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Le Musée n° 4 Commando, situé face au casino, est le seul musée concernant la participation des Français aux événements du 6 juin 1944. De nombreux documents et armes témoignent de l'action des 177 commandos français placés sous les ordres du commandant Philippe Kieffer. Ces fusiliers marins formés en Écosse, étaient intégrés aux forces britanniques. Leur mission était d'ouvrir la voie vers Ouistreham. En débarquant, ils prirent d'assaut les importantes défenses du casino et de la plage. Ce musée s'adresse à tous et, en particulier, aux jeunes générations. On dit que la Liberté n'a pas de prix. Pour ces 177 héros, il fut exorbitant. Une maquette retrace la mission du Commandant Kieffer à Ouistreham, et un film montre les combats. Ces images ont été tournées par un correspondant militaire qui accompagnait cette unité d'élites. De plus, toutes les pièces exposées conservent les stigmates de ces terribles événements : les vêtements ont été portés, les armes et les objets de la vie quotidienne utilisés. Peut-être aurez-vous la chance de croiser, Léon Gautier (badge 98) qui compta parmi les commandos qui débarquèrent sur Sword Beach. Figure emblématique, à 97 ans, il reste LA mémoire vivante des opérations du Jour J qu'il raconte, encore, volontiers.

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Saison 2019 : ouvert tous les jours du 30 mars au dimanche 14 octobre inclus. Ouvert tous les jours de 10h30 à 13h et de 13h30 à 18h30. Gratuit jusqu'à 10 ans (et personnes handicapées). Adulte : 5 €. Enfant (de 10 à 18 ans) : 3 € (même tarif pour les étudiants). Groupe (10 personnes) : 4 €. Visite guidée.

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Un petit musée mais remplis de souvenirs et d'objets des commandos français du commandant Kieffer, le musée est à 100 mètres du casino.

Personnellement je n'ai jamais eu la chance de tomber sur Léon Gautier mais qui sait peut être aurez vous cette chance.

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Bonjour,

Le ‎09‎/‎12‎/‎2018 à 20:17, Bouchon-Gras 49 a dit :

Personnellement je n'ai jamais eu la chance de tomber sur Léon Gautier mais qui sait peut être aurez vous cette chance.

Dans un livre sur l'histoire de Léon Gautier et le Commando Kieffer, j'avais lu qu'on pouvait en effet peut-être le voir au Musée et discuter avec lui.

Oui, se serait sympa de pouvoir le rencontrer :vertsourire: !

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    • Par Bouchon-Gras 49
      Entre Omaha Beach et Utah Beach, la pointe du Hoc fait partie des incontournables à visiter sur les plages du débarquement en Normandie.


      Point stratégique du Mur de l'Atlantique, le site de la pointe du Hoc fut prise d'assaut le matin du 6 juin, le DDay, par les Rangers du Colonel Rudder. Ce fut l'une des batailles les plus difficiles du débarquement : au final, sur les 225 Rangers, seuls 90 d'entre eux étaient encore en état de poursuivre la libération. Aujourd'hui, les stigmates de la bataille sont toujours visibles. Lors de votre visite, vous pouvez découvrir ce qu’était une batterie d’artillerie avec son poste de direction de tir, ses casemates, ses abris… Panneaux d'information sur site.

      La pointe du Hoc se compose d'une falaise de 25 à 30 mètres de haut précédée d'une aiguille qui s'avance dans la mer et elle surplombe une plage de galets d'une dizaine de mètres de large à ses pieds. La pointe se trouve sur la commune de Cricqueville-en-Bessin.
      Elle fut le théâtre d'une des opérations du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944. Située entre les plages d'Utah Beach (à l’ouest) et d' Omaha Beach (à l'est), la pointe avait été fortifiée par les Allemands (WN 751) et, selon les reconnaissances aériennes alliées, était équipée de pièces d'artillerie lourde dont la portée menaçait les deux plages voisines. Il avait été jugé primordial, pour la réussite du débarquement, que les pièces d'artillerie soient mises hors service le plus rapidement possible.
      Cette mission fut confiée au 2e bataillon de Rangers américain qui réussit à prendre le contrôle du site au prix de lourdes pertes. Par la suite, les pièces d'artillerie se révèleront avoir été déplacées par les Allemands peu de temps auparavant et installées 1,3 km en arrière, à l'intérieur des terres.

      Avant le débarquement du 2e bataillon de rangers prévu le 6 juin à 6 h 30, l'aviation et la marine alliée doivent au préalable bombarder la pointe afin de neutraliser la garnison en place, à savoir 125 fantassins et 80 artilleurs allemands.
      Pour ce faire, le 15 avril 1944, une puissante formation de bombardiers alliés venant de la terre avait survolé la pointe du Hoc en trois vagues successives. Les premières bombes touchèrent l'importante ferme Guelinel qui n'était plus occupée que par les Allemands, la famille Guelinel ayant dû évacuer les lieux auparavant. Tous les bâtiments furent détruits, y compris les baraquements de la cantine construite en annexe ainsi que les étables et la plupart des chevaux chargés de tracter les batteries de canons.

      Selon des soldats allemands (Benno Müller, Emil Kaufman), au cours de cette action deux encuvements furent détruits, et trois des six canons à long tube furent gravement endommagés ou rendus inutilisables. Dans la nuit du 25 au 26 avril les pièces intactes furent déplacées vers l'intérieur des terres, 1 300 mètres en amont, dans un chemin creux où elles étaient prêtes à tirer. Pour donner le change aux futurs vols de reconnaissances alliés, le commandant de la batterie fit construire à la hâte des canons factices dans les encuvements inoccupés, ainsi que des poteaux télégraphiques. L'organisation Todt cessa d'ailleurs à partir de cette date toute nouvelle construction sur le site considéré à risques3. Le dernier bombardement dit de préparation pour le Jour J y eut lieu le 4 juin avec 85 Douglas A-20 Havoc qui déversèrent près de 100 tonnes de bombes sur la pointe. Le résultat fut jugé satisfaisant.

      Puis ce furent les bombardiers lourds de l'opération Flashlamp, 35 Boeing B-17, qui pilonnèrent de nouveau le site au matin du 5 juin avec de nouveau 100 tonnes de bombes déversées, détruisant un canon et un bunker de munitions. Endommageant à peine, malgré des coups directs, trois bunkers à l'épreuve des bombes où étaient stationné du personnel. Ceci malgré les matériels employés, notamment des bombes de 500 livres hautement explosives qui furent insuffisantes pour percer les abris conçus pour résister à des bombes de 1 000 livres. Avant le Jour J proprement dit, environ 380 tonnes de bombes furent larguées sur la pointe du Hoc.

      À 4 h 30, dix LCA (Landing Craft Assault) ainsi que quatre DUKW doivent être mis à l’eau. Deux des DUKW emmènent chacun une échelle de pompier de 33 mètres de haut empruntée aux pompiers de Londres, alors que les LCA sont équipés de lance-fusées qui enverront des cordes et des échelles de cordes au sommet de la falaise, ainsi que des échelles extensibles qui seront assemblées sur place. À 6 h 30, les 225 hommes de James Earl Rudder doivent débarquer sur la plage puis escalader la falaise pour détruire l'artillerie allemande.

      Les compagnies E et F doivent débarquer à l’est de la pointe, alors que la compagnie D débarquera à l’ouest.
      Une fois la zone maîtrisée, ils doivent tirer une fusée éclairante signifiant la réussite de leur mission afin de recevoir des renforts (les 225 rangers du 5e bataillon), en attendant d’être rejoints par le 116e régiment d’infanterie américain débarquant à Omaha Beach. Si à 7 h aucune fusée n’est tirée, leur mission étant considérée comme ayant échoué, les renforts seront détournés sur Omaha Beach dans le secteur Charlie.

      Le bombardement naval préliminaire débuta à 5 h 50, tiré par les USS Texas, USS Satterlee et HMS Talybont, suivi par une vague de 19 Martin B-26 Marauder de la 9e Air Force.
      L’opération commence par la perte du LCA 860 peu après la mise à l’eau ; dans ce bateau se trouvait le commandant de la compagnie D, le capitaine Slater ; celui-ci rejoindra ses camarades le 9 juin.

      À cause du courant et de la fumée du bombardement, les barges furent déportées vers la pointe de la Percée à deux kilomètres à l’est du lieu de débarquement prévu. Cette erreur de navigation entraîna un retard de quarante minutes et la perte d’un DUKW.
      Le bataillon de rangers débarquera à 7 h 10 à l'endroit prévu. Aucune fusée éclairante n'ayant été tirée à 7 h, les renforts prévus furent déployés sur Omaha Beach. Le retard pris par les rangers leur enleva l'effet de surprise, mais l'attaque se déroula relativement bien grâce, notamment, au feu support de destroyers alliés.
      Une fois la falaise escaladée, les rangers prirent les bunkers allemands et découvrirent que les 6 pièces d'artillerie initiales, des canons français de 155 mm GPF modèle 19175, avaient été déplacées et remplacées par des pylônes en bois.
      À 8 h, la route côtière était sous le contrôle des rangers. Vers 9 h, deux rangers partis en reconnaissance à l'intérieur des terres découvrirent les pièces d’artillerie, sans aucune défense, et les détruisirent à l'aide de leurs grenades incendiaires.

      Les renforts ayant été détournés sur Omaha Beach, le 2e bataillon de rangers se retrouve isolé.
      Dans l’après-midi, le lieutenant-colonel Rudder envoya le message « Sommes à Pointe-du-Hoc — mission accomplie - munitions et renforts nécessaires - beaucoup de pertes6 » à l'USS Satterlee qui lui répondit « aucun renfort disponible - tous les rangers sont déployés ». Les seuls renforts que reçurent les rangers du 2e bataillon furent les survivants de la compagnie A du 5e bataillon de rangers qui avaient débarqué à Omaha Beach. Ces renforts amenèrent le 2e bataillon de rangers à environ 85 combattants.

      La situation des rangers était critique et ils subirent de nombreuses attaques dans la nuit de la part d'une compagnie du 914.IR de la 352.Infanteriedivision. Vers 3 h, la compagnie D qui couvrait le flanc ouest fut submergée, vingt rangers sous les ordres du sergent Petty restèrent en arrière afin de permettre à cinquante de leurs camarades de se replier et furent faits prisonniers.

      Au matin du 7 juin, seuls 90 hommes étaient encore en état de combattre.
      Le 7 juin dans l’après-midi, une force de secours constituée d’éléments du 5e bataillon de rangers, du 116e d’infanterie et des chars du 743e bataillon arrivèrent enfin.
      Ce n’est que le 8 juin au matin que les soldats américains repoussèrent les Allemands et prirent le village de Saint-Pierre-du-Mont, village le plus proche de la pointe, à 1,5 km au sud-est.

      Sur les 225 rangers qui débarquèrent ce jour-là, 135, au 8 juin 1944, (en comptant les hommes du LCA 860) furent tués, blessés ou disparus. Le lieutenant-colonel James Earl Rudder lui-même fut blessé par deux fois durant cette opération



      En janvier 1979, la France a transféré la gestion d'une partie des terrains de la pointe du Hoc aux États-Unis7. Elle abrite un monument en l'honneur du sacrifice des troupes américaines et est l'un des lieux de commémoration du débarquement. Le président Ronald Reagan y assista à une cérémonie lors des commémorations du 40e anniversaire du débarquement en juin 1984. Le président Bill Clinton y célébra le 50e anniversaire du débarquement le 6 juin 1994. De nombreux blockhaus et cratères de bombardement sont encore visibles et le site est aménagé pour la visite. Des armes ont été détruites récemment au pied des falaises (mai 2015).
      ( Source : Wikipédia )

      Ouvert toute l'année sauf le 01/01 et 25/12, du 16/09 au 14/04 de 9h30 à 16h30 et 15/04 au 15/09 de 9h30 à 17h30. Un centre d'accueil est situé à l'entrée du site avec un film et des panneaux explicatifs. Ouvert du 16/09 au 14/04 de 9 h à 17 h. Du 15/04 au 15/09 de 9 h à 18 h. Fermé les 01/01 et 25/12. Site en visite libre et gratuite. Une appli mobile "Pointe du Hoc" est disponible (gratuit,sur iTunes et Google Play)pour vous guider pendant votre visite. Nous vous conseillons de la télécharger avant votre venue. Cette application GPS, construite autour de onze étapes de visite et sept points d'intérêt, permet de mieux découvrir le site.

       
      Les cratères de bombes encore visible sont impressionnant, la vue y est magnifique, attention tout de même de ne bas approcher trop prés le bord de la falaise. A faire absolument.
       
    • Par Bouchon-Gras 49
      Situé à Ouistréham,

      À quelques pas de la plage et de la gare maritime, le Grand Bunker du Mur de l'Atlantique se trouve à l'intérieur de l'ancien quartier général allemand qui commandait les batteries de l'Estuaire de l'Orne. Cette tour de béton, unique en son genre, classée au titre des Monuments historiques depuis le 13 juin 1994, domine du haut de ses 17 mètres, la plage de Sword et de Riva Bella. Elle a été restaurée et réaménagée afin de lui redonner l'aspect qu'elle avait le 6 juin 1944. Sur les cinq niveaux du Grand Bunker, toutes les salles intérieures ont été reconstituées dans les moindres détails : salle des machines, salle des filtres, casemate de flanquement, chambrées, pharmacie, infirmerie, armurerie, dépôt de munitions, salle des transmissions, radio, standard téléphonique. Le poste d'observation, muni d'un puissant télémètre, permet d'observer la baie de Seine dans un rayon de 40 kilomètres. Le tout est complété de mannequins en situation, de nombreuses photos et de documents inédits. En vedette, à l'extérieur, la barge " PA 30-31 " : avant d'être restaurée pour le film Il faut sauver le soldat Ryan, cette pièce rareachemina, surtout, les hommes jusqu'aux plages du débarquement le 6 Juin 1944.
      L'architecture préservée de ce bunker, avec ses cinq étages, est unique.

      C'est afin de pallier au manque de relief de la côte de Nacre que les Allemands édifièrent en 1943-1944.
      cette tour de 17 mètres de hauteur, pour accroître la portée du télémètre.
       
      De la salle de télémétrie (le télémètre mesurait à l'époque 4 m de long et avait une portée de plus de 30km), étaient déterminés les positionnements des navires ennemis.

      Les informations étaient ensuite transmises à l'étage inférieur (niveau 3), où les solutions de tir étaient calculées, puis transmises aux batteries qui relevaient de ce poste de direction de tir.






      Il fut rendu inopérationnel le 6 juin au matin par un coup d'une pièce de 380mm du croiseur britannique H.M.S. "Frobisher".

      Mais il ne sera investi que le 9 juin par le Lieutenant Bob Orrell, faisant 53 prisonniers.
       
       
       
      Le Grand Bunker - Musée du mur de l'Atlantique
      Avenue du 6 juin - 14150 Ouistreham
      Tél. : 02 31 97 28 69 - Fax : 02 31 96 66 05
      E-mail : museegrandbunker@sfr.fr
       
      Ouvert tous les jours sans interruption. Horaires 2019 : de 10h à 18h du 9 février au 31 mars et du 1er octobre au 6 janvier. De 9h à 19h du 1er avril au 30 septembre. Adulte : 7,50 €. Enfant de 6 à 12 ans : 5,50 €. Groupe (15 personnes) : 5,80 €. Enfants de 6 à 12 ans : 4,10 €. Etudiants à partir de 13 ans : 5,30 €.
       
      Là aussi, c'est un lieu incontournable, à cent mètres des plages où débarquèrent les 177 Français du commandant Kieffer.
    • Par Bouchon-Gras 49
      DOUVRES-LA-DELIVRANDE Musée Radar 1944
      Musées de la Seconde Guerre mondiale
      Installé dans l'ancienne station de détection allemande, le musée radar présente, dans les bunkers d'époque, l'histoire du site et du radar. Il est aujourd'hui le seul site en France présentant l'un des 5 exemplaires au monde du radar Würzburg.
      Le musée radar est l'unique site des plages du Débarquement permettant de découvrir cet aspect peu connu de la Seconde Guerre Mondiale  

      Le Musée Radar présente dans deux bunkers réaménagés des espaces muséographiques exposant la vie de la station et des Douvrais ainsi que l'histoire du radar.

      Le bunker H 622

      Le premier bunker visitable est un abri pour deux groupes de combat, soit 20 hommes. Les Allemands disposaient de tout un catalogue de fortifications où chaque type d'ouvrage était standardisé. Cette standardisation permettait la construction et la dotation rapide, en matériel, des bunkers. Ainsi une porte blindée présente à Douvres était la même que celle dans un bunker en Norvège, au Pays-Bas ou dans le Sud de la France.

      Certains éléments sont constitutifs d'un bunker et se retrouvent, dans la grande majorité des cas, sur l'ensemble des ouvrages de défenses. Les portes blindés ou étanches, les créneaux de défenses, les sas anti-gaz, les systèmes de chauffage ou de ventilation, sont autant d'éléments caractéristiques des bunkers allemands.
      Aujourd'hui, certains sites réhabilitent à l'identique l'intérieur de ces forteresses. A Douvres ne subsistent que quelques traces dans les murs des ouvrages. L'ensemble des éléments des bunkers ont été pillés à la Libération, pour les besoins de la population ou fondu par les ferrailleurs pour la reconstruction.
      Le bunker réaménagé présente dans les deux pièces des informations sur Douvres pendant l'Occupation, la libération du site, les opérations de déminage et enfin une grande maquette matérialisant l'emprise physique de la station radar d'époque.
      Le bunker L 479 « Anton »

      Ce bunker est un abri de commandement de la chasse, il s'étend en sous-sol sur deux étages. On trouve, environ, une trentaine de bunker de ce modèle en France.
      Véritable « cœur » de la station, il recevait l'ensemble des données des différents radars. Ces données étaient matérialisées grâce à deux tables Seeburg, sur lesquelles un point bleu représentait un avion ami et un point rouge un ennemi. Les points avançaient en fonction des données transmises par les radars. Le but était de guider les escadrilles de chasse jusqu'à l'interception. Ce type de guidage était devenu obsolète en 1944, car les avions avaient leur propre radar embarqué. Vers la fin de la guerre, les stations radars, comme celle de Douvres-la-Délivrande, servaient surtout à la détection aérienne lointaine.

      En fonction des données, les officiers présents transmettaient les informations au Quartier Général de la Chasse basé à Bernay dans l'Eure, qui mettait les escadrilles en alerte en fonction de l'avancée et de la destination des avions ennemis.
      De part son aspect vital, ce bunker devait fonctionner en permanence. Pour assurer son autonomie en électricité, un groupe électrogène était présent dans une des salles. Le personnel se relayait pour assurer la continuité du service. On trouvait dans ce bunker des soldats pour la garde, mais aussi des électriciens, des mécaniciens, des opérateurs téléphoniques et radars, des contrôleurs aériens, etc.
      Aujourd'hui le bunker a été réaménagé en espace muséographique. Il présente au rez-de-chaussée la construction du Mur de l'Atlantique et de la station, mais aussi l'histoire et l'évolution du radar. Un film illustre l'utilisation du radar durant le conflit. Le sous-sol retrace la vie des soldats allemands dans les bunkers au travers de la reconstitution d'une chambrée. Les autres salles sont consacrées aux expositions temporaires.
      Le radar Würzburg-Riese
      Véritable symbole du musée, le radar Würzburg était présent sur le site en 1944, en deux exemplaires qui fonctionnaient en binôme, l'un pourchassant les avions alliés, l'autre guidant les avions allemands.
      Le radar Würzburg-Riese (Géant), permet grâce à sa parabole de 8 mètres de diamètre de poursuivre des avions jusqu'à 80 kilomètres. 1500 exemplaires ont été produits au cours de la guerre.

      L'ensemble des radars présents sur le site ont été détruits au cours des combats. Le radar présenté aujourd'hui provient d'une autre station, où l'avait récupéré le professeur Yves Rocard, père de la radio-astronomie française, pour en faire un radio-télescope installé à Meudon, et par la suite à Nançay.
      Au début des années 90, des contacts entre le centre de recherche de Nançay et le Mémorial de Caen ont permisl'acquisition de ce radar, devenu obsolète pour la radio-astronomie. La ville de Caen et le Mémorial ont assuré sa restauration à l'identique et son 'installation au Musée Radar de Douvres, créé en 1994 à l'occasion du 50ème anniversaire du Débarquement.
      Dans sa configuration actuelle, le radar a été installé sur un socle de béton reconstruit pour accueillir la structure. Seules la cabine et la parabole datent de la guerre, les bras, l'escalier de la cabine et les autres pièces ont été refaites à l'identique.
      Le radar a connu une autre tranche de restauration dans les années 2000 et attend aujourd'hui une nouvelle campagne pour retrouver tout son éclat. Il fait partie des très rares exemplaires qui sont encore visibles aujourd'hui en Europe.
      Autres radars
      Vous pourrez observer sur le site trois autres radars :

      Le SCR 584
      Ce radar provient de la station radar de Monterfil, près de Rennes. Récupéré grâce à l'Association des Amis du Musée Radar, ce radar américain montre toute la différence et l'avancée technologique des Alliés en comparaison du radar Würzburg, se trouvant juste derrière. Les performances du SCR 584 sont identiques à celles du Würzburg mais avec une taille nettement différente entre les deux radars, ceci grâce au développement des techniques d'hyperfréquences (longueurs d'onde centimétriques).



       

      Le COTAL
      Installé à l'entrée du musée sur sa remorque mobile, ce radar a été le premier radar français d'après guerre, construit par Thomson à partir d'une licence américaine du SCR 584 Il a notamment servi en Algérie. Son rôle était de diriger le tir de l'artillerie sur des cibles.






       

      Le Radar Freya
      Débutée en 2012, la construction d'une réplique d'un radar Freya, avec l'aide de l'Association Pour le Devoir de Mémoire, se poursuit. Une cabine et une levée de terre devraient permettre de matérialiser ce que représentaient les radars Freya présents à Douvres pendant la guerre.
       
       
       
      Coordonnées du musée
      MUSÉE RADAR 1944
      Route de Basly
      14440 DOUVRES-LA-DÉLIVRANDE

      Tél. 02 31 06 06 45

      E-mail : resa@musee-radar.fr
      Musée fermé actuellement, réouverture en 2019.
       
      Tarifs
      Plein tarif : 5,50 € TTC
      Tarif réduit : 5,00 € TTC
      Tarif Douvrais : 2,60 € TTC
      Tarif groupes adultes (à partir de 20 personnes) : 4,50 € TTC
      Tarif groupes scolaires (à partir de 15 jeunes) : 3,10 € TTC
      Gratuité enfants de - de 10 ans
      Les Chèques-Vacances ANCV sont acceptés.
       
      Vraiment un site très intéressant que j'ai eu la chance de visiter lors des premières années de son ouverture au publique.
      A Caen, prendre la direction du CHU puis toujours tout droit vers la vers en direction Douvres la Délivrande.
       
    • Par Bouchon-Gras 49
      Lieu incontournable pour la mémoire du débarquement en Normandie le 6 juin 1944, le musée d'arromanches.

      « A l'initiative de Raymond TRIBOULET, premier sous-préfet de la France libérée » l'exposition permanente du débarquement à Arromanches a été inaugurée officiellement le 5 juin 1954 par Monsieur René COTY, Président de la République.




      Il s'agit du premier musée construit pour commémorer le 6 juin 1944 et la bataille de Normandie.
      Ce musée a été édifié à l'endroit même où fut implanté le port artificiel dont on peut encore voir les vestiges à quelques centaines de mètres du rivage.

       
      Pour permettre aux forces expéditionnaires de traverser la Manche le Jour J, une opération logistique hors norme est organisée : Neptune. 4.300 navires de toutes tailles et de toutes nationalités sont mobilisés. Arrivés au large des côtes normandes, ils mettent à l'eau 2.600 péniches de débarquement qui permettront aux troupes d'assaut de rejoindre le rivage.

      Au soir du 6 juin 1944, 150.000 marins ont été mobilisés pour acheminer les 130.000 hommes et les 20.000 véhicules qui permettront d'ouvrir une brèche dans le mur de l'Atlantique.

      La logistique, déjà exceptionnelle dans l'opération Neptune, entre dans une nouvelle phase tout aussi cruciale : ravitailler la fragile tête de pont pour faire face aux contre-attaques allemandes.
      Or, au soir du Jour J, les alliés ne disposent d'aucun port en Normandie. Le génie des alliés sera d'avoir imaginé des ports dont les différents éléments seraient fabriqués en Angleterre, puis remorqués au travers de la Manche avant d'être assemblés devant les côtes normandes. C'est l'opération « MULBERRY »

      En amont du Jour J, 40.000 personnes s'employèrent à construire ces différents éléments.
      Dès le 7 juin, les Royal Engineers étaient à pied d'oeuvre pour assembler le gigantesque mécano face à Arromanches. 15 jours plus tard le port était opérationnel et fut un maillon essentiel de la chaîne logistique du front Ouest.
      Sans cet art de la prévoyance qu'est la logistique, le débarquement en Normandie aurait certainement été voué à l'échec.

      L'histoire des ports artificiels
      Churchill n'avait pas attendu le résultat du raid de Dieppe pour envisager des solutions parallèles à la capture d'un port pour ravitailler les troupes au sol. Dès le 30 mai 42, 3 mois avant Dieppe, il adresse un mémo devenu célèbre à Lord Louis Mountbatten sur la construction de jetées flottantes : "elles doivent monter et descendre avec la marée. Il faut résoudre le problème de leur ancrage. Faites moi connaître la meilleure solution."
      Le raid de Dieppe viendra confirmer sa formidable intuition : si des ports, nécessaires à toute invasion, ne pouvaient être pris, il fallait les construire.
      Les différents composants seront construits en Grande Bretagne, remorqués à travers la Manche pour être assemblés face aux côtes normandes.
      Le port est constitué de routes flottantes et de plates-formes de déchargement qui montent et descendent avec la marée.
      Afin d'assurer une zone d'eau calme, une rade est prévue par l'immersion de blocs de bétons creux et de vieux bâteaux.
      L'ensemble de la construction des divers éléments des ports artificiels est confié aux seuls britanniques dont l'industrie de guerre est déjà surexploitée. En moins de 9 mois, les britanniques vont pourtant construire l'ensemble des pièces détachées requises. D'énormes quantités de matériaux sont nécessaires et plusieurs dizaines de milliers d'hommes sont impliqués dans ce projet gigantesque.
      Arromanches est libéré le 6 juin au soir et dès le 7 juin, les premiers bâteaux sont coulés. Le 8 juin, les premiers caissons Phoenix sont immergés. Le 14 juin, les premiers déchargements commencent. Complètement opérationnel dès le début du mois de juillet, le port artificiel d'Arromanches prouvera sa valeur lors de la grande offensive de Montgomery mi-juillet sur Caen. Pendant une semaine, plus de 18.000 tonnes de marchandises seront débarquées tous les jours.

       
      Les vestiges du port artificiel sont encore visibles à Arromanches et quelques dizaines de caissons PHOENIX continuent d'assurer à Arromanches un plan d'eau calme et abrité.Véritable chef d'oeuvre d'ingénierie, le port artificiel d'Arromanches fut la clé de la victoire en Europe.

      Ce musée est pratiquement ouvert tous les jours de l'année et il est toujours étonnant de croiser dans ce petit bourg au bord de la mer des touristes toutes l'année.

      Tarifs
      Tarifs individuels
      Adultes 8.00 € Enfants, étudiants 5.90 € Tarifs groupes (à partir de 20 personnes)
      Adultes 6.50 € Réservation groupes Enfants, étudiants 4.00 € Réservation groupes scolaires
       
      A ne pas rater lorsque l'on visite les plages du débarquement, attention en pleine saison, il y a peu de place pour se garer.
       


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