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Identifier une barrette de rappel de la seconde guerre mondiale


Sirem

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Bonsoir et merci de vous être intéressé à ma question.

Grâce au forum j'ai déjà pu obtenir une explication sur un insigne porté sur l'uniforme et je remercie grandement les membres du forum pour leur aide et leur compétences.

Dans le cadre de recherches généalogiques personnelles, je  suis confronté à une nouvelle  énigme particulièrement difficile à résoudre. Il s'agit d'identifier (ou d'expliquer) le port d'une barrette de rappel sur une tenue de 1944. Je joins la photo qui est une des rares que je possède et surtout celle de meilleure qualité.

Cela concerne mon grand-père, rappelé en 1939, ayant pris part au corps expéditionnaire en Norvège, puis EVDG en 1940 à Londres dans les FFL, participe au corps expéditionnaire sur Dakar et poursuit la lutte dans la colonne Leclerc à Kouffra, au Fezan, en Tripolitaine et en Tunisie, il est sergent en 1944 comme le confirment les épaulettes sur la photo et rattaché au QG de De Gaulle à Alger. La photo est tamponnée par un cachet du 01 février 1944 qui la date et mon grand-père est bien sergent à partir du 07 janvier 1944 selon ses ESS. 

Sur la photo (que l'on peut avec certitude situer en 1944) on peut voir qu'il porte un placard de 3 médailles sous la forme de rappels. Le premier est la croix de guerre avec étoile d'argent et le second est la coloniale (avec les agrafes dessus pour Koufra, Fezan, Fezan-Tripolitaine, Tunisie). Ces 2 médailles sont identifiées et confirmées sur son livret militaire. Par contre je ne trouve nulle part trace de la 3eme médaille à cette période ! 

C'est donc cette médaille qu'il conviendrait d'expliquer car j'ai fait plusieurs recoupements qui ne laissent qu'une seule possibilité et imparfaite. En 1944 dans les FFL il y a peu de choix de médailles.

Certaines médailles peuvent être écartées de suite car elles ne lui ont été attribuées (ou créées et attribuées) qu'ultérieurement : Médaille militaire, Croix du combattant volontaire de la résistance, Croix du combattant, Médaille des services volontaires dans la France Libre, Médaille commémorative 39-45, Médaille de Norvège.

Une première démarche auprès des services concernés par la Médaille de la résistance à été négative (mais une 1ere démarche similaire pour la médaille militaire avait été négative alors qu'après recherche approfondie elle lui avait bien été attribuée).

Etant au QG de De Gaulle, on imagine mal qu'il puisse porter une médaille qu'il n'a pas eu, d'ou mon étonnement de n'en trouver mention nulle part. 

J'ai interrogé plusieurs personnes susceptibles de pouvoir y répondre mais pour l'instant personne n'a pu trouver la solution. Il faut dire que la photo noir et blanc et d'une qualité médiocre ne facilite pas la recherche ! 

Je vous laisse vous exprimer avant de vous soumettre la théorie imparfaite à laquelle j'arrive, ceci afin de ne pas fausser vos réflexions. Merci donc par avance pour vos suggestions et propositions.

Excellente nuit à tous.

 

1944 01 photo Edouard Eugène Detroyes.jpg

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  • 4 weeks later...

Bonsoir et désolé pour mon absence prolongée.

@Fred689 Le tableau protocolaire pour les médailles est superbe ! Merci je vais y jeter un œil, voir même les deux ! par contre si vous l'avez en meilleure qualité je suis preneur car en copiant l'image pour agrandir ça pixelise un max ...

Petite analyse rapide pour confirmer la période de la photo :

La première photo est prise pour sa carte de circulation dans Alger. Le cachet qui recouvre la photo indique 01 Février 1944 et le galon sur son épaule est celui de sergent, grade atteint le 01 juillet 1943. ce qui permet de dater l'unique photo que nous avons de lui en uniforme durant son séjour en Afrique, elle est donc prise entre le 01 juillet 1943 et le 01 février 1944.

Une étude approfondie montre que le ruban de la barrette de rappel de la Croix de Guerre est un modèle "Croix de Guerre 39/45 de Londres" et pas un Modèle Croix de guerre 1943 Giraud (supprimée par ordonnance le 07 janvier 1944), ce qui permet de penser que la photo à été prise entre le 07 janvier 1944 et le 01 février 1944. Donc de façon logique juste avant la réalisation des papiers de circulation à Alger, photo tamponnée le 01 février 1944.

A cette date le Sergent Edouard Eugène DETROYES est affecté à la 2eme Compagnie de Quartier Général - Etat Major particulier du Général DE GAULLE à ALGER.

Le port de ces 3 barrettes est confirmé sur les photos prises en France en septembre 1944 avec ses parents et ses sœurs, à l'occasion de son retour en France et de son affectation à la 32eme Compagnie d'Etat Major - Quartier Général du Général DE GAULLE à PARIS (Les photos sont encore moins bonnes que celle présentée mais permette de distinguer 3 barrettes de rappel).

C'est un des premiers à avoir rejoint De Gaulle à Londres en se portant volontaire alors qu'il est parqué en Angleterre en revenant de Norvège.

@Bouchon-Gras 49 La médaille des évadés n'est pas à envisager car il n'a pas été prisonnier. De plus elle n'est instituée que la 07 janvier 1944 (sauf erreur), et le document cacheté avec la photo date du 01 février 1944, ce qui laisse peu de temps pour lui attribuer.

 

Ma théorie concernant cette 3eme barrette est que ce soit une médaille de la résistance mais je n'en trouve nulle part trace et elle ne serait pas bien placée. Il n'est pas référencé comme bénéficiaire dans la liste des médaillés de la résistance non plus. Pourtant les FFL ont été considérés comme résistants.

Plusieurs pistes vont dans ce sens

Similitude de la 3eme barrette avec les rubans existants :

1268345698_1944barrettesphotoEdouardEugneDetroyes.jpg.88922bab4c0166ca94e93424ef4c856b.jpg

On peut faire les rapprochements suivants :

839343707_Noiretblanccroixdeguerre.jpg.48023d39ff6f5726bfd81bb363ee7174.jpg

Croix de guerre                                              

798918811_Noiretblancmdaillecoloniale.jpg.8ec531023287a7b549785bebde6e92c8.jpg

Médaille coloniale              

1129159059_Noiretblancmdailledelarsistance.jpg.20e45d5337f4d175388ab624e4e3ff52.jpg

Médaille de la résistance

On remarque les correspondance de teintes noires et blanches.

Les bords de la Croix de guerre sont foncés et larges, les bords de la 3eme médaille sont beaucoup plus fin, comme ceux de la Médaille de la résistance. Le centre de la 3eme médaille est très foncé comme celui de la Médaille de la résistance. Les barres rouges qui traversent la médaille en son centre ne semblent pas visibles ce qui enlève la ressemblance avec la Médaille de la résistance, mais sont ils vraiment absent ? Sur la photo originale la question peut se poser.

Il a bénéficié de la croix de combattant volontaire de la résistance (en 56) et la médaille militaire (en 53) au titre de combattant volontaire de la résistance, ainsi que la médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre (en 45), distinctions toutes assimilées à la résistance au titre de FFL.

J'ai fait un tableau récapitulatif des médailles en fonction des dates et la seule solution me semble être celle de la résistance ... Je vous transmets ce tableau qui méritera peut être d'être complété car j'ai peut être fait des oublis ?

2015819833_TABLEAUDERECHERCHEDEMEDAILLES.thumb.png.39dce076f4f6f3d87615612a2bf85bd7.png

La délimitation dans le temps en colonne délimitées en rouge correspond aux périodes possible de prise de photos, entre 1943 et 1944. Il ne peut donc y avoir que quelques médailles possibles.

Ce n'est pas la Légion d'honneur, ce n'est pas l'ordre de la libération, ce n'est pas non plus la Médaille Militaire car il l'a reçoit seulement en 1953. Ce n'est pas la Croix de guerre puisqu'elle est déjà identifiée comme étant la 1ere barrette. Ce n'est pas la Médaille coloniale puisque déjà identifiée comme étant la 2eme barrette.

Il ne reste donc QUE la Médaille de la Résistance comme choix possible ! (Il faut reconnaître qu'elle serait mal positionnée sauf à y voir un ordre chronologique d'attribution, ou un peu de laxisme dans l'organisation militaire de l'époque...?)

Que pensez vous de ces déductions ? Est il possible qu'il ne soit pas référencé actuellement tout en aillant pourtant reçu cette distinction à l'époque ? Merci pour toute critique constructive sur ce cheminement. Très bonne soirée.

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  • Administrateur
Le 05/10/2018 à 01:15, Sirem a dit :

par contre si vous l'avez en meilleure qualité je suis preneur car en copiant l'image pour agrandir ça pixelise un max ...

Ce n'est pas le même mais ça pourra vous aider.

file:///D:/medailles.php_.pdf

Le 05/10/2018 à 01:15, Sirem a dit :

C'est un des premiers à avoir rejoint De Gaulle à Londres en se portant volontaire alors qu'il est parqué en Angleterre en revenant de Norvège.

Ne pourrait ce être une décoration " à voir avec son temps en Norvège " ?

Je ne me suis jamais penché sur le sujet mais les militaires Français ayant été envoyés en Norvège pour combattre l'invasion Allemande on bien recevoir des décoration et pourquoi pas une commémorative, comme pour tous les autres conflits.

Bien sur il y a la commémorative 39-45 mais elle apparaitra beaucoup plus tard or la campagne de Norvège c'est déroulé des les premiers temps.

A voir, à chercher...

 

Le 05/10/2018 à 01:15, Sirem a dit :

Ma théorie concernant cette 3eme barrette est que ce soit une médaille de la résistance mais je n'en trouve nulle part trace et elle ne serait pas bien placée. Il n'est pas référencé comme bénéficiaire dans la liste des médaillés de la résistance non plus. Pourtant les FFL ont été considérés comme résistants.

Des fois certaines décorations ou info... son oublié ( personnellement j'ai un certificat militaire passé par l'armée, sur le temps de service, dans une unité militaire, au profit de l'armée...  bref il n'a pas était enregistré dans mon dossier et vingt ans après, j'essaye toujours de le faire enregistrer mais c'est tout une histoire ) Donc là en plus en temps de guerre, un oubli peut être vite arrivé.

Le 05/10/2018 à 01:15, Sirem a dit :

Il ne reste donc QUE la Médaille de la Résistance comme choix possible ! (Il faut reconnaître qu'elle serait mal positionnée sauf à y voir un ordre chronologique d'attribution, ou un peu de laxisme dans l'organisation militaire de l'époque...?)

Que pensez vous de ces déductions ? Est il possible qu'il ne soit pas référencé actuellement tout en aillant pourtant reçu cette distinction à l'époque ?

Oui, fortement possible et si elle n'est enregistré nul part, on ne pourra toujours que supposer.

Comme dit plus haut, oui elle peut ne pas avoir été enregistré.

Quand au placement sur la poitrine, plusieurs options s'offre à nous, la non connaissance du maitre tailleur, nouvelle décoration... ou maitre tailleur Anglais ne connaissant pas l'ordre de ces décorations françaises ou encore un montage indigène fait par un maitre tailleur Algérien n'ayant pas la connaissance de ces décorations nouvelles ( vu couramment ).

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Le 05/10/2018 à 01:15, Sirem a dit :

.

@Fred689 Le tableau protocolaire pour les médailles est superbe ! Merci je vais y jeter un œil, voir même les deux ! par contre si vous l'avez en meilleure qualité je suis preneur car en copiant l'image pour agrandir ça pixelise un max ...

Ouvrir l'image dans un nouvelle onglet ( clic droit puis dans le menu déroulant ) puis la télécharger 

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  • Administrateur
Il y a 21 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Ne pourrait ce être une décoration " à voir avec son temps en Norvège " ?

Après recherches, il n'y a eu aucune décoration française commémorant cette campagne ( hormis la médaille commémorative 39-45 agrafe Norvège mais institué en 1946 ) dans les années qui nous préoccupe.

On en reste donc sur la médaille de la Résistance.

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  • 3 years later...

Bonsoir à tous,

Comme je suis tenace, après avoir cherché pendant 5 ans ce que c'était cette barrette et bien je viens enfin de la trouver alors comme vous avez tous participé activement je vous donne le résultat ... qui appelle une nouvelle question !!!

J'ai enfin mis la main sur les véritables barrettes que mon grand-père portait quand il était sergent FFL à l'état-major de De Gaulle à Alger et c'est une énorme surprise pour moi de découvrir la dernière barrette car elle n'a rien à voir avec une médaille de 39-45. Il s'agit des couleurs de la Croix du combattant volontaire de 14-18. 

Etant né en 1909, il n'a pas pu être combattant volontaire en 14-18. Et donc AUCUNE chance de trouver en cherchant parmi les médailles habituelles. La piste de la médaille de la résistance s'éteint de fait.

Avez vous une explication liée à une tradition spécifique aux FFL ? 

J'ai de mon coté imaginé que les FFL engagés volontaires avec De Gaulle à Londres n'ayant pas de médaille pour symboliser leur "engagement volontaire" le 1er juillet 1940 se sont vu attribuer cette médaille. Cette dérogation n'apparait dans aucun texte que j'ai pu consulter, ce qui ne devrait donc pas leur donner le droit de porter la médaille après la libération mais plusieurs réductions de médailles datant d'après 1950 à mettre sur ses costumes civils montrent que mon grand-père la portait toujours après la guerre.

Je relance donc l'enquête pour comprendre.

Merci pour votre aide passée et pour celle future !

Barrettes Edouard.jpg

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  • Administrateur

Bonjour,

C'est toujours un plaisir de participer aux recherches.

D'autant plus lorsqu'il s'agit d'un combattant FFL.

Il y a 14 heures, Sirem a dit :

c'est une énorme surprise pour moi de découvrir la dernière barrette car elle n'a rien à voir avec une médaille de 39-45. Il s'agit des couleurs de la Croix du combattant volontaire de 14-18. 

Effectivement, le ruban est bien celui de la croix du combattant volontaire de 14-18,

R.jpg

La loi du 4 juillet 1935 créa la croix du combattant volontaire (soit 17 ans après la fin de la guerre), destinée aux engagés volontaires de la grande guerre qui ont été volontaires pour servir au front dans une unité combattante.

 

Alors que la croix du combattant 39-45,

croix-du-combattant-volontaire-1939-1945-001048079-product_zoom.jpg

Cette décoration est l'équivalent de celle dont bénéficiaient les combattants de la première Guerre mondiale. C'est à la demande des associations d'Anciens combattants que l'État fixe par une loi du 4 février 1953, assortie d'un décret d'application du 19 novembre 1955, (soit dix ans après la fin de cette guerre)l'attribution de la croix du combattant volontaire 1939-1945.

 

La croix du combattant volontaire de la résistance.

la reconnaissance de la qualité de combattant volontaire de la Résistance sont initialement définis par la loi du 15 mai 1946. Cette loi dispose, dans son article 3, que les combattants dont la qualité aura été reconnue auront droit d'une part à la délivrance d'une carte attestant de leur qualité d'autre part au port d'une médaille commémorative, suivant des modalités fixées par un règlement d'administration publique publié dans les trois mois . Aucun décret d'application ni règlement d'administration publique ne semble avoir été publié avant que ce texte initial soit modifié par une nouvelle loi du 25 mars 1949, définissant des conditions nettement élargies pour accéder au statut de combattant volontaire de la Résistance. La possibilité d'attribution d'une médaille y est à nouveau inscrite mais il faut attendre une loi du 15 avril 1954 pour que tout titulaire de la carte ait automatiquement le droit de porter la médaille commémorative .

croix-combattant-volontaire-resistance.jpg

Pour accéder au statut de combattant volontaire, recevoir une carte attestant de cette qualité et être autorisé à porter cette décoration, il faut avoir appartenu pendant trois mois au moins, avant le 6 juin 1944, dans une zone occupée par l'ennemi, soit aux Forces françaises de l'intérieur (FFI) soit aux forces françaises combattantes ou à une organisation de résistance homologuée.

Ce statut est également attribuable aux membres des Forces françaises libres (FFL) ayant servi trois mois au moins dans une unité combattante, ce qui permet d'en élargir le bénéfice, sous certaines conditions de preuve, aux évadés de France .

Le Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre en vigueur au 1er janvier 2017 traite également dans sa partie réglementaire à l'article R352-1 de la Croix du combattant volontaire de la Résistance.

 

La croix du combattant volontaire.

Le décret no 81-844 du 8 septembre 19811 a créé la croix du combattant volontaire. Il supprime la croix du combattant volontaire 1939-1945. Les dispositions concernant la croix du combattant volontaire ont été codifiées par le décret no 2016-1903 du 28 décembre 2016 relatif à la partie réglementaire du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG) [archive]. Depuis le 1er janvier 2017, ces dispositions font l'objet des articles R352-2 et D352-3 à D352-12 de ce code.

1442335445-croix-du-combattant-volontaire-recto.jpg

La médaille est composée d'une croix portant sur l'avers l'inscription "RÉPUBLIQUE FRANÇAISE" et sur le revers "CROIX DU COMBATTANT VOLONTAIRE" suspendu à un ruban identique à celui de la croix du combattant volontaire 1939-1945. Les opérations auxquelles ont participé l'ayant droit sont inscrites sur une agrafe de métal blanc dont voici la liste:

Guerre 1939-1945;

Indochine;

Corée;

Afrique du Nord;

Missions extérieures. Dans ce cas, la croix ne peut être attribuée qu'à des appelés du contingent s'étant portés volontaires pendant la durée légale de leur service militaire ou d'un volontariat service long (VSL) pour participer à une opération extérieure (OPEX) ou à des membres de la réserve opérationnelle ayant participé à l'opération extérieure sur acte de volontariat spécifique. En effet, le départ en OPEX constituant pour les réservistes un acte de volontariat caractérisé, le décret no 2011-1933 du 22 décembre 2011  a étendu, dans les mêmes conditions que pour les appelés, le bénéfice de la CCV-ME aux réservistes opérationnels (cf. L'article D. 352-12 du Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre (CPMIVG). 

 

Il y a 14 heures, Sirem a dit :

Etant né en 1909, il n'a pas pu être combattant volontaire en 14-18. Et donc AUCUNE chance de trouver en cherchant parmi les médailles habituelles. La piste de la médaille de la résistance s'éteint de fait.

Avez vous une explication liée à une tradition spécifique aux FFL ? 

J'ai de mon coté imaginé que les FFL engagés volontaires avec De Gaulle à Londres n'ayant pas de médaille pour symboliser leur "engagement volontaire" le 1er juillet 1940 se sont vu attribuer cette médaille. Cette dérogation n'apparait dans aucun texte que j'ai pu consulter,

Oui, comme je le souligne au dessus la croix du combattant volontaire 39-45 a été crée en 1953 et mis en application en 1955, se qui écarte toute possibilité a un un combattant FFL de se la voir attribuer en 1940, donc a cette époque n'existait que la croix du combattant 14-18. 

De Gaulle a fait avec "les moyens du bord" et en 1940 ils étaient bien pauvres et limités, il fallait bien récompenser l'engagement de ses premiers Français Libre et on peu à juste titre supposer que la chancellerie FFL ce soit saisi et détourné cette croix qui était très récente (quatre ans en 1940).

Il y a 14 heures, Sirem a dit :

ce qui ne devrait donc pas leur donner le droit de porter la médaille après la libération mais plusieurs réductions de médailles datant d'après 1950 à mettre sur ses costumes civils montrent que mon grand-père la portait toujours après la guerre.

Effectivement, après la guerre il aurait du ce voir attribuer à la place la croix de combattant de la résistance (voir au dessus en gras) ou après 1955, la croix du combattant volontaire 39-45, voir les deux.

Pourquoi...

Bonne question, certainement comme la grande majorité des Français, il a reprit ses activités et sa vie civile, donc il est sorti du "fichier militaire", dépendant des anciens combattants.

Quelle différence allez vous me dire.

Dans le monde militaire, la chancellerie de votre unité, régiment, armée... étudie votre dossier régulièrement, il y a un suivi, avec les années de service, suivant les titres obtenu, vous êtes susceptible d'être proposable pour telle ou telle décorations voir ordres nationaux.

Dans le monde civil, c'est à vous de monter un dossier ou d'être proposé par quelqu'un. Ca ne ce fait pas tout seul.

Je ne me souviens plus des décorations de votre grand père (de vos autres sujets) si il en a eu d'autres, mais déjà il aurait du obtenir la croix du combattant (qui normalement est indispensable pour obtenir la croix du combattant volontaire), la médaille commémorative de la guerre 39-45, la médaille commémorative des services volontaires de la France Libre (Créée pour commémorer les services rendus par les militaires et les civils, français et étrangers, qui ont contracté un engagement dans les Forces françaises libres avant le 1er août 1943), après suivant ce qu'il a fait, il aurait pu obtenir plus.

Avez vous fait des recherches sur le parcours militaire de votre grand père qui est au agrafes sur le rappel de sa médaille coloniale des plus riche.

 

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Bonjour Bouchon-Gras,

Je me suis en effet plongé dans son passé en faisant de nombreuses recherches des plus passionnantes. C'est justement ces recherches qui m'ont fait m'interroger sur son placard de médailles de 1942.

Il a en effet bénéficié de nombreuses décorations dans les années qui ont suivi la guerre. Il a déposé des dossiers au début puis sa vie professionnelle et familiale ont détourné son attention du suivi des droits à décoration. La Chancellerie de la Légion d'Honneur m'ayant par exemple indiqué qu'il aurait pu prétendre à la distinction. 

Il n'est cependant pas dépourvu de reconnaissance avec les distinctions suivantes :

Médaille militaire, Croix de guerre avec palme, Croix du combattant volontaire 39-45, Croix du combattant volontaire de la résistance,  Croix du combattant,  Médaille d'!outre-Mer, Médaille des services volontaires dans la France Libre, Médaille commémorative de la guerre 39-45, Médaille de la France libérée. Médaille de Narvik.

Quoi qu'il en soit, je n'ai trouvé aucun site ou forum traitant des "petits arrangements" que s'autorisait la "chancellerie" des régiments FFL comme par exemple l'usage d'une médaille de 14-18. Il n'a pourtant pas dû être le seul et cela à bien dû être consigné quelque part ...

Merci pour votre aide à tous.

Bonne soirée

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  • Administrateur

Bonsoir,

Il y a 17 heures, Sirem a dit :

Je me suis en effet plongé dans son passé en faisant de nombreuses recherches des plus passionnantes. C'est justement ces recherches qui m'ont fait m'interroger sur son placard de médailles de 1942.

C'est en effet passionnant, tel un bon roman, lorsque on se prend au jeu des recherches.

Il y a 17 heures, Sirem a dit :

La Chancellerie de la Légion d'Honneur m'ayant par exemple indiqué qu'il aurait pu prétendre à la distinction. 

Je ne suis pas étonné qu'il ait pu se la voir attribuer, sa médaille coloniale et ses agrafes le laissant apparaitre un parcours allant dans ce sens.

Le problème n'étant pas que de pouvoir y prétendre mais que vos "mérites éminents" soient reconnus et que quelqu'un fasse la démarche de vous proposer. Bien sur lorsque je dit "quelqu'un" je ne panse pas au quidam mais à des personnes ayant rang. Enfin c'est comme ça...

 

Il y a 17 heures, Sirem a dit :

Médaille d'!outre-Mer

La médaille d’Outre-Mer a été créée le 6 juin 1962 par changement d'appellation de la médaille coloniale créée par la loi du 26 juillet 1893. 

Donc pour moi il est titulaire de la médaille coloniale, sauf si on lui en a attribuée une supplémentaire après 62 et dans ce cas cette dernière recevant les agrafes de la coloniale et prenant sa place.

Il y a 17 heures, Sirem a dit :

Il n'est cependant pas dépourvu de reconnaissance avec les distinctions suivantes :

Médaille militaire, Croix de guerre avec palme, Croix du combattant volontaire 39-45, Croix du combattant volontaire de la résistance,  Croix du combattant,  Médaille d'!outre-Mer, Médaille des services volontaires dans la France Libre, Médaille commémorative de la guerre 39-45, Médaille de la France libérée. Médaille de Narvik.

C'est un très beau placard, médaille militaire, j'en déduis qu'il n'était pas officier, mais a put le devenir par la suite.

Il y a 17 heures, Sirem a dit :

Médaille de Narvik

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Cette décoration et rare.

Il y a 17 heures, Sirem a dit :

Quoi qu'il en soit, je n'ai trouvé aucun site ou forum traitant des "petits arrangements" que s'autorisait la "chancellerie" des régiments FFL comme par exemple l'usage d'une médaille de 14-18. Il n'a pourtant pas dû être le seul et cela à bien dû être consigné quelque part ...

Là c'est forcément compliqué, d'une part au début les Français Libres furent peu nombreux (ce qui n'est que plus honorifique et marque le respect envers votre grand père) avec quasiment aucun moyen, se débrouillant avec les "moyens du bord" et d'autre part ils leurs a fallut "recréer" une armées, une hiérarchie, un chef mais également une administration...

On peut donc supposer qu'ils ont commencer par se débrouiller, peut être avec des stock existent, pourquoi pas des commandes non livrée et donc récupéré et détournée.

Un exemple (ce n'est pas une décoration) le képi du général Leclerc (que votre grand père a du croiser si il n'était pas sous ses ordres), si vous ne connaissais pas l'histoire :

"Leclerc, alors colonel, traverse le désert avec 400 hommes et une soixantaine de vieilles camionnettes. Ceux que Malraux surnommera les "clochards épiques de Leclerc" s’emparent de Koufra le 1er mars 1941.

Suite à ce fait d’armes, le général de Gaulle nomme Leclerc général de brigade à titre temporaire. Ce dernier refuse dans un premier temps cette promotion qu’il juge prématurée. Ses valeureux compagnons d’armes décident de lui fabriquer un képi pour l’inciter à accepter. Ils récupèrent une chéchia de tirailleur sénégalais, la recouvre de toile et y accroche une visière confectionnée à la hâte avec du filali (cuir de mouton). Les étoiles sont récupérées sur l’uniforme d’un officier italien fait prisonnier.

Leclerc portera fièrement ce képi jusqu’en mai 1943, date à laquelle il est nommé général de division. Ce képi, dit de Koufra, reste le symbole de l’humilité, du courage et de la détermination du général Leclerc et de ses hommes. Il est aujourd’hui exposé au Musée de l’Armée, à l’Hôtel des Invalides."

On peut également pense aux valeureux Français Libres d'Indochine, qui loin de tous, ont du se "débrouiller", pour en revenir aux décorations, les récipiendaires faisant fabriquer les médailles localement, par des artisans qui souvent fabriquer un moule sur une décoration existante et en n'en coulant (non frapper) une nouvelle. Ces médailles sont connus et recherché par les collectionneurs car atypique, souvent elle n'ont pas de revers, elles ne sont pas fine, comporte des bulles...

Il existe certainement des archives de la France Libre, mais les adaptations du bord y sont elle inscrite...

Vous avez fait des recherches, sur sont dossier, est il indiqué "croix du combattant volontaire 14-18" ?

 

Il faut bien ce dire également que c'est la guerre, un exemple, la grande chancellerie de la Légion d'honneur possède les dossiers des titulaire de cet ordre notamment lors des présentations des dossiers, or elle ne possède pas la quasi totalité des hommes ayant reçu le premier grade de cet ordre sous le feu. Un décret paraissait avec la liste des noms, prénoms, grade, unité, c'est tout.

 

Donc peut être chercher de ce coté :

Les arrêtés du ministère de la Défense portant attribution de la croix du combattant volontaires avec les listes nominatives des récipiendaires par conflit sont publiés au Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses (BODMR) de la République française , publication à parution irrégulière.

La recherche risque d'être longue et fastidieuse mais si vous trouvez l'arrêté vous verres déjà ce que la Défense lui a attribué.

 

Bonne soirée.

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  • 2 weeks later...

Après avoir regardé un peu sur internet, j'ai croisé au moins deux placards de médailles ayant commencé leur parcours lors de la seconde guerre mondiale. Le premier à d'ailleurs la commemo engagement volontaire FFL. Dans ces 2 placards ont retrouve bien le ruban de la croix du combattant volontaire 14-18.

C'est vraiment étonnant que cette pratique ne se soit pas trouvée confirmée par un texte après guerre car elle est visiblement durable et officielle pour être affichée sur les placards de nos anciens.

autre avec la médaille engagé volontaire 14 18.jpg

avec la médaille engagé volontaire 14 18.jpg

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  • Administrateur

Bonsoir, 

Oui, visiblement c'était une pratique.

Où trouver ces textes, peut-être auprès de la fondation de la France libre. 

Malheureusement les acteurs de cette période sont quasiment tous disparus. 

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Dans le même genre d'incongruité, j'ai retrouvé plein de morceaux de rubans (préparés pour être mis en rappel de médaille) de la commémorative de la guerre de 14-18 alors qu'il aurait du avoir le tissus de la commémorative de 39-45... les couleurs sont plus ou moins inversées entre les deux et rien ne vient expliquer pourquoi il se préparait ça à l'époque. Erreur de tissus ? Nous ne saurons pas.

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Un autre vétéran du débarquement de Provence, M. Charles Allal, 100 ans, nous a quitté aujourd'hui. Né en 1922 à Moknime en Tunisie, Charles Allal a tout juste 20 ans lorsqu'il décide de rejoindre les Forces Françaises Libres qui combattent au même moment en Libye contre les troupes de l’Axe. Par ses propres moyens, il quitte la Tunisie pour le désert de Tripolitaine et s’enrôle dans la 1ère DFL, peu après la bataille de Bir Hakeim. Avec ses camarades, il participe à la victoire d’El Alamein puis avance en direction de la Tunisie où sa division fait la jonction avec d’autres Free French de la « Force L » du général Leclerc qui arrive du Tchad. Après la libération de son pays natal en mai 1943, Charles Allal ne s’arrête pas là et débarque en Italie en avril 1944. Il connaît les effroyables combats pour la rupture de la ligne Gustav sur le fleuve Garigliano : « Des camarades tombaient devant nos yeux, beaucoup de corps, des lignes impénétrables, des explosions et des cris » raconte t-il. Embarqué à Tarente le 12 août 1944 sur le paquebot SS Volendam, il arrive en Provence quatre jours plus tard en face de la baie de Cavalaire. Charles Allal se souvient de l’émotion qui s’est alors emparé de lui et de ses camarades. « Une euphorie généralisée ! Quelle joie ! Nous sommes tous pris dans cet élan de bonheur Certains vont découvrir pour la première fois le sol de France ». Lors de l’approche, deux avions allemands se présentent. Ordre est aussitôt donné de rentrer à l’intérieur du navire mais personne n’obéit : « Certains veulent se jeter à l'eau tellement ils sont impatients d'arriver en France ! ». Enfin les hommes abordent le sol de France, « beaucoup prennent dans leur main une poignée de sable et l'embrassent » témoigne t-il. Puis c’est le départ pour le combat, son unité se heurte au Golf Hôtel de Hyères, gros bâtiment transformé en forteresse par l’ennemi qu’il faut réduire à grands coup d’artillerie de marine, avant d’entrer dans Toulon où de nombreux prisonniers sont faits. Charles Allal rejoint ensuite le 1er bataillon de transmissions et remonte la vallée du Rhône mais il doit s’arrêter à Saint Étienne, faute de ravitaillement, l’avance alliée étant trop rapide. Mi-novembre 1944, la DFL repart à l’offensive, passe les Vosges et arrive sur la plaine d’Alsace. La bataille est acharnée et M. Allal est témoin de nombreux drames. « Certains de mes camarades lorrains et alsaciens, raconte t-il, tellement contents de retrouver leur terre natale, souhaitent visiter leur famille. Parmi eux, l'un de mes amis, sans autorisation, prend une jeep et fonce vers Colmar pour revoir ses parents. Je le reverrai après la fin de la campagne d'Alsace, avec deux jambes en moins, il venait de sauter sur une mine. » Mi février 1945 l’Alsace est enfin libérée et toute la 1ère armée française entre en Allemagne. Malheureusement, la 1ère DFL n’y participera pas. Sur ordre du général de Gaulle la division part pour le front des Alpes où elle libère le massif de l’Authion en avril 1945 et entre en Italie. Fin juin, la victoire en Europe achevée, Charles Allal est démobilisé et rentre en Tunisie chez ses parents. Mais, « si notre engagement officiel prend fin en 1945, dit-il, celui de la mémoire de mes camarades disparus me suivra toute ma vie. » Le 28 janvier dernier, Madame Valérie Mondone, adjointe au maire de Toulon, lui avait remis pour son anniversaire la médaille de la ville. Avec Pierre Velsch, c'est un vétéran Toulonnais Débarquement et de la Libération de La Provence de la 1ère DFL des forces françaises libres qui le rejoint la haut ! (source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)

    Bouchon-Gras 49

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    Le Colonel Vincent FAUVELL-CHAMPION est décédé, ancien du Bataillon de Corée, blessé et cité. alors sous-lieutenant, qui a pris l'initiative de soutenir les Coréens en difficulté avec sa section d'armes lourdes à la bataille de la cote 395 White Horse mountains operation le 8 octobre 1952, et qui s'est ensuite particulièrement distingué à la bataille de SONG KOK, du 6 au 15 octobre 1953 au cours de laquelle il fut blessé. Pour ces actions, le S/Lieut FAUVELL-CHAMPION fut décoré de la "WHA-RANG", avec étoile d'argent, haute distinction honorifique coréenne, que peu de combattants alliés ont méritée. Ancien d'Algérie, Il était Commandeur de la Légion d'Honneur. (Source : Gal.(H) Christian Van Duynslager- Président de la SMLH de la Drôme)

    Bouchon-Gras 49

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    Bonjour, Oui incendie de moindre importance. Il n'est pas rare sur un bâtiment en IPER d'avoir un début de feu, il suffit qu'un ouvrier soude, que des éclaboussures de soudure tombe en fond de calle sur un chiffon gras et ça s'enflamme... Le Fait est surtout que la Perle a subie un grave incendie et que les média y voit aussitôt un sort, un chat noir... Pas d'affolement.

    zaza24

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    Malheureusement un nouvel incendie (sans commune mesure avec le précédent) a touché le SNA PERLE. https://www.ouest-france.fr/politique/defense/un-nouvel-incendie-a-bord-du-sous-marin-nucleaire-d-attaque-perle-6dd70d7c-3db4-11ed-8fdd-0c50a46087ee  

    berogeitabi

    Posted

    Source : Le Figaro. Un reportage sur l’école des mousses.  https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ecole-des-mousses-la-marine-pour-horizon-20220923
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