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Manque de médecins au SSA


Bouchon-Gras 49

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  • Administrateur

Voici un article qui en dit long,

L’armée de Terre est « prête à aider le Service de santé des armées, y compris au niveau des effectifs »

 
 
 

ssa-20141206.jpg

En matière de ressources humaines, les services de soutien n’ont pas été gâtés par la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25, laquelle évoque leur « transformation » qui, comme l’a récemment rappelé Florence Parly, la ministre des Armées, aux sénateurs vise à « à simplifier les procédures et à éviter les doublons » et « doit permettre d’avoir plus de numérique, plus de facilité ».

Reste que la question de leurs effectifs demeure cruciale, notamment pour ce qui concerne le Service de santé des Armées [SSA]. Au plus ce dernier a-t-il obtenu un répit de deux ans au niveau des déflations de postes qu’il doit consentir au titre du plan SSA 2020, décidé en 2013, soit à une période marquée par de « fortes contraintes budgétaires. » Or, au cours de la LPM 2014-19, il a vu ses effectifs fondre de 8%, alors que son activité opérationnelle s’est accentuée.

« Cette pression opérationnelle a engendré, malgré l’apport précieux des réservistes, une sujétion surélevée pour les équipes médicales et chirurgicales du SSA », a admis sa directrice, Mme le Médecin général des armées Maryline Gygax Généro, lors d’une audition parlementaire en janvier dernier.

Selon un rapport du Sénat, publié à la fin 2017, il manque une centaine de médecins au SSA. Ce qui « conduit à concentrer sur les mêmes personnels la charge de projection du service : ainsi les personnels projetés effectuent 200% du contrat opérationnel. »

Cette suractivité opérationnelle a deux conséquences : la fidélisation du personnel « usé prématurément », pour reprendre les termes de Mme le MGA Gygax Généro, en souffre, de même que la formation continue ainsi que la préparation opérationnelle. Ce qui fait évidemment peser un rsique sur le maintien de certaines compétences.

S’agissant de la fidélisation, le secrétaire général pour l’administration [SGA], Jean-Paul Bodin, a récemment fait état de mesures spécifiques pour retenir les médecins du SSA, afin, a-t-il dit, de « tenter d’enrayer les nombreux départs auxquels nous sommes confrontés à l’heure actuelle. » Et d’ajouter : « Si cette situation perdurait, nous rencontrerions de très sérieuses difficultés pour répondre aux missions opérationnelles. »

Pour l’armée de Terre, les personnels du SSA ont une importance évidemment cruciale. Leur « sollicitude et leur professionnalisme sont remarquables », a souligné le général Jean-Pierre Bosser, son chef d’état-major [CEMAT], lors d’une audition à l’Assemblée nationale pour évoquer le projet de loi de finances 2019.

« Le soutien médical des forces est un enjeu majeur pour l’armée de Terre », a encore fait valoir le général Bosser. Aussi, a-t-il continué, « celle-ci est prête à aider le Service de santé des armées, y compris sur le plan des effectifs, car le fait de disposer d’une chaîne de santé complète, autonome et performante est un élément déterminant de notre capacité à nous engager au combat. » Est-ce à dire qu’elle serait prête à réduire (un peu) ses effectifs au profit du SSA?

Quoi qu’il en soit, au Sénat, Mme Parly a semblé vouloir relativiser les difficultés du SSA. « Le service de santé des armées s’est engagé depuis plusieurs mois dans le plan SSA 2020, qui vise notamment à assurer la cohérence de l’articulation du SSA avec le service public de santé qu’il intègre progressivement tout en conservant des spécificités militaires », a-t-elle rappelé. « Il est confronté, comme le service public de santé, à des difficultés liées à un nombre insuffisant de médecins », a-t-elle continué.

En outre, a poursuivi la ministre, « le fait que des réservistes viennent appuyer le SSA en OPEX me semble extrêmement positif, d’autant qu’il s’agit d’un véritable effort de la part des médecins hospitaliers qui libèrent du temps à cet effet. Cela permet au SSA de bénéficier de spécialistes qui eux-mêmes se forment à d’autres techniques pendant leur temps de présence à nos côtés. »

Enfin, a conclu Mme Parly, « qu’il existe des tensions, nul ne le conteste, mais pas davantage que dans les hôpitaux civils. Le problème de la pyramide des âges n’est pas non plus spécifique au SSA. Il se mobilise en conséquence pour faciliter la rotation des médecins en OPEX. Je puis vous rassurer qu’en 2019, les effectifs du SSA seront stables. Sa directrice est, par ailleurs, mobilisée pour fidéliser le plus possible notre personnel. »

 

( Source : Zone militaire - OPEX 360 )

 

 
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  • 1 month later...
  • Administrateur

05.12.2018

Le SSA "déserté"? Surprojection et concurrence de la Santé publique affaiblissent les effectifs

 

Lu ce matin dans Le canard enchaîné un article sur des "désertions en masse au service de santé des armées".

Désertions? Démissions bien sûr. Et bien malheureusement, faut-il ajouter puisque le SSA français reste encore une référence en la matière, alors que des pays comme le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et même les USA ont réduit les moyens, volontairement ou par la force des choses, de leurs services de santé militaires.

Ces pays ont préféré, ou ont été obligés d'externaliser, le soutien médical aussi bien sur les territoires nationaux qu'en opex. J'en ai parlé dès 2009 dans un article paru dans la revue Sécurité globale (lire http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/files/SMP médicales.pdf). Le cas britannique est à cet égard éloquent; à coup de primes, le MoD tente depuis 2007 de garder ses médecins et auxiliaires de santé (lire https://www.telegraph.co.uk/news/uknews/1555509/Cash-lures-civilian-medics-to-front-line.html).

Selon le Canard qui cité des sénateurs de la commission des Affaires étrangères et de la défense, 1 600 "médecins, infirmiers et techniciens" ont depuis 2014 quitté le SSA qui se retrouve donc en situation de précarité alors qu'il est mis très fortement à contribution dans le cadre des opex. Certes la "surprojection" et la tension des déploiements extérieurs pèse sur les personnels mais ce sont tout autant les besoins grandissant de la Santé publique qui poussent les personnels civils et militaires du SSA à migrer vers des postes mieux payés et moins exposés.

L'article dit que le SSA ne compte plus que "700 médecins toutes spécialités confondues". Or il s'agit du domaine de la médecine des forces où effectivement il manque une centaine de personnels. D'où l'effort de 2017 du SSA pour recruter dans ce créneau (lire : http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/03/09/le-ssa-face-a-un-deficit-croissant-en-particulier-de-general-17756.html).

On peut aussi s'interroger sur le chiffre de 1 600. Il n'est pas tiré d'un "Avis n° 149 (2018-2019) de M. Jean-Marie BOCKEL et Mme Christine PRUNAUD, fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, déposé le 22 novembre 2018" (à lire http://www.senat.fr/rap/a18-149-6/a18-149-6.html#toc82). Dans cet avis il est dit que "selon les informations fournies à vos rapporteurs, depuis le début de l'actuelle LPM, le SSA a perdu 8 % de ses effectifs", soit 1 300 personnes.

Le rapport sénatorial est, en revanche, optimiste: "La prochaine loi de programmation militaire 2019-2025 concrétise l'arrêt de la déflation des effectifs du SSA dès 2018, leur stabilisation jusqu'en 2023 et leur remontée modérée au-delà". On peut s'en réjouir, tout en restant vigilant puisque l'on sait d'expérience que les LPM se sont faites pour être reniées et revues à la baisse. Par ailleurs, au sein même du SSA, on reconnaît que "le recrutement est peu attractif" et qu'il est de plus en plus difficile de recruter et de fidéliser ceux et celles qui choisissent de l'intégrer.

Le SSA français finira-t-il réduit, comme ses homologues britanniques par exemple, à compter sur des groupes de cliniques privées pour assurer le soutien médical des militaires tricolores?

 

( Source  : article Ligne de Défense )

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  • Administrateur

Le Service de santé des armées aura recours à plus de réservistes et de contractuels pour tenir son contrat opérationnel

 
 
 

ssa-20180125.jpg

Au cours de la Loi de programmation militaire [LPM] 2014-19 qui s’achève, le Service de santé des armées [SSA] aura vu fondre ses effectifs de 8% alors même qu’il a été confronté à une activité intense, liée à la remontée en puissance de la Force opérationnelle terrestre [FOT] et au niveau élevé de l’engagement des forces sur les théâtres extérieurs.

Le modèle du plan « SSA 2020 » est d’autant plus sous tension que le recrutement a du mal à suivre. « Le plafond d’emplois autorisés du SSA est passé de 16.529 effectifs en 2014 à 15.626 en 2018 [dont environ 5.000 civils, ndlr]. L’effectif moyen réalisé en cours d’année est inférieur de 600 unités au plafond d’emploi », ont relevé les sénateurs Jean-Marie Bockel et Christine Prunaud, co-rapporteurs pour avis sur le projet de loi de finances pour 2019 « Défense : Préparation et emploi des forces » [.pdf].

( ici le PDF http://www.senat.fr/rap/a18-149-6/a18-149-61.pdf )

Actuellement, le SSA compte 700 médecins des forces : un niveau largement insuffisant puisqu’il lui en manque une centaine. Aussi, ce sont donc souvent les mêmes qui sont envoyés en opération extérieure. « Les personnels projetés effectuent 200 % du contrat opérationnel » du service, rappellent les deux sénateurs. Et cela ne peut avoir que des conséquences sur la fidélisation, d’autant plus que, et c’est une autre difficulté, certaines spécialités sont plus affectées que d’autres.

« Alors que les déficits de personnels sont déjà criants dans certaines spécialités telles que les chirurgiens orthopédistes, les dentistes, les infirmiers en soins spécialisés de bloc opératoire diplômés d’État et les masseurs kinésithérapeutes, la surprojection des mêmes personnels finit par les pousser à quitter le service. Leur fidélisation est un défi difficile à relever dans de telles conditions, et alors que la concurrence de la fonction publique hospitalière sur certaines spécialités est réelle. À ceci s’ajoute la longueur des formations pour nombre des métiers de la santé, générant des effets retardés sur les viviers », lit-on dans le rapport de M. Bockel et de Mme Prunaud.

Pour remédier à ces déficits dans ces spécialités, le SSA a recours de plus au plus à des contractuels. « Ces facteurs incitent à la civilianisation progressive des postes sans contrainte opérationnelle directe et au recours croissant aux praticiens contractuels », avance le rapport.

En 2016, les officiers contractuels représentaient 7% des effectifs des praticiens. Il est prévu de doubler cette part, avec une « cible établie à 16% d’ici 2021 », est-il indiqué dans le document.

Quant aux besoins liés aux engagements du SSA sur les théâtre extérieur (par exemple, 200 de ses personnels sont engagés au Sahel, au titre de l’opération Barkhane), le recours aux réservistes s’impose. Ce qui fait que, actuellement, 20% du contrat opérationnel du service est assuré par ces derniers, contre 10% l’an passé.

« À ce jour 2 900 réservistes participent aux missions du SSA, 50 % d’entre eux sont appelés à partir à la retraite à court terme. La directrice du SSA travaille activement à l’augmentation de leur nombre pour atteindre l’objectif de 3.500 réservistes », affirment les deux rapporteurs.

La LPM 2019-25 prévoit de stabiliser les effectifs du SSA jusqu’en 2023, avant de les augmenter « modérement » par la suite. « Cette nouvelle trajectoire positive se traduira par la mise en oeuvre du nouveau modèle hospitalier militaire, la poursuite de la remontée en puissance de la médecine des forces et la préparation de l’avenir avec la mise en formation de 15 élèves praticiens et 10 élèves infirmiers supplémentaires pour 2019 », fait valoir le rapport.

Toutefois, les sénateurs Bockel et Prunaud restent prudents car la situation du SSA restera fragile, avec trois points d’attention particuliers. « La féminisation du corps médical pose certains défis », estiment-ils. En outre, « le fonctionnement quotidien des centres médicaux des armées est également marqué par un accroissement des besoins en expertise médicale d’aptitude et une intensification des activités de soutien des activités à risque, du fait de l’augmentation de la force opérationnelle terrestre et du plan Réserve 2019 », ajoutent-ils. Enfin, « l’attractivité du secteur civil, particulièrement forte pour certaines spécialités hospitalières (radiologie, anesthésie-réanimation et chirurgie), favorise de nombreux départs de l’institution. »

 

( Source : Zone de Défense / Opex 360 )

 

On peut constater l'utilisation de réservistes pour combler le déficit et s'étonner que ce soit loin d’être facile pour les médecins ( voir certains sujets de ce forum " réserve SSA " pour intégrer les rangs du SSA.

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Effectivement, entre la volonté manifestée de souscrire un ESR au sein du SSA et la signature effective du contrat, il peut s'écouler, selon les sources de 6-9 mois à 12-18 mois.....:Undecided@2x:

Cela peut et doit en décourager plus d'un....

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  • 2 weeks later...
  • Administrateur
Il y a 13 heures, eole a dit :

Que pensez-vous de "l'efficacité" du processus de recrutement dans la réserve du SSA (pour être plus précise), svp ? quels sont les problèmes selon vous?

Serez tu d'un quelconque cabinet, d'un état major...voir du SSA :Sarcastic@2x:

Bref, je vais te répondre sans trop me mouiller puisque c'est comme ça sur le terrain.

Tout d'abord le problème est général à la réserve, pour une grande majorité des armées.

A savoir qu'à l’issue des attentats, le Président Holland a fait appel aux volontaires, les incitants à rejoindre la réserve, puis la Garde Nationale afin de servir en renforçant les troupes, vigipirate, puis Sentinelle.

Première erreur, car personne dans les armées n'était prêt !

Répondant à l'appel, des dizaines de milliers de jeunes et de moins jeunes ce sont présentés, croyant qu'à l'image des recrutements de l'ancien régime ou après sous le Ier Empire, il suffisait de faire une croix en bas d'une feuille et le lendemain on se retrouvait incorporer.

Non là il faut postuler via un site ( qui marche mais pas toujours ) la réponse ce faisant attendre, voir n'arrivant jamais ( il suffit de lire certain topics du forum ), puis il faut avoir un contact, ensuite obtenir un entretien, suit la visite médicale ( sachant que c'est déjà toute une aventure pour les personnels déjà sous contrat ) ensuite suivre une formation... bref tout ça peut être relativement long. C'est le principe même du système administratif, où à la finale un certain nombre de personnes ce découragent et finissent par laissé tomber. D’ailleurs il suffisait de lire les commentaires du compte Facebook de la Réserve ( créer après l'appel du Président et supprimé depuis, puis remplacé par un nouveau compte qui se limite à de la com )

 

Je vais de donner deux exemples ( qui ne sont pas du SSA ) :

Le premier d'un très bon collègue de travail, depuis des années il savait que je suis réserviste et hésitait, car sa compagne craignait qu'il parte en OPEX, bref un jour il décide de ce lancer. Je l'avais invité à contacter l'unité qui l'intéressait mais ayant lu qu'il fallait passer par le cirfa, il a pris son après midi pour les rencontrer. Il en est revenu très déçu, en gros " eux ne gèrent pas ça ". Ayant quelques relations et amis, j'ai pu lui trouver un contact ( tous les militaires savent que les téléphones militaires n'ont pas de messagerie et que si il y a personne au bout, il faut retenter jusqu'à... ) manque de chance, les congés d'été arrivant puis la personne partant en OPEX, ça a duré un certain temps mais il a finalement obtenu un rendez vous pour un entretien.

Entretien qui c'est très bien passé, l'officier très intéressé par son profil. Il obtient un rdv pour la visite médicale et la passe, apte, enquête de sureté nickel.

Mais voila pour validé la chose il devait finir de remplir le dossier via le site de recrutement, or une information de taille ( l'unité ne pouvait être enregistré... ) donc impossible de finalisé. C'est le colonel qui a du faire plusieurs mails pour arrivé à solutionner le problème. Maintenant c'est en bonne voie, il a était nommé lieutenant, à signé son ESR, à réussi à négocier avec l'employeur, il commence en fevrier.

Mais ça a duré un an plein ( et si on décompte en partant du rdv avec le cirfa, ça fait deux ), il est très motivé et perspicace ( sans compter que je le soutenais ) sinon il aurait abandonné depuis longtemps.

 

Deuxième exemple, le mien. Ancien militaire d'active, lorsque j'ai quitté j'ai immédiatement postulé pour la réserve ( bon c'était en 98, ça date un peu :Sarcastic@2x: ), j'ai du plusieurs fois signalé mon volontariat, j'ai écrit à l'amiral en charge à l'époque de la réserve...rien. J'ai finalement " harcelé " un officier supérieur ( passé contre amiral par la suite ) qui s'occupait de la réserve et qui venait tous les trimestres nous présenter une conférence pour enfin obtenir un premier ESR. J'ai surtout eu de la chance qu'il était très motivé par la réserve. Ça a tout de même mis trois ans.

 

Et lorsque l'on suit certains membres : http://www.forum-militaire.fr/topic/6086-quel-centre-médical-des-armées-choisir-pour-la-réserve-ssa/

on voit vite que c'est loin d’être gagné.

Certains y arrivent car ils insistent, persistent...d'autres laissent tomber, mais il ne faut pas rêver, ceux qui abandonnent ne font pas de la pub pour la réserve ( ou du moins pas dans le sens où on l'attend ).

 

 

 

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Tout d'abord les boîtes vocales existent, y compris sur un poste militaire....il faut revérifier mon cher....

ensuite, là où je vous rejoins, c'est sur la motivation....vu la complexité du dispositif et le nombre d'intervenants.....mais on peut y parvenir en 3 mois, c'est tout à fait faisable....

Ultime précision, je ne suis pas à la SDBC mais bien quelque part au MINARM 

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  • Administrateur
Il y a 20 heures, eole a dit :

Tout d'abord les boîtes vocales existent, y compris sur un poste militaire....il faut revérifier mon cher....

Je ne vais pas me battre... mais je pratique le monde militaire depuis 22 ans et les téléphones, j'ai eu le loisir de pratiquer dans différentes unités, chère... amie. :Wink@2x:, après je ne parle pas des centres de recrutement, du ministère ou des standards ( ceux là effectivement, je ne les pratique pas ) mais des lignes attribués précisément à une personne, des postes dans les unités.

 

Il est exact que si on appel l'antenne médicale XXX une personne de service répondra mais vous pouvez appeler le bureau réserve de mon unité, personne ne répondra ( normal les secrétaires ne bossent pas le week-end ) mais aucune boite vocale n’enregistrera votre message.

En parallèle je travail dans un hôpital publique ( depuis 14 ans ) et là non plus il n'y a pas de messagerie sur les lignes fixes ( sauf si la ligne est occupée ou que l'on vous mette en attente mais dans les deux cas vous ne pourrez laisser vos coordonnées ou un message ), ce qui explique que lorsque vous avez un proche hospitalisé et que vous appelée dans le service, si l'infirmière est prise, ça sonne...ça sonne...

 

Petite anecdote, une collègue infirmière me racontait que son fils voulait intégrer la réserve de l'armée de terre ( car par la suite il désire intégrer cette armée ) bref dossier fait...lui restait à joindre un major dans le régiment concerné mais lorsque ce major le contact il est en cours et lorsque lui essaye de l'appeler il est hors horaire et ça ne répond jamais...finalement il a rejoint la réserve de la Gendarmerie.

J’arrête là sur ce problème, les candidats verront ( ou voit ) par eux même lorsqu'ils appelleront et c'est ça qui est important, pas notre petit différent sur ce point. :joker:

 

Il y a 20 heures, eole a dit :

ensuite, là où je vous rejoins, c'est sur la motivation....vu la complexité du dispositif et le nombre d'intervenants.....mais on peut y parvenir en 3 mois, c'est tout à fait faisable....

Pas pour tous malheureusement, j'ai un copain, chef d'escadron (R) en groupement de Gendarmerie, qui confirmait que vu l’affluence un très grand nombre de candidats sont en attente et que beaucoup finissent par lâcher prise.

Ou mon collègue citer dans le post précédant qui a mis plus d'un an...

 et ici ... http://www.forum-militaire.fr/topic/8753-problème-de-messagerie-24ri/ ce n'est pas moi qui le dit " compte six mois "

 

Le point positif, c'est que les gens qui insistent, sont des personnes très motivés.

 

Je vois également que vous avait répondu à " cotroni ", avouer que son parcours de candidat n'est pas une totale réussite !

Et pour information, sa dernière connexion sur le forum date de juillet 2017, a t'il réussi, j'en doute. Dommage.

 

Pour en revenir à :

Le 21/12/2018 à 05:35, eole a dit :

"l'efficacité" du processus de recrutement dans la réserve

Si je démontre certaines longueurs, ce n'est pas pour nuire à la Réserve ( auquel je crois, sinon je ne passerai pas des heures bénévolement et sans aucun profit ou récompense à entretenir ce forum avec mes camarades ) mais simplement et au contraire pour guider et soutenir des jeunes qui candidatent, ne pas les endormir ou leurs faire miroiter  monts et merveilles qu'ils atteindront jamais, ce qui en découle une déception et un abandon...

Je reste persuader que c'est en informant au maximum les candidats ( que ce soit pour la réserve ou pour l'active ) que le recrutement est bon et c'est par manque d'information et d'orientation, que un certain nombre de jeunes ce détournent ( c'est un autre sujet ).

 

Il y a 20 heures, eole a dit :

Ultime précision, je ne suis pas à la SDBC mais bien quelque part au MINARM 

SDBC, je ne connais pas cet acronyme ???

Eh bien, je compte sur vous, pour nous aider à renseigner les candidats ( selon vos possibilités bien sur ).

Êtes vous spécialisé sur le SSA ?

 

Peut être pourrez vous commenter ce sujet :

http://www.forum-militaire.fr/topic/9310-demande-de-changement-darmée-armée-de-terre-gendarmerie/

Là, vous aurez plus de la chance d'échanger, " Iceman " c'est encore connecté jeudi dernier.

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  • Moderator

SDBC : Sous direction des bureaux du Cabinet, pratiquement le secrétariat et service général du Cabinet, sans les primes Cabinet...

Autre cas concret:

Je prends mon cas, j'ai contacté le bureau Réserve du 1 RCP qui soit disant aurait un besoin d'un ADM chez le chef de corps, j'ai laissé mes coordonnées voilà plus d'un an et toujours aucun appel.

J'avais quitté l'institution en 2012, inscrit au bureau Réserve de Toulouse, 4 ans sans aucun appel ni mail...

Oui pour la Réserve, il faut:

- être TRES motivé

- connaître un peu de monde pour savoir qui contacter en cas de retard voire d'oubli

- être patient pour le paiement des jours effectués, je viens d'être régularisé de mes jours de juillet.

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Bonjour,

Disons que pour résumer, il faut:

- considérer la réserve comme indispensable à votre fonctionnement (d'autant plus qd vous êtes dans un service en sous-effectif...): j'appelle ça définir ses priorités!!! mais j'admets volontiers que le niveau de la formation d'emploi n'est pas forcément le plus adéquat...souvent faute de compétences ou de mise en relation d'un réseau professionnel performant

- connaître parfaitement les procédures, c'est-à-dire les subtilités des textes sur le plan législatif, réglementaire mais aussi en conduite....., l'organisation, les organigrammes officiels et officieux.....

- mettre en place une équipe dédiée (y compris de réservistes si besoin) compétents.... et qui percutent.....que vous soutenez sur le plan réglementaire et managérial en tant que de besoin

- des moyens de communication..le BABA pour recruter ne l'oublions pas.....ça a l'air bête et vous allez dire que j'insiste, mais oui..la boîte vocale existe bien évidemment sur le PNIA....d'autant plus quand vous êtes qqu' qu'on essaye de joindre souvent (le service informatique est aussi là pour ça....) avec le message vocal qui bascule sur votre messagerie Outlook; et vous mettez en place aussi évidemment le transfert d'appel ainsi que la boîte mail fonctionnelle: bref, rien que du basique.... ce que j'appelle du travail d'état-major, mais bon,  il faut avoir été "indien" en état-major.....ça aide beaucoup....

- quant au retard de paiement des jours d'activité, sujet récurrent..là aussi....quand c'est traité au fil de l'eau (et pas au mieux -au mois-) ça se passe BIEN;

 

Bref, tout ça pour dire que je ne vous dépeins pas un tableau en "rose";

uniquement pour dire que moyennant la définition claire de priorités, la mise en place de ressources dédiées et compétentes.., ça marche...

Je ne dis pas que ce n'est pas chronophage..c'est même tout le contraire...après c'est une question de priorités....et pour info, je ne bosse pas  à la SDBC, ni en CIRFA, et plus en état-major ! ;) 

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  • Administrateur

Bonjour eole,

Content de vous retrouver, j'ai pensé un instant ne pas vous " revoir ". :Wink@2x:

 

Il y a 7 heures, eole a dit :

considérer la réserve comme indispensable

Pour ma part et pour les militaires d'active que je côtoie, nous la considérons bien indispensable ( c'est d'ailleurs inscrit dans ma signature ) même si au début de mon activité réserve ( 2003 ) certains militaires de toutes catégories nous voyaient un peu comme des " piques-assiettes, certainement un souvenir de l'ancienne réserve. :Sarcastic@2x:

Il y a 7 heures, eole a dit :

quant au retard de paiement des jours d'activité, sujet récurrent..là aussi....quand c'est traité au fil de l'eau (et pas au mieux -au mois-) ça se passe BIEN;

Le paiement, dépend surtout du traitement et donc du gestionnaire, ça reste un problème de terrain mais qui par la faute de gens peu réactifs peuvent nuire à la fidélisation du réserviste.

Et comme vous le précisez :

Il y a 7 heures, eole a dit :

quand c'est traité au fil de l'eau (et pas au mieux -au mois-) ça se passe BIEN;

Pour ma pars, j'ai un gestionnaire qui assure, sitôt la période terminée, le rapport d'activité est transmit, la solde tombe dans les deux mois qui suivent.

Il y a 7 heures, eole a dit :

ça a l'air bête et vous allez dire que j'insiste, mais oui..la boîte vocale existe bien évidemment sur le PNIA....d'autant plus quand vous êtes qqu' qu'on essaye de joindre souvent (le service informatique est aussi là pour ça....) avec le message vocal qui bascule sur votre messagerie Outlook; et vous mettez en place aussi évidemment le transfert d'appel ainsi que la boîte mail fonctionnelle: bref, rien que du basique....

Je ne suis pas spécialisé en communication, je découvre donc cette option et sans vouloir être pénible, je peux vous assurer que peu de gens utilise cette fonction téléphonique, du moins au premier niveau, gestionnaire de réservistes en unités...

C'est à mon avis bien dommage, car les réservistes ont deux casquettes et ne peuvent pas forcément tous être disponible aux heures ouvrables.

Ce point essentiel est à faire remonter ( pour l'ensemble des armées ) si c'est dans vos possibilités.

Il y a 7 heures, eole a dit :

tout ça pour dire que je ne vous dépeins pas un tableau en "rose"

Nous sommes bien d'accord et c'est pour ça, que nous, ici nous essayons de guider au mieux les candidats qui n’ayant pas de réponses ou s'étonnant du temps passé ce tourne vers nous.

Il est bien clair également que ça ne peut pas être aussi facile que ça mais l'important est de bien renseigner les jeunes qui sont bien souvent très motivés.

 

Merci pour ces réponses.

Je vous souhaite un Joyeux Noël.

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Notre nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu il est lieutenant de réserve à la gendarmerie nationale... Formation universitaire : Etudes de droit à l’Université Paris 2 Panthéon Assas Mandats électoraux : Elu en 2014 maire de Vernon (Eure) Elu en 2015 président du Conseil départemental de l’Eure. Fonctions gouvernementales : Conseiller du Secrétaire d’État aux Affaires européennes puis du ministre de l’Agriculture (2008-2012) Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (21 juin 2017-16 octobre 2018) Sébastien Lecornu est lieutenant de réserve dans la Gendarmerie nationale. (Source : Militaires'Actu)

    Pascalou69

    Posted

    Bonjour   un grand merci pour cette  réponse si précise et documentée. je vais continuer mes recherches dans les archives militaires et vous tiens au courant des résultats à venir. Cordialement  

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Dans la Marine nous utilisons le fusil à pompe (fap) Valtro, avec comme munitions de la gomme cogne (non létal au delà de 5 m) le plomb et la breneck (utiliser pour la chasse aux sangliers).

    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans. Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact. Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades. Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux. En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations (Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)     Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde. Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée. Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police. En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain. Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies. Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes. Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique. En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement. (Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)       Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France). Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».

    Heïdi

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    Bonjour, A la rencontre du Lieutenant Bradley pilote. source ... https://rh-terre.defense.gouv.fr/actualites/item/986-alarencontre-du-lieutenant-bradley-pilote-gazelle-au-4e-regiment-d-helicopteres-de-forces-speciales-4e-rhfs
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