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Une armée sans tireurs de précision?


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  • Moderator

Depuis peu et confirmé par cet article l'armée de terre supprime ses tireurs de précision (TP) dans ses sections.Le travail de ces personnels est de chercher le renseignement dans la distance 300m => 600m avec ses moyens optiques et de traiter à 400m=>500m (moyenne pour un tireur qui s'entraine avec une dotation normale et être sûr de taper la cible) Comme le dit l'article ils ont aussi une fonction de suppression des cibles à haute valeur ajouté ennemies.

La Félinisation des unités entraine la suppression de ces postes car le FAMAS peut grâce à une revalorisation et une optique nouvelle et performante tirer à 600m et faire but à 100% à cette distance.

Depuis peu, dans ma compagnie les sections voltige ont regroupé les TP en un trinôme aux ordres d'un chef d'équipe qui travaille sur le réseau section (pour moi ce chef à valeur de chef de groupe même s'il ne commande que 2 personnels) Ce petit pool est d'une aide énorme lors des phases d'observations pour deux raisons.

  • Leur optique J8 très performante leur permet d'avoir un qualité d'observation intéressante
  • Chose à mon sens la plus importante, ils maîtrisent les savoirs faire concernant les approches en discrétion et l'utilisation pertinente du terrain pour masquer leur action.

Les supprimer risque de voir disparaître ce savoir faire des sections voltige. Mais aussi une valorisation des meilleurs tireurs qui trouvaient là une sorte de promotion en embrassant la carrière de la précision (en sortie des classes se sont les meilleurs qui choisissent TP pour ensuite tenter les tireurs d’Élites) De plus, une 7.62 à un pouvoir de perforation plus important qu'une 5.56. Nos sections ont vu disparaitre les AANF1 (7.62) armes d'appuis lourd au profit des minimi (5.56) arme de saturation du champs de bataille à mon avis. Nos chefs nous enlèvent une puissance de perforation au profit d'une saturation de l'espace de combat alors qu'en même temps il faut améliorer la précision des tireurs en longue distance (organes de visée mécaniques) pour améliorer le ratio cible/but et ainsi économiser des munitions lors des accrochages afin de durer plus longtemps au feu avec la même dotation qu'avant.

D'aucun y verrait une progression, et il n'aurait pas tord, mais cette précision gagnée par le travail sur la visée mécanique et sur des optiques de visées performantes se perd en perforation des plaques de blindage que tout combattants possède maintenant sur un champs de bataille. Au lieu d’avoir une cartouche qui touche à peu près dans le buste et qui traverse les protections, on a deux cartouches qui tapent au même endroit et qui ne sont pas certaines de traverser les couches de protections... Ou alors directement viser la tête... Tendu à 600m même avec les optiques Félin.

Je me pose la question, non pas de la pertinence vu que cette décision est prise il faut faire avec, mais comment compenser efficacement les effets d'une arme certes ancienne mais qui de part ses effets psychologiques et de part ses effets physiques modifie parfois le cours d'une action?

Pour l’instant je conserve mon trinôme TANGO PAPA qui se spécialisera dans l'observation et l'acquisition de renseignement.

Dans l'article l'auteur affirme que les TE sont regroupé à la CEA, certes il y en a une section, mais chaque compagnie possède un groupe à deux pièces Tireur d’Élite sur PGM (12.7) dans la section appui. Ce sont les anciens TP qui deviennent TE et ainsi de suite. Pour l’instant il y a suffisamment de TP pour combler qu'en sera t-il dans le futur?

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  • Spécialiste

C'est vraiment surprenant.

D'un autre coté, ça me renvoie à une conversation avec des mecs de la BFST qui ont transité par un régiment non FS.

Ils me disaient tout simplement que les chefs ne savaient pas utiliser leur TP car incapable de leur laisser l'autonomie nécessaire à la réalisation de missions annexes que tu décris, notamment la reconnaissance.

Dans l'article, on oublie de dire ce qu'adviendra des HK 417 achetés sur étagères pour justement remplacer les FRF2.

C'est vraiment une question de doctrine d'emploi, ça me rappelle un article un peu ancien relatant la réflexion des Marines US sur le remplacement des SAW M249 (minimi chez nous) par des fusils pour inciter les troupes à ne plus rester fixé derrière la puissance de feu des SAW. (officiellement etre plus léger pour l'assaut). ça concerne que 2000 des 10000 M249

en anglais : http://www.marinecorpstimes.com/news/2008/09/marine_iar_091308/

Comme quoi, les décisions surprenantes ne sont pas qu'ici...

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  • Moderator

La question des matériels est en effet à prendre en compte mais pas avec le HK 417 qui est à la base un fusil d'assaut...Mais en 7.62 sur lequel nos armées (FR, US...) on rajouté une lunette et qui fait très bien son travail. Donc ils vont être versés à mon avis dans les unités FS en remplacement d'autre armement.

Le fait que les chefs tactiques ne savent pas user de leur TP est le fait qu'ils sont doctrinement sous les ordres d'un chef de groupe et non du chef de section. Or un groupe, doctrinement, ne manœuvre pas, le TP est cantonné à un travail d'appui au profit du groupe. Les FS n'usent pas des TP de la même manière. Ils se rapprochent plus des TE dans leur utilisation et leur formation que des TP qui sont censé être les spoteur des TE.

En ce qui concerne les minimi US je comprend leur analyse mais ils ne suppriment pas toutes les minimi (2 par groupe) juste une par groupe.

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  • 2 years later...
  • Administrateur

Je serais bien curieux d'avoir quelques précisions sur la façon de faire pour tenir compte de la pression atmosphérique, du vent; de la température. 

Si les records tombent, il faudra bientôt tenir compte de la rotondité de la terre! Le tireur de précision va se muer en artilleur. :Laugh@2x:

C'est en tout cas une sacré perf. Chapeau bas. 

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  • 5 years later...
  • Similar Content

    • By emilio
      Bonjour, 
      J'ouvre ce sujet a propos d'un sac a dos tactique. Je me renseigne sur les modèles et les marque. Je suis deja intéressé par les Tasmanian Tiger et le X300 de Warrior Assault System. Leur qualité en terme de durabilité, de matériaux, de finition et de fabrication est ce qui m'interesse. 
       
      Que pouvez vous me dire sur la marque WISPORT ? La marque proposant des sacs qui ont l'air qualitatifs sur les même critères mentionnés plus haut, mais moins cher. (précisément les modeles RACCOON 65L et REINDEER HUNT 55L)
       
      Je vous remercie
       
    • By Pendemonium
      article : http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/le-13e-bca-vainqueur-du-stage-sniper-mountain

      sympa les programmes d'échange !! surtout lorsque l'armée française s'illustre ;)


  • Posts

    • Notons que le Service des Essences des Armées (SEA) est devenu le Service de l'énergie opérationnelle (SEO).
    • C'est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition à 102 ans d'un héros, vétéran non pas d'une guerre, mais bien des trois conflits majeurs de la seconde moitié du XXe siècle : Virgil Lee Ward, ancien combattant de l'U.S Army et préposé aux communications lors de la terrible attaque du 7 décembre 1941 sur Pearl Harbor, avait par la suite combattu en Corée puis au Vietnam. Il est décédé à son domicile de Grand Prairie, au Texas, dans son sommeil, alors qu'il se remettait d'une pneumonie    Ward est né en 1920 dans une famille pauvre du Tennessee. Il est rapidement retiré de l'école et doit travailler dans la ferme familiale dès ses 10 ans. En 1935, alors qu'il n'a que 15 ans, il demande à rejoindre les forces armées. Son père accepte de mentir le jour du recrutement, précisant que Ward a 17 ans. Avec ce mensonge, le jeune adolescent rejoint l'US Army.   Dès 1935, après une rapide formation, on lui annonce qu'il va rejoindre la 16th Coast Artillery Telephone Communication Section. Ward est aux anges, lui qui rêve de partir à l'étranger, dans le Pacifique ou en Asie. Mais le retour à la réalité est brutal : la 16th CATC est basée à ... Hawaii, sur la base navale de Pearl Harbor !     Entre 1935 et 1941, il y est déployé. Et le 7 décembre 1941, lors de la terrible attaque japonaise, Ward est au travail. Mais pas pour l'armée : il doit livrer des exemplaires du Honolulu Advertiser, le principal journal de l'île, un travail supplémentaire qu'il a pris pour pouvoir mettre de l'argent de côté. Mais la distribution a pris du retard : alors qu'on devait lui livrer un paquet de journaux à distribuer près de Diamond Head, une crête volcanique en bordure d'Honolulu où se trouve son lieu d'affectation, personne n'arrive ! Ward est bien embêté. Alors il patiente.   Et juste avant 8 heures du matin, alors qu'il attend toujours les journaux, Ward voit devant ses yeux les premiers chasseurs de la Marine impériale japonaise dans le ciel. Ils sont des dizaines, en formation rapprochée, plongeant à tour de rôle contre la base navale un peu plus loin. Ward voit tout et comprend l'horreur : il ne se trouve qu'à une dizaine de kilomètres de l'attaque.   Il décide de rejoindre en urgence son lieu d'affectation : comme membre des transmissions, il va passer de nombreuses heures à répondre aux appels frénétiques des officiers et des soldats, qui cherchent à monter une contre-attaque puis à sécuriser l'île. Toutes les communications passent par son unité. Ward et ses camarades donnent le maximum d'informations mais dans le chaos, il est difficile de savoir ce qu'il se passe réellement.   Le bilan de cette attaque dépasse l'imaginable pour les Américains : 2335 marins, Marines et soldats tués au combat, des dizaines de navires coulés, détruits ou fortement abîmés. Mais la guerre commence. Et Ward va la faire, à distance, toujours dans les transmissions.     Survivant à la guerre, il va prendre la décision de rester dans l'armée, et d'y faire carrière : il restera 20 années supplémentaires, combattant durant la guerre de Corée, où il est promu sur le champ de bataille et où il perd un camarade, tué à ses côtés par un obus de mortier. Au début des années 1960, il est déployé au Vietnam, où il reste sur l'arrière mais où il échappe à la mort lorsque son hôtel est détruit par le Viet Minh : par miracle, il s'est absenté. Finalement, en 1965, Ward prend sa retraite, comme officier, avec le grade de Major. Adieu l'ami, et merci pour tout. Source : lmtonline.com       William – Bill – Galbraith, de la compagnie I du 506e PIR de la 101e Airborne nous a quitté à l’âge de 97 ans. Gardons en mémoire les précieux mots qu'il avait prononcé en juin 2009 : "Nous ne sommes pas des héros. Beaucoup sont morts cette nuit-là. Mais nous étions là...!" Source : Airborne Museum
    • Voici un récit un peu particulier que je tenais a partager avec vous.   En juillet 2018, un sans domicile fixe meurt d'une chute, dans la rue, à Poissy. Personne ne le connait ou sait d'où il vient. La Police retrouve un papier avec un nom : Daniel Crépet. Mais les recherches ne donnent rien. La commune décide de l'enterrer dans une fosse commune. Mais coup de théâtre, des recherches approfondies font la lumière sur son identité : Daniel est un ancien militaire, décoré pour bravoure, vétéran de la guerre du Golfe. Il est alors décidé de l'enterrer avec les honneurs militaires      Cette histoire est peu commune. Daniel Crépet nait le 4 mars 1971 à Nancy. En 1988, alors âgé de 18 ans, il décide de s'engager dans l'armée de terre. Après ses classes, il est envoyé au sein du deuxième escadron du 501e régiment de chars de combat, basé à Rambouillet. En 1990, alors que Daniel est désormais Première classe, il part combattre en République Centrafricaine, avant d’être transféré avec son escadron à Mourmelon-le-Grand en décembre 1990.   Son affectation change : il rejoint le quatrième régiment de Dragons, en qualité de tireur. Il fait partie des 12000 soldats français engagés dans l’opération Daguet lors de la guerre du Golfe en 1990-1991 : le 4e dragons est le régiment de cavalerie lourde, équipé de chars lourds AMX-30B2 au sein de la division Daguet. Daniel participe avec l'unité à l’attaque du 24 février 1991 : le 4e dragons est chargé de l’effort principal de la division, en liaison avec le 3e RIMa. L’objectif principal, As Salman, est conquis le 26 février 1991.     À l'issue de cette guerre où il est décoré de la Croix de guerre, Daniel est nommé brigadier et une belle carrière s'ouvre à lui. Mais quelques semaines plus tard, en octobre 1992, il décide de casser son contrat et quitte l'armée, sans qu'aucune raison valable ne soit donnée. Et il disparaît totalement. Personne n'a de ses nouvelles. Jusqu'en 2018.   Le 14 juillet 2018, Daniel Crépet, sans-abri âgé de 47 ans, décède en pleine rue du centre-ville de Poissy, dans les Yvelines, vraisemblablement suite à une mauvaise chute. Mais sur lui, la Police ne retrouve aucune pièce d’identité. Seul un document permet de retrouver un nom, sans savoir s'il s'agit bien du sien. La mairie décide de lancer des recherches mais les premiers retours sont peu encourageants. La commune pense à l'enterrer dans la fosse commune du village.   Mais finalement, on retrouve l'identité de l'homme. C'est Pascal Donnez, Président de l'Association des Combattants de la Guerre du Golfe, qui va conduire les recherches pour authentifier le parcours de Daniel Crépet. Il lance une grande cagnotte pour financer les obsèques de cet ancien militaire et un appel aux dons est passé auprès des associations et organismes sociaux en lien avec les anciens combattants.   Et la générosité est immédiate : tandis que la Ville de Poissy décide d'offrir une concession de quinze ans au cimetière des Grands-Champs, les dons permettent de prendre en charge le cercueil, les funérailles, la pierre tombale et sa gravure, ainsi qu'une extension de la concession, pour cinquante ans ! La totalité des frais, soit près de 7400 euros, est même couverte !     La cérémonie d’hommage à l’ancien soldat se tient finalement le mardi 31 juillet, en la collégiale Notre-Dame de Poissy. Étaient présents de nombreux anciens combattants, des militaires de différentes unités, dont plusieurs du 501e RCC de Mourmelon-le-Grand, des élus ainsi que des porte-drapeaux. La cérémonie, magnifique, a une fois encore montré un visage extraordinaire de l'armée française : celle d'une grande famille Source : unc77.fr, actu.fr & lunion.fr et Passionmilitaria        
    • Bonjour, Portrait d'une maréchal des logis chef du service de l'énergie opérationnelle. source ... https://www.defense.gouv.fr/ema/transformation/actualites/cohesiondefense-operationn-elles-portrait-d-une-marechal-des-logis-du-service-de-l-energie-operationnelle Portrait d'une analyste de renseignement. source ... https://www.defense.gouv.fr/ema/transformation/actualites/cohesiondefense-operationn-elles-portrait-d-une-analyste-renseignement-d-origine-humaine-a-la-direction-du-renseignement-militaire
    • Bonjour, Merci de te présentée dans le sujet dédié à celle-ci, en attendant je verrouille ce sujet.