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Bouchon-Gras 49

Manifestations, expositions, cérémonies...14-18 centenaire de l'armistice 2018.

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J'ouvre ce sujet permettant à tous d'indiquer les différents manifestations de cette fin de centenaires de la guerre 14 - 18 et plus précisèrent le centenaire de l'armistice.

Pour les Varois,

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A Gradignan tout prés de Bordeaux.

Des expositions, conférences, lectures, film (au revoir là haut de et avec Albert DUPONTEL)) 

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De retour d'une petite exposition locale, je partage quelques photos avec vous,

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Cela illustre bien la part prise par ce conflit au sein de nos petites communes.

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Tenue allégé d'un sapeur du 5e régiment de Génie.

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Le paquetage du Poilu.

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Un guetteur Allemand ( remarquez l’ancêtre du gilet balistique ).

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La terrible mitrailleuse des troupes allemandes.

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Le mitrailleur allemand.

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Les prêtes furent également engagés, soit comme brancardier, soit comme aumônier et bien souvent les deux.

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L'infirmière.

Il existait deux sortes d'infirmières, les professionnelles issues de la classe moyenne et les volontaires issues de la haute société.

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Casque Adriant du service de santé.

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Képis de colonel et de général.

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Képi de sous lieutenant ( noté l’évolution avec les précédents ).

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Quelques décorations.

 

Voila, je vous invite à vous déplacer, un peu partout en France sont organisés des expositions, des représentations théâtrales, les cinémas repassent quelques classiques... ( Joyeux Noël, la chambres des officiers... )

Et bien sur la célébration de la victoire et l'hommage à nos anciens aux monuments aux morts.

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    • By Bouchon-Gras 49
      Suite à un documentaire / reportage en deux parties diffusé sur RMC Découverte, j'ai pu découvrir une page de notre Histoire passé au second rang, voir totalement omis.
      L'armée d'Afrique et l'armée coloniale : deux corps militaires distincts
       
      Quelles différences entre les tirailleurs de l'armée d'Afrique, essentiellement d'origine maghrébine et les tirailleurs de l'armée coloniale, venus des quatre coins de l'empire français ? Bien souvent, on confond les deux alors qu'il s'agit de deux entités dont les recrutements, les lieux de stationnement et les traditions militaires sont bien distincts.
      L'armée d'Afrique
      C'est le nom donné au corps expéditionnaire français d'Alger en 1830. Il s'applique ensuite aux troupes qui ont conquis le territoire. Avec l’occupation de l’Algérie, la France se dote de ses premières unités dites indigènes : tirailleurs (fantassins), spahis (cavaliers), zouaves (peu à peu composés d’Européens) et diverses formations de supplétifs.
      Après les protectorats imposés à la Tunisie (1881) et au Maroc (1912) et avec les régiments de la Légion étrangère, de chasseurs d’Afrique et des bataillons d’infanterie légère d’Afrique, toutes ces unités constituent l’armée d’Afrique stationnant essentiellement au Maghreb.
      Ne l'oublions pas : de 1848 à 1962, l'Algérie est partie intégrante du territoire français et est subdivisée au début de son administration, en 3 départements et 6 «Territoires du Sud». L'armée d'Afrique a donc la configuration d'une armée nationale soumise cependant au code de l'indigénat.
      Repères
      Selon le code de l'indigénat, les colonisés sont sujets de l'empire. Seule une minorité, et dans des circonstances très particulières, a accès à la citoyenneté française. Cependant, cette accession, qui soumet les colonisés aux lois républicaines, en particulier sur le plan religieux et juridique, est difficilement acceptable pour nombre d'entre eux, en particulier les musulmans (transmissions d'héritage, polygamie, etc).
      Les tableaux d'effectifs répartissent les militaires au sein des différentes unités coloniales entre «Européens» et «Indigènes»- officiers, sous-officiers, caporaux, soldats supérieurs et troupe-, s'y ajoutent dans certains régiments, les «Originaires» (citoyens français de pleins droits nés dans une des Quatre communes du Sénégal. En revanche, de nombreux tableaux consultés, en particulier ceux établissant les pertes après les combats de 1940, distinguent rarement entre «Européens» et «Indigènes».
      E.D. et A.C.
       
       
      L'armée d'Afrique a été dissoute en 1962. Seules quelques unités maintiennent aujourd’hui la tradition au sein de l’armée de terre française : légion étrangère, 1er régiment de tirailleurs (Épinal), 1er régiment de chasseurs d’Afrique (Canjuers), 1er régiment de spahis (Valence) et quelques autres unités du train ou de l’artillerie. Le mémorial national de l’armée d’Afrique à été implanté à Saint-Raphaël (Var) à l’initiative du général Callies, président fondateur de l’association nationale Souvenir de l’armée d’Afrique. Il a été inauguré le 15 août 1975, boulevard du général de Gaulle, sur le front de mer.
      L'armée coloniale
      Les tirailleurs sénégalais sont créés en 1857. Avec l’extension des conquêtes, apparaissent des tirailleurs indochinois, malgaches, somalis.  Ces unités dites coloniales, alignant Européens et indigènes (soumis au code de l’indigénat), servent en Indochine, en Afrique noire, sur la côte des Somalis, à Madagascar, aux Antilles, à la Réunion, au Levant et dans le Pacifique.
      Tous ces tirailleurs appartiennent aux troupes de marine ou coloniales.

      Bien entraînés et encadrés au sein de solides régiments d’active, les combattants de l’empire serviront de troupes de couverture et de manœuvre dans la future guerre mécanique, aérienne et totale où les blindés, les armes lourdes, l’artillerie, l’aviation tiendront une place déterminante.
      À l’issue de la Grande Guerre, pour honorer les tirailleurs africains et à l’initiative du comité d’assistance aux troupes noires présidé par le général de division Archinard, ancien commandant supérieur du Soudan français, un monument Aux Héros de l’Armée Noire est élevé à Bamako. Œuvre du sculpteur Moreau-Vauthier, il est inauguré le 3 janvier 1924.
      Pour souligner la fraternité d’armes entre poilus et tirailleurs, il est prévu qu’une ville de France située dans la zone des combats accueille également une réplique du monument. Reims est choisie, sans doute en raison du rôle des troupes coloniales dans la défense du secteur au printemps 1918. Le monument est inauguré à Reims le 13 juillet 1924. En 1940, les Allemands détruisent le monument de Reims. À Reims ne subsiste plus qu’un modeste monument substitutif portant l’inscription : «L’occupant détruisit par haine raciale le monument aux Noirs en septembre 1940»
       
      La guerre de 1914-1918

      En Algérie, 172000 musulmans, dont 85000 engagés volontaires, sont mobilisés
      en 1914, soit 3,6 % de la population. À leurs côtés, 93000 Français d'Afrique du
      Nord et 39000 Tunisiens sont appelés, et 14000 Marocains sont mobilisés, dont
      les trois quarts sont engagés sur les fronts de France ou d'Orient. Au Maroc,
      Moulay Youssef et les grands caïds lèvent des auxiliaires et des contingents dans
      les tribus, ce qui permet au général Lyautey d'envoyer trente-sept bataillons en
      métropole.

      Les soldats originaires d'Afrique du Nord se sont dans l'ensemble bien battus.
      Décimés par le feu en 1914, les vieux tirailleurs furent d'abord remplacés par
      des recrues inexpérimentées, dont certaines paniquèrent et refusèrent d'obéir.

      Le commandement réagit parfois de manière expéditive, par exemple, en
      décimant une compagnie tunisienne en décembre 1914. À partir du printemps
      1915, ces troupes misérables se transmutent en troupes d'assaut, aptes à manier
      des engins modernes et à prendre des initiatives. Les tirailleurs marocains se
      distinguent en mai 1916 pour la reprise du fort de Douaumont. Sur le front
      d'Orient en 1918, la 1re brigade de tirailleurs marocains, renforcée de deux
      escadrons de spahis, attaque de flanc l'armée de von Kluck et fait prisonnier le
      maréchal von Mackensen, commandant en chef du frond sud-oriental
      (raid d'Uskub). Dix bataillons coloniaux sont engagés sur le front français en
      1914, ils sont quarante-deux en 1918, plus vingt-trois dans l'armée d'Orient.

      Les Français d'AFN ont de 12000 à 20000 tués,et les Maghrébins 36000 tués et
      disparus dont 9800 Tunisiens et 25000 Algériens. Les prisonniers, regroupés à
      Zossen, résistent à la propagande allemande ; 5 à 8 % d'entre eux cependant
      s'engagent dans l'armée turque. Aucune mutinerie n'est imputable aux régiments
      de tirailleurs en 1917. Ils participent à toutes les opérations et, pour les
      décorations, les tirailleurs viennent juste après le RICM et le 2e Étranger. Les
      drapeaux du 4e régiment de tirailleurs sont décorés de la Légion d'honneur,
      leurs pertes sont supérieures à celles des autres unités d'infanterie.

      Les Maghrébins furent heureusement surpris de l'accueil réservé par les civils
      français, et en retirèrent l'image d'une France accueillante et solidaire dans le
      malheur. L'armée fut à son insu un melting-pot entre Kabyles, Arabes, Noirs
      d'Afrique et Indochinois. L'institution militaire devient ainsi un modèle
      d'intégration et donc d'évolution future. S'ils se sont bien intégrés dans l'armée,
      ils ne furent cependant pas considérés comme l'égal des Français.

      Clemenceau accorde alors des avantages aux combattants, il supprime certains
      impôts et augmente le nombre des représentants musulmans. En 1927, le Code
      de l'indigénat sera aboli. Les successeurs de cette armée servent ensuite dans
      les unités régulières de tirailleurs, spahis ou chasseurs d'Afrique, en métropole
      et au Maghreb. En 1953, une trentaine de bataillons nord-africains combattent
      en Indochine.
       

      En réalité nous découvrons que sous l’influence d'un général, le général Mangin ( qui se disait " comprendre l'indigène " et qui avait remarqué que ces hommes étaient de fiers guerriers ) permet de lever des troupes dont les cadres sont toujours des " blancs ". Au début des volontaires puis au fur à mesure des pertes les colonies ont obligation de fournir des hommes. Ces hommes, formidables combattants, souffriront, tout d'abord d'avoir à porter des souliers rigides ( brodequins ) puis du froid, si bien que durant certaines périodes on relève ces troupes pour leurs permettre de récupérer et de se reformer.
      C'est aussi à cette période que la France édite des manuels pour " parler " à ces troupes, le fameux " petit négre ".
      Le petit-nègre : un enseignement de l’armée 
      Dès 1815, la France conquiert de nombreuses colonies, dans ce qui sera nommé le second empire colonial français. Au Sénégal, Louis Faidherbe est nommé gouverneur en 1854 et les premières unités permanentes de soldats africains, nommés tirailleurs sénégalais, sont créées dès 1857. Un demi-siècle plus tard, l’effectif maintenu en Afrique occidentale française avoisine les 12 000 hommes. “Peu avant la guerre, le général Mangin, qui publie en 1910 son ouvrage célèbre ‘La Force noire’, développe un projet d’armée noire propre à s’engager dans les conflits extérieurs et on décide la création d’une "réserve indigène" dans chaque colonie prête à répondre à l’urgence”
      le français "petit-nègre" résultait réellement d’une bonne volonté d’apprendre la langue française, restée imparfaite, alors même qu'il s’agit en réalité d’une construction de l’empire colonial français. “Le terme apparaît à la fin du XIXe siècle et indique une double disqualification : il s’agit de parler français comme un “nègre” (= mal) et comme un "enfant" (=mal).

      Son occurrence la plus célèbre a longtemps été affichée sur une boîte de chocolat en poudre : le slogan “Y'a bon Banania” est la représentation la plus connue du français “petit-nègre”. Ce terme indique une manière de parler approximative, faute d’une connaissance de la langue, des Noirs des colonies françaises en Afrique.
      Finalement, en 1927, le Règlement provisoire du 7 juillet 1926 pour l'enseignement du français aux militaires indigènes stipule qu’"il est formellement interdit de parler sabir (ou petit-nègre)", qualifiant cet usage d’"errements anciens". Il souligne notamment qu'il est moins difficile de dire : "balaie la chambre" plutôt que "toi y en a balayer la chambre"...

      Affiche Allemande, représentant l'envahisseur Français ( les troupes noirs ) soutenu par le juif. Lorsque les Troupes Française d'occupation sont entrée en Allemagne après la signature du traité de Versailles.
       
       

      CHARLES NTCHORERE est né à Glass au Gabon en 1896 et mort pour la France en 1940. Il fait ses études à   "l'école MONTFORT des Frères de Saint-Gabriel,  de 1904 à 1912.Il est de retour à Libreville en 1914.En 1926 il est promu lieutenant et naturalisé français. En 1939 il prend le commandement d'une troupe de volontaires.
       5 Juin 1940, Airaines (Picardie) - Agé de 45 ans, engagé volontaire gabonais, officier depuis 1927 du fait de ses états de service (fait rare, à l’époque, pour un soldat dórigine africaine), le capitaine NTCHORERE  , est fait prisonnier après plusieurs jours de résistance, dans un village complètement anéanti.
      Officier Gabonais du 1/53° R.I.C.M.S (Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais), commandant la 5ème compagnie, le Capitaine N’CHORERE a opposé une résistance efficace à l’assaut des panzers allemands sur la position d’Airaines, tenue par son bataillon.
      Le 7 Juin, alors que les rescapés de son bataillon se replient et quittent la position d’Airaines, le capitaine NTCHORERE et ses hommes choisissent de rester sur place pour protéger la manœuvre de leurs camarades. Après une journée entière de combats, suscitant même l’admiration de l’ennemi, leur résistance est brisée par des assauts au lance-flammes  , et ils sont fait prisonniers par la Wermarcht.
      Gardant en mémoire les faits d’armes de la force Noire lors de la Première Guerre Mondiale, les troupes allemandes séparent les soldats européens des soldats africains. Informé des atrocités commises par les troupes allemandes contre les troupes africaines de l’Armée française, le capitaine NTCHORERE proteste.
      Pour l’idéologie raciste des SS encadrant les troupes allemandes, le simple fait qu’un africain porte des galons d’officier est intolérable. NTCHORERE est poussé contre un mur et fusillé sans autre forme de procès.
      Le parcours d’un cadre exemplaire
      Né le 15 Novembre 1896 dans une famille de notable des Libreville (Gabon), Charles NTCHORERE s’engage en 1916 dans les Tirailleurs Sénégalais, et termine la Première Guerre Mondiale avec le grade de Sergent.
      Restant militaire après la fin du conflit, celui qui fut un bon élève des Pères Monfortins enchaînes les formations, avant d’accéder au grade de Lieutenant en 1927. Un rapport lui est d’ailleurs demandé par sa hiérarchie sur la promotion sociale des cadres militaires africains.
      Poursuivant sa carrière dans le Soudan Français (actuel Mali), NTCHORERE termine sa carrière militaire en 1937 en occupant une position d’encadrement à l’Ecole des Enfants de Troupe de Saint-Louis du Sénégal.
      Engagé volontaire au début de la Seconde Guerre Mondiale, on le retrouve commandant une compagnie d’Infanterie Coloniale Mixte, mêlant soldats français de l’Hexagone et soldats de l’Empire colonial français en Afrique.
      Un monument au Capitaine NTCHORERE a été dressé à AIRAINES (80) en 1965, une des artères du village portant son nom.
      Son corps n'a jamais été retrouvé !
      Le capitaine CHARLES NTCHORERE est mort en digne soldat et en héros !!!
      ( Source : http://rapondawalker.free.fr/CHARLES NTCHORERE.htm )

       
      Les mobilisations de 1939-1945
      Dès septembre 1939, l'armée d'Afrique met sur pied deux divisions marocaines et
      douze divisions d'infanterie d'Afrique sur son propre sol, plus sept divisions
      d'infanterie nordafricaine en métropole, soit au total 73 000 Français et 176000
      musulmans.

      Sur les 400000 hommes de l'armée de Terre en AFN, 170000 sont
      engagés en métropole ou au Levant. Les pertes sont de 5400 Maghrébins, et 2700
      Européens tués. C'est dire que les capacités de résistance de l'Afrique du Nord en
      juin 1940 étaient très amoindries, et que la poursuite de la lutte en AFN était une
      vue de l'esprit. Cette armée est pauvre en blindés, en avions, en armes anti-chars
      et anti-aériennes et son matériel est vétuste.
      En 1939, dix divisions d'infanterie coloniale (DIC) sont sur pied, et en novembre
      1943, 80000 Africains sont engagés sur les théâtres d'opérations, au prix de
      17500 tués...
      Après la défaite de 1940, le général Weygand est nommé délégué général et
      commandant en chef en AFN. Il prépare clandestinement la revanche en
      exaltant le moral des troupes et en menant deux actions conjuguées :
      - officiellement, négociation avec la Commission italienne d'armistice en vue
      d'accroître les effectifs militaires (passant de 100000 à 135000);
      - clandestinement, camouflage de matériels, de matériaux, de personnels
      spécialisés ou non (35000 supplétifs et travailleurs), préparation clandestine
      de la mobilisation, entraves à la surveillance des commissions de contrôle.
      Il s'oppose enfin aux protocoles de Paris négociés par Darlan avec la
      Wehrmacht.
      Il est relevé en novembre 1941 à la demande des Allemands; le général Juin
      lui succède comme commandant en chef et poursuit son action de rénovation
      de l'Armée d'Afrique; il remanie en particulier le plan de défense de la Tunisie.
      Surpris par le débarquement américain du 8 novembre 1942, il convainc l'amiral
      Darlan, qui se trouve, par hasard, en Algérie, d'ordonner un cessez-le-feu aux
      troupes du Maroc et d'Algérie. Il faut rappeler en effet qu'afin d'éviter
      l'occupation de la zone libre, les forces françaises d'AFN avaient pour mission
      de s'opposer à tout envahisseur. Seuls quelques conjurés avaient été prévenus
      (groupe des 5).
      Arrivé le 9 novembre, le général Giraud est nommé commandant en chef, il
      prépare avec Juin l'intervention en Tunisie où les Allemands sont en train de
      débarquer. 240000 hommes sont mobilisés
      (16 % des Français d'Algérie, 2 % des musulmans). En même temps, il donne
      ses directives au général Frère pour créer l'Organisation de résistance de l'armée
      (ORA) en métropole. Après avoir pris contact avec le général Barré
      (commandant des troupes de Tunisie) et avec le Britannique Andersen à la
      frontière tunisienne, il conclut avec le général Marshall le plan d'Anfa, destiné
      au réarmement de huit DI, trois DB et quatre QG d'armée et de corps d'armée,
      et la livraison de 1000 avions. La première tranche du réarmement arrive à Alger
      le 13 avril. Le plan d'Anfa, interrompu en novembre 1943 pour des raisons
      politiques, et par manque de spécialistes, est réduit de huit à cinq divisions
      d'infanterie. Sans le soutien américain, et sans en référer au général De Gaulle,
      Giraud organise la libération de la Corse en septembre 1943, avant d'être éliminé,
      en novembre 1943, de la coprésidence du Comité français de Libération.
       
      ( Source :  https://blogs.mediapart.fr/enavant/blog/020416/armee-dafrique-armee-coloniale-des-origines-1945  )
       

      Les effectifs mobilisés le 10 janvier 1940
      (tous les chiffres sont des estimations)
      Armée d'Afrique
      302 000  mobilisés sur une population de 15 millions de personnes dont 204 000 en Afrique française du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie), 19 000 au Levant (Syrie-Liban actuels) et 79 000 en France métropolitaine.

      Troupes coloniales
      275 000 mobilisés dont 122 300 en Afrique occidentale française, 15 500 en Afrique équatoriale française, 34 000 à Madagascar, 88 900 en Indochine, 7 900 en Côte française des Somalis, 4 000 aux Antilles, 1  600 en Chine et 2 500 dans le Pacifique.
      146 000 mobilisés en France, en Afrique française du Nord, et au Levant dont 63 000 Africains, 14 000 Malgaches, 15 000 Indochinois.
       
      Les pertes de la Seconde Guerre mondiale
      (tous les chiffres sont des estimations)
      Armée d'Afrique
      2 200 «Indigènes» (ou 5 400 «Indigènes») et 2 700 «Européens» tués, 8 800 blessés et 64 700 prisonniers ou disparus sur 80 000 hommes engagés dans les combats.
      Troupes coloniales
      4  500 tués, 25 500 blessés et disparus, 49 000 prisonniers dont 28 000 Africains, 12 000 Indochinois et 9 000 Malgaches sur environ 105 000 hommes engagés dans les combats.
       E.D. et A.C.
      ( Source : http://www.rfi.fr/contenu/20100524-armee-afrique-armee-coloniale-deux-corps-militaires-distincts  )
       
       
      L'Histoire nous révèle que des les premières captures de troupes indigènes, les Allemands les abattent puis roulent sur les corps avec leurs chars.




      En 1940, de 1.500 à 3.000 soldats africains ont été tués par les nazis.
      http://www.slate.fr/story/115275/soldats-noirs-nazisme

       
      Le 18 juin 1940, un général appel TOUS les Français...

      Une fois de plus la France ( Libre ) fait appelle aux troupes coloniales notamment pour combattre Rommel en Afrique puis pour débarquer en Italie, en Corse et en Provence.


      Les goums, regroupés en tabors, ont été parmi les meilleures compagnies de l’armée d’Afrique. Après la campagne d’Italie, ces redoutables troupes marocaines débarquent en Provence...  https://theatrum-belli.com/73e-anniversaire-du-debarquement-de-provence-les-goums-marocains-se-battent-pour-marseille/
       
      Mais pour le Débarquement de Normandie la 2e DB fut " blanchie " les Américains ne voulant pas de noirs combattants lors de cette expédition. Les Anglais étaient également réticent mais pour des raisons " secondaire " ( du fait que les troupes avant de débarquer, seraient cantonnées en Grande Bretagne ).

      Libération de Paris : pourquoi il n'y a (presque) pas de Noirs sur les photos
      https://www.liberation.fr/photographie/2014/08/20/paris-libere-uniquement-par-des-soldats-blancs_1083150
       

      On constate ainsi qu’après la libération de Toulon, Marseille... et la remontée du Rhône que très rapidement  cette armée de troupes aguerries noirs et magrébines sont remplacés par des résistants ( FFI ) inexpérimentés, car cette armée doit être " blanchie " avant d'arrivée en Allemagne.

      Rappel: Le blanchiment des troupes coloniales consiste au retrait des troupes coloniales des premières lignes, des défilés de victoires voire leur rapatriement en Afrique après qu’elles ont participé à la campagnes d’Afrique et à la Libération de la France durant la Seconde Guerre mondiale.
       

      Mémorial de l'Armée Noire Fréjus. Ce monument de Fréjus 83600, est l'œuvre du sculpteur Yvon Guidez, fondu en Pologne, a été érigé en 1994
       




      L’adjudant Bourama Dieme (1919-1999), originaire de Casamance, est un héros de la Seconde Guerre mondiale. Commandeur de la Légion d'honneur, il est célébré au Sénégal où les griots chantent encore ses exploits. Engagé à l'âge de 20 ans, Bourama Dieme a  «mis son pied partout» dans les campagnes de l'armée française et au service de l'armée sénégalaise.
      Il aurait pu être le héros d’un film de guerre. Il a été un héros tout court. Pourtant, rien ne l’y prédestinait. Né en 1919 dans un village de Casamance, Bourama Dieme s’engage dans l’armée française le 5 janvier 1939. Comme beaucoup d’autres jeunes, conscients de la menace que représente la montée du IIIe Reich.
       
    • By Bouchon-Gras 49
      En cette fin de centenaire, rappelons nous du parcours de Jean CORENTIN, l'enfant soldat.
      Corentin Jean Carré né au Faouët le 9 janvier 1900 et mort le 18 mars 1918 à Verdun, est considéré comme le plus jeune poilu de France.

      En 1914, lorsqu’éclate le conflit, Jean-Corentin Carré n’est qu’un enfant du Faouët, un petit village du Morbihan, dans le centre de la Bretagne. Né en 1900 dans une famille modeste de journalier agricole, il se démarque par son intelligence et son esprit débrouillard. "C’était un élève brillant pour l’époque. Il a eu son certificat d’études à 12 ans avec les félicitations du jury et a ensuite été employé chez le percepteur", raconte Pierre Palaric, le président de l’association Mémoire du pays du Faouët, dont le propre père a côtoyé Jean-Corentin dans la cour de l’école communale.
      Lorsque le père de ce dernier est appelé à rejoindre le front, le fils veut aussi défendre sa patrie et en découdre avec les Allemands, mais il est alors beaucoup trop jeune. Sa demande d’engagement volontaire est refusée par le maire du village. Jean-Corentin Carré ne se laisse pas pour autant décourager. En avril 1915, il explique à sa famille qu’il veut embarquer pour l’Amérique du Sud, mais c’est en fait à Pau qu’il pose ses bagages. Toujours décidé à porter l’uniforme, il se présente au bureau de recrutement sous le faux nom d’Auguste Duthoy. Pour ne pas éveiller les soupçons, il déclare être né à Rumigny dans le département des Ardennes, alors occupé par l’armée allemande. Aucune vérification n’est donc possible. Malgré son visage enfantin, Jean-Corentin atteint son objectif. Il est incorporé au 410e Régiment d’infanterie à Rennes où il retrouve ses compatriotes bretons.

      Jean-Corentin Carré se démarque aussi très vite sur le front. Dans son carnet de route où il consigne son vécu dans les tranchées, dans le secteur du Mesnil-lès-Hurlus dans la Marne, il raconte ses premières reconnaissances en novembre 1915 : "Je sors tout seul, baïonnette au canon et cartouches dans les poches. Je traverse des tranchées démolies et pleines de cadavres que je suis obligé de piétiner. […] Je vois un Boche à cinquante mètres de moi courir dans la direction de ses lignes. Je tire, l’ombre continue à courir puis s’évanouit à mes yeux. […] Je rentre vivement et je vais rendre compte de ma mission au capitaine, qui me félicite." Remarqué par ses supérieurs, il est nommé caporal puis sergent. Il est même cité à l’ordre du corps d’armée et obtient la croix de guerre.
      Mais quelques jours avant son 17e anniversaire, le poids de sa fausse identité lui pèse trop et il décide de révéler la supercherie à son colonel par une lettre : "Je vous écris pour vous demander s’il me serait possible ayant l’âge réglementaire de reprendre mon véritable nom. […] Je ne suis pas plus patriote qu’un autre, mais je considère qu’un Français, lorsqu’il est assez fort pour faire un soldat, est un lâche s’il reste à l’arrière".

      Grâce à la bienveillance de son officier supérieur, Jean-Corentin Carré réintègre l’armée en février 1917, sous son vrai nom, et il est même promu adjudant. Désormais aguerri au combat dans les tranchées, le Breton souhaite rejoindre la prestigieuse aviation. Le petit paysan du Morbihan obtient son brevet de pilotage. "On l’a autorisé à entrer dans l’aviation comme récompense pour ses actions d’éclat. Il s’était fait remarquer en se portant toujours volontaire. Il a dû prendre le goût de l’aviation en voyant les combats aériens au-dessus de sa tête. Cela correspondait à ce qu’il voulait, prendre des risques mais pour lui seul. Il le disait, il voulait 'semer l’effroi et la terreur chez les boches'".

      Jean Corentin à bord de son avion d'entrainement.
        Mais le quotidien d’un pilote est encore plus dangereux que celui d’un "simple trouffion". La durée de vie des pilotes est à ce moment de seulement trois mois. Affecté à un avion d’observation Jean-Corentin Carré ne déroge pas à cette funèbre règle et périt lors d’une mission en 1918. "Adjudant Carré Jean-Corentin, du 410e régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SO 229 attaqué par trois avions ennemis, le 18 mars, s'est défendu énergiquement jusqu'à ce que son appareil soit abattu, l'entraînant dans une mort glorieuse", résume sa troisième et ultime citation.  
      Un héros national   En quelques mois, le petit écolier du Faouët devient un héros en Bretagne et dans toute la France. Deux biographies lui sont consacrées. À la demande du ministère de l’Instruction publique, une affiche est même réalisée en 1919 pour célébrer sa gloire dans les salles de classe.
       

       

      Les enfants des écoles rendant hommage aux jeune Jean Corentin CARRE dans la commune Bretonne du Faouet.

      ( Source : Wikipédia / France 24 )
       
      Pour les plus jeunes ( de 7 à 77 ans ) est sortie une BD sur ce jeune héros,



       
    • By Bouchon-Gras 49
      Voici un intéressant article de notre partenaire Zone de Défesense OPEX 360,
       
      Il y a cent ans, la cavalerie française remportait une victoire décisive à Usküb, après un audacieux raid à cheval
      Posté dans Forces terrestres, Guerre 1914-1918 par Laurent Lagneau Le 30-09-2018      
      Septembre 1918. Sous le commandement du généralissime Foch, le forces alliées, renforcées par l’arrivée du contingent américain, ont repris l’initiative après avoir tenu le choc lors de l’offensive générale allemande lancée sur le front occidental, au printemps, par le général Ludendorff. Elles donnent des coups de boutoir contre la ligne Hindenburg et progressent selon trois axes pour ensuite converger vers les Ardennes.
      Pendant que, le 25 septembre, la 4e Armée française, commandée par le général Gouraud, et la 1ère Armée américaine du général Pershing se préparent à mener victorieusement la seconde bataille de Champagne, d’autres soldats français, ceux du Corps expéditionnaire d’Orient, venaient de remporter un succès majeur en Macédoine aux côtés des Serbes face aux troupes bulgares.
      Dès l’automne 1914, les Alliés envisagèrent d’ouvrir un second front face à la Triple Alliance, qui, constituée par les empires allemand, austro-hongrois et Ottoman, fut rejointe par le royaume de Bulgarie en octobre 1915.
      Dans un premier temps, l’objectif fut de prendre le contrôle des détroits menant à la mer Noire afin de pouvoir ravitailler la Russie et d’encercler les empires centraux. Cette manoeuvre se solda par un échec et les troupes alliées se replièrent à Salonique afin de faire basculer la Grèce dans le camp allié (qu’elle rejoindra en juin 1917), prêter main forte à la Roumanie quand elle entrera en guerre (ce qui sera effectif en août 1916) tout en appuyant les troupes serbes face à la Bulgarie.
      Seulement, l’entrée en guerre de la Roumanie, trop tardif, n’eut pas l’effet escompté. Les forces roumaines furent défaites au nord par les troupes austro-allemandes du général Falkenhayn ainsi que par les armées bulgares et turques au sud. En janvier 1917, les trois quarts du territoire roumain passèrent donc sous le contrôle des empires centraux, qui disposèrent ainsi de réserves de céréales et un accès aux champs de pétrole et de gaz.
      Commença alors une période difficile pour l’Armée française d’Orient, aux prises, pour ne rien arranger, avec des épidémies de paludisme, de dysenterie et de scorbut. En outre, des désaccords entre Français et Britanniques sur la suite des opérations dans les Balkans figèrent la situation, dans l’attente de voir la Grèce basculer dans leur côté.
      Cela étant, les troupes françaises et serbes remportèrent quelques succès, notamment contre les forces bulgares, en s’emparant de Monastir en Serbie (novembre 1916).
      La révolution d’Octobre 1917, qui aboutira au traité de Brest-Litovsk, changea la donne. L’état-major allemand put renforcer ses troupes sur le front de l’ouest, ce qui eut pour conséquence de contraindre les moyens des troupes alliées en Orient, dont le rôle, par la force des choses, se limita à maintenir l’intégrité du front macédonien tout en y fixant les forces ennemies.
      Cependant, durant les premiers mois de 1918, Berlin redéploya ses troupes du front d’orient vers celui de l’ouest, dans le cadre de l’offensive planifiée par le général Ludendorff tandis que les forces austro-hongroises se heurtaient à la résistance italienne. Quant à l’Empire Ottoman, il fut obligé de revoir ses priorités en raison de la situation au Proche et au Moyen-Orient. Ne restait donc plus que l’armée bulgare comme adversaire sur le front des Balkans.
      En septembre 1918, fort de ses succès à Bofnia Kochnitsa [Albanie] le nouveau commandant en chef des Armées Alliées en Orient, le général français Louis Franchet d’Espèrey (il a été nommé en juin) reprend l’initiative contre la Bulgarie.
      En septembre, une offensive est lancée selon deux axes. Les troupes françaises et serbes ont l’ordre de marcher en direction de Belgrade, en passant par Usküb (Skopje aujourd’hui) afin de couper en deux les armées bulgares, tandis que les Britanniques et les Grecs doivent se diriger vers la Bulgarie par la vallée du Vardar et du lac Doiran.
      Le plan du général Franchet d’Espèrey est audacieux. Au lieu de s’attaquer aux défenses allemandes et bulgares en plaine, il décide de passer par la montagne au niveau du Dobro Polje et du Sokol, à plus de 1.800 mètres d’altitude. Et pour cause : ce secteur est le point faible du dispositif ennemi.

      C’est ainsi que, le 14 septembre, l’infanterie franco-serbe mène une offensive afin de percer le front au niveau du Dobro Polje. C’est un succès, au prix de lourdes pertes.
      « Le 15 septembre au matin, après une violente préparation d’artillerie, des troupes serbes et françaises ont attaqué les organisations ennemies de la zone montagneuse du Dobro Polje. Toute la première position bulgare a été brillamment enlevée sur un front de onze kilomètres. Malgré les difficultés du terrain, de nombreux prisonniers, de l’artillerie et un important butin non encore dénombrés sont tombés entre les mains des troupes alliées », annonce alors un communiqué.
      Il reste alors à exploiter cette rupture du front. Et ce sera donc à la brigade de cavalerie du général Jouinot-Gambetta de jouer. Cette unité se compose alors des 1er et 4e régiments de Chasseurs d’Afrique et du Régiment de marche de Spahis marocains sous les ordres du lieutenant-colonel Guespereau.
      Les cavaliers français se lancent alors dans un raid à travers les massifs montagneux de Macédoine, dans des conditions climatiques éprouvantes, tant pour les hommes que pour les chevaux « barbe » (qui passe pour être le meilleur cheval de selle de guerre de troupe [*]).
      Dans la nuit du 28 au 29 septembre, la brigade du général Jouinot-Gambetta finit par atteindre Usküb, après un raid de plus de 80 km à travers la montagne. Au petit jour, les spahis et les chasseurs d’Afrique lancent l’assaut.
      « La voltige du Régiment de marche de spahis marocains escalade les pentes du Vodna, couvert à l’ouest par le 1er escadron. Formé en deux vagues, les escadrons, progressent par bonds successifs. Vers 9 heures, les abords de la gare sont atteints. Le 2ème escadron, aux ordres du capitaine Foiret, occupe rapidement la crête 1063 dominant Usküb, puis aidé par le 1er escadron déloge l’ennemi occupant encore le terrain. Il est 9h30, un important mouvement de camions est observé au nord de la ville. Les troupes ennemies se replient. Il faut les attaquer et les harceler partout où cela est possible. Pendant que les deux escadrons continuent de tenir le mont Vodna, les trois autres entre dans Uskub, franchissent la rivière Vardar et victorieux mais exténués, couvrent le nord de la ville », rappelle le 1er Régiment de Spahis.
      Dans un message, le général Franchet d’Espèrey écrit alors : « Cavaliers, qui, par votre audacieuse manoeuvre, à travers un massif où d’autres que vous ne seraient jamais passés, avez, en atteignant Usküb, coupé la retraite à l’ennemi, et acculé une armée à la capitulation. »
      Cette victoire, obtenue sans chars et sans l’appui de l’aviation, aura constitué l’une des dernières charges à cheval de l’histoire de la cavalerie française. Et elle aura donc eu surtout pour conséquence la capitulation des forces germano-bulgares. Le 30 septembre 1918, la Bulgarie signe un armistice, négocié avec le général Franchet d’Espèrey.
      Plus tard, ce dernier écrira que « cette opération d’envergure prouve qu’au XXe siècle, comme au XIXe siècle, les victoires se remportaient encore avec les jambes. »
      [*] Denis Bogros : Histoire du cheval de troupe de la cavalerie française.
       
      ( Source : http://www.opex360.com/2018/09/30/y-a-cent-ans-cavalerie-francaise-remportait-victoire-decisive-a-uskub-apres-audacieux-raid-a-cheval/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ZoneMilitaire+(Zone+Militaire)  )
       
      Allons un peu plus loin,

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Franchet_d'Espèrey

      Chronologie de la guerres balkaniques et première guerre mondiale   8 octobre 1912 : Le Monténégro déclare la guerre à la Turquie.
       

        18 octobre 1912 : Unis au sein de l’Alliance balkanique (traités serbo-bulgare du 13 mars 1912 et gréco-bulgare du 29 mai 1912), Bulgarie, Serbie, Grèce et Monténégro déclarent la guerre à la Turquie. Le 22 octobre, les Bulgares sont vainqueurs à Kirk-Kilissé et le 29 à Lulé-Burgaz. Les Serbes écrasent les Turcs à Kumanovo le 24 octobre et les Grecs s’emparent de Salonique le 8 novembre. La Macédoine est libérée. Andrinople est assiégée et les vainqueurs marchent sur Constantinople. Le 3 décembre, la Porte demande l’armistice mais les hostilités reprennent le 3 février 1913 après le coup d’État qui a donné le pouvoir à Enver Pacha. Le 26 mars 1913, les Bulgares prennent Andrinople mais sont contenus devant Constantinople, sur la ligne de défense de Tchataldja. Les pourparlers ouverts à Londres sous l’égide des Puissances piétinent et l’arbitrage territorial proposé le 30 mai par le tsar de Russie ne satisfait pas la Bulgarie.
        29 juin 1913 : Ferdinand Ier de Bulgarie, mécontent des prétentions serbes et grecques sur des régions macédoniennes qu’il juge bulgares attaque ses alliés de la veille mais ceux-ci reçoivent le soutien de la Roumanie le 13 juillet et la Bulgarie est contrainte d’accepter un armistice le 31 juillet.
        17 juillet 1913 : Le tsar Ferdinand confie le gouvernement à Vassil Radoslavov, qui sera le premier ministre germanophile de la période allant jusqu’en 1918.
        10 août 1913 : Le traité de Bucarest met un terme à la deuxième guerre balkanique. La Bulgarie vaincue gagne des territoires en Thrace (avec le port de Dédéagatch ou Alexandroupolis) mais perd Andrinople reconquise par les Turcs, et doit céder à la Roumanie une partie de la Dobroudja. Grecs et Serbes se partagent les territoires anciennement ottomans de Thrace et de Macédoine ; seul un dixième de cette région, la Macédoine du Pirin, revient à la Bulgarie.
        Août 1914 : Déclenchement de la guerre européenne. La Bulgarie reste initialement neutre mais elle est très vite sollicitée par les deux camps en présence. Alliée traditionnelle de la Russie et hostile à l’Empire ottoman, la Bulgarie aurait pu pencher en faveur de l’Entente mais elle était dirigée par un souverain d’origine allemande (mais petit-fils de Louis Philippe par sa mère) et elle souhaitait une revanche contre la Serbie. Ce sont les défaites russes de 1915 et l’échec de l’expédition franco-anglaise des Dardanelles qui décident finalement de son engagement aux côtés des empires centraux.
       

        6 septembre 1915 : L’accord signé avec les puissances centrales garantit à la Bulgarie la récupération de la Macédoine serbe jusqu’au cours de la Morava, ce qui permettait la restauration de la Grande Bulgarie.
        5 octobre 1915 : La Bulgarie déclare la guerre à la Serbie. Attaquée à l’est et au nord, celle-ci est rapidement écrasée et les puissances centrales constituent désormais un bloc homogène de la Baltique à l’Egée et au golfe Persique. Les Alliés de l’Entente installent à ce moment le camp retranché de Salonique qui accueille une partie des forces repliées des Dardanelles et les restes de l’armée serbe. Le socialiste révolutionnaire Georges Dimitrov qui, député au Parlement, a refusé de voter les crédits de guerre est emprisonné.
        Été 1917 : Entrée en guerre de la Grèce aux côtés des forces de l’Entente.
        15 septembre 1918 : L’armée d’Orient du général Franchet d’Esperey lance l’offensive contre le front bulgare. La prise du Sokol et du Dobropoljé permet d’enfoncer les positions bulgares. Les troupes serbes du prince Alexandre Karageorgevitch s’engagent dans la brèche ainsi ouverte alors que la cavalerie du général Jouinot Gambetta fonce sur Uskub (Skopljé), la capitale de la Macédoine serbe annexée par Ferdinand de Bulgarie qui avait, dès l’été, remplacé son premier ministre germanophile Radoslavov par un adversaire de l’alliance centrale, Malinov.
        29 septembre 1918 : Les négociations d’armistice engagées la veille à Salonique aboutissent à la conclusion d’un accord. L’armée bulgare devait évacuer tous les territoires conquis en 1915, démobiliser ses réservistes, livrer ses dépôts d’armes et de munitions.
        3 octobre 1918 : Ferdinand abdique en faveur de son fils Boris. Il craint une révolution populaire car le leader de l’Union des paysans, Stamboliski, veut proclamer la République. Ferdinand et les principaux dirigeants s’exilent en Allemagne. Alors que commence le règne de Boris III, la Bulgarie compte cent cinquante mille tués et 258 000l blessés, à l’issue d’un conflit qui a fait exploser la dette publique et ruiné les finances de l’État.
        19 octobre 1918 : Les Français atteignent le Danube.
        Août 1919 : Les élections générales donnent la majorité à l’Union agrarienne, qui représente la majorité rurale. Ce résultat est confirmé lors de la consultation suivante de mai 1920 et l’équilibre politique du pays ne sera guère modifié au cours de l’entre-deux-guerres. Alexandre Stamboliski, leader des agrariens et initialement républicain, dirige alors plusieurs gouvernements.
        27 novembre 1919 : Par le traité de Neuilly, la Bulgarie perd la Thrace au profit de la Grèce et doit renoncer ainsi à son débouché sur la mer Égée. Elle renonce formellement à la Dobroudja du sud devenue roumaine. 2 250 000 000 de francs sont exigés par les vainqueurs au titre des réparations.
      ( Source : clio.fr )
       

      La Bulgarie, guidée par sa volonté de faire revenir dans le giron national les terres restées en dehors des frontières et peuples en majorité de Bulgares, a elle aussi droit à son lot de souffrances que subissent vainqueurs et vaincus…
      La neutralité. Au début, le cabinet du premier ministre Vassil Radoslavov déclare aux yeux du monde, que la Bulgarie gardera la neutralité « fusil aux pieds ». La première année du conflit armé, elle refuse d’intégrer aucune des deux coalitions, d’un côté la Triple Entente (France, Russie, Grande-Bretagne, Serbie, etc.) et de l’autre la Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Empire ottoman). Or, vu sa position géostratégique clé, on se rend vite compte que la neutralité ne sera pas possible. Le cabinet guette le bon moment pour s’y engager et soupèse les chances de la bonne coalition à laquelle rattacher le pays. Alors, le Royaume de Bulgarie devient l’objet d’une cour sans répit de la part de l’Entente et de la Triplice qui se prolonge pendant tout l’été 1915. Au final, la promesse faite par l’Allemagne sur la restitution des territoires perdus à l’issue de la Guerre interalliée de 1913 prend le dessus. Le gouvernement bulgare s’allie aux forces de la Triple Entente et le 23 septembre 1915 décrète la mobilisation générale.
      Le 14 octobre, le tzar Ferdinand signe le manifeste, déclarant la guerre à la Serbie. Les effectifs de la première et de la deuxième armée pénètrent à marche forcée dans la région de la rivière Morava, en Serbie de l’Est et la Macédoine de Vardar. A Krivolak, en Macédoine, les troupes bulgares écrasent les forces anglo-françaises et l’armée serbe est mise en dérouté et doit se retirer à travers les reliefs escarpés des montagnes albanaises. Plus tard, elle est transférée sur le front du sud via Corfou. Ce faisant, la Bulgarie inclut dans ses frontières une grande partie des terres bulgares à l’Ouest. Néanmoins, l’avancée des forces bulgares est stoppée sur ordre du haut commandement allemand, car la Grèce hésite toujours de quel côté s’engager…
      La guerre au Nord. En août 1916, la Roumanie entre dans la guerre du côté de l’Entente et le 1er septembre, la Bulgarie lui déclare la guerre. Au 7 janvier 1917, toute la Dobroudja est libérée. Un mois auparavant Bucarest tombait aux mains des soldats bulgares. Aux termes des traités de Brest-Litovsk et de Bucarest de 1918, la Roumanie et la Russie sortent de la guerre, mais la Bulgarie ne réussit qu’à sauvegarder que le Sud de la Dobroudja. A l’issue de lourds combats en Macédoine, fin 1916 la Bulgarie perd aussi la ville de Bitola.
      Alexandre Stamboliiski signe le traité de Neuilly La fin. La deuxième catastrophe nationale. En 1918, la Triplice subit des coups durs, les économies des pays qui en font partie s’essoufflent, la main-d’oeuvre vient à manquer. Après la défaite de Dobro polé et en dépit de la victoire historique remportée à Doyran, les forces armées bulgares se voient contraints de battre en retraite et une partie marche sur Sofia, réclamer des comptes au pouvoir. C’est l’insurrection de Vladaya, connue comme l’insurrection des soldats. Dans cette situation compliquée, le 29 septembre est signé l’armistice de Salonique qui met un terme à la participation du pays à la guerre. Ferdinand abdique en faveur de son fils Boris. La Bulgarie doit faire face à une deuxième catastrophe nationale après celle de la Guerre interalliée de 1913. Les populations elles, auront à se débattre contre l’inflation galopante, l’économie en ruine, la misère et la faim. Près de 115 mille morts sur les champs de bataille, des parties importantes de son territoire amputées, des réparations de guerre intenables et naufrage de l’idéal de réunification nationale. Rien d’étonnant à ce que, à l’issue de la signature du traité de Neuilly, le 27 novembre 1919, qui met officiellement fin à la participation de la Bulgarie au plus grand conflit mondial de l’époque, le premier ministre Alexandre Satmboliyski brisa son stylo de colère.   
      Version française : Roumiana Markova
       
      ( Source : BNR radio Bulgaria )
       

    • By Bouchon-Gras 49
      Voici l’étonnant récit des aventures d' un véritable héros, le sergent Stubby, soldat un peu particulier puisque à quatre pattes,
       
      Grande Guerre : Sergent Stubby, un héros à quatre pattes.
        © Wikimedia | Stubby, le chien le plus décoré de la Première Guerre mondiale. Texte par Stéphanie TROUILLARD
      Dernière modification : 20/04/2018
      En pleine Première Guerre mondiale, un pitbull réalisait des exploits dans les tranchées aux côtés des soldats américains. Un dessin animé sorti le 13 avril aux États-Unis est consacré à ce héros peu commun, médaillé à plusieurs reprises.
      Le 20 avril 1918, l’armée allemande lance une offensive à Seicheprey, un village en Meurthe-et-Moselle. Face à elle, la 26e division d’infanterie américaine vit son baptême du feu. Les combats sont terribles. Plus de 100 Américains sont faits prisonniers, tandis que près de 650 sont morts ou blessés. Parmi eux, l’histoire retient un nom. Non pas celui d’un soldat, mais d’un chien : le sergent Stubby.
      Mascotte du 102e régiment de la 26e division d’infanterie, ce pitbull est grièvement blessé à la poitrine et à la patte par des grenades lancées par les Allemands. Transporté à l’hôpital, il survit et profite même de sa convalescence pour regonfler le moral des troupes. Stubby vient de rentrer dans la légende. Cent ans après, un dessin animé "Sgt. Stubby: An American Hero", sorti le 13 avril sur les écrans américains, lui est même consacré. "Il est devenu le symbole du rôle des animaux durant la Première Guerre mondiale", résume l’historien Éric Baratay, auteur du livre "Bêtes des tranchées".
       
      Un chien mascotte devenu héros
      Ce petit chien a pourtant grandi bien loin des tranchées françaises. À l’été 1917, il est recueilli par des soldats du 102e régiment d’infanterie qui s’entrainent sur le campus de l’université Yale avant de rejoindre les champs de bataille en Europe. "À l’époque, les pitbulls étaient considérés aux États-Unis comme les meilleurs chiens de compagnie, et ils étaient notamment conseillés pour les familles ayant des petits enfants. C’était des chiens calmes et dévoués", explique Eric Baratay.
      >> À lire : Grande Guerre : les animaux, ces grands oubliés des tranchées
      À l’heure du départ pour le front, J. Robert Conroy, un des soldats, n’arrive pas à se séparer de ce nouveau compagnon. Il le cache dans son manteau et Stubby monte illégalement sur le navire en route vers Saint-Nazaire: "Il y avait de nombreux cas de mascottes dans les armées anglo-saxonnes. L’encadrement fermait en partie les yeux". Arrivé en France, le petit chien suit fidèlement son régiment. Le 5 février 1918, le 102e d’infanterie se rapproche de la ligne de front dans le secteur du Chemin des Dames.
      Stubby écrit alors ses premiers exploits. Dans les tranchées, il alerte ses camarades et les prévient des dangers. Quelques semaines après la bataille de Seicheprey, il capture même un soldat allemand qui tentait de repérer les positions adverses. "Stubby s’est mis à aboyer. Alors que l’Allemand courait, il l’a mordu aux jambes et l’a fait tomber. Il a continué à attaquer cet homme jusqu’à l’arrivée des soldats américains", décrit sur son site internet le Smithsonian, le musée d’histoire américaine à Washington, qui possède la dépouille empaillée du pitbull. "Pour cette capture d’un espion ennemi, Stubby a obtenu le grade de sergent. Il a été le premier chien à obtenir une telle distinction".
      Même si ces faits sont hors du commun, ce chien n’est pas le seul à arpenter les tranchées de la Grande Guerre. Selon Eric Baratay, plus de 100 000 de ses congénères ont participé au conflit : "Ils servaient de réconfort psychologique et de mascotte, mais ils étaient aussi utilisés pour prévenir les soldats des arrivées d’obus, de gaz, pour trouver des blessés ou transporter des messages". Dans l’armée française, ces soldats à quatre pattes sont aussi présents. En 1915, des chiens venus d’Alaska sont par exemple employés dans les Vosges pour tirer des traîneaux pour les troupes alpines.
      Mais alors que du côté américain c’est le chien Stubby qui est montré en exemple, chez les poilus c’est un autre animal qui est mis en avant : le pigeon dit Vaillant, qui réussit à transmettre un message sous le feu ennemi en pleine bataille de Verdun en juin 1916. Un fait d’arme qui lui vaut même une citation.
       

      Le sergent Stubby lors d'une parade aux Etats-Unis en mai 1921
       
      Le chien le plus décoré du monde
      Jusqu’à la fin de la guerre, Stubby participe de son côté à quatre offensives et à 17 batailles. Devenu une célébrité, il rentre aux États-Unis en 1919, toujours en compagnie du soldat J. Robert Conroy. Le chien reçoit alors tous les honneurs et rencontre trois présidents américains. Il défile même dans les rues des plus grandes villes américaines. "C’est sans doute le chien le plus décoré du monde. Revêtu d’un paletot brodé aux couleurs alliées, auquel sont épinglées ses nombreuses décorations, Stubby assiste à toutes les revues… Et il doit en être très fier, car les chiens ont leur amour-propre", décrit le journal La Presse dans un article d’août 1921.
      Après une vie trépidante, la mascotte du 102e régiment d’infanterie s’éteint dans les bras de son maître en 1926. Le chien-soldat a même les honneurs de la rubrique nécrologique du New York Times. "Stubby est mort. Il n’était qu’un chien et il n’avait pas de pedigree, mais il était la plus célèbre mascotte de l’armée américaine, peut-on lire dans cet hommage. Il était incontestablement un chien combattant".
       

       
      ( Source : France 24 http://www.france24.com/fr/20180420-sergent-stubby-chien-heros-premiere-guerre-mondiale-dessin-anime?ref=tw )
    • By Bouchon-Gras 49
      Ce soir C8 diffuse à 21h00 un documentaire intitulé : "Patrouille de France, la tournée américaine.
      Dans le même temps RMC Découverte diffuse un documentaire " Aviation, l' héritage de 14-18.
      Inédit tout les deux.
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    • Un peu beaucoup de retard 😁 je sais pas si tu liras ce message, le recrutement est en soi simple :  1. Concours Sous-officier ou officier 2. Réussite à l'un des deux 3. Passage obligé dans la gendarmerie départementale, et quasi obligation de passer le diplôme Officier de police judiciaire 4. Soit poster une candidature au commandement de la gendarmerie prévôtale, soit avoir la chance de voir passer l'appel à volontaire (bien sur, satisfaire d'un temps minimum de service total et dans l'unité, être d'un certain grade, être apte OPEX...) Si tu repasse un jour...😁
    • Salut Ludo, Je suis GAV en ce moment, pour te dire les écoles fonctionnent à plein régime mais le concours donne trop de personnes pour la capacité d’accueil, vu ton niveau, je ne te conseille absolument pas de faire GAV, tu as le potentiel pour sous-off, ça serait du gachis que de faire GAV à ce moment là, surtout que tu as un ratio 60% concours externe (même s'il y a plus de monde) et 40% concours interne ! (je parle d'admission à l'école). Sinon, si tu ne peux pas attendre mais ça aussi c'est un peu long, c'est de devenir réserviste, à ce moment là tu peux passer le concours interne au moment où tu signe le contrat, au lieu d'attendre mini 1 ans en tant que GAV pour passer le concours.  
    • Salut tout le monde, Je suis Alexis, 26 ans, gendarme adjoint volontaire, en ce moment j'attend la réponse pour la Marine Nationale Maistrance : spé DETEC. Enjoy !  
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