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Bouchon-Gras 49

Projet de mobilité dans d'autres administrations...

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Je vous mets cet intéressant article de nos camarades de OPEX 360 ;

 

Les officiers de la gendarmerie auront une obligation de « mobilité » dans une autre administration, voire dans le privé

 
 

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En 2011, le général Jean-Yves Saffray avait expliqué le rôle de l’École des officiers de la Gendarmerie nationale [EOGN] dont il était à l’époque le directeur.

« L’EOGN est avant tout une école militaire dont la vocation est de former des chefs militaires droits et loyaux, pouvant témoigner des qualités professionnelles et humaines que l’on est en droit d’attendre d’un technicien et d’un meneur d’hommes. Une école militaire dont l’ambition est de façonner des officiers qui sauront faire preuve, en toutes circonstances, de fermeté mais aussi de bienveillance à l’égard de leurs subordonnés. Des officiers aptes à les comprendre et qui ne tarderont pas à les conquérir par l’exemple et leur conception précise du sens du devoir », avait-il affirmé dans les colonnes du périodique « Le Trèfle » [édité par la Société d’entraide des élèves et anciens élèves de l’EOGN, ndlr].

Et le général Saffray de résumer : « En un mot, c’est une école militaire qui pour vocation de doter ces officiers du charisme, de ce petit ‘supplément d’âme’ nécessaire pour guider leurs subordonnés vers les vertus nécessaires, leur communiquer leur force morale, les préparer aux épreuves. »

Visiblement, ce « supplément d’âme » n’est pas suffisant pour le général Richard Lizurey, le directeur de la Gendarmerie nationale. Sans doute s’inspire-t-il du maréchal Lyautey, qui disait : « Celui qui n’est que militaire n’est qu’un mauvais militaire, celui qui n’est que professeur n’est qu’un mauvais professeur, celui qui n’est qu’industriel n’est qu’un mauvais industriel. L’homme complet, celui qui veut remplir sa pleine destinée et être digne de mener des hommes, être un chef en un mot, celui-là doit avoir ses lanternes ouvertes sur tout ce qui fait l’honneur de l’humanité. »

En effet, d’après les propos tenus par son adjoint, le général Christian Rodriguez, lors d’une réunion de l’UNPRG, et rapportés par L’Essor, les officiers de gendarmerie seront désormais tenus de passer du temps dans une autre administration, voire dans le secteur privé.

« Le directeur général a souhaité par exemple que le parcours des officiers prévoit désormais, de façon obligatoire, une mobilité dans une autre administration, voire dans le secteur privé, pour que nous soyons davantage connus à l’extérieur et pour que nos officiers n’en reviennent que meilleurs au bercail, avec une expérience interministérielle, des contacts supplémentaires dans la société civile, des arguments nouveaux pour faire avancer la maison », a déclaré le général Rodriguez.

Cette mesure vient s’ajouter à l’appel d’offres récemment lancé afin de trouver un prestataire privé qui aura la charge de détecter les « hauts potentiels » parmi les officiers supérieurs de la gendarmerie tout en pointant les axes d’efforts que ces derniers auront à faire pour « pour l’exercice de responsabilités futures, en particulier en termes de leadership, de capacités managériales et d’expertises diverses. »

Reste qu’obliger les officiers de la gendarmerie à une « mobilité » dans le civil va à l’encontre de la tendance observée depuis plusieurs années. Car comme commander (qui suppose l’autorité) n’est pas « manager » (qui veut dire « gérer »), c’est généralement le secteur civil qui se tourne vers le monde militaire pour s’inspirer de ses valeurs et de ses méthodes. D’où, d’ailleurs, le « Partenariat Grandes Écoles » [PGE] de l’armée de Terre, qui vise à placer des étudiants (sélectionnés) en situation de commandement pour acquérir des savoir-faire dans les domaines de la stratégie et de la prise de décision. Et le tout en faisant en sorte qu’ils puissent nouer des liens avec des officiers de carrière.

 

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    • Effectivement, comme je le précise sur un autre topic, la chenille sera toujours plus adapté que les roues, pour du franchissement. Cela dit, il n'est pas interdit aux roues, de s’améliorer dans se domaine. De toute façon, comme tu doit le savoir, en France, il y a toujours eu deux écoles qui s'affronte perpétuellement, pour imposé la roues ou bien la chenille. Par contre, attention de ne pas confondre. Le VBCI n'est pas le Vextra et inversement. On pourrait dire que le VBCI et la solution low cost au Vextra. le VEXTRA, contrairement au VBCI, a etait conçu pour pouvoir disposer de la même capacité de franchissement que le char Leclerc
      et être capable de suivre sa progression tout terrain. Le VBCI, c'est un VAB redessiné, avec plus de capacité d'emport et une modularité bien plus important qu'un que ce dernier. Le Renault X8A, en mode 8X8...Le VBCI lui doit son train de roulement. Le Vextra peu remplir toutes les missions du vbci et comme vu dans la vidéo, peu aussi être équiper du 105 voir du 120 FER ( si quelqu'un sais ou en est le projet de cette tourelle, je suis preneur de plus d'infos ) les 2 essieux avant sont directeur et un système permettait de faire riper les roues et de viré sur place, comme un chenillé ou tout connement, comme l'AMX10RC Le Vextra et aussi doté d'une transmission en H alors que le VBCI et une transmission centrale. Donc en gros, dans leurs conception, les deux sont totalement différent, avec un très gros avantage pour le Vextra, en terme de franchissement, car capable de suivre les chenillées sur n'importe quel terrain.  
    • Le tout est de définir ce qu'est un volontaire et là c'est un long dilemme. http://fncv-drome.over-blog.com/pages/Conditions_dattribution_de_la_Croix_du_Combattant_Volontaire_CCV-1131260.html https://www.senat.fr/questions/base/2017/qSEQ170124719.html
    • file:///C:/Users/Laurent/AppData/Local/Temp/Décret n° 2014-389 du 29 mars 2014 relatif à la médaille de la défense nationale.pdf En bas de page : Art. 18. − A l’exception des cas mentionnés aux articles 10 et 11, nul ne peut obtenir la médaille de la défense nationale s’il est déjà titulaire soit d’un grade ou d’une dignité dans un ordre national, soit de la médaille militaire.   Une médaille quel-quelle soit, récompense " UN " mérite, pourquoi le fait d'accéder à un ordre national ou à la médaille militaire ( qui n'est pas un ordre mais qui est presque considéré comme... ) bloque la Def Nat, des gens ont du penser que l'ordre était l'échelon supèrieur donc... Il est à savoir également qu'il existe un temps de carence ( deux ans ) entre beaucoup ( pas toutes ) de décorations. C'est à dire quelqu'un qui ce voit attribué ( par exemple ) la Médaille des Services Miliaires Volontaire argent, le 1er janvier 2018, ne pourra être proposable pour la Def Nat argent ( par exemple ) qu'à partir ( donc après ) le 1er janvier 2020, donc pour une attribution le 1er janvier 2021. Mais si ( exemple d'une personne ayant au moins une vingtaine d'années de service ) en 2020, il est proposé pour un ordre national ( chevalier ONM par exemple ) et qu'il est retenu et bien il n'aura jamais cette Def Nat argent. Tout ça est bien compliqué puisque pour certaines des mérites différents mais le délais de carence fait que ça pousse en durée, alors que les mérites sont là et diffèrent !
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