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La Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de la Défense.


Bouchon-Gras 49

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  • Administrateur

La Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information de la Défense,

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Créée le 31 décembre 2003 par décret, la Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de la défense (DIRISI) est résolument

‘‘ Au cœur des opérations et de la vie de la Défense ’’

Missions et organisation:

La DIRISI assure les fonctions d’opérateur de télécommunications, d’infogérant des systèmes d’information de la Défense, de gérant des fréquences, de garant de la sécurité des systèmes d’information, de centrale d’achat pour les services de télécommunications, les matériels et les logiciels et de mise en œuvre et de soutien des SIC opérationnels.

Dirigée par un général de corps aérien, la DIRISI est composée:

  • d’une direction centrale, au fort de Bicêtre (Sud-Est parisien), avec 5 sous-directions (Clients, Stratégie, Sécurité des Systèmes d’Information, Achat Finances, Ressources Management)
  • de 2 services extérieurs localisés au fort de Bicêtre. Le Service conduite opérations exploitation (SCOE) et le Service ingénierie conception opérateur (SICO)
  • de 7 DIRISI locales
  • de 9 DIRISI Outre-mer et à l’étranger
  • de 24 Centres nationaux de mise en œuvre (CNMO)
  • de 39 CIRISI (relais locaux des centres nationaux) et de plus d’une centaine de détachements répartis sur tout le territoire

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Activités / Projets

‘‘Acteur depuis 10 ans des opérations des armées et de la transformation du ministère"

Les SIC sont un véritable levier opérationnel que la France met en œuvre à chaque fois qu’elle veille à la protection des populations ou qu’elle intervient dans le monde.

C’est aussi un remarquable amplificateur de performance pour les usagers d’autant que l’offre de service s’est considérablement densifiée depuis quelques années avec la mise en place de l’Intradef modernisé et des outils de travail collaboratif (le Socle technique commun interarmées - STCIA), l’arrivée des solutions de mobilité de l'Intradef (SMOBI), la mise à disposition des visioconférences légères, la construction des portails et de sites de toutes natures, …

Cette offre de service moderne et duale (pour les opérations et le fonctionnement du ministère) s’inscrit dans la construction du nuage informatique de la Défense et est en constante évolution. Elle apporte ou apportera bientôt des environnements de travail nouveaux au travers du programme COBALT (Combinaison optimale de bureautique, d'assistance des usagers, de logistique et de télé-administration), le libre accès applicatif via un « Defense Store », des outils d’e-administration sur Internet et Intradef, Internet sur le poste de travail (ISPT) et en mobilité, une capacité de stockage des données dans le nuage,…

Le projet QUARTZ : moderniser par les SIC

 

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Dans la continuité de la transformation déjà engagée, la DIRISI, tout en garantissant la disponibilité des moyens SIC pour l’exercice du commandement opérationnel et en veillant à la qualité de service requise, contribue à la modernisation des armées dans une logique de maîtrise de bout en bout et de pérennisation des SIC d’infrastructure.

Dans le cadre du projet de service QUARTZ, il s’agit de:

  • Soutenir une dynamique de modernisation permanente,
  • Construire un opérateur et une offre de confiance,
  • Capitaliser sur les hommes et les compétences,
  • Renforcer la culture du service et de l’efficience.

Pour conduire cette transformation capacitaire, en métropole comme sur ses neuf implantations d’outre-mer, la DIRISI s’appuie sur les meilleures pratiques des opérateurs télécoms.

La DIRISI :

  • Rénove radicalement l’infrastructure réseaux et informatique, afin de l’adapter aux besoins de performance des nouveaux services;
  • Mutualise les serveurs informatiques au sein de centres nationaux sécurisés, rationalise les applications et optimise les services;
  • Déploie de nouveaux outils, interopérables et performants, accessibles en mobilité et ouverts sur l’extérieur;
  • Met en œuvre des centres d’appels et de services, capables de prendre la main à distance sur les postes de travail, sur les serveurs, sur les outils, sur leurs sécurités, en s’appuyant sur des compétences rares et en réduisant son empreinte locale;
  • Intègre les grands enjeux de transformation du ministère, notamment Balard, et orchestre toutes les évolutions et manœuvres SIC associées.

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L’opérationnel

C’est l’ADN de la DIRISI, opérateur d’importance vitale (OIV). Dans l’action quotidienne de chaque « Dirisien », la préoccupation opérationnelle est constante pour délivrer aujourd’hui les meilleurs services possibles et faire évoluer l’offre de services pour répondre aux besoins de demain.

En 2014, la DIRISI aura participé à des opérations comme Barkhane, Sangaris, ou Chammal, au soutien des dispositifs permanents de la Marine comme Atalanta ou Corymbe, au désengagement de la France en Afghanistan, à la certification de l’armée de l’air pour le tour NRF 15, aux missions de sécurité intérieure pour les commémorations du Centenaire et du Débarquement ou encore à plus de 130 exercices interarmées ou des armées. 

L’Intradef modernisé

A l’heure de l’interarmées, des méthodes de travail partagées pour

  • 211 000 utilisateurs
  • 145 000 postes clients
  • 51 bases de défense
  • Une adresse de messagerie uniformisée et unique tout au long de la carrière pour l’ensemble des agents de la Défense sous la forme: prenom.nom@]intradef.gouv.fr
  • Des outils de travail modernes avec des espaces collaboratifs, une messagerie instantanée, des outils de visioconférence intégrés, de partage d’applications ou d’écrans, et un agenda unique partagé
  • La prise en compte de la mobilité avec l’accès à sa messagerie depuis n’importe quel point du réseau Intradef

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LA DIRISI EN QUELQUES CHIFFRES 

  • Près de 7300 personnels civils et militaires
  • 450 000 mouvements SSI par an
  • 1 500 systèmes d’information
  • 1 500 000 d’adresses IP

Présentation des sous-directions de la direction centrale de la DIRISI

 

La sous-direction stratégie :

La sous-direction « stratégie » décline et met en œuvre, dans le cadre des politiques ministérielles et interarmées fixées par le chef d’état-major des armées et le directeur général des systèmes d’information et de communication, les objectifs stratégiques définis par l’état-major des armées.

A ce titre elle est chargée :

  • De contribuer à l’élaboration de la politique ministérielle des systèmes d’information et de communication et de s’assurer de sa mise en œuvre au sein de la direction interarmées ;
  • De mener les études et assurer les synthèses permettant notamment de concevoir l’organisation et le fonctionnement de la direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de la défense ;
  • De s’assurer de la performance des activités, de l’atteinte des objectifs et de la maîtrise des risques au travers d’un dispositif de contrôle interne.

La sous-direction « ressources management »

La sous-direction « ressources management » est chargée :

  • De proposer et de mettre en œuvre l’organisation interne de la direction interarmées ;
  • De contribuer à l’administration et à la gestion des ressources humaines civiles et militaires ainsi qu’à la gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences, sous réserve des attributions des directions de ressources humaines des armées et du ministère de la défense ;
  • D’assurer la chancellerie pour ce qui concerne le personnel de la direction interarmées ;
  • De traiter les questions relatives à l’infrastructure intéressant la direction interarmées ;
  • D’assurer la prise en compte de la prévention des risques liés aux activités de la direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de la défense en matière de santé et sécurité au travail des personnels ainsi que d’environnement et sécurité des installations ;
  • De participer à la mise au point des instructions et protocoles relatifs au soutien réalisé par les armées ou par d’autres organismes du ministère de la défense au profit de la direction interarmées.

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La sous-direction client

La sous-direction « clients » veille, en ce qui concerne les systèmes d’information et de communication, à la satisfaction des besoins des formations et organismes soutenus, dans la limite des ressources dont dispose la direction interarmées. Elle anime le dialogue avec les clients pour la programmation et le suivi des affaires réalisées à leur profit.

La sous-direction « sécurité des systèmes d’information »

La sous-direction « sécurité des systèmes d’information » est chargée :

  • D’assister et de conseiller les autorités qualifiées du ministère, notamment le bureau central de la sécurité des systèmes d’information des armées ;
  • D’apporter une expertise technique dans le domaine de la sécurité informatique au profit des programmes et des projets ;
  • D’assurer, par délégation du chef d’état-major des armées, la direction technique et le contrôle des réseaux de chiffrement qui lui sont confiés ainsi que la production et le suivi spécifique des articles contrôlés qui s’y rapportent ;
  • D’assurer le suivi spécifique centralisé des articles contrôlés de la sécurité des systèmes d’information dont la responsabilité de gestion est déléguée à d’autres opérateurs ;
  • D’assurer la mission d’officier sécurité des systèmes d’information de la de la direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de la défense.

 

La sous-direction « achats finances »

La sous-direction « achats finances » est chargée :

  • de participer à l’élaboration de la stratégie achats du ministère dans le domaine des systèmes d’information et de communication et de la mettre en œuvre ;
  • de diriger la fonction achats de la direction interarmées. A ce titre, elle assure l’affectation, la coordination et la cohérence globale du plan de charge achats et l’organisation afférente de la direction interarmées ;
  • de passer les marchés de niveau central dans les domaines de compétence ;
  • d’assurer les travaux de programmation, de suivi et d’exécution budgétaire, financière et comptable dévolus à la direction interarmées. Elle établit la programmation du budget opérationnel de programme en relation avec le responsable de programme dont elle relève ;
  • d’assurer, pour l’unité opérationnelle de programme dont elle a la charge, la programmation budgétaire, la répartition et la mise à disposition des crédits hors masse salariale correspondants ainsi que le suivi de leur consommation ;
  • d’assurer l’exécution financière des dépenses et des recettes non fiscales de la direction interarmées ;
  • d’assurer le contrôle interne budgétaire et le contrôle interne comptable ainsi que la

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Les services extérieurs de la direction centrale

 

Le Service conduite opérations exploitation (SCOE)

Le SCOE assure l’exploitation et le soutien des systèmes d’information et de communication dont la responsabilité est confiée à la DIRISI. Organisme distinct de la Direction centrale, il est en charge, c’est ce service qui fournit les services SIC, garantit leur continuité de fonctionnement pour la vie quotidienne du ministère mais aussi pour les opérations extérieures, intérieures et les exercices. Il est autorité d’emploi de l’ensemble des centres nationaux de la DIRISI à l’exception des centres chiffres et SSI.

A ce titre, il est chargé :

  • de piloter et de coordonner les prestations d’exploitation délivrées par la DIRISI ;
  • de diriger et d’administrer les réseaux et systèmes confiés à la DIRISI ;
  • d’assurer la conduite de l’activité des centres nationaux ;
  • d’assurer la permanence des liaisons entre les systèmes d’information et de communication d’infrastructure du ministère de la défense, les systèmes d’information et de communication des forces déployées et ceux des forces internationales alliées ;
  • d’assurer la maintenance et la logistique des systèmes d’information et de communication et de leur environnement, placés sous la responsabilité de la DIRISI ;
  • d’assurer la gestion logistique et comptable des biens du ministère de la défense qui relèvent de la compétence de la DIRISI ;
  • d’assurer la gestion technique des fréquences allouées au ministère de la défense.

Le Service ingénierie conception opérateur (SICO)

 

Le SICO a pour mission d’assurer la conduite et la coordination des projets SIC dans les domaines de compétence de la DIRISI, dans l’objectif d’améliorer les services offerts aux utilisateurs et l’outil de l’opérateur. A ce titre, il :

  • conduit les projets de systèmes d’information et de communication (SIC) qui lui sont confiés (projets techniques, études, expertises …) ;
  • réalise les études SIC particulières au profit des grands clients et de la DIRISI ;
  • organise le déploiement des systèmes d’envergure nationale en coordination avec la chaîne exploitation ;
  • participe à la conception et à la conduite des opérations et programmes d’armement SIC (relevant de la DGA) pour ce qui est de la compétence de la DIRISI ;
  • pilote l’activité des équipes techniques de marque en liaison avec les responsables de programmes ou de projets conduits hors DIRISI
  • fournit ou recherche l’expertise technique SIC nécessaire au bon déroulement des projets, et en tant que de besoin, aux études et groupes de travail auxquels participe la DIRISI ;
  • entretient et enrichit le catalogue des services offerts par la DIRISI ;
  • identifie et suit dans toute la chaîne les compétences relevant des pôles de compétences dont il a la charge et prépare les évolutions nécessaires ;
  • procède à des commandes au profit des clients externes et de la DIRISI dans le cadre du catalogue de services.

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( Source : Ministère de la Défense ).

https://www.defense.gouv.fr/ema/directions-et-services/direction-interarmees-des-reseaux-d-infrastructure-des-systemes-d-information-de-la-defense/decouvrir-la-dirisi

 

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  • Posts

    Bouchon-Gras 49

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    Bonjour, C'est plus une histoire de feeling, suivant dans quelle armée tu pense que tu te sentiras le mieux, la distance et la disponibilité est aussi point important.   Une grande majorité des réservistes de l'armée de terre intègrent la compagnie de combat (de réserve) du régiment. C'est aussi un peu ce qui se passe dans l'armée de l'air et la marine, bien sur il y a des réservistes employés dans des postes de soutien telle que chauffeurs de poids lourds ou de bus (faut il avoir les permis), cuisinier (en étant du métier)... il faut être clair, nul n'est pris pour être détecteur radar (sauf ancien d'active ayant quitté depuis peu) ou alors il faut posséder des compétences particulières et recherchées. Les fmir ne sont pas des stages commando, il y a de tous niveaux dans les réservistes et l'armée cherche juste des gens en bon état physique, des gens qui s'entretiennent.

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Notre nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu il est lieutenant de réserve à la gendarmerie nationale... Formation universitaire : Etudes de droit à l’Université Paris 2 Panthéon Assas Mandats électoraux : Elu en 2014 maire de Vernon (Eure) Elu en 2015 président du Conseil départemental de l’Eure. Fonctions gouvernementales : Conseiller du Secrétaire d’État aux Affaires européennes puis du ministre de l’Agriculture (2008-2012) Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (21 juin 2017-16 octobre 2018) Sébastien Lecornu est lieutenant de réserve dans la Gendarmerie nationale. (Source : Militaires'Actu)

    Pascalou69

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    Bonjour   un grand merci pour cette  réponse si précise et documentée. je vais continuer mes recherches dans les archives militaires et vous tiens au courant des résultats à venir. Cordialement  

    Bouchon-Gras 49

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    Dans la Marine nous utilisons le fusil à pompe (fap) Valtro, avec comme munitions de la gomme cogne (non létal au delà de 5 m) le plomb et la breneck (utiliser pour la chasse aux sangliers).

    Bouchon-Gras 49

    Posted

    Nous apprenons avec tristesse la disparition d'Ernest J. "Ernie" Lamson, parachutiste américain du 508th Infantry Regiment. Gravement blessé pendant un saut d'entraînement, il avait loupé le D-DAY et avait été déployé tardivement sur le front. Il venait d'avoir 100 ans. Né le 28 mars 1922, et ayant grandi dans la région de St. Paul, Ernie s'est engagé après le lycée dans le 508th Infantry Regiment, une unité qui appartient alors à la 82nd Airborne Division, l'une des deux divisions américaines parachutées au-dessus de la Normandie en juin 1944. Ernie achève sa formation de parachutiste en 1943 mais en aout de la même année, lors d'un saut d'entrainement, il loupe son atterrissage et se casse les deux jambes lors de l'impact. Sa blessure est grave mais elle va l'être encore plus : au moment de le charger sur la civière, l'une des poignées casse et va lui transpercer l'un de ses poumons. Il est envoyé dans un hôpital militaire en urgence, où il va rester de longs mois. En raison de cette blessure, il va manquer le D-DAY et les opérations de parachutage. S'il reconnait que cette blessure lui a sûrement sauvé la vie au final, Ernie s'en voudra de ne pas avoir sauté avec ses camarades. Il va rester dans l'armée jusqu'en 1946, avant de finalement quitter l'uniforme. Ernie est par la suite devenu comptable et a travaillé pour la firme Blue Cross/Blue Shield. Il attribue à sa pratique hebdomadaire du golf et à ses autres habitudes de vie saines le fait d'être en forme, en bonne santé et d'avoir des contacts sociaux. En 1984, Lamson a assisté aux réunions d'anciens combattants du 508th Infantry Regiment Omaha, Nebraska. Par la suite, il a servi en tant que président et trésorier pendant plusieurs années pour honorer la mémoire de la 82e Airborne. Et en 2014, Ernie Lamson est retourné aux Pays-Bas, dans la forêt de Hürtgen et dans la forêt des Ardennes avec la fondation The Greatest Generations (Source : The Greatest Generations Foundation / Passionmilitaria)     Une grande résistante vient de nous quitter jeudi matin, Madame Colette Lacroix, à l’âge de 98 ans à son domicile de La Garde. Née le 17 février 1924 à Bourg-en-Bresse, Colette Lacroix est lycéenne en 1940 quand son père, mobilisé, est fait prisonnier. Ne supportant pas l’occupation qui commence et ayant entendu l’appel général de Gaulle à la radio, Colette qui n’a alors que 16 ans, décide aussitôt de rallier Londres. Avec quatre camarades, elle tente en avril 1941 de s’embarquer à Collioure dans un navire à destination de l’Angleterre mais, les cinq étudiants sont dénoncés et arrêtés. En raison de son jeune âge, Colette est rapidement relâchée. Elle intègre alors le mouvement « Libération » à Bourg-en-Bresse aux côtés de Paul Pioda, grande figure de la résistance à Bourg et voisin de sa famille, et forme son propre groupe de résistance au sein de son lycée, distribuant des tracts, des journaux clandestins ou des photos du général de Gaulle. Elle intègre également le groupe « Combat » à Lyon pour lequel elle réalise de faux papiers en imitant la signature d’un commissaire de police. En avril 1942, elle s’installe à Nantua dans l’Ain. Elle y rencontre son futur mari Henri Gauthier alias Jag, membre du réseau Pimento du SOE britannique et dirigé par le major Anthony Brooks dit Alphonse. Colette Lacroix rejoint le réseau et effectue des missions de repérage de terrains de parachutages ou de futurs maquis, réception de parachutages ou d’instructeurs alliés, transport de matériels (explosifs, postes émetteurs…) sur Grenoble, Toulouse, Montauban, missions d’espionnage à Lyon etc. Parmi ses contacts figure André Moch, membre comme elle du réseau Pimento à Grenoble et fils de Jules Moch (futur ministre de l’Intérieur en novembre 1947) qui sera tué par la Milice en avril 1944. En 1943, elle est agent de liaison et de renseignement pour les maquis de l’Ain. Colette Lacroix accouche un an plus tard à Montauban mais repart ensuite rapidement en mission, cachant ses messages ou un poste émetteur sous les langes du bébé et participant à des sabotages comme des ponts sur le Suran. Elle manque de peu d’être arrêté lorsque, interpellée à la gare Montauban par des soldats de la division SS Das Reich, on fouille sa valise et le berceau de son bébé, heureusement sans trouver le poste. Un autre jour, sa poupée noire qui lui sert à dissimuler des messages est saisie par un officier allemand mais la laideur de la poupée ne l’incite pas à des recherches plus approfondies. Quelques jours avant le débarquement de Provence du 15 août 1944, elle est chargée d’occuper Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon et assassin de Jean Moulin, dans un train entre Lyon et Sète où les Allemands soupçonnent l’imminence d’un débarquement allié. La voie ferrée devait être sabotée par les résistants afin de l’arrêter. Le sabotage est finalement annulé au dernier moment et Colette fait tout le voyage en compagnie de Klaus Barbie. Arrivés à Sète, le train s'arrête six heures puis repart à Lyon où ce dernier l’invite au restaurant. Prétextant d’aller aux toilettes, Colette se sauve à toutes jambes. Après la libération, alors qu’elle est lieutenant des Forces Féminines, elle est démobilisée en septembre 1944, épuisée par plus de quatre ans de combat clandestin, après avoir refusée la citoyenneté anglaise que lui proposait le gouvernement britannique. En 2014, elle participe à un colloque au Sénat sur les femmes dans la Résistance, témoignant ainsi sur son engagement. (Source : Mémorial du débarquement et de la libération de Provence)       Le Musée du Débarquement d'Arromanches vient d'annoncer la disparition de Lewis Trinder, vétéran de la Royal Navy, décédé aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Il s'était rendu en France à plusieurs reprises pour les commémorations du D-DAY, notamment lors du 75e anniversaire. Adieu Lewis Lewis rejoint la Royal Navy à l'âge de 18 ans. Il sert sur le HMS Magpie, un sloop britannique qui escorte le débarquement amphibie des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Il participe également lors de l’Opération Pluto, comme escorte aux remorqueurs chargés de déployer l’oléoduc entre l’Île de Wight et les côtes françaises (afin d'approvisionner en carburant le front en France). Lewis Trinder venait plusieurs fois par an à Arromanches. La dernière fois, ce fut au moment des commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Il disait : « Arromanches est comme une seconde maison pour moi. J’ai plus d’amis ici que n’importe où ailleurs dans le monde ».
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