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Bouchon-Gras 49

Les grands personnages de l'armée de terre.

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Héros de la bataille de Verdun, le lieutenant colonel Émile DRIANT.

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Émile Driant (Neufchâtel-sur-AisneBeaumont-en-Verdunois)

Gendre du général Boulanger. « Jules Verne militaire » sous le pseudonyme de Danrit ou capitaine Danrit, député de Nancy, il reprend le service au début de la Première Guerre mondiale. Il meurt à Verdun à la tête des 56e et 59e bataillons de chasseurs, en février 1916.

 

Émile Driant naît le , à Neufchâtel-sur-Aisne, où son père est juge de paix. Élève au lycée de Reims, il obtient le premier prix d'histoire au Concours général. Contrairement au souhait de son père de le voir lui succéder, Émile désire être soldat, marqué par la défaite de 1871 et le passage des troupes prussiennes. Après avoir obtenu une licence ès-lettres et en droit, il intègre Saint-Cyr à vingt ans, en 1875. Sorti quatrième deux ans plus tard, il entame une carrière militaire des plus méritantes : « petit, mais solide, santé à toute épreuve, très actif et toujours prêt ; monte fort bien à cheval et a un goût très prononcé pour l'équitation, très intelligent a devant lui le plus bel avenir » écrira un de ses supérieurs. À sa sortie, le sous-lieutenant Driant choisit l’infanterie.

 

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En mai 1884, il devient en Afrique officier d’ordonnance du général Georges Boulanger, qui commandait la division d’occupation en Tunisie. Il reste au service du général pendant plusieurs années et le suit aux mêmes fonctions lorsque Boulanger devient ministre de la Guerre en 1886.

 

Le , il épouse à Paris Marcelle Boulanger, une des filles du général Boulanger, alors que celui-ci venait juste d’être mis assez brutalement à la retraite au mois de mars précédent. Driant regagne alors la Tunisie en tant que Capitaine au 4e Zouaves en garnison à Tunis. Il ne prendra jamais part aux activités politiques du courant Boulangiste. Fin 1892, il prend toutefois huit jours d’arrêts pour avoir défendu la mémoire de son beau-père dans Le Figaro après la chute et le suicide de celui-ci.

Nommé chef de bataillon depuis 1896, le commandant Driant est nommé en juillet 1899 chef de corps du 1er bataillon de chasseurs à pied en garnison à Troyes. Il exerce son commandement avec mérite relatent ses subordonnés et la presse locale, et fait du premier bataillon, un bataillon d’élite bientôt connu dans toute l’armée française sous le nom de « Bataillon Driant ».

Promis aux plus hauts postes de la hiérarchie militaire, trois affaires successives lui en enlèvent tout espoir. L’affaire des fiches, en 1904, provoque un scandale. De 1900 à 1904, un système de hiérarchie parallèle illustre la lutte entre le socialisme et la franc-maçonnerie d'un côté et le catholicisme au sein de l’armée. Le ministère avait fait établir pour chaque officier une fiche de renseignements politiques et confessionnels indépendante des notes attribuées par les supérieurs hiérarchiques, bloquant l'avancement des officiers de confession catholique. Émile Driant crée 2 ligues après l’affaire des fiches : la ligue antimaçonnique, ne comprenant que des hommes, et la ligue de Jeanne d'Arc, réservée aux femmes. Ces deux ligues fusionnent en 1906 avec l'Union française antimaçonnique, dirigée par Paul Copin-Albancelli. La nouvelle entité prend alors le nom de Ligue française anti-maçonnique. Mais elle éclate en 1909 et Copin-Albancelli fonde la Ligue de défense nationale contre la franc-maçonnerie.

Certes le général André, ministre de la Guerre, démissionne, mais Driant manifeste haut et fort devant ses officiers son indignation. Il fait aussitôt l’objet d’un rappel à l’ordre de la part du ministre qui, par ailleurs, l’écarte du tableau d’avancement pour l’année suivante.

 

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Émile Driant, dit capitaine Danrit, quitte l’armée à 50 ans, le . Bien noté mais ayant publiquement pris position sur son institution car défenseur intransigeant de l’armée, ennemi de toute concession faite à l’Allemagne, il se lance sans tarder en politique.

Il est élu aux élections législatives de 1910 dans la troisième circonscription de Nancy, sous l’étiquette de l’Action libérale. Il renouvelle son mandat quatre ans plus tard.
Il consacre ces législatures aux questions militaires comme membre actif de la commission de l’Armée. Ami de Paul Déroulède et de Maurice Barrès, il devient rapidement un des principaux intervenants contre la gauche dans les débats parlementaires portant sur l’armée et la défense.

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Assidu aux séances de la Chambre des députés, mêlant le catholicisme social d'Albert de Mun aux idées de Vogüé et de Lavisse, il intervient pour faire voter les crédits militaires et soutient Barthou lors du vote de la « loi de Salut » qui porte à trois ans le service national. Il s'insurge contre le déclassement des places fortes frontalières – il parvient à sauver celle de Lille en 1912 – et s'intéresse avant guerre à la toute récente aéronautique militaire. Driant s'oppose aux thèses de Briand et de Jaurès, s'appuyant sur des exemples tirés des événements de Russie. L'armée doit jouer un rôle essentiel, avant tout comme instrument d'éducation des classes populaires et le cas échéant comme instrument contre-révolutionnaire. C'est le concept de l'armée-école et de l'apostolat social, qui s'inscrit alors dans la mouvance des Dragomirov, Art Roë et Lyautey. Il s'intéresse ainsi aux luttes sociales, dans la mesure où elles peuvent compromettre la Défense nationale. Il soutient le syndicalisme indépendant, dit « jaune », fondé par Pierre Biétry avec l'appui de l'industriel Gaston Japy. Ceux-ci prônent l'association entre le capital-travail et le capital-argent. Les textes de Driant défendent le principe de la liberté par la propriété individuelle, au moyen de la participation progressive des ouvriers au capital des entreprises. Parmi les principaux votes du député Driant, durant la législature 1910-1914, figurent des résolutions telles que la journée de dix heures, les retraites, les libertés syndicales, et diverses mesures d'aide sociale.

 

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Député à l’entrée de la guerre, il a 59 ans. Son mandat de député et son âge l’écartent facilement de toute obligation militaire. Cet anglophobe (La Guerre Fatale) demande pourtant à reprendre du service contre l'Allemagne et obtient, le , le commandement des 56e et 59e bataillons de chasseurs à pied. C’est à l’automne 1915 qu’il prend en charge le secteur du bois des Caures, devant Verdun.

Fin 1915, sans préjuger encore d’une attaque sur Verdun qu’on n’imagine pas, Driant alarme les élus, et même le président de la République, sur la très grande insuffisance des moyens de défense de la zone. Le , il en fait état auprès de la Commission de l’Armée de la Chambre. Gallieni, ministre de la Guerre écrit, le 16 suivant, à Joffre, qui prend mal la chose et ne trouve pas autre chose que d’offrir sa démission.

Bataille de Verdun : bois des Caures

Depuis son PC au cœur du bois des Caures, à la tête de deux bataillons de chasseurs, il mourra, comme une majorité de ses hommes, dans les premières heures de ce qui deviendra la « bataille des 300 jours ».

À partir de janvier, de nombreux indices annoncent pourtant une offensive prochaine.

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Le , à la veille du déclenchement de la bataille de Verdun, le lieutenant-colonel Driant adresse ce dernier courrier à sa femme :

« je ne t'écris que quelques lignes hâtives, car je monte là-haut, encourager tout mon monde, voir les derniers préparatifs ; l'ordre du général Bapst que je t'envoie, la visite de Joffre, hier, prouvent que l'heure est proche et au fond, j'éprouve une satisfaction à voir que je ne me suis pas trompé en annonçant il y a un mois ce qui arrive, par l'ordre du bataillon que je t'ai envoyé. À la grâce de Dieu ! Vois-tu, je ferai de mon mieux et je me sens très calme. J'ai toujours eu une telle chance que j'y crois encore pour cette fois.

Leur assaut peut avoir lieu cette nuit comme il peut encore reculer de plusieurs jours. Mais il est certain. Notre bois aura ses premières tranchées prises dès les premières minutes, car ils y emploieront flammes et gaz. Nous le savons, par un prisonnier de ce matin. Mes pauvres bataillons si épargnés jusqu'ici ! Enfin, eux aussi ont eu de la chance jusqu'à présent… Qui sait ! Mais comme on se sent peu de chose à ces heures là. »

Le , à h 15, la Ve armée allemande déclenche un orage d’acier d’une puissance inouïe. Les positions de la côte de Brabant, des bois d’Haumont, des Caures, de Ville et de l’Herbevois. Le tir laboure la première et en même temps la deuxième ligne. Des obus à gaz explosent dans les ravins séparant le bois d’Haumont de Vacherauville. Les chasseurs de Driant attendent l’assaut.

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Au bois des Caures, c’est le 59e Bataillon de Chasseurs qui est en ligne. La première ligne est complètement désorganisée. De nombreux chasseurs périssent ensevelis par le bombardement. À la ferme de Mormont, le 56e B.C.P. se prépare à appuyer le 59e. Vers 16 h, le feu se reporte sur l’arrière, signe de l’assaut imminent.

Les régiments du 18e Corps surgissent devant le bois des Caures et les bois voisins. Au bois d’Haumont, il ne reste rien des deux bataillons en ligne. L’ennemi occupe le terrain sans difficulté.

Or au bois des Caures, les chasseurs de Driant sont toujours là et accueillent les Allemands. Trois compagnies sur quatre finissent par céder. Driant fait monter en ligne le 56e B.C.P.. Ses chasseurs contre-attaquent à la nuit tombée et reprennent presque toutes les tranchées perdues. Mais il faut tenir, et Driant réclame des renforts qui arrivent sous les obus allemands.

Toute la nuit du 21 au 22 février, les renforts affluent sous la neige et les obus. En pleine nuit, l’artillerie allemande redouble de violence. Au matin, elle suspend son tir et l’infanterie attaque à nouveau. Lancée en masse, elle submerge les chasseurs. Le 59e B.C.P. disparaît presque sur place.

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Le lieutenant-colonel Driant, un fusil à la main, se tient sur la ligne de repli avec les survivants de ses bataillons alors que l’ennemi enveloppe ses positions.

Vers 16 h, il décide le repli vers le sud-ouest, en direction de Beaumont. Les chasseurs partent en quatre colonnes. Une seule parviendra à peu près intacte. Driant part dans les derniers, accompagné des sergents Coisne et Hacquin, sautant de trous d’obus en trou d’obus. Driant s’arrête pour faire un pansement provisoire à l’un de ses hommes, blessé au fond d’un entonnoir. Alors qu’il repart et qu’il va sauter dans un nouveau trou d’obus, une balle de mitrailleuse le frappe à la tempe. « Oh, là, là, mon Dieu » entendent les deux sergents. Driant est donc mort sur le territoire de Beaumont en Verdunois.

Le bois des Caures a été pris par les Allemands avec deux divisions contre les deux bataillons de chasseurs. Il ne reste pas le tiers des effectifs de ces unités, mais leur sacrifice est sans prix pour l’armée française : le 56e et le 59e bataillons de chasseurs ont suffisamment ralenti l’ennemi, dès son premier assaut, pour permettre aux troupes envoyées en renfort de contenir peu à peu la poussée allemande et de protéger Verdun.

Le lieutenant-colonel Driant et la plupart de ses hommes sont inhumés dans le Bois de Caures, par les Allemands à proximité des lieux de leur trépas. Ses effets sont retournés à sa veuve via la Suisse. En octobre 1922, le corps de Driant est exhumé. Un mausolée, décidé par d'anciens combattants dont Castelnau y est érigé. Sur le monument, on peut lire « Ils sont tombés, silencieux sous le choc, comme une muraille. » Chaque année, une cérémonie y est célébrée le 21 février, en souvenir du colonel Driant et de ses chasseurs tombés pour la défense de Verdun.

 

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Après la Grande Guerre, le lieutenant-colonel Driant est élevé au rang de gloire nationale au même titre que les maréchaux Joffre, Gallieni, Pétain et Foch… En octobre 1922, le corps de Driant est exhumé. Un mausolée, décidé par d'anciens combattants dont Castelnau y est érigé. Chaque année, une cérémonie y est célébrée le 21 février, en souvenir du colonel Driant et de ses chasseurs tombés pour la défense de Verdun.

La résistance héroïque de ses chasseurs et sa mort sont aussi l’illustration d’une bataille, celle de Verdun, où les hommes furent opposés aux canons (163 000 français tués, 143 000 du côté allemand), 80 % des pertes furent causées par des obus. Cette bataille accrédite l’idée que la guerre a été gagnée par les simples soldats, en dehors du commandement et parfois contre celui-ci…

Le lieutenant-colonel Driant, officier dévoué à son pays, illustre, par la fidélité à ses principes, par la défense de la grandeur de la France dans sa carrière d’écrivain ou d’officier, par l’influence des idées du début du XXe siècle sur ses écrits et ses pensées, un homme français de son temps, attaché à la défense de son pays, honnête et courageux « qui ne fut jamais pris en contradiction entre ses idéaux et ses actes ».

 

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Décorations françaises :

Décorations étrangères :

 

 

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( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Émile_Driant  )

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Le général Charles GIBON-GUILHEM.

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Louis Charles Émile Gibon-Guilhem (1862-1945) était un général de brigade d'infanterie français né à Rueil-Malmaison (Hauts-de Seine) Le général Gibon-Guilhem est décédé à Paris le 10 juin 1945.

 

Louis Charles Gibon est né le 23 janvier 1862 dans une famille française de longue tradition militaire qui a pris son origine en Bretagne , en France. Il était le fils du général de brigade Émile Armand Gibon (1813-1870), décédé pour la France alors que Louis Charles n'avait que 8 ans. Son grand-père Jean Gibon (1775-1842) était également un colonel très décoré, commandant de la Légion d'honneur et chevalier de l'Empire. Après la mort de son père, sa mère écossaise Elen Ord est retournée en Grande-Bretagne (son pays d'origine) pour ne plus jamais être vue par ses enfants. Louis Charles a été laissé avec ses frères et sœurs sous la garde du général Charles Nicolas Lacretelle (un ami de son père) et de son épouse Valérie Marie Guilhem. Plus tard, à l'âge de 46 ans, et par jugement du 12 novembre 1908 du tribunal civil d' Angers, il fut officiellement adopté par Valérie Marie récemment veuve. Comme indiqué sur son acte de naissance [1], son nom a ensuite été modifié en Louis Charles Emile Gibon-Guilhem.

 

Louis Charles rejoint l'armée le 25 octobre 1882 et entre comme cadet dans la célèbre Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (promotion "Pavillons Noirs") dont il sort diplômé en 1884 (avec le rang 97 sur 406).

  • 1885 - Le 12 février, le lieutenant Gibon rejoint le 1er régiment de Zouave à Salon et est envoyé en Algérie 2 jours plus tard.
  • 1888 - Le 29 février, il rejoint le 4e Régiment Tirailleur Algérien à Sousse . Le 11 septembre, Gibon est envoyé le 3e Tirailleur Algérien basé en Tunisie.

Après 9 ans en Afrique du Nord, Gibon revient en France métropolitaine le 31 mai 1894.

  • 1894-1896 Gibon rejoint le 65th Infantry Regiment
  • 1896-1897 Le 9 décembre, Gibon devient attaché du général Lannes commandant la 21e division d'infanterie (France) du 11e corps d'armée.
  • 1898-1900 Instructeur à l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr il sera ensuite expulsé de l'académie pour insubordination avant de rejoindre le 62e IR
  • 1901-1902 Gibon s'entraîne au 28th Artillery Regiment pour apprendre les tactiques d'artillerie.
  • 1907 - Le 24 décembre, Gibon devient commandant de bataillon du 115th Infantry Regiment à Mamers .
  • 1911 - Le 26 octobre, le commandant du bataillon Gibon-Guilhem prend le commandement du prestigieux 8e bataillon " Chasseur-à-Pied " à Amiens.
  • 1913 Le lieutenant-colonel Gibon-Guilhem est envoyé au 39th Infantry Regiment à Rouen
  • 1914-1918 Le 3 août 1914, la guerre est déclarée entre la France et l'Allemagne. Le colonel Gibon-Guilhem prend le commandement du 39th Infantry Regiment. [2] Ce sera le plus long commandement jusqu'à la fin de la guerre.
  • 1916-1917 Le colonel Gibon-Guilhem commande le 39th IR à Verdun et est observé pendant le combat.
  • 1918 Le colonel Gibon-Guilhem emmène la 39 IR à la bataille de la Somme .

Malgré plusieurs citations, récompenses, médailles et recommandations, Gibon-Guilhem ne sera pas promu général avant la fin du conflit.

  • 1918-1919 Commandant de l'infanterie de la 21e division
  • 1919-1920 Le général Gibon-Guilhem prend le commandement de la 42e brigade d'infanterie
  • 1920 Commandant des subdivisions des régions de Fontenay-le-Comte et de La Roche-sur-Yon
  • 1920-1921 Commandant du 1st Subdivision Group de la 11th Army Corp.
  • 1921-1922 Réserve

Le 23 janvier 1922, le général Gibon-Guilhem prendra sa retraite militaire pour vivre à Paris jusqu'en 1945. Distingué mais simple, il était connu pour être un homme respecté par ses ennemis pour ses qualités, aimé de ses soldats pour son humanité, apprécié de ses ses collègues pour sa gentillesse et sa compétence et hautement considéré par ses supérieurs pour son courage et ses capacités militaires zélées au combat.

 

( Source : Wikipédia  https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://en.wikipedia.org/wiki/Louis_Charles_%C3%89mile_Gibon-Guilhem&prev=search   )

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Compagnon de la Libération, le lieutenant Edgard TUPET-THOME.

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Edgard Tupët-Thomé, né Tupët le à Bourg-la-Reine,

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il décide de s’engager dans l’armée. En octobre 1938, il devance l’appel et il est incorporé au 8e régiment de zouaves à Mourmelon.

Promu sergent, il est des attaques en Lorraine en septembre 1939 et en Belgique l’année suivante.

Il participe avec son unité à la protection de l’évacuation de Dunkerque du corps expéditionnaire anglais du au . Il est fait prisonnier le et s’évade pendant son transfert en Allemagne le . Il est démobilisé en septembre de la même année.

 

Voulant continuer le combat, il tente sans succès de quitter la France, trouve un travail à Clermont-Ferrand, et les circonstances lui font faire la connaissance de Roger Warin, responsable du réseau « Ronald », dont il deviendra, avec Stanislas Mangin, l'un des adjoints. C’est à lui qu’incombe la responsabilité de trouver des terrains d’atterrissage clandestins.

Pierre Fourcaud, chargé de missions du général de Gaulle entre en contact en mars 1941 avec Roger Warrin. Tupët, avec Stanislas Mangin, Roger Warin, Gaston Tavian, et Maurice Andlauer, est le premier engagé militaire secret dans les Forces françaises libres.

Parachuté le dans la région de Châteauroux sur un terrain qu’il a choisi, il est accompagné du chargé de radio Joseph Piet. Blessé à la tête lors de l’atterrissage, il est chargé de mission, responsable des opérations aériennes et de la branche « Action » du réseau « Ali-Tir » dont Stanislas Mangin dirige la branche « Renseignements ». Adjoint immédiat de Mangin, dont il organise le départ par Lysander en février 1942, il prend le pseudonyme d'Edgard Thomé et travaille comme agent de 1re classe. En avril 1942 il fait partir Gaston Tavian dans les mêmes circonstances que Mangin. En raison des blessures reçues six mois plus tôt, il doit quitter la France pour pouvoir se soigner. Le , à l’occasion du retour de Tavian par une opération Lysander, Tupët-Thomé, accompagné de Philippe Roques, s’envole pour l’Angleterre.

Promu lieutenant, il bénéficie d’une convalescence puis, à son retour à Londres, demande son affectation dans une unité combattante. En novembre 1942, il quitte l’Angleterre pour le détachement d’instructeurs commando de Saint-Pierre-et-Miquelon, sous les ordres de Stanislas Mangin. En février 1943, toujours avec Mangin, il est affecté au détachement (puis bataillon) des Antilles dont il crée et commande la 2e compagnie qu’il entraîne jusqu’en juillet 1943. En août 1943, le lieutenant Tupët-Thomé rejoint à sa demande le 4e bataillon d’infanterie de l’air (BIA) - futur 2e RCP à Camberley, qui fait partie de la Brigade SAS. Il est breveté parachutiste le mois suivant. En janvier 1944, il est muté comme commandant en second de la 2e compagnie du 3e BIA, qui devient en juillet 1944 le 3e RCP.

Avec le 3e RCP, il remplit, début août 1944, une première mission parachutée dans la région de Daoulas dans le Finistère (opération Derry). Avec sa seule section (12 hommes) il attaque une Kommandantur forte de 60 hommes, tue 12 Allemands, fait 40 prisonniers, repousse une attaque ennemie et libère Daoulas. Il attaque ensuite la garnison allemande de Landerneau, lui inflige des pertes et libère la ville. Il rejoint alors la 6e division blindée américaine pour laquelle il exécute plusieurs missions de reconnaissance.

Edgard Tupët-Thomé est parachuté une deuxième fois le dans le Jura ; il attaque et prend Clerval en Franche-Comté, qu’il défend avec 50 hommes contre 27 chars et voitures blindées ennemis. Il tue une trentaine d’Allemands et détruit un char. Il rejoint ensuite la 7e armée américaine et, affecté à un groupe de reconnaissance divisionnaire, se distingue notamment à Arches lors du passage de la Moselle. Le , il ramène sous des feux de mortiers un soldat américain blessé dans ses lignes.

Parachuté une troisième fois en Hollande le , il effectue avec sa section forte de 15 hommes de nombreuses attaques sur les voies de communication infligeant à l’ennemi des pertes en hommes et matériel.

 

En 1945, il démissionne de l’armée.

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Retraité, il vit à Binic dans les Côtes-d'Armor, où il participe aux cérémonies de commémoration. Il est enfin admis à Institution nationale des Invalides (INI) à Paris, où il réside en tant que pensionnaire.

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Élevé à la dignité de grand-croix de l'ordre national de la Légion d'honneur par décret du , sa décoration lui est remise par un autre compagnon de la Libération, Hubert Germain, également pensionnaire des Invalides.

 

Décorations françaises

Décorations étrangères

 

( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Edgard_Tupët-Thomé    )

 

Joyeux anniversaire Monsieur Edgar Tupët-Thomé, centenaire, para de la France Libre et Compagnon de la Libération.
Il ne reste plus que 4 compagnons de la Libération encore en vie ...
 

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Il c'est illustré en mettant en place des opérations clandestines sur le territoire occupé, le général de brigade Georges BERGE.

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Georges Bergé (Belmont, - Mimizan, )

 

Georges Bergé naît le à Belmont dans le Gers d'un père fonctionnaire aux PTT. Après ses études, il effectue son service militaire en 1929 à Mont-de-Marsan dans les rangs du 24e régiment d'infanterie. Ayant suivi les cours d'EOR, il quitte le service comme sous-lieutenant de réserve en 1930 mais décide de s'engager trois ans plus tard et intègre l'école d'infanterie de Saint-Maixent-l'École. Sorti lieutenant en 1934, il est détaché à l'armée de l'air et entre au Groupement parachutiste de l'Air no 601 à Reims. En 1938, suite à des problèmes de santé l'empêchant de sauter en parachute, il retourne à l'infanterie.

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Georges Bergé est capitaine au 13e régiment d'infanterie lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Engagé dans la bataille de France, il est blessé par balles le près de Bousies dans le Nord. Hospitalisé à Caen, il est ensuite évacué vers le sud-ouest de la France. Alors qu'il est de passage chez ses parents à Mimizan dans les Landes le , il entend à la radio le discours du maréchal Pétain annonçant l'armistice à venir. Refusant la défaite, il embarque le 21 à Saint-Jean-de-Luz en direction de l'Angleterre. Arrivé à destination, il rallie les forces françaises libres et, le 24, rencontre le général de Gaulle et propose à celui-ci de créer une unité parachutiste. D'abord affecté au dépôt des FFL, puis à l'état-major de l'Air, il est mis, le , à la tête de la 1re compagnie d'infanterie de l'air qui vient d'être créée. Il emmène son unité en stage à Ringway où il obtient son brevet de parachutiste puis suis une formation au sabotage en vue d'une action en France. Du au , sous couvert du SOE, Bergé et quelques-uns de ses hommes réalisent l'Opération Savanna, première mission d'action clandestine sur le territoire français occupé. Bien que les objectifs initiaux de la mission n'aient pu être remplis, les précieux renseignements ramenés par Bergé concernant le fonctionnement du pays sous le joug allemand permettent aux services de renseignement français de gagner la confiance des services secrets britanniques. De retour en Angleterre, il met en place avec le BCRA une école de formation pour les futurs agents parachutés en France.

Le , Bergé et la 1re CIA sont envoyés à Damas et, de là, sur les rives du canal de Suez où sur un camp d'entraînement britannique ils forment des hommes du Special Air Service du major Stirling. En , la 1re CIA est chargée d'attaquer six aérodromes ennemis dont les avions menacent le passage d'un convoi de ravitaillement en direction de Malte. Georges Bergé et un groupe de quatre hommes se chargent de la base d'Héraklion en Crète. Parvenant à détruire 20 appareils allemands, il est cependant capturé à l'issue de sa mission le . Interné à l'Oflag X-C à Lübeck, il y monte un réseau d'évasion avant d'être transféré au château de Colditz. Il est libéré le grâce à l'avancée de la 3e armée du général Patton.

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Le conflit terminé, Georges Bergé sert à l'inspection des troupes parachutistes, au cabinet militaire du Gouvernement provisoire de la République française et à l'état-major général de la défense nationale. Il part ensuite à Rome où il travaille à la représentation militaire à l'ambassade de France. En 1951, il prend le commandement du 14e régiment d'infanterie parachutiste de choc jusqu'en 1953, après quoi il est adjoint du général commandant les troupes aéroportées jusqu'en 1957. Parallèlement, en 1954, il passe un stage de sept mois à l'école de guerre espagnole. De 1957 à 1959, il seconde le général commandant l'ALAT. En pleine guerre d'Algérie, Bergé est envoyé dans la région de Constantine où il commande le secteur de Corneille en 1960. Il est nommé général de brigade l'année suivante pour finalement être placé, à sa demande, en 2e section des officiers généraux en 1962. Retiré dans le sud-ouest de la France, il est président d'honneur de l'amicale du SAS. Georges Bergé meurt le à Mimizan.

 

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Décorations

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106px-Croix_de_Guerre_1939-1945_ribbon.s 106px-Croix_de_la_valeur_militaire_avec_ 106px-Medaille_de_l%27Aeronautique_ribbo
106px-Order_BritEmp_rib.png Military_Cross_ribbon.png 106px-Cruz_del_M%C3%A9rito_Militar_con_d
GRE Order of George I - Member or Silver Cross BAR.png Ordre de l'Ouissam Alaouite Commandeur ribbon (Maroc).svg
Commandeur de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Grand Officier de l'Ordre national du Mérite
Croix de Guerre 1939-1945 Croix de la Valeur militaire Médaille de l'Aéronautique
Officier de l'Ordre de l'Empire Britannique
(Royaume-Uni)
Military Cross
(Royaume-Uni)
Cruz Militar
(Espagne)
Commandeur de l'Ordre de Georges 1er
(Grèce)

Commandeur de l'Ordre du Ouissam Alaouite
(Maroc)

 

( Source :  Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bergé    )

 

     
     
     
   

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Premier officier centrafricain, le sous lieutenant Georges KOUDOUKOU, fut surnommer " le père des tirailleurs ", compagnon de l"ordre de la Libération.

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Georges Koudoukou, né en 1894 à Fort-Crampel en Oubangui-Chari, mort le à l'hôpital d'Alexandrie des suites de ses blessures reçues à la bataille de Bir-Hakeim,

 

Pendant la Première Guerre mondiale, Georges Koudoukou s'engage en janvier 1916 dans l'armée française, pour la durée de la guerre. Il sert au Bataillon no 3 de l'Afrique-Équatoriale française, et combat les Allemands implantés au Cameroun.

Après la fin de la guerre, il se réengage en 1919 pour trois ans1, désirant suivre la carrière militaire3. Il est nommé caporal en , et affecté au Bataillon no 2 de l'AEF.

Nommé au 16e régiment de tirailleurs sénégalais, dans la 9e compagnie de ce régiment, il y est promu sergent et participe en 1925 à la campagne du Maroc, ou guerre du Rif. C'est à ce titre que la médaille militaire lui est décernée. Ensuite affecté au 12e régiment de tirailleurs sénégalais, il est en garnison en France métropolitaine de 1929 à 1931, à La Rochelle.

Georges Koudoukou retourne en 1931 en Afrique, à Bangui, nommé au Bataillon de tirailleurs de l'Oubangui-Chari. Réputé excellent officier3, il y bénéficie de la promotion au grade d'adjudant-chef en 1934, et exerce la fonction d'adjudant de compagnie de 1937 à 1940, à la 1re compagnie de cette unité, au camp de Kassaï.

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Après l'Appel du 18 Juin par le général de Gaulle, l'adjudant Koudoukou convainc tous les Africains de la garnison du camp Kassaï de rallier avec lui la France libre.

Koudoukou participe à la fondation3 d'un nouveau bataillon, le Bataillon de marche n° 2 (« BM2 »), constitué en grande partie avec les troupes qu'il a ralliées à la France libre. Ce bataillon sera plus tard, comme lui-même, nommé compagnon de la Libération. Avec ce bataillon, il participera à toutes les campagnes de la 1re brigade française libre, jusqu'à sa mort après Bir-Hakeim.

Georges Koudoukou fait partie de la 7e compagnie du BM2 et quitte Bangui avec son unité pour rejoindre le front du Moyen Orient. Il participe ainsi avec sa compagnie à la campagne de Syrie à partir du , contre les forces vichystes. Au combat de Mayadine fin septembre, il démontre son talent de tireur d'élite en atteignant toujours sa cible, quelle que soit l'arme qu'il utilise. Il prend part ensuite à des opérations de police dans la région de l'Euphrate jusqu'en .

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Promu sous-lieutenant le , il est de ce fait le premier officier centrafricain, et devient l'adjoint au commandant du BM2, Henri Amiel. Il est surnommé « le père des tirailleurs », en raison de son âge, de son expérience, de son autorité naturelle, de ses compétences et de son talent de tireur d'élite qui en font une « véritable légende » du bataillon.

Comme commandant adjoint de son bataillon de marche n° 2, Georges Koudoukou prend part à la « guerre du Désert » à partir du . C'est d'abord la campagne d'Égypte, puis la campagne de Cyrénaïque où il s'illustre à Bir-Hakeim.

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Koudoukou participe à partir du à la bataille de Bir-Hakeim. Il y tient une position qui résiste à plusieurs assauts successifs des forces d'infanterie italiennes et allemandes soutenues par des chars, du 8 au . Le , il est gravement blessé par un éclat d'obus qui l'atteint à la jambe à son poste de combat, au poste de commandement du BM2 ou lors de l'évacuation de Bir-Hakeim.

La jambe fracassée, il est amputé sur place, sans anesthésie et avec un matériel de fortune, par le docteur Mayolle, impressionné par son courage. Il est évacué de la position la nuit suivante. Le sous-lieutenant Koudoukou meurt quelques jours plus tard de ses blessures, le , dans un hôpital de la ville d'Alexandrie.

 

Décorations

 

( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Koudoukou   )

 

 

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    • By Bouchon-Gras 49
      Pour débuter ce sujet,
      Maurice CHALLE général d'aviation, principal acteur du putsch d'Alger..

      Maurice Challe est un aviateur et général français, né le 5 septembre 1905 au Pontet (Vaucluse) et mort le 18 janvier 1979 à Paris (XVIe arrondissement).
      Challe rejoint, en 1923, l'École militaire de Saint-Cyr et devient sous-lieutenant en 1925. Sorti de l'école (promotion Chevalier Bayard) il entre à l’École d'Application de l'Aéronautique où il reçoit une formation de pilote. En 1932, il est promu capitaine. En 1937, il rejoint l'École supérieure de guerre aérienne et termine en juillet 1939 sa formation d'officier d'état-major.
      A la déclaration de guerre en septembre 1939 il est promu Commandant puis sert comme aviateur de l’État-major de la 8éme Armée avant d'être Chef de Section au C.Q.G. Air.
      En 1940, Challe participe aux batailles aériennes dans le Nord de la France et il est promu officier de la Légion d'honneur.
      En juillet 1940, il est détaché à la Commission d'Armistice de Wiesbaden.
      Après l'armistice de juin 1940, il prend le commandement du groupe de reconnaissance 2/14 à Avignon. Après l'invasion de la « Zone libre » en novembre 1942 et la dissolution de l'Armée d'armistice, Challe entre dans l'Organisation de résistance de l'Armée, où il intègre le S.R « Air », expérience déterminante quand on sait l'importance du renseignement dans toute guerre.
      Il constitue le réseau François-Villon.
      En mai 1944, travaillant sous le nom de code de Guy, il transmet à Londres d'importants documents secrets de l'armée de l'air allemande. Après le débarquement de Normandie et la Libération, il devient inspecteur de la 2e brigade de bombardement3.
      En 1947, Challe est muté à l'état-major général de l'armée de l'Air. En 1949, il reçoit, comme général de brigade aérienne, le commandement de l'armée de l'Air dans le protectorat marocain. En 1953, il est nommé directeur de l'École supérieure de guerre aérienne. Promu général de division aérienne, il devient le chef de l'état-major des Forces armées en 1955. Après sa nomination comme général d'armée aérienne, il devient le 1er octobre 1958 l'adjoint-air du général Raoul Salan durant la guerre d'Algérie.

      Après la mutation du général Salan, il le remplace à Alger le 12 décembre 1958. Les opérations contre le FLN suivent alors ce qu'on appelle le « plan Challe ». En avril 1960 il est rappelé en métropole et, jusqu'à sa démission volontaire (désapprouvant la politique d'autodétermination algérienne de la France) en janvier 1961, reçoit en tant que Commandant en Chef Centre-Europe (CINC CENT), le commandement des Forces alliées en Centre-Europe (AFCENT) de l'OTAN, dont le quartier général est implanté à Fontainebleau.

      Putsch des généraux
      Le 11 avril 1961, Charles de Gaulle donne une conférence de presse dans laquelle il précise que la France ne fera aucun obstacle à la politique d'autodétermination algérienne et de l'Algérie comme d'un « État souverain ». Cette conférence décide Challe, sollicité depuis des semaines par un petit groupe de colonels en opération en Algérie pour être à la tête du putsch, de rentrer dans le complot le 12 avril.
      Le 20 avril 1961, il s'embarque incognito dans un avion de transport de troupes Noratlas et rejoint l'aéroport d'Alger-Maison Blanche. Son plan d'action prévoit de rallier l'armée d'Algérie, prendre Alger puis terminer la guerre d'Algérie, renvoyer en métropole les 200 000 appelés du contingent et redéployer les 300 000 soldats de métier, enfin mettre de Gaulle au pied du mur. Il s'installe dans la villa des Tagarins, PC des commandos de l'air.

      Le 22 avril 1961, à Alger avec ses pairs André Zeller (chargé de l'intendance), Edmond Jouhaud (chargé des relations avec la population) et en liaison avec Raoul Salan, il coorganise (avec Jean-Jacques Susini) et participe au putsch des généraux.
      Au bout de quatre jours et cinq nuits, Challe se rend, le coup d'état militaire ayant échoué. Il est emprisonné à Paris à la prison de la Santé.
       
      En même temps que Zeller, il est condamné le 31 mai 1961 par un tribunal militaire à quinze ans de détention et à la perte de ses droits civiques. Après avoir été détenu à Clairvaux et Tulle, il est libéré par anticipation le 22 décembre 1966 et amnistié par de Gaulle en 1968. Il publie ses souvenirs sous le titre Notre révolte et meurt le 18 janvier 1979. Son épouse Madeleine Mollard est décédée aux Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône), le 22 août 1996.
      Le général Challe est inhumé aux côtés de son épouse au cimetière des Saintes-Maries-de-la-Mer.
       
       
      Distinctions
      Grand'croix de la légion d’honneur Croix de guerre 1939-1945 Médaille de la Résistance Croix de la valeur militaire Commandeur de la Legion of Merit (États-Unis) King's Medal for Courage in the Cause of Freedom (Royaume-Uni) Titulaire de 8 citations  
      ( Source : Wikipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Challe_(1905-1979)  )
       
    • By Capitaine
      Bonjour,
      Je tenais à vous faire part d'un article très intéressant sur la nomination des officiers généraux de la Gendarmerie Nationale, paru sur L'Essor de la Gendarmerie.
       
      "Comment sont choisis les généraux ?
      C’est le conseil supérieur de la Gendarmerie qui effectue la sélection parmi les prétendants. Présidé par le directeur général de la Gendarmerie, ce conseil est constitué du chef du bureau des officiers généraux du ministère de la Défense, d’un représentant du cabinet du ministère de l’intérieur et de celui de la Défense, du major général de la Gendarmerie, chef de l’inspection générale des armées-Gendarmerie, du directeur des personnels militaires de la Gendarmerie, du chef du bureau des personnels officiers ainsi que d’un certain nombre d’officiers généraux. Le conseil est compétent pour les généraux de brigade et de division. Les rang et appellation de corps d’armée et d’armée relèvent du pouvoir politique.
      Des minima de temps sont imposés pour ces deux premiers grades, qui peuvent cependant être réduits pour nécessité absolue de service, si les compétences d’un général sont requises pour un poste et qu’il n’a pas l’ancienneté exigée."
       

      Passation de commandement à la DGGN (source : Essor de la Gendarmerie), où figure un nombre impressionnant de généraux.
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    • Pgswg  »  Fred689

      Bonjour , j'ai 14 ans et j'aimerais savoir si avec un problème de cœur je pourrais m'engager adulte à la legion mon problème et un QT Long . Il consiste à un problème électrique au niveau du cœur se qui fait que je m'essouffle vite je prend des médicaments (des bêtabloquant) et j'ai un souffle au cœur donc avec ses médicaments je suis obligé de manger des féculents à chaque repas et je peut tomber dans les pomme à tout moment en fesant des sports intensifs enfin c'est se que les médecins on dit , mais les médicaments stop tout sauf manger des féculents . Je ne sais pas si le problème va persister adulte ou va se stopper je l'espère . En tout cas je suis fan de la legion depuis un ou deux ans j'ai regardé toute les vidéos de la legion 2 ou 3 fois de suite je chante même le code d'honneur du légionnaire et le boudin comme la Marseillaise bien sur . Merci de me répondre au plus vite cordialement , Wargnier .
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    • JUJU42300  »  LaurentM

      Bonjour + infos sur emploi de USR 2 éme RH intéresse mon fils..
      possible ?
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    • Mi reille  »  berogeitabi

      Excusez moi de me répéter mais pour l'adresse le lieu svp. Merci 
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    • GabrielM  »  Bouchon-Gras 49

      Bonjour, j'ai abandonné mes études de cuisine ( je suis en 2nde ) pour devenir gendarme. Je n'ai que le brevet des collèges et je souhaiterais commencer ma carrière en tant que sous-officer et on GAV, puis-je passer le BAC dans une école de gendarmerie ? dois-je poursuivre mes études ? que dois-je faire ? 
      · 1 reply
    • Mi reille  »  Fred689

      Bonsoir .pour moi c'est une premiere. Mon fils part au Mali fin juin .Comment fait t'on pour avoir l'adresse exacte de l'endroit ou il va se situer.On m'a donné une adresse qui correspond a rien  .merci de m'aider
      · 0 replies
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