre 1939-45

- Air Medal (USA)

a6d62a43-f89c-4875-9556-38ae3a542ebd.jpg

- Ordre de la Guerre pour le Salut de la Patrie (URSS)

gpw1.gif

- Médaille de la Victoire

urss-medaille-de-la-victoire-sur-l-allemagne-1941-1945.jpg

( Source :  https://www.aerobuzz.fr/breves-culture-aero/deces-de-jean-sauvage-ancien/  )

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Surnommé « Premier chasseur de France », il est fait compagnon de la Libération avant de devenir une personnalité politique, un industriel et un écrivain, le colonel Pierre CLOSTERMANN.

pierre_clostermann.jpg

Pierre-Henri Clostermann, né le à Curitiba (Brésil), mort le à Montesquieu-des-Albères (Pyrénées-Orientales)

 

Pierre Clostermann est le fils d'un diplomate français - d'origine alsacienne et lorraine - en poste au Brésil, où il croise Jean Mermoz et Henri Guillaumet, alors pilotes de l'Aéropostale. En 1935, il reçoit son baptême de l'air sur l'hydravion Latécoère Lieutenant de Vaisseau Paris sur l'étang de Biscarosse. En 1937, à l'âge de seize ans, il apprend à piloter sur un De Havilland Tiger Moth à l'aéroclub du Brésil à Manguinhos. Il apprend la voltige sur un Bücker Jungmann avec pour instructeur de voltige l'allemand Karl Benitz, qui fut tué en vol durant la guerre de 39-454. De 1937 à 1940, il prépare un diplôme d'ingénieur aéronautique au California Institute of Technology aux États-Unis. En 1940, il obtient son diplôme d'ingénieur en aéronautique et son brevet de pilote professionnel. Il rejoint alors l'Angleterre, via le Brésil, l'Uruguay et l'Afrique du Sud, pour s'engager dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Il a déjà 315 heures de vol à son actif.

40479986caltec-jpg.jpg

Pierre Clostermann arrive en Angleterre à la fin de 1940. Il a 21 ans. Il est testé en vol à l'école élémentaire de pilotage de Sywell sur un De Havilland Tiger Moth,  le même modèle que celui sur lequel il a appris le pilotage. Il y rencontre par ailleurs celui qui deviendra son meilleur ami, Jacques Remlinger. Il est ensuite envoyé sur l'aérodrome d'Aston Down où il est testé sur un avion plus pointu, le Miles Master I. Aux deux tests, il est noté Above average (au-dessus de la moyenne). Il est sélectionné pour suivre les cours d'élève-officier de la Royal Air Force (RAF) au Royal Air Force College de Cranwell.

L'instruction y dure huit mois pendant lesquels il apprend « les procédures anglaises, les systèmes locaux de navigation, la lecture de carte en rase-mottes dans le brouillard ». Il en sort premier de sa promotion avec la note - maximale - de 100 sur 100.

En janvier 1942, il achève sa formation à l'Operational Training Unit n°61 (no 61 O.T.U.) basée à Rednal (Pays de Galles). Il y effectue son premier vol sur le Supermarine Spitfire (matricule TO-S). Deux mois durant, il s'entraîne au pilotage du Spitfire et aux techniques du combat aérien.

daa46c07e1f21a47068d524fa82a26da.jpg

Le sergent Pierre Clostermann est affecté au 341 squadron à l’issue de cette période en OTU. Il participe ainsi à la création de l’unité qui deviendra le groupe de chasse « Alsace ». Le 341 squadron est fondé officiellement le 15 janvier 1943 sur la base de Turnhouse en Écosse et son commandement confié au commandant René Mouchotte. Le rôle assigné à cette nouvelle unité française au sein de la RAF est de réunir les « anciens de Libye et de Syrie » et les « français isolés dans la RAF».

L’avis de mouvement vers la base de Biggin Hill, en remplacement du 340 squadron « Île de France » (également une unité des Forces Aériennes Françaises Libres), arrive le 18 mars. Clostermann et ses camarades prennent leur quartier sur la célèbre base le 20 mars.

La vie opérationnelle de l’unité commence réellement le 27 mars par une prise d’alerte (readiness) puis dès le lendemain et pour la première fois pour Clostermann avec une mission scramble. Il vole 1h45. 

Jacques Remlinger rejoint le 341 squadron le 15 avril (il le quittera au mois d’août 1943 pour le 602 squadron).

Clostermann vole une dizaine d’heures en opération chaque mois entre avril et août. Les missions qu’il accomplit avec son escadrille consistent essentiellement en escorte de bombardiers au-dessus de la France (Rodeo, Ramrod) et parfois en Circus. Il seconde le Capitaine Martell dont il est assez régulièrement le no 2 (l’équipier chargé de couvrir, défendre le leader) et parfois le Commandant Mouchotte lui-même, qui le remarque notamment à l’issue de cette mission du 27 juillet pendant laquelle le jeune Clostermann évite à son leader d’être pris en chasse par deux avions ennemis. À son sujet, Mouchotte écrit : « L’un de mes jeunes, Clostermann qui devrait aller loin, en a eu deux à lui seul »10. L'apprentissage ne se passe pas sans casse puisqu'il est abattu dans le courant du mois de mai par un Bf 109 au-dessus de la Manche. Il se parachute sain et sauf et est repêché par une vedette du Naval Sea Rescue Service.

La dernière mission répertoriée dans l’Operation Record Book du 341 squadron que Pierre Clostermann accomplit avec cette unité se déroulera le 27 août en fin d’après-midi. Clostermann est numéro 2 du Commandant Mouchotte. Lors de l’accrochage avec l’aviation allemande, Clostermann perd le contact avec son leader sans jamais parvenir à le retrouver. René Mouchotte disparaît au cours de cette mission (son corps est retrouvé quelques jours plus tard sur une plage belge).

Une polémique naîtra à la suite de la disparition de ce chef respecté de tous. En effet, certains lient directement la disparition de René Mouchotte avec la séparation entre les deux équipiers lors du combat et y voit une faute impardonnable. Clostermann ne participerait plus, dès lors, à aucune mission du squadron.

En 1946, lorsque le corps de René Mouchotte est identifié par les autorités britanniques chargées de rechercher les pilotes disparus, les documents médicaux montrent qu’il ne portait aucune trace de blessure extérieure (signe qu’il n’a pas été blessé en combat) et que ses poumons ne contenaient pas d’eau (signe qu’il ne se serait pas noyé). Clostermann dans son livre de souvenirs évoque davantage la fatigue (Mouchotte se plaignait dans ses carnets de sa très grande fatigue) et l’usure sur l’organisme des vols en haute altitude.

 

aebd70593e049bc60f4c94dbb3086e0c.jpg

Le Wing Commander Malan et le Squadron Leader Al Deere, conscients sans doute de la situation vécue par le français au sein du 341 squadron, lui offrent la possibilité de rejoindre l'unité de son choix. Clostermann demande alors son affectation au 602 Squadron "City of Glasgow" pour y rejoindre son ami Jacques Remlinger.

Il rejoint le 602 squadron le 28 septembre 1943. L'unité est alors basée à Newchurch, à quelques kilomètres d'Ashford au sud-est de l'Angleterre. Le squadron occupe en réalité un terrain provisoire situé dans la périphérie de Newchurch, à côté de Dungeness. Il est encore équipée de Spitfires Vb, un modèle ancien. Ces chasseurs sont de type LF (Low Fighter -chasseur de basse altitude) à ailes raccourcies, optimisés pour les missions à basse altitude. Clostermann n'accomplira que quelques missions sur cet appareil.

Le 602 squadron change de base le 12 octobre et se pose pour trois mois à Detling (en), une base proche de Londres. Il est alors équipé du Spitfire IXB. Pour la première fois, le 14 octobre 1943, une mission d'escorte l'amène à survoler l'Allemagne. Pour l'occasion et compte tenu du faible rayon d'action du Spitfire, La RAF commande des réservoirs spéciaux destinés à permettre cette pénétration profonde en territoire ennemi. Aux commandes de son avion alourdi du réservoir spécial, Clostermann escorte les bombardiers B-17 qui s'apprêtent à survoler l'Allemagne et bombarder l'usine de roulements à bille située à Schweinfurt pour la seconde fois. D'après Clostermann, si l'usine fut totalement détruite, les pertes alliées furent également substantielles : les chiffres qu'il avance dans son livre sont quelques peu exagérés (480 forteresses volantes, 200 perdues). En réalité, lors de ce raid, 77 Flying Fortress sont perdues sur les 291 parties pour l'Allemagne occasionnant la perte de 650 hommes d'équipage sur les 2 900. Seules 33 B-17 sont revenus intacts.

En décembre, son squadron est chargé d'escorter les Hawker Hurricane qui s'en vont bombarder les rampes de lancement des V-1 que l'armée allemande entreprend de construire dans le nord de la France.

Le 17 janvier 1944, le Squadron 602 prend ses quartiers aux îles Orcade sur la base de Skaebrae et retrouve le modèle Vb que Clostermann appréciait peu. La nature des missions change, il s'agit de protéger la base navale de Scapa Flow des intrusions de la Luftwaffe. Clostermann découvre le spitfire modèle VII HF (High Fighter – chasseur de haute altitude) seul capable de lutter contre les vols de reconnaissance de haute altitude (15 000 mètres) que l'aviation allemande mène. Outre les missions quotidiennes, Pierre Clostermann et son ami Jacques Remlinger y mènent une vie insouciante et joyeuse, empruntant notamment un jour l'avion personnel du chef de la base pour que Remlinger puisse rejoindre l'une de ses nombreuses conquêtes. Le 20 décembre, Clostermann monte à bord du cuirassé Richelieu. À son bord, il assistera au retour triomphal des navires britanniques qui mirent hors de combat le cuirassé allemand Scharnhorst (Ce combat eut lieu le 26 décembre 1943). Clostermann évoque dans son livre Le Grand Cirque le cuirassé Tirpitz, mais celui-ci sera coulé lors d'un bombardement aérien en novembre 1944 par le fameux 617 squadron "Dambuster". Il indique également avoir participé à une escorte de convoi à bord du Richelieu, cependant celui-ci n'a pas quitté Scapa Flow.

Le 7 février 1944, Clostermann est contraint à un atterrissage d'urgence à la suite d'une panne mécanique, en plein brouillard alors que la nuit est déjà tombée. Il en sort légèrement blessé.

Le 12 mars 1944, l'unité se déplace au sud-est, à portée opérationnelle de la France, et retrouve la base de Detling dans le comté de Kent . Le Squadron 602 fait partie des escadrilles choisies pour expérimenter le bombardement en piqué. Pendant une semaine, du 13 mars au 20 mars, Clostermann et ses équipiers s'entrainent à cette nouvelle technique au polygone de tir de la RAF à Llanbedr au pays de Galles. Le retour à Detling se fait le 20 mars. Dans ses mémoires, Clostermann donne une chronologie différente et indique avoir passé 3 semaines au pays de Galles et être revenu avec son escadrille le 8 avril 1944 à Detling. Puis le 13 avril, le squadron 602 et le squadron 132 bombardent le site de lancement de Bouillancourt au sud-est du Tréport. Pierre Clostermann escorte encore les bombardiers américains au-dessus du territoire français. Lors de ces missions, il observe, impuissant, l'imprécision de ces bombardements dont est victime la population civile des sites visés. Le 8 mai, l'as se défait d'un FW 190 au large de Dieppe.

L'invasion de l'Europe se prépare et le Squadron 602 prend ses quartiers à Ford, une base située près de Brighton le 18 avril 1944. Clostermann poursuit les bombardements de sites de V1 ou de sites stratégiques tels que le viaduc de Mirville mais aussi les missions d'escorte de bombardiers. Dans son livre Le Grand Cirque, il souligne le rythme très soutenu des missions, parfois deux dans la même journée, à cette époque.

Le 15 mai, Clostermann accompagne son supérieur, le Group Captain Rankin au quartier général des forces aériennes alliées. En tant qu'aide de camp, il participe à l'élaboration des plannings des opérations préliminaires au jour « J » pour la chasse. Clostermann est de retour dans son unité au début du mois de juin mais il n'a alors plus l'autorisation de voler au-dessus des territoires occupés avant le jour « J » passé de dix heures. Les secrets dont il a la connaissance, notamment les informations, même parcellaires, concernant les premières heures du « débarquement » ne doivent pas tomber entre les mains allemandes.

 

0fa8c3c309b210526036810ad645c74e.jpg

Le 6 juin, il respecte son engagement et ne recommence à voler que 11 heures après le début du jour « J ». Il participe aux deux dernières opérations de patrouilles de la journée du 602 squadron au-dessus des plages de Normandie et vole au-dessus de Utah Beach en fin d'après-midi et au-dessus d'Omaha Beach en début de nuit.

Clostermann vole toujours avec Remlinger, tantôt comme ailier, tantôt comme leader, lors de nombreuses missions d'attaques au sol, non sans ramener leurs avions troués par une flak allemande toujours plus précise. Le 25 juin, les deux hommes sont les premiers pilotes français à se poser sur le territoire national, sur l'aérodrome B-2 de Bazenville. Clostermann revendique 5 succès en combat aérien au cours de cette campagne et autant de victoires probables avant d'être retiré des opérations actives.

Il reçoit la DFC — qui récompense 300 missions de guerre et 11 victoires suivant les critères de la RAF — en même temps qu’il conclut son premier tour d’opération le 7 juillet 1944. Il est retiré des opérations immédiatement. Sa décoration lui est remise par le ministre de l’air, Sir Archibald Sinclair alors qu’il est encore cantonné sur la base de Longues-sur-Mer en Normandie. Il quitte la France le 27 juillet 1944.

Il passe les trois mois qui suivent au service de presse de l’état-major. Début décembre 1944, il décide de retourner en opération. Son objectif est d'être affecté à l’escadre de chasse 122 (le 122 Wing) qui se préparait à partir sur le front. Cependant, il apprend que son nom est inscrit sur la liste des pilotes interdits de vol par le général De Gaulle lui-même, Clostermann contourne le problème et parvient, grâce à l'appui de connaissances, à être affecté au 122 Wing majoritairement équipé du chasseur ultra-moderne Hawker Tempest V. Véritable unité d'élite, elle est la seule à tenir tête aux chasseurs allemands pendant les deux semaines qui suivent l'opération Bodenplatte du 1er janvier 1945.

 

pierre-clostermann-spitfire.jpg

Le sous-lieutenant Clostermann débarque sur l'aérodrome B-80 situé à Volkel aux Pays-Bas, par un hiver glacial, au mois de février 1945 après l'opération Bodenplatte. Il est d'abord affecté au squadron 274 jusqu'à la mi-mars. Promu au grade de Flight lieutenant, il est affecté au squadron 56. Enfin, le 8 avril 1945, il prend le commandement du Flight "A" du squadron 3.

Étant données les performances du Tempest, le Wing 122 est chargé de contenir la Luftwaffe (en particulier le Me 262 à réaction) ainsi que d'attaquer le réseau ferré ennemi et sa DCA meurtrière. Plusieurs de ses chefs y laisseront leur vie essentiellement à cause de la terrible Flak allemande, que Pierre Clostermann redoute.

Les missions se succèdent à un rythme effréné, souvent sous une météo déplorable. Le 7 mars, c'est un Messerschmitt 262 (Me 262) qui lui file entre les doigts, ses armes de bord s'étant enrayées coup sur coup. Le 28 mars, il doit effectuer un nouvel atterrissage de nuit sur le ventre mais s'en sort quasi indemne. En avril, il tente sans succès d'intercepter un nouveau type d'avion possédant une hélice à l'avant et une à l'arrière qui se révèlera être un Dornier Do 335, un appareil ultra rapide tracto-propulsif. Lors de l'attaque de l'aérodrome de Schwerin, six des huit avions que Clostermann conduit à l'assaut sont abattus par la Flak. Il apprend par la suite que cet aérodrome spécialement protégé était réservé à l'évacuation de dignitaires allemands et qu'il avait accueilli le Focke-Wulf Kondor (FW 200) personnel de Hitler. Le 21 avril, il est abattu par un adversaire (vraisemblablement Hans Dortenmann ) qu'il croyait pourtant à sa portée. Il parvient néanmoins à poser son avion et à en sortir indemne. Le soir, ses camarades fêtent son retour et se moquent de l'assurance qu'il a affichée au moment de s'élancer à la poursuite de l'avion adverse. Bien qu'il s'en défende, « Leave it to me, it's a piece of cake! » (« laissez-le-moi, c'est du gâteau ! ») serait la phrase qu'il aurait prononcée à la radio. Cette anecdote vaudra à Clostermann sa publication dans le Tee Emm de juin 1945.

 

Le 16 avril le Wing Commander Flying Brooker est abattu au–dessus de Berlin et porté disparu. Le 19 avril, le commandement de la formation est confié au Wing Commander Evan D. Mackie. Cependant, celui-ci, encore à la tête du Squadron 80, est retourné avec son unité au Royaume-Uni pour une période de deux semaines d’entraînement aux armes au camp de Warmwell. Durant ces quinze jours, Pierre Costermann a pu prendre temporairement, et à la demande du Commanding Officer, le commandement du 122 Wing jusqu’au retour du commandant nouvellement en titre.

Au cours du mois d'avril, le wing 122 occupe l'aérodrome de Rheine-Hopsten (B-112) en Allemagne et devient la première unité aérienne à opérer depuis le sol allemand. Les squadrons 3 et 56 opéreront ensuite depuis l'aérodrome de Fassberg (B-152). C'est depuis cette dernière base que Clostermann partira en mission dans les derniers jours de la guerre.

Le 3 mai, Pierre Clostermann remplit deux missions au cours de la journée pendant lesquelles il étoffe encore son tableau de chasse en détruisant deux avions au sol et en abattant un FW 190. Cependant le soir même, son unité est de nouveau désignée pour attaquer en urgence la base aéronavale de Grossenbrode. En raison de l'importante opération d'évacuation qui s'y déroule, la base est fortement défendue par une Flak très dense et une forte couverture d'avions de chasse. De nombreux appareils de transport y sont alors en cours de chargement avant leur envol vers la Norvège. L'importance de l'objectif est telle qu'il mérite d'être attaqué. Clostermann parvient à aligner 24 Tempest pour une attaque épique qui dure seulement quelques minutes au cœur d'un déluge de feu. Sept des vingt-quatre Tempest sont abattus. Les dégâts infligés sont sévères. Clostermann, lui-même, détruit ou endommage trois appareils au sol, en abat trois autres seul et deux en collaboration. Il s'agit sans doute de la dernière mission de guerre d'importance menée par Pierre Clostermann.

Le 12 mai, au cours d'un défilé aérien au-dessus de Bremerhaven, Clostermann échappe de peu à la mort lors d'une collision aérienne avec ses équipiers : il parvient, in extremis, à sauter en parachute de son avion en perdition (son cockpit était, par chance, ouvert) tandis que ses trois coéquipiers furent tués. Enfin, à l'issue d'une démonstration aérienne devant le roi du Danemark, il manque son atterrissage en raison d'une panne de train d'atterrissage. Ces deux derniers incidents confortent Pierre Clostermann dans sa volonté de mettre fin à son engagement dans la RAF.

Il termine la guerre comme lieutenant de l'Armée de l'air française (« Je reçus une note du Ministère de l'Air, contresignée d'un général FFI, m'annonçant que par une grande faveur et à titre exceptionnel, on me nommait Lieutenant de réserve ») et Flight Lieutenant de la Royal Air Force. Il est démobilisé le sur sa demande.

Au début du mois de juin 1945, Pierre Clostermann devient le premier pilote français à voler sur avion à réaction lorsqu’il effectue, en Allemagne, un vol de convoyage sur Me 262 pour le compte de la Royal Air Force.

C'est le plus grand as français de la Seconde Guerre mondiale avec 33 victoires homologuées (selon les critères français), la plupart remportées sur des chasseurs ennemis. Il a également détruit au sol de nombreux avions, locomotives, camions et autres véhicules, ainsi que deux vedettes lance-torpilles, ce qui lui vaut à 24 ans d'être cité à l'ordre du jour « le premier chasseur de France », par le général de Gaulle.

Pierre-Clostermann-et-le-général-de-Gaulle-devant-la-cathédrale-de-Reims-1951-copie.png

 

Promu commandant, il sert de 1956 à 1957 en Algérie sur Broussard, expérience qui lui inspirera son roman Appui feu sur l'oued Hallaïl. Pierre Clostermann termine sa carrière militaire avec le grade de colonel de réserve de l'Armée de l'air.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, il entame une carrière d'écrivain en relatant sa vie de pilote de chasse. Paru en 1948, son ouvrage Le Grand Cirque est publié à 3 millions d'exemplaires, et traduit dans plus de 30 langues. Il rencontre un succès mondial et est adapté en bande dessinée et au cinéma à plusieurs reprises. Selon l'auteur américain William Faulkner, « Le Grand Cirque est le meilleur livre qui soit sorti de la guerre. »

9782080675873-475x500-1.jpg

 

Après l'obtention de ses diplômes d'ingénieur aéronautique à la section aéronautique du California Institute of Technology aux États-Unis (ce diplôme ne sera pas reconnu par l'industrie aéronautique militaire française) et de sciences politiques à l'université d'Oxford, il devient en 1962 directeur commercial de la société des Avions Max Holste qui devient plus tard Reims Aviation, société qui produit sous sa direction près de 5 000 avions de tourisme. Il travailla notamment avec Jean Pichon qui fut Président-directeur général de Reims Aviation. Il est également vice-président de la Cessna Aircraft Company, administrateur du groupe Marcel Dassault pour la sous-traitance du Transall et de l'Airbus A300, et administrateur de Renault.

1860.jpg

En 1973, Pierre Clostermann enseigne également à l'école d'état-major de l'US Air Force.

Héros des Forces aériennes françaises libres, il connaît une vie aventureuse, côtoyant des personnalités telles que Hemingway, de Gaulle, Che Guevara, Salazar, Rudel, Joseph Kessel et Romain Gary. Parlant couramment le portugais, il sert d'agent de liaison discret entre Paris (de Gaulle) et Lisbonne (Salazar) lors des rébellions anticolonialistes en Angola et au Mozambique.

Clostermann-et-les-As-de-la-France-Libre.jpg

 

Le héros de la France Libre (France combattante) est décédé à son domicile de Montesquieu-des-Albères (Pyrénées-Orientales) le . Il venait de fêter ses 85 ans.

crbst_import1463.jpg

Après des funérailles solennelles en l'église de Saint-Louis-des-Invalides, il fut inhumé au cimetière du Chesnay (Yvelines) où il avait vécu et où sa famille possédait un caveau dans la partie ancienne.

_lwf0009.jpg

 

Tableau de chasse

Selon l'ouvrage Le Grand Cirque, 33 victoires homologuées en combat aérien suivant les règles de l'Armée de l'air :

24 avions divers détruits ou mis hors de combat au cours de mitraillages d'aérodromes :

12 appareils endommagés ou probablement détruits en combat aérien :

  • 6 Focke-Wulf Fw 190
  • 6 Messerschmitt Bf 109

Objectifs détruits au cours de missions d'assaut :

  • 72 locomotives et une centaine de trains attaqués
  • 225 camions de transports routiers, dont une trentaine de camions-citernes
  • 5 tanks
  • 2 vedettes lance-torpilles
  • 1 sous-marin de 500 tonnes en coopération
  • Divers objectifs attaqués tels que raffinerie, ponts…

Il totalise :

  • 293 missions de guerre offensives à grand rayon d'action
  • 97 missions d'assaut et de bombardement
  • 40 missions de chasse défensives

soit un total de près de 2 000 heures de vol dont 600 en mission de guerre.

Pierre Clostermann ne revendique personnellement que 23 victoires homologuées et individuelles sur la base du tableau dressé le par le Fighter Command et signé de l’Air Vice Marshall H. J. Broadhurst. Néanmoins les croix peintes sur son avion (33) et le service historique de l'armée (19+14) nous donnent le nombre de 33 victoires. Ce débat illustre la difficulté d'établir un palmarès selon des règles différentes notamment par le fait que les homologations se subdivisent entre les victoires individuelles sûres (avions détruits individuellement en combat), les avions probablement détruits en combat (victoires probables), les avions endommagés en combat, les avions détruits au sol, les avions probablement détruits au sol, les avions endommagés au sol... Certains décomptes retenant les uns et pas les autres.

Voici les 23 victoires homologuées par le Fighter Command selon Pierre Clostermann cité dans son livre Le Grand Cirque. Cette liste est établie en fonction des différents paragraphes, des fiches de vols, des rapports de combats et des citations.

11 victoires sur Spitfire IX :

12 victoires sur Tempest V :

 

 

P1050243.jpg

 

Décorations

Pierre Clostermann a reçu la croix de guerre avec 27 citations, ainsi que la Distinguished Flying Cross and bar, une haute décoration britannique (décernée également à de nombreux aviateurs étrangers). À la date de son décès, il était l'homme « le plus décoré de France ».

Rubans

Legion Honneur GC ribbon.svg Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg
Croix de la Valeur Militaire ribbon.svg Medaille de la Resistance avec rosette ribbon.svg Medaille de l'Aeronautique ribbon.svg Medaille commemorative des Operations de securite et de Maintien de l'ordre ribbon.svg
Medaille (Insigne) des Blesses Militaires ribbon.svg UK DFC w bar BAR.svg Distinguished Service Cross ribbon.svg Silver Star Medal ribbon.svg
Air Medal ribbon.svg Croix de guerre B.jpg Ordre du Nichan Iftikhar GO ribbon (Tunisia).svg Equestrian order of the Holy Sepulcher of Jerusalem BAR.svg

Intitulés des décorations françaises

Intitulés des décorations étrangères

 

image.jpg

( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Clostermann  )

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted

Mécanicien dans le célèbre Normandie-Niemen, Georges MARCELIN, nous a quitté le 17 septembre 2013.

Georges3.jpg

Georges Marcelin est né en Février 1921 au Caire où travaillait sa famille. Il s’y trouvait lors de la déclaration de guerre, et il s’engagea dans les FAFL le 6 janvier 1942. Envoyé à Rayack (Liban) comme élève-mécanicien, il en sort major de sa promotion et caporal-chef le 1er septembre 1942, date à laquelle il est affecté au G.C. III « Normandie » sur demande du Commandant Joseph Pouliquen. Georges Marcelin participe à la première campagne de ce Régiment.

NEUNEU4.jpg

Mécanicien de Roland De La Poype, il travaille par des températures inhumaines descendant jusqu’à des -35°C , sur des terrains rudimentaires toujours très proches du front car les Yak ont un faible rayon d’action.

En Octobre 1943, les mécanos Français laissent place aux mécanos Russes.

Georges1.jpg

Georges retourne à Rayack, puis il est affecté au G.C. III/3 “Ardennes” en Afrique du Nord. Il est alors mécanicien sur P-40 puis P-47. Il retrouve la France en Octobre 1944 à Salon de Provence, puis Lyon-Bron, Ambérieu, Luxueil, et enfin Colmar où le trouve l’Armistice.

Georges2-Copie.jpg

Il poursuit sa carrière dans l’Armée de l’Air où il obtient un Brevet de Mécanographe, se spécialise dans l’éducation physique, et enfin obtient le diplôme d’état de Kinésithérapeute, profession qu’il exercera après son départ de l’Armée le 10 Juin 1959 jusqu’à sa retraite en 1986.

Georges a été décoré de nombreuses fois, que ce soit par le gouvernement Français ou par le gouvernement Russe.

 

( Source :  https://www.lecharpeblanche.fr/2013/09/18/george-marcelin-†/   )

Share this post


Link to post
Share on other sites
Staff

A l’école primaire, nous lisions (dictée également) le livre de Pierre Closterman (Le Grand Cirque), ses mémoires de guerre. Il nous a fait connaitre l'aviation.

Il eut une carrière civile remarquable au même titre que sa carrière militaire.

Il a vécu longtemps au Chesnay ou je travaillais au sein de mon groupe américain Litton.

Aujourd’hui d'infâmes révisionnistes contestent ses victoires et même se permettent de tronquer les photos de son "Grand Charles" (un "Tempest") avec des croix noires de victoires effacées! !

A la libération, il fut démobilisé avec le grade de sous-lieutenant, lui qui avait commandé un "Wing" de la RAF avec le grade temporaire de "Wing Commander" (Lieutenant- colonel). Les petits résistants se vengeant de ces Français Libre qui avaient des médailles à profusion (citation).

Un grand homme, un grand aviateur de combat, un volontaire pour se battre et un groupe d'amis (Américain, Britannique, Sud-Africain,  Allemand et Japonais) se réunissant régulièrement après la guerre.

Ouvrages et revues historique à lire. Passionnant !

Share this post


Link to post
Share on other sites
Admin
Author of the topic Posted
Il y a 2 heures, Janmary a dit :

Aujourd’hui d'infâmes révisionnistes contestent ses victoires et même se permettent de tronquer les photos de son "Grand Charles" (un "Tempest") avec des croix noires de victoires effacées! !

Lamentable !

Il y a 2 heures, Janmary a dit :

A la libération, il fut démobilisé avec le grade de sous-lieutenant, lui qui avait commandé un "Wing" de la RAF avec le grade temporaire de "Wing Commander" (Lieutenant- colonel). Les petits résistants se vengeant de ces Français Libre qui avaient des médailles à profusion (citation).

Le problème est surtout que les militaires ayant ralliés la France Libre ont été condamnés par Vichy et dans notre France très administrative un acte enregistré même des plus absurde reste.

Lorsque j'étais "jeune" marin je fus chauffeur d'autorités pour une très grande cérémonie, la marche du premier sous marin nouvelle génération ( SNLE-NG ), parmi les hautes personnalités se trouvait Madame l'amiral Auboyneau ( feu l'amiral était commandant des Forces Navales Françaises Libres et surtout avait été commandant du contre torpilleur Le Triomphant ) se trouvait également un " ancien " que tout le monde appelait " commandant ". Par un pur hasard je me suis lié avec cette personne qui m'invita le lendemain ( 14 juillet ) à boire un verre au Cercle Naval ( lieu exclusivement réservé aux officiers).

Le 14 juillet à l'issu du défilé ( auquel je ne participais pas ) je me rendis donc au Cercle Naval, en tenue de sortie de quartier maitre chef, je vois encore les yeux ébahi de la personne à l’accueil mais lorsque je lui que j'étais invité par le commandant .... elle me répondit, " ah oui, il vous attend au salon ". On me conduisit au salon où il m'attendait accompagné de son épouse, il m'offrit un Bourbon et quel ne fut pas stupeur lorsque je vis arriver tous les officiers de mon bord et qui vinrent le saluer et moi par la même occasion qui étais à sa table. Ensuite il m'invita à déjeuné, servi à table par un...maitre principal. Je suis resté en contact des années avec lui, jusqu'à son décès ( j'ai conservé tous ses courriers ).

Eh bien cet officier supérieur, qui avait des faits de guerre avérés et reconnus dans les Forces Navales Francises Libres, hautement décoré, dont l'ordre du drapeau rouge qui lui avait été remis par Staline en personne ( il s'amuser à raconté le fait qu'il l'avait embrassé sur la bouche ), il avait été déclaré déserteur et condamné à mort par contumace par Vichy et de ce fait il n'avait pas la Légion d'honneur.

 

Pour en revenir à Pierre Clostermann, quelques photos complémentaires d’après guerre :

55526776_2076176086013636_5696920960163119104_o.jpg

54524077_2076175896013655_2694295261806592000_o.jpg

54462991_2076176122680299_3452149435256012800_n.jpg

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Sign in to follow this  

  • Similar Content

    • By Bouchon-Gras 49
      J'ouvre ce sujet en ces jours de commémoration du débarquement de Provence et de la libération de Toulon et Marseille, par le général Joseph de MONSABERT.

      Joseph de Goislard de Monsabert (né le 30 septembre 1887 à Libourne - mort le 13 juin 1981 à Dax)
      Né au sein d'une famille de militaire, Joseph de Goislard de Monsabert, après des études au lycée Saint-François-Xavier de Vannes, est admis à Saint-Cyr en 1907. Il fait ses classes au 50e Régiment d'Infanterie de Périgueux, puis rejoint, en 1908, l'École spéciale militaire. Il appartient à la promotion du Maroc (92e promotion 1907-1910). Volontaire pour l'Armée d'Afrique, il doit cependant quitter le Maroc et le 3e Tirailleurs pour s'illustrer pendant la Grande Guerre au 1er régiment mixte de zouaves et tirailleurs puis au 9e régiment de marche de zouaves.

      Quand, après son stage à l'École supérieure de guerre, il doit quitter la troupe, c'est le plus souvent en Afrique du Nord qu'il demande à servir dans les garnisons de Tadla, Taza, Blida.
      Commandant la 5e brigade de l'infanterie d'Afrique et commandant de la subdivision de Milinia, il est directement confronté aux évènements de 1942.

      Il prend alors fait et cause pour le débarquement américain en Algérie, en tentant de neutraliser les troupes hésitantes. Il se voit confier le commandement de la 3e division d'infanterie algérienne (3e DIA), avec mission de la mettre sur pied et de l'entraîner. Homme de contact, il acquiert auprès de ses cadres et de ses hommes, français ou musulmans, prestige et confiance, et donne ainsi à la division une âme qui se manifesta avec éclat dès les premiers combats. Il a joué un rôle important dans la création des Corps francs d'Afrique dont il prendra le commandement le 25 novembre 1942.

      Sa première tâche est de refouler les Allemands débarqués à Bizerte en Tunisie. Après six mois de combat, la division entre à Tunis au milieu des acclamations de la population. Puis c'est la campagne d'Italie

      de novembre 1943 à juillet 1944 pendant laquelle la 3e D.I.A. joue un rôle éminent au sein du corps expéditionnaire français en enlevant notamment la crête du Belvédère. Pendant dix jours, la division Monsabert retient, sur un front de 8 km, 27 bataillons allemands sur les 44 opposés à la 5e Armée américaine qui combat sur 70 km de front.
      Devant Sienne, que la 3e D.I.A. s'apprête à libérer le 3 juillet, Monsabert répond à un officier qui lui demande d'approuver un plan de préparation d'artillerie « Si vous tirez en deçà du 18e siècle, je vous fais fusiller ! »

      Il prend part ensuite au débarquement de Provence, à la reconquête de Toulon, de Marseille

      et à la défense de Strasbourg, manifestant ses qualités exceptionnelles de meneur d'hommes. Nommé au commandement du 2e corps d'armée, il franchit le Rhin et s'empare de Stuttgart. Il est le premier commandant supérieur des troupes françaises d’occupation en Allemagne, entre juillet 1945 et septembre 1946.

       
      Le 30 septembre 1946, le général d'armée de Goislard de Monsabert prend sa retraite, mais son activité demeure grande comme en témoigne son élection comme député gaulliste du Rassemblement du peuple français pour les Basses-Pyrénées de 1951 à 1955, et sa place au sein de l'amicale des anciens de la 3eD.I.A. Au sein du RPF, il dirige la commission de la Défense nationale du Conseil national du parti et, à l'Assemblée, est membre de la commission de la Défense.
      Il meurt le 13 juin 1981

      Il repose à Bordeaux.
       

      Décorations françaises
      Grand-croix de la Légion d'Honneur (19 mai 1945) ; chevalier (10 septembre 1916) ; officier (10 juillet 1926) ; commandeur (25 octobre 1941) ; grand officier (21 novembre 1944). Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944 Médaille militaire (07 octobre 1946) Croix de guerre 1914-1918 avec 7 citations (3 palmes et 3 étoiles de vermeil et 1 étoile en argent ) Croix de guerre 1939-1945 avec 5 palmes Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec 5 palmes. Médaille interalliée 1914-1918. Médaille commémorative de la Grande Guerre. Médaille coloniale avec agrafe « Maroc » (31/05/26) Décorations étrangères
      Military Cross (GB) Bronze Star Medal (É.-U.) Officier de la Legion of Merit (É.-U.) Grand officier de l'ordre de Léopold (Belgique) Croix de guerre 1914-1918 (Belgique) Croix de guerre 1939-1945 (Luxembourg) Croix du Mérite militaire chérifien (Maroc)
      ( Source : Wikipédia )
       
    • By Seb26
      Hello à tous et toutes !
      Je viens à la recherche d'informations pour l'intégration de la réserve opérationnelle, si possible dans l'armée de terre, mais je reste ouvert
      En effet, j'ai démarré le processus d'engagement via le site https://www.reservistes.defense.gouv.fr/
      Tout s'est bien passé, 1er entretien téléphonique, dépôt du certificat médical, puis on me demande un CV et une LM. Et là, réponse du régiment que mon âge (44 ans) ne me permet pas d'intégrer la réserve opérationnelle (alors que le 1er entretien m'indiquait que tout était ok de ce côté...) !
      J'ai bien vu sur les conditions de recrutement ici : https://www.defense.gouv.fr/reserve/devenir-reserviste/les-conditions/les-conditions
      que :
      Du coup, je n'ai même pas passé l'entretien et je me retrouve au début de la procédure !
      Je viens de choisir une nouvelle unité d'affectation (le GamStat à Chabeuil) pour un poste de Combattant ProTerre, mais dans les faits, je n'ai aucune idée de quel régiment et unité choisir pour avoir une chance de voir aboutir ma demande !
      Savez-vous si :
      je peux effectivement intégrer la Réserve Opérationnelle en tant que militaire du rang ? dans le cas contraire, si je peux entamer des démarches pour intégrer la réserve en tant que sous-officier ? quel régiment et unité pourraient être les plus intéressants pour ce faire ? Merci d'avance pour vos réponses et votre aide !
      Belle soirée,
      S.
    • By Cne Caesar
      Bonjour,
      Je tenais à vous faire part d'un article très intéressant sur la nomination des officiers généraux de la Gendarmerie Nationale, paru sur L'Essor de la Gendarmerie.
       
      "Comment sont choisis les généraux ?
      C’est le conseil supérieur de la Gendarmerie qui effectue la sélection parmi les prétendants. Présidé par le directeur général de la Gendarmerie, ce conseil est constitué du chef du bureau des officiers généraux du ministère de la Défense, d’un représentant du cabinet du ministère de l’intérieur et de celui de la Défense, du major général de la Gendarmerie, chef de l’inspection générale des armées-Gendarmerie, du directeur des personnels militaires de la Gendarmerie, du chef du bureau des personnels officiers ainsi que d’un certain nombre d’officiers généraux. Le conseil est compétent pour les généraux de brigade et de division. Les rang et appellation de corps d’armée et d’armée relèvent du pouvoir politique.
      Des minima de temps sont imposés pour ces deux premiers grades, qui peuvent cependant être réduits pour nécessité absolue de service, si les compétences d’un général sont requises pour un poste et qu’il n’a pas l’ancienneté exigée."
       

      Passation de commandement à la DGGN (source : Essor de la Gendarmerie), où figure un nombre impressionnant de généraux.
    • By albadem
      Bonjour à tous, 
      Il me reste jusqu'à mercredi soir pour ordonner mes voeux sur APB, 
      Je postule pour les CPGE Lettres et économiques des différents LM, mais hésite concernant l'ordre de mes voeux, notamment entre celui de St Cyr l'Ecole et celui d'Aix-en-Provence. J'ai pour l'instant mis Aix en premier, St Cyr en 2 et la Flèche en 3.
      Est-ce que des élèves actuels ou anciens d'Aix et de St Cyr l'Ecole pourraient me conseiller, en me disant par exemple les avantages/inconvénients de leur prépa ?
      Merci d'avance
    • By asyouwant
      Bonjour à toutes et à tous,
      Je reviens du Centre de Sélection et d'Orientation (CSO) de Vincennes. J'y suis allé pour 2,5 jours en tant que candidat dans l'armée de Terre pour un poste d'officier spécialiste en ressources humaines (OSC S RH).
      Pour les prochains, voici donc un retour d'expérience (Retex) :
      - 1er jour :
      9h30 : RDV devant l'accueil du CSO. Soyez à l'heure ! Attention, selon les lieux de CSO, l'horaire peut changer, être l'après-midi selon les sessions. Demandez bien votre feuille de convocation à votre CIRFA. Vous devez l'avoir sur vous tout le long de votre séjour. Par ailleurs, vous devez avoir plusieurs documents que le CIRFA doit vous fournir avec notamment un questionnaire sur votre santé.
      Autre conseil : Evitez de vous faire recaler pour une carie. Donc allez voir un dentiste dès que possible pour faire un check-up. Si besoin, demandez lui un certificat de "Soins dentaire en cours". Cela vous évitera une inaptitude temporaire. Faites aussi, si vous le pouvez dans la mesure du possible, un check-up avec votre médecin généraliste. Ca peut toujours servir.
      9h35-40 : Prise en charge par le chef de sessions. Explications des consignes.
      1er conseil : votre comportement est noté et influe sur la note finale. Soyez rigoureux et exemplaire dans ce que vous faites. Si vous vous faites remarqué négativement ou positivement cela sera reporté sur votre dossier.
      Globalement, durant la matinée on vous donne les consignes, vous attendez et les chefs vous "inspectes" de loin. Pas d'enjeu particulier tout de même. Soyez bien à l'écoute des consignes.
      11h30-12h : Départ pour aller déjeuner. Soyez raisonnable sur la nourriture, il s'agira de ne pas s'endormir l'après-midi.
      13h : Début des visites médicales : Là les enjeux sont assez importants, explications :
      - Soyez attentifs aux règles d'hygiènes et soyez propres, lavez-vous bien le matin même. Sentez bon, c'est plus agréable pour les infirmiers et médecins.
      - Buvez bien le matin et après déjeuner avec le bouteille d'eau que l'on vous aura donné par ne pas bloquer devant le gobelet lorsqu'il s'agira d'uriner pour le test urinaire. 
      - Passage (pas dans l'ordre) pour le test cardiaque (et respiratoire si vous avez une maladie lié à ce domaine de santé, notamment asthmes), le test auditif (des "bips" sont envoyés dans un casque, il suffit d'appuyer sur une manette dès que vous entendez un "bip").
      Topic spécial sur le test opthalmo (les yeux) : attention, plusieurs (dont moi) sont inaptes aux parachutistes et à la cavalerie à cause d'une vision trop basse (entre -3 et -10 aux deux yeux). Si vous avez une appétence pour les paras ou la cavalerie (blindés), faites vous opérer des yeux si vous en avez la possibilité. J'ai savais de mon côté que c'était possible. J'aurais dû le faire.
      Vous avez tout de même possibilité de vous engager, puis de vous faire opérer des yeux afin de demander ensuite à intégrer paras ou cavalerie.
      Topic sur l'IMC : Lorsque l'Indice de Masse Corporal est trop faible ou trop important, vous pouvez être inapte aux paras (pour faire cours, si vous pesez moins de 60 kg ou plus de 90 kg pour les hommes, vous ne pourrez pas faire paras).
      Topic sur la taille : Si vous êtes trop grand (plus d'1m90, mais donnée à vérifier, je ne suis plus très sûr), vous ne pourrez pas intégrer la cavalerie.
      A la fin du test médical, évitez de faire du bruit, de parler trop fort, etc... bref, de vous faire remarquer. La règle d'or : Le silence pendant les pauses et les moments d'attente (il y en a beaucoup, c'est aussi la base du militaire).
      16h : Normalement le test médical est fini. Il y aura d'autres consignes.
      18h : Repas. Un conseil ne mangez pas trop lourd durant votre passage au CSO. Evitez donc les grosses assiettes de frites juste avant les épreuves psychotechniques ou sportives. Objectif : être concentré et disponible pour donner le meilleur de vous même.
      19h (ou environ) : Baisser des couleurs, consignes, détentes, couchages. (écoutez bien les consignes incendie : le chef de chambre devra probablement les répéter lors du coucher à 22h.
      Petite remarque : n'utilisez votre téléphone portable uniquement lorsque l'on vous y autorise. En fait, ce sera principalement dans votre salle de détente. Evitez durant les moments d'attentes entre les épreuves.
      22h : Extinction des feux. Profitez en pour dormir, vous en aurez besoin. Evitez les films sur portable et les bouquins.
      J+1 / 6h : Réveil avec lumière allumé par les permanents (ce sont les noms donnés aux militaires qui vous gardent). Levez vous de suite, vous risquez de vous rendormir et les douches sont prises d'assaut le matin. Il vaut mieux y aller de suite.
      6h30 : Lever des couleurs
      7h : Petit-dej
      8h (ou 8h30 max) : Epreuves psychotechniques / personnalité / gestion du stress / anglais
      Là vous serez sur ordinateurs. Evitez à tout prix de regarder sur l'ordinateur du voisin... si vous êtes pris en flagrant délit, l'aventure s'arrête là pour vous.
      Répondez sincèrement aux questions : Les psychologues de l'armée verront tout de suite si vous mentez. Ils font généralement une très juste analyse de votre personnalité. Vous risquez d'en apprendre beaucoup sur vous.
      Avant de venir, entrainez-vous plusieurs semaines à l'avance aux tests psychotechniques constitué de :
      - Problème mathématique (pas excessivement compliqué, mais il faut connaitre les règles de bases (multiplication, division, règle de trois, pourcentage, équation)
      - Logique
      - Le test des cubes pour se repérer dans l'espace.
      - D'autres tests divers
      Anglais : Remettez vous à l'anglais tout de suite si vous n'êtes pas très fort. Même si vous ne trouvez pas cela très important pour votre spécialité, cela vous donnera toujours du positif dans votre dossier. Ayez un niveau B (1 ou 2) pour être dans une bonne moyenne.
      12h : Repas : Avant les épreuves sportives, je vous conseil de boire uniquement par petite gorgée de façon espacé dans le temps pendant les 24h précédent les épreuves pour bien s'hydrater et éviter ainsi de trop boire juste avant. Evitez à tout prix de trop manger. Là qq crudités suffiront, ou un fruit. J'en ai vu se prendre la fameuse assiette de frite avec la cuisse de poulet : Les résultats de brillait pas beaucoup.
      De mon côté, j'ai mangé 3 haricots vert, quelques brins de carottes rappés et de betterave, 2 bouchés de poire, un peu d'eau régulièrement et de façon espacé --> J'ai fait pallier 12 au Luc Léger et 19 au parcours (après il faut s'être entrainé pendant au moins 1 mois avant).
      13h30 : Epreuves sportives avec explications très claires.
      Suivez les conseils à la lettre.
      Astuce pour le Luc Léger : entrainez vous chez vous. 8 Places de parking est environ égal à 20 mètres (vous pourrez vérifier avec vos pas). Il y a une bande sonor des "Bips" sur youtube. L'objectif de l'entrainement est surtout de vous aider à trouver votre rythme et d'arriver sur la ligne au bon moment. Ce qui casse votre souffle et donc vos performances, ce sont les arrêts que vous réalisez à chaque fois que vous arrivez trop tôt sur la ligne. Et en même temps, il ne faut pas arrivez trop tard... De mon côté, je n'avais qu'un seul objectif en tête : Ne surtout pas m'arrêter, avoir de temps de pause. Ne surtout pas casser mon rythme. Donc parfois j'arrivais très légèrement en avance et je prenais déjà l'impulsion pour repartir dans l'autre sens. Je ferais peut-être un jour une vidéo si je reçois un certain nombre de demande.
      Astuce pour le parcours : Vous pourrez essayer les ateliers avant votre passage "officiel". Vous pouvez courir au début mais surtout pas sur la poutre. Pour les cerceaux, posez bien votre pied : stabilité obligatoire. Pour le lancer de balle : prenez votre temps, surtout si vous êtes dans les temps. Si vous avez couru avant, c'est le cas. Les exercices sont faciles, le temps est largement suffisant si vous ne lisez pas un journal en courant... Soyez serein.
      Astuce pour les tractions : Entrainez vous au moins 1 mois avant. Durant le test, même si vous sentez vos bras vous lâcher, essayez de faire une traction supplémentaire. Votre combattivité sera mise en avant. C'est un très bon point pour votre dossier !
      16h max : Fin des épreuves
      Dîner, baisser des couleurs, etc...
      J+2 : Lever idem, même heure.
      Entretien avec un/une psychologue. Préparez votre entretien.
      Voici le type de question pour un officier spécialiste :
      - Racontez moi rapidement votre parcours
      - Pourquoi voulez-vous intégrer l'armée (de Terre, Marine ou Air) ?
      - Où la France est-elle engagée en OPEX ? Pourquoi ?
      - Quels sont vos qualités / Défauts (citez en au moins 2 de chaque) ?
      - Pour vous, qu'est-ce que le commandement ? (pour les candidats officier)
      - Quels sont les moments de difficultés pour vous ?
      - Comment réagissez-vous aux situations stressantes ? Que faites-vous concrètement ?
      - Connaissez vous les contraintes / devoirs liés à l'armée ?
       
      Voilà, j'ai accéléré la fin du sujet comme vous l'avez remarqué. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser.
      Bon courage !
       
  • Recent Status Updates

  • Posts

    • Merci pour votre conseil 🙏
    • Bonsoir, Je suis à la recherche d'informations, d'avis, de remarques concernant l'Eurocorps et surtout concernant l'intégration d'un poste au sein de cette unité après un passage aux ESCC. A ce sujet, je me pose la question suivante: est-il possible d'intégrer cette unité après sa formation aux ESCC? Est-il possible d'y faire toute sa carrière ? Les opérations sont-elles nombreuses ? J'ai pu entendre que les militaires de l'eurocorps n'étaient pas très mobiles... est-ce vraiment le cas ? Par ailleurs, concernant cette unité, je souhaiterais avoir des avis. En effet, si j'ai la chance d'intégrer cette Ecole (voie EOFIA) et d'ensuite pouvoir choisir un poste, je serais attirée par des postes internationaux, franco-allemands etc... Un poste d'en cette unité pourrait-il être une bonne alternative ?   J'attends vos retours avec impatience !!
    • Le général Charles GIBON-GUILHEM. Louis Charles Émile Gibon-Guilhem (1862-1945) était un général de brigade d'infanterie français né à Rueil-Malmaison (Hauts-de Seine) Le général Gibon-Guilhem est décédé à Paris le 10 juin 1945.   Louis Charles Gibon est né le 23 janvier 1862 dans une famille française de longue tradition militaire qui a pris son origine en Bretagne , en France. Il était le fils du général de brigade Émile Armand Gibon (1813-1870), décédé pour la France alors que Louis Charles n'avait que 8 ans. Son grand-père Jean Gibon (1775-1842) était également un colonel très décoré, commandant de la Légion d'honneur et chevalier de l'Empire. Après la mort de son père, sa mère écossaise Elen Ord est retournée en Grande-Bretagne (son pays d'origine) pour ne plus jamais être vue par ses enfants. Louis Charles a été laissé avec ses frères et sœurs sous la garde du général Charles Nicolas Lacretelle (un ami de son père) et de son épouse Valérie Marie Guilhem. Plus tard, à l'âge de 46 ans, et par jugement du 12 novembre 1908 du tribunal civil d' Angers, il fut officiellement adopté par Valérie Marie récemment veuve. Comme indiqué sur son acte de naissance [1], son nom a ensuite été modifié en Louis Charles Emile Gibon-Guilhem.   Louis Charles rejoint l'armée le 25 octobre 1882 et entre comme cadet dans la célèbre Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (promotion "Pavillons Noirs") dont il sort diplômé en 1884 (avec le rang 97 sur 406). 1885 - Le 12 février, le lieutenant Gibon rejoint le 1er régiment de Zouave à Salon et est envoyé en Algérie 2 jours plus tard. 1888 - Le 29 février, il rejoint le 4e Régiment Tirailleur Algérien à Sousse . Le 11 septembre, Gibon est envoyé le 3e Tirailleur Algérien basé en Tunisie. Après 9 ans en Afrique du Nord, Gibon revient en France métropolitaine le 31 mai 1894. 1894-1896 Gibon rejoint le 65th Infantry Regiment 1896-1897 Le 9 décembre, Gibon devient attaché du général Lannes commandant la 21e division d'infanterie (France) du 11e corps d'armée. 1898-1900 Instructeur à l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr il sera ensuite expulsé de l'académie pour insubordination avant de rejoindre le 62e IR 1901-1902 Gibon s'entraîne au 28th Artillery Regiment pour apprendre les tactiques d'artillerie. 1907 - Le 24 décembre, Gibon devient commandant de bataillon du 115th Infantry Regiment à Mamers . 1911 - Le 26 octobre, le commandant du bataillon Gibon-Guilhem prend le commandement du prestigieux 8e bataillon " Chasseur-à-Pied " à Amiens. 1913 Le lieutenant-colonel Gibon-Guilhem est envoyé au 39th Infantry Regiment à Rouen 1914-1918 Le 3 août 1914, la guerre est déclarée entre la France et l'Allemagne. Le colonel Gibon-Guilhem prend le commandement du 39th Infantry Regiment. [2] Ce sera le plus long commandement jusqu'à la fin de la guerre. 1916-1917 Le colonel Gibon-Guilhem commande le 39th IR à Verdun et est observé pendant le combat. 1918 Le colonel Gibon-Guilhem emmène la 39 IR à la bataille de la Somme . Malgré plusieurs citations, récompenses, médailles et recommandations, Gibon-Guilhem ne sera pas promu général avant la fin du conflit. 1918-1919 Commandant de l'infanterie de la 21e division 1919-1920 Le général Gibon-Guilhem prend le commandement de la 42e brigade d'infanterie 1920 Commandant des subdivisions des régions de Fontenay-le-Comte et de La Roche-sur-Yon 1920-1921 Commandant du 1st Subdivision Group de la 11th Army Corp. 1921-1922 Réserve Le 23 janvier 1922, le général Gibon-Guilhem prendra sa retraite militaire pour vivre à Paris jusqu'en 1945. Distingué mais simple, il était connu pour être un homme respecté par ses ennemis pour ses qualités, aimé de ses soldats pour son humanité, apprécié de ses ses collègues pour sa gentillesse et sa compétence et hautement considéré par ses supérieurs pour son courage et ses capacités militaires zélées au combat.   ( Source : Wikipédia  https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://en.wikipedia.org/wiki/Louis_Charles_%C3%89mile_Gibon-Guilhem&prev=search   )
    • Hautement décoré, le général de corps aérien Yves EZANNO. Yves Ezanno (Clamart, 14 juillet 1912 - Nice, 20 octobre 1996) Avant-guerre Il intègre ensuite une préparation militaire supérieure à l'issue de laquelle il entre à l'école des officiers de réserve d'Avord le 15 octobre 1936. En avril 1937, après avoir obtenu un brevet d'observateur et été promu sous-lieutenant, il est affecté à la 21e escadre de bombardement1. Breveté pilote en avril 1939, il est promu lieutenant et muté à l'école de pilotage no 101 de Saint-Cyr-l'École où il exerce la fonction d'officier instructeur de tir. Seconde guerre mondiale En 1940, lors de l'invasion allemande, l'école se replie sur Royan. Entendant le maréchal Pétain annoncer à la radio l'armistice à venir, il décide de poursuivre le combat et s'envole vers l'Angleterre avec plusieurs de ses camarades dont le futur ministre de la défense Jacques Soufflet. Engagé dans les Forces françaises libres dès leur création, il effectue un stage sur Spitfire avant d'être projeté en Afrique où il participe à l'expédition de Dakar. Il débarque en octobre 1940 au Cameroun puis, au sein du Groupe Mixte de Combat no 1 du lieutenant-colonel de Marmier dont il commande la 4e escadrille, il opère au-dessus du Gabon. Au début de l'année 1941, il remplace le lieutenant Guigonis à la tête du détachement chargé de la surveillance anti-sous-marine au Gabon et au Moyen-Congo puis il rejoint le Squadron no 39 britannique dans lequel il est affecté à la 2de escadrille française de bombardement1. Avec cette unité, il combat au-dessus de la Libye. En septembre 1941, Yves Ezanno est muté dans l'escadrille "Nancy" du Groupe de bombardement Lorraine tout juste créé. Toujours en Libye dans le cadre de la guerre du désert, il réalise 43 missions dans les cieux de Sidi-Rezegh, Benghazi, Agebadia et du col d'Halfaya. En février 1942, alors que le groupe Lorraine est placé en repos, il désire ne pas faire de pause dans les combats et se fait muter au Groupe de chasse Alsace dont il prend le commandement de l'escadrille "Strasbourg" après avoir été promu capitaine. A la tête de celle-ci, il continue les missions au-dessus de l'Afrique du nord, participant notamment à la première bataille d'El Alamein. En octobre 1942, le groupe de chasse Alsace est déplacé en Angleterre en vue des entraînements préparatoires aux futures offensives en Europe. En mars 1943, il est formé sur bombardier Douglas A-20 Havoc, ce qui lui donne l'occasion de retrouver brièvement son ancien groupe de bombardement Lorraine dont il commande pendant trois mois l'escadrille "Metz". Affecté ensuite dans une Operational Training Unit, il apprend le maniement du Hawker Typhoon puis rejoint les rangs du Fighter Squadron no 198 de la Royal Air Force dont il prend le commandement trois mois plus tard. Le 28 mai 1944, il parvient à détruire un poste d'état-major allemand puis s'illustre à nouveau le 6 juin 1944 lorsqu'il soutient depuis les airs les troupes du débarquement de Normandie en s'attaquant aux chars et véhicules blindés ennemis. Par la suite, il continue les missions au-dessus de la Normandie à Lisieux, Cherbourg, Caen, Mortain et Falaise. Il suit ensuite la progression des troupes alliées et se trouve au-dessus de Dunkerque puis des Pays-Bas. Le 4 novembre 1944, dans le ciel de Walcheren, son avion est abattu. Malgré ses blessures, il parvient à rejoindre ses lignes mais son état physique le rend indisponible pour le combat jusqu'en février 1945. Après-guerre Yves Ezanno prend le commandement de l'école de chasse de Meknès en juin 1945 puis se voit promu lieutenant-colonel en septembre. Désigné inspecteur de l'aviation de chasse entre 1949 et 1952, il est engagé en Indochine et en Corée. De retour en France, passé colonel, il devient le commandant de la Base aérienne 113 Saint-Dizier-Robinson puis rejoint les rangs du SHAPE où il est chef des opérations de la 4th Tactical Air Force. De 1957 à 1959, il prend part à la guerre d'Algérie, commandant notamment le Groupe aérien tactique no 2 dans la région d'Oran. Durant cette période, il est nommé général de brigade aérienne. De retour dans les rangs de l'OTAN en 1960, il y exerce la fonction de sous-chef d'état-major de la section opérations et entraînements puis part à Washington en tant qu'adjoint au chef de la délégation française du groupe permanent du pacte Atlantique après avoir été promu général de division aérienne. A nouveau promu au rang de général de corps aérien en 1962, il occupe le poste de commandant de la défense aérienne française à la base de Taverny à partir de mars 1964. Il est ainsi successivement en contact à Washington avec Xavier Deniau puis à Taverny travaille sous le commandement de Michel Giraud. Dans le même temps, il est appelé à siéger au Conseil Supérieur de l'Air. Atteint par la limite d'âge en 1967, il quitte le service actif avec plus de 5200 heures de vol et 412 missions de guerre. Restant cependant dans le milieu aéronautique, Yves Ezanno devient Président-directeur général de l'Office français d'exportation de matériel aéronautique. Il en devient Président d'honneur en 1979. Membre du conseil de l'Ordre national de la Légion d'Honneur de 1968 à 1979 et du conseil de l'Ordre national de la Libération depuis 1969, Yves Ezanno meurt le 20 octobre 1996 à Nice et est inhumé à Aix-en-Provence. ( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Ezanno  )   Décorations Grand-Croix de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Croix de Guerre 1939-1945 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Croix de la Valeur militaire Croix du combattant volontaire Croix du combattant volontaire de la Résistance Médaille de l'Aéronautique Croix du combattant Médaille coloniale Avec agrafe "Libye" Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre Distinguished Flying Cross "with Bar" (Royaume-Uni) Africa Star (Royaume-Uni) Distinguished Flying Cross (États-Unis) Croix de Guerre (Belgique) Ordre de l'Aigle blanc (Serbie) Commandeur de l'Ordre du Ouissam Alaouite (Maroc)  
    • Le fait qu'ils étaient d’Algérie Française ne signifie pas qu'il est fait " son temps " en Algérie, il a put se retrouver au Maroc ou en Tunisie. La tenue correspond effectivement aux années d'entre deux guerre, probablement de teinte " moutarde ". Effectivement ??? Il porte également une fourragère. Je vais voir auprès d'amis plus spécialisé et si j'obtiens une réponse je reviens vers vous rapidement.
×
×
  • Create New...