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Les marins prochent du burn aout...


Bouchon-Gras 49

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  • Administrateur

Voici ce que révèle un article de nos amis Zone militaire / OPEX 360,

 

La Force maritime des fusiliers-marins et des commandos est au bord du « burn-out »

 
 
 

forfusco-20181102.jpg

Le temps passe, les auditions parlementaires se succèdent et les rapports s’empilent. Mais le constat est toujours le même : la Force maritime des fusiliers-marins et des commandos [FORFUSCO] est en surchauffe.

Pour rappel, la FORFUSCO compte environ 2.600 personnels militaires et civils et s’aticule selon deux composantes : les unités de fusiliers-marins, spécialisées dans la « protection-défense » et les commandos de marine, lesquels relèvent du Commandement des opérations spéciales [COS].

« Rarement les fusiliers marins et commandos n’ont été autant employés qu’aujourd’hui », avait déjà souligné, en février 2013, le vice-amiral Olivier Coupry, alors ALFUSCO [commandant la FORFUSCO, ndlr].

Deux ans plus tard, un rapport du député Gwendal Rouillard avançait quelques chiffres afin de mesurer l’activité de la FORFUSCO, par ailleurs accentuée par le plan Cuirasse [renforcement de la surveillance des installations de défense] et les mesures prises après les attentats de janvier 2015. Au total, 1.250 fusiliers marins et 220 gendarmes maritimes avaient été affectés en permanence à la protection des « points d’importance vitales (PIV) sur le territoire national. »

Ainsi, avait relevé le parlementaire, à l’époque, les fusiliers-marins assuraient « 70 heures de garde auxquelles s’ajoutaient 37 heures d’astreinte à 2 heures » pour une « solde proche du SMIC ». De quoi justifier la création de postes supplémentaires au sein de la FORFUSCO, via l’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2014-19. Dans le même temps, des mesures de « fidélisation » avaient été prises afin de limiter les retours à la vie civile.

Depuis, la situation est toujours aussi « compliquée », voire préoccupante, à en croire le député Jacques Marilossian, rapporteur pour avis sur les crédits affectés à la Marine nationale. Selon ce dernier, qui cite les chiffres donnés par l’actuel ALFUSCO, le contre-amiral François Rebour, le niveau d’activité de la FORFUSCO « dépasse d’environ 15% de ses capacités ».

Ce qui fait que « chaque personnel de cette force compte en moyenne 130 jours d’absence du port-base par an, 40 % d’entre eux en comptent plus de 160, et certains, dans des spécialités critiques, plus de 245. »

Évidemment, cela pèse sur le besoin de récupération de ces militaires, « tant sur le plan psychologique que familial. » Et pour M. Marilossian, ce « manque de récupération finit par se payer ; ils vivent ‘à découvert' ».

« Tel est particulièrement le cas des commandos. Les risques psychosociaux (RPS), notamment les syndromes post-traumatiques (SPT), s’accroissent : l’amiral les évalue à 30 cas probables ‒ dont 15 dûment diagnostiqués, ‒ sur un effectif de 700 commandos et précise qu’au sein des forces comparables des États-Unis, le taux d’atteintes graves s’élève à 8 % », précise le député.

« Un effet d’éviction, voire de fuite, est inévitable dans cette situation de suractivité, qu’il passe par une blessure psychologique ou par une recherche de reconversion », ajoute-t-il.

Plus généralement, c’est l’ensemble de la Marine nationale qui est en surchauffe étant donné qu’elle dépasse depuis longtemps les contrats opérationnels qui lui avaient été fixés par les précédentes LPM. Et, là encore, les suppressions de postes effectuées entre 2008 et 2015 ont été excessives.

Aussi, les ressources humaines de la Marine nationale sont marquées par de « très fortes tensions », selon l’amiral Jean-Baptiste Dupuis, son directeur du personnel militaire.

« Les analyses fonctionnelles conduites dans le cadre de la révision générale des politiques publiques [RGPP] avaient évalué à 4 000 le nombre maximal de postes qu’il était possible de supprimer dans la Marine, mais qu’au nom d’un curieux principe dit d’’équité redistributive’ entre les armées, cet objectif de déflation avait été aggravé de 2.000 postes », a expliqué l’amiral Dupuis. Aussi, « ce sont ces 2.000 postes qui manquent aujourd’hui » car « nous sommes passés en-dessous du raisonnable », a-t-il ajouté.

Ce manque de personnels peut avoir des conséquences non seulement sur la conduite des opérations mais aussi sur le maintien des compétences les plus « pointues ».

« La baisse des effectifs a conduit à réduire considérablement les moyens consacrés à la formation des marins – de 33 jours par an et par marin en 2008 à 24 jours aujourd’hui -, alors même que les plateformes navales et celles de l’aéronautique navale deviennent de plus en plus complexes, accroissant les besoins de qualification des marins. Ainsi, la compression des effectifs depuis dix ans met la marine au défi de ‘générer en très peu de temps des compétences de pointe' », fait valoir le député Marilossian.

Photo : Marine nationale /  Ministère des Armées

( Source : Zone Militaire / OPEX 360 )

 

Pour ma parts fréquentant depuis de nombreuses années cette forces, je pense qu'il y a plusieurs points à améliorer :

- Tout d'abord la réserve, la Marine Nationale contrairement à l'armée de terre ne " forme " pas ou du moins pas l'ensemble de ses réservistes,

         - Pour la Marine seul les fusiliers marins sont des " soldats ". Alors qu'il y a une manne de réservistes ( dont certains n'obtienne pas de poste, car il       faut correspondre à tout un tas de critères ).

        - Les réservistes fusiliers ont une FMIR mais pas tous ( histoire de sous ).

        - A l'inverse de l'armée de terre qui considère que ses hommes ( et femmes ) sont d'abord et avant tout des soldats.

        - Puis lors de l'avancement de catégories ( officier marinier, puis officier marinier supérieur ) le réserviste ne passe aucune formation, seul sont     mérite et les années compte.

- Puis la force fusilier marin :

Tous les jeunes que j’approche et qui veulent s'engager ( et d'ailleurs voir sur le forum ) veulent être fusilier marin, pas pour être fusilier mais pour accéder au stage commando ( et devenir Marius ). Peu y arrive, les autres sont très vite découragés et écœurés, donc cherchent rapidement à partir, pour rejoindre l'armée de terre ou retourner à la vie civile.

 

Ça ne résout pas tout mais déjà quelques pistes non étudié à mon gout.

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  • Posts

    Bakoua

    Posted

    Bonjour, Je m'interroge sur les modalités me permettant de devenir réserviste opérationnel ou citoyen. Concernant la réserve citoyenne, je découvre plusieurs liens sur votre forum ou ailleurs, mais les liens sont cassés ou obsolètes. A priori on me redirige sur ce site, mais je ne vois que des missions en réserve opérationnelle : https://www.reservistes.defense.gouv.fr/ La réserve citoyenne n'existe peut être plus ? Merci  

    Bakoua

    Posted

    Je suis également intéressé, ce n'est pas évident de prendre position ne connaissant pas l'envers du décors de ces différentes entités.

    Marie111222

    Posted

    Bonjours , jais dénoncer mon contrat car la spécialité me plaisait pas jais voulue contacter directement mon cirfa mais celui-ci m’a dit que ne peut pas me reprendre car jais une FGI donc ses a moi d’aller démarcher l’es régiment  mais jais que des refus et a coter de ça d’autre cirfa me dise que ses possible de re ouvrir un dossier en cirfa donc je suis un peut perdu 

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Bonjour, Effectivement, mais bon c'est une histoire de temps et de passience. Bon attention, partir dans les DOM-TOM, se nomme partir en "campagne", l'OPEX ce sont des opérations extérieur, façon douce de dire partir dans une zone de combat et donc à risque et personne n'est prêt a envoyer des "enfants" dans une zone de combat avec ce que ça sous-entend. Son SIGYCOP indique un 2 dans la partie G, "état Général" c'est large, une scoliose, du surpoids... Dommage qu'elle ne sache pas la cause, afin de solutionner le soucis. Mécanicienne, elle partira forcément, le rôle d'un marin est d'embarquer et avec cette spécialité, peu de chance de rester à terre. Il faut qu'elle garde le morale, qu'elle s'accroche, qu'est ce que, quelques mois dans une vie... bon pour un jeune je sais la vision n'est pas la même mais cependant il lui faut savoir être patiente, s'accrocher, ça va venir !

    Tintinduweb

    Posted

    Elle dort dans une chambre isolée des autres filles majeures, elle a même interdiction de se rendre dans leur chambre pour "papoter" ! A Paris pour le 14 juillet, ça ne posait pas de problèmes, mineures et majeures étaient "ensemble"... Bon après, ce n'est pas bien grave mais du coup, ça la marginalise encore un peu... Et bien sûr, les garçons sont logés à l'étage en dessous ! Concernant sa période de probation prolongée de 6 mois, ses instructeurs se demandent si ce n'est pas lié avec son inaptitude de 11 mois aux opex, mais sans en être sûrs. Ce qui ne rassure pas, ou en tout cas ce qui contrarie, c'est que cette période a été prolongée pour "raison de santé", sans autre explication... 🤔 Pour en revenir au fait que les mineurs ne partent pas en opex, personne ne lui a dit, même pas à la PMM ! Et pourtant, la Marine recrute dès 17 ans (16 pour les mousses)... On a même signé en tant que parents une autorisation pour partir aux DOM-TOM !? Bon maintenant, ma fille l'accepte et va prendre son mal en patience. Elle l'aurait su avant n'aurait pas entamé sa détermination ! Et sinon, elle a choisi MOMACHINE !      
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