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Le village martyr d'Oradour sur Glane.


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Massacre d'Oradour-sur-Glane

Le massacre d’Oradour-sur-Glane est la destruction, le 10 juin 1944, de ce village de la Haute-Vienne, situé à environ vingt kilomètres au nord-ouest de Limoges, et le massacre de sa population (642 victimes), par un détachement du 1er bataillon du 4e régiment de Panzergrenadier « Der Führer » appartenant à la Panzerdivision « Das Reich » de la Waffen-SS. Il s'agit du plus grand massacre de civils commis en France par les armées allemandes

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Situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Limoges, Oradour n'est en cette première moitié du XXe siècle qu'un bourg, un village de marché. Le samedi, de nombreux habitants de Limoges viennent y faire leurs provisions, en empruntant le tramway de Limoges dont le trajet dure un peu plus d'une heure. En 1936, le territoire de la commune compte 1 574 habitants, dont 330 dans le village même. « Qu'est-ce donc que cet Oradour qui baigne paisiblement dans sa campagne verdoyante ? Simplement un village de moyenne importance. Il est modeste et vit sans bruit, sans éclat ».

 

De 1939 à 1944, la population d'Oradour augmente en raison de l'arrivée de réfugiés, en trois vagues successives, puis de manière diffuse. Début 1939, arrivent des républicains espagnols, vaincus du franquisme, anarchistes, communistes ou socialistes, dont 22 sont encore présents fin 1943. En , c'est au tour des populations évacuées d'Alsace pour les préserver des combats, mais elles sont plutôt mal accueillies et prennent en majorité le chemin du retour à l'été 1940. La troisième vague, en , est constituée d'environ 80 personnes expulsées de Lorraine, dont une partie a été annexée au Reich. En outre, à partir de la défaite française (), et jusqu'en , arrivent peu à peu des réfugiés du Nord et du Pas-de-Calais, de Montpellier et d'Avignon, des Juifs de la région parisienne, de Meurthe-et-Moselle ou de Bayonne. En , le village compte un millier d'habitants, essentiellement à la suite de ces afflux de réfugiés.

La présence allemande dans la région ne date que de 1942, après l'occupation de la zone libre, au printemps 1944, l'occupation n'y semble toujours pas pesante : « Autour de nous proprement dit, pas grand-chose, pas grand-chose. On ne voit rien à part ce . Je crois que c'est en 1942, où les Allemands […] ont envahi la zone libre. On ne les a pas tellement vus, les Allemands à Oradour. On ne les a jamais vus, à part le ». « La commune n'a pas vu le sang couler et, somme toute, l’occupant ne lui a pas infligé de souffrances directes ».

 

À son arrivée en France, la « Das Reich » possède les caractéristiques communes aux unités responsables de massacre sur le front de l'Est : ses membres sont imprégnés par l'idéologie nationale-socialiste, elle a combattu sur le front de l'Est, se perçoit comme une unité militaire d'élite et a déjà participé à des opérations de lutte contre les partisans. Ses soldats « ont traversé « l'univers moral » de la guerre à l'Est, fait de cruauté envers la population et de brutalités exercées par les officiers sur les hommes de troupe ; peines collectives, massacre de populations, destruction d'habitations et incendie de villages faisaient partie des moyens considérés comme « normaux » de la répression appliquée aux maquis ».

 

Le lendemain du débarquement, , la « Das Reich » reçoit deux ordres contradictoires du commandement suprême à l'Ouest : le premier lui donne instruction de rejoindre la Normandie, le second d'intervenir contre la Résistance dans la zone de Tulle-Limoges. Cette ambiguïté est levée par deux ordres reçus le 8 et , qui précisent que l'essentiel de la division doit être retiré des engagements en cours avant le à 12 h pour rejoindre le front de Normandie.

 

LE MASSACRE :

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Un kilomètre avant l'arrivée au village, la colonne s'arrête pour la distribution des ordres aux officiers et sous-officiers. Un premier groupe de cinq à huit véhicules entre dans le village par l'est, en empruntant le pont de la Glane, vers 13 h 45 : à ce moment, l'encerclement du village est déjà effectué par 120 hommes environ. Selon un des témoins, Clément Boussardier, qui assiste au passage des camions et des automitrailleuses à chenilles, « les hommes étaient tous armés soit de mousquetons, de fusils mitrailleurs ou de mitraillettes. Ils dirigeaient leurs armes en direction des maisons. […] Les Allemands étaient en tenue bariolée et leur attitude de tireur, prêt à faire feu, avait impressionné ». Ce déploiement de forces ne suscite aucune panique, ni appréhension particulière : si le pharmacien et d'autres commerçants baissent leurs stores métalliques, le coiffeur va s'acheter du tabac pendant que son commis s'occupe d'un client. Les habitants du bourg, qui n'avaient pratiquement jamais vu d'Allemands, regardaient arriver les SS sans plaisir, certes, mais avec plus de curiosité que de crainte.

Cependant, « de nombreux habitants tentèrent de s'enfuir ou de se cacher », entre 130 et 150, ce qui dénote un courage certain car « il fallait avoir une expérience de la peur et une motivation forte pour ne pas obéir aux ordres SS ».

 

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Convoqué par le commandant Adolf Diekmann, le docteur Desourteaux, président de la délégation spéciale désigné par le régime de Vichy qui fait office de maire, fait appel au crieur public pour ordonner aux habitants et aux personnes de passage au bourg, particulièrement nombreuses en raison d'une distribution de viande et de tabac, de rejoindre le champ de foire ; la majorité de la population obéit aux ordres persuadée qu'il s'agit d'un contrôle de routine.

Les SS forcent les habitants de la périphérie à aller vers le centre en direction de la place du champ de foire. Le rabattage est systématique et concerne tous les habitants.

La rafle inclut également les quatre écoles de la commune, soit 191 enfants, 2 instituteurs et 5 institutrices : bien que l'on soit un samedi après-midi, les enfants sont rassemblés dans les écoles, en raison d'une visite médicale ; elle concerne également les habitants des fermes et maisons situées à l'extérieur du bourg.

Le rassemblement des habitants achevé vers 14 h 45, Vers 15 h, les femmes et les enfants sont conduits dans l'église après des scènes d'adieux déchirantes.

Après une heure d'attente, les hommes sont conduits dans divers locaux repérés par les SS. Vers 15 h 40, une motrice de tramway en essai arrive de Limoges, avec trois employés à bord, et stoppe peu avant le pont sur la Glane. Une cale doit être placée afin de maintenir l'engin immobile. L'un d'eux descend au moment où passe un groupe d'hommes raflés dans les hameaux alentour, groupe encadré par quelques soldats. Cet employé qui est descendu est immédiatement abattu et son corps jeté dans la rivière. Les deux autres sont emmenés auprès d'un officier qui, après examen de leurs papiers, leur ordonne de rejoindre leur machine et de retourner à Limoges

Les 180 hommes et jeunes gens de plus de quatorze ans sont répartis dans six lieux d'exécution, par groupes d'une trentaine de personnes. « Pendant que, toujours tenus sous la menace des fusils, les hommes devaient vider chacun de ces locaux de tous les objets qu'ils contenaient, un SS balayait soigneusement un large espace devant la porte, puis y installait une mitrailleuse et la mettait en batterie face au local »

. Le tir des mitrailleuses en batterie devant les lieux de rétention des hommes se déclenche vers 16 heures.

 

Les SS qui ne participent pas aux meurtres, soit quatre à cinq hommes de chaque peloton, parcourent le village en se livrant au pillage, emportant argent et bijoux, tissus et produits alimentaires, instruments de musique et bicyclettes, mais aussi volailles, porcs, moutons et veaux. Au fur et à mesure du pillage, les bâtiments sont systématiquement incendiés, ce qui nécessite de multiples départs de feu. Débusqués par les pillards ou chassés de leur cachette par les incendies, de nombreux habitants qui avaient échappé à la rafle sont massacrés isolément ou en petits groupes, hommes, femmes et enfants confondus. En entendant la fusillade et constatant que les enfants ne sont pas rentrés de l'école, des habitants des faubourgs se rendent à Oradour où ils sont abattus : « Oradour est un gouffre dont on ne revient pas. »

 

Les femmes et les enfants

Parmi les 350 femmes et enfants enfermés dans l'église, seule Marguerite Rouffanche, âgée de 47 ans, parvient à s'échapper ; son mari, son fils, ses deux filles et son petit-fils âgé de sept mois font partie des victimes. Son témoignage est unique.

« Entassés dans le lieu saint, nous attendîmes, de plus en plus inquiets, la fin des préparatifs auxquels nous assistions. Vers 16 h, des soldats âgés d'une vingtaine d'années placèrent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient des cordons qu'ils laissèrent traîner sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu fut communiqué à l'engin dans lequel une forte explosion se produisit et d'où une épaisse fumée noire et suffocante se dégagea. Les femmes et les enfants à demi asphyxiés et hurlant d'épouvante affluèrent vers les parties de l'église où l'air était encore respirable. C'est ainsi que la porte de la sacristie fut enfoncée sous la poussée irrésistible d'un groupe épouvanté. J'y pénétrai à la suite et, résignée, je m'assis sur une marche d'escalier. Ma fille vint m'y rejoindre. Les Allemands, s'étant aperçus que cette pièce était envahie, abattirent sauvagement ceux qui venaient y chercher refuge. Ma fille fut tuée près de moi d'un coup de feu tiré de l'extérieur. Je dus la vie à l'idée de fermer les yeux et de simuler la mort. Une fusillade éclata dans l'église. Puis de la paille, des fagots, des chaises furent jetés pêle-mêle sur les corps qui gisaient sur les dalles. Ayant échappé à la tuerie et n'ayant reçu aucune blessure, je profitai d'un nuage de fumée pour me glisser derrière le maître-autel. Il existe dans cette partie de l'église trois fenêtres. Je me dirigeai vers la plus grande qui est celle du milieu et, à l'aide d'un escabeau qui servait à allumer les cierges, je tentai de l'atteindre. Je ne sais alors comment j'ai fait, mais mes forces étaient décuplées. Je me suis hissée jusqu'à elle, comme j'ai pu. Le vitrail était brisé, je me suis précipitée par l'ouverture qui s'offrait à moi. J'ai fait un saut de plus de trois mètres, puis je me suis enfuie jusqu'au jardin du presbytère. Ayant levé les yeux, je me suis aperçue que j'avais été suivie dans mon escalade par une femme qui, du haut de la fenêtre, me tendait son bébé. Elle se laissa choir près de moi. Les Allemands, alertés par les cris de l'enfant, nous mitraillèrent. Ma compagne et le poupon furent tués. Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin. »

Selon les dépositions de plusieurs participants au massacre, la charge explosive qui doit faire s'effondrer l'église n'est pas suffisante pour atteindre son objectif. « La destruction de la voûte de l'église échoua. La suite du massacre releva-t-elle d'un ordre ou d'une initiative de sous-officiers SS ? Vraisemblablement de la conjonction d'un ordre et d'initiatives individuelles : les récits des exécuteurs décrivent quelque chose proche d'un délire du champ de bataille, lorsque des hommes libèrent toute leur violence, avec l'autorisation de leur hiérarchie. Mais il n'y a pas eu de bataille ». Toujours selon les dépositions des assassins, après l'explosion de la charge, des SS « entrent à l'intérieur de l'église où ils ont tiré des rafales de mitraillettes, tandis que d'autres SS ont lancé des grenades à main à l'intérieur du même édifice, sans aucun doute pour achever la population » ; « au moment où le feu a été mis à l'église, on entendait toujours des cris à l'intérieur, mais moins qu'au début, ce qui prouve que, lorsqu'on y a mis le feu, des personnes étaient encore vivantes ou agonisantes ».

 

L’arrêt des tueries et le départ des Allemands

Après 18 heures, un ingénieur des chemins de fer, Jean Pallier, arrive en camion en vue du village. Il raconte : « Au sommet d'une côte, nous avons pu apercevoir le bourg qui n'était plus qu'un immense brasier ». Il est arrêté avec ses compagnons de voyage à trois cents mètres de l'entrée du village et autorisé à rester sur place après une fouille. Il est ensuite rejoint par les passagers du tramway parti de Limoges habitant Oradour ou s'y rendant. En tentant de rejoindre le bourg à travers champs, J. Pallier constate que la localité est complètement cernée par un cordon de troupes en armes. Le groupe d'une quinzaine de personnes est arrêté vers 20 h et, après plusieurs vérifications d'identité, relâché avec ordre de s'éloigner du village ; un sous-officier parlant correctement le français déclare aux membres de la petite troupe : « Vous pouvez dire que vous avez de la chance ». Le massacre est terminé.

 

À l'exception d'une section de garde, les SS quittent Oradour entre 21 h et 22 h 30. Les SS passent la nuit dans la maison Dupic, dans laquelle seront retrouvées plusieurs centaines de bouteilles de vins vieux et de champagne récemment vidées. Selon un témoin qui voit passer les Allemands, « dans cette colonne allemande, j'ai remarqué plusieurs automobiles conduite intérieure. […] Parmi les camions militaires se trouvait l'auto appartenant à M. Dupic, marchand et négociant en tissus à Oradour. […] Il y avait la camionnette du marchand de vins. […] Sur l'un des camions, un Allemand jouait de l'accordéon. Il était juché sur le haut du véhicule qui était très chargé. Il y avait des sacs, des ballots ».

Le 11, puis le , des groupes de SS reviennent à Oradour pour enterrer les cadavres et rendre leur identification impossible, reproduisant une pratique usuelle sur le front de l'Est. Dans sa déposition relative au , le sergent Boos explique : « J'ai personnellement déblayé l'église. […] je portais des gants pour cette besogne. Je prenais les cadavres et les restes, les sortais de l'église et les mettais dans un tombeau creusé à cet effet. Pendant ce travail, une ligne de sentinelles était en position […] et tirait sur les civils qui s'approchaient de la forêt ». Un autre SS déclare : « Le lendemain, nous sommes revenus pour enterrer les morts. […] J'étais dans l'église pour sortir les cadavres, en nombre inconnu tant ils étaient brûlés, cadavres de femmes et d'enfants. Nous les avons enterrés derrière l'église et nous sommes partis».

 

Oradour après le massacre

 

Après la destruction du village, les familles survivantes vivent dans des baraquements en bois, puis dès 1953, dans une vingtaine des deux cents maisons construites à quelques centaines de mètres des ruines, le « nouveau bourg », dont seule la rue conduisant de la place principale aux ruines porte un nom, « l’avenue du 10-Juin », les six autres rues ne recevant un odonyme qu'en 1992.

Jusqu’au début des années soixante, les habitants observent un deuil permanent et Oradour est une ville morte, où ne sont célébrés ni communion, ni baptême, ni mariage, sans aucune activité festive et où la seule vie associative est constituée par les activités organisées par l’Association nationale des Familles des Martyrs d’Oradour.

Le deuil permanent se révèle être un lourd fardeau pour les habitants, et particulièrement pour les jeunes. Amélie Lebau, qui avait quinze ans en 1944, ne peut porter des vêtements de couleur qu'après son mariage 

« Les commerçants ne devaient pas avoir d'enseigne. Les femmes se vêtirent de noir. On ne jouait plus aux cartes, les bals étaient interdits ». Avec le temps et l'arrivée de nouveaux habitants, la vie sociale reprend peu à peu, même si les interdits restent nombreux,

En 1991, le retour à une vie normale se traduit par la plantation d'arbres le long de l'avenue du 10-Juin et le placement de bacs à fleurs à l'intersection principale

 

Les ruines du village martyr et le mémorial d'Oradour

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En , le gouvernement français décide le classement parmi les monuments historiques de l'église conservée dans l'état où elle se trouvait après l'incendie et celui des ruines du village parmi les sites historiques
 
 
 

 

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Un projet de mémorial a été présenté à la fin des années 1980 sous l'impulsion de la région et en accord avec l'Association nationale des Familles des Martyrs d'Oradour-sur-Glane. Un bâtiment d'architecture novatrice fut construit pour abriter une exposition permanente, ainsi que des projets temporaires. Le , le Centre de la mémoire fut inauguré par Jacques Chirac et la ministre de la Culture de l'époque, Catherine Trautmann. Il est géré par le conseil départemental de la Haute-Vienne. Dès 2002, plus de 300 000 visiteurs ont visité le musée. Le centre travaille activement avec le service autrichien de la Mémoire.

( Source et pour en savoir plus : Wikipédia )

 

Dates et horaires d’ouverture


Le centre de la mémoire est ouvert 7 jours sur 7 du 1er février  au 15 décembre inclus.

puce_ronde_bleue.pngDu 1er février au 28 février : de 9h à 16h
puce_ronde_bleue.png Du 1er mars au 15 mai : de 9h à 17h
puce_ronde_bleue.png Du 16 mai au 15 septembre : de 9h à 18h
puce_ronde_bleue.pngDu 16 septembre au 31 octobre : de 9h à 17h
puce_ronde_bleue.pngDu 1er novembre au 15 décembre : de 9h à 16h

Fermeture du site 1 heure après le dernier accès.

Fermeture annuelle du 16 décembre au 31 janvier inclus.

Parking sous vidéo-surveillance.

Les animaux sont interdits dans le village martyr et dans le centre de la mémoire.



 


Accessibilité


Un ascenseur permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder aisément aux différents niveaux du centre et au village martyr.

Le centre de la mémoire est le portail d’entrée au village martyr d’Oradour-sur-Glane.

Depuis l’accueil, le visiteur pourra effecteur le « parcours de mémoire » présentant l’histoire du drame, pour ensuite se rendre au village martyr, ou bien accéder directement et gratuitement aux ruines.
 

Exposition permanente : Comprendre Oradour

 
• Tarif individuel : 7.80 euros*
 
• Forfait famille (2 adultes + 2 enfants ou plus) : 22 euros
 
• Tarif réduit : 5.20 euros sur présentation d'un justificatif
-  étudiants - jeunes de 10 à 18 ans
-  accompagnateur de personne handicapée
-  anciens combattants et victimes de guerre -  pupilles de la Nation
 
 
• Entrée gratuite : sur présentation d'un justificatif
- moins de 10 ans
- demandeurs d’emploi
- handicapés
- journalistes
- membres ICOM
- chauffeurs de bus accompagnant un groupe
 
• Tarif groupe : afin d’organiser votre visite en tant que groupe veuillez-vous reporter à la rubrique réservations groupes

 

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Peu de chose à dire, lorsque l'on entre dans ce village, on ce sent tout petit devant la cruauté de l’être humain.

Je l'ai visité deux fois, la première avec mes parents dans les années 80, nous en sommes ressorti...

La deuxième fois il y a deux ans, ayant grandi je voulais me refaire une opinion et faire découvrir ce lieu à mon épouse qui ne connaissait hormis par la médiatique visite du Président. Nous avons fait les ruines du village en premier, il crachinait.

Puis nous avons fait le mémorial ( lors de ma première visite, il n'existait pas ), la première partie explique la montée du nazisme, la guerre puis le massacre du village, là ça change tout, on se fait une idée du drame.

Une seconde salle dans lequel sont mis à disposition du visiteur des albums comportant tous les habitants du village de l'époque, leurs photos, leurs biographie, leurs vies. En simultané sur les murs sont projeté les photos des martyrs et une voie annonce le nom et l'age...

- Jean XXX 96 ans

- Marthe YYY 47 ans

- Louisette LLL 2 mois...

Difficile de rester insensible à ça et même là en écrivant ça, j'ai la larme à l’œil. Mais il faut voir ce lieu une fois dans sa vie pour se rendre compte de la connerie humaine, de la bestialité de l'homme en guerre.

Je vous conseil de commencer par le mémorial puis le village, ce qui vous donnera une plus grande visibilité et une meilleur compréhension.

 

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonsoir, Le tout serait de savoir, si on vous propose un ESR d'assistant (ce que je doute) car dans ce cas ce serait juste du bénévolat et donc aucune obligation en terme de présence ni lors de la période bloquée.

    berogeitabi

    Posted

    Bonjour.  Merci de respecter la charte et de passer par l’étape de présentation.  Dans l’attente, sujet bloqué. 

    Heïdi

    Posted

    Bonjour, A la rencontre d'Alex apprenti maintenance optronique. source.. https://rh-terre.defense.gouv.fr/actualites/item/983-alarencontre-d-alex-apprenti-maintenance-optronique

    Heïdi

    Posted

    Bonjour, Le 29 mai les Casques Bleus seront à l'honneur. source ... https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/05/26/le-29-mai-les-casques-bleus-seront-a-l-honneur-23077.html

    Floflochocho

    Posted

    Bonjour,  Je suis actuellement actif au seins de la marine nationale et en parallèle j'ai le projet de m'engager en tant que Pompier volontaire dans le civile.  Puis je demander à me dégager du temps ?  Par exemple 1 jours par semaine quand je suis à quai ? Sans que sois décompter de mes jours de perme ? Faire passer ça sous une formation.    Me
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