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Le médecin capitaine Marc Laycuras est mort pour la France aujourd'hui au Mali. Mes pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses frères d'armes. Son engagement nous honore, son sacrifice nous oblige. ( Florence Parly )

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Le médecin militaire Marc Laycuras est mort le 2 avril 2019 au Mali après l'explosion d'un engin artisanal. — Service de Santé des Armées

Il venait tout juste d’avoir 30 ans. Le médecin militaire Marc Laycuras a été tué au Mali à la suite « du déclenchement d’un engin explosif improvisé » au passage de son véhicule blindé, lors d’une opération de lutte « contre les groupes armés terroristes », a annoncé la présidence française. Selon le Service de santé des armées, il avait rejoint le Mali le 12 février 2019 pour « soutenir le groupement tactique interarmes (GTD Richelieu) dans le cadre de l’opération Barkhane. »

( Source : 20 minutes / Le Monde )

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/eure/bernay/bernay-marc-laycuras-fils-du-prefet-tue-au-mali-1649380.html

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Voici sa biographie:
Marc Laycuras est né le 12 janvier 1989 à Cholet. Il suit sa scolarité en Corrèze et réussit brillamment le concours d’entrée dans le service de santé des armées. Il rejoint alors l’école du service de santé des armées de Bordeaux le 1er aout 2007 où il réalise sa scolarité comme élève-officier puis médecin aspirant ; il apparaît d’emblée comme un élément prometteur et passionné. A la suite de sa réussite à l’examen classant national, il est nommé interne des hôpitaux des armées. Son classement lui permet d’effectuer son internat au sein de l’hôpital d’instruction des armées Percy. Durant ces trois années, il perfectionne ses compétences de médecin au lit du malade. Il est immédiatement remarqué pour son humilité et son investissement. Il se consacre pleinement au service des malades et en particulier des militaires blessés en opération. Il soutient sa thèse de médecine dans le domaine de la chirurgie sur l’étude de la sensibilité et spécificité des signes cliniques et biologiques dans le diagnostic de l’appendicite aigüe et est reçu docteur en médecine le 13 octobre 2017.
Nommé médecin à compter du 1er janvier 2017, il choisit de servir au sein de la 120e antenne médicale du Mans rattachée au 14e centre médical des armées et au profit des marsouins du 2e RIMA. Il rejoint ce premier poste le 2 janvier 2018.
Le 12 février 2019, il rejoint le Mali comme médecin du poste médical soutenant le 2e RIMA, après avoir été désigné pour soutenir le groupement tactique interarmes (GTD Richelieu) dans le cadre de l’opération Barkhane. Au cours de cette mission, il est mortellement blessé par un engin explosif détruisant son véhicule. Malgré les soins prodigués par les équipes médicales présentes, il décède des suites de ses blessures le 2 avril 2019 à l’âge de 30 ans. Le médecin Marc Laycuras était marié et titulaire de la médaille de la Défense nationale.

( Source : Ligne de Défense )

 

 

L' équipe et les membres de forum-militaire.fr s' associent pour exprimer leurs sincères condoléances à son épouse, sa famille et à ses proches.

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Deux officiers mariniers des Forces Spéciales sont décédés cette nuit lors d'une opération militaire pour sauver les deux Français enlevés ces jours derniers au Bénin.

Le maitre Cédric DE PIERREPONT et le maitre Alain BERTONCELLO ont trouvé la mort au combat. Ils ont donné leur vie pour sauver celles de nos concitoyens ainsi que celles d'une ressortissante américaine et d'une Sud coréenne.  (Source France Info) 

L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leur sincères condoléances aux familles et aux proches.

 

(Capture d'écran Facebook Marine Nationale)

 

 

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Pour compléter :

Mort en opération de deux commandos Marine.

La Marine nationale est en deuil et s'associe à la douleur de leurs familles et de leurs frères d'armes. " Les MT Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, du commando Hubert, sont morts cette nuit au combat dans une opération de libération d’otages. J’admire leur courage, je partage la peine de leurs familles et de leurs proches." Amiral Christophe Prazuck, chef d'état-major de la Marine

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Maître Cédric de Pierrepont

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Né en 1986, le maître de Pierrepont est entré dans la Marine nationale en 2004, au sein des équipages de la flotte. Il intègre en 2005 la spécialité de fusilier marin et se distingue en terminant premier sur quarante-sept de son cours de Brevet élémentaire.

Un an et demi plus tard, il réussit le stage commando. Il est ensuite affecté au commando de Penfentenyo où il est promu au grade de second-maître et obtient son brevet d’aptitude technique fusilier marin-commando. En août 2012, il réussit le cours de nageur de combat puis rallie le commando Hubert. Il y occupait les fonctions de chef de groupe commando depuis le 1er avril 2018.

Le maître de Pierrepont était pacsé. Il cumulait 15 ans de service au cours desquels il a plusieurs fois été engagé sur des théâtres d’opérations en Méditerranée, au Levant et au Sahel ; théâtre sur lequel il était déployé depuis le 30 mars dernier.

Il était titulaire de quatre citations (à l’ordre du régiment, de la brigade et de la division) avec attribution de la Croix de la Valeur Militaire et d’une citation à l’ordre de la Brigade avec attribution de la Médaille d’or de la Défense nationale. Il était en outre décoré entre autres de la Médaille d’or de la défense nationale « Nageur de combat – Missions d’opérations extérieures » et de la médaille d’Outre-mer avec agrafes Sahel et Liban.

 Maître Alain Bertoncello

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Le Maitre Alain Bertoncello, né en 1991, est entré dans la Marine nationale en rejoignant l’école de maistrance le 14 février 2011. Il choisit le 1er mars 2012 la spécialité de fusilier marin et réussit le stage commando la même année. Après 5 ans au commando Jaubert, il obtient le brevet de nageur de combat et rejoint le commando Hubert basé à Saint-Mandrier dans le Var, où il était affecté depuis juillet 2017.

Après son entrée au sein des commandos marine, le maître Bertoncello a participé à des missions de défense des intérêts maritimes français aux Seychelles (protection des thoniers) et à plusieurs opérations extérieures au Qatar, au Levant et au Sahel ; théâtre sur lequel il était engagé depuis le 30 mars dernier.

Le MT Bertoncello était pacsé. Il cumulait plus de 7 ans de service au sein de la Marine nationale.

Il était titulaire d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la Médaille d’or de la Défense nationale et était décoré de la Médaille d’Outre-mer pour le Moyen-Orient ainsi que de la Médaille d’argent de la Défense nationale.

( Source : Marine Nationale / Ministère des Armées )

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( Source : TF1 )

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Nous venons d'apprendre le décès de 3 de nos soldats en Guyane dans le cadre de l'opération Harpie, contre l'orpaillage clandestin. (source: bfmtv.com)

Il s'agit du sergent-chef Edgar ROELLINGER 27 ans, du caporal-chef Cédric GUYOT 31 ans et du caporal-Chef Mickaël VANDEVILLE 30ans, tous trois affectés au 19ème régiment du Génie de Besançon.

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Le jeune toulonnais était affecté au 19ème régiment du génie de Besançon depuis 2012 et occupait le poste de chef de groupe du génie combat, "fonction dans laquelle il démontre immédiatement d'indéniables qualités et s'impose rapidement comme l'un des meilleurs de son unité", précise le ministère des Armées dans un communiqué. 

Son travail avait déjà été salué après sa participation à l'opération Barkhane au Mali de septembre 2014 à janvier 2015. Le jeune homme s'était alors vu attribuer la médaille d'or de la défense nationale avec étoile de bronze pour récompenser son "courage et son sang-froid". Le ministère des Armées décrit ce militaire célibataire comme un sous-officier "charismatique" et "hors-paire" qui "dévoile au quotidien un indéniable potentiel".

Caporal-chef Cédric GUYOT

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Ce Marseillais a commencé sa carrière en prenant part à l'opération Trident au Kosovo en 2008 en qualité de sapeur mineur. Quelques mois plus tard, il est nommé caporal et "démontre qu'il est un chef d'équipe dynamique et motivé". Grâce à ses qualités professionnelles, il est promu caporal-chef en 2012 et s'engage dans l'opération Pamir en Afghanistan.

"Il se distingue par ses qualités de pilote exceptionnelles lui permettant de manoeuvrer son véhicule et de s'extraire d'une zone battue par les feux ennemis", détaille le ministère.

Il se spécialise finalement dans le domaine des fouilles opérationnelles spécialisées (FOS) et rejoint en tant que chef d'équipe FOS l'opération Harpie en Guyane en 2019. 

Caporal-Chef MICKAËL VANDEVILLE

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Le caporal-chef de 1ère classe est né le 23 décembre 1988 à Villiers-le-Bel et est entrée dans l'opération Harpie en 2009 en tant que conducteur véhicule lourd du génie. Il passe ensuite par des missions en Nouvelle-Calédonie puis en Afghanistan et se voit attribuer la médaille d'or de la défense nationale avec étoile de bronze.

Il rejoint de nouveau la Guyane en 2012, en qualité de chef d'équipe et "démontre sa grande polyvalence en occupant en parallèle les fonctions de conducteur d'engin". Le militaire célibataire passe ensuite par le Mali, La Réunion, Djibouti et retourne une nouvelle fois en Guyane en 2016 pour rejoindre le FOS où il occupe le poste d'équipier. Le ministère le décrit comme un soldat de "grande valeur".

 

L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances aux familles et aux proches.

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Avec un peu de retard, triste nouvelle pour le 1er régiment de spahis de Valence.

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A Valence, dans la Drôme, le 1er régiment de Spahis a mis ses drapeaux en berne pour la troisième fois en près de deux ans. Un de ses militaires, le soldat Ronan Pointeau a été tué lors d'une opération samedi matin au Mali, dans la région de Menaka, par un engin explosif. Une action revendiquée par le groupe Etat islamique.

Sur les réseaux sociaux, le président de la République, l'armée de terre, ainsi que de nombreux responsables politiques et anonymes ont rendu hommage à la « bravoure » du jeune soldat qui venait de fêter ses 24 ans.

 

Présent au Mali depuis seulement un mois

Né le 1er octobre 1995 à Castres, dans le Tarn, Ronan Pointeau a effectué toute sa carrière militaire au sein du prestigieux 1er régiment de Spahis, à Valence. Spécialisé dans la reconnaissance, ce régiment est l'héritier des spahis, ces cavaliers recrutés en Afrique du nord à partir de 1830, en Algérie d'abord, puis en Tunisie et au Maroc. Les 750 militaires de ce régiment participent à la plupart des opérations extérieures françaises.

Le jeune soldat, célibataire et sans enfant, était engagé au Mali depuis le mois d'octobre dernier seulement. Il s'agissait de sa deuxième mission à l'étranger.

Dans sa biographie, l'armée de terre salue un soldat d'excellence, « sportif aguerri », « très à l'aise sur le terrain » et « particulièrement volontaire ». Engagé dans un premier temps en tant que volontaire en juin 2016, il évolue rapidement et effectue sa première mission à l'étranger au Tchad en juin 2018 avec l'opération Barkhane en tant que tireur de précision.

 

Un soldat enjoué et enthousiaste

Un peu moins d'un an plus tard, Ronan Pointeau est nommé « brigadier », le 1er janvier 2019, avant d'effectuer sa seconde mission à l'étranger quelques mois plus tard, à nouveau au sein de l'opération Barkhane, mais cette fois au Mali.

L'armée de terre retient le caractère « enthousiaste » et « enjoué » du soldat. Il était titulaire de la médaille de la défense nationale, échelon bronze, agrafe arme blindée cavalerie et mission opération extérieure.

 

Avant la mort de Ronan Pointeau, deux autres militaires du 1er régiment de Spahis avaient été tués le 21 février 2018 par l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur véhicule entre les villes de Gao et Ménaka, dans la zone dite « des trois frontières ».

 

( Source : Le Parisien )

 

Hommage par le 1er régiment de spahis de Valence (Drôme) au brigadier Ronan Pointeau, militaire de 24 ans tué le 2 novembre dernier au Mali dans le cadre de l'opération Barkhane, lancée le 1er août 2014.Hommage par le 1er régiment de spahis de Valence (Drôme) au brigadier Ronan Pointeau, militaire de 24 ans tué le 2 novembre dernier au Mali dans le cadre de l'opération Barkhane, lancée le 1er août 2014. Crédits : Jeff Pachoud - AFP

( Source : France Culture )

 

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Le 20 novembre 2019, le caporal-Chef Max Bionnot, membre du Groupe Militaire de Haute Montagne est décédé après avoir probablement dévissé dans le massif du Mont Blanc.

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Ce lundi 25 novembre 2019, treize de nos frères d'armes sont décédés au Mali dans un accident entre deux hélicoptères lors d'une opération contre les djihadistes.

Ces 13 soldats (six officiers, six sous-officiers et un militaire du rang) appartenaient pour sept d'entre eux au 5ème régiment d'hélicoptères de combat de Pau, quatre autres au 4ème régiment de chasseurs de Gap, un au 93ème régiment d'artillerie de montagne de Varces, et un au 2ème régiment étranger du génie de Saint Christol.

Capitaine Nicolas MEGARD (5ème RHC)

Capitaine Benjamin GIREUD (5ème RHC)

Capitaine Clément Frison-Roche (5ème RHC)

Capitaine Romain CHOMEL DE JARNIEU (4ème RC)

Lieutenant Alex MORISSE (5ème RHC)

Lieutenant Pierre BOCKEL (5ème RHC)

Adjudant-chef Julien CARETTE (5ème RHC)

Maréchal des logis chef Jérémy LIEUSE (93ème RAM)

Sergent chef Andreï JOUK (2ème REG)

Maréchal des Logis chef Alexandre PROTIN (4ème RC)

Maréchal des Logis Antoine SERRE (4ème RC)

Maréchal de logis Valentin DUVAL (4ème RC)

Brigadier-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL (5ème RHC)

 

L'équipe et les membres du forum-militaire s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances aux familles et aux proches.

Source/crédits photos: Le Parisien

 

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    • By Bouchon-Gras 49
      Lors d' une visite du musée de la cavalerie à Saumur ( 49 ) maison mère de la cavalerie ( école de cavalerie, cadre noir ), j' ai pu comme tous les visiteurs découvrir dans une vitrine horizontale, une tenue accompagnée d' objets... en m' approchant de plus prés je pu distinguer une déchirure à la jambe encore maculé de sang.

      Cette tenue d’officier de chasseurs à cheval de 1914, don de monsieur Christian de Fouchécour, constitue une rare et éloquente évocation de l’épopée des unités montées qui s’engagèrent dans les premières semaines de la Grande guerre.
      Au-delà, c’est aussi un destin personnel et tragique que cet uniforme raconte : celui du jeune officier qui le portait, le sous-lieutenant Paul Salivet de Fouchécour, tué par éclat d’obus le 7 septembre 1914 et dont les effets conservent encore les stigmates.

      « Je saurai faire mon devoir en vaillant cavalier »
      Après une carrière de sous-officier dans les Dragons et un passage à Saumur où il accède à « l’épaulette », le sous-lieutenant Paul Salivet de Fouchécour est chef de peloton au 8e Régiment de chasseurs à cheval. Engagé avec son régiment au sein du Vème corps, il part pour le front dès le 3 aout 1914, c’est-à-dire le jour où l’Allemagne déclare officiellement la guerre à la France. Il a alors 26 ans.
      Les combats auxquels il va participer pourraient sembler d’un autre âge. A cheval, vêtus de l’emblématique pantalon rouge garance, armés du sabre et d’un mousqueton léger, les cavaliers du 8ème Chasseurs à cheval sont envoyés sur les bords de la Meuse, non loin de Verdun. Après l’échec des Français sur Charleroi, bataille qui fait en la seule journée du 22 août plus de 22 000 morts, leur mission est d’éviter la rupture complète des lignes.
      Alternant missions de reconnaissance et opérations de harcèlement, les journées sont harassantes. « Nos chevaux n’ont pas été dessellés depuis six jours » souligne Paul dans un courrier qu’il envoie à son frère. « Les hommes sont fourbus, (…), et je me demande quant à moi comment il se fait que je suis encore en vie », poursuit-il. Le 4 septembre, le peloton Fouchécour est pris à parti par des Uhlans prussiens, lanciers à cheval dont la mauvaise réputation fait courir toutes sortes de rumeurs depuis leur passage dans la région en 1870. Paul, revolver au poing, charge sans hésiter l’ennemi que l’audace des chasseurs fait d’abord reculer. Mais, les troupes françaises doivent bientôt battre en retraite.
      Le dimanche 6 septembre, le sous-lieutenant de Fouchécour est en arrière-garde dans le village de Révigny-sur-Ornain, dans la Meuse. Il fait mettre pied à terre pour mieux s’embusquer dans les bâtisses à l’entrée du village. Mais la petite bourgade est pilonnée par l’artillerie allemande. « Il faut reculer, retrouver les chevaux et filer ». Au moment de remonter sur sa monture, un obus éclate à proximité du jeune officier. Paul s’effondre – la jambe droite brisée – entre les « pattes de son cheval » abattu lui aussi.
      Evacué par des villageois, Paul de Fouchécour reçoit les premiers soins d’un infirmier, à défaut de médecin présent sur les lieux. Conscient de la gravité de son état, il demande ensuite à se confesser auprès du curé de la paroisse, l’abbé Hablin. Celui-ci dira ensuite de lui ne « jamais avoir rien vu d’aussi simple et d’aussi beau que son attitude ». Puis, son capitaine, ses hommes et ses camarades viennent l’étreindre une dernière fois avant de quitter définitivement le village. « Paul leur demanda pardon à tous, s’il était arrivé de leur faire de la peine dans le service ».
      Le soir, les Allemands investissent le village où demeurent encore quelques habitants. Paul est pris en charge par les infirmiers allemands à l’école du village. Mais il décède pendant la nuit avant d’être inhumé dans le jardin même de l’école. Il y demeurera jusqu’à la fin de la guerre, avant que ses restes ne soient ramenés dans le caveau de famille, au cimetière Montparnasse.
       
      Les reliques d’une tragédie
      Près d’un siècle plus tard, les effets du sous-lieutenant Paul de Fouchécour témoignent encore de son épopée, dramatique et glorieuse.
      La tunique ample modèle 1898 – en drap bleu ciel, au collet droit rouge garance des chasseurs à cheval flanqué du numéro « 8 » en cannetille d’argent – rappelle d’abord l’élégante obsolescence de ces tenues que la guerre moderne va faire progressivement délaisser dès 1915.
      La culotte rouge garance « à basanage » avec passepoil et double bande d’officier, rappelle dans la gravure de ses boutons – « Rauch – Saumur » – que ces tenues et les effets qui les accompagnaient (ici les gants et la housse du bonnet de police) étaient des confections sur-mesure, commandées dès la sortie d’école dans les ateliers des nombreux maitres tailleurs (pas moins de huit en 1914 sur Saumur) qui tenaient à l’époque boutique dans les villes de garnison.
      La déchirure de l’étoffe encore maculée de sang, atteste pour sa part des soins donnés par l’infirmier qui a découpé aux ciseaux la jambe du pantalon sur les 2/3 de sa longueur.
      Mais surtout, les entailles portées par le fourreau, la lame du sabre modèle 1896 – dont la garde est gravée aux armoiries de la famille – rendent compte avec éloquence de la violence de la blessure produite par cet éclat d’obus, qui aura finalement raison du sous-lieutenant de Fouchécour.
       
      La Grande Histoire, une histoire d’Hommes
      Au-delà d’un simple objet de musée, la tenue du sous-lieutenant Paul Salivet de Fouchécour est donc aussi une véritable livre, ouvert à l’une des pages les plus épiques de l’histoire contemporaine de la cavalerie française. Du reste, la fin tragique de cet officier pourrait être aussi le début de celle de la cavalerie montée, dont l’histoire pluriséculaire entame alors un progressif mais bien réel déclin. A la faveur de la guerre de masse et de l’avènement des armements modernes, c’est en effet les prémices d’un crépuscule des centaures qui marque la fin de cet été 1914.
      Mais cette tenue est aussi une « relique », la relique d’un homme qui marqua les siens par son courage et son esprit de sacrifice, celle d’un aïeul dont le souvenir a été pieusement gardé au fil des générations.
       
      Texte du chef de bataillon Bertrand Phillip de Laborie, musées militaires de Saumur
       
      ( Source : mémoire des hommes SGA )
       
      Afin de mettre un visage sur ces relique, cette histoire, ce Héros,

      Le Sous Lieutenant Paul Salivet de Fouchecour, mort pour la France en 1914.
       
       
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    • Dyverside  »  Bouchon-Gras 49

      Bonsoir !
       
      J'ai eu vent d'une possibilité de faire un stage d'une semaine dans l'armée ( Sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=GaG0nagMqP8 ). J'aimerai savoir si cela est toujours d'actualité; Personnellement, je suis au lycée, en seconde.
       
      Cordialement, dyverside
      · 0 replies
    • Val@  »  Bouchon-Gras 49

      Bonjour 
      je me permets de vous écrire car je suis complet perdu. J’ai rencontré un Legionnaire via le biai d’un site de rencontre, il sait passer beaucoup de choses depuis et j’ai des questions !!! Nous nous sommes jamais vu et il me demande des choses 
      il m’a dit des choses qui me semble tellement impossible pour moi civile.
       Je vous demande de l’aide afin de comprendre et savoir si cela est possible au sein de la LE 
      Merci de votre compréhension et de vos conseils 
      val@
      · 0 replies
    • Fayet  »  bobdu18

      Bonjour,
      Je suis gendarme avec plus de 17 ans de service et moins de 25 ans. Je souhaiterais savoir les conditions de rémunération dans le cadre d'un détachement selon l'article L4138-8 du code de la défense catégorie B en préfecture. Il me semble que c'est la préfecture qui rémunère le militaire détaché. Par contre si il y a une différence entre le salaire net du militaire et celui de l'emploi en préfecture, le temps du détachement, a-t-on droit à une indemnité pour compenser cette différence? Je vois que tu es dans ce cas là? c'est pour cela que je m'adresse à toi. ...
      Merci par avance.
      Cdt
      · 0 replies
    • Heïdi

      Bon Anniversaire Noémie  !
      · 0 replies
    • Piedmousse  »  Lnthr-19

      Bonjour je ne sais pas comment répondre directement à ton message concernant le délai d'attente d'incorporation mais le premier maitre de mon cirfa (Amiens) m'a dit que c'est la session février 2020 qui accueille les candidats pour marpo et moi j'ai passé mes tests le 15 octobre (pour marpo justement et je n'ai toujours pas eu de réponses mais il me semble qu'il faut attendre environ 1mois et demie voir plus... (Peut être le double) donc... Il faut être patient 
      · 12 replies
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