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La Marine Nationale déplore la mort en service du maitre principal Eric Genestine, au cours de la mission Clémenceau. 

 

Alors que la mission Clemenceau 21 vient à peine de commencer, la groupe aéronaval formé autour du porte-avions Charles de Gaulle a été endeuillé, le 25 février, par la mort en service du maître principal Éric Genestine, alors affecté à bord de la frégate de défense aérienne [FDA] « Chevalier Paul ».

Selon les explications données par l’État-major des armées [EMA], l’officier marinier a été pris d’un malaise dans la soirée du 24 février. Immédiatement pris en charge médicalement, il a dû être évacué en urgence absolue, par hélicoptère, vers l’Hôpital d’instruction des armées [HIA] Saint-Anne, à Toulon. Malheureusement, il s’y est éteint, des « suites d’un arrêt cardiaque ».

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Marié et père de deux enfants, le maître principale Éric Genestine, 54 ans, s’était engagé au sein de la Marine nationale en tant que transmetteur, à l’issue de son service militaire, en 1986. Au cours de sa carrière, il a notamment servi à l’Escadrille de sous-marins de l’Atlantique, puis à bord du porte-avions Charles de Gaulle. C’est ainsi qu’il a pris part aux missions Heraclès, Harmattan ou encore Bois-Belleau. Par ailleurs, il a été également affecté, durant huit ans, au Centre d’instruction naval [CIN] de Saint-Mandrier, deveni « Pôle Écoles Méditerranée ».

« Marin charismatique soucieux du bien-être de ses hommes, il se distinguait par sa joie de vivre et sa bonne humeur », souligne sa hiérarchie.

Le maître principal Genestine était titulaire de la Médaille militaire, de la médaille de la reconnaissance de la Nation avec agrafe « opérations extérieures », de la médaille d’outre-Mer [agrafe Moyen-Orient}, de la médaille de la Défense nationale échelon or, de la médaille de la protection militaire du territoire, avec agrafes « Trident » et « Jupiter » ainsi que de la médaille commémorative française avec agrafes « Afghanistan » et « Libye ».

(Source :  http://www.opex360.com/2021/02/26/mission-clemenceau-21-deces-en-service-dun-officier-marinier-de-la-fregate-chevalier-paul/   )

 

L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances aux familles et aux proches ainsi qu'à l'équipage du Chevalier Paul.

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Triste nouvelle, décès d’un fusilier marin lors d’une patrouille dans la rade de Cherbourg.   Dans la soirée du 27 mars, deux marins appartenant à la Compagnie de fusiliers marins Le Goffic

Le médecin capitaine Marc Laycuras est mort pour la France aujourd'hui au Mali. Mes pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses frères d'armes. Son engagement nous honore, son sacrifice nous oblig

Deux officiers mariniers des Forces Spéciales sont décédés cette nuit lors d'une opération militaire pour sauver les deux Français enlevés ces jours derniers au Bénin. Le maitre Cédric DE PIERREP

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L'armée de terre déplore la mort du soldat Lucas Rochefeuille, décédé en service lors d'un stage d'aguerrissement à Mayotte.

Ce 27 février, l’état-major de l’armée de Terre a annoncé le décès en service, à Mayotte, du soldat de première classe Lucas Rochefeuille, du 92e Régiment d’Infanterie [RI] de Clermont-Ferrand.

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Àgé de 22 ans, célibataire, le soldat de 1ere classe Rochefeuille avait rejoint Mayotte le 11 décembre dernier pour une mission de courte durée. Son décès est survenu alors qu’il participait à une activité programmée au Centre d’instruction et d’aguerrissement nautique [CIAN] du Détachement de la Légion étrangère de Mayotte [DLEM].

Selon le site Linfo.re, une enquête a été ouverte par le le procureur de la République de Mayotte pour déterminer les causes et les circonstances de la mort de ce jeune soldat, âgé de 22 ans et originaire de La Réunion.

(Source http://www.opex360.com/2021/02/27/deces-dun-soldat-du-92e-regiment-dinfanterie-lors-dun-stage-daguerrissement-a-mayotte/  )

 

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Triste nouvelle, décès d’un fusilier marin lors d’une patrouille dans la rade de Cherbourg.

 

Dans la soirée du 27 mars, deux marins appartenant à la Compagnie de fusiliers marins Le Goffic sont tombés à l’eau alors qu’ils effectuaient une patrouille de surveillance des approches maritimes et de la base navale de Cherbourg, à bord d’une embarcation semi-rigide.

Immédiatement alerté par le sémaphore du Homet, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage [CROSS] Jobourg a alors diffusé un message « MAYDAY RELAY ».

Et un important dispositif de recherche et de sauvetage s’est déployé, avec un hélicoptère NH-90 Caïman NHF de la flottille 33F, basé Maupertus, une embarcation semi-rigide de sauvetage du remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage [RIAS] Abeille Liberté, affrété par la Marine nationale, la pilotine du port de Cherbourg, un patrouille terrestre de la capitainerie et des moyens de la société nationale de sauvetage en mer [SNSM] d’Urville-Nacqueville et de Fermanville.

Ont également été engagés trois autres embarcations semi-rigides [deux de la compagnie de fusiliers marins Le Goffic et une de la compagnie des Marins-pompiers de Cherbourg], le groupe des plongeurs démineurs [GPD] de la Manche ainsi que la Gendarmerie, avec un peloton de sûreté maritime et portuaire [PSMP], une vedette côtière de surveillance, des plongeurs et la brigade de surveillance du littoral.

Très vite repéré par une embarcation de la compagnie Le Goffic, l’un des deux fusiliers marins a été pris en charge par les marins pompiers, avant d’être admis à l’hôpital Pasteur de Cherbourg. Malheureusement, son camarade n’aura pas eu cette chance : le matelot de première classe Jeff Rotaru, 23 ans, a en effet été retrouvé inanimé par les plongeurs du GPD de la Manche. Malgré tous leurs efforts, le service mobile d’urgence et de réanimation [SMUR] et les pompiers n’ont pas pu le réanimer.

« Je rends hommage au matelot Jeff Rotaru. Affecté à la compagnie de fusiliers marins Le Goffic, il est décédé alors qu’il effectuait une patrouille en rade de Cherbourg. Mes pensées émues et celles de la Marine accompagnent sa famille et ses camarades », a commenté l’amiral Pierre Vandier, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM].

Source http://www.opex360.com/2021/03/28/deces-dun-fusilier-marin-lors-dune-patrouille-dans-la-rade-de-cherbourg/

 

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Entré dans la Marine nationale à 20 ans

Jeff Rotaru était entré dans la Marine nationale à l’âge de 20 ans. En 2018, il avait opté pour la spécialisation de fusilier marin avant d’entamer une formation de plusieurs semaines dans le Morbihan, à Lorient. Après avoir été affecté à la compagnie de fusiliers marins (CFM) Colmay, à France Sud en 2019, le jeune homme avait intégré la compagnie de fusiliers marins Le Goffic, à Cherbourg, en début d’année 2020. 

Dans le Nord-Cotentin, l’Avranchinais a notamment participé au dispositif de protection du sous-marin nucléaire d’attaque « Suffren » avant de partir quatre mois en mission à Djibouti, où il a participé à la défense des emprises du ministère des Armées. A la suite de cette opération, Jeff Rotaru avait reçu la médaille de la protection militaire du territoire.

( Source : La Presse de La Manche)

 

L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances aux familles, aux proches, sans oublié son camarade éjecté comme lui de l'embarquation ainsi qu'à la compagnie de fusiliers marin Le Goffic.

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Nous apprenons avec grande tristesse la mort en service d'un jeune soldat de 20 ans. Ce militaire, membre du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, a été tué cet après-midi à la suite d'un tir accidentel d'un autre soldat, pendant un entraînement près de Carcassonne. Nous n'en savons pas plus pour le moment

"Un soldat du 3e RPIMA faisant une mauvaise manipulation a ouvert le feu sur un autre soldat de ce régiment", a déclaré le colonel Eric de Lapresle, conseiller communication du chef d'état-major de l'armée de terre, déplorant "un accident tragique".

En début d'après-midi, le soldat appartenant au 3e RPIMA de Carcassonne a été blessé au dos par une balle d'un pistolet de calibre 9 mm. Des tentatives de réanimation sont restées vaines et le médecin des urgences dépêché sur place a constaté sa mort.

L'accident est survenu près du village de Mas-des-Cours, sur le champ de tir de Villemaury, à une quinzaine de kilomètres de Carcassonne, où s'entraîne régulièrement le régiment de parachutistes d'infanterie

Une enquête de gendarmerie est en cours pour déterminer les circonstances de cet accident.

Source : http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr

 

L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances aux familles et aux proches.

 

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C'est avec tristesse que nous apprenons un nouveau décès d'un militaire français. Le capitaine Bastien Ulm, du 2e régiment étranger de génie, est mort en service lors d’un entrainement en alpinisme dans le massif du Beaufortain. Il avait 34 ans

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Né le 29 mars 1987 en Guadeloupe, Bastien Ulm s'engage le 1er septembre 2006 dans la 27e Compagnie de commandement et de transmission de montagne, comme sous-officier. Il est déployé au Kosovo (2008) puis en Afghanistan (2010), il devient officier en 2013. Il sort de l'école du Génie et est affecté en 2016 au 2e Régiment étranger de génie. Il est alors chef de la section d'appui à l'engagement en montagne.

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Il est projeté en Côte d'Ivoire (2017) puis au Mali (2019). Promu capitaine à son retour, il prend le commandement de la brigade instruction et assure la formation des jeunes légionnaires affectés au régiment. Il était marié et père de deux enfants. Il nous quitte à l'âge de 34 ans.

(Source : 27e brigade d'infanterie de montagne - Page officielle)

 

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Le Chef d'état major de l'armée de terre, le général Lecointre, nous annonce le décèes en opération de l'adjudant chef Ludovic Logez du 3eme régiment de Hussards.

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L'adj chef Logez était déployé depuis le 3 juin 2021 dans l'opération DARMAN (au Liban), il officiait comme chef du secrétariat de l'unité de commandement et d'appuis (UCA)de la force commander réserve (FCR).

Il est décédé suite à une crise cardiaque lors d'une séance d'instruction sur le terrain.

« Toutes mes pensées vont vers la famille, les proches et les frères d’armes de l’adjudant-chef Ludovic LOGEZ, décédé accidentellement ce jour au Sud-Liban. Il opérait au sein de l’opération Daman depuis le 3 juin 2021 ». Général Lecointre

(Source : Ministère des Armées)

 

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Un plongeur démineur de la Marine nationale porté disparu au large de Brest

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Le 17 septembre, lors d’un entraînement dans la passe de Pennou Pell, en grande rade de Brest, un officier marinier du groupe de plongeurs démineurs de l’Atlantique [GPD-A] n’est pas remonté à la surface à l’issue d’une plongée.

Alors que deux de ses camarades partaient immédiatement à sa recherche, une alerte a été lancée auprès du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage [CROSS] de Corsen, lequel a engagé un imposant dispositif pour tenter de retrouver le plongeur-démineur disparu.

Ainsi, la frégate multimissions [FREMM] Bretagne a été envoyée sur les lieux, de même que la vedette Douphine des marins-pompiers de Brest, le remorqueur côtier Buffle de la base navale, les VCSM [Vedettes côtières de surveillance maritime] « Penfeld » et « Brigantine » de la gendarmerie maritime, une bateau de la Société nationale de sauvetage en mer Notre-Dame de Rocamadour et une embarcation semi-rigide du Service départemental d’incendie et de secours [SDIS] du Finistère.

En outre, un hélicoptère Dragon 29 de la Sécurité civile et un NH-90 Caïman de la Marine nationale ont été engagés dans les recherches, de même que le chasseur de mines tripartites [CMT] Andromède, avec son sonar de coque.

Malheureusement, malgré l’engagement de ces moyens et les efforts des plongeurs démineurs du GPD-A, le second-maître Adam Tahri n’a pas été retrouvé… Plus de huit heures après sa disparition, et faute d’éléments nouveaux, les recherches ont été suspendues.

Âgé de 27 ans, le second-maître Tahri s’était engagé dans la Marine nationale en 2014, après avoir intégré l’École de Maistrance pour devnir électrotechnicien. Après avoir servi pendant quatre ans à bord de différents navires en Méditerranée, il s’était orienté vers la spécialité de plongeur-démineur. À l’issue de sa formation à l’École de plongée de Saint-Mandrier, il avait rejoint le GPD-A durant cet été.

« Doté de qualités humaines et professionnelles indéniables, le second-maître Adam Tahri disposait de l’entière confiance de ses chefs. Son professionnalisme, sa vivacité d’esprit et son comportement militaire irréprochable ont souvent été soulignés », rappelle la Marine nationale, dans un communiqué.

Le second-maître Tahri était titulaire de la médaille de la Défense nationale échelon « argent », de la médaille d’outre-Mer agrafe « Moyen-Orient » et de la médaille de la protection militaire du territoire agrafe « Trident ».

La préfecture maritime de l’Atlantique a précisé qu’une enquête avait été confiée à la brigade de gendarmerie de Lorient par le procureur de Brest afin de « déterminer les circonstances précises » de la disparition de cet officier marinier.

(source http://www.opex360.com/2021/09/18/un-plongeur-demineur-de-la-marine-nationale-porte-disparu-au-large-de-brest/)

 

Le corps d’Adam Tahri a été découvert ce samedi vers 19 heures. Ce plongeur-démineur avait disparu au cours d’un entraînement en rade de Brest, vendredi en début d’après-midi. Il était âgé de 27 ans.

(Source : C-news )

 

L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances aux familles et aux proches ainsi qu'au groupement de plongeur démineur de l'Atlantique.

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Un membre des GCM a été tué au Sahel

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Le caporal-chef Maxime BLASCO est mort pour la France le 24 septembre 2021 lors d’une action de combat au Mali.

Caporal-chef Maxime BLASCO. Crédit : armée de Terre

Né le 4 décembre 1986 à Grenoble, le caporal-chef Maxime BLASCO a accompli toute sa carrière au 7e bataillon de chasseurs alpins. Il s’y engage le 1er août 2012 et se distingue rapidement au cours de sa formation initiale, par son excellent état d’esprit et ses compétences. Il devient tour à tour tireur de précision puis tireur d’élite du groupe commando montagne (GCM).

Il est projeté en juin 2014 en République centrafricaine, au Tchad et au Sénégal dans le cadre des opérations SANGARIS et BARKHANE comme tireur de précision. Il se distingue à chaque reprise dans des actions de combat par sa précision et son sang-froid. Cela lui vaudra d’être décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

De septembre 2016 à janvier 2017, il est projeté au Mali dans le cadre de l’opération BARKHANE en tant que tireur d’élite du GCM. Il est ainsi engagé dans plusieurs missions d’infiltration en profondeur où, ses actions courageuses permettront l’arrestation ou la neutralisation de groupes armés terroristes (GAT). Son engagement lui vaudra l’attribution d’un témoignage de satisfaction.

Il est à nouveau projeté sur l’opération BARKHANE de septembre 2017 à janvier 2018 où il s’illustrera à deux reprises. D’abord, en participant de nuit à l’assaut d’une maison abritant cinq djihadistes armés où, en tête du dispositif d’assaut, il se trouve face à quatre ennemis qu’il fait prisonniers. Il contribue plus tard à la saisie d’un dépôt important d’armes et d’explosifs où, après une infiltration en zone hostile, il participe à l’immobilisation des sentinelles ennemies. Il sera alors à nouveau décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

Lors de sa projection sur BARKHANE de mai à septembre 2018, tireur embarqué sur hélicoptère Gazelle, il appuie avec efficacité les troupes au sol, et renseigne sur les positions amies et ennemies tout en appliquant des feux précis, empêchant à plusieurs reprises, la réorganisation d’un groupe armé terroriste dans une zone boisée très dense. Par ses tirs précis, il parvient également à neutraliser un convoi de véhicules. Il est décoré pour la troisième fois de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

Projeté sur BARKHANE pour la quatrième fois de suite en mai 2019, il connait une action de feu d’une rare intensité dans la nuit du 13 au 14 juin. Engagé en tant que tireur embarqué depuis un hélicoptère Gazelle suite à la détection d’un regroupement de terroristes dans une zone boisée, il applique des tirs de neutralisation sur un groupe d’une trentaine de terroristes embusqués. Touché par des tirs ennemis, l’hélicoptère est contraint de se poser en urgence et le CCH BLASCO est éjecté à l’impact. Malgré de graves blessures et la proximité immédiate des ennemis, il n’hésite pas à extraire le pilote ainsi que le chef de bord, blessés et encastrés dans l’aéronef en feu. Il les traine jusqu’à une zone dégagée sur près de cinquante mètres puis, toujours sous le feu ennemi, les arrime par une manœuvre de fortune sur un hélicoptère Tigre venu en renfort avant de s’accrocher par la seule force des bras au train d’atterrissage. Son action permettra le sauvetage et la survie de l’équipage de l’hélicoptère. Blessé au dos et souffrant de multiples fractures vertébrales, il est rapatrié en France le 18 juin 2019. En récompense de ses services exceptionnels, il est décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de Vermeil puis de la Médaille Militaire des mains du Président de la République.

Le 24 septembre, le caporal-chef Maxime BLASCO est mort au combat au cours d’une opération de reconnaissance et de harcèlement conduite par la force BARKHANE dans le Gourma malien, au Sud-Est de N’Daki, dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.

Le caporal-chef Maxime BLASCO était pacsé et père d’un enfant.

Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.

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Mort en opération du maréchal des logis Quélin.

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    • By berogeitabi
      Bonjour à tous,
      J’ouvre ce post afin que chacun puisse faire vivre nos soldats disparus au cours des différents conflits en postant les photos des monuments aux morts que vous pouvez croiser à l’occasion de vos différents déplacements. 
      il serait intéressant de spécifier la ou les particularités de tel ou tel monument quand c’est le cas, et bien sûr la commune et le département. 
      il s’agit ici de ne poster que des photos de monuments aux morts et uniquement des monuments aux morts. Merci. 
      Je commence avec ce monument vu à Moliets et Maa dans les Landes. Sa particularité réside dans le fait que le lieu de décès des soldats est indiqué en plus de leur nom. 
      on peut supposer que le soldat mort à Dusseldorf l’ait été en détention de prisonnier de guerre. Celui décédé à Venise m’interroge plus. Des idées ? 


    • By Bouchon-Gras 49
      Lors d' une visite du musée de la cavalerie à Saumur ( 49 ) maison mère de la cavalerie ( école de cavalerie, cadre noir ), j' ai pu comme tous les visiteurs découvrir dans une vitrine horizontale, une tenue accompagnée d' objets... en m' approchant de plus prés je pu distinguer une déchirure à la jambe encore maculé de sang.

      Cette tenue d’officier de chasseurs à cheval de 1914, don de monsieur Christian de Fouchécour, constitue une rare et éloquente évocation de l’épopée des unités montées qui s’engagèrent dans les premières semaines de la Grande guerre.
      Au-delà, c’est aussi un destin personnel et tragique que cet uniforme raconte : celui du jeune officier qui le portait, le sous-lieutenant Paul Salivet de Fouchécour, tué par éclat d’obus le 7 septembre 1914 et dont les effets conservent encore les stigmates.

      « Je saurai faire mon devoir en vaillant cavalier »
      Après une carrière de sous-officier dans les Dragons et un passage à Saumur où il accède à « l’épaulette », le sous-lieutenant Paul Salivet de Fouchécour est chef de peloton au 8e Régiment de chasseurs à cheval. Engagé avec son régiment au sein du Vème corps, il part pour le front dès le 3 aout 1914, c’est-à-dire le jour où l’Allemagne déclare officiellement la guerre à la France. Il a alors 26 ans.
      Les combats auxquels il va participer pourraient sembler d’un autre âge. A cheval, vêtus de l’emblématique pantalon rouge garance, armés du sabre et d’un mousqueton léger, les cavaliers du 8ème Chasseurs à cheval sont envoyés sur les bords de la Meuse, non loin de Verdun. Après l’échec des Français sur Charleroi, bataille qui fait en la seule journée du 22 août plus de 22 000 morts, leur mission est d’éviter la rupture complète des lignes.
      Alternant missions de reconnaissance et opérations de harcèlement, les journées sont harassantes. « Nos chevaux n’ont pas été dessellés depuis six jours » souligne Paul dans un courrier qu’il envoie à son frère. « Les hommes sont fourbus, (…), et je me demande quant à moi comment il se fait que je suis encore en vie », poursuit-il. Le 4 septembre, le peloton Fouchécour est pris à parti par des Uhlans prussiens, lanciers à cheval dont la mauvaise réputation fait courir toutes sortes de rumeurs depuis leur passage dans la région en 1870. Paul, revolver au poing, charge sans hésiter l’ennemi que l’audace des chasseurs fait d’abord reculer. Mais, les troupes françaises doivent bientôt battre en retraite.
      Le dimanche 6 septembre, le sous-lieutenant de Fouchécour est en arrière-garde dans le village de Révigny-sur-Ornain, dans la Meuse. Il fait mettre pied à terre pour mieux s’embusquer dans les bâtisses à l’entrée du village. Mais la petite bourgade est pilonnée par l’artillerie allemande. « Il faut reculer, retrouver les chevaux et filer ». Au moment de remonter sur sa monture, un obus éclate à proximité du jeune officier. Paul s’effondre – la jambe droite brisée – entre les « pattes de son cheval » abattu lui aussi.
      Evacué par des villageois, Paul de Fouchécour reçoit les premiers soins d’un infirmier, à défaut de médecin présent sur les lieux. Conscient de la gravité de son état, il demande ensuite à se confesser auprès du curé de la paroisse, l’abbé Hablin. Celui-ci dira ensuite de lui ne « jamais avoir rien vu d’aussi simple et d’aussi beau que son attitude ». Puis, son capitaine, ses hommes et ses camarades viennent l’étreindre une dernière fois avant de quitter définitivement le village. « Paul leur demanda pardon à tous, s’il était arrivé de leur faire de la peine dans le service ».
      Le soir, les Allemands investissent le village où demeurent encore quelques habitants. Paul est pris en charge par les infirmiers allemands à l’école du village. Mais il décède pendant la nuit avant d’être inhumé dans le jardin même de l’école. Il y demeurera jusqu’à la fin de la guerre, avant que ses restes ne soient ramenés dans le caveau de famille, au cimetière Montparnasse.
       
      Les reliques d’une tragédie
      Près d’un siècle plus tard, les effets du sous-lieutenant Paul de Fouchécour témoignent encore de son épopée, dramatique et glorieuse.
      La tunique ample modèle 1898 – en drap bleu ciel, au collet droit rouge garance des chasseurs à cheval flanqué du numéro « 8 » en cannetille d’argent – rappelle d’abord l’élégante obsolescence de ces tenues que la guerre moderne va faire progressivement délaisser dès 1915.
      La culotte rouge garance « à basanage » avec passepoil et double bande d’officier, rappelle dans la gravure de ses boutons – « Rauch – Saumur » – que ces tenues et les effets qui les accompagnaient (ici les gants et la housse du bonnet de police) étaient des confections sur-mesure, commandées dès la sortie d’école dans les ateliers des nombreux maitres tailleurs (pas moins de huit en 1914 sur Saumur) qui tenaient à l’époque boutique dans les villes de garnison.
      La déchirure de l’étoffe encore maculée de sang, atteste pour sa part des soins donnés par l’infirmier qui a découpé aux ciseaux la jambe du pantalon sur les 2/3 de sa longueur.
      Mais surtout, les entailles portées par le fourreau, la lame du sabre modèle 1896 – dont la garde est gravée aux armoiries de la famille – rendent compte avec éloquence de la violence de la blessure produite par cet éclat d’obus, qui aura finalement raison du sous-lieutenant de Fouchécour.
       
      La Grande Histoire, une histoire d’Hommes
      Au-delà d’un simple objet de musée, la tenue du sous-lieutenant Paul Salivet de Fouchécour est donc aussi une véritable livre, ouvert à l’une des pages les plus épiques de l’histoire contemporaine de la cavalerie française. Du reste, la fin tragique de cet officier pourrait être aussi le début de celle de la cavalerie montée, dont l’histoire pluriséculaire entame alors un progressif mais bien réel déclin. A la faveur de la guerre de masse et de l’avènement des armements modernes, c’est en effet les prémices d’un crépuscule des centaures qui marque la fin de cet été 1914.
      Mais cette tenue est aussi une « relique », la relique d’un homme qui marqua les siens par son courage et son esprit de sacrifice, celle d’un aïeul dont le souvenir a été pieusement gardé au fil des générations.
       
      Texte du chef de bataillon Bertrand Phillip de Laborie, musées militaires de Saumur
       
      ( Source : mémoire des hommes SGA )
       
      Afin de mettre un visage sur ces relique, cette histoire, ce Héros,

      Le Sous Lieutenant Paul Salivet de Fouchecour, mort pour la France en 1914.
       
       



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    • Bonjour. J'ai 18 ans, je peux faire 45 pompes d'affilés, j'ai un luc leger a 10, je fais 59 squats a la minute mais je n'arrive qu'a enchainer 6 tractions propres, vous pensez que j'ai mes chances ? Cordialement.
    • Bonsoir, Moi aussi J'incorpore le 28 novembre à querqueville 🙂
    • La question sera donc à revoir une fois que vous aurez quitté l'ENSOA et rejoint votre 1ère affectation. Si ce n'est pas Paris/RP ce sera célibat géographique pour vous. Selon certaines conditions vous pourrez bénéficier de la MICM. Par contre vous vous dirigez out droit vers une situation complexe car vous serez très probablement éloigné de votre famille pendant de longues et/ou nombreuses périodes.
    • Les divers demandes d'aptitudes dans la Marine 2021, suivant les spécialités et les brevets et certificats : joe_20211005_0232_0007.pdf
    • Le dimanche 23 octobre 1983 à Beyrouth (Liban), l’armée française a payé son plus lourd tribut à la nation depuis la guerre d’Algérie. 58 fils de France, servant dans le cadre de la Force Multinationale de Sécurité de Beyrouth (FMSB), sont morts dans l'attentat du poste français "Drakkar". 6h20, une camionnette contenant 250 kg d’explosif force le barrage d’entrée du poste située dans le quartier Mar Elias au sud-ouest de la capitale libanaise. Le conducteur de la camionnette piégée précipite son véhicule contre le rez-de-chaussée du bâtiment, un ancien hôtel de neuf étages où sont alors postés 96 militaires français. L’attentat suicide fait s’effondrer le bâtiment, ne laissant qu’un amoncellement de débris de cinq mètres de haut. L’attaque visant le poste « Drakkar » a tué 58 militaires français, dont 55 provenaient du 1er Régiment de Chasseur Parachutiste (RCP), et trois du 9ème RCP. Outre les Français, l’épouse du concierge libanais de l’immeuble ainsi que ses cinq enfants sont également décédés dans l’effondrement du bâtiment. Les efforts des secouristes et des soldats français et libanais ont néanmoins permis de sauver 41 parachutistes et d’extraire les cadavres des décombres. L’attentat du Drakkar a provoqué un choc considérable en France car le pays n’avait pas connu de perte militaire aussi lourde depuis la guerre d’Algérie. Dès le lendemain, le Président de la République, François Mitterrand, s’est rendu sur place.   Le 2 novembre 1983, un Hommage national a été rendu aux 58 militaires décédés dans la cour des Invalides, en présence du Président de la République et des plus hautes autorités. Le chef de l’État avait alors décoré les victimes de la Médaille militaire à titre posthume. Une stèle commémorative a été apposée sur les lieux de l’attentat, qui est aujourd’hui un terrain vague situé dans un quartier résidentiel. (Source : ECPAD - Génération OPEX)     Rappel du contexte historique  En juin 1982, Israël lance l’opération « Paix en Galilée », envahit le Sud-Liban et entreprend fin juin-début juillet l’assaut de Beyrouth-Ouest où les Palestiniens sont encerclés dans une nasse, les Syriens refusant de les accueillir sur leur territoire. Un cessez-le-feu est appliqué début août. La communauté internationale, soucieuse d’éviter des affrontements sanglants, décide d’intervenir. Sous la protection des parachutistes français, soutenus par les soldats américains et italiens, les forces palestiniennes sont exfiltrées en douceur. De 500.000 à 600.000 Palestiniens restent dans les camps. Le 23 août, Béchir Gemayel est élu Président du Liban. Le 15 septembre, il est assassiné. Israël investit Beyrouth-Ouest. Du 16 au 18 septembre ont lieu les massacres de populations civiles dans les camps de Sabra et Chatila, où des centaines de civils palestiniens sont tués. Le 21 septembre, Amine Gemayel, frère aîné de Béchir, est élu président. Le 24 septembre, pour répondre à une opinion internationale scandalisée par les tueries dont les Palestiniens ont été victimes, une Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth est créée, intégrant des contingents français, américains, italiens et une poignée d’Anglais. Dès lors, au Liban, la situation ne cesse de se dégrader. Massacres de populations civiles et attentats se multiplient. Les soldats de la Force Multinationale sont victimes d’innombrables attaques et de bombardements. Si les Américains sont cantonnés à l’aéroport et les Italiens en périphérie de la ville, si les Anglais se contentent de mener des missions de renseignement avec un escadron spécialisé, les Français, eux, reçoivent la mission la plus délicate, au cœur même de Beyrouth. Tous les quatre mois, les contingents sont relevés, souvent avec des pertes sévères. En septembre 1983 a lieu la relève pour les légionnaires français installés à Beyrouth, remplacés par les parachutistes de la 11e division parachutiste. C’est l’opération Diodon IV, qui deviendra l’engagement le plus sanglant pour l’armée française depuis les guerres coloniales. Le 3e RPIMa s’installe en secteur chrétien, dans la perspective d’une offensive face au «Chouf », pour pacifier la montagne où les Druzes s’en prennent violemment aux chrétiens. Des éléments du GAP, 1er RHP, 17e RGP, 12e RA, 35e RAP, 7e RPCS et le commando marine Montfort sont également à pied d’œuvre. Le secteur le plus dangereux, celui de Beyrouth-Ouest, est dévolu à un régiment de marche, le 6e RIP, régiment d’infanterie parachutiste, qui a pour mission principale la protection des populations civiles palestiniennes traumatisées des camps de Sabra et Chatila. Ce régiment, placé sous le commandement du colonel Urwald, a été formé spécialement pour cette opération, et est constitué de quatre compagnies de parachutistes : deux compagnies du 6e régiment de parachutistes d’infanterie de Marine basé à Mont-de-Marsan, une compagnie du 1er régiment de chasseurs parachutistes basé à Pau, une compagnie du 9e régiment de chasseurs parachutistes basé à Pamiers. Dimanche 23 octobre 1983, 6h30 du matin. L’aube se lève. D’un coup, une explosion terrible, une lourde colonne de fumée qui s’élève plein sud dans le silence du dimanche matin. L’aéroport et les Américains sont mortellement touchés. Puis une minute après, encore une autre, plus proche cette fois, d’une puissance tout aussi ahurissante. On entend en direct sur la radio régimentaire que Drakkar a été rayé de la carte. Ce poste était occupé par la compagnie du 1er RCP commandée par le capitaine Thomas, dont heureusement un détachement était de garde à la Résidence des Pins, le QG français. Bilan des deux attentats : 241 marines et 58 paras français sont tués, sans compter d’innombrables soldats grièvement blessés, évacués en urgence en Europe. Dès la première explosion, chacun a bondi à son poste. On comprend d’emblée que c’est terrible. Les ordres fusent à toute vitesse. Des équipes partent pour le lieu de l’attentat, les autres sécurisent les postes. Chacun sait ce qu’il a à faire. On est sous le choc, mais le professionnalisme l’emporte. La mécanique parachutiste, répétée inlassablement à l’entraînement, montre ses vertus en grandeur réelle. On va faire l’impossible pour sauver les camarades. Malheureusement, beaucoup sont déjà morts, déchiquetés, en lambeaux, que l’on ramasse jour après jour, nuit après nuit. On a entendu certains d’entre eux râler sous les ruines, alors que nous étions impuissants à les dégager des amas de gravats. Ils sont là, pris dans l’étreinte mortelle de l’acier et du béton, ceux pour lesquels nous sommes arrivés trop tard, ceux avec lesquels hier on riait, on plaisantait, on rivalisait. Aucun des paras qui va relever ses camarades en cette semaine d’octobre n’oubliera ces pauvres corps, « tués par personne », nobles et dignes jusque dans la mort, magnifiques soldats équipés et prêts pour le combat, parfois la main crispée sur leur Famas. Sans doute est-ce parce qu’ils ont rejoint les légions de Saint-Michel que leur souvenir semble éternel. Le mythe para en tous cas l’est. Maintenant plus que jamais. Et tous, nous communions alors dans une espèce de rêve étrange et éveillé, où la mort étonnamment proche se mêle inextricablement à la vie, en un jeu dont les règles nous échappent. Un nouveau jalon funèbre est posé après les combats des paras de la Seconde Guerre mondiale et bien sûr ceux des grands anciens d’Indochine et d’Algérie. Le piège fatal En signe de solidarité avec nos hommes, le Président de la République, François Mitterrand, vient rendre un hommage aux morts le 24 octobre. Les paras savent déjà qu’ils sont pris dans un traquenard monstrueux. Jour après jour, ils sont victimes de nouveaux attentats, dans un secteur totalement incontrôlable, où pullulent les milices, les mafias et les « services ». Personne ne sait réellement qui fait quoi, les informations sont sous influence, rien n’est sûr, tout est mouvant. Sans ordres ni moyens légaux, les paras sont contraints de se battre au quotidien pour assurer la survie de leurs postes et continuer à protéger les populations. Aucun renfort notable n’est envoyé de métropole, hormis une compagnie de courageux volontaires du 1er RCP venus prendre la place de leurs prédécesseurs. En dépit des nombreux morts et blessés qu’ils vont relever dans leurs rangs, les paras ne doivent compter que sur leur savoir-faire, leur calme et leur professionnalisme pour se défendre tout en évitant de répondre aux provocations, refusant parfois de tirer pour préserver les civils. A ce titre, la mission aura certes été remplie, mais nombreux sont les soldats français qui reviendront avec l’amer sentiment d’avoir perdu leurs camarades sans les avoir vengés. Chacun sait alors que nous vivons un moment unique de notre vie, dont l’intensité et la profondeur nous bouleversent. L’aumônier, le père Lallemand, a le don de savoir parler aux soldats. Que l’on soit croyant pratiquant ou athée, agnostique ou païen, il sait trouver les mots qui apaisent et réconfortent. Paradoxalement, Drakkar ne va pas briser les paras, mais les souder. Les semaines à venir vont être infernales. Et cependant, tous font face avec une abnégation sublime. Le plus humble des parachutistes joue consciencieusement son rôle dans un chaudron où se multiplient les attentats. Bien des nôtres vont encore tomber, assassinés lâchement la plupart du temps. Mais tous accomplissent leur devoir avec fierté et discrétion. Nous recevons des mots et des cadeaux de métropole, comme ces Landais qui nous envoient du foie gras à foison pour Noël, ou encore ces enfants qui nous dédient des dessins touchants. Les paras sont soudés, et même la mort ne peut les séparer. Dans la nuit du 25 décembre, les postes de Beyrouth-Ouest devenus indéfendables dans la configuration géopolitique de l’époque sont évacués. Fin janvier-début février, les paras  exténués sont rapatriés sur la France. Le contingent de « Marsouins » qui les remplace ne restera pas longtemps. Américains et Italiens quittent le Liban fin février. En mars, le contingent français rembarque, ne laissant sur place que des observateurs. Bruno Racouchot était alors officier au 6e RPIMa. Il  a aimablement autorisé à reproduire le texte d’hommage en annexe, initialement paru dans le cadre du très confidentiel « Club des chefs de section paras au feu ».  (Source : https://www.asafrance.fr/item/histoire-23-octobre-1983-beyrouth-06h30-drakkar-est-raye-de-la-carte-3.html?fbclid=IwAR1I7bnRKjuo-v-wSUNPqECiC9tj8unWBjt8N3lLSNAWad92Q9AOpwUqA94  )   N'oublions pas !