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Bouchon-Gras 49

Commémoration du 75eme anniversaire du débarquement en Normandie

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Admin

24.04.2019

75e anniversaire du Jour-J: des Dakota, des paras et du bourbon au pays du Calvados

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Parmi les nombreux Dakota qui seront présents le 5 juin, en Normandie, on pourra voir un avion avec les marques Z8, baptisé "Tico Belle". Ce C-47 appartient au Valiant Air Command Museum (Floride).

Il transportera une quinzaine d'anciens soldats américains, vétérans des conflits d'Afghanistan et d'Irak (photo ci-dessous Q-Concepts). Et ce petit groupe sautera sur le Cotentin, non seulement en tête de la quarantaine de C-47 annoncée, mais en compagnie d'un fût de Bourbon!

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Ces ex-militaires ont en effet créé l'American Freedom Distillery, à Saint-Petersburg en Floride, où ils produisent du Horse Soldier Bourbon.

Ces  "veterans" ont décidé d'allier l'histoire du Jour-J, leur passé de militaires et leur goût pour les boissons fortes en sautant sur la Normandie, le 5 juin, dans le cadre du 75e anniversaire du Jour-J. Particularités de ce saut: Scott Neil (25 ans d'armée dont 17 de forces spéciales) et ses camarades seront largués du Z8 en compagnie d'un fût de bourbon (plein normalement, sauf s'il est vidé lors de l'étape britannique de l'avion).

A noter un superbe compte Twitter baptisé "DaksOverNormandy" (voici l'adresse: @Daks_Normandy) et leur site web: www.daksovernormandy.com

Daks over Normandy (Dakotas au-dessus de la Normandie) se tiendra à deux endroits: du 2 au 5 juin à l’aérodrome de Duxford au Royaume-Uni et du 5 au 9 juin à l’aéroport de Caen-Carpiquet dans le Calvados.

 

( Source : Ligne de Défense )

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Bonjour,

Du 29 mai au 1er septembre la SNCF met en place des billets uniques ( Train + Bus ) pour les visiteurs qui veulent se rendre sur les plages du Débarquement à l'occasion du 75e Anniversaire.

- Billet - Paris/Aromanche-les-Bains. 

- Billet - Paris/Colleville-sur-Mer.

Bus - Correspondance des bus verts du Calvados depuis la gare de Bayeux ( ligne 70 pour Colleville et ligne 74 pour Arromanche ).

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Bonne initiative, d'autant plus qu'il y a peu de place pour ce garer en voiture, que tous est payant ( surtout à cette période ) et qu'il y a beaucoup de monde.

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Du 6 au 9 juin 2019, découvrez la reconstitution historique son et lumière sur le site de la batterie de Merville-Franceville.
Costumes, véhicules d’époque et projection plongent le public au cœur de l’histoire de cette batterie allemande.

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A l'occasion du 75ème anniversaire du Débarquement allié de Normandie, La ville d'Arromanches et le Musée du Débarquement organisent, comme chaque année, une grande cérémonie en l'honneur des troupes britanniques ayant débarqué le 6 juin 1944 et combattu au cours de la Bataille de Normandie.
Cette cérémonie est l'un des événements majeurs des commémorations du 6 juin avec la présence d'environ 300 vétérans britanniques accompagnés de leur famille.

La parade des vétérans débute à 15h15 !

La cérémonie débutera aux alentours de 15h et se terminera vers 18h.

 

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Bonjour. Dans deux jours maintenant nous commémorerons le 75 ème anniversaire du jour J, le jour du débarquement allié en Normandie.

Je rajoute ce post pour que l'on puisse en offrant des liens nécessaires (SANS OMETTRE DE CITER LA SOURCE, merci), faire part des articles intéressants sur cet évènement d'ampleur mondiale.

Pour ma part j'ai retrouvé cet article du journal US, The Atlantic, (source theatlantic.com) édité en juin 2014, pour les 70 ans donc , où les commentaires sont réduits, certes, mais où en cliquant sur les photos proposées, vous puissiez avoir l'avant/après des lieux emblématiques du débarquement. 

Ouvrez le lien, cliquez sur chaque photo et observez comme cela peut être étrange et hors du temps, alors que tout est bien réel.

Scenes from d-day then and now

 

Capture d’écran 2019-06-04 à 13.18.44.png

 

Posté par Bouchon-Gras 49.

"Bero,  j'avais ouvert un sujet mais peut être dans événements...plus sur les cérémonies, hommages,  reconstitutions,  activités,  fetes...

Sinon il est attendu un million de personnes assistant aux cérémonies,  les hôtels, chambres d'hôtes,  gîtes... sont complets,  certains réservés depuis au moins deux ans.

Pour en a pour vécu pas mal, je pense que ce sera l'un des derniers grands avec la présence des vétérans. 

Bonne idée,  de présenter des photos de cette grande opération."

 

 

Autre article sur le site internet du Point.

Source lepoint.fr

https://www.lepoint.fr/histoire/a-l-automne-1944-francais-et-troupes-americaines-au-bord-de-l-affrontement-30-05-2019-2316086_1615.php

Un article du "Point" particulièrement intéressant. Ou comment les Français, les Normands plus précisément, ont eu maille à partir avec les troupes américaines, à peine 3 mois après le débarquement. 

"À l'automne 44, ceux qui pillent, violent et assassinent sont les Américains : le journal accuse les libérateurs de se comporter en soudards dans un pays conquis. Comment un tel paradoxe deux mois après la fin des combats en Normandie ?"   lu dans "La presse Cherbourgeoise" de l'époque.

Un historien, Stéphane Lamache, évoque aussi ceci: " « D'un côté, de jeunes Américains très sûrs d'eux-mêmes, dotés en masse de matériels modernes tant en véhicules qu'en moyens de transmissions déjà miniaturisés. Une Amérique au top de son histoire. En face, des familles normandes évoquant Maupassant avec paysans en sabots, maisons au sol en terre battue et chevaux tirant des charrues. Après quatre ans d'occupation et le choc des bombardements, les Normands ont perdu leurs repères. »

Autre évocation: En réponse aux exactions touchant les femmes, la justice militaire américaine frappe fort : le 23 novembre, trois GI sont condamnés à mort pour le viol de deux victimes en juillet 1944, près de Cherbourg. En août sont recensés dix-huit viols. Selon la gendarmerie, on en dénombre trente-cinq en septembre et sept en octobre. Dans les campagnes, plus aucune femme ne veut aller traire les vaches seule le soir dans les champs.

 

 

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Un chiffre choc pour illustrer l'enfer vécu par les 1ères vagues d'assaut américaines à Omaha Beach.

90%

C'est le pourcentage des soldats américains de la première vague d'Omaha Beach tombés sous les balles de la 352e division d'infanterie allemande. A 6h35 du matin, soit cinq minutes seulement après le début du Débarquement, 1 000 soldats américains avaient déjà été fauchés.

Source: francetvinfo.fr

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Cérémonie cet après-midi devant la prison de Caen ( je vous avez parlé des fusiliers de la prison  ).

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Bonjour,

Cérémonies très sympas, notamment à Colleville-Montgomery :vertsourire: ! 

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Oui belle cérémonie notamment lorsque le Président à mis à l'honneur Léon Gauthier. 

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Bonjour,

Le ‎06‎/‎06‎/‎2019 à 20:58, Bouchon-Gras 49 a dit :

Oui belle cérémonie notamment lorsque le Président à mis à l'honneur Léon Gauthier. 

A travers lui, c'est rendre hommage a tous les Commandos présents ou disparus y compris C. Depierrepont et A. Bertoncello.

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Quelques photos et commentaires marquant de ces cérémonies :

Nous célébrons aujourd’hui les 75 ans du débarquement en Normandie.
Ces cérémonies, en présence des plus hautes autorités civiles et militaires, françaises comme étrangères, célèbrent l’engagement des combattants animés des mêmes valeurs : courage, volonté, fraternité d’armes, sens du sacrifice et du bien commun.

La liberté ne supporte pas d’autre issue que la victoire.

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( Source : Chef d’état Major des Armées )

 

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©C.Hugé/Marine nationale

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Symbole de vaillance et d’excellence, le béret vert est porté « couché à droite », le badge à gauche « à l’anglo-saxonne ». Cette façon de le porter est une originalité au sein des armées françaises, souvenir de la constitution des commandos français en Écosse en 1942.

©C.Hugé/Marine nationale

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Tel un passage de témoin, Léon Gautier, figure de la Résistance, engagé dans la Marine à 17 ans et l'un des 177 Français débarqués le 6 juin, est présent et a remis le béret vert à un jeune commando.

©C.Hugé/Marine nationale

 

DISCOURS prononcé à l'occasion du 75e anniversaire du débarquement en Normandie par le Président de la République le 6 juin 2019 à Colleville-Montgomery

Madame la Ministre des Armées, Madame la Secrétaire d'État auprès de la Ministre des Armées, Monsieur le Chef d'État-Major des Armées, Monsieur le Chef d'État-Major de la Marine, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Monsieur le Président du Conseil régional, Monsieur le Président du Conseil départemental, Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, Officiers, officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots, Mesdames et Messieurs.

Le 6 juin, le D-Day, le jour J, une journée où l'histoire bascule, une de ces dates où le destin de la France, de l'Europe et du monde se sont joués. Nul besoin d'en préciser l'année, inutile d'en rappeler le lieu.

Le 6 juin, c'est l'aube de la libération, le crépuscule du nazisme, la première lueur d'une aurore nouvelle. Que les plages du Calvados et de la Manche paraissent calmes en ce jour et nimbées d'une lumière innocente, et il faut bien un effort d'imagination pour se les représenter telles qu'elles étaient en ce printemps 1944.

Aujourd'hui, devant nous, l'horizon s'étire dans une quiétude limpide.

Il y a 75 ans, au petit matin, le ciel s'animait d'escadrilles et de la plus vaste flotte jamais rassemblée. Le sable de la Côte de Nacre, en cette journée, est lumineux et paisible.

Il y a 75 ans, il était rougi du sang des hommes, saturé de mines, hérissé de barbelés et de bunkers, labouré par un déluge de feu et de fer. Sur ce littoral normand, il y a 75 ans, près de 150 000 soldats venus des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, du Commonwealth et de tant d'autres nations se lançaient à l'assaut du mur de l'Atlantique.

Aujourd'hui, rassemblés et fraternels, nous leurs rendons hommage, infiniment conscients de ce que toutes les générations libres de Français doivent aux morts du débarquement et à ses vétérans, et parmi eux à ces Français qui débarquèrent avec le flot des combattants alliés pour participer à cette armada du courage et de la liberté.

Ils n'étaient qu'une poignée, certes, mais une poignée de braves. Ils étaient presque un symbole, mais un symbole ô combien puissant pour l'honneur de la France, et s'ils n'étaient pas nombreux, ces héros français du 6 juin étaient partout, sur terre, sur mer, dans les airs, des aviateurs opérant avec la Royal Air Force, des marins à bord des bâtiments des Forces navales françaises libres, des parachutistes sautant sur la Bretagne pour rallier la résistance locale et bloquer les unités ennemies qui y stationnaient.

Ces Français du 6 juin 1944, c'était les 177 fusiliers marins du commando KIEFFER, ces Français qui, bien souvent, étaient aussi des Français du 18 juin 1940, ceux qui avaient rejoint Londres pour s'engager auprès du général DE GAULLE et qui, enfin, revenaient dans leur pays pour lui redonner la liberté.

Ce 6 juin, ils débarquent à Sword Beach. Il est 7h35. La mer est à mi-marée. Deux barges secouées par la houle abordent le secteur de la brèche de Colleville. À bord, les 177 hommes balayés par l'écume glacée portent un uniforme britannique flanqué de l'écusson tricolore et du nom de la France. Immédiatement, le feu s'abat sur les navires, les obus pleuvent, les mitrailleuses et l'artillerie battent la plage. La vase, les gerbes d'eau, les premiers blessés, les premiers morts. Les soldats, avec leurs sacs de 30 kilos, affrontent le feu nourri de l'ennemi. Envers et contre tout, ils avancent. Courir, se coucher, ramper, se relever, de nouveau monter à l'assaut.Après des heures et des heures de combat dans Ouistreham, un premier silence succède au bruit et à la fureur, à la folie et à l'horreur. Le blockhaus du casino est neutralisé. Les hommes de KIEFFER poursuivent leur marche vers les ponts de l'Orne, vers Pegasus Bridge, vers Amfreville. Ils tiennent 78 jours sans être relevés. 78 jours.

Ils ont permis que cette page glorieuse de l'histoire ne s'écrive pas seulement en France, mais aussi avec et par des Français. Ils ont été l'honneur de notre pays. Mais sur les plages d'Overlord, à Sword, Juno, Gold, Omaha et Utah, tous les soldats de la liberté furent des frères d'armes et des frères d'âme.

C'est cette alliance des forces libres qui a brisé la résistance nazie. Pourtant, dans les heures et les jours qui suivirent le débarquement, rien n'était acquis. Tout était à défendre et restait à conquérir, et tout ne tenait qu'à un fil, celui du courage. Au soir du 6 juin, une étroite tête de pont est établie mais l'essentiel est là : la libération de France a commencé. Pour le joug nazi, le glas a sonné.

La France sait tout ce qu'elle doit, tout ce qu'elle doit aux soldats du débarquement. Tous les cimetières militaires nous rappellent l'ampleur de leur sacrifice. Le seul 6 juin, 3 000 soldats ont perdu la vie. Durant la bataille de Normandie, 200 000 hommes furent tués ou blessés. À ces héros auxquels nous devons de vivre libre, c'est notre indéfectible, notre impérissable reconnaissance que nous exprimons aujourd'hui,sur le lieu même de leur souffrance et de leur gloire.

Parmi nos 177 fusiliers, près de 60 furent blessés ce 6 juin, dont Philippe KIEFFER lui-même. D'autres sont tombés :Raymond DUMENOIR, Raymond FLESCH, Augustin HUBERT, Marcel LABAS, Jean LEMOIGNE, Jean LETANG, le docteur Robert LYON, Emile RENAULT, Paul ROLLIN, Jean ROUSSEAU. Morts pour la France, morts en héros. Lorsque prit fin la bataille de Normandie, 21 commandos avaient donné leur vie.

Jean MASSON était l'un de ces 177 héros. Il nous a quittés il y a quelques semaines. Jean MASSON avait 21 ans lorsqu'il a sauté de son embarcation pour fouler à nouveau le sol de France. Après quelques minutes il est fauché par un obus de mortier. Enveloppé par les flammes, il est presque donné pour mort. Ses blessures sont sérieuses mais il survit. Ce matin, à l’heure même du débarquement, ses cendres ont rejoint le large sur ces lieux témoins de sa grandeur.

Parmi les 177 du commando KIEFFER il y avait des Bretons, des Normands, des Alsaciens, des jeunes de l’hexagone et d’au-delà des mers. Certains avaient résisté dès juin 40, d’autres avaient servi dans l’armée d’Afrique, d’autres encore s’étaient rencontrés dans les camps espagnols. Ils étaient lycéens, ouvriers, inspecteurs de police, postiers, il y avait ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas. Il y avait des jeunes mariés et des adolescents devenus adultes trop vite.

Parmi eux René ROSSET, né en Tunisie, n’avait que 17 ans. Il avait menti sur son âge pour pouvoir s’engager. Il découvrit la France pour la première fois ce 6 juin 44.

Tous connaissaient le risque de leur mission, tous pourtant ont accepté de l’accomplir. La veille au soir, KIEFFER les avait réunis, il leur avait dit le risque, il leur avait dit qu’il n’en voudrait pas à ceux qui renonceraient. Le lendemain tous étaient là à l’appel. Aucun n’aurait voulu laisser sa place. Eux qui s’étaient soumis à un entraînement impitoyable et qui avaient conquis le droit de porter le mythique béret vert, eux qui suivaient un chef d’exception, le capitaine de corvette Philippe KIEFFER, marin respecté et remarquable meneur d’hommes, tous ont alors mis de côté leur vie personnelle, renoncé à leur intérêt individuel pour embrasser une cause qui les dépassait, pour servir l’honneur et la liberté.

Aujourd’hui sur cette plage qui est au cœur de leur épopée, la France s’incline devant ces 177 héros du commando KIEFFER et devant les derniers vétérans du jour J.

Ici à Colleville-Montgomery je veux tout particulièrement distinguer Monsieur Léon GAUTIER, vétéran du commando KIEFFER, et avoir une pensée particulière pour ses deux camarades de combat, Hubert FAURE et Jean MOREL, qui n’ont pu se joindre à nous aujourd’hui mais sont avec nous dans la pensée. Merci à vous trois.

Cher Léon GAUTIER, vous n’aviez pas 22 ans lorsque vous avez posé le pied sur cette plage. Ce n’était pourtant pas le premier de vos faits d’armes. Vous avez vécu les convois de l’Atlantique, les missions en sous-marin et les épreuves d’Afrique, vous avez combattu tout au long de la bataille de Normandie durant ses 78 jours sans relâche, de bout en bout. 75 ans après vous êtes là. Héros et soldat de la liberté, vous êtes aujourd’hui un inlassable combattant de la mémoire. Et de la même manière que vous avez transmis la fibre du commando à votre petit-fils assis à vos côtés, vous transmettez vos souvenirs aux jeunes générations et faites vivre la mémoire de vos camarades.

Chacun ici se souvient de votre amitié avec Johannes BÖRNER, vétéran allemand de la Normandie. Et en 2014 votre accolade sur les yeux du monde entier a ému les cœurs, les esprits. Ennemis du jour J et frères d’aujourd’hui, cette étreinte a incarné la réconciliation franco-allemande, elle est un symbole profond d’espérance dans l’humain et dans la paix européenne.

Vous, vous qui avez combattu durant cette guerre immense, nous nous tenons devant vous avec une gratitude que les mots ne peuvent exprimer.

Et je veux prendre un engagement devant vous, c’est que nous conserverons intactes les couleurs de votre jeunesse héroïque et l’enseignement de vos vertus. Et comme vous avez toujours conservé avec vous le souvenir de vos camarades tombés dans l’éclat de leur jeunesse, votre exemple sera conservé comme un espoir indestructible.

C’est en se trempant dans le souvenir de votre bravoure précisément que Cédric DE PIERREPONT et Alain BERTONCELLO ont puisé ce courage, à nouveau, de donner leur vie pour en sauver d’autres, dans le sillon de votre exemple.

Officiers mariniers, quartiers-maîtres, matelots, vous êtes les dignes héritiers de ces héros et du cortège illustre de tous ceux qui vous ont précédé.

Aujourd’hui, comme le veut la tradition, parce que vous avez réussi le stage commando, nous vous remettons vos bérets verts. Le porter doit être une fierté, un honneur car il vous inscrit précisément dans la lignée glorieuse de cette histoire que je viens de rappeler, dans la lignée des héros du commandant KIEFFER.

Ce béret vous l’avez mérité après une sélection exigeante, des entraînements éprouvants. Vous venez tous d’unités exceptionnelles, forgées par l’audace, la discipline, l’abnégation, le courage. La France peut compter sur vous et elle le sait, elle le fait. Car la flamme des commandos ne s’est jamais éteinte, elle brûle toujours tout comme la flamme de la Résistance.

Chère jeunesse de France, chers élèves d’aujourd’hui, entendez le message de vos aînés. Vous en êtes les héritiers. Car il vous reviendra bientôt de préserver cette flamme qu’ils ont fait brûler, de continuer à construire une société de liberté et de paix, de dialogue et de fraternité, d’être vigilants face aux tourments du fanatisme, de l’obscurantisme, de l’ignorance. Car ce sont toujours aujourd’hui des dangers mortels.

Cet engagement que vous êtes appelés à poursuivre sachez toujours le retremper dans cette mémoire du 6 juin et cette leçon de bravoure. C’est de là que vous venez, c’est là que vous êtes nés.

L’aube du 6 juin, nous en avons tenu les promesses depuis 75 ans, elle ne doit pas pâlir, nous ne devons pas la trahir. Alors continuons d’embrasser cet esprit de liberté et de courage porté par quelques-uns qui font notre fierté, pour que le jour le plus long jamais ne se termine et continue sans faiblir d’éclairer notre siècle.

Merci à vous.

Vive la République !

Vive la France !

Source https://www.elysee.fr/…/colleville-montgomery-ceremonie-dho…

 

et quelques photos emblématiques prises ça et là sur le net :

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    • By Bouchon-Gras 49
      Il y a quelques dizaines de jours les cérémonies du 75eme anniversaire du débarquement de Normandie débutaient par une cérémonie devant la prison de Caen.


      J'avais déjà eu l'occasion de raconter ces événements, natif d'une petite commune du Calvados, mes parents avaient un ami, jeune frère d'un des fusiliers de la prison de Caen. Certaines rues portent le nom de résistant de la commune ayant disparus lors de ce drame, tel-que Jean Caby.
      CABY Jean, François, Noël
      Né le 8 décembre 1911 à Paris (IVe arr.), exécuté sommairement le 6 juin 1944 à Caen (Calvados) ; radio-électricien ; résistant du réseau SR Alliance.
      Jean Caby était le fils de Ludovic Raoul, garde républicain, âgé de 31 ans et de Émilie Jeanne Gabrielle Auvray, couturière, âgée de 27 ans. Il se maria le 3 juin 1935 à Villy-Bocage (Calvados) avec Marcelle Louise Victorine Marie dont il eut deux enfants.
      Radio amateur breveté, il exerçait la profession d’artisan radio-électricien.
      Il fut mobilisé dans les transmissions au 8e régiment du génie de Versailles, du 11 septembre 1939 au 12 août 1940 et obtint la Croix de guerre 1939-1945 et la Légion d’honneur.
      Il entra dans la Résistance en mars 1942 comme agent du réseau de renseignements militaires "Alliance", avec le pseudonyme "Émouchet" et le matricule "F 34". Compte tenu de sa spécialisation il devint dépanneur radio à Villers-Bocage (Calvados), où il s’occupa de la cellule locale avec 8 autres agents. Il travaillait en collaboration avec Robert Douin. Il était également spécialisé dans le relevé de plans.
      Il fut arrêté à son domicile le 17 mars 1944 par les auxiliaires français de la Gestapo et interné à la maison d’arrêt de Caen.
      Le jour du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 et suite au bombardement de la gare de Caen, le chef du SD de Caen, Harald Heynz décida d’éliminer la plupart des prisonniers afin qu’ils ne soient pas libérés par les troupes alliées. Jean Caby fut sorti de sa cellule et conduit ainsi que 86 autres résistants dans une courette du chemin de ronde de la prison où il fut abattu d’une rafale dans la nuque. Les corps des victimes furent inhumés provisoirement dans une cour de la prison. Dès le lendemain 7 juin, les britanniques donnaient le premier assaut à la ville. Le 30 juin devant l’imminence de la prise de la ville, les allemands exhumèrent les corps pour les faire disparaître sans laisser de traces. Ceux-ci furent transportés en camion en un autre lieu à l’ouest de la ville, probablement dans des carrières de calcaire. Selon certains témoignages, ils auraient pu être emmenés près de Rouen, dans la forêt de La Londe, à l’entrée de laquelle une stèle "À la mémoire des victimes du nazisme dans la forêt de La Londe 1940-1944" a été érigée et incinérés dans une carrière en contrebas. Les corps n’ont donc pas été retrouvés pour être identifiés. Des bûcherons ont vu à cet endroit des camions et des soldats allemands, ainsi qu’une épaisse fumée. En même temps, il y avait une odeur de corps qui brûlent. Cela dura deux jours. S’agissait-il des fusillés de Caen ? Le mystère demeure.
      Jean Caby obtint la mention "Mort pour la France" le 15août 1946.
      Son nom figure sur le monument commémoratif des fusillés du 6 juin 1944, à Caen et sur le monument aux morts, à Villers-Bocage (Calvados).
      Une plaque apposée sur le mur d’entrée de la prison de Caen porte l’inscription suivante : « À la mémoire des prisonniers fusillés par les allemands le 6 juin 1944. L’oppresseur en les tuant a cru les faire mourir, il les a immortalisés ».   ( Source :  http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article195117  )  

      Exécutions à la prison de Caen
      Dès l'annonce des débarquements du Jour J en Normandie, le chef de la Gestapo décide d'exécuter tous les prisonniers alliés détenus à la prison de Caen. 87 d'entre eux seront fusillés dans la cour de la prison tout au long de la journée du 6 juin 1944. Leurs corps n'ont jamais été retrouvés.
      À partir de décembre 1943, la répression allemande en Normandie s'intensifie. En six mois, plus de 200 résistants sont arrêtés par la Gestapo, la police secrète allemande. En apprenant la nouvelle des débarquements alliés, le commandant allemand de la prison décide d'appliquer les consignes prévues en cas d'alerte. Il veut envoyer tous les prisonniers de la Gestapo en Allemagne afin d'éviter qu'ils ne tombent aux mains des Alliés. D'autres détenus, en attente d'être jugés par les tribunaux de la Wehrmacht, devront être déportés vers l'Allemagne ou libérés, selon la gravité des accusations qui pèsent contre eux. La Feldkommandantur (quartier général des autorités allemandes) confirme les ordres du commandant Hoffman ; mais la gare de Caen, bombardée par les Alliés, est totalement inutilisable, et les Allemands ne possèdent ni les camions ni le personnel nécessaire pour évacuer les prisonniers en toute sécurité.
      Il est environ huit heures du matin lorsque Harald Heyns, chef de la Gestapo de Caen, arrive à la prison et informe Hoffman que la décision a été prise d'exécuter immédiatement les prisonniers. Du matin à la tombée de la nuit, par groupes de six, 87 prisonniers sont exécutés dans les courettes de la prison. Le quartier des femmes ne sera pas épargné. Une vingtaine de détenus sont transférés à Fresnes. Les corps des fusillés sont enterrés dans la cour dans des tranchées creusées à la hâte et recouvertes de chaux. Fin juin 1944, les Allemands reviennent sur place, exhument les corps et les emmènent dans un lieu qui n'a depuis jamais été découvert.

      Vue intérieure de la prison de Caen. © Mémorial de Caen  

      Le 6 juin 1944, des prisonniers ont été fusillés dans l'une de ces courettes. © Mémorial de Caen   ( Source : Libération route Europe )   Annonce   Le mystère des fusillés de la prison de Caen relancé
      Depuis 73 ans, les historiens locaux recherchent les corps des 83 à 87 Normands fusillés le 6 juin 1944 à la prison de Caen par les Nazis. Révélation d'un témoignage resté de l'un des fossoyeurs de cette tragédie
      Publié le 2 Août 17 à 20:04 Jacques Pignot, l’ami et camarade de l’un des fossoyeurs de Louvigny (©emilesfouda/Liberté de Norma) « Où sont enterrés les fusillés de la prison de Caen ? Pour ne pas laisser des traces de Résistants derrière eux, ils ont été froidement abattus par les Nazis au moment du Débarquement des alliés en 1944. Ensevelis dans un premier temps dans une ou plusieurs fosses communes au cœur de la prison de Caen ». Exhumés dans un deuxième temps, le 29 juin précise Vanina Brière, chercheuse à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, les 70 à 80 résistants – selon l’actualisation des données par la Fondation et la Direction des Anciens Combattants – ont été « enterrés » ou « jetés » quelque part, à l’ouest de la ville, dans un endroit toujours recherché, jusqu’à ce jour ». Depuis peu, un homme a décidé de révéler ce qu’il croyait savoir de cette terrible histoire de guerre, que d’aucuns qualifient même de « crime de guerre ». Il s’agirait d’une double révélation de « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme… ».
      Le trajet a duré 15 à 20 minutes
      Louvigny domaine (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Jacques Pignot, 70 ans, est cet homme. Ancien cheminot, plutôt mécanicien à la retraite, sur la ligne Cherbourg-Caen-Paris, il regardait la télévision chez lui quand un reportage sur les massacres nazis attire soudain sa mémoire. Ce Caennais se rappelle alors une histoire étonnante. Il affirme avoir recueilli les confidences d’un camarade cheminot, qui voulait « peut-être soulager sa conscience ». Cet ami, dénommé Eugène Viez, lui a raconté dans quelles conditions il aurait été réquisitionné par « les Occupants » (les Nazis) pour creuser à la hâte plusieurs tombes, qui pourraient bien être la dernière demeure des « fusillés de la prison de Caen ».
       
      Ce dont se souvient précisément Jacques Pignot est-il de nature à relancer la seule question qui vaille relative à la localisation des corps ? « Je travaillais en équipe avec mon camarade Eugène Viez à la SNCF. Un jour, il m’a dit, « il faut que je te parle ». C’était au moment du Débarquement allié, qui a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 juin et s’est poursuivi pour les Caennais jusqu’aux 9 et 19 juillet dates de la libération de Caen rive gauche puis rive droite.
      Rafle au Trianon
      Eugène VIez raconte alors qu’avec de des jeunes hommes de son âge, « ils assistaient à une séance de cinéma au Trianon – une salle de cinéma qui se trouvait en face de l’Hôtel de Ville – sur l’emplacement actuel de l’ancienne Bibliothèque municipale de Caen. « C’était en début de soirée ». Tout d’un coup, ils ont vu arriver une troupe de soldats dans le cinéma. « Tout le monde dehors, mains sur la tête ! » ordonna un officier allemand. Les jeunes s’exécutent. En ordre et sous bonne garde, ils se dirigent vers la sortie de la salle conformément aux indications de l’officier.
      Dehors, deux camions attendaient. Moteurs ronflants. La vingtaine ? peut-être une trentaine – de jeunes caennais, des « garçons » d’une vingtaine d’années et quelques adultes en rang, devaient monter dans les véhicules militaires, les uns derrière les autres, « sans broncher ». L’embarquement terminé, bâches des camions rabattues, le convoi s’ébranle alors dans les rues de Caen vers une destination ignorée des jeunes raflés. « Ils ne voyaient rien », précise le narrateur. Tout ce qu’ils ont pu noter, c’est le temps mis pour arriver à destination. « Il faisait déjà nuit et le trajet a duré 15 à 20 minutes ».
      Autour d’un château d’eau ?
      Une fois descendus des camions, les soldats allemands leur ont indiqué un emplacement, autour d’une structure qui semblait être un château d’eau non loin d’une bâtisse évoquant une sorte de demeure de maître. Un manoir ? Un château ? Ses dépendances ? En tout état de cause il s’agissait a minima d’une grande propriété, un domaine en bordure d’une forêt imposante.
       
      Les Allemands leur intiment alors l’ordre de creuser des trous… Des tombes en somme, disposées en demi-circulaire autour de ce château d’eau. Ils se sont vus mourir dans l’étape d’après… Angoissante manœuvre qui dura toute la nuit, jusqu’au petit matin. Combien de tombes creusées ? Combien de trous ? Jacques raconte mais ne s’en souvient plus ; si tant est qu’il ait eu cette information. Toujours est-il que, à un moment donné, les soldats allemands leur demandent de tout stopper et de s’en aller. « Allez-vous en ! Maintenant ! Allez ! ».
      Courir la peur au ventre, la rafale aux trousses
      Prison bombardée le 25 juillet 44 (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Sans attendre, ils se sont mis à courir comme des lapins, la peur au ventre, en se disant « ils vont nous tirer dans le dos ». Il fallait s’enfuir. S’enfuir, pour aller où ? Ils l’ignoraient mais couraient toujours en attendant la fameuse rafale qui finalement ne viendra pas. Courir aussi vite que possible, en direction de la forêt s’ouvrant devant eux, jusqu’à disparaître complètement leur a sauvé la vie… Eugène Viez continue son récit à son ami et camarade Jacques. Il pensait avoir reconnu ce domaine, vu un pigeonnier et pas un château d’eau. Quelques années plus tard, il se souvenait avoir pensé retrouver à Louvigny la configuration du trajet effectué à la fin de la guerre. La mémoire du narrateur flanche sur ce point. Les dates ne sont pas précises. Certains détails lui échappent.
      Pendant plusieurs décennies, Eugène Viez et Jacques Pignault ont enfoui dans leur mémoire cette histoire tragique traitant de l’un des massacres perpétrés par les Nazis sur les populations civiles, résistants et autres otages. Viez a eu un fils qui se souvient de cette histoire racontée par son père. À une nuance près, Pignault parle de pigeonnier à la place d’un château d’eau qui ressort de la version du fils, Michel VIEZ, aujourd’hui retraité de l’industrie, Président de la Société de Chasse communale de Fleury-sur-Orne.
      Les vérifications opérées auprès du cadastre à la mairie de Louvigny indiquent qu’il s’agirait bien du château de Louvigny, qui disposait, à 15 ou 20 minutes de Caen, d’une imposante forêt domaniale. Le pigeonnier y figure bien.
      Louvigny : le pigeonnier confondu à un château, de nuit… (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Il en est de même du nombre de fusillés. Vanina Brière, chercheuse à la Fondation de la Mémoire de la Déportation, estime que le nombre exact devrait se situer entre 70 et 80 personnes, si l’on retire les noms de nombreux déportés qui figuraient sur la liste des fusillés. Les historiens Jean Quellien et Yves Lecouturier partageraient les mêmes incertitudes sur le nombre final des « prisonniers assassinés » Qu’importe ! Le vrai débat est ailleurs.
       
      ( Source : Emile S. Fouda. Liberté/Normandie )
         
         
       
    • By Bouchon-Gras 49
      Autre lieu qui vaut le détour et qui est entièrement gratuit à la visite, la batterie de Longue sur Mer, situé entre Port en Bessin et Arromanches.

      La batterie de Longues-sur-Mer (en allemand Marineküstenbatterie Longues-sur-Mer) est l'une des batteries de tir du mur de l'Atlantique, située sur la commune littorale de Longues-sur-Mer dans le Calvados. Le site comprenait 4 canons de marine de 150 mm de longue portée, chacun protégé par une casemate en béton armé, et différentes installations pour les servir et les défendre. Située dans la zone du débarquement allié en Normandie, entre les plages d'Omaha Beach et de Gold Beach, la batterie fut soumise à d'intenses bombardements aériens puis navals l'empêchant d'entrer pleinement en action le jour J et fut prise dès le lendemain par les troupes britanniques. Classée Monument historique, elle est dans un bon état de conservation. Le site est aménagé et est devenu un lieu de passage fréquenté lors des visites des sites du débarquement.


      Situation, construction et composition
      Le MKB de Longues-sur-Mer (code WN 48) se tient au sommet d'une légère crête, à 450 mètres environ du rivage, à mi-chemin entre Port-en-Bessin à l'ouest et Arromanches à l'est et à huit kilomètres au nord de Bayeux.
      Construite à partir de septembre 1943 pour la Kriegsmarine, elle est typique des batteries de défense côtière allemande, elle comprend 4 casemates type Regelbau M272 avec mur et plafond en béton armé de deux mètres d'épaisseur, installées 300 mètres en arrière du haut de la petite la falaise littorale. Chacune abrite une pièce de marine de 150 mm TK C/36(Torpedobootkanone - canon pour destroyers, construit par Škoda à Pilsen) sur affût à pivot central (Mittelpivotlafette - MPL) TL C/36 (Torpedolafette - affût pour destroyer, sorte de tourelle ouverte sur l'arrière). Ces canons de marine avaient une portée qui avoisinait les 20 000 mètres. À l'arrière de chacune des quatre salles de tir se trouvaient deux chambres à munitions, l'une contenant la poudre pour le tir, l'autre les obus.
      Un poste de direction de tir (type Regelbau M262A) situé 300 mètres en avant des casemates, au bord de la falaise littorale, commandait leurs feux. Il était équipé du système de commande de tir alors le plus moderne parmi ceux des batteries de la côte normande. Électrique, il fournissait automatiquement les coordonnées de tir aux canons. Il comptait deux étages, un en hauteur pour l'observation et le calcul de la distance et l'autre plus enterré, pour le suivi des cibles.

      La protection de la batterie fut considérablement améliorée au printemps 1944, dans les efforts menés par le maréchal Rommel dès début 1944 pour renforcer le mur de l'Atlantique en Normandie mais tous les travaux n'étaient pas totalement achevés en juin 1944.
      Outre les casemates, achevées elles en mai 1944, le site disposait d'une protection antiaérienne avec 3 emplacements équipés de Flaks de 20 mm et pour la défense terrestre, de divers petits bunkers et tobrouks ainsi que d'une ceinture de fils barbelés. Des tranchées de protection reliaient les différents installations, permettant une circulation même lorsque les batteries tiraient. Pour les combats de nuit, la batterie disposait d'un projecteur et d'un canon soviétique K390 de 122 mm, pris sur le front de l'Est, et chargé de faire des tirs d'illumination.

      Comme plusieurs autres batteries côtières de la Kriegsmarine situées loin des grands ports (elle dépendait alors du commandement maritime de Cherbourg) et pour harmoniser le commandement de la défense du secteur, elle passa sous le contrôle de l'armée fin 1943. À l'inverse des batteries côtières construites pour la Wehrmacht, la marine avait privilégié pour les siennes l'installation de canons fixes, non transportables et des bunkers plus fermés sur l'arrière (au contraire, par exemple, de la batterie de l'armée à la pointe du Hoc).
      La batterie de Longues-sur-Mer comptait une garnison de 180 hommes. En plus, stationné non loin, un bataillon d'infanterie pouvait renforcer sa défense en cas d'attaque terrestre.
       

      Face au débarquement
      La batterie de Longues-sur-Mer se situa pratiquement à la limite des secteurs de débarquement américain, à l'ouest, et anglo-canadien, à l'est. La portée des 4 canons permettait à la batterie de prendre sous ses feux Omaha Beach et Gold Beach ainsi que les bâtiments au large.
      Comme les autres fortifications du mur de l'Atlantique, elle a subi des bombardements aériens alliés courant 1944 dont deux bombardements massifs la semaine précédant le débarquement. Ces deux raids aériens ne réduisirent pas la capacité des canons mais ils détruisirent le câblage électrique souterrain reliant le poste de tir aux casemates de tir ce qui allait obliger les Allemands, le jour du débarquement, à utiliser des signaux visuels beaucoup moins efficaces pour la direction de leurs tirs.
      Au matin du 6 juin 1944, à 5 h 30, le croiseur britannique HMS Ajax ouvre le feu sur la batterie sans causer de dégâts majeurs. Vers 6 heures, la batterie ouvre le feu sur le HMS Bulolo, navire de commandement allié pour le secteur de Gold Beach, l'obligeant à changer de position. Le HMS Ajax et le HMS Argonaut se rapprochent alors et reprennent leurs tirs contre la batterie allemande. Le feu cesse à 8 h 45, 2 canons ont été mis hors service par tir direct dans l'embrasure de la casemate. Les deux navires ont tiré plus de 179 fois sur la batterie.
      Les soldats allemands mettent à profit ce répit de la matinée pour remettre en fonctionnement et réparer ce qui peut l'être et ouvrent le feu en direction d'Omaha Beach. Ces tirs attirent l'attention du croiseur français Georges Leygues, alors en soutien au difficile débarquement américain sur cette plage qui met hors d'état de tir la batterie qui aura tiré 115 fois dans cette journée. Les servants allemands utiliseront également dans la journée le canon de 122 mm soviétique, pourtant peu protégé, pour tirer sur les plages de Gold et d'Omaha.
      Le lendemain, le bataillon d'infanterie allemand de protection est rappelé sur Bayeux. Dans la matinée, la batterie subit un nouveau bombardement aérien de la RAF et elle est prise en fin de matinée par la compagnie C du 2e régiment du Devonshire sans difficultés face à des Allemands dont la volonté de continuer à se battre avait probablement été largement entamée par les bombardements, la mise hors de combat des canons et l'isolement du reste de l'armée allemande. Les 120 hommes qui restent de la garnison de 180 soldats se rendent

       
      Le poste de direction de tir de la batterie de Longues-sur-Mer, ainsi que les batteries avoisinantes ont servi de décor à l'une des scènes du film Le Jour le plus long, sorti en 1962.


      24 des 60 hectares du site (dont l'emplacement des batteries et du poste de tir) sont la propriété du Conservatoire du littoral.
      Après avoir été inscrite en 1994, la batterie de Longues-sur-Mer a fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques le 25 octobre 2001.

      De nos jours, l'intérêt de cette batterie est dû au bon état de ses bunkers et au fait qu'elle conserve ses pièces de 150 mm d'origine. Le site est un des lieux de passage lors de la visite des sites du débarquement, fréquenté par 500 000 visiteurs par an.






       


      ( Source : Wikipédia )
       
      Adresse : 39 Rue de la Mer, 14400 Longues-sur-Mer     Horaires : Ouvert 24 h/24       Un site incroyable, attention l'hiver, le vent y est glacial.  
    • By Bouchon-Gras 49
      Lieux incontournable lors de la visite des terrains de combats du débarquement de Normandie, le pont Pégasus bridge sur l'Orme, au nord de Caen.

      Pegasus Bridge (pont Pégase) est le nom qu'a reçu, après les opérations du 6 juin 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale, le pont de Bénouville en l'honneur des parachutistes britanniques dont le cheval ailé Pégase était l'emblème. Il est inauguré le 11 mars 1945. Il était situé sur le canal de Caen à la mer, en Normandie. Lors de l'opération Deadstick, élément de l'opération Tonga, le nom de code de la prise du pont était Euston .
       

       
      Sa prise de contrôle par un coup de main des commandos britanniques, arrivés de nuit par planeurs, est un des hauts-faits du débarquement de Normandie le Jour J.
       
      Histoire
            Il s'agit d'un pont basculant du type Scherzer. Initialement construit en 1935, l'original a été remplacé par un nouveau pont similaire mais plus long en 1994 (afin d'accroitre la largeur praticable du canal et de palier l'usure de l'original ; il est inauguré lors du cinquantième anniversaire du débarquement de Normandie). La longueur de la travée basculante est de 45,70 m. Le pont porte la route départementale D 514.
      L'ancien pont, qui avait déjà été rallongé et dont le plancher avait été retiré, reste visible au Musée de l'Aspeg Pegasus Bridge & Batterie de Merville situé entre le canal et l'Orne.

      Il doit ce surnom à un commando de la 6th Airborne Division (6e division aéroportée britannique) qui portait le nom et l'emblème du Pégase et qui était chargé de sa prise sous les ordres du major John Howard dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, dans la mesure où il représentait un objectif stratégique : détruit, il aurait isolé et privé de ravitaillement la division aéroportée britannique parachutée à l'est des plages du Débarquement ; resté aux mains des Allemands, il leur aurait permis de lancer une contre-attaque de chars d'assaut vers les plages. Avant l'opération, John Howard a entraîné ses hommes sur un terrain anglais à échelle réelle, avec des bandes blanches pour figurer l'Orne, le canal et plusieurs ponts.

      Les soldats sont transportés par trois planeurs Horsa (ce qui permet d'être silencieux et de gagner du temps lors de l'atterrissage, a contrario des parachutistes qui doivent se rassembler une fois au sol) et décollent d'Angleterre à 23h00 le 5 juin 1944. Jim Wallwork, pilote du premier planeur embarquant le major John Howard, réussit à se poser le 6 juin 1944 à 00h16 à 47 mètres du pont et sans se faire remarquer par les soldats allemands gardant le pont. Les deux autres planeurs suivent et se posent à proximité du premier respectivement à 00h17 et 00h18. Trois autres planeurs portaient un autre commando qui devait prendre le deuxième pont sur l'Orne. Chaque planeur transportait environ trente hommes. Pendant cette opération, Herbert Denham Brotheridge, fut le premier soldat allié mort au combat le jour J et quatorze furent blessés.
      Il s'agit des premiers soldats alliés du débarquement de Normandie à fouler le sol français.

      Le piper Bill Millin a participé à la prise du pont, armé de sa seule cornemuse écossaise, parmi les renforts débarqués à Sword Beach. Des soldats alliés auraient traversé le pont au son de son instrument peu après 12 h, le feu entre les soldats britanniques et allemands cessant, puis reprenant à son passage au son de Blue bonnets over the border4. Cet épisode, ainsi immortalisé par le film Le Jour le plus long, n'est pas réellement confirmé par Bill Millin qui aurait à peine eu le temps de commencer à jouer à la fin de la traversée. C'est le pont Euston 2 chevauchant l'Orne, deux cents mètres plus loin, qui aurait été franchi au son de sa cornemuse.

      Le café Gondrée, situé à 20 m du Pegasus Bridge où se trouvaient Thérèse et Georges Gondrée, est la première maison de France continentale à avoir été libérée. Ce café est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1987 (puis 1993). La plaque commémorant l'authenticité de cet événement a été inaugurée en juin 1954. Cependant, l'historien Norbert Hugedé, affirme dans son ouvrage consacré à l'opération Deadstick que c'est la maison située en face et appartenant à Louis Picot qui a été contrôlée la première lors des combats. La maison Gondrée n'aurait ouvert ses portes aux soldats alliés qu'au petit matin du Jour J.

      L’ensemble du site Pegasus Bridge (pont et ses abords), à cheval sur les communes de Bénouville et Ranville a été inscrit en 1972 puis classé en 2010 en tant que site naturel classé. En 2006, 11 parcelles pour un total de 10,5 ha ont été affectées au conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres.
      Peu avant la mise en place du nouveau pont à bascule en 1994, des travaux ont été nécessaires pour l'entretien des berges du Canal de l'Orne. Un canon antichar, situé à proximité du pont et appartenant à l'ancien point d'appui allemand codé Widerstandsnest 13 (abrégé en Wn 13), a été déplacé d'une dizaine de mètres pour l'éloigner de la berge. Il n'est plus aujourd'hui à son emplacement initial.
       
      Musée

      En 1974, un bâtiment annexé au café fut le premier musée du Pegasus Bridge. Celui-ci est désormais remplacé par le Mémorial Pegasus. Inauguré le 4 juin 2000 par S.A.R. le Prince Charles d’Angleterre, ce musée a été réalisé en quelques mois sous l’égide du Comité du Débarquement présidé par l’Amiral Brac de La Perrière, et conformément à la volonté de Raymond Triboulet Président fondateur.

      Inauguration par le Prince Charles.
       
         
                                                                                                                                                                Mémorial de Pegasus Bridge
      Avenue du Major Howard 14860 Ranville
      Tél. 02.31.78.19.44.
      fax. 02.31.78.19.42.
      e-mail : memorial.pegasus@wanadoo.fr
       

      Visites
      Le mémorial Pegasus est ouvert tous les jours sauf en décembre et en janvier. Les visites guidées (en français ou en anglais) sont organisées sur réservation.
       
      Accès
      A cinq kilomètres d'Ouistreham, par la bretelle Ranville/Cabourg. 
                 









       
       
       
       
       

      Un petit moment d'émotion pour moi en voyant la cornemuse de Bill Millin, ayant eu la chance le rencontrer  à Caen.

      Bill Millin, connu sous le surnom de « Piper Bill », né le 14 juillet 1922 à Regina en Saskatchewan et mort le 17 août 2010 à Torquay, est un soldat britannique. Il était le joueur de cornemuse personnel de Lord Lovat, commandant de la 1ʳᵉ Brigade spéciale britannique le Jour J, lors du débarquement de Normandie.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Millin
       
    • By Bouchon-Gras 49
      La batterie de Merville est l'une des batteries côtières du mur de l'Atlantique, construite par l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Située sur la commune de Merville dans le Calvados, à 2 km de la mer et orientée vers la baie de l'Orne, elle fut désignée par le haut Commandement allié comme l'un des objectifs prioritaires et vitaux du jour J. débarquement de Normandie. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, elle sera l'objet d'un inimaginable assaut et sa prise par 150 hommes du 9e bataillon des parachutistes britanniques (6th Airborne division) est l'un des exploits du jour J.
       

      Dès 1969, l'idée de préserver cette batterie revient à Françoise Gondrée et au général Sir Richard Gale, ancien commandant de la 6e division aéroportée britannique, Fondateur, Président de l'Aspeg, Musée de Pegasus Bridge. En 1977, Françoise Gondrée fait racheter les terrains par le Conservatoire du Littoral en vue de restaurer la Batterie et l'idée d'avoir une antenne de l'Aspeg en Grande-Bretagne"Assault Airborne Normandy", le Général Michael Gray. est désigné par l'Aspeg pour assurer la coordination. Elle est d'ailleurs classée au titre des monuments historiques depuis le 25 octobre 2001.Sur près de 5 hectares, ce site-musée parfaitement authentique est ce qu'il était au matin du 6 juin, accueille chaque année près de 60 000 visiteurs qui veulent marcher dans la trace des héros. Depuis 2008, un Douglas C-47 Skytrain américain, le SNAFU Special (classé monument historique le 27 février 2014[réf. nécessaire]) un avion emblématique des troupes aéroportées est exposé sur site. Le musée est géré depuis trente ans par l'association franco-britannique de gestion du musée de la batterie de Merville qui compte à parité parmi ses administrateurs des représentants de l'AAN et du conseil municipal ainsi que les membres de l'association. Celle-ci est présidée depuis 1989 par Olivier PAZ qui a été distingué comme membre de l'Ordre de l'Empire Britannique en 2006

      Aujourd'hui, sur un site préservé de plusieurs hectares, l’association de la Batterie de Merville vous propose un parcours pédagogique, la visite de 4 bunkers aménagés en musée et la visite d'un Dakota, avion mythique ayant participé au débarquement en Normandie. Revivez la neutralisation de la batterie grâce à un son et lumières dans la casemate n°1, restée à son état d'origine à l'aube du 6 juin 44. Toutes les 20 minutes, sons, odeurs et lumières vous plongent dans la prise de la batterie de Merville.
       

      Tarifs
      Tarif de base - Adulte Plein tarif : 6,50€
      Tarif enfant : 3,50€ (6 à 14 ans)
      Tarif réduit
      Tarif groupe adulte
      Tarif groupe scolaire
      Tarif groupe autre
       

      Description
      La batterie de Merville était l'une des batteries côtières de tir longue portée disposées le long du littoral normand, plus ou moins en retrait de celui-ci. La batterie était constituée de quatre grosses casemates prévues pour abriter des canons longue portée de 150 mm (il se révélera qu'elles n'abritaient que des canons Škoda datant de la première guerre mondiale et d'un calibre de 100 mm). Batterie d'artillerie hippomobile au début 1941, elle doit se protéger des attaques aériennes à compter du printemps 42. L'organisation Todt, chargée de l'édification du mur de l'Atlantique, planifie la construction des casemates août 1942 (pour les casemates 1 et 2) et à mai 1944 (pour les casemates 3 et 4). Bien dissimulées du repérage aérien, celles-ci étaient prolongées par deux ailes en béton pour protéger l'embrasure des bombardements. Dans le même temps, furent construits soutes à munitions, abris, poste de commandement souterrain avec périscope et de multiples tranchées bétonnées1. L'ensemble était protégé par deux ceintures de barbelés hautes de 2 mètres et larges de 4 mètres et par un champ de mines. Il est à noter qu'il s'agissait d'une batterie « aveugle ». Ces cibles potentielles étaient connues sous des noms de code et les angles de visée et quantités de poudre préétablis. Un poste d'observation à Franceville sur le rivage relié à la batterie par téléphone permettait de préciser et de rectifier les tirs.

      Attaque aéroportée
      Menaçant le secteur de débarquement de Sword Beach et toujours opérationnelle en dépit de plusieurs raids aériens, il fut décidé de la neutraliser par un bombardement aérien intense suivi d'une opération aéroportée dans la nuit précédant le débarquement. Cette opération fut confiée au lieutenant-colonel Terence Otway, à la tête du 9e bataillon parachutiste de la 6e division aéroportée britannique. Mais le plan complexe élaboré par Otway ne se déroula pas du tout comme prévu.

      Le plan
      Un lourd bombardement aérien par une centaine de Lancaster et de Halifax de la Royal Air Force devait intervenir à 0 h 30, quelques heures avant l'opération aéroportée. Les bombardiers devaient essayer de détruire la position ou au moins d'infliger des dégâts considérables à ses défenses, facilitant ainsi l'action des troupes aéroportées. Quatre hommes devaient être parachutés avant ce bombardement non loin de la batterie puis une fois le bombardement effectué s'en approcher et nettoyer discrètement un passage au travers des barbelés et des mines.
      À 0 h 50, le gros du 9e bataillon parachutiste toucherait le sol et devait atteindre la batterie vers 4 h. Avec eux, se trouveraient des soldats du 591e escadron parachutiste des Royal Engineers, les troupes de génie britannique, et une pléthore d'équipements dont des dispositifs anti-mines, des torpilles Bangalore contre les barbelés et deux canons de la 4e batterie anti-tank aéroportée, qui seraient utilisés pour détruire les portes blindées d'accès aux casemates.
      À 4 h 30, l'escadron no 4 devait faire une attaque de diversion à la porte principale tandis que deux groupes de tireurs d'élite devaient faire feu sur les troupes ennemies occupant les différents emplacements de tir : canons, nids de mitrailleuses et tours antiaériennes. Ensuite trois planeurs Horsa transportant le gros de la compagnie A du bataillon et des troupes supplémentaires du génie devaient se poser à l'intérieur même de l'enceinte de la batterie et leurs troupes attaquer chacune des casemates à la mitraillette et au lance-flammes. Au même moment la compagnie C procèderait à l'assaut par les passages nettoyés dans les champs de mines, rapidement suivie par le reste de la compagnie A puis de la compagnie B.

      En cas d'échec ou si aucun signal du succès de l'opération aéroportée n'était reçu, le croiseur léger britannique HMS Arethusa croisant au large ouvrirait le feu sur la batterie à 5 h 30 précise.

      L'opération
      À cause d'erreurs de navigation (confusion entre le cours de l'Orne et celui de la Dives), d'un ciel bas, du nuage de poussière dégagé par le bombardement intense sur la Batterie et de pathfinders lâchés dans une mauvaise direction et qui furent incapables de marquer la zone de largage, les parachutistes du 9e bataillon se trouvèrent dispersés jusqu'à 16 km de la zone. Le lieutenant-colonel Otway attendit au point de rendez-vous mais vers 2 h 50 seuls 150 des 600 hommes étaient arrivés. Aucun des jeeps, canons anti-chars, mortiers, détecteurs de mines, personnel médical, sapeurs ou personnes responsables de la liaison navale n'était arrivé. Comme l'a dit lui-même Otway, « nous n'avions presque rien... Si ce n'est un sacré groupe d'hommes ! »
      Le temps pressant, Otway se résolut en dépit du pessimisme ambiant à attaquer avec les troupes dont il disposait. Quand le 9e bataillon arriva sur la batterie, il trouva le groupe de reconnaissance de 4 hommes qui avait, lui, réussi sa mission, ayant étudié les positions allemandes et nettoyé quatre passages à travers le champ de mines. Le bombardement de la RAF avait complètement raté sa cible, les avions lâchant leurs bombes trop au sud, n'avait infligé que peu de dégâts à la batterie et à ses défenses mais avait manqué de tuer le groupe de reconnaissance.
      Vers 4 h 30, le bataillon fut réorganisé en 4 groupes d'assaut, menés par le major Parry et comprenant les compagnies A et C, qui allaient opérer en passant par deux des chemins ouverts à travers le champ de mines. Alors qu'ils se regroupaient, ils furent repérés et 6 mitrailleuses allemandes ouvrirent le feu sur le flanc du bataillon. Un petit groupe de parachutistes mené par le sergent Knight engagea alors trois des mitrailleuses près de la porte principale, chargeant leurs servants allemands à la baïonnette et à la grenade, tandis que la seule mitrailleuse disponible, une Vickers, engageait le feu sur l'autre flanc. Knight mena alors son groupe aux abords de la porte principale, improvisant une diversion en attaquant et tirant avec tout ce dont il disposait, ce qui focalisa momentanément l'attention et la riposte des Allemands.
      Pendant ce temps, deux des planeurs d'assaut approchaient de la batterie, le troisième avait rompu son attache au-dessus de l'Angleterre. Ils devaient être guidés depuis le sol par des balises Eureka mais aucune d'elles n'ayant pu être récupérée lors du parachutage, les pilotes devraient donc atterrir à vue. Mais celle-ci était réduite par les nuages et la fumée due au bombardement. L'un des planeurs confondit le village de Gonneville, bombardé par la RAF et en feu, à 3 km de leur objectif, avec celui de Merville. À la vue des flammes, le pilote pensa que la cible avait été détruite et atterrit bien au-delà. Le second trouva la batterie mais alors qu'il faisait son approche finale, il fut ciblé et tiré par un canon antiaérien de 20 mm, blessant quatre des hommes à l'intérieur et détournant le planeur de sa course qui alla se poser très brutalement 700 mètres au-delà. Le planeur était à l'état d'épave et plusieurs hommes furent blessés dans l'accident. Cependant ils débarquèrent à temps pour repérer et attaquer par surprise des Allemands qui se dirigeaient vers la batterie.
      Alors que les planeurs s'approchaient, Otway donna l'ordre d'attaquer en hurlant « Get in, Get in », injonction reprise par les parachutistes. Il n'y avait pas de torpilles Bangalore pour ouvrir les barbelés et les premiers hommes se jetèrent dessus et ainsi de suite jusqu'à former des ponts humains sur lesquels les suivants coururent pour pénétrer dans la batterie. Les groupes d'assaut chargèrent. Dans l'obscurité, les passages marqués dans le champ de mines n'étaient pas clairement visibles et certains hommes s'en écartèrent et marchèrent sur des mines. Trois canons allemands firent feu sur les groupes d'assaut mais ils furent engagés par les mitrailleurs du bataillon et les tireurs d'élite. Au milieu du feu ennemi et de l'explosion des mines, les parachutistes tiraient à la mitraillette à la volée et lançaient des grenades sur tous les points fortifiés qu'ils rencontraient tout en chargeant vers les casemates. Au départ prise par surprise, la garnison allemande se reprit rapidement, en premier lieu en tirant des fusées éclairantes dans le ciel pour illuminer la zone, puis en menant un bombardement d'artillerie au-delà de la ceinture de barbelés et même en organisant un tir d'une batterie allemande de Cabourg vers le champ de mines.

      Otway ordonna à ses réserves de s'occuper des derniers canons allemands qui tiraient sur les groupes d'assaut, qui commençaient alors à forcer les casemates et engageaient un combat au corps à corps avec leurs défenseurs. Les canons devaient initialement être détruits avec des explosifs spéciaux, mais ceux-ci n'avaient pu être récupérés lors du parachutage. Ils furent donc mis hors d'usage un par un en utilisant les bombes Gammon anti-chars que chaque parachutiste avait avec lui. Le combat commença à diminuer d'intensité au fur et à mesure que la garnison allemande faiblissait et à 5 h 00 il était terminé. Partout à l'intérieur et autour de la batterie se trouvaient allongés des morts et des blessés des deux camps. La garnison allemande comprenait environ 50 hommes mais à la fin du combat, six soldats seulement étaient encore en état de combattre, une trentaine blessés, et le reste morts. Sur les 150 parachutistes britanniques ayant mené l'assaut, 65 furent tués ou blessés.
      La destruction des canons, même s'il ne s'agissait que de 100 mm à la menace moindre que les calibres de 150 mm attendus, permit néanmoins de sauver de nombreuses vies sur les plages. L'assaut sur la batterie de Merville, par une petite force aéroportée mal équipée, restera l'un des exploits du jour J et l'un des faits de gloire du régiment parachutiste britannique.
      Dans les 48 heures qui suivront, les Allemands seront de retour dans la batterie et deux canons engageront le feu contre les plages. Mais pendant les heures critiques des premières heures du débarquement, la batterie de Merville aura été réduite au silence.

      ( Source : Wikipédia )
       
      Je vous recommande ce lieu, qui mêle, lieux de commémoration, de souvenirs et d'Histoire.
      Le son et lumière dans un blockhaus est impressionnant, à éviter pour les petits enfants, les personnes fragiles et claustrophobes.
      Le film ne rend pas aussi bien que la réalité, le bruit des bombardement et des tirs sont costaud, puis la fumé envahi l'espace, le tout avec les ordres en allemand.


      Quand au Dakota, qui si vous tombez le bon jour, vous aurez comme moi peut être la chance de pouvoir monter à bord.
       
       
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    • Bonjour,   Voici la liste complète de l'équipement individuel du combattant. Les couteaux sont déjà en dotations, de même que le treillis F3, dans beaucoup d'unités il me semble. Les HK416 et la SMB se déploient peu à peu. Je n'ai jamais vu de ponchos en revanche. Pour le reste, j'ai vu des soldats en OPEX avec des lunettes balistiques, je ne sais pas si ce sont d'anciens modèles ou non. 
    • Merci pour votre conseil 🙏
    • Bonsoir, Je suis à la recherche d'informations, d'avis, de remarques concernant l'Eurocorps et surtout concernant l'intégration d'un poste au sein de cette unité après un passage aux ESCC. A ce sujet, je me pose la question suivante: est-il possible d'intégrer cette unité après sa formation aux ESCC? Est-il possible d'y faire toute sa carrière ? Les opérations sont-elles nombreuses ? J'ai pu entendre que les militaires de l'eurocorps n'étaient pas très mobiles... est-ce vraiment le cas ? Par ailleurs, concernant cette unité, je souhaiterais avoir des avis. En effet, si j'ai la chance d'intégrer cette Ecole (voie EOFIA) et d'ensuite pouvoir choisir un poste, je serais attirée par des postes internationaux, franco-allemands etc... Un poste d'en cette unité pourrait-il être une bonne alternative ?   J'attends vos retours avec impatience !!
    • Le général Charles GIBON-GUILHEM. Louis Charles Émile Gibon-Guilhem (1862-1945) était un général de brigade d'infanterie français né à Rueil-Malmaison (Hauts-de Seine) Le général Gibon-Guilhem est décédé à Paris le 10 juin 1945.   Louis Charles Gibon est né le 23 janvier 1862 dans une famille française de longue tradition militaire qui a pris son origine en Bretagne , en France. Il était le fils du général de brigade Émile Armand Gibon (1813-1870), décédé pour la France alors que Louis Charles n'avait que 8 ans. Son grand-père Jean Gibon (1775-1842) était également un colonel très décoré, commandant de la Légion d'honneur et chevalier de l'Empire. Après la mort de son père, sa mère écossaise Elen Ord est retournée en Grande-Bretagne (son pays d'origine) pour ne plus jamais être vue par ses enfants. Louis Charles a été laissé avec ses frères et sœurs sous la garde du général Charles Nicolas Lacretelle (un ami de son père) et de son épouse Valérie Marie Guilhem. Plus tard, à l'âge de 46 ans, et par jugement du 12 novembre 1908 du tribunal civil d' Angers, il fut officiellement adopté par Valérie Marie récemment veuve. Comme indiqué sur son acte de naissance [1], son nom a ensuite été modifié en Louis Charles Emile Gibon-Guilhem.   Louis Charles rejoint l'armée le 25 octobre 1882 et entre comme cadet dans la célèbre Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (promotion "Pavillons Noirs") dont il sort diplômé en 1884 (avec le rang 97 sur 406). 1885 - Le 12 février, le lieutenant Gibon rejoint le 1er régiment de Zouave à Salon et est envoyé en Algérie 2 jours plus tard. 1888 - Le 29 février, il rejoint le 4e Régiment Tirailleur Algérien à Sousse . Le 11 septembre, Gibon est envoyé le 3e Tirailleur Algérien basé en Tunisie. Après 9 ans en Afrique du Nord, Gibon revient en France métropolitaine le 31 mai 1894. 1894-1896 Gibon rejoint le 65th Infantry Regiment 1896-1897 Le 9 décembre, Gibon devient attaché du général Lannes commandant la 21e division d'infanterie (France) du 11e corps d'armée. 1898-1900 Instructeur à l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr il sera ensuite expulsé de l'académie pour insubordination avant de rejoindre le 62e IR 1901-1902 Gibon s'entraîne au 28th Artillery Regiment pour apprendre les tactiques d'artillerie. 1907 - Le 24 décembre, Gibon devient commandant de bataillon du 115th Infantry Regiment à Mamers . 1911 - Le 26 octobre, le commandant du bataillon Gibon-Guilhem prend le commandement du prestigieux 8e bataillon " Chasseur-à-Pied " à Amiens. 1913 Le lieutenant-colonel Gibon-Guilhem est envoyé au 39th Infantry Regiment à Rouen 1914-1918 Le 3 août 1914, la guerre est déclarée entre la France et l'Allemagne. Le colonel Gibon-Guilhem prend le commandement du 39th Infantry Regiment. [2] Ce sera le plus long commandement jusqu'à la fin de la guerre. 1916-1917 Le colonel Gibon-Guilhem commande le 39th IR à Verdun et est observé pendant le combat. 1918 Le colonel Gibon-Guilhem emmène la 39 IR à la bataille de la Somme . Malgré plusieurs citations, récompenses, médailles et recommandations, Gibon-Guilhem ne sera pas promu général avant la fin du conflit. 1918-1919 Commandant de l'infanterie de la 21e division 1919-1920 Le général Gibon-Guilhem prend le commandement de la 42e brigade d'infanterie 1920 Commandant des subdivisions des régions de Fontenay-le-Comte et de La Roche-sur-Yon 1920-1921 Commandant du 1st Subdivision Group de la 11th Army Corp. 1921-1922 Réserve Le 23 janvier 1922, le général Gibon-Guilhem prendra sa retraite militaire pour vivre à Paris jusqu'en 1945. Distingué mais simple, il était connu pour être un homme respecté par ses ennemis pour ses qualités, aimé de ses soldats pour son humanité, apprécié de ses ses collègues pour sa gentillesse et sa compétence et hautement considéré par ses supérieurs pour son courage et ses capacités militaires zélées au combat.   ( Source : Wikipédia  https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://en.wikipedia.org/wiki/Louis_Charles_%C3%89mile_Gibon-Guilhem&prev=search   )
    • Hautement décoré, le général de corps aérien Yves EZANNO. Yves Ezanno (Clamart, 14 juillet 1912 - Nice, 20 octobre 1996) Avant-guerre Il intègre ensuite une préparation militaire supérieure à l'issue de laquelle il entre à l'école des officiers de réserve d'Avord le 15 octobre 1936. En avril 1937, après avoir obtenu un brevet d'observateur et été promu sous-lieutenant, il est affecté à la 21e escadre de bombardement1. Breveté pilote en avril 1939, il est promu lieutenant et muté à l'école de pilotage no 101 de Saint-Cyr-l'École où il exerce la fonction d'officier instructeur de tir. Seconde guerre mondiale En 1940, lors de l'invasion allemande, l'école se replie sur Royan. Entendant le maréchal Pétain annoncer à la radio l'armistice à venir, il décide de poursuivre le combat et s'envole vers l'Angleterre avec plusieurs de ses camarades dont le futur ministre de la défense Jacques Soufflet. Engagé dans les Forces françaises libres dès leur création, il effectue un stage sur Spitfire avant d'être projeté en Afrique où il participe à l'expédition de Dakar. Il débarque en octobre 1940 au Cameroun puis, au sein du Groupe Mixte de Combat no 1 du lieutenant-colonel de Marmier dont il commande la 4e escadrille, il opère au-dessus du Gabon. Au début de l'année 1941, il remplace le lieutenant Guigonis à la tête du détachement chargé de la surveillance anti-sous-marine au Gabon et au Moyen-Congo puis il rejoint le Squadron no 39 britannique dans lequel il est affecté à la 2de escadrille française de bombardement1. Avec cette unité, il combat au-dessus de la Libye. En septembre 1941, Yves Ezanno est muté dans l'escadrille "Nancy" du Groupe de bombardement Lorraine tout juste créé. Toujours en Libye dans le cadre de la guerre du désert, il réalise 43 missions dans les cieux de Sidi-Rezegh, Benghazi, Agebadia et du col d'Halfaya. En février 1942, alors que le groupe Lorraine est placé en repos, il désire ne pas faire de pause dans les combats et se fait muter au Groupe de chasse Alsace dont il prend le commandement de l'escadrille "Strasbourg" après avoir été promu capitaine. A la tête de celle-ci, il continue les missions au-dessus de l'Afrique du nord, participant notamment à la première bataille d'El Alamein. En octobre 1942, le groupe de chasse Alsace est déplacé en Angleterre en vue des entraînements préparatoires aux futures offensives en Europe. En mars 1943, il est formé sur bombardier Douglas A-20 Havoc, ce qui lui donne l'occasion de retrouver brièvement son ancien groupe de bombardement Lorraine dont il commande pendant trois mois l'escadrille "Metz". Affecté ensuite dans une Operational Training Unit, il apprend le maniement du Hawker Typhoon puis rejoint les rangs du Fighter Squadron no 198 de la Royal Air Force dont il prend le commandement trois mois plus tard. Le 28 mai 1944, il parvient à détruire un poste d'état-major allemand puis s'illustre à nouveau le 6 juin 1944 lorsqu'il soutient depuis les airs les troupes du débarquement de Normandie en s'attaquant aux chars et véhicules blindés ennemis. Par la suite, il continue les missions au-dessus de la Normandie à Lisieux, Cherbourg, Caen, Mortain et Falaise. Il suit ensuite la progression des troupes alliées et se trouve au-dessus de Dunkerque puis des Pays-Bas. Le 4 novembre 1944, dans le ciel de Walcheren, son avion est abattu. Malgré ses blessures, il parvient à rejoindre ses lignes mais son état physique le rend indisponible pour le combat jusqu'en février 1945. Après-guerre Yves Ezanno prend le commandement de l'école de chasse de Meknès en juin 1945 puis se voit promu lieutenant-colonel en septembre. Désigné inspecteur de l'aviation de chasse entre 1949 et 1952, il est engagé en Indochine et en Corée. De retour en France, passé colonel, il devient le commandant de la Base aérienne 113 Saint-Dizier-Robinson puis rejoint les rangs du SHAPE où il est chef des opérations de la 4th Tactical Air Force. De 1957 à 1959, il prend part à la guerre d'Algérie, commandant notamment le Groupe aérien tactique no 2 dans la région d'Oran. Durant cette période, il est nommé général de brigade aérienne. De retour dans les rangs de l'OTAN en 1960, il y exerce la fonction de sous-chef d'état-major de la section opérations et entraînements puis part à Washington en tant qu'adjoint au chef de la délégation française du groupe permanent du pacte Atlantique après avoir été promu général de division aérienne. A nouveau promu au rang de général de corps aérien en 1962, il occupe le poste de commandant de la défense aérienne française à la base de Taverny à partir de mars 1964. Il est ainsi successivement en contact à Washington avec Xavier Deniau puis à Taverny travaille sous le commandement de Michel Giraud. Dans le même temps, il est appelé à siéger au Conseil Supérieur de l'Air. Atteint par la limite d'âge en 1967, il quitte le service actif avec plus de 5200 heures de vol et 412 missions de guerre. Restant cependant dans le milieu aéronautique, Yves Ezanno devient Président-directeur général de l'Office français d'exportation de matériel aéronautique. Il en devient Président d'honneur en 1979. Membre du conseil de l'Ordre national de la Légion d'Honneur de 1968 à 1979 et du conseil de l'Ordre national de la Libération depuis 1969, Yves Ezanno meurt le 20 octobre 1996 à Nice et est inhumé à Aix-en-Provence. ( Source : Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Ezanno  )   Décorations Grand-Croix de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Croix de Guerre 1939-1945 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Croix de la Valeur militaire Croix du combattant volontaire Croix du combattant volontaire de la Résistance Médaille de l'Aéronautique Croix du combattant Médaille coloniale Avec agrafe "Libye" Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre Distinguished Flying Cross "with Bar" (Royaume-Uni) Africa Star (Royaume-Uni) Distinguished Flying Cross (États-Unis) Croix de Guerre (Belgique) Ordre de l'Aigle blanc (Serbie) Commandeur de l'Ordre du Ouissam Alaouite (Maroc)  
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