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Si vous passez par Toulon, outre son marché Provence, et la visite de la rade, prenez l’après midi, installez vous dans le téléphérique ( pour ceux qui ont le vertige, il y a la route, en voiture ou à pieds ) destination le mont Faron.

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Le mémorial du débarquement et de la libération de Provence est situé sur les hauteurs nord de Toulon, sur le mont Faron dans le Var (France). Propriété de l’État, le mémorial du Mont Faron est consacré au débarquement allié du 15 août 1944 et à la libération de la Provence. La réouverture est prévue pour le mois d'avril 2017.

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Il est l’un des neuf « Hauts lieux de la mémoire nationale » du ministère de la Défense, dont l’entretien et la valorisation sont placés sous la responsabilité de la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA), et mis en œuvre par l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG).

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Le mémorial du Mont-Faron commémore le débarquement allié en Provence le , l'opération Anvil Dragoon.

En 1963, pour en choisir l'emplacement, Jean Sainteny, ministre des Anciens Combattants, proposa la ville de Toulon, dont la prise avait une importance capitale pour la libération de la Provence. Sur le mont, face à la rade, se trouvait la tour Beaumont, petit fortin militaire destiné à la surveillance du littoral érigée en 1845. Afin de réaliser le mémorial, l'architecte Pascalet en a utilisé les locaux, y appuyant une série de bâtiments bas. L'ensemble fut inauguré le 15 août 1964 par le général de Gaulle.

Dès 1958, la Tour Beaumont, au sommet du Mont-Faron, est aménagée en Musée des Libérateurs de Toulon autour de deux figures historiques de la région : Napoléon Bonaparte et le général de Lattre de Tassigny, commandant de l’armée B. Inauguré en 1959, pour la mise en service du téléphérique, ce lieu est confié pendant 32 ans au Centre culturel et touristique du Faron, association sous la présidence du général Magnan, commandant en 1944 de la 9e DIC qui libéra Toulon.

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En automne 1963, le gouvernement du général de Gaulle décide la création d’un musée commémoratif du débarquement de Provence entre Menton et Marseille. Pour en choisir l’emplacement, M. Sainteny, ministre des anciens combattants, propose Toulon dont la prise a eu une importance capitale pour la libération de la Provence. Bien qu’isolé, le Mont Faron séduit par l’étendue de son panorama. À cet effet, la tour Beaumont et son terrain sont cédés, par le ministère de la Marine, au ministère des Anciens Combattants. La ville de Toulon, consciente de l’impact touristique, concède gratuitement une parcelle alentour de 2,720 m2.

Afin de réaliser le mémorial, les architectes Pierre Pascalet et François Carpentier, aidés dans leur mission par le Comité du Mémorial, ont utilisé les locaux existants notamment la Tour Beaumont, y  adjoignant une série de bâtiments bas.

A l’occasion du 20ème anniversaire du débarquement de Provence, le 15 août 1964, le Général de Gaulle inaugure le mémorial du Mont-Faron avec l’objectif de mettre en avant la participation des forces françaises à la libération du pays et à la victoire des alliés. Le mémorial se veut être le symbole de la France libérée par elle-même et redorer le sentiment de fierté nationale.

 

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Bien que le débarquement fut majoritairement mené par les Américains, c’est l’Armée B du général de Lattre de Tassigny composé aux deux tiers des troupes de l’ancien empire colonial, mais aussi la résistance, qui libèrent Toulon et Marseille. La participation des troupes françaises dans l’effort de guerre et la vision du Général de Gaulle d’une France forte, combattante et résistante ont contribué à redonner une place au pays dans le concert des nations d’après guerre.

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A l’occasion du 50ème anniversaire, le 14 août 1994, la commémoration du débarquement de Provence est un moyen pour la France d’entretenir symboliquement les liens avec ses anciennes colonies devenues indépendantes. 18 pays africains représentés par 14 chefs d'Etat et 4 délégations de rang ministériel (Togo, Gabon, Djibouti, Sénégal, Cameroun, Guinée, Burkina-Faso, Tchad, Bénin, Mauritanie, Mali, Madagascar, Niger et Centrafrique) assistent aux côtés du président de la République française à la revue navale commémorant le débarquement de Provence.

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Le 15 août 2014, François Hollande, président de la République, a annoncé la rénovation du mémorial lors de la cérémonie de commémoration du 70e anniversaire du débarquement de Provence, souhaitant qu’il devienne « le mémorial du débarquement et de la libération de Provence ».

Le mémorial rénové rend hommage à tous les combattants, qu’ils soient « Français libres, soldats venus d’Afrique, résistants et alliés ». Sa rénovation a permis d’adapter la muséographie au public du XXIe siècle afin de le rendre plus attractif, renforcer sa vocation pédagogique et l’inscrire sur son territoire. Débuté en septembre 2014, le projet de refonte est placé sous la responsabilité de la DMPA en qualité de maître d’ouvrage. L’ONAC-VG en assure la mise en œuvre en qualité de maître d’ouvrage délégué. Il s’appuie sur l’expertise d’un comité scientifique, présidé par le professeur Jean-Marie Guillon, et du service d’infrastructure de la défense (SID) pour les travaux. La restauration du mémorial a ainsi pu être achevée dix-huit mois après l’annonce présidentielle.

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Conformément au souhait du président de la République, la diversité des origines des combattants venus libérer la France – les soldats venus d'Afrique, les résistants et les alliés – aux côtés des Français libres et, par conséquent, la pluralité des mémoires du débarquement de Provence, sont mises en avant dans la nouvelle muséographie.

La nécessité de faciliter la compréhension du sens des événements par les visiteurs, de rendre un juste hommage à l’ensemble des acteurs de l’événement et de prendre en compte les avancées de la recherche historique et des technologies muséographiques rendait indispensable la rénovation du mémorial.

Au-delà d’une démarche de mise aux normes de l’infrastructure et de valorisation de ce Haut lieu de la mémoire nationale, la rénovation du mémorial a également pour objectif de renforcer la vocation pédagogique du lieu, l’esprit civique, la cohésion nationale et le lien armées-Nation.

La muséographie doit permettre de faciliter la compréhension par le public des événements de l’été 1944, le débarquement du 15 août et la libération de la Provence. Ainsi, grâce aux derniers enseignements de l’historiographie, elle développe un discours scientifique renouvelé et plus adapté aux attentes des visiteurs.

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À cet effet, sur près de 600 m² d’espace, se déploie une muséographie moderne, utilisant l’audiovisuel pour placer les témoins au cœur de ce mémorial. Ces différents outils de médiation, tels que des bornes interactives ou des cartes dynamiques, permettent d’illustrer toutes les mémoires en s’appuyant sur de nombreux témoignages de soldats alliés, combattants de l’Armée B, résistants et civils. 

S’appuyant sur les principes énoncés par le Président de la République lors de son allocution du 15 août 2014 au Mont-Faron, à l’occasion du 70e anniversaire de la Libération, la muséographie du Mont-Faron doit être en mesure de mieux traduire et faciliter la compréhension de cet événement historique peu connu du grand public. 

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La nouvelle muséographie s’articulera autour de 4 thématiques : 

Thématique 1 : Les préparatifs du débarquement du 15 août 1944

Présentée dans la Tour Beaumont (171 m²), cette thématique se déploie au travers de 7 salles et s’attache à décrire les forces en présence tant ennemie qu’alliée. A partir d’objets et de multiples témoignages sera décrite la diversité des forces de libération et de la Résistance dans les préparatifs de l’opération Anvil-Dragoon. Le discours historique s’attachera au respect des mémoires afin de rendre compte que cet effort a été assuré majoritairement par les Alliés, Américains en particulier et souligner le rôle essentiel tenu par les forces françaises – Armée B du général de Lattre de Tassigny et Résistants de l’intérieur.

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Thématique 2 : Le débarquement du 15 août 1944

Déployée sur 214m², cette séquence dédiée au Débarquement du 15 aout constitue l’élément central du projet muséographique. S’articulant en quatre points, le discours historique retracera, au travers d’éléments dynamiques, les préparatifs, le débarquement, la libération de Toulon et Marseille. Au cœur de l’ancienne salle des Gardes, un dispositif multi-écrans synchronisé proposera d’expliquer, de manière sensible et émotionnelle, les grandes phases du débarquement de Provence. Enfin, au cœur de la partie rocheuse du Mont-Faron, espace appelant au recueillement, seront décrits quelques faits majeurs de cet épisode militaire en insistant sur le sacrifice et l’abnégation des combattants. Ces dispositifs scénographiques invitent ainsi le public à vivre une expérience de visite spécifique.

Thématique 3 : En marche vers la victoire,…

Dans la salle Provence, le discours historique s’attachera à développer davantage la liesse des populations provençales libérées, la reconstruction mais aussi la poursuite des combats. Il apparait essentiel de rappeler que l’Armée B poursuit son mouvement tout au long du couloir rhodanien, s’illustre à Colmar puis franchit le Rhin et le Danube, faisant de son chef, le général de Lattre de Tassigny, l’un des signataires de l’acte de capitulation de l’Allemagne nazie.

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Thématique 4 : Le Mont-Faron, un haut lieu de la mémoire nationale

S’inscrivant sur son territoire, le mémorial du Mont-Faron est, depuis 2014, reconnu comme l’un des neuf hauts lieux de la mémoire nationale. Cette dernière séquence évoquera davantage la mémoire des faits passés, le souvenir mais aussi la transmission de valeurs citoyennes… La vocation du mémorial est donc d’être un lieu de réflexion et d’enseignement. C’est pourquoi, ce projet rénové s’appuiera aussi sur un espace dédié permettant d’accueillir des ateliers pédagogiques pour faire ressortir la diversité des acteurs de cet événement, et d’abord la diversité de l’Armée B et de la Résistance dans son action et sa composition.

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Le mémorial est ouvert tous les jours en juillet et août, fermé le mardi le reste de l'année.

 

  • 1er avril au 30 juin : 10h-12h30 - 13h15-19h15
     
  • 1er juillet au 31 août : 10h-19h15
     
  • 1er septembre au 31 octobre : 10h-12h30 - 13h15-19h15
     
  • 1er novembre au 31 mars : 10h-12h30 - 13h15-17h15

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Fermeture annuelle du site la deuxième quinzaine de décembre (pour l’année 2017 du 14 décembre au 2 janvier 2018)
Fermé le 1er mai, le 1er janvier
Fermé le week end suivant les journées du patrimoine

  • Durée du film 10 minutes,
  • Pas de guide, visite libre uniquement,
  • Photos et vidéos interdites dans le musée,

Tél. 04 94 88 08 09

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Le site est extraordinaire, avec une vue exceptionnelle sur la ville de Toulon et la rade.

La conception des expositions du musée est moderne, quelques objets dans des espaces aérés.

Vous l'aurez deviné je préfère les conceptions anciennes avec beaucoup d'objets sans chorégraphie, dommage que les photos soient interdites ( personnellement j'en ai fait, car rien n'indiquait le contraire, je n'était pas le seul. Je viens juste de voir que ce n'est pas autorisé. ) mais le mémorial est intéressant, ça reste à voir et le téléphérique est sympa même si durant la descente nous avons étaient bloqués à mis chemin, à cause du Mistral.

 

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonjour, C'est plus une histoire de feeling, suivant dans quelle armée tu pense que tu te sentiras le mieux, la distance et la disponibilité est aussi point important.   Une grande majorité des réservistes de l'armée de terre intègrent la compagnie de combat (de réserve) du régiment. C'est aussi un peu ce qui se passe dans l'armée de l'air et la marine, bien sur il y a des réservistes employés dans des postes de soutien telle que chauffeurs de poids lourds ou de bus (faut il avoir les permis), cuisinier (en étant du métier)... il faut être clair, nul n'est pris pour être détecteur radar (sauf ancien d'active ayant quitté depuis peu) ou alors il faut posséder des compétences particulières et recherchées. Les fmir ne sont pas des stages commando, il y a de tous niveaux dans les réservistes et l'armée cherche juste des gens en bon état physique, des gens qui s'entretiennent.

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Notre nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu il est lieutenant de réserve à la gendarmerie nationale... Formation universitaire : Etudes de droit à l’Université Paris 2 Panthéon Assas Mandats électoraux : Elu en 2014 maire de Vernon (Eure) Elu en 2015 président du Conseil départemental de l’Eure. Fonctions gouvernementales : Conseiller du Secrétaire d’État aux Affaires européennes puis du ministre de l’Agriculture (2008-2012) Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (21 juin 2017-16 octobre 2018) Sébastien Lecornu est lieutenant de réserve dans la Gendarmerie nationale. (Source : Militaires'Actu)

    Pascalou69

    Posted

    Bonjour   un grand merci pour cette  réponse si précise et documentée. je vais continuer mes recherches dans les archives militaires et vous tiens au courant des résultats à venir. Cordialement  

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Dans la Marine nous utilisons le fusil à pompe (fap) Valtro, avec comme munitions de la gomme cogne (non létal au delà de 5 m) le plomb et la breneck (utiliser pour la chasse aux sangliers).

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans. Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact. Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades. Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux. En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations (Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)     Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde. Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée. Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police. En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain. Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies. Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes. Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique. En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement. (Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)       Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France). Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».
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